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"Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini]

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admin incompris et solitaire
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MessageSujet: "Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini] Mer 25 Déc - 0:04

























Harry J. Downcry - Jake S. Walker


ANOTHER WAY OUT






Sqouik! Oh, pardon ma petite souris, j'ai pensé que tu te trouvais dans ta cage à cet heure là de la journée! Je me penche pour récupérer ce petit angelot dont j'ai pas mégarde écraser la queue. L’inquiétude me monte rapidement à la tête, je n'avais pas du tout envie que cette créature tombe sous l'échafaud par ma faute! Elle était si innocente. Contrairement à...à tous les humains de cette terre entière. Tous méritaient la mort, uniquement pour leur présence. Les hommes n'étaient que des jouets, les femmes des idiotes. Pourquoi tu me regardes comme ça petite souris? Je te promet que je ne voulais pas te faire de mal...tiens, je te mets avec les tiens. J'ai regardé ta queue, tout ira bien, je n'ai fait que la tordre. Repose toi pendant quelques jours et tu verras qu'elle pourra bientôt de nouveau claquer comme un fouet! En parlant de ça, il est vrai que cela faisait longtemps que je n'avais pas pu faire un de mes jeux préférés...les gardiens et les brutes ne m’amenaient plus rien depuis quelques jours! Obligé de disséquer des cadavres pour faire mes expériences! Non mais vous vous rendez compte un peu??!! C'est d'un mépris total que je ne peux accepter. J'ai entendu dire que les autres scientifiques avaient eu leur cobaye en temps et en temps, pourquoi pas moi? On me dit trop cruel avec mes patients. Pardonnez-moi, mais j'ai également besoin de mes temps de loisirs! Vous croyez quoi, que je suis une monstrueuse machine qui n'a pas d'âme ou de cœur? Vous vous trompez lourdement!

Oh, mais je m'éloigne de mon sujet principal. Reposant la souris dans sa cage commune, là où se trouve toutes les autres de son espèce que j'ai pu récupéré auprès de Rockwood, je m'éloigne alors et prend mon manteau. Il pouvait faire froid dans les entrailles sombres du manoir  et j'aimais être couvert avec style et élégance. Ne savait-on pas si un jour, une certaine personne pouvait passer entre ses couloirs...ou peut-être même se trouver à l'endroit même où j'allais! Délicatement, je referme la porte de mon laboratoire à clé, tout en songeant à cette nouvelle victime que je m'en allais récupérer, tandis que mon esprit se délectait déjà à l'idée de lui découper la langue pour la transformer en langue de serpent...lui mettre des oreilles de chiens s'il s'avérait être un charmant petit esclave...pourquoi ne pas lui mettre des oreilles de lapins? Je pouvais alors lui découper la rate et en servir à manger au lapin qui m'aura servit de point de support! Peut-être que je pourrai même lui mettre des branchies! Et ensuite le plonger dans un tonneau d'acide pour voir s'il peut respirer dedans? Il faudra que le tonneau soit de vitres pour  que l'on puisse voir à l'intérieur sa peau se décomposer, ses yeux devenir acides à leur tour, le tout dans un hurlement de souffrance que jamais personne n'entendra. Pas même moi, c'est vous dire le drame: en effet, il était difficile d'entendre quoique ce soit à l'extérieur du tonneau d'acide.

Mais bon sang! Avec tout ça, j'oublie même de vous dire l'endroit où je me transporte ainsi avec tant de grâce et de bonté d'âme! Les cachots, les oubliettes, les prisons, enfin, vous savez: ces endroits froids et humides où l'on enferme nos serviteurs aux longues dents nous gardent nos futurs victimes! Cette endroit où l'on ne trouve à peine que quelques monceaux de pailles pour se reposer. Oui, je sais, la description que j'en fais n'est pas exceptionnellement reluisante. Mais croyez-moi que si quelques belles créatures masculines s'y trouvent, je leurs ferait le bonheur de prendre le lit de mon laboratoire. Cela faisait également trop longtemps que mon cœur n'avait pas trouver quelques bras à blottir. Alors que je poussa bruyamment les portes des cachots, j'entrai avec un grand sourire aux lèvres. Qui allons-nous voir aujourd'hui!? Doucement, ma tête regarde de droite à gauche à toutes les barrières. Peu de gens...même pas du tout. Personne. Une petite moue s'installe sur mon visage, je n'aurai pas imaginé que les brutes et les gardiens fassent si mal leur travail...peut-être allais-je devoir leur rajouter des ultrasons de chauve-souris...ou peut-être un odorat de chien. Il faut que je travaille à cette donnée! Je m'apprête à sortir mais un délicieux gémissement rauque retentit à mes oreilles!

