AccueilAccueil  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

Follow Me [Morgan T. Connhelly] :

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
Invité
Invité
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Mar 27 Mai - 20:01

Morgan & Lauren

« Follow me »

Lauren McAlister s'aventurait dans les couloirs. Son quotidien qualifiait la fuite, l'errance. Elle ne se reconnaissait plus. Ses souvenirs commençaient à s'envoler. Bien-sûr, elle n'oubliait pas les éléments principaux de sa vie passée.  Pourquoi se trouvait-elle loin des siens ? Qu'avait-elle fait de mal ? Sa démence demeurait représentait sûrement la cause de cet enfermement. Justement, se situait-elle prisonnière de ses hallucinations, de ses visions, de ses pensées et idées noires ? Ou alors, vivait-elle en Enfer après une mort dont elle ne visualisait plus les causes ? La blonde croisa du monde dans son périple au Manoir. Elle fuyait les démons, et monstres fictifs et réels qui l'entouraient. Elle subissait les assauts des scientifiques qui souhaitaient étudier sa folie. Elle rencontra un dément comme elle : Félix Adler. Ce dernier restait plus givré qu'elle. McAlister avait hâte que ce cauchemar s'arrête. Cela devait cesser !

Présentement, elle arpentait la salle d’Études, elle tomba dessus par hasard au fil de ses balades. Elle était en danger. Or, ce détail ne la titillait pas car la menace demeurait constante et pesante. Elle s'y habituait. Parfois, elle pensait être plus à craindre qu'un autre à cause des ses crises qui provoquaient bien des dégâts. Lauren marchait, elle observait les lieux sans toucher aux affaires qu'il contenait. Son regard se perdit dans celui d'une autre personne. Elle sursauta. Rêvait-elle ? Imaginait-elle cette situation ? Se trouvait-elle en pleine crise ? Non, elle contrôlait ses membres. Elle avait réellement aperçu quelqu'un. Elle se cacha derrière un meuble afin de réfléchir. L'autre personne ne semblait pas très réactive. Elle ne venait pas à la rencontre de Lauren. S'il s'agissait d'un monstre, il aurait certainement couru pour tuer la femme. L'inconnu possédait un regard craintif et préoccupé. McAlister se décida à faire dépasser sa tête pour constater la position du mystère ambulant. Ce dernier n'avait pas bougé, il restait sur place malgré le danger.

Sans plus attendre, Lauren se leva pour prendre la personne dans ses bras. Ce comportement pouvait paraître étrange. Pourquoi agir ainsi ? Sa folie la gagnait-elle encore ? Tout simplement, la femme reconnut une ancienne connaissance, quelqu'un qui avait compté beaucoup pour elle : Morgan T. Connhelly. Il qualifiait un amour de jeunesse. Le destin les avait réuni par le passé alors que Lauren effectuait un voyage à Londres avec sa mère. Un lien très fort unit ces deux âmes. Ils tombèrent amoureux l'un de l'autre. Ils avancèrent ensemble pendant un mois. Lauren pensait même fuir ses proches pour rester avec lui, pour entretenir ce lien, elle souhaitait se marier et avoir des enfants avec lui même s'il était un peu plus jeune qu'elle. Or, la fin du voyage les sépara et la mère de Lauren également. La blonde ne cessa pas de penser à celui qui possédait éternellement une place dans son cœur. Aujourd'hui, le destin les réunissait de nouveau en Enfer.

Morgan... tu vas bien ? Je n'en crois pas mes yeux. Elle s'était reculée pour l'admirer. Pourquoi tu te situes ici ? Elle avait peur pour lui, il méritait mieux que ces conditions de vie... .



© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
admin hypocondriaque et alcoolique
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Jeu 29 Mai - 5:23


follow me
follow me twice



La salle d'étude. Pourquoi? Parce qu'il s'agissait sans doute d'un endroit moins dangereux que le reste de l'étage. Que les sous-sols. Et encore plus bas. Parce que je n'ai pas encore mis les pieds là. Et que je me tâte à retrouver les pages manquantes de mon journal intime. Ceux qui ne sont plus que les traces de ma mémoire, uniques et perdues. J'ouvre.

Une porte à lourds gonds devant moi. Ma lanterne m'éclairait de sa faible chaleur sur chacun des pas de souris que j'avais fait jusqu'à maintenant. Mais je remarque la salle d'étude suffisamment éclairé. Est-elle occupée? Utilisée? Par quels sombres desseins la serait-elle? Je range ma lanterne. Un frisson me gratte l'échine. Je préfère vaquer mes idées à autre chose. C'est ce qui me donne assez de courage pour sortir de ma chambre, penser à autres choses. Comme à mon journal, par exemple. Les espoirs de le retrouver. De retrouver ma mémoire. Mon passé. Un bruit.

Ou plutôt, un fond sonore. J'arrive à une pièce avec quelques potions et leurs alambics qui bouillonnent perpétuellement de manière sinistre. Des tonnes et des tonnes de livres, des bibliothèques et des notes inscrites partout. J'avale difficilement. La place n'est donc pas désertée. Même utilisée. Pas en ce moment, mais parfois, je doute fort. Un mouvement.

