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Douce relation [Morgan T. Connhelly]

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MessageSujet: Douce relation [Morgan T. Connhelly] Dim 23 Mar - 22:40


    Lauren McAlister se trouvait avec sa génitrice dans leur demeure familiale où elles vivaient à deux, ce qui qualifiait une donnée impensable en ces temps. Cette Dame représentait tout ce qu'il y avait de plus carré dans ce monde. La rigueur demeurait son crédo. La maman de Laren demeurait une personne extrêmement stricte et exigeante. Son enfant devait respecter de A à Z ses recommandations. Il restait hors de question de détenir un élément de travers autant dans la tenue, dans le comportement, dans le vocabulaire, dans le travail à l'école, que dans ses relations personnelles. Sa génitrice contrôlait tout. La femme possédait une grande emprise sur sa fille qui se sentait emprisonnée. Elle ne pouvait pas s’épanouir pleinement, sa mère gérait tout pour elle. Pourtant, la gamine désirait faire preuve d’initiatives. Or, on lui fermait sans arrêt les portes. Elle se voyait frustrée. Sa maman la rabaissait souvent, Lauren n'était jamais assez parfaite à ses yeux. Cette mère n'évoquait jamais le terme « fierté' devant sa fille, elle en voulait toujours plus de sa part. A un moment donné, la jeune McAlister ne savait plus quoi effectuer pour se montrer à la hauteur... . L'étudiante souffrait en silence. Présentement, elle se situait avec sa maman. Elles privilégiaient un atelier peinture ensemble. Lauren devait faire attention à bien illustrer les idées de sa partenaire sur la page vierge qui lui servait de support. La situation familiale, qui était la leur, se voulait aisée. Elles ne se privaient pas de loisirs en tout genre. Présentement, la mère de Lauren avoua la surprise qu'elle avait préparé à sa gamine qui fêtait bientôt ses dix-huit ans. Ma chère, nous partons dans trois jours en Angleterre, à Londres. Débrouillez vous pour effectuer votre paquetage. Si ce dernier n'est pas parfait quand je le vérifierai, vous le paierez ! Faites la sotte d'ici là, et j'annule notre voyage. Je vous préviens, vous avez tout intérêt à vous montrer soignée et exemplaire, surtout chez nos amis les Anglais ! Compris ? Oui mère... ! Je n'ai pas bien entendu ! Merci mère, oui je serai très sage ! ___________________________________________________________________________

    Voilà une semaine que Lauren et sa mère avaient posé leurs bagages. La durée de ce voyage n’excéderait pas trente-un jours mais elle pouvait être égale à cette limite. Madame McLister faisait les classes à sa fille, alors le congé ne demeurait pas à justifier. Les leçons rentraient au gré de punitions et de pression. Les vacances n'étaient pas idylliques. Heureusement, Lauren avait fait la connaissance de Morgan Connhelly. Ce jeune garçon de deux années son benjamin était si mignon. Son physique restait très avantageux. Il possédait un charme fou, celui que l'on attribuait aux anglais. Il faisait visiter la ville à la blondinette. Ces jeunes personnes se retrouvaient éprises l'une de l'autre depuis la première rencontre. Madame McAlister partait bien trois heures dans la journée, et ce tous les jours, pour souffler un peu toute seule, laissant une grande liberté à sa fille. Elle avançait un temps de récréation entre les visites en famille, les cours, et le reste. Elle ne surveillait pas sa gamine, comme quoi l'air reposant et différent de son pays la rendait plus tolérante. Attention quand elle revenait, Lauren devait affichait encore un plus grand respect, être irréprochable, et accepter les caprices de sa maman. La fille ne refusait pas cet échange de bons procédés. Puis pour Morgan, elle était prête à tout subir. Elle nourrissait déjà des sentiments envers lui. Elle l'aimait. Elle le lui disait, à cette époque cette attitude restait largement admise. A l'instant, Lauren se trouvait en compagnie de l'amour de sa vie. Leur moment à deux venait de démarrer. Ils s'étaient donnés rendez-vous au centre ville, cela faisait dix bonnes minutes qu'ils déambulaient ensemble. La blonde savait où sa mère s'était aventurée, il ne s'agissait pas de la ville de Londres donc elle mettrait un long moment avant de revenir au logement.Morgan, quelle beauté je n'en reviens pas ! Vous allez bien ? La politesse exigeait qu'elle le vouvoie encore malgré leur jeune âge. Puis, c'était ce que la maman de Lauren aurait voulu: qu'elle use du "vous".
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MessageSujet: Re: Douce relation [Morgan T. Connhelly] Mar 25 Mar - 1:32


Douce relation
pour l'été pluvieux de Londres.




Il y avait le chant des hirondelles basses et le magnifique accent américain léger et insouciant en guise d'attendre. Les deux me faisaient échos chaleureux dans mon ouïe entre les passants qui avaient la tranquillité d'esprit de pratiquer les murmures ou le silence. Londres avait toujours été paisible au point d'en devenir sinistre. Mais elle restait magnifique. Tout comme la jeune Lauren. Je la regardais.

