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Follow Me [Morgan T. Connhelly] :

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MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Mar 5 Aoû - 22:04

Morgan & Lauren

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Comment arrivait-il à complimenter une connaissance du passé, lui redonner espoir en un Paradis, et la seconde d'après évoquer une perte ? Lauren McAlister ne souhaitait absolument pas retrouver du réconfort dans les bras d'un inconnu dans ce Manoir. Les intentions de Connhelly restaient bonnes mais elles faisaient un sale effet à la destinataire de ces intentions. Elle réalisait encore plus la disparition de son lien avec Morgan, aussi elle se rappelait stupidement de cette solitude qu'elle traînait. Elle se souvenait de son histoire avec un homme à l'extérieur de ces murs quelques années après sa relation avec Morgan. Or, elle ne savait plus si elle aimait encore ou non cet homme, s'ils possédaient un avenir ensemble : que faisait-elle ici ? Elle effectuait les choses de manières affolantes, elle ne qualifiait pas la bonne âme traduite par le brunet qui lui faisait face. Tout avait évolué, elle n'était plus cette personne, juste une enveloppe corporelle vide et inutile. Elle ne croyait pas les dires de son interlocuteur.

Ses questions dérangeaient Morgan. Elles détenaient un effet sur lui. Elle évoquait le quotidien du jeune homme dans cet endroit maléfique, elle désirait connaître ses conditions de vie. Les réponses corporelles de Morgan, ses expressions torturées, annonçaient la réponse. Lauren avait mal pour lui, c'était un homme bon. Il ne méritait pas ce quotidien. Pourquoi se situait-il ici ? Toujours les mêmes interrogations qui trottaient dans la tête de la blonde. Elle craignait le pire. Elle n'arrivait pas à voir la souffrance sur le corps de Connhelly, tant mieux. Par contre, elle lisait la douleur et la peine du jeune homme dans ses yeux assombris marquant la tristesse pure et dure. Dans sa tête, un bordel monstre devait faire son lit de camp. Depuis combien de temps était-il présent en ces lieux ? La réponse de Morgan tua littéralement Lauren. Son ami n'allait pas bien, il connaissait également le pire. Non ! La femme fit volontairement voler quelques livres présents sur l'étagère placée à côté d'elle. Allait-elle attirer du monde ? Elle n'y pensait pas, pourtant le fracas provoqués par le contact des bouquins avec le sol restait puissant.

Que t'ont-ils fait ? La suite lui fit verser encore deux, trois larmes. Je te remercie Morgan, je préfère que toi tu sois à l'abri. De mon cas, je m'en fiche. J'ai l'habitude de côtoyer des démons, ça ne me dérange pas... ! Par la suite, Connhelly se montra plus curieux. Il avait le droit à la vérité, il s'agissait d'un allié. Tu peux me tutoyer Morgan, nous avons un lien... même s'il date. Elle sourit. Je ne me rappelle pas de mon entrée ici, je pense l'avoir mérité. Je suis folle tu sais, j'ai perdu la tête... je crois que j'ai fait du mal à des personnes à cause de cette maladie... elle ne se souvenait pas, mais elle se situait quand-même sur la bonne voie. J'ai ma place ici. C'est dur de survivre. Je vais finir par m'y habituer. Je suis arrivée depuis peu je pense. Et toi ? Tu n'as pas reçu d'indices ? Ça me tue de te savoir ici... , ce détail qui n'était pas moindre, l'attristait vraiment. Elle laissait Morgan lui tenir les bras, ce contact lui prouvait qu'il était réel. L'anglais la laisserait-il tomber ? En tout cas, Lauren usait de sincérité et de self-control pour une démente, Morgan détenait des pouvoirs... .





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MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Mer 13 Aoû - 6:41


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Je lui parle et je vois des tristesses dans ses iris en noisette. Mon bel Ange du passé se floue et se trouble. J'avale difficilement. Je ne crois pas que lui mentir aurait été bien; pêché odieux que je ne me permets. Toutefois, peut-être aurais-je dû lui cacher la vérité. Je la vois elle-même si pauvre, détruite... Encore rayonnante sous les lambeaux d'une tranche de vie sordide dans un manoir des Ténèbres. Si magnifique, rayonnante de beauté alors qu'elle souffre, visiblement. Comme elle. Comme lui. Comme eux. Comme nous tous. Je sursaute.

Elle va faire voler des livres contre une étagère. Je fais un pas à reculons en portant d'instinct mes mains tremblantes à la hauteur de l'impact. Je suis trouillard, le resterai toujours, sans doute. N'importe quelle faute me fait déraper dans l'angoisse. Me fait paranoïaque. Et elle, à cet instant, eut dégagé une telle rage! Si soudaine, si forte! Un contraste que jamais l'on aurait cru avec sa douceur et sa gentillesse innée. Le cœur d'or déborde de haine, parfois. Un bruit assourdissant vient avec le choc. Je serre les dents et écarquille les yeux. Mais la coup ne semble avoir éveillé la bête des lieux. Si toujours il y en a une. J'inspire.