Je me retourne vivement. Mon souffle écorche une surprise. Je me crispe. Mon cœur fait trois tours dans ma poitrine. Un fantôme? Un monstre? Une hallucination? Je ne sais plus que pensé. Ai-je bien dormi la nuit dernière? Serait-ce la fièvre qui est de retour dans mon crâne? J'y pense et un mal de tête survient. Non. Non je panique. Rien de plus. Ou peut-être pas? Je reste immobile à fixer l'endroit d'où provenait le mouvement. Je lève ma lanterne en l'allumant. Elle tremble tant ma poigne se secoue d'elle-même. Je ne vois pas plus se dessiner une silhouette. J'abaisse ma lanterne. Reste de silence. Attends de voir la suite avant de prendre mes jambes à mon coup. Un visage.

Une jeune femme blonde, ravissante. Belle, belle à me faire rougir. Qui s'approche vers moi. J'ai sursaut, j'écarquille les yeux, mais n'ai le temps de faire mouvement de recul qu'elle me saute dans les bras. Elle m'enlace. J'en ai le souffle coupé. Je cesse immédiatement de trembler. Elle prononce mon nom. Elle me connait donc! Mes joues s'enflamment comme des carnassières et j'hésite longuement avant de me détendre, et mettre mes bras autour d'elle. Pourquoi est-ce que j'agis ainsi avec une inconnue? Parce qu'elle ne m'est pas inconnue, sans doute. Je respire son odeur. Celle du miel. J'écoute son accent américain. Je souris. Faiblement. Sans trop savoir pourquoi. Je me sens automatiquement bien dans ses bras. Comme s'ils avaient été ceux d'Elizabeth, ou presque. Se pourrait-il que..? Elle se recule.

Je l'admire en profondeur. Son sourire est une pétale de soleil qui s'étale sur des lèvres tendres à ravir. Sa soyeuse tignasse de blé bourdonne toujours une odeur de sucre dans mes narines. Et son œil de mille merveilles pétille sur le mien à me faire fondre. Je rougis, toujours plus. Me sens mal. Baisse le menton. J'ai l'impression de commettre l'adultère. Elle parle.

Elle demande de mes nouvelles. Semble heureuse de me retrouver, mais inquiète à la fois de nous savoir ici, dans ce manoir des horreurs. Elle me tutoie. Nous étions, dans la vie dont je n'ai aucun souvenir, probablement très proche. Je me sens mal. Je la regarde, plisse des yeux. J'ai le grand pressentiment de la connaître, comme il ne m'était jamais arrivé auparavant. Comme si j'avais rêvé d'elle une nuit entière passée et avais oublié mes vapes de sommeil. Je lui fais un tendre sourire. Et doucement, je vais prendre ses mains. Très délicatement. Comme si j'avais à lui annoncer une mauvaise nouvelle.

Je... Je vous demande pardon. Mais... je... j'ai...

Je ne sais pas comment expliquer l'inexplicable. Je me suis éveillé dans ce manoir sans même me souvenir de mon propre nom. J'avale avec force. Je n'ose lui dire. Dicter que je ne me souviens point d'elle? Je ne voudrais l'offusquer... Alors j'y vais de franchise, tout simplement:

J'ai perdu... la mémoire. Comme bien d'autres ici. Je me suis éveillé dans une chambre sans même me souvenir de mon propre nom... Avec une note laissée à moi-même. Je suis... profondément navré. Je vous le jure. Vous... votre présence me dit quelque chose, mais...

Ma gorge se noue. Je cesse de parler. Me racle la gorge. Autant je déteste la situation, autant je suis heureux de trouver quelqu'un d'aussi radieux en ces lieux. Qui m'eut connu. Qui n'a pas perdu mémoire. Peut-être est-ce pour moi une opportunité de me découvrir?

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



[color=#b45384]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dark-circus.forum-canada.com/
Invité
Invité
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Lun 9 Juin - 11:44

Morgan & Lauren

« Follow me »