Cela ne faisait que quelques jours à peine que nous nous étions croisés par tout hasard dans les rue de la capitale. J'aurais crut défaillir devant la perle blonde qui m'avait troué le cœur de sa toute première prise de parole envers moi. Encore étais-je si jeune que l'émotion me faisait chaviré dans les eaux les plus roses. Comme la belle McAlister avait fait à cet instant. Un charme qui n'était pas de son pays, qui m'avait demandé le chemin jusqu'à ce que la coïncidence des instants nous amène conversation. Et elle avait appris à me connaître au delà de la gêne. J'en étais tombé éperdument amoureux en un claquement de doigt. Elle n'avait rien de la sévère devise de mot des anglais. Elle était douce, attentionnée, amusante, gracile et envoûtante dans sa manière d'être. Par dessus tout, irréprochable et savoureuse de présence. Je passais un après-midi seulement avec cette voyageuse, et mon cœur était comblé. Je rougis.

Alors qu'elle me parlait. Il eut un délais franc entre sa question et le déclic de ma réponse. Parce que mes pommettes s'enflammaient et que je souriais bêtement sous mes cheveux déjà long qui me faisait voile de cachette à toutes mes rougeurs. En grand naïf, je pris compliment qu'elle avait posé. J'étais fou amoureux d'elle, de jour en jour que nous nous croisions. Et j'avais la détresse au ventre. Parce que je savais qu'elle n'était que de voyage, et qu'avant qu'on puisse se recroiser, les saisons se feraient centenaires. Mais je n'osais m'attarder sur ces angoisses. Parce que j'étais heureux, et parce que je voulais profiter de sa présence pure comme le lait. Je répondis:

Devant une si ravissante beauté, je ne peux qu'aller bien, oui. Et comment allez-vous..?

Je redressai le menton. Elle avait, comme à l'habitude, ce sourire de trop d'envie. Des pulpeuses vermeilles à m'en faire frémir, et une peau qui n'avait pas la blancheur que je connaissais mais qui avait plutôt le teint d'un poupon adorable. C'était une créature que ma prunelle ne pouvait que se délecter à dévorer, que mon cœur s'épanouissait à connaître. Je lui tendis la main.

Jamais je n'avais oser le faire avant, mais je la lui tendis. Comme seul les couples pouvaient le faire. J'avais le rêve que nous pouvions en être un avant son départ. Et j'avais l'espoir de sentir son pouls contre le mien, ne serait-ce qu'une seule fois. Elle disait m'aimer, je lui tonnais pareil. Avec la franchise et la retenue de tous les Saints. Mais bien que ces chants d'échanges lourds de sens, à mon égard du moins, et de sentiment, je ne pouvais toujours pas dire si notre relation était la grâce d'une profondeur d'une vie ou d'un volage d'émotions vifs. La dernière hypothèse m'était la plus sensée si je me mettais dans sa peau, puisqu'elle n'était que de passage à Londres. Et alors mon cœur pleurait. Alors je cessais d'y réfléchir et j'aimais. J'étais jeune encore. Presque majeur sans l'être. Ébéniste de passion, point encore de métier. À apprendre au chevet d'un professeur attentionné et d'une bonne famille. D'ailleurs, je n'avais parlé de Lauren à aucune de ces essences de ma vie. Par gêne, tout simplement. À mon grand-frère, j'avais confié être amoureux et lui avait montré une photographie précieuse de la belle qu'elle m'avait donnée en échange de la mienne. Rare exemplaire de nos visages, qui aurait été resté, peu importe, gravé en ma mémoire jusqu'à ma mort. Alexandre, ce frère et meilleur ami, n'avait put qu'être heureux pour moi et m'inciter à la côtoyer d'avantage. Ce que je faisais. Je froncis.

Les sourcils. À ma question. Bien que nous ne nous connaissions pas encore très bien, je devinais des problèmes familiaux de quelque genre que ce soit chez elle. Ma question était aux aguets: je me demandais si elle y répondrait sans crainte. Je ne voulais certainement pas la bousculer ou la choquer; nervosité de mon âge face à la plus belle des fleurs que je voulais cueillir parmi les autres. Je me devais de la choyer et de lui donner tout mon respect. Que j'aurais voulut en faire autrement, de toute façon, j'aurais été incapable.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: Douce relation [Morgan T. Connhelly] Sam 5 Avr - 1:04