Un grand coup. Je me détends. Et même si j'ai eut peur de cet excès, je sais qu'il s'agit de Lauren. Je sais que je peux lui faire confiance, n'est-il pas? Je ne crains rien en sa présence, rien de sa part. Je détends mes épaules, mes traits en visage. Et elle me dit qu'elle se fiche d'être dans le malheur puisqu'elle est habituée de côtoyer des démons. Mon visage se tord de chagrin et mon aorte se serre d'elle-même. Que dit-elle? Je reste sans voix. J'ai envie de pleurer. Pleurer pour elle. Comme si elle dégageait les torrents d'une détresse innommable. J'ai envie de la prendre dans mes bras. D'effacer toutes ses peines. De lui donner un avenir merveilleux. Et je sais tout cela impossible. Des larmes.

Sur son visage d'Ange, si doux, si coquet. Mes propres globes se remplissent, comme s'ils tenaient à rejoindre les tourments de la belle. Elle reprend sourire dans lequel je ne lis plus que de la peine. Pourquoi? Le fait qu'elle se dise tourmenter par les démons m'affectent plus que tout. Sans doute n'ai-je que cette image en tête. Peut-être ensemble devrait-on aller voir Monseigneur Jonathan? Je frémis. Non, il ne faut pas en arriver à de telles solutions. Ma chère. Ma pauvre. J'avale avec difficulté. La tutoyer ne sera pas tâche facile. Je n'ai cette habitude. Surtout pas pour les Célestes. Folle.

Elle se dit folle. Elle? Comment? Je sens les cheveux sur ma tête se hérisser. Je n'arrive pas à la croire. Je ne veux pas y croire. J'ai connu des fous en ces abysses, et ils étaient affreux. Ils n'étaient pas des Anges, comme elle. Elle divague, peut-être? Non. Pourquoi mentirait-elle? Je n'ai que l'explication de sa fourbe colère d'il y avait quelques instants. Je retiens mes larmes. Je la regarde comme si j'avais une mourante bien aimée devant moi. Mais je me soucis peut-être trop d'elle. Mon cœur me dit que non. J'écoute.

Ses paroles. Mon regard reste livide, encré de cire, posté sur elle. Celle qui se disait folle, qui n'avait rien d'une démente. Elle aurait fait du mal à d'autres? Non. Non elle apporte la lueur, point le sang... J'espère simplement qu'elle arrive à garder un battement de cœur parmi les folies de ce monde. Je réponds d'une voix flottante:

J-j-je... Je suis ic-c-ci depuis... Dep-p-puis... Un p-p-eu plus d'un an... je c-c-crois...

Ce n'est point tâche facile de compter les jours et les siècles dans cet endroit de Mort.

J'ai eu le m-m-malheur de rencontrer notre hôte... Tout ce qu-qu-que je pourrais dire est qu'il u-s-s-se de noirs sortilège, je le c-c-crains...

Je m'approche d'elle alors. Et la regarde profondément dans les yeux. Mes mains restent de chaque côté de mon corps, agrippées à ma redingote, pour ne pas qu'elles aies caresser ses joues de blé. Ne pleure pas, les Anges se brisent quand ils pleurent de chagrin.

Je m-m-me meurs de vous sav-v-v-voir ici aussi... Je n'arriv-v-ve pas à croire v-v-vos paroles... Vous êt-t-tes si douc-c-ce... J'aim-m-merais tant vous aid-d-der... Le peux-je? Je vous en p-p-prie... Contact-t-tez-moi si vous avez besoin d'un am-m-mi pour v-v-vous guider.

Je cherche alors dans ma poche intérieur de veste. Mes doigts butent à une lettre, une seconde... Puis à une fiole. Je la sors. Il s'agit de laudanum. Je lui souris tristement, et parle de ces mots, en espérant point la blesser, mais lui démontrer mes sympathies:

J-j-je perds quelques f-f-fois la tête aussi... Je suis hyp-p-po-p-pochondriaque et j'ang-g-goisse énormément. Ces fioles de laudanaum m'aid-d-dent grandement. Tenez, elle est à v-v-vous.

Je prends sa main, l'ouvre délicatement comme si ses doigts avaient été des pétales de roses, et dépose la bouteille dans sa paume avant de refermer sa poigne doucement dessus. Il s'agit de ma dernière fiole. Mais il me fait grand plaisir de le lui confier. J'avais prévu la sacrifier pour Elizabeth, mais ce moment n'est point encore arrivé. Et puis, Lauren se trouve présentement devant moi, dans le besoin. C'est le mieux que je puisse faire, le seul que je puisse faire.

P-p-pardonnez-moi... Je suis incap-p-pable de vous tutoyer.

Je m'excuse de mon sourire et bats mes paupières sur le sol. Continue tout aussi calmement:

Je passe mes journées à-à-à rechercher les pages de m-m-mon journal... Je rôd-d-de parfois. Mais je rest-t-te en sécurit-t-té dans ma chambre la plup-p-part du temps... Vous sav-v-vez où me trouver.