Lauren McAlister venait de tomber sur un agréable fantôme du passé. Il s'agissait de Morgan T. ConnHelly. L'anglais gardait une beauté naturelle accompagné d'un charme incontestable, un air innocent et pudique, ce regard qui faisait fondre la blondinette. Que faisait-il au Manoir ? Lauren craignait le pire. Elle ne souhaiterait même pas à sa pire ennemie ce funeste destin. Alors pour Morgan, elle espérait encore moins qu'il se retrouve enfermé dans un tel endroit ! Elle angoissait, il ne méritait pas cela. Pourquoi l'Enfer s'offrait-il à lui ? Si Lauren recevait la possibilité de quitter le Manoir, elle passerait ce cadeau à l'ancien élu de son cœur qui occupait toujours une place dans son esprit. Elle ne saisissait pas le pourquoi de l’acharnement du destin, l'anglais devait sortir d'ici et vivre une vie douce et paisible, celle qui lui revenait de droit. Qui l'avait envoyé dans ces lieux ? Il le paierait ! Le jeune homme paraissait perdu. Aussi, il ne se rappelait pas de l’existence de la démente. Cette dernière rencontrait de bons sentiments et une joie immense à l'idée d'être face à Connhelly. En l'entourant des ses bras, il voulait certainement et simplement rendre le geste qu'elle venait d'effectuer. Il conservait son caractère simple, facile à vivre, adorable. Il aurait pu repousser l'inconnue mais non, il préférait faire preuve de compréhension. Par contre, il prouvait bien qu'il ne savait la reconnaître. Lauren ne se formalisait pas. Elle avait déjà la chance de le revoir, c'était inespéré. Elle aurait quand même aimé le croiser ailleurs qu'au Manoir. Le jeune homme prit les mains de la blonde et il lui offrit un beau sourire dont lui seul avait le secret, ce dernier la poussa à user de confiance. Sa joie et son air qui allait avec ne s'envolaient pas. Il avança quelques mots. L'usage du « vous » la tua sur place, elle tenta d'extraire ses mains de celle de son amour de jeunesse. Elle n'était pas vexée mais juste triste. Il poursuivit en avouant la perte de sa mémoire. Il s'exprima sur son expérience. Il ne se souvenait de rien, même pas du pourquoi de sa présence ici, de qui il était et de son interlocutrice. Il était amnésique. Lauren possédait une chance monstre de vivre avec quelques souvenirs. Ils l'aidaient à tenir. Morgan en faisait partie, sa mère aussi, sa famille, et quelques petits détails. Ils ne l'aidaient malheureusement pas à contrôler ses crises de folie. Comment Morgan survivait-il sans rien ? L'empathie gagnait du terrain et Lauren compatissait, elle reprit les mains de son interlocuteur.

Je suis navrée... tu mérites mieux qu'un emplacement dans cet endroit. Ici, c'est l'Enfer. J'aimerai trouver les solutions pour t'aider à retrouver ta mémoire, ta vie d'avant dont l'Angleterre. Ceux qui t'ont fait cela, s'en sont pris à la plus adorable des personnes dans ce bas monde, ils vont le payer car le tout puissant se retourne souvent contre les bourreaux. Comment vas-tu ? Tu n'es pas blessé ? Elle souriait malgré la circonstance. Je suis Lauren McAlister, on s'est rencontrés étant plus jeunes, on a vécu un bon bout de chemin ensemble : court mais intense. Elle osait livrer la vérité, elle le devait, pour lui.


© Chieuze


Belle fiche de RP, merci j'adore :). Et super réponse au passage, Morgan est touchant !
Revenir en haut Aller en bas
admin hypocondriaque et alcoolique
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Ven 13 Juin - 3:10


follow me
follow me twice



Et au comble de la frustration des événements, de leur hasard et de leur furie, c'est de la tristesse que ressent la jeune femme. Qu'elle paraît ressentir, du moins. J'ai remords, j'ai regret. Sur ce que j'ai fait qui m'a amené ici, qui la met dans cet état, mais que j'ignore. Car, oui, je sais qu'elle dit la vérité. Je me sens trop bien dans son étreinte pour qu'il en soit autrement. J'aimerais la serrer contre moi, lui dire que tout va bien, que le passé est passé et que le futur reste à construire... J'aimerais tant. Mais je ne sais le faire. Je l'écoute, et son air triste me tord le cœur. Elle demande.

D'une voix si douce, si belle... Elle est un ange de ses mots et son visage, jusqu'à sa chevelure blonde et soyeuse. Son accent d'outremer me fait sourire. Le moment est à pleurer, mais je ne peut y résister. Je la regarde, je la contemple, et je souris, comme un amoureux. Je ne devrais pas, mais il n'y a rien de pêché dans cet acte. J'aime sa manière d'être, aussi belle et mignonne soit-elle. Elle demande si je vais bien, si je suis blessé. Je souris toujours. Elle ne peut que m'apporter une grande chaleur. Lauren McAlister.

Ce nom résonne dans mes ouïes. Je bats des paupières, plisse les yeux. Je tente de déchiffrer ce nom dans mon passé, passé sans doute trop lointain pour que la mémoire me revienne à la bouche. Je tire les lèvres d'un air désolé et pose mon regard au sol. Elle parle d'un moment court mais intense. Je froncis les sourcils un bref instant. Intense? Et je ne m'en souviens plus? Je ne me souviens de rien de toute façon. Je prends sa main.

La baise doucement en lui souriant des yeux. Du coin des lèvres, aussi. C'est une réaction spontanée dont je ne ressens aucune gêne, étrangement. Comme si le geste avait été tout naturel.

Enchanté, McAlister. Pour une seconde fois sans doute.

Je laisse à contre cœur sa menotte de velours que mes doigts ne veulent plus lâcher. Elle est si attentionnée envers moi, je ne peux que le lui rendre.

Votre nom est magnifique, Lauren, bien qu'il ne me dise rien... J'en suis désolée. Les pages de mon journal intime d'autrefois on été dissimulées dans ce manoir. Je suis à leur recherche. Si l'une d'elle me parle de vous, vous aurez signe de moi, je vous le garanti.

Tendre visage que je lui propose, ma main se lève, mais s'arrête. J'avais le geste d'instinct de lui caresser la joue. Je suis confus. Je plisse les sourcils et cherche repère en ma cervelle qui n'en trouve point. Pourquoi tant de familiarité avec cette jeune femme? Notre relation fut courte mais intense... Je me racle la gorge et ose cette parole:

Pardonnez ma curiosité, mais... Que voulez-vous dire par «court mais intense»? Quel est... ou quel était notre relation?