    Lauren McAlister se sentait bien en présence de ce bel anglais. Elle restait jeune mais elle imaginait déjà cette possibilité : Morgan Connhelly représentait l'homme de sa vie. Quand elle le voyait, elle se sentait traversée par des frisons incontrôlables. Aussi, son sourire ne pouvait que traduire sa joie de le retrouver. Jamais elle n'avait ressenti ce genre de sentiments : un mélange de gêne, de confort, d'amour, de sécurité, d'angoisse. Elle était si joyeuse à l'idée de le retrouver avant de passer ces instants avec lui, pendant: elle appréciait toutes les secondes sans voir le temps défiler, et après elle ressentait de la tristesse, un déchirement horrifiant et paradoxalement une allégresse incommensurable. Ce jeune homme lui faisait beaucoup d'effet. Il était drôle, un idéal masculin tant il brillait par un physique attirant, charmant, attentionné, à l'écoute, il faisait preuve de bienséance mais en même temps il n'hésitait pas se mouiller par moment pour donner du piment à chaque moments passés ensemble. Lauren semblait partie pour tomber amoureuse de ce jeune camarade, elle l'était en réalité, elle glissait sur la pente d'une adoration sans fin. Elle croyait beaucoup en l'avenir sans imaginer son départ. La blondinette concevait le fait de partager une histoire toute sa vie avec lui. Il s'agissait d'un fonctionnement commun. A cette époque, les personnes ne se côtoyaient pas pour juste sortir une nuit ou une semaine ensemble. La tendresse pour une personne voulait dire quelque chose de fort. Les liens ne se brisaient pas facilement car si on se mettait ensemble, ce n'était pas pour rigoler.  Présentement, McAlister admirait la timidité de son interlocuteur. Elle culpabilisait d'avoir affiché tant de sincérité, elle envoyait son partenaire vers un inconfort. Cette démarche ne qualifiait pas un but visé mais une erreur de parcours. La belle fonctionnait ainsi : elle portait un amour aveugle pour ce jeune homme alors elle se sentait le besoin de l'exprimer. Peut-être aurait-elle du se taire... . Morgan se décida à complimenter la blonde. De manière incontrôlable, elle sentit une chaleur montait en elle, elle rougissait. Jamais elle ne subissait de tels compliments : soit elle ne les méritait pas, soit sa génitrice l'enfermait trop pour la laisser accueillir des personnes dans son quotidien ce qui l'empêchait de rencontrer ces formes de gentillesses et d'échanges. Pendant ces vacances, la femme se montrait plus laxiste. Lauren en profitait, elle désirait que le temps s'arrête pour faire durer ces instants de pur bonheur passées avec Morgan.

    Merci Morgan. Bien, je crois. Mère s'est montrée moins sévère aujourd'hui. Elle n'a pas usé de sa méchanceté pour faire rentrer la leçon de géographie dans ma tête. Elle souriait de plus belle. La jeune fille n'hésitait pas à se confier, de la façon la plus simple possible, auprès de celui qui détenait le plus d'importance à ses yeux. Bien-sûr, elle ne disait pas tout pour éviter de choquer Connhelly. Il se doutait de ses soucis de famille. Mais, il n'en savait pas l'ampleur. Aujourd'hui, elle affichait encore plus de morceaux d'un noir tableau qui l'accompagnait chaque jour. Cet échange lui était primordial. Par contre, elle se rendait compte qu'elle connaissait moins Morgan que lui la connaissait. Ce détail la dérangeait au fur et à mesure. Elle voulait construire avec lui. Évidemment, son désir l'emportait sur ses pensées malvenues, celle d'exiger plus de savoirs sur l'intimité du brunet : ils passaient plus de temps à jouer les amants éperdus qu'à discuter. En ce temps, les choses demeuraient moins difficiles. L'existence possédait moins de poids à supporter que par des temps anciens. L'homme avait déjà tout bâti, tout du moins il avait posé le fondements d'une vie sociétale et matérielle. Alors pourquoi chercher à s’appesantir sur des besoins non « satisfaisables » ? Elle ne pouvait pas forcer le bel Apollon à user de paroles pour raconter les périples de son histoire personnelle même si elle en avait envie. Alors, elle choisit de saisir la main tendue par Morgan pour éviter de poser trop de questions. Du coup, elle s'intéressa à ce contact. Son esprit vagabonda. Elle savoura cette proximité rare. Le toucher de cette main la rendait comme apaisée. Enfin, elle sentait la peau de celui qu'elle aimait rien qu'en osant combler un besoin de la part de son interlocuteur : celui d'une prise de contact quelconque en apparence mais pas dans le fond. Lauren se voyait envahie d'une nuage de joie. Elle tenta d'en démontrer le moins possible pour ne pas paraître étrange. Tu... tu as fait quoi ce matin ? Lauren se sentait bête. Son besoin de savoir reprit le dessus, elle avait tenu quelques longues secondes.
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MessageSujet: Re: Douce relation [Morgan T. Connhelly] Dim 6 Avr - 3:19


Douce relation
pour l'été pluvieux de Londres.




La spontanéité n'était que d'un charme de plus à cet ange ravissant, je pensais. Je n'étais capable de tant d'abandon de ma part - j'étais Diantre trop timide pour cela! - mais mais j'admirais au delà de la beauté la personnalité de la jeune américaine qui se faisait, de jour en jour, plus ouverte, voire intime avec moi... Une vraie merveille que je découvrait de seconde en seconde, qui faisait battre mon cœur si différemment, et d'un confort de tous les feux... Et je restais gêné, comme toujours, à me sentir vermisseaux devant une magnifique perle qui, pourtant, m'accordait son voyage en Angleterre en entier. Je l'aimais.

Je l'aimais tellement. À m'en arracher la vie pour la lui donner. Il n'y avait rien de telle que j'avais vécu auparavant. Elle était tout: mes pensées, mes rêves, mes prières et mes vœux. Comment avais-je put, je me demandais parfois, être tombé éperdument amoureux si soudainement d'une inconnu? Puis ses yeux scintillants, son rire cristallin, son sourire de fée, sa chevelure d'or, sa gentillesse de foi et sa tendresse mignonne à souhait me donnaient la réponse. J'avais tout à être comblé, qu'elle ne m'offre qu'une parcelle de son temps... Et je m'inquiétais.

