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Thanks For The Memories - Adler & Carter [Fini]

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admin vengeresse et nymphomane
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MessageSujet: Thanks For The Memories - Adler & Carter [Fini] Lun 28 Oct - 0:43










THANKS FOR THE MEMORIES
With Felix J. Adler


Il faisait beau ce jour-là dans la ville où je venais d’emménager, un temps venteux juste ce qu’il fallait pour faire valser ma jupe et mes cheveux dans des danses symétriques qui me valaient le regard ébahi des garçons du quartier, et un soleil lumineux qui ne pouvait faire que le bonheur de mon teint d’albâtre. J’étais la nouvelle, celle que l’on voulait tâter de la conversation pour en analyser l’esprit bien ferme et croyez-moi, je savais quoi revendre. J’avais quitté la vieille campagne de mon enfance à travers les vitres d’un carrosse vieillot que mes parents avaient achetés pour l’occasion. J’avais dit adieu aux quatre amants que je traînais depuis deux ans, un par jour, je me reposais le reste du temps et travaillait à mon salon de couture. 

Cette ville m’apporta immensément de fraîcheur au premier abord, je ne savais où donner de la tête, j’ignorais ce qui pouvait m’offrir autant de joie dans la vue d’une cinquantaine de personne virevoltant dans les rues.  Mais cela m’excita au plus haut point. J’étais jeune voyez-vous, et assistante de ma mère, qui se trouvait gérante d’un magasin de couture. J’allais lui succéder, j’avais un bel avenir devant moi, qui tenait également de ma beauté sombre et envoûtante. Oh, ne cherchez pas à me le cacher, je sais que je vous plais aussi et vous effraie de mon regard empoisonné. 

J’eus beaucoup de travail dès le premier jour de notre installation, entre les cartons qu’il fallut amener au dessus des étages de notre boutique et les premiers clients qui arrivèrent tard le soir. Mais je ne me faisais pas d’inquiétudes. Demain serait un nouveau jour, le premier où je me réveillerai avec le soleil dans les yeux, le soleil de cette nouvelle ville qui m’accueillera le cœur tremblant loin des chants du coqs. A moins qu’ici aussi ils aient des coqs qui chantent au petit matin. 

Mais c’est alors qu’au lendemain matin, tout changea. Alors que je venais de rencontrer au travail un jeune homme d’une vingtaine d’année, la chevelure fraîchement coupée, la taille fine et le sourire engageant, certainement mon futur amant d’un jour, ma montre préférée venait de lamentablement tomber en panne.  Quel infamie! C’était ma montre qui me venait de ma grand-mère, celle qui m’a initiée à la couture, cette passion qui ne me quitte plus depuis qu’elle m’ait été inculquée! Enfin…prenant alors mon panier de pique-nique dans la main pour manger à midi, je me dit alors que j’en profiterai pour passer chez l’horloger. 

La rue ne fut point bondée et je trouva rapidement la boutique de cet horloger dont on m’avait si bien vanté les mérites. Doucement, j’entra dans la pièce et me fit voir aux yeux de tous, les regards ne me gênaient pas, j’étais à l’aise avec mon image. Mais c’est alors que je le vis, et que je resta de glace face à ce que j’avais en face de moi. Il était beau, mais pas de cette beauté fugace que l’on ne trouve qu’un temps. Il était sincèrement magnifique, envoûtant d’une aura que l’on ne pouvait croire qu’à lui, une douceur s’émanait de lui tout en le couvrant d’un voile de mystère. Une chevelure noire sans aucune fausse note soulignait son teint et sa tenue. Je ne pus que m’approcher vers lui avec mon sourire le plus charmeur et mes yeux de biches, tout en sortant de mon sac à pique-nique la montre à gousset, montée sur un collier, qui était abîmée. Je la posa devant lui, sur la devanture, tout en lançant:

Kaitlyn: Bonjour monsieur…ma montre s’est cassée et…j’y tiens énormément…pouvez-vous me la réparer?  


Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



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Dernière édition par Kaitlyn A. Carter le Mar 29 Oct - 2:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Thanks For The Memories - Adler & Carter [Fini] Lun 28 Oct - 1:49

Quand il fut 7h du matin, Felix était déjà bien réveillé depuis plusieurs heures. En fait, il n'avait pas dormi de la nuit. Son patron, son maître, celui qui lui avait presque tout appris, un dénommé Philip Brown avait pris son congé pour la journée, laissant donc la boutique entre les bonnes mains de son apprenti qui avait sérieusement douté de lui pendant toute la nuit. Quand l'église du quartier sonna donc sept coups, le jeune homme se leva de façon presque mécanique, les membres raides et le regard vide. Il ne mangea presque rien mais passa un temps fou, si bien qu'il fut presque en retard, à adopter une apparence qui lui semblait décente et correcte. Il monta alors dans un fiacre pour se rendre à l'atelier. Felix profita du voyage pour tenter de se détendre, profitant des rues encore peu remplies et du vent qui lui caressait agréablement les joues. Quand il arriva à l'horlogerie, rien n'avait bougé depuis la veille, comme il l'avait espéré et il n'y avait personne. Il entra, retourna le petit panneau qui annonçait que le magasin était ouvert et partit derrière son comptoir et attendit le premier client qui se présenta une heure plus tard. Un problème simple : la montre était tombée, un mécanisme avait sauté et rien ne fonctionnait. Felix s'empara alors d'un tout petit tournevis et commença a remettre en place le rouage récalcitrant. Quand il se concentrait sur une montre comme cela, il en oubliait sa nervosité. Par réflexe, il sortait même sa langue sur ses lèvres, tic inconscient prouvant qu'il s'appliquait grandement sur son travail. Le reste de la matinée se déroula de la même manière jusqu'à ce que le regard des deux ou trois clients qui attendaient que Felix ait terminé leurs réparations fut attiré par une seule personne qui se venait d'entrer dans la boutique. L'horloger leva rapidement les yeux, sortit un "Bonjour et bienvenue" presque inaudible tant son attention était portée sur sa besogne. Alors qu'il venait de résoudre le problème de l'objet sous ses yeux, la jeune femme qui venait d'entrer dans la boutique déposa délicatement sa montre sur le comptoir en demandant si Felix pouvait la remettre en état. Il jeta un bref coup d'œil à la montre et voyant qu'elle ne semblait ni cabossée, ni abîmée, il répondit :

- Oui, je peux la réparer, mais malheureusement, mademoiselle, il va falloir attendre votre tour.

Il lui désigna les deux autres clients qui attendaient leur tour en regardant les horloges exposées aux murs de la boutique. Felix demanda au propriétaire de la montre qu'il venait de réparer de se présenter au comptoir pour pouvoir lui remettre son bien et récupérer sa paye. Avant de commencer à réparer la deuxième montre, il posa rapidement son regard sur la jeune femme qui était toujours au comptoir, trouva ses yeux magnifiques (ainsi que tout le reste de son visage) mais chassa tous ses espoirs en se convaincant qu'il n'était sûrement pas assez bien pour elle.

- Je n'en aurai pas pour très longtemps. Un quart d'heure, vingt minutes, grand maximum.

Il tenta un sourire timide mais se trouvant plus ridicule qu'autre chose, replongea rapidement le nez dans sa montre, essayant de s'y concentrer un maximum dans le but d'oublier son environnement pendant quelques minutes.