Une invitation que, j'espère, elle acceptera. Car je ne veux certainement pas perdre contact avec elle.

hrp:
 

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Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

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MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Sam 16 Aoû - 22:43

Morgan & Lauren

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Le geste violent et surtout inattendu de la part de la blonde provoqua une angoisse chez Morgan. Peut-être avait-il peur d'être entendu, de subir la colère de leurs hôtes, de croiser des montres, de rencontrer les blouses blanches. Lauren le comprenait. Elle avait été trop loin. Elle craignait aussi de connaître encore une mésaventures. Elle ne désirait pas en imposer plus à son camarade. La femme s'était sentie concernée par la souffrance de Connhelly. Elle ne l'acceptait pas, elle fulminait contre les responsables. Elle laissa sa rage s'échapper mais aussi elle imaginer se venger de ces tortionnaires. Le jeune homme ne devait pas encaisser ces épreuves, il était si bon. McAlister se voyait confuse, énervée, remontée contre tout dans ce Manoir. Si elle le pouvait, elle ferait volontairement sortir le brunet de cet endroit, quitte à en pâtir.

Personne ne vint interrompre cet échange. Lauren soupira. Elle avait mal agi. Heureusement, les démons ne se sentaient pas d'humeur à poursuivre deux anciens amants. La conversation pouvait reprendre. De quoi allaient-ils discuter ? Franchement, Lauren demeurait dépassée par les événements. Elle possédait l'impression de converser avec un fantôme du passé, que tout ceci ne demeurait pas réel, qu'on lui enlèverait une nouvelle fois Morgan. D'un autre côté, la situation de son camarade l'affaiblissait, elle n'arrivait pas à saisir le pourquoi de la présence du jeune anglais en ces lieux. Elle aurait préféré le rencontrer ailleurs... . Elle protestait intérieurement contre l'internement de Morgan car il ne méritait pas cela.

Présentement, Morgan se montrait très touché par les aveux de son interlocutrice. Cette dernière venait d'avouer sa folie. Ses moments de lucidité diminuaient. Cette rencontre avec Morgan lui permettait de profiter pleinement car elle tombait dans un jour positif pour la blonde. Elle n'était pas sous l'emprise d'une force extérieure. Elle pouvait échanger normalement. Or, elle préférait confier son souci à son ancien petit-ami. Il détenait le droit de savoir, de connaître la vérité. Elle méritait sûrement plus sa place ici que lui. Morgan affichait de l'empathie. La vérité paraissait faire mal... . Peut-être aurait-elle du l'épargner encore une fois ? Elle avait pensé que l'authenticité pouvait persister entre eux. Elle culpabilisait. La suite ne l'aidait pas à y voir clair. Morgan se situait dans ce Manoir depuis un an ! Il avait survécu un an en Enfer, elle priait pour qu'il sorte ou pour qu'il tienne le plus possible. Il avait connu l'hôte de cette place. Encore un personnage loufoque et dangereux !

Je suis désolée, y'a-t-il un moyen de sortir ? Soudainement, Morgan revêtit le visage du meilleur ami, il souhaitait aider et soutenir son interlocutrice. Allaient-ils se retrouver ? Le bel anglais précisa qu'il était peiné pour elle. Il n'arrivait pas à valider sa folie... . Va-t-on seulement se recroiser ? Je te remercie encore Morgan... je n'en reste pas plus fréquentable, je suis bien folle, la démence m'a gagné... or, tu sembles avoir un effet sur moi, comme par le passé... . Je ne te demanderai pas de m'aider. Je mérite sûrement mon sort. L'instant suivant, le brunet fit un cadeau à son aîné. Non... je ne peux accepter. C'est bien trop ! Tu en as plus besoin que moi. Il déposa délicatement la fiole dans les mains de l'américaine qui se trouvait gênée. Je ne mérite... Elle baissa les yeux. Morgan ne pouvait pas tutoyer Lauren. Cette dernière se voyait mal polie de faire ainsi. Il était bien respectueux, aimable... . Je ne sais pas encore me repérer ici. Elle était ravie d'apprendre qu'ils pourraient se revoir. La salle d'études me paraît le meilleur endroit où se croiser... . Je ne souhaite pas te perdre... . Elle prit la main de Morgan, elle conservait un sourire. Tu m'as manqué Morgan.




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MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Dim 17 Aoû - 23:14


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Elle s'excuse. Je baisse le menton et souris en coin, ma tête vient se hocher négativement, très faiblement. Elle n'a pas à l'être. Ce n'est pas de sa faute. N'importe qui peut prendre la déraille en ces lieux. Ce n'est pas Lauren qui est démente; c'est cette prison. Et je froisse mes sourcils à sa question. Regarde le sol en réflexion et réponds à ses mots. Péniblement. Lourdement. Je ne voudrais jamais avoir à dire ces choses. C'est pourtant notre réalité. Notre vécu.

Il... Il n'y a aucun moyen de sortir... Plusieurs ont tenté. Tous ont échoué ou... ou en sont... décédés...