Parce que, pour une raison étrange - peut-être parce que nous étions destiné âme-sœur depuis les cieux? - je pouvais tout lire en elle. Et je lisais autant de sa gratitude et sa bonté que de ses chagrins concernant sa famille. Dont elle m'avait chuchoté quelques détails dans les conversations. Des échos, parfois... Mais je me souciais tant d'elle que je ne pouvais faire autrement que de mémoriser instinctivement chacune de ses paroles et les assimiler comme s'ils avaient été l'énigme du chemin jusqu'à son cœur. Et à mes paroles, elle rougis. Donc je rougis. De bonheur, sans nul doute. Je lui souris. J'étais incroyablement bien en sa présence. Et je voulais de chaque seconde de mon temps avec elle une durée de vie inépuisable. À ses confessions, on ne pouvait que m'en voir plus ravit. Je la savais sincère, et je n'avais rien à lui cacher non plus, quoi que parler de ma vie banale était une crainte de ma part que ça ne l'ennuie. Et je la voyais un peu plus radieuse à me dire ces paroles, moi un peu plus attristé en fond de poitrine bien dissimulé... Je trouvais sa mère injuste, carrément, envers elle. Ne voyait-elle pas que sa fille était parfaite? Comment pouvait-elle lui attribué la méchanceté et la sévérité? C'était inconcevable... Mais tout ça, je ne le criai que du cœur. Et le lui soufflai d'un regard doux. Mais n'osai lui dire de vive voix. Elle me posa une question.

Euhm... Ce matin j'ai... J'ai découvert un endroit... Que je veux vous montrer.

Je répondis en me tirant de ma rêvasserie qu'était son visage dans mes songes et mes prunelles. Je lui fis un timide sourire et l'incitai à me suivre en gardant sa main dans la mienne. C'était un sentiment indescriptible. Comme si tout autour ne comptait plus. Qu'il n'y avait qu'elle. Et que le monde s'était bâtit pour s'offrir à elle en spectacle. Et moi, j'avais l'honneur de lui présenter. Comme des amants qui découvrent de quoi leur cœur son capable et comme si le temps était milliardaire. Je l'entraînai.

Dans les rues de Londres. Entre les bâtisses d'architecture ancienne et les conversations des anglais amusés par le soleil qui faisait bonheur aujourd'hui. Nous marchâmes quelques minutes avant d'arriver à un parc. Ce parc dont j'avais tout juste découvert la beauté du paysage en faisant détour inopportun en matinée. Je l'amenai devant un lac opaque, bordée de fleur de couleurs, où les reflets des arbres dansaient sur les vagues et les rayons de l'astres du jour. Quelques nénuphars et oies y nageaient, le silence laissait propice au vent. Et seulement quelques passant au loin sur le vert gazon venait déranger ce portrait impressionniste. Je la regardai.

Elle était parfaite. Et je me faisais fièvre simplement de la savoir avec moi, de savoir sa main dans la sienne. Je la serrai, calmement et amoureusement. J'avais la foi et l'envie de lui déballer tout ce que j'avais sur le cœur. Car un amour de telle ampleur doit prendre ses ailes pour ne pas éclater. Mais ma gorge bloquait mes mots. Je raclai ma gorge. Et baissai le menton. Je ne portais pas le courage. Je ne l'avais jamais porté. Alors tout ce que je trouvais à dire, dans la gêne et la nervosité à m'en faire bégayer:

J-j-je trouvais le p-p-paysag-g-ge s-s-s-i beau... J'ai p-p-pensé à v-v-ous en le v-v-voyant... Et j-j-je me sui-is prom-m-mis de vous le m-m-montrer...

J'avais toujours bégayer en temps de stress.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

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MessageSujet: Re: Douce relation [Morgan T. Connhelly] Lun 7 Avr - 18:21

    Un rapprochement s’effectuait entre les deux jeunes gens. La proximité ne demeurait pas leur credo. Pourtant, cela faisait un petit moment qu'ils se voyaient tous les jours après avoir flashé l'un sur l'autre de manière foudroyante et soudaine. Il s'agissait du destin, d'une volonté divine qui souhaitait les réunir. Ils y croyaient dur comme fer : ils étaient faits l'un pour l'autre. Leurs paroles restaient toujours attentionnées, choisies, réfléchies et plaisantes à entendre car ils savaient se montrer qu'il s'appréciait fortement de cette manière. Or, aujourd'hui, ils franchissaient un pas. Ils se tenaient la main. Morgan avait tendu la sienne pour que la blonde la prenne. Elle s’exécuta. Ce geste l'amenait à se situer aux anges. Le monde venait de s'arrêter de tourner alors que juste avant il effectuait juste quelques ridicules pas. En effet, stressée et émue de se situer avec son chéri, Lauren s'amusait parfois à jeter un coup d’œil aux alentours. Elle faisait attention aux jugements et elle ne voulait pas paraître désabusée devant les autres anglais. Elle respectait ce pays, ses coutumes, ses habitants. Or, en sentant la peau de son partenaire, elle commençait à se ficher d'autrui. Un drôle de désir l'envahissait. Elle affrontait de drôles de sentiments. Elle se sentait presque salie. Elle voulait garder Morgan rien que pour elle, profiter de sa présence, oublier les règles et effectuer ce que bon pouvait leur sembler. Présentement, elle cachait ses envies derrière un sourire de circonstance. Elle observait l'air de celui qu'elle apprenait à mieux connaître. Il était évident qu'elle ne donnerait pas de sa personne à un inconnu qui s'avouerait être un truand dès le premier échange. McAlister souhaitait partager des instants authentiques avec l'élu de son cœur. Ce dernier lui racontait qu'il avait découvert un endroit en se baladant sûrement le matin. A quoi pouvait-il ressembler ? Apparemment, il allait le lui faire découvrir. La blonde accepta la proposition. Elle avait confiance en Morgan. Elle savait qu'il ne l’emmènerait pas dans un piège.

