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Thanks For The Memories - Adler & Carter [Fini]

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admin vengeresse et nymphomane
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MessageSujet: Re: Thanks For The Memories - Adler & Carter [Fini] Lun 28 Oct - 20:06

I



 





THANKS FOR THE MEMORIES
With Felix J. Adler

Son contact me réchauffait dans la fraîcheur du vent. Je ne voyais plus aucun des autres promeneurs qui se baladaient derrière nous, ni même la volupté incroyable des vagues contre le rivage. La nappe me semblait nuage, et la nourriture pouvait bien attendre. Je me sentais bien auprès de lui, juste bien. Mon cœur battait la chamade de ce qui semblait être une intense joie, je ne comprenais toujours pas ce qu’il m’arrivait. Doucement, mon épaule frotta contre la sienne et je le vis prendre agréablement ce que je lui tendais, boire l’eau que je lui avais offerte. Cela me ravit de tout mon cœur, et je sentais que je pouvais passer des heures auprès de lui, contre lui, sans que cela ne me dérange. J’en fus pourtant peinée de me dire qu’il allait bientôt falloir que l’on s’en aille pour reprendre nos activités. 

Ce fut à ce moment que sa main toucha la mienne, se posant sur moi avec une délicatesse hors du commun, comme si j’étais une horlogerie très précieuse. Cela me fit rougir de la plus douce des teintes rougeâtres et je n’enleva ma main pour rien au monde. C’était pourtant surprenant, venant de la part de quelqu’un qui, il y a à peine quelques minutes, refusait de venir manger, et qui semblait d’une timidité et nervosité à toute égale. Je souris à son contact, mais il comprit soudainement son geste et releva brutalement, me bousculant un peu au passage. L’eau tomba sur la nappe, et je fus prise d’une certaine panique. Confus de tout ce qu’il avait fait, il se mit à bégayait: 

Félix:  Je suis sincèrement navré, je ne sais pas ce qu'il m'a pris...! Pardonnez-moi de ma maladresse... Excusez-moi, je suis désolé...

Je ramassa le verre et rangea tout ce qui était sali durant l’incident et me releva pour suivre le mouvement de mon ami. Me mettant face à lui, je l’empêcha de bouger en saisissant ses poignets:

Kaitlyn: Ne vous en faites pas, ne soyez pas gêné…je…j’ai…

J’ai apprécié? Oui, c’est ce que j’aurai voulu dire, mais comment faire pour le dire à voix haute face à quelqu’un que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve? Pris de panique qu’il ne s’enfuit pourtant, je fit glisser mes mains de ses poignets jusqu’à ses paumes, et serra ses mains dans les miennes tout en faisant un pas supplémentaire. 

Kaitlyn: Ne vous en faites pas… 

Ma poitrine était entrée en contact avec le jeune torse de Félix, j’ignorai ce que je faisais, mais mon corps semblait bien le savoir. Je n’avais jamais fait cela auparavant, j’étais la princesse, celle que l’on voulait, celle pour qui on se battait. Et voilà que je faisais les beaux yeux et la mijaurée devant un assistant horloger qui ne voulait clairement pas de moi? Etait-ce uniquement pour soigner mon orgueil blessé ou…autre chose? Je sentis mon cœur battre douloureusement, il ne voulait plus s’arrêter…que ce passe-t-il? Jamais il n’avait battu comme ça pour personne d’autres…

Kaitlyn: …je dois vous dire, jamais je n’ai agis de la sorte auparavant…je…je ne sais pas ce qui m’arrive…


Tout en disant cela, elle détacha son regard du torse pour plonger dans les yeux noirs et envoûtants de Félix, son expression était indescriptible et elle serait bien incapable de dire si elle faisait bonne route ou pas. Un scandale dès son premier jour à Londres n’était pas la bienvenue.    



Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



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admin schizophrène et dérangé
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MessageSujet: Re: Thanks For The Memories - Adler & Carter [Fini] Lun 28 Oct - 22:41

Amy s'était levée et lui avait pris les poignets avant que Felix n'ait pu prendre ses jambes à son cou. Il sentait que ses joues étaient de plus en plus écarlates. Son cœur pulsait de plus en plus de sang dans ses veines à tel point que c'en était presque douloureux. Les douces mains de la jeune femme glissa délicieusement le long de ses avant-bras avant d'exercer une agréable pression sur ses paumes. Il ne voulait pas que ce moment s'arrête. Être en présence de cette magnifique inconnue aux yeux bleus le frustrait en même temps de l'apaisait. Il y avait même quelque chose d'autre, quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti auparavant. Serait-ce du désir...? Il osa enfin à la dévisager entièrement et se demanda comment il avait pu être aussi aveugle face à une telle perfection.

Elle s'approcha alors de lui, jusqu'à ce qu'ils se touchent. Sa poitrine sur son torse lui réchauffait tout le buste d'une douce chaleur qui se diffusait même dans son dos. Il ne tremblait plus. Son corps brûlait d'une sorte de désir de se libérer des sentiments qui faisait battre son cœur. Mais il était toujours enveloppé par cette sorte de carapace de timidité qui l'empêchait de faire le moindre geste malgré ce fort sentiment qui l'animait. C'était la première fois qu'il ressentait cela pour quelqu'un. Il ne s'était jamais préoccupé de trouver une femme et de fonder une famille, mais étrangement, ce soir, ces questions, il se les était posées en présence de cette jeune femme. Il avait commencé à songer à autre chose qu'à son travail d'horloger. Mais la réflexion qu'il s'était faite dès qu'il avait posé ses yeux sur elle pour la première fois (donc une heure plus tôt) resurgit douloureusement dans son esprit. Il n'était pas assez bien pour elle. Qui voudrait d'un apprenti horloger comme prétendant quand son travail était autant rémunéré que le sien ? Il serra les dents et renforça la pression de ses doigts d'horloger sur ses mains de couturière. En y repensant bien sérieusement, il n'avait absolument pas envie de la laisser filer. Son cœur voulait s'exprimer, voulait percer la bulle de timidité qui l'enveloppait depuis trop longtemps maintenant. Croisant le regard d'Amy, il se sentit fondre sur place, laissant un trou béant dans son crâne, l'empêchant de prendre une décision. Il avait envie d'arrêter le temps (le comble pour un horloger) pour profiter de l'instant, mais tout s'enchaînait trop rapidement à son goût. Son cœur lui dictait bien une chose à faire mais sa raison lui disait de retourner vite fait à son atelier laissé sans surveillance. Il vota alors, à contrecœur, pour la plus raisonnable, son palpitant n'arrivant décidément pas à briser la coquille de timidité.

Alors il se sépara lentement d'Amy, la fixa dans les yeux en serrant dents et poings. La voix de la raison, dans sa tête, continuait de lui répéter inlassablement le même refrain : "Tu n'es pas assez bien pour elle. Tu n'es pas assez bien pour elle. Tu n'es pas assez bien pour elle, ..." Il déglutit avec difficulté, ne sachant quoi dire à cette femme devant lui pour qui ce genre de sentiments était tout aussi nouveau. Puis, il perdit le contrôle. Son corps et son esprit étaient les lieux d'une véritable guerre intérieure entre la raison, qui lui intimait de partir rapidement, et le cœur, qui lui ordonnait de retourner auprès d'Amy. Alors qu'il était complètement déchiré intérieurement, ses jambes, de mèche avec la raison, lui firent fit un pas en arrière mais ses yeux, qui semblaient s'être alliés au cœur, lancèrent comme une sorte d'appel au secours à ceux, bleus, en deux mètres de lui. Les bras, du côté cœur, étaient légèrement entrouverts comme s'ils attendaient ceux qui leur faisaient face. La tête, quant à elle, était tournée vers la droite, comme si elle voulait que Felix fasse demi-tour et tourne le dos à Amy. Mais ce fut la bouche qui eut le dernier mot, remportant une bataille sur la raison, au nom du cœur :

- Je... Je...

La raison n'était pas folle, elle avait contrattaqué en raliant la mâchoire à sa cause, laissant les lèvres faire une sorte de moue bizarre de nervosité. Felix, qui ne pouvait rien faire, avait l'impression d'être prisonnier de lui-même.