Je m'éloigne d'abord et m'en reviens, pour écouter ce doux bruit venu d'une cage au hasard, j'aurai fait n'importe quoi. Je me poste donc devant cette personne et la jauge rapidement: Oui, il sera parfait.

Harry: Oh...tu as l'air bien mignon toi, c'est quoi ton petit nom?





















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MessageSujet: Re: "Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini] Ven 27 Déc - 18:44




















Je ne sais plus où je suis. De toute manière, je n'ai jamais su où je me trouvais. Mais cette fois-ci... Les choses sont différentes. Je ne me repère plus... Et les murs bougent. Peut-être est-ce lié au mal de crâne tenace cramponné derrière mon orbite comme une araignée à mon globe oculaire. Peut-être est-ce pour cela que les ombres se déplacent sans raison, sans... Personne pour les projeter. Par moments, ma vision s'obscurcit, et je suis forcé de m'appuyer au mur pour contrer ma faiblesse et empêcher mes genoux de refuser de me porter plus loin. Il y a bien longtemps que j'ai perdu la lumière. Une boîte d'amadou, peut-être celle-là même qui me fut offerte plus tôt, gît pourtant au fond de ma poche. Je ne peux tout simplement plus supporter la lueur des flammes. Elle me brûle, elle me calcine l'intérieur du crâne. Alors, j'avance. Dans le noir. Je voudrais juste... Trouver quelqu'un. Qui m'aide. Un peu. Tant que je serais seul... Je ne pourrais m'arrêter. Car je ne serais jamais en sécurité.

Une respiration... Lointaine, proche ? Mon ouïe me joue des tours. N'y a-t-il aucun sens auquel je puisse me fier, bon Dieu ? J'oblige mes pieds à rester fixement au col – difficile de s'arrêter, lorsque la marche n'est plus qu'un automatisme forçant le corps à avancer, pas après pas. Cela s'approche. Pourtant, je n'ai pas peur. Les sons transmis à mes traîtres tympans n'ont rien de comparable avec ceux qu'émettent les répugnantes et irrationnelles créatures par lesquelles j'ai été pris en chasse dès mon éveil au milieu d'une des nombreuses pièces que comporte cette bâtisse. De fait, j'attends – plein d'appréhension, certes, nerveux comme je le suis, le bout de mes doigts tremblants plaqués contre la muraille comme s'il s'agissait d'un guide, mais relativement confiant en l'aide potentielle de celui ou celle à qui je vais avoir affaire.

Je n'ai pas le temps d'esquisser un sourire en guise de salutation qu'un coup – de poing, j'imagine – contre la tempe m'expédie sans ménagement au sol, à demi assomé. J'aurais dû m'enfuir – je ne suis plus en état de le faire. Je parviens seulement à résister faiblement tandis que l'on me traîne par les jambes plus bas, toujours plus bas dans de manoir. Est-ce que j'ai peur ?... Non. Je suis trop épuisé, trop effaré pour cela. Et comme le fait de griffer le sol pierreux de mes ongles ne parvient qu'à me faire souffrir et en rien à ralentir mon ravisseur, je finis par abandonner toute résistance. Moi et mes doigts en sang terminont notre course dans une ravissante cellule munie d'une porte aux fiers barreaux de fer. Fort sympathique. Toujours à peine conscient – pourtant Dieu sait que j'aimerais simplement m'évanouir et ne plus avoir à souffrir ! - je me recroqueville contre le pavé et ne bouge plus.