    Avec plaisir, j'ai hâte de le découvrir et je vous en remercie par avance car vous connaissant un peu, cela doit représenter un bien bel endroit. Vous êtes un poète mon cher. J'ai confiance en vous et en vos goûts.

    Tout en déambulant dans les rues, la main liée à celle de son bien-aimé, la jeune fille s'intéressait aux lieux. Cette ville possédait une belle architecture, elle impressionnait Lauren qui n'avait jamais rien vu de tel. Morgan l’emmena dans un parc d'une incroyable beauté, proche de la ville en apparence mais calme en vérité : un coin de paradis perdu dans Londres. Lauren restait concentrée sur son camarade, notamment sur la vue du parc : elle se croyait au vrai Paradis: elle possédait tout ce qu'elle désirait entre les mains.

    Splendide ! Morgan fit l'usage de belle phrase. Voilà que McAlister se mit à rougir. Morgan, je suis honorée. Cet endroit est... incroyable ! Merci pour cette découverte... pour vos dires aussi. Souhaitez-vous qu'on s'asseye sur l'herbe ? Il faisait bon et le sol semblait sec. Elle pensa s'allonger près de son chéri. Plutôt voulez-vous qu'on s'allonge côte à côte pour admirer ce beau ciel ? Je suis ravie d'être à vos côtés. Elle lui offrit un baiser furtif et doux sur la joue, elle tenait toujours sa main. Elle venait de lui prouver une première marque d'affection. Son amour pour Morgan restait sincère.
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MessageSujet: Re: Douce relation [Morgan T. Connhelly] Mar 8 Avr - 2:24


Douce relation
pour l'été pluvieux de Londres.




Mon coeur était un radeaux éperdu et dérivant sur la marée d'un amour. D'un amour pour Lauren. Jamais je n'avais ressenti de tel, et dès que son regard croisait le mien, que sa peau effleurait la mienne, elle devenait le phare de mon avenir. Je ne buvais plus qu'elle et n'avait plus que d'yeux pour elle. Que j'aurais laissé tombé ou envoyé en l'air ma vie en entière pour les secondes de sa part, il m'en aurait été de regrets. Car je l'aimais. Oui, je l'aimais. Et j'avais l'espoir vif que ces sentiments étaient réciproques. De cette avance dans notre relation, tout juste franchie, j'avais découvert que sa tendresse était bien ouverte à mes attentions fines, et que non seulement elle se laissait aimer, mais elle semblait donner en retour. Comme ma poitrine s'élançait vers ce souhait dès qu'elle ouvrait ses lèvres magnifiques pour me chanter. Elle me complimentait, même. Moi, le puceron à côté de la huitième merveille du monde. J'étais aux anges. Je contemple.

Je ne saurais plus dire, maintenant, si je parcourais mon regard sur le parc ou sur le visage de la Beauté. Un peu des deux, sans doute. Nos mains restaient inséparables, et alors que nos moments passaient et s'engouffraient dans le duveteux, je m'approchais toujours un peu plus d'elle. Dans l'idée de ressentir son souffle, ou son pouls, dans la plus audacieuse et alléchante des idées. J'aimais plus que tout la savoir en vie, près de moi, et heureuse. Et jamais je n'osais penser à sa fuite de l'autre côté de l'océan. C'était un cauchemar à venir et à éviter. Elle m'embrassa.

Comme ça. Entre ses délicates paroles que j'avalais comme si elles avaient été de l'hydromel. Mon aorte s'arrêta et se déchira un éclatement de vie comme elle n'eut jamais eut la chance de hurler sa joie. Alors qu'elle venait tout juste de lui proposer, tout bonnement, de s'étendre sur le sol avec elle pour contempler les nuage qui, cette journée, s'étaient faits exceptionnellement ravissant pour elle. J'écarquillai les yeux et mis une seconde ou deux à réaliser le frisson qui me brûlait et électrifiait le corps à ce contact suave et divin. Qui n'était pourtant rien, qui était pourtant tout. Puis je rougis de toutes les flammes de mes joues, bien sûre, en portant le bout de mes doigts calmement à cette joue qui avait goûté, chanceuse. Je relevai le menton.

Et je lui adressai un regard brillant d'une étincelle, d'un astre débordant d'amour. Pour elle, et rien que pour elle. Je lui souris faiblement, plus qu'heureux, mais toujours dans les vapes de l'étonnement et du parfait. Que ce moment s'éternise pour toujours, je me souviens avoir prié de toutes mes forces. Lauren me demandait de m'étendre avec elle dans l'herbe. Je n'avais jamais vu cette pratique, encore moins j'avais fait. Toujours d'un quartier trop réservé, sans doute, d'un famille trop posée. S'étendre dans un lieu public. Comme s'il n'y avait que nous. Et puis, à quoi bon... Il n'y avait que nous. Alors j'acceptai:

R-r-r-ien ne m-m-me ferait p-p-plus p-p-plaisir...