Et d'un air gêné, je lui porte un air à la fois curieux et inquiet.

©BoogyLou



HRP:
 





 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



[color=#b45384]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dark-circus.forum-canada.com/
Invité
Invité
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Mar 17 Juin - 2:26

Morgan & Lauren

« Follow me »

Lauren McAlister observait les attitudes de son interlocuteur. Morgan T. Connhelly semblait réceptif. Il était possible qu'il reconnaisse la blonde. Il détenait des drôles de comportements. Son regard indiquait un forme d'attachement, il restait attentif et très concentré. Il ne la lâchait pas, il la tenait juste en la regardant Le brunet possédait le même air timide que par le passé. La démente sentit son cœur se fendre en deux. Pourquoi ? Elle se voyait affaiblie. Morgan lui avait longtemps manqué. Des bons sentiments l'envahirent, comme si le passé venait de resurgir instantanément. Des brides de souvenirs remontaient à la surfaces. Lauren les saisissait à pleine main. Cette attitude lui portait défaut car elle devenait vulnérable. La femme devait aussi penser à une éventualité : le jeune homme pouvait très bien représenter un scientifique, non une victime. Il interprétait peut-être le rôle de l'amnésique. Après tout, McAlister s'était déjà faite avoir. Il fallait chasser cette mauvaise idée de sa tête. Morgan restait Morgan, le type adorable, attachant, appréciable, sympathique, parfait en tout point. La blonde se concentra sur le sourire de Connhelly. Elle était heureuse : son rêve de revoir Morgan devint réalité. C'était inespéré... . Ce cauchemar au Manoir se transformait, il devenait moins dur, moins violent. Le soleil venait d'entrer dans la pièce. Toute tension semblait s'apaiser. Même si Morgan l'avait oublié, Lauren pensait que tout était à reconstruire. Ce détail la confortait. Elle ne préférait pas penser à cette perte de mémoire. Rien ne servait de s'enfermer dans une nostalgie ou une mélancolie. Morgan aussi se laissait aller. Il ne se formalisait pas de la proximité imposée par son interlocutrice, au contraire il en rajoutait. Il lui baisa la main avant de lui dire qu'il était enchanté de la rencontrer pour la deuxième fois.

Je suis ravie de te retrouver Morgan, tu n'as pas idée ! Il la complimentait. Lauren rougissait automatiquement dans ce cas de figure, surtout quand il s'agissait d'un joli garçon qui se permettait ce genre de paroles. Elle redevenait la Lauren du passé elle aussi... cette époque lointaine reprenait ses droits. Merci, tu veux que je t'aide à le retrouver ? Des vieux réflexes apparaissaient dans les gestes et attitudes de Connhelly. Sans s'en rendre compte, il effectuait des grandes avancées. Lauren se sentait toute gênée et excitée à la fois : son ange se situait à ses côtés, il lui servait toujours de bouclier contre la tristesse pendant les jours maussades. Sans le vouloir, il qualifiait le moteur de Lauren depuis toujours. Le brunet souhaitait plus d'explications, la démente ne détenait pas de scrupules : elle se lança pour lui offrir la vérité. Nous étions en couple. J'ai voyagé en Angleterre avec ma génitrice, à Londres. Nos chemins se sont croisés. Tous les jours, nous nous donnions rendez-vous. Tu arrives à deviner le genre de lien ? C'était fort et intense. Je pensais faire ma vie avec toi à l'époque... elle se reprit, pardon, je suis si heureuse de te retrouver, j'ai l'impression qu'il s'agit d'une attitude normale de ressasser le passé ainsi... . Elle était confuse. Arriverait-il à la comprendre ?





© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
admin hypocondriaque et alcoolique
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Mer 18 Juin - 5:03


follow me
follow me twice



Elle rougit, elle est belle. Magnifique. Elle me donne le papillon à l'estomac. Celui que, je devine, m'eut titillé en ma jeunesse, ou peut-être même la première fois je je l'eus vu. Si douce, si gentille... Je lui souris. Paisiblement. Elle me propose même de l'aide afin de retrouver les traces de mon journal intime. J'accepte la proposition d'un timide sourire et d'un hochement de tête. D'une inconnue, j'aurais refusé. Mais je n'avais cette gêne, cette peur d'être trop encombrant avec elle. À ses côtés, je me sens tout simplement bien. Comme si son aura m'était tout ce dont j'avais besoin afin de me sentir chez moi. Comme lorsque je suis avec Elizabeth... Je divague.

Pourquoi pense-je cela? Je me redresse en battant des paupières. Je ne peux comparer un fantôme du passé à ma fiancée. Je sais les pires monstres capable de bien des choses en ces lieux. Des choses inexplicable, des habiletés à dormir debout... Lauren a-t-elle pouvoir de séduction sur moi? C'est l'impression que j'ai. Ou plutôt, que j'aurais si elle ne dégageait pas autant de compassion et de franchise. Je l'aime. De mise. Je l'apprécie, de devrais dire... Devrais... Tout s'éclaire.