Les heures passent. Je reprends peu à peu mes esprits... Me redresse... Me lève même. Je m'occupe un certain temps à faire le tour de ma cage obscure, à en tâter les murs sans réel espoir. Rien ne bouge, rien ne tremble, rien ne défaille ici. Rien. A part moi. Je finis donc par me rasseoir, juste là, sur le sol de pierre humide, les bras entourant mes genoux et le regard fixé vers la porte. Là, une petite ouverture me laisse voir la même nuit que celle qui règne dans ma cellule. Alors, j'attends. J'attends que l'on vienne me chercher. Car si l'on m'a emmené ici, il y doit y avoir une raison. Le manoir est déjà une prison en lui-même, pourquoi donc me piéger dans une cage plus petite encore ? C'est avec ces pensées que je tente de me rassurer tandis que je patiente, un peu fiévreux sans doute, en suçotant le sang coagulé sous mes ongles. L'araignée dans mon crâne, elle, ne m'a pas lâchée.

Des pas. Des pas ! Je vais sortir d'ici. Je me remets brusquement sur mes pieds, m'approche de la porte. Mes yeux brillent d'espoir et de détermination mêlés. Je vais sortir ! Est-ce que je vais sortir ? Les pas s'approchent. Malheureusement, la flamme d'une lanterne les accompagne. Sa lueur atteint ma rétine – et un pic de feu traverse mon œil. Je recule à pas tremblants contre la cloison de ma cellule, le visage caché entre mes mains, tandis qu'un gémissement étouffé m'échappe. Pas la lumière. S'il vous plaît, pas la lumière...

« Oh...tu as l'air bien mignon toi, c'est quoi ton petit nom ? »

J'ose lever mes regards vers la grille qui tient lieu de judas à ma porte. Un visage s'y encadre. Un visage... Qui ne m'inspire pas spécialement confiance. Le ton de sa voix n'est pas réellement menaçant, seulement... Il me dérange. Je baisse les yeux devant la pâle lueur qui émane du couloir, faible, mais toujours trop blessante pour mon pauvre crâne. Toute ma confiance, tout mon courage se sont anéantis. L'araignée s'est éveillée. Elle grignote mon iris gauche.

« Laissez-moi... Laissez-moi partir... »
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MessageSujet: Re: "Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini] Dim 29 Déc - 21:16




















Harry J. Downcry - Jake S. Walker



ANOTHER WAY OUT




Oh, que je le laisse partir? Il est terriblement mignon le bonhomme, mais s'il savait comme il manque cruellement d'imagination en me tenant de pareils propos. Comme s'il n'était pas le millième à dire de tels choses... laissez-moi partir...non, pitié...s'il vous plaît...j'ai deux enfants...j'ai une femme...beurk. Tant de paroles qui ne me faisaient que respirer au dégoût du genre humain. Vous n'êtes que des jouets, destinés à mon bon plaisir, destinés à ne devenir que des déjections d'animaux. Car vous n'êtes rien de moins que des animaux, même pire. Je fais passer mes mains sur les barreaux avec délectation, comme si je caressai son avant-bras...ou peut-être sa cuisse. Toujours est-il que je laisse ma paume devenir tendre avec le fer presque rouillé. Je l'observe avec ce regard si particulier que j'offre à mes victimes. Le pauvre être ne savait aucunement où il était tombé. S'il m'avait uniquement donné son nom...mais le petit voulait jouer. Il voulait se montrer plus grand qu'il ne l'était. Avec ses yeux bleus suppliants. Ses doigts qu'il semble avoir envie de déchiqueter pour se défaire d'une souffrance intérieur. Peut-être n'aurai-je pas besoin de le torturer. Il semble s'en charger très bien tout seul.

Mes ongles glissent sur les barreaux tandis qu'une petite idée se formule dans ma tête. Je n'ai pas envie de le torturer. Pas encore, pas maintenant.  Il semble en excellente forme physique, du moins à l'extérieur. J'ai envie de jouer avec lui, de savoir ce que pourrai me réserver un être comme lui. Doucement, je me mets à lui sourire avec tendresse. Je me départis de ce sourire de sadique qui collait si joliment à ma face et lui offre ce qui se voulait de plus rassurant. Mais peut-être était-ce au final bien plus inquiétant. Au final, je m'en fiche.

Harry: Je t'ai demandé ton nom.