Et les paroles qu'elle prononce par la suite sont plus que blessantes. J'avale difficilement dans l'écorche de ma gorge nouée. Et je vais chercher sa main dans le creux de la mienne, y dépose mon autre poigne, très doucement. Et je lui souris, avec la tendresse qu'elle mérite.

Je souait-te vraiment que l'on se rec-c-croise. Je ferai t-t-tout ce qui est en mon possible...

J'avale encore une fois avec difficulté. Elle est dure envers elle-même. Et je me demande si elle ne répète pas les paroles qu'elle eut entendu dans des établissements qui eurent put la prendre en charge. Je n'ose lui demander si elle a pris place dan un asile pendant un certain temps - si on ne considère pas ce manoir comme tel. Cette idée m'angoisse et me donne une tristesse profonde en fond de poitrine. Lauren mérite les meilleurs soins, et non des places pour fous. Elle ne semble pas folle. Peut-être légèrement malade. Rien de plus.

Ne soyez p-p-pas aussi difficile envers v-vous-même. Vous êtes une person-ne magnifique. Vous ne méritez qu'amour et tendresse.

Je serre les dents. Je pense toutes ces paroles, du plus profond de mon âme... Mais si Elizabeth les entendait! Je plisse le regard sur elle; mon œil lui voue tout ce que je peux ressentir pour elle. Si je pouvais l'aider, si seulement je pouvais l'aider dans ses démons! Je lui donne ma fiole de laudanum, c'est le mieux que je puisse faire. Elle la refuse, mais j'insiste, tout doucement. La pose dans sa main et persiste à lui donner. Elle en aura probablement plus de besoin que moi. En fait, j'en suis certain. Elle avoue alors ne pas savoir se repérer. L'ange blond craint que l'on ne se revoit plus, peut-être. Je la rassure:

Je viendrai faire mon tour dans la salle d'étude, le plus souvent que possible. Si vous désirez m-me revoir, priez. Le Seigneur ent-tendra vos paroles et vous guid-dera à moi. Je fer-rai de même. Jamais je ne souhait-terai vous perdre non p-plus, Lauren.

Bel ange blond... Je serre la main qu'elle me tend et la contemple. Du bout des cheveux jusqu'au creux des yeux. Elle m'a manquée, aussi. Sans que je puisse expliquer comment, puisque je ne me souviens plus d'elle. Mais son retour dans mon cœur m'a apporté quelque chose que j'avais oublié, un réconfort, a pris une place qui était vide et qui l'attendait.

Moi aussi... J-je me sens mieux dep-puis que vous êtes à nouveau à mes côtés...

Pure vérité. Que je ne me gêne à lui dire. Que je rougis, simplement.

hrp:
 

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Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

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MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Dim 17 Aoû - 23:27



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Un bruit se fait entendre au bout du corridor menant à la pièce dans laquelle vous êtes: il s'agit d'un grognement sinistre. Nul doute, vous avez à faire à un gardien sous forme de monstre. Il s'approche; peut-être vous a-t-il senti? Peut-être vous a-t-il entendu? Peut-être ne sait-il pas encore votre présence? Peu importe, il faut agir vite.

Gardien: moyennement dangereux, ne court pas très vite, possède des griffes et une allure monstrueuse.



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MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Mer 17 Sep - 0:57

Morgan & Lauren

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Les paroles de Morgan T. Connhelly ne servirent pas à rassurer Lauren McAlister, pas du tout. Il ne cherchait pas à agir de cette manière mais à user de sincérité, il répondait juste à une question posée, il ne mentait pas. Ce n'était pas la peine d’embellir cette histoire ou de donner plus d'espoirs. Sinon cela servirait à quoi ? Retarder une échéance, faire souffrir une personne à cause de croyances infondées. La blondinette restait reconnaissante vis-à-vis de Morgan qui se montrait authentique, il affichait un soutien sans faille malgré le contexte désarmant et perturbant qui entourait leur quotidien. Lauren ne savait pas si elle tiendrait encore plus longtemps dans ce monde sordide. Elle ne pouvait plus supporter les poursuites avec les blouses blanches, les drôles de rencontres plutôt effrayantes et repoussantes. La folie l'avait déjà emporté avant son entrée au Manoir, elle la poursuivait à l'intérieur en se décuplant. Avec le temps, elle risquait de commettre l'irréparable ou de se laisser porter par la démence sans avoir un moyen d'y remédier. La crainte l'habitait, Lauren refusait de continuer à vivre dans ce cauchemar permanent. Morgan avait tenu un an, comment ? Il était bien plus fort mentalement que la blonde, elle l'admirait. La jeune femme eut une pensée pour les personne qui avaient échoué ou qui étaient décédées en tentant de s'enfuir.

Comment fais-tu pour survivre ?

La suite rendit Lauren nostalgique, elle repensait au passé. Le destin l'avait envoyé de nouveau aux côtés de ce jeune anglais. Une coïncidence ou un pur hasard ? En tout cas, cette rencontre procurait une joie, un bien fou à McAlister. Des années s'étaient écoulées et ils se retrouvaient là, ensemble, à discuter. Morgan avait peut-être perdu la mémoire, il n'en restait pas moins le même homme que dans le souvenir de Lauren : charmant, généreux, attentionné, intelligent, agréable, magnifique. La démente espérait recroiser ce fantôme du passé plus souvent. Ce dernier effectuait presque une promesse : ils allaient se retrouver. Lauren y croyait, cela la ferait tenir un peu.