Elle m'apprend que nous fûmes amoureux. Elle le dit sans équivoque, d'une traite. La joie au cœur et le soucis bien ailleurs. D'un ton tout naturel, à croquer. De son minois parfait et son sourire à me faire fondre. Sur sa chevelure d'or, sur son accent d'outremer... Je me raidis à apprendre la nouvelle et perd le sourire. Je suis sous le choc. J'écarquille le regard, celui qui s'humidifie tranquillement. Je commence à me connaître. Et je sais ne pas avoir aimer beaucoup dans ma vie. Mais d'avoir aimé à la folie. À la folie... Je l'écoute. Un flash.

Pour une fraction de seconde, je vois le visage de Lauren, beaucoup plus jeune, sur un paysage vert et clair. Sur un ciel d'été à faire accentuer l'éclat de ses yeux. Elle souris. Son visage est si près du mien. Un souvenir, vague et diffus, ou nous nous embrassons... Je froisse mes sourcils et secoue faiblement ma tête. Un cou de mal de tête qui disparaît aussi rapidement qu'il est venu. Je mets une main sur mon crâne et ferme durement les paupières. J'avale. Difficilement. Reprends contrôle.

Sur ce flash qui m'a fait perdre la tête une seconde. Et j'affiche le plus triste et désolé des regards à Lauren. Elle est une perle, un joyaux. Que j'ai aimé, autant que mon cœur bat la chamade à l'instant. Je devine qu'elle eut été tout pour moi, au court d'une certaine époque passée... Et je me sens mal. Terriblement mal. De devoir lui annoncer que je suis fiancé à une autre, maintenant, elle qui semble si heureuse de me retrouver. Tout comme moi. Surtout, je me sens mal de constater que je l'aime toujours, ou que ma mémoire me fait croire de telle. Après tout, j'ai aimé cette jeune femme pour ce qu'elle était et ce qu'elle est...

Ne vous excus-s-sez pas, je vous en pris... Il est tout à fait normal d-d-d-de... Enfin... Je ne vous reconnais pas mais suis si bien en votre p-p-présence... J-j-je... ne sais... pourquoi nos chemin ne se sont jamais retrouvés... m-m-mais j'ose vous croire sur parole. Vous avez tout des qualités d'une femme à aimer... je baisse le menton, rougis, m'empourpre et m'enfarge. J-j-j-j... J-j-je vous d-d-demande pard-d-don... Je n-n-ne devrais dire ç-ç-ça...

Je racle. Ma gorge. Pince mes lèvres et retient mes larmes de couler. Je ne sais que dire. Je sens faire la gaffe. Je me gratte la nuque. Puis baisse ma main. Et cet anneau d'or vient percuté mon regard. Je n'ose affronter le regard de la blonde et je murmure, à contre coeur, dans la plus grande hésitation:

Écout-t-tez, Lauren... J-j-je... Suis d-d-désolé... Du fond d-d-du coeur. J'ai... Je suis fiancé à une femme dont je suis ép-perdumment amoureux. Qu-qu-que j'ai con-n-nue ici... Peut-êt-t-tre avant... Nous ne sav-v-vons pas...

Je me ressaisis. Redresse mon visage et me rapproche de Lauren. Je prends ses mains dans les miennes. Mes pouces viennent les caresser doucement sans que je ne le réalise trop. Mais je m'en fiche. Je me perds dans ses yeux renversant. Et lui porte une douce parole.

Je vous parle de franche excuse parce que je vois votre bonheur de me retrouver. Et il est... étrangement réciproque. Un bonheur puissant. Je... Ma mémoire ne veut que je dire que je vous aime. Et... Et peut-être... Mon cœur aussi...

Je m'arrête. Mon foi se tord d'angoisse d'aller trop loin. Même si les mots quittent ma bouche deux-mêmes. Si Elizabeth m'entendait... Elizabeth. Je l'aime à la folie. Et rien au monde ne nous séparerait. Mais j'ai cette sensation si tendre en m'approchant de Lauren. La même qui me fait renaître lorsque ma fiancée pose un regard sur moi...

©BoogyLou



HRP:
 





 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



[color=#b45384]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dark-circus.forum-canada.com/
Invité
Invité
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Sam 12 Juil - 22:59

Morgan & Lauren

« Follow me »

Lauren McAlister venait de retrouver son prince charmant, l'homme qu'elle avait toujours aimé. Pourtant, la blondinette avait connu une autre histoire d'amour. La renierait-elle pour Morgan T. Connhelly ? Bien évidemment, le brunet qualifiait son grand amour, le seul, le vrai, personne ne pouvait l'égaler. Il était si adorable. Le jeune homme avait conservé son air enfantin, presque naïf. Il restait reconnaissable entre mille. Son caractère, sa beauté, possédaient de quoi faire fondre de nouveau l’américaine. Elle demeurait sous le charme. Ces retrouvailles avaient du bon. Lauren se sentait vidé de toute animosité, comme si sa folie s'envolait aux côtés de son pansement, celui qui la rendait heureuse par le passé. Présentement, il venait de faire entrer la lumière dans cette grand pièce sombre. Son sourire servait à illuminer le quotidien de McAlister. Cette dernière se rendait compte que le paradis pouvait réellement exister. Elle qui n'y croyait plus. Désormais, elle ouvrait les yeux : tout n'était pas perdu. Morgan faisait beaucoup pour Lauren sans le faire exprès, ni s'en apercevoir. Elle lui en était très reconnaissante intérieurement. La belle choisit d'aider le jeune homme dans sa quête. Il désirait retrouver les pages de son journal. C'était capital pour lui alors Lauren l'aiderait. Elle était ravie de pouvoir le faire. D'ailleurs, elle s'éloigna déjà de son interlocuteur pour fouiller à droite, à gauche. Morgan, lui, ne blâmait pas les aveux de la blonde. Elle s'était montrée un peu trop enthousiaste. L'américaine s'en excusait. Or, elle comprit très rapidement que son message ne déplaisait pas à Morgan. Il le validait totalement. L'instant était magique. Lauren retrouvait son ange.  