Comme s'il va m'apprendre à faire mon travail. J'aime connaître le nom de mes patients. J'aime les entendre pleurer pendant que je le leur prononcerai avec douceur, pendant même que je jouerai avec eux. Je n'ai rien d'autres à préciser. Pourquoi donc ne devrais-je pouvoir l'allonger sur ma table? Ce n'était peut-être qu'une question de seconde avant que je n'appelle un gardien qui l’assommera et le mènera jusqu'à mon laboratoire. Je n'ai qu'à claquer des doigts, peut-être même moins que ça. Qui sait ce qu'il se passerait, si je ne faisais que tendre l'oreille pour penser à un gardien. Peut-être que l'un d'entre eux viendrait avant même que je n'ai eu à le crier. Je l'observe se tordre sur le sol, il me paraît bien souple. J'ai déjà en tête quelques idées à lui soumettre. Je n'attends que son nom, ou peut-être...Oh, il faut que je pense à dire à David de sortir dans les biomasses et de ne pas entrer dans la salle principale sous aucun prétexte. Je ne supporte pas que l'on vienne m'observer durant mes jeux. Surtout par lui....je...je ne lui fais pas encore assez confiance.






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MessageSujet: Re: "Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini] Lun 30 Déc - 19:07




















J'observe un instant les doigts de mon, disons, interlocuteur, jouer autour des barreaux de fer. Je... Je ne sais pas exactement ce qu'il est en train de faire, mais c'est assez hypnotisant... Et plus perturbant encore. Et toujours cette lumière, cette maudite lumière... Je sais pertinemment qu'il ne garde près de lui qu'une torche ou une lanterne, mais qu'importe. Il aurait pu apporter un phare avec lui que mes yeux n'en auraient guère plus souffert. Je ferme les yeux et tourne mon regard oblitéré vers les murs de ma cellule. Une fois dans l'obscurité, l'araignée se calme. S'éloignant de mon œil, elle s'en vient tisser prudemment sa toile juste derrière mon front. La sensation que j'éprouve n'a rien d'agréable... Mais, allons, ce n'est pas si douloureux.

« Je t'ai demandé ton nom. »



Je ne risque rien à le lui révéler, sans doute. Qu'est-ce qu'un nom, après tout ? Il ne peut guère me blesser par l'intermédiaire d'un patronyme. Je ne suis même pas certain que ce soit réellement le mien - je l'accepte comme tel, voilà tout. Mon nom... Après tout, je n'ai rien d'autre à offrir à cet homme. Quel âge puis-je bien avoir ? Ai-je exercé une quelconque profession ? Ai-je une famille ? Des enfants, peut-être ?... Je n'aurais pas dû y penser. Je n'en sais rien, bien sûr, mais ces dernières réflexions ont quelque chose d'angoissant. Seigneur... L'amnésie est une chose réellement terrifiante. Pas le moment... Pour l'instant, il me faut... Haha... Décliner mon identité. Paupières toujours baissées, regard aveugle dirigé vers le sol, je m'approche de la grille. Je dois me trouver à, quoi, moins d'un mètre de mon interlocuteur ? J'ouvre les yeux et ose un contact visuel avec lui.

« Jake. Jake Walker. »

Et sa lance de feu me transperce à nouveau la cornée. Un grognement vient siffler entre mes dents tandis que je recule d'un pas, mains croisées devant mon visage tel un vampire de roman reculant face à un chapelet d'ail. Il suffit – il suffit – il suffit. Je pourrais jurer que ma rétine vient de se dissoudre... Seigneur, faites que ce ne soit pas réellement le cas. Ma voix s'élève à nouveau – bien moins assurée, j'en ai peur.

« Éteignez ça... La lumière... Elle brûle. »

Mon souffle... Un peu haletant. L'araignée est morte, réduite en cendres par l'éclair de lumière. Mais sa toile, elle, résiste, et tend ses cordes enflammées à travers mon crâne. Seigneur... Bon nombre de ceux qui hantent les corridors recherchent la lueur des flammes avec une ténacité maladive. Laissez-moi donc la fuir.