Je le souhaite aussi. Idem, de mon côté je serai plus vigilante maintenant que je sais que tu es là. La suite la toucha réellement. Morgan essayait de remonter le moral de la blonde qui se jugeait durement. Or, elle restait lucide à cet instant même, elle était vraiment « folle », un danger pour elle-même et encore plus pour les autres. Elle ne souhaitait pas blesser l'anglais. Celui-ci se permettait de beaux commentaires. Merci Morgan, je n'y crois plus tellement mais tes dires me font plaisir, on n'entend pas ce genre de commentaires ici. Je te retourne les compliments même si cela ne se fait peut-être pas. Tu restes un modèle de pure bonté et tu mérites mieux que cela. A la suite, elle acquiesça. Lauren se sentait bien auprès de Morgan. Maladroitement, il lui avoua la même image. La blonde souriait bêtement. Au moment où elle allait continuer ses révélations, un grondement sinistre se fit entendre. Lauren comprit de suite de quoi il en retournait. Il faut qu'on s'en aille. Elle gardait la main de Morgan dans la sienne comme si elle avait peur de la perdre. Peut-être ne nous a-t-il pas repéré, avançons-nous doucement et sans bruits vers la sortie. Je suis avec toi. La femme espérait partir sans dommages, sans devoir s'activer, elle ne voulait pas perdre Morgan de vue.




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MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Ven 19 Sep - 5:27


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Comment survive-je? Je plisse mes sourcils, dans l'indécision et la crainte. Crainte de la décevoir. J'hausse les épaules; toute vérité, j'ignore. Notre Seigneur me guide, parfois Jésus Christ Notre Sauveur me porte sur ses épaules. Et parfois la chance des anges me propulse à un dernier souffle, mérité ou non. Je l'ignore. Il est là, simplement, alors mes poumons le saisissent. Que puis-je lui donne d'autre comme explication? Piètre et rien, n'ai-je menti mais donné réponse satisfaisante. Comment pourrais-je expliquer le fait que je sois toujours vivant, devant elle, à parler à cette blonde du passé qui décime en moi toutes les angoisses? C'est inexplicable. C'est pourquoi j'hausse des épaules. Le reste pourrait être décevant pour la belle, de toute façon. Ne pas la décevoir. La faire sourire. Et cueillir ses lèvres, des iris jaloux, uniquement, parce qu'il serait pêché de ne pas le faire. Plus vigilante.

Elle dit qu'elle sera plus vigilante. Je souris, de très peu, mais de grande franchise. Entendre sa voix dicter de tel me comble. Comme si rien n'aurait put me rendre aussi joyeux. C'est bien, très bien. Je souhaite qu'elle parle de promesse, sinon je veillerai moi-même à la maintenir en sûreté. N'était-elle pas déjà vigilante? Peut-être a-t-elle laissé, jusqu'à maintenant, ses émotions la guider plus vers la folie que la logique de la place. Pauvre Lauren... J'aimerais la prendre dans mes bras. Je lui ai offert laudanum et je suis certain qu'elle saura bien l'utiliser. Brûlent.

Brûlent mes joue alors que je lui dévoile ô combien je l'aime. Elle est pourtant inconnue, et si précieuse dans mon cœur... Les joies que nous avons partagées, les amours que nous avons touchés étaient-ils si profond? Le creux de mon aorte m'épelle que oui par mille et un poème qui me viennent en tête alors que mes yeux frôlent les siens. Les Anges sont parfaits, les Anges sont Saints. Lauren n'est pas une exception à la règle. Je réplique:

Et vous mérit-t-tez la plus belle des v-v-ies d-

Le grondement fait vibrer ma cage thoracique, et je sens mes cheveux se hérisser sur ma tête. La main de l'Ange s'enflamme dans la mienne, et je la serre comme si elle avait été ma dernière bouée de sauvetage. Je me tourne vers le bruit en sursaut et se dévoile une forme humaine mais grotesque, à la démarche chambranlante. La silhouette est à peine visible, jonchée par une ou deux torches. Mais je peux constater qu'elle ne vient pas dans notre direction; elle semble errer dans la salle d'étude et ses allées. Je me tourne vers un placard à notre droite. Ma première idée aurait été que l'on s'y cache jusqu'à ce que l'endroit nous semble hors de danger. Toute autre idée.

De la part de Lauren. Elle semble plus téméraire, beaucoup moins peureuse que moi. J'avale difficilement. Elle parle de gagner la sortie et mon corps tremble et s'enduit presque instantanément de sueurs froides. Courir à nos risques avec ce monstre dans les parages? Je ne sais trop si l'idée est la plus brillante pour notre cas ou si elle est carrément dangereuse. Si nous nous cachons, nous ne savons combien de temps nous pourrions tenir mais ne risquerions de se faire happer. Si nous quittons maintenant, nous serions plus vite en sécurité, mais frôlerons l'ignoble. Stupide.