Ne t'excuse pas Morgan. Je vois que tu as un peu changé : tu as attrapé une certaine confiance en toi. J'apprécie et je te remercie pour tes confidences. Il rougissait comme avant. Lauren était très touchée, elle reconnaissait sa chance de compter cet homme parmi ses contacts ici, malgré l'atrocité de la situation. La suite la poussa à s'éloigner encore plus. Connhelly faisait preuve de sincérité. Il était à saluer. Le brunet demeurait fiancé à une autre femme. Je vois... c'est normal, tu mérites cet amour. Je te souhaite que du bon avec cette personne. Affaiblie mentalement par la nouvelle, Lauren continuait les recherches pour son ancien petit-ami. Trop tard, il vint à se rapprocher d'elle et à lui prendre les mains. Il allait percevoir la souffrance de Lauren dans cette position. Elle s'en voulait car elle ne souhaitait pas le faire culpabiliser. Merci pour cette authenticité Morgan... . Je respecte ta relation et je ne vais pas interférer dans celle-ci même si je t'.... . Elle relâcha les mains de son partenaire. Attends. Elle observa un bout de papier qui dépassait d'un livre dans la salle d'études. Elle s'en empara pour en lire quelques lignes. La date lui rappela bien des souvenirs. Elle n'avait pas oublié cette période. C'est à toi ! Ton journal.... son cœur se fendit en deux quand elle traversa les dernières lignes. Ça te dit quelque chose ? Des larmes vinrent souiller ses joues déjà toutes rosées.

Spoiler:
 




© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
admin hypocondriaque et alcoolique
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Mar 15 Juil - 3:42


follow me
follow me twice



Mon coeur se tord. Je la vois, si heureuse, si pétillante, si gentille, si belle... Je la vois se faire dire par ma propre bouche que je suis promis à une autre alors qu’elle me remercie et pose les mérites. Je sais qu’il est atroce de pensée de telle puisque je suis fiancé, et que le Seigneur aura tout à me blâmer; mais j’aurais sans peine voulut l’honorer et lui faire grâce toute une vie. J’espère l’avoir fait dans mon ancienne. Car celle-ci, la nouvelle, dans ce manoir, appartient à une autre. Je sens mes promesses échouer lamentablement, sans pour autant les connaître. Aime.

C’est le mot qu’elle voulait employer. Qu’elle remplace à la dernière parole par le verbe d’attendre. Je serre les dents, pince les lèvres. J’ai cœur gros, immense, et débordant du sentiment interdit pour elle à l’instant. J’aimerais glisser ma main dans ses cheveux, et lui souffler de même. Je commence un phrase, très maladroite :

Les sentiments sont récip-p-proq-q-

J’ai le temps de terminé – peut-être ne m’a-t-elle pas entendu? – qu’elle découvre quelque chose dans un livre. Elle le prend. Annonce qu’il s’agit de mon journal. Elle connaît ma plume? Mon cœur arrête de battre. Je ne saurais dire si c’est la cause de la trouvaille ou de cette deuxième révélation. Ses yeux dévalent les lignes. Trépignant d’impatience, je me poste par-dessus son épaule. Lis.

Mes iris traversent la feuille. Difficilement et si rapidement à la fois… Je calcul, des dates, une adolescence forte en émotion qui ne me dit rien. Qui ne me laisse aucune mémoire. Mais que Lauren a tracé de mille et un amours pour un été rose et doux. C’est à la fin de la lettre uniquement que je réalise que j’ai passé mes mains sur les épaules de la blonde. Que je la serre. Un peu. Dans mes bras. Et contre moi. Elle pleure.

La douce et magnifique américaine verse une larme. Mes yeux s’imbibent à leur tour. Je me partage d’une joie immense à avoir retrouver un morceau de mes souvenirs et de découvrir à quel point j’eus été horrible à l’égard de quelqu’un que j’aime tant. Que j’aimais tant, devrais-je dire… Devrais-je…

Je prends la note, la lui volant doucement des mains, et la relis une centaine de fois. Mes sourcils se froncent et ma gorge se noue. Si beau. Si tendre. Céleste. Ce que me fait vivre Lauren. Tout ce que je lis à l’instant est interprété au détail près par ma poitrine présentement. Je plis la lettre de mes mains tremblantes et la range dans ma poche secrètement, comme si je voulais l’oublier. Mais je ne peux. D’un bond.