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MessageSujet: Re: "Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini] Mar 31 Déc - 17:37




















Harry J. Downcry - Jake S. Walker



ANOTHER WAY OUT



Je caresse toujours la surface granuleuse des barreaux. C'est assez doux néanmoins. Pas autant que la joue de ce petit être qui en fasse jouer avec ses mains, ou en tout cas, faisait quelque choses d'étrange que je ne peux préciser de mes mots. Il semble perdu, mais qui ne le serait pas dans un tel univers, surtout sans y avoir été préparé comme moi. Pour ma part, je me sentais parfaitement à mon aise dans cette environnement de mort et de destructions. Après tout, c'était moi qui apportait la mort, je l'apportais sous des tons doucereux et adorateurs. Mais seulement dans des cas très précis, car il est évident que je préfère avant tout jouer avec des êtres...n'ayant pas encore passé au trépas. Et ce petit être là en question semble parfaitement vivant. Il me donne envie de jouer avec. Ses cheveux me donnent envie de le caresser, il doit être bien plus doux que ces misérables barreaux de prison.

Je le regarde avec compassion et tendresse tout en penchant la tête. Il s'approche de moi, j'ai envie de le toucher, mais je me retiens un peu: je ne connais même pas son nom, ça aurait été le strict minimum, mais bon. Oh...de toute façon...si vraiment il me portait sur les nerfs, je ne ferai pas grand cas de son nom. Cela aurait été la chose la moins importante au monde même. Après tout, c'était un humain comme un autre animal. On peut donner des noms aux animaux, pourquoi pas aux humains? Je t'appelerai...Fe...non. Un autre nom. Tout mais un autre nom, quelque chose que je n'ai encore jamais connu. Thomas, ou Edie. Pourquoi pas? Si jamais pu être télépahe, je le lui aurai demandé son avis quant aux nouveaux autres noms. S'il ne m'avait pas donné le sien juste après s'être approché de moi.

Il semblait être vraiment téméraire le bonhomme, vraiment il doit être très courageux. Je poussa un  petit meumemement de contentement, fredonnant un air que j'avais oublié, une mélodie dont je n'avais plus les notes. Jake, il murmura s'appeler Jake. Cela doit être son nom alors, bien son nom. Au moins, je saurai quoi mettre sur sa tombe. J'éclate d'un petit rire. Une tombe? Ici? J'aime rêvé de douces choses. Les tombes n'existent pas ici, il n'y a que la putréfaction environnante des morgues. Je soupire presque avec envie, aucun cimetière ne prenait place et c'était normal. Soudainement, le pauvre se met à tenir sa tête avec empressement, il a mal ou du moins il le fait comprendre ainsi. Il me demande d'éteindre une lumière mais je ne comprends pas. Une lumière? Je n'ai aucune lumière avec moi, pas de bougeoirs, pas de candélabres ni même d'électricité précoce. Je n'ai que mes yeux sans ombres qui observent le miséreux avec un air presque sadique. Oui, je veux jouer avec. Je passe ma main à travers les barreaux et  commencent à caresser les cheveux du petit Jake. Je le caresse avec amour, du moins, tout ce que je pouvais en offrir. Mes gestes n'étaient pas violents, au contraire, il était peut-être un peu trop doucereux, je n'en avais pas idée.

Harry: Oh...mon pauvre...je ne peux éteindre aucune lumière...y'a-t-il quelque chose d'autre où je peux t'aider..?







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MessageSujet: Re: "Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini] Mer 1 Jan - 14:17




















Pas... De lumière ? Que diable veut-il me faire croire ? Je la sens, tenace, matraquer l'intérieur de mon crâne. La toile enflammée déployée par l'araignée s'effiloche, fibre par fibre, pour venir retrouver sa place derrière mon orbite gauche, tas de cendres fumant soulevé par de douloureuses pulsations. Pas... De lumière... Est-ce que je deviens fou ? Suis-je le jouet d'incompréhensibles hallucinations ? Non... Sans doute pas. Il me ment. Il ne veut pas moucher sa chandelle, voilà tout. Ou bien... Simplement... Mes migraines me réservent d'appréciables surprises. Ce ne serait pas la première fois, si je prends la peine d'y réfléchir un instant. Je respire profondément, espérant par ce moyen chasser les sursauts de souffrance qui, décidément, ne semblent pas prêts à m'abandonner à mon cachot.

Subitement, la main de mon interlocuteur se retrouve nichée dans mes cheveux, caressant mes mèches châtain avec une douceur pour le moins inattendue. Je me fige. Il serait hypocrite de ma part de qualifier ce contact de désagréable. Dans un autre contexte, il constituerait sans doute une forme de réconfort tout à fait appréciable. Cela dit... De la cellule où je me trouve, ce geste me paraît particulièrement suspect. Je profite un instant de ce simulacre d'affection – m'imaginant y trouver quelque chaleur humaine, avant de secouer délicatement la tête pour signifier à l'individu debout au-dehors de ma cage que le jeu a assez duré. Que je n'y crois pas. Il dit vouloir m'aider, mais...