Stupide réflexe d'acquiescer sans réfléchir. Même si son idée était la meilleure, ce que je crois fortement, jamais je ne devrais agir de la sorte sans réfléchir. Mais le temps n'est pas en notre faveur. Et je me dois de montrer le peu de courage que j'ai à Lauren. Pourquoi? Pour qu'elle se sente protégée. En sûreté. Qu'elle me donne sa confiance, aussi facilement que je lui ai légué la mienne. Parce que je l'aime, beaucoup... Toutes ces réponses sont nichées dans l'alcôve de mon myocarde et se bloquent dans ma bouche nouée d'horreur et d'angoisse. Mes mains tremblent lourdement, et ma tête pompe tant de ses caillots qu'elle me semble au bord de l'explosion. Mais je glisse tout de même une main autour de la taille de l'Ange et lève ma lanterne devant moi pour qu'elle éclaire nos pas et quelques secondes de notre futur.

G-g-g-gardons s-s-silenc-c-ce...

Je murmure sur ses cheveux de blé. Ma pupille s'est dilatée plus qu'elle ne le peut pour capter chaque détail. Mes tympans se concentrent tant que même les miettes de bruit de nos pas les martyrisent. Mes dents claquent, alors je serre fortement ma mâchoire. Ne vous inquiétez pas, pas autant que moi, je vous en prie, Lauren. Tout sera vite terminé. Les cauchemars seront dissipés, et votre loge vous enlacera en moins de deux. Ce sont mes prières incessantes dans mon esprit à l'instant. Faiblement éclairé.

Le corridor nous donne vision ténébreuse. Toujours nous n'avons aperçu de visage odieux et déformé, ce qui est bon signe. Ou très mauvais. Je l'ignore. Je sais qu'après une dizaine de pas, à notre gauche, se trouvera une porte menant à notre gloire. Je garde la belle contre moi, fortement. J'ai peur qu'elle ne disparaisse, ou ne se blesse. Sentir son pouls contre le mien apeuré et puissant est rassurant. Me donne la force d'accélérer le pas. Enfin.

Enfin la porte se dresse devant nous. Rapidement je l'ouvre et redresse ma lanterne. Vision d'horreur.

Il s'agit d'une force presque bestiale, mais je reconnais des pieds humain sur un corps boursouflé de plaies infecté et lacéré comme l'impossible. Ce corps se tourne vers nous et dévoile un visage dont les yeux ont été enflé et déplacés par les cicatrices jusqu'à donner deux énormes glaucomes sur les bords de son crâne dégarni. Son nez est inexistant, entassé contre son visage pour dévoilé une série de dents supérieures aux gencives noircies. La partie inférieure de sa mâchoire est complètement arraché à sa tête, et pend telle une charogne de son visage sur une langue méconnaissable et quelques ivoires jaunis. Et de quelque manière qui soit, cette chose grogne. Mon cœur cesse de battre. Je referme.

La porte. En réflexe tout simple. Mon sang fait un tour dans mes veines et l'acouphène amorti ma cervelle. Je lâche Lauren, ainsi.

Courez!!

Ma panique hurle alors que je me retourne pour maintenir la porte contre mon dos de toute mes forces, afin qu'elle ne s'ouvre pas. La terreur me broie les tripes, et je ne sais plus quel est le sens de nos propres vies. Mais qu'importe. Lauren n'est pas blessée. Et ne le sera pas tant que je serai toujours vivant.

C-c-courez!!

Je répète avec encore plus de conviction. Avec tous les souhaits qu'elle trouve échappatoire. Un coup se fait donné contre la porte, dans mon dos. Je suis secoué, et mon pied glisse légèrement sur le sol, mais conserve appuie. Et regard effrayé sur Lauren. Je ne sais trop si cet horrible nous a vus, sentis ou entendus, mais qu'importe: il sait notre présence.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

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MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Dim 28 Sep - 21:17

Morgan & Lauren

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Morgan Connhelly se montrait attentionné, attentif, adorable, le passé semblait refaire surface. Il souhaitait une meilleure existence à son interlocutrice. Pourquoi ? Il ne la reconnaissait même plus. Seul la bonté de l'homme refaisait surface. Lauren McAlister restait touchée.

Tu aussi Morgan, toi aussi tu mérites la plus belle vie et tu l'avais, je suis triste pour ta présence ici... .

C'était comme si le temps n'avait pas changé. Morgan et Lauren qualifiaient toujours ces deux jeunes adolescents en proie à des sentiments jusqu'alors inexplorés. Plus rien n'avait d'importance sauf l'instant présente et la présence de l'autre. Le partage, les échanges de sourire et de compliments pleuvaient. La timidité l'emportait sur le reste. Rien n'avait changé.

Quelque chose vint couper les couper dans leur élan de gentillesse. Quelqu'un, plutôt quelque chose vint les interrompre. Un monstre entra dans la pièce. Il ne s'agissait pas d'une hallucination. Aux côtés de Morgan, la blonde semblait plus lucide que jamais. Représentait-il le remède ? Ses sentiments d'antan refaisaient surface. Elle se sentait bien et en sécurité en compagnie de l'anglais. Alors, ses démons ne se permettaient pas de revenir en force.