Je m’approche de Lauren, prend délicatement son visage dans mes mains, et pose mes lèvres sur son front. À l’exacte et bonne hauteur par rapport à nos grandeurs. C’est un geste spontané, totalement naturel. Que je défais après quelques secondes de délices.

Merci, Lauren… Merci…

De m’avoir fait vivre de si grandes choses. De m’en faire vivre toujours. D’être ce qu’elle est. D’avoir trouvé cette note. De tout. Tout tout. Je sens que je lui dois tant, mais que je lui prends tout… Douleur.

Je me recule. Mes joues sont rouges pivoine. Je me gratte la nuque. Sans doute ai-je été trop loin. Un baiser amical. Chaleureux. Familiale, peut-être? Rien de plus. Je me le répète à l’infini pour ne pas sombrer dans plus loin.

P-p-pardon… Il semb-b-blerait que j-j-j-je sois bien heureux d-d-de nos ret-t-trouvailles bien qu-qu-qu-que je n’ai grand souv-v-venir de v-v-vous…

Mes yeux traînent dans la buée. Derrière cette buée, un visage parfait. Celle d’une jeune américaine me tutoyant déjà et enfin. Elle est adorable.

©BoogyLou



HRP:
 





 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



[color=#b45384]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dark-circus.forum-canada.com/
Invité
Invité
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Dim 20 Juil - 0:20

Morgan & Lauren

« Follow me »

Lauren McAlister avait failli dire « je t'aime » à Morgan Connhelly avec la même intensité que par le passé. Elle se laissait déborder par ses sentiments. Elle ne contrôlait plus rien. Une vague de confort l'avait envahi. Sa relation avec Morgan représentait un fait connu par la démente, un élément d'une époque antérieure qui la rendait plus proche de la vie, de la normalité. Elle se sentait bien en compagnie du jeune homme. Son amour pour lui n'avait pas disparu. Pourtant, elle n'avait pas le droit de le prononcer. Le brunet restait promis à une autre. Le temps avait passé et leurs histoires personnelles évoluaient. Il s'agissait d'une réalité commune à tous les êtres humains. Aucun ne pouvait en vouloir à l'autre. D'ailleurs, la blonde se réjouissait du bonheur de son interlocuteur. Par contre, elle se voyait remplie de tristesse et de chagrin en sachant son bien aimé présent en ces lieux sordides. Qu'avait-il fait ? L'avait-il choisi ? Le quotidien au Manoir ressemblait à un cauchemar permanent, il méritait mieux. Il était si gentil.... McAlister ne comprenait pas la raison de sa présence. En tout cas, le destin avait encore réuni ces anciens amants. Était-ce un signe, un présage ? Que devaient-ils y voir ? Lauren espérait qu'ils arriveraient à sortir de cet endroit. Présentement, il était question de belles retrouvailles. Morgan avoua que ses sentiments étaient réciproques. Il bégayait comme toujours. Il était adorable. Le pensait-il vraiment ? Nourrissait-il encore un amour pour la démente ? Elle ne préférait pas en tenir compte. Il avait une histoire avec une autre femme et elle devait l'encourager dans ce sens. Elle aussi avait eu sa chance avec quelqu'un d'autre. C'était la vie !

Morgan désirait retrouver les pages de son journal. Elles se situaient un peu partout, bien cachées. Lauren trouva rapidement l'une d'entre elles, comme si quelqu'un l'avait placé à cet endroit précis pour que la blonde la débusque. Son passé lui revint de manière foudroyante, cela faisait mal comme une belle claque envoyée en plein vol. cela qualifiait l'intouchable, tout ce qu'ils n'auraient plus ici. Ils avaient tout perdu : leur passé, les bons moments, leur humanité. Ils allaient mourir comme des rats en cage, seuls, sans compagnie. La réalité était dure à accepter. Pourquoi étaient-ils enfermés au Manoir ? McAlister n'avait jamais signé pour ce sort ! L'enfer... l'enfer revenait taper à sa porte. Était-ce bien Morgan devant elle ou encore l'une de ses hallucinations ? En tout cas, elle se laissait aller. Des larmes perlèrent ses joues. Connhely serra délicatement la démente dans ses bras. Il était bien là, réel ! Lauren en était certaine désormais, elle en mettrait sa main à couper. Même s'il déterminait un rêve, ce dernier était chaleureux. Il fallait accepter et vivre l'instant, un rare moment agréable passé dans cet endroit morbide. Le jeune homme s'intéressa de plus près à la lettre, il se sentait concerné. Il était si beau, et si charmant, son interlocutrice l'admirait. Elle profitait de cette vue magnifique. Morgan se situait à ses côtés. Elle apprécia le geste tendre, de soutien de son ex petit-ami.

Je n'ai rien fait. Merci à toi, tu m'as donné de l'espoir... . Celui d'un paradis existant. Morgan restait authentique. Ne t'excuses pas, je suis rassurée grâce à toi. Je suis heureuse de te revoir malgré les circonstances, heureuse de partager des souvenirs même s'ils sont flous pour toi et heureuse que tu aies trouvé l'amour, tu le mérites. J'espère qu'on se retrouvera ici, car j'ai l'impression que les murs sont grands... . On ne te fais pas de mal... ? Lauren voulait connaître les conditions de vie de l'amnésique. Elle ne désirait pas le quitter de suite.





© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
admin hypocondriaque et alcoolique
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] : Mar 29 Juil - 1:59


follow me
follow me twice


Difficile. Difficile et cruel qu'un Seigneur ait donné à chaque humain la capacité de n'aimer qu'une autre âme, et une seule. Non, je ne veux retomber en amour avec Lauren comme tout ce qu'elle est m'inspire à ressentir. Mais j'aime Elizabeth, de tout mon être! L'adultère me serait impossible. Je suis fiancée, époux, père en devenir, je le souhaite... Lauren, vous êtes d'un charme naturel, d'une beauté épatante, d'une fièvre immaculée... Je devrais vous interdire d'être aussi charmante! Mais comment vous l'en empêcher... Je soupire.

De désespoir. Je ne sais que faire. Elle dit n'avoir rien fait sinon de croire à un paradis existant grâce à moi. Je rougis. Et baisse le menton. Souris de peu. De si grands compliments me gênent comme le fardeau d'un héroïque regret. Je ne sais comment en répondre, sinon que, en ce moment, avec elle, je suis au paradis. Sur ses nuages et en ses Cieux. Impossible de feindre le contraire ou de ressentir autrement. Elle évoque tout d'un Ange blond et Saint. Je sourcille.

Je constate qu'il s'agit d'un contraste bien grand. L'émoi de la situation ne m'a pas fait réalisé la chose avant; Lauren le fait de ses paroles sur l'endroit sinistre. Un Ange blond dans un sombre manoir... Comment aurait-elle put trouver entrée ici? Je n'ai le temps de dicter la question de vive voix qu'elle me pose la question sur les douleurs. Mes dents claquent doucement, frêle mâchoire qui peine à dire les choses encore. Respiration sur un cœur qui s'affole et qui s'émeut. J'inspire difficilement, sur un hoquet, et enfin relève mon œil embué sur elle. Je sens que nous sommes toujours à une si légère proximité. Bien plus que j'oserais avec même mon plus proche ami.

Ne v-v-vous inqui-iétez p-p-point... Vous êt-t-tes une aur-r-ra si p-p-pure dans c-c-ce manoir! V-v-vous trouver-r-rez réc-c-confort d-d-dans les b-b-bras d'un-un brav-v-ve sans diffic-c-ulté...

Je marque une pause dans laquelle je pèse un péristaltisme complexe. Ma gorge est si sèche qu'elle me pince. Est-ce que mes paroles sont vérité? Sur le coup, je ne les ai point doutées. Puis je me demande qui pourrait bien être assez digne de son cœur. Que je connaisse, en ces lieux de Mort, aucun. Ni même moi, piètre protecteur. Mais j'omets le commentaire. Plutôt, je réponds à sa question évasivement:

V-v-vous savez... Les monst-t-t-tres courent d-d-dans ce man-n-noir... On ne p-p-peut toujours leur échap-p-p-per..

J'omets de lui parler de mes cicatrices ou de mes aventures. Encore moins de mon orteil en moins depuis ma rencontre avec Athénaïs ou de mon incapacité à marcher pendant une semaine après celle avec Victoria. Je continue, lourdement:

J-j-je souhai-t-t-te seul-l-lement qu'un a-a-a-ange com-m-me vous a sut res-t-t-t-tée cach-ch-é des hor-r-r-reurs de cet-t-t Enfer...

Sourire sincère, mais très inquiet. Et je regarde par dessus mon épaule comme si je craignais qu'on nous épie. Et je serre la lettre de nos amours contre mon cœur. Elle connait le passé, une chance en ces lieux! Je me demande simplement comment l'américaine aurait put avoir traversé l'océan afin de se retrouver ici à jamais. Que le Diable emporte le fautif! Cruelles offenses que Notre Seigneur nous pardonnera, j'ose espérer. Je prends un ton plus de confidence et me permet, très prudemment:

P-p-pardon de v-v-vous demand-d-der cet-t-te question s-s-s-si personn-n-nel, mais... V-v-vous part-t-tagez des souv-v-venirs et sembb-b-lez de b-b-on état... P-p-pourquoi... C-c-comment êtes-v-v-vous arrivée d-d-dans ce man-n-noir?

Je serre de peu ses bras, comme pour la rassurer. Ou me rassurer. Je ne le sais trop. Mais je suis craintif de la réponse que je sais d'augure bien triste.


©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



[color=#b45384]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dark-circus.forum-canada.com/
Contenu sponsorisé
En savoir plus

MessageSujet: Re: Follow Me [Morgan T. Connhelly] :

Revenir en haut Aller en bas

Follow Me [Morgan T. Connhelly] :

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Sujets similaires

-
» Jimeo / Morgan
» Village Kurain - Salle de méditation [Morgan Fey]
» Lionel , Morgan 750K MOG
» ADRIANO ☼ I follow rivers.
» Hagiographie de Morgan de sauvigny

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Amnesia : A Pack of Wolves :: Le Manoir :: Le Premier Étage :: La Salle d'Études :: Mémentos Retrouvés-