Personne, ici, ne vous veut du bien. Et, même en admettant que cet homme constituât une exception, il ne resterait pas planté derrière la grille à caresser les barreaux de façon tout à fait malsaine. Il aurait déjà fracturé le cadenas. Ou, quelles qu'aient été les circonstances, ne m'aurait de toute manière pas observé avec le regard sadique qu'il m'adressait avant de brusquement adoucir sa conduite. Non... Cet homme ne mérite aucune confiance. Sa conduite n'est pas... Cohérente. Alors... Ce qu'il peut faire pour moi... Laissez-moi rire... Puisqu'il n'a visiblement pas l'intention de me libérer... Que diable ai-je à faire de son aide ?

Je pose à mon tour une main sur la grille, mes doigts glacés serrés autour d'un barreau métallique dont la surface écaillée par la rouille me procure un contact assez peu agréable. Je rouvre à nouveau les yeux, bien que gardant prudemment mon regard fixé sur le sol, sur le bas de la grille. Tout est noir, noir, noir. Et je me fends d'un sourire grinçant. Car je suis fataliste, oui, et assez résigné à ce que j'imagine comme étant mon sort prochain. Et si ma voix montre des tremblements d'angoisse pure, rien, dans le ton que j'emploie, ne pourrait être rapproché de la plainte.

« Ne me parlez pas gentiment. Vous ne voulez pas m'aider. Vous allez me laisser mourir – ici. »



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MessageSujet: Re: "Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini] Dim 5 Jan - 3:25




















Harry J. Downcry - Jake S. Walker



ANOTHER WAY OUT




Je le vois toujours aussi tremblotant qu'à l'origine, il me fait de la peine. Ces grands yeux me semblent si terrifiés, pourtant...pourtant je ne lui veux pas grand mal. Je me sens tout aussi seul que lui. Peut-être devrais-je juste le lui faire comprendre, mais comment? J'ai juste besoin de bras à blottir, depuis trop longtemps voilà que les brutes et les gardiens ne m'ammènent que des femmes misérables avec qui je ne peux même pas jouer. Je pourrais leur raser la tête, à quatre pattes, on ne verrait peut-être pas la différence mais...non. Impossible, si c'est moi qui les rase, je SAURAI que ce sont des femmes et tout mon stratagème tombera dans l'eau croupie. De plus, les formes sont tellement différentes...les outils aussi. Non, impossible, il me fallait ce petit prisonnier pour m'assouvir, c'était mon unique désir de l'instant. De plus, il semble vouloir me contredire, me défaire, m'empêcher de le prendre -dans tous les sens du terme-. Sa cage ne me paraît guère solide. J'aime les défis. Il est à genoux, je crois, ses mains entourent les grilles, un peu plus bas que moi. Il me dis donc que je ne veux pas l'aider? Que tu es naïf...

Harry: Tu n'es pas le seul à te sentir mal...nous pourrions nous entraider dans notre...solitude...

Je me mets alors à genoux pour me sentir plus proche de lui, faire comprendre à son esprit que nous étions alliés. Comment ça je fais semblant? Cessez de rire, un homme a toujours été plus proche de moi qu'une femme, il ne s'agit pas là d'un masque que je porte. Bon...d'accord, il y avait fort à parié que je ne l'épargne pas à la fin du jeu. Ou peut-être, ça dépendra de sa prestation. Mais au diable tout cela car je m'agenouille et l'observe droit dans les yeux. C'est entre toi et moi, juste nous deux que cela se passe. J'ai l'impression de me retrouver devant une bête sauvage que nul encore n'avait parvenu à mettre à nu. J'ai envie d'être cette personne qui arrive à dompter la créature sans nul aucun maître à l'origine des temps. C'est comme poser le pied sur une terre nouvelle, poser un drapeau sur un territoire que personne n'avait encore exploré. J'y ressent une telle envie, un tel désir, c'était d'une évidence presque malsaine et macabre, je veux être à cet instant le premier. Comment décrire avec des mots cette pensée si étrange qui me parcourait. Etait-elle la même pour tous? Non, je ne crois pas. Mais lui...ce petit être à l'apparence si mignonne et au comportement si étranger, à la façon de se mouvoir si adéquate avec son lieu, il me donnait envie de le dominer. Et c'était bien ce que je comptai faire avec le petite homme.