La blondinette choisit de s'en aller discrètement de la pièce. Le monstre se déplaçait lentement, il ne les avait même pas remarquer, même avec la lumière et la chaleur propagées par la lanterne de Connhelly. Lauren emmena le jeune homme jusqu'à la sortie. Elle ne se retournait pas pour éviter de constater les avancées de leur ennemi. Et s'il les avait vu ? Elle préférait ne pas y penser. Morgan suivait l'initiative de son ancienne petite-amie. Sa main tremblait. Ce détail donnait mal au cœur à l’américaine, il n'avait pas à subir tout ce stress ! Le temps s'étirait en longueur. Tout paraissait être calme : pas de bruits assourdissants. Ils arrivèrent près de la porte pour quitter la pièce. Enfin, ils allaient être sauvés de ce monstre. En ouvrant la porte, une autre bête se dressa. Lauren se mit à crier... . La peur l'envahit. La raison la quittait. Elle paniquait et sanglotait. Elle se rappelait des mauvais traitements qu'elle avait subi ici et de sa rencontre avec Victoria... . Morgan referma la porte, il eut le meilleur réflexe ! Il somma sa belle de courir et il lui lâcha la main. Il retenait la porte pour éviter que le monstre entre et les tue. Lauren ne remarquait pas cet élément, elle avançait vite. Elle était perdue, elle tournait parfois sur elle-même. Elle connaissait que très peu la pièce. Morgan hurlait de nouveau. La blonde se retrouva face à l'autre immondices. Elle s'exlama :

Au secours !





© Chieuze



HJ: Excellent vava !
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MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Ven 3 Oct - 0:09


follow me
follow me twice



Un coup. Contre mes omoplates. Un autre. Je sais que la porte ne tiendra point longtemps, tout comme mes talons qui creusent le sol, j'ai l'impression, tant je m'encre sur terre afin que l'on ne se retrouve pas au Ciel sous peu. Irréel, ce moment est irréel. Il n'y avait pas plus de quelques minutes, Lauren et moi nous parlions les yeux dans les yeux, la paume sur le cœur. Dans silence mortel et compatissant pour nos retrouvailles pour le moins touchantes. Maintenant, je sais que je tiens la porte qui nous sépare des pires atrocités de ce manoir alors que je la vois me faire dos et courir vers l'obscurité, la tignasse blonde au vent à s'écheveler comme mille blés d'automne. Je prie.

Bien stupidement. Je ne sais faire d'autre. Je prie de tout mon être, sans voix. Ce n'est qu'une quémande à Notre Seigneur qu'il laisse la peau de la pauvre jeune femme. Je demande à laisser la mienne, s'il le faut. Pour elle. Pour elle qui mérite toutes les chances que les anges lui ont accordées. Je sens que la porte et ses gonds, surtout, cèderont sous peu. Je serre les dents comme je le peu et maintiens la porte en fixant cet ange blond déguerpir dans la pénombre. Un endroit. Ou se cacher. Éclatement.

Sous un grognement déchaîné qui ne porte aucune émotion autre que l'appétit. Vif regard sur ma gauche. Je vois le métal du gond se déchirer comme s'il n'avait été qu'un parchemin usé. Je pousse un gémissement brute de terreur. Que faire? Mes membres sont si engourdis que je m'attends à patienter la mort sans ne rien pouvoir faire. Mon cœur s'écorche et mon pouls n'est plus qu'une bouillie indéchiffrable. Mes tempes me brûlent comme si des migraines entières les avaient martelées. Et puis un échos me frappe les tympans. Lauren qui crie au secours. Je dois agir. Maintenant.

J'empoigne ma lanterne et vole une course sur les traces de Lauren. Derrière moi, je sens la porte se faire détruire à chacun de mes pas. Où est-elle?! Les directions ne veulent m'avouer leur secret, à savoir lesquelles la belle eut empruntées. Je devine au son de mon instinct qui me fait acouphène terrible dans mes ouïes. Plus j'avance, plus je sens une course effrénée derrière moi. Plus je discerne dans ma vision floue Lauren. Avec une ombre.

Un gardien. Un autre. Son visage est terrifiant. Je ne peux m'empêcher de le fixer d'effroi alors que je m'approche malgré tout d'eux. D'où vient-il?! Je vois une porte ouverte non loin. Sans doute Lauren l'a-t-elle ouverte, ce qui a laisser opportunité à l'horreur de la suivre. Mes sens me grafignent jusqu'à la moelle, je n'ai l'instinct de penser correctement tant ma cervelle est dévorée par mes et je vois la bête levé sa main de crocs sur Lauren. Je me précipite sur elle, la prenant dans mes bras et la plaquant contre le mur avant que s'abatte la paume de l'hideux. Un coup.