Je ne maudis pas mon bégaiement maladroit de stress, cette fois. Car c'était un stress enivrant et exaltant. De tout ce que pouvait me procurer Lauren. Alors, ensemble, nous nous couchâmes dans l'herbe, aux abord d'un lac qui nous faisait gracieusement la musique du silence. Je la pris doucement dans mes bras et me blottit contre elle, à sentir sa respiration sur mon torse... Comme si nous étions un couple, depuis toujours et à jamais. Comme si la gêne m'avait évincé de sa méchanceté un court instant. De toute façon, McAlister était plus forte et convaincante qu'elle. De sa fine chevelure que je vins caresser si précieusement, comme si j'avais peur de les abîmer. Comme un caresse les ailes d'une fée. Je n'avais, de mémoire, de plus beau moments à répertorier. Parce que j'étais amoureux...

V-v-vous sav-v-vez... V-v-vous êtes... p-p-plus qu'imp-p-portante pour-r m-m-moi...

Je dis, d'un trait. Comme si ma manière de lui dire «je t'aime» n'avait pu se traduire autrement que de cette façon. Je déglutie. C'était déjà un effort que jamais je n'aurais cru surmontable. Mais je devenais le plus fervent de la Déesse s'il le fallait. Je ferais tout, à m'en fendre l'âme ou à m'en trancher les aveux.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

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MessageSujet: Re: Douce relation [Morgan T. Connhelly] Dim 13 Avr - 16:33

    Ce parc semblait représenter le lieu où toutes les barrières sauteraient, dans les limites de la bienséance évidemment. Morgan osa proposer sa main pour balader. Le premier contact physique fut établi. Ce dernier donna des ailes au couple. L'un se sentant rassuré et l'autre souhaitant remercier l'instigateur de ce nouveau mouvement. Aussi, le bel anglais avait pris l'initiative de s'intéresser à un endroit. Il partagea sa magnifique découverte en bon gentleman. Reconnaissante, la blondinette s'attacha à lui offrir un baiser sur la joue. Elle remarqua son geste déplacé qu'après coup. Elle culpabilisa un peu. Très vite, ce sentiment désagréable s'en alla pour que l'allégresse puisse reprendre sa place. Connhelly ne paraissait pas énervé, outré, choqué, agressé par un tel geste. Il rougissait de plus belle. Lauren s'amusait intérieurement de cet effet produit. Elle arrivait à déstabiliser le british. Dans son pays, les coutumes demeuraient différentes : autant de respect mais moins de retenue par moment car il restait coutumier de prouver son attachement à une personne. Par la suite, Morgan accepta l'envie de sa compagne. Cette dernière envisageait de profiter de la vue. Le ciel était éclairci, bleu et peu nuageux. L'air doux venait bercer ce rêve. Il fallait en profiter. S'allonger sur l'herbe propre qualifiait une drôle d'entreprise. Ils pourraient se faire exclure de ce bel endroit. Or, se lancer des défis permettait parfois d'apporter du piment à une vie Ô combien rangée. Puis, la proximité représentait un objectif. Allongés, ils ne se trouveraient pas loin de l'autre. Les mains serrées permettraient d'envoyer un bon fluide, la communion serait de mise pour savourer un tel moment.

    Je ne souhaite pas vous causer du tord, vous verrez cette pratique est juste exquise. Je l'ai déjà testé  dans ma ville natale sur un banc public en compagnie d'un ami assez sauvage. Croyez-moi il s'agissait d'un pire endroit. Nous nous sommes faits réprimandés par des passants mais nous avons bien ri.

    L'instant se transforma en un plaisant rêve, encore meilleur que le précédent. La lumière du jour, le cadre, l'environnement, la contact avec la nature mais surtout une proximité avec l'être aimé : tous ces éléments relevaient du champ lexical de l’onirisme. Cela renforça la bonne impression de Lauren : ce voyage arrivait au bon moment dans sa vie. Présentement, elle suivit le mouvement instauré par l'être aimé. Elle se retrouvait sur le torse du brunet où elle écoutait son cœur battre la chamade. Elle posa son sa main valide sur le ventre de son bien-aimé. Lui, caressait ses cheveux. Lauren sentit une chaleur réconfortante l'envahir. Les dires de Morgan servirent à accentuer cette sensation.

    Je ne sais pas si je mérite un tel traitement vous savez, j'en reste honorée ! Vous l’êtes également à mes yeux, je me sens bien à vos côtés. Je n'ai jamais vécu cela. Je remercie le ciel de m'avoir amené jusqu'à vous. Vous êtes le plus beau cadeau qu'on puisse recevoir en une vie.
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MessageSujet: Re: Douce relation [Morgan T. Connhelly] Sam 19 Avr - 4:52


Douce relation
pour l'été pluvieux de Londres.




Qu'aurais-je fait sans elle?

J'aurais compté les nuages. J'aurais patienté la fin de mes jour. Je n'aurais pas vécu, du moins, j'aurais exister sans connaître la vie. J'aurais trouvé au sceau de la vie une potence qui m'était égale. Une banalité qui m'était égale depuis que je connaissais Lauren et tout l'amour que je pouvais éprouver pour elle. Quand elle souriait, son minois de rêve bordé de son nez fin se retroussait. Et mon cœur s'emballait. Et je n'étais plus rien. Et encore cette fonde de tout mon être, à en devenir divin et misérable à la fois, était de merveille à côté d'un été sans cette blonde à la peau de pêche... Elle était là. À mes côtés. Couché sur le sol. Sa main dans la mienne. J'étais aux anges. Elle était mon ange. Je souris.