Je pose mes mains sur les siennes qui sont encore accrochés aux barrières, et à travers celle-ci je lui sourie encore une fois du plus adorable des expressions que je puisse saisir.

Harry: Jouons et je t'offrirai tout ce que tu désires.






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MessageSujet: Re: "Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini] Ven 24 Jan - 21:15




















Ses mains sur les miennes. Mes doigts tremblent un peu, tétanisés autour des froids barreaux de fer, mais je n'ose pas les retirer. Une légère rosée froide perle à mon front, sous mes cheveux en bataille. Je n'ai jamais aussi peu su où j'en étais. Ma mémoire me fait défaut, et ce depuis des jours. Mon corps ? Faible, douloureux, impuissant, cloîtré dans sa cellule- cette dernière n'étant, au fond, qu'une cage dans une autre cage. A présent... Mes sensations mêmes ne sont plus claires. Au contact de cet homme, mon instinct animal me hurle de fuir, alors que je me sens attiré par sa chaleur humaine. Le comportement de cet individu devrait me pousser à l'éviter – il me semble tellement malsain, et pourtant je place tous mes espoirs d'évasion en lui. Seigneur, que dois-je penser de cet inconnu surgi des ténèbres suintantes de ces couloirs de pierre ?...

Oh, que me chante-t-il encore ? Jouer ?... Est-il fou ? Je ne veux pas jouer, je désire simplement sortir d'ici ! Ne comprend-il donc pas ? S'il ne peut faire en sorte que cette porte ne soit plus un obstacle, qu'il ait au moins la décence de me laisser en paix. Je crains de ne pas supporter encore longtemps l'araignée-phénix qui, roulée en boule derrière mon œil gauche, semble décidée à renaître de ses cendres. C'est cela, petite, déploie tes pattes enflammées. Rongez, rongez, feux de joie invisibles. Je vous connais, maintenant. Vous m'êtes familiers. Bien plus que cette forme humaine qui, sans raison, maintient mes pauvres mains glacées entre les siennes. J'aimerais qu'elle me veuille du bien. J'aimerais qu'elle me sorte de la solitude obscure qui m'étreint. J'aimerais tellement... Quoi que j'espère, je suis, de toute manière, potentiellement livré à sa merci. Je ne suis guère en état de me battre. Quant à réfléchir... A parler... Pourquoi m'en demander tant ? Il me faut pourtant lui répondre. Le premier son à franchir mes lèvres s'apparente à un grognement de douleur étranglé. Puis, rassemblant mes facultés, je lance faiblement quelques mots à travers les barreaux.

« Ce que... Vous voulez... Mais aidez-moi... Je vous en prie... »



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MessageSujet: Re: "Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini] Dim 26 Jan - 15:05




















Harry J. Downcry - Jake S. Walker



ANOTHER WAY OUT



Ses mots me traversent de toute part, j'apprécie ses paroles avec autant de force que si j'avais bu un excellent vin...ou un délicieux très bon liquide des rivières intimes. Je souris avec plus de délicatesse, plus de sadisme et d'énergie. Je caresse subtilement les mains de Jake sur les barreaux. C'est un autre barreau que je veux tenir. Je veux jouer avec un tout autre genre d'objet, un objet bien plus doux que ces morceaux de fer rouillé. Doucement, je me saisis de ses doigts et en fait passer un au travers de la grille pour en suçoter le bout. Il sent la peur, l'éclat de la frayeur et la douceur âcariatre des cauchemars qui ne s'arrêtent jamais. C'est beau et délicat. Mais j'ai envie de plus, malgré tout. Je force les mains de Jake à quitter les barreaux une bonne fois pour toute et le rejette au bout du cachot alors que je me relève. D'une main rapide, je sors une épingle à cheveux de ma poche et crochète aisément le cadenas que je referme après être entrer dans la cage de foin. Qu'importe l'environnement et les autres caractéristiques, je n'ai pas besoin d'être dans un palace pour faire ce que j'ai envie de faire. Brutalement, je referme la porte derrière moi et rassure ma prise sur le cadenas pour qu'il se scelle aussi facilement qu'autrefois. Nous étions à présent deux dans le cachot. Deux hommes dont l'un d'eux se trouvait être aussi chaud que la braise, tandis que l'autre était glacé par la peur. Excellent.