Contre mon épaule. Ma vision devient rouge et j'écarquille mes paupières, plus que de surprise que de douleur. Car tout s'est passé trop vite pour que je devine l'action de la bête, et que j'eus oublié combien le goût des griffes était pénible. Ma bouche s'ouvre dans un cri sans le moindre son mais avant même que les larmes roulent sur mes joues, je pousse Lauren vers la fuite tout en la maintenant à demi dans mon étreinte. Je sais qu'en vu de sa taille, son habit et sa muscles, elle court moins vite qu'un homme. Je l'entraine donc dans mes pas immenses et rapides jusqu'à notre point de départ: la pièce principale de la salle d'étude. Pourquoi?

Car je me souviens. D'un garde-robe. Si nous pouvions nous y cacher sans qu'ils ne s'en aperçoivent, nous avions peut-être une chance de s'en sortir vivant. Les lueurs jaunâtres de la place nous reviennent à la prunelle alors que nous pénétrons dans la place. Je referme la porte derrière nous et incite Lauren à se cacher dans le placard. Déjà, la porte est martelée par une patte furieuse. J'utilise le peu de force qu'il me reste pour pousser un meuble devant l'entrée et vais en vitesse rejoindre la blonde en m'assurant que le meuble est bien clos. Puis j'attends.

La douleur à mon épaule ne me vient qu'à cet instant. C'est un picotement que je ne sens à peine tant l'adrénaline a pris possession de ma peau tremblante. Je porte un visage inquiet à Lauren, ainsi qu'un doigt à mes lèvres pour lui faire signe de ne faire aucun bruit. S'il devait lui arriver quelque chose, jamais je ne me le pardonnerais...

hj:
 

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Mar 7 Oct - 0:00

Morgan & Lauren

« Follow me »

Lauren McAlister venait de crier à l'aide. Elle se retrouvait face à un monstre. Elle ne savait pas quoi faire. Elle se sentait faible et peu encline à se défendre face à cette chose. La peur la tenaillait. Aussi, elle réalisait qu'elle allait perdre pieds dans peu de temps. Elle reconnaissait les symptômes avant-coureur à force de les côtoyer à longueur de journée : tremblements, idées noires, rage, et enfin perte de contrôle. Plus la blonde regardait cette immondice en face d'elle, plus elle possédait une rage féroce. Elle ressentait une haine envers ce machin, envers les scientifiques et enfin envers cet endroit. Elle le détestait, elle se haïssait également, elle déteignait sur ces choses... elle en demeurait persuadée. Morgan Connhelly ne voyait que les bons côtés de l'américaine, si tenté qu'il y en ait, pourquoi ? Elle ne représentait rien qu'un ramassis de folie beurré avec de la confiture d'inutilité. Franchement, Lauren ne comprenait pas son ancien petit-ami. Présentement, elle ne détenait pas trop le temps d'y penser. Elle devait agir ou réagir. Ses poings se serraient tous seuls. Les effets de la démence poursuivaient leur chemin, McAlister ne pouvait intervenir, elle attendait dans l'angoisse la plus totale. Soudainement, elle vit une lanterne apparaître. Il s'agissait de Morgan. Il venait la sauver. Il avait entendu son appel à l'aide. Il plaqua la blonde sur le mur pour recevoir le coup qui lui était destiné. Lauren eut mal pour lui. Le temps semblait s'arrêter le temps de quelques secondes pour l'anglais qui ne réalisait pas le coup qu'il s'était pris : des griffes bien puissantes avaient plus que chatouillé sa pauvre épaule. Lauren lui était redevable ! Morgan continuait ses actions héroïques. Il essayait de se tirer des pattes de ces choses tout en s'occupant de sa partenaire, il l'amenait à le suivre pour se cacher quelque part. En deux temps, trois mouvements, ils se retrouvèrent cloîtrés dans un placard. Connhelly avait apporté un meilleur avenir à la situation. Même si les bêtes n'étaient pas d'accord, les deux anciens amants étaient en sécurité dans ce meuble. Morgan avait eu une excellente idée ! Enfermés, ils restaient invisibles et une barrière les séparait de ces abominations. La blonde affichait un regard inquiet. Elle sentait qu'un élément ne collait pas, elle percevait le retour d'une crise. Cela n'allait pas tarder. Ses membres tremblaient. Morgan avait beau exiger le silence, il avait raison d'user d'inquiétude. Sa partenaire se situaient à mi-chemin entre raison et folie. Elle commençait à perdre le contrôle de ses membres qui s'agitaient seuls. Elle se griffait et elle rentrait ses ongles dans la chaire de ses bras nus pour tenter de se contenir mais rien n'y faisait. Il fallait qu'elle sorte, le noir et la peur la rendaient vulnérables. Elle préféra ouvrir la porte du placard. Les monstres étaient toujours prêts de ce dernier.

Morgan tires-toi ! Je ne veux pas... . Elle n'arrivait plus à parler. Sa crise la paralysait et l'amenait à être sujette à des comportements étranges. Ses bras saignaient. Ses yeux devinrent noirs de colère. Elle s'avançait vers ces bêtes pour débuter une parade : elle devait les combattre !

© Chieuze

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