Son anecdote sur son expérience passée à contempler les nuages et leur astre du jour m'eut laissé la joie en creux de joues. Elles portaient le goût des cerises que l'on fait patienter sur la langue avant de croquer avec douceur. C'était, de toute façon, l'effet que me procurait Lauren en général. Une si délicate saveur, sur un parfum qui ne demandait qu'à être embrassé, qui se faisait languir sur un extase de toute les attentes exquises. Elle était ma cerise. Et bien plus. Cette histoire d'outre continent à quoi je répondis en relâchement:

Vous êtes de tous les charmes... Vous ne manquez jamais de me faire sourire...

Je la regardai. Elle était plus que belle. Je rougis. Diantre que mes paroles avaient surpassé mes émotions et ma prudence! Je plaquai mon regard sur le ciel et, gardant les lèvres en bonheur, je bus les rayons de ciel. À ressentir une respiration contre mon torse déjà à la verve d'un chamboulement d'amour. Je craignais qu'elle n'entende mon myocarde qui se tuait à lui criait son battement en plein dans le tympan. Elle répondit à ma gaffe d'éloquence. de si tristes et magnifiques paroles à la fois. Je soupirai. Tournai mon menton pour lui faire face. Je rougissais à m'en brûler les joue. Mais son œil qui n'avait jamais été aussi près du mien à cet instant ne voulait pas laisser ma prunelle s'échapper: il l'avait ligotée et magnétisée à lui. Je sentais ses fins doigts dans ma tignasses à cette époque encore courte. Et je frémissais de bonheur. Restais paralysé par le trac, et je planais comme jamais alors que je la serrais de peu dans mes bras.

V-v-vous ne devriez pas dire cela... D-D-Dieu m'a apporté une ange, j-j-je me dois de la traiter comme il s-s-se doit. Vraim-m-ment... Ne dites pas de telles. Vous mérit-t-tez le traitement d'une Reine. Il me fait t-t-tout de même grand bonheur de savoir que je vous plaise...

Je m'arrête une seconde. Écarquille les yeux. Ce n'était pas les mots que je désirais chanter. Je battis des paupières et me rattrapai en catastrophe:

J-j-je veux d-d-d... d-d-dire que je fasse votre... De savoir que je f-f-asse vot-t-tre b-b-bonheur...

Je baissai le regard qui sut s'échapper une seconde ou deux du sien. Je rougis tant que mes pommettes en furent cramées. J'en étais certain. J'avalai difficilement en fronçant légèrement les sourcils. À la tenir dans mes bras ainsi, jamais que je n'eus été aussi prêt physiquement d'elle, ou même d'un femme autre que ma mère, j'étais renversé. Plus le même. Carrément. Et son regard bouleversant qui me donnait un inexplicable courage absorba le mien à nouveau. Je souris, malgré tout. Malgré mes incertitudes et mes angoisses de jeune amoureux. J'étais au moins certain d'une chose: que j'aimais cette jeune fille, et qu'elle était parfaite. Je passai ma main libre sur son visage. Effleure de sa joue de mon pouce, de son menton... Je baissai le ton à en murmurer presque. Comme si je parlais de confidence ou de précieux secret.

Vous êtes parfaite... En t-t-tous points. Ne laissez j-j-jamais quelqu-qu-qu,un vous dire le contraire. Que c-c-ce soit votre mère ou un p-p-passant dans la rue.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: Douce relation [Morgan T. Connhelly] Mar 22 Avr - 1:16

    Lauren se sentait bien dans cette position, au plus près de l'être aimé. Les battements du cœur du londonien se faisait rapides et intenses. McAlister pouvait rester des heures à écouter ce son : authentique et merveilleux. Aussi, Morgan choisit un excellent cadre concernant la notion environnementale. Il faisait agréablement bon. La verdure demeurait un élément prégnant dans ce parc, la nature récupérait toutes ses lettres de noblesses pour se déployer et offrir des merveilles. La question du bien-être demeurait au rendez-vous. Impossible de se sentir mal, la blonde possédait tout ce qui lui fallait pour être heureuse, la principale donnée représentait la présence de son chéri. Il était magnifique, la pureté de ses traits qualifiait le plus beau détail présent en ce vaste monde. Cet air angélique et innocent qui le caractérisait le rendait encore plus attachant. Il possédait tout pour lui. Présentement, les deux jeunes gens ne cessaient de se prouver leur amour, de se compter fleurette. Aussi, la blondinette raconta une de ses expériences. Connhelly n'était pas rassuré : s'allonger à même le sol, ce geste qualifiait une pratique peu commune. En Amérique, les mœurs semblaient plus légères qu'en Angleterre. Lauren tenta de lui faire comprendre cette réalité pour le soulager. Bien-sûr, elle n'obligerait pas à réaliser une action qu'il ne le désirait pas effectuer. En tout cas, les dires de la jeune fille ne manquèrent pas de faire sourire le charmant jeune homme qui l'accompagnait. Il ne s'en cachait pas. D'ailleurs, Lauren ne put que rougir face à des paroles bienveillantes et aussi dénonciatrices. Au moins, la couleur des joues de la blonde ne différait pas de celle de son partenaire. Ils s'accordaient en ce point. Puis, McAlister avoua ses sentiments par rapport à leur situation de couple. Elle ne pensait pas mériter autant d'attention. Cette vérité alerta le brunet qui releva la tête comme percuté par cette phrase. Il était si beau. Lauren admirait son magnifique prince. Ce dernier se permit de la reprendre de la plus belle et gentille des manières qui soit. Il confiait également ses sentiments. Une harmonie plainait, leur couple baignait dans une sérénité partageait.