Tu es tout tremblant, je me demande bien pourquoi. Une fois à l'intérieur, mon sourire devient sadique. De cette chaleur impressionnante que je pouvais dégager par toute la folie de mon désespoir. J'avais pourtant bien trop froid, cela faisait si longtemps que je n'avais pas serré quelqu'un dans mes bras. Beaucoup trop longtemps. Aussi m'accroupissai-je auprès de lui et caressa sa joue. Je m'amuse en souriant toujours autant, montrant toutes mes dents dans une allégorie d'un semblant de tendresse. Qu'il aime les hommes ou pas, je m'en fiche pas mal. Je le prendrai si j'en ai vraiment envie. Et j'en ai terriblement envie, je vois déjà mon corps s'étendre et se détendre. Mon membre se tend sous mon pantalon de toile et je n'attends qu'une seule chose: le mettre dans l'intimité effrayé de ce pauvre petit homme. Sa peur m'excite, je sens toute l'émotion qu'il dégage rien qu'en touchant sa joue si douce. Ses yeux sont exorbités, mais d'un bleu si doux que je ne peux que sourire face à tant d'expression.

Harry: Tu vas voir...tu vas adoré.

Are you ready?






Epistolaire du Pardon

Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



And I suppose in the end, they break my heart. All of us, no one is eternal. They love breaking me.
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MessageSujet: Re: "Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini] Lun 27 Jan - 20:42




















Je ne suis pas encore remis de ma surprise lorsque je me sens repoussé avec force vers les ténèbres de ma cellule. Je chancelle. Cet homme vient-il réellement de me lécher les doigts ? Seigneur. A qui donc ai-je affaire ?... Le mur offre à ma paume un appui secourable, tandis que quelques cliquètements m'informent que mon interlocuteur est aux prises avec le système de verrouillage de ma cellule. Le bel arachnide étend ses pattes filiformes à travers mon cerveau, et ma vision se brouille alors que le potentiel acteur de ma délivrance pénètre dans la pièce. La porte aux barreaux de fer claque soudainement derrière lui, suivie d'un crissement caractéristique de fermeture de cadenas. Que ?... Pardon ? Une vague d'adrénaline submerge mon corps frêle, plongeant une pointe d'acier à travers mon orbite. Je serre les dents, perds l'équilibre, et glisse à genoux sur le sol de pierre. Que fait-il ? Que me veut-il ?... Guère de bien, j'en ai peur. La silhouette s'abaisse souplement à ma hauteur. Le bout replié de ses doigts s'attarde avec délicatesse sur ma joue, tandis que, dans l'obscurité blafarde de ma prison, je distingue la blancheur éclatante de sa dentition de requin. A ce contact, mon être tout entier a un mouvement de recul. Je frissonne. Comment diable me suis-je retrouvé enfermé en compagnie de cet homme ?

« Tu vas voir... Tu vas adorer. »

« Non... »


Ma voix effarée n'est qu'un souffle. Avec précaution, je recule peu à peu, jusqu'à sentir la cloison froide contre mon dos parcouru de frisson. La pièce vacille un instant. Non ! Je me reprends, et hisse ma carcasse percluse de fatigue le long de la paroi grisâtre. Les gestes comme les paroles de cet individu visiblement peu recommandable me semblent bien trop équivoques. Ma respiration s'accélère – j'essaie de la conserver silencieuse. Lentement, mes poings se resserrent, mus par des articulations qui m'évoquent d'anciens rouages encrassés par la poussière. Je suis faible, il est vrai. Mais quoi que tu me veuilles, ô sombre individu, saches au moins ceci : je ne me laisserais pas faire sans me battre. Bien sûr, ton approche me terrifie. Bien sûr, c'est là une bataille perdue d'avance. Qu'importe, je résisterais. Du moins... Je tâcherais.




Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif

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MessageSujet: Re: "Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini]

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"Another Way Out" - Walker & Downcry [Fini]

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