    Je vous en remercie, vous n'êtes pas obligé d'user d'autant de courtoisie. Nous pouvons aisément nous dire les choses. Je préfère être sincère avec vous, j'espère vraiment vous convenir. Vous méritez sûrement mieux qu'une paysanne dans mon genre. Je suis si accrochée à vous au point que cela en devient contre nature... . J'espère que vous me pardonnerez cette offense. Lauren croyait ne pas être assez bien pour son chevalier servant. Même s'il confirmer l'inverse, la jeune fille se disait qu'il était impossible qu'un être aussi parfait que lui l'apprécie, s'intéresse à elle... . A l'instant, il semblait perturber par ses propres mots si bien qu'il se reprenait. Lauren ne cessait de sourire, il était si prévenant. Il essayait de calmer sa belle par des gestes tendres qui réussirent à la détendre. Enfin, il possédait le langage en sa faveur, il avait les bons mots. Une drôle de sensation envahit l'esprit de la blondinette, comme une amertume, un regret qui s'accrochait à ses pensées. Si je puis vous retournez le compliment et vous en remercier. Vous êtes vraiment extraordinaire et unique .
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MessageSujet: Re: Douce relation [Morgan T. Connhelly] Ven 25 Avr - 2:44


Douce relation
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Je réfléchissais à notre situation, à notre position... Et plus les battements de son cœur se faisaient ressentir contre ma poitrine, plus j'établissais conclusion que nous étions un couple. Un couple franc, pudique et imaginaire, dans doute. Mais tout de même un couple. Puis je me demandais si elle pouvait croire de même ou si elle résignait tous les sentiments que nous véhiculions à l'amitié. J'avais la peur au ventre d'y penser. Elle rougit.

Presque autant que moi. Mais elle était si belle, magnifique. Elle ressemblait, à l'instant, à une rose éclot sur un champ de verdure. Étendu sur l'herbe humide, contre mon corps qui ne pouvait que la lover précieusement... Après ce que je venais de dire, devant cette perle, j'avais les trois mots au bout des lèvres. Ceux qui disent «je t'aime». C'était une éraflure à éviter, une brûlure que l'on évite par réflexe de ne pas se blesser. Mais je m'abstenais. Plus par gêne que par conviction. Peut-être que si je n'avais été cet éternel trouillard, je lui aurais soufflé les paroles ou même les baisers... Mais j'en étais incapable. Elle parla.

Si doucement. Si aisément. Je m'en sentais comme la vermine suspendue à ses pieds. Peut-être étais-je de droit à cette comparaison. Mais ce qui me choqua en tout point fut le sens de son dialogue. La pauvre... Je ne comprenais pas comment elle pouvait se sentir timide, elle la reine qui m'avait comme piètre valet de passage. Jusqu'à qu'elle point, elle, s'était accrochée à moi, comme elle le disait? Il me semblait que la lâcher ou la quitter pour une journée de plus allait me détruire à jamais. Il me semblait aussi qu'il n'y avait qu'elle pour me faire vivre. Et qu'une raison de vivre n'avait droit de mentir autant à son sujet. Je me redressai.

Doucement. Pour planter mon regard à la fois triste et envoûté par tout ce qu'elle était dans le sien. Incapable de m'en départir. Comme deux aimants s'aiment et se maintiennent. Je pris ses mains dans les miennes, les serrai et les cajolai de mes pouces. C'était une peau de pêche. Je lui parlai, avec la fragilité et la douceur de l'ange qu'elle était:

J-j-j'ai toujours ét-t-té franc avec v-v-vous et le serez toujours. Ce que j-j-je vous dis, j-j-je le crois réellement. Et à jam-m-mais. J-j-je ne peux vous p-p-pardonner aucune off-f-fense puisque je suis l'impo-p-portun aux pieds de l-l-la princesse...

Je lui souris. Très faiblement. J'avais les pensées à des milles de là, et pourtant j'étais bien présent devant la belle. À quelques outrageux et dévastateurs pouces de son visage. Je pouvais humer mon odeur qui me faisait oublier le monde en entier et ses soucis. Et je pouvais l'aimer, l'aimer à m'en libérer les lèvres...

J-j-je me sens si pet-t-tit à vos c-c-ôté... Vous p-p-parfaite. Je ne v-v-ous mérite p-p-pas. J-j-je ne devrais p-p-pas être av-v-ec vous. Je n-n-ne devrais vous aimer temps. Je ne devrais p-pas non plus dire à haut-t-te voix à qu-qu-quel point j'ai env-v-ie de vous embrasser...

Dis-je sur un air flottant, épanoui et rêveur. À moitié présent, trop hypnotisé par le divin. Les larmes aux yeux. Des larmes de joie, de m'être libéré le cœur. Et de crainte, de peur qu'elle ne s'enfuit à ces mots disgracieux. Mais je ne pouvais plus me contenir. Je l'aimais. L'aimais de toute ma foi.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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Douce relation [Morgan T. Connhelly]

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