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«Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.»

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admin hypocondriaque et alcoolique
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MessageSujet: «Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.» Sam 12 Avr - 0:54


I love you, brother
even if I don't know you...




Je suis devant une fleur.

Je ne pourrais dire quels pas m'y a conduit. Ni comment j'ai pu mouvoir mon corps quelque secondes plus tôt, il me semble, engourdit comme mes souvenirs. Le brouillard de ma vision morte me dévoile petit à petit une pétale, sa foliacée, une tige pour lui faire honneur et des feuille pour la faire danser. S'offre à ma contemplation une damascus aussi rose que les joues d'une femme que j'aime. Dont je me souviens des lèvres, mais point du nom. Je soupire.

J'essaie de raisonner. Il y a quelques battements de cils, j'étais affalé dans mon lit, rongé par la fièvre et les crampes. À m'échapper des pleurs et des crissements de crocs, puis maintenant je suis là. Incroyablement bien. Dans une vape de chaleur, une touche de paresse à la peau. Et mon environnement tout autour qui se dessine petit à petit dans l'aurore de la journée. L'aurore ou le crépuscule, je ne saurais dire. L'heure de la journée ne m'importe plus. Ni le raisonnement qui s'efface au delà de ma cervelle. Je regarde.

Mais mains. Elles ont des fourmis dans chacun de leur doigt. La tête me tourne. Je choisis un banc à quelques pas de mois pour aller m'asseoir. De rien. Je ne me souviens de rien. Je me souviens de mon nom, de ce manoir, des horreurs, de cette petite fille chantante et des cicatrices sur mes bras... Mais je ne sais comment je me suis ramassé dans la serre. Si je suis bien dans la serre. Les remords, sans doute. Ma dernière aventure dans cet endroit de tranquillité et de beauté m'aura valu une gueule en sang. Je ne me souviens trop pourquoi, mais la douleur me revient. Je peux l'associer. Je concile aussi à cet endroit un quotidien lointain et si proche à la fois où je venais pour cueillir une fleur. Pour qui? Pour quoi? Je ne sais plus. Mais cette idée m'enfouit dans le néant. Je me blottis.

Contre moi-même. Je courbe le dos et mes cheveux couvre mon visage éthéré, son air absent et blanc ne change pas mes se camoufle. Et je plonge mes doigts dans mes longs cheveux, tremble sous ma redingote. Ainsi passe quelques heures ou quelques secondes. Je sens que je vais tomber dans un comas indescriptible. Comme si j'étais épuisé de vivre, et que j'attendais doucement de me transformer en pierre dans la plus vaporeuse des béatitude. Me vient au bout des lèvres une comptine que je fredonne. Je ne la connais pas, mais je sais la fredonner. Celle qu'on aurait chanté à un enfant au cours de ses six premières années de vie. Comme si on me l'eut appris, il y a des siècle de cela... Mais je ne la connais pas. Et je la fredonne. D'instinct. De sentiment.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: «Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.» Mer 4 Juin - 3:18

Oublis sur la Ligne...
Morgan & Alexander
Des réponses, c'est tout ce que je cherchais. J'avais fait l'erreur de venir dans ce manoir, parfaitement conscient du risque que je courais. Mais je devais le trouver, lui, lui demander des réponse sur ce que j'avais découvert chez lui alors qu'il ne me donnait plus de nouvelles, disparu comme ça, sans la moindre traces. Mais je savais qu'il viendrait là, je le savais puisqu'on en avait parlé tout les deux. L'oubli, c'est le meilleur remède à tout les maux. Si tu oublie que tu as mal, alors tu ne souffriras plus. C'est ce qu'il a préféré faire sans doute. Moi aussi j'aurais aimé oublier, mais je n'en ai pas le courage, je veux d'abord savoir, comprendre. Comprendre ce qui me lit à lui au point de n'être lié à personne d'autre. J'ai encore l'image de son visage quand il est entré dans cette chambre avant de repartir, tout blême. Je me savais fautif et  il était de mon devoir de le lui dire, de lui expliquer pourquoi. Maintenant, lui aussi a des choses à me dire, à propos de tout ça, à propos de nous... Et si je faisais fausse route ? Après tout, à l’exception de mon instinct, rien ne me prouvait qu'il était bien ici. C'est rongé par les remords et les questions que je suis finalement sorti de ce qui me servait de chambre afin de marcher un peu. Je n'avais pas l'esprit tranquille, en même temps en vue de cette histoire, il y avait de quoi. Et puis comment être tranquille ici ? Tout est trop noir, trop sombre, trop sale... Quel est le véritable but de cet endroit ? À quoi pouvait-il bien servir ? C'était le flic en moi qui parlait, toujours à vouloir des réponses aux choses de la vie.

Soucieux, je m'étais laissé guidé par mes jambes. Il était tard, je n'ai croisé personne, pas une seule âme dans cette bâtisse trop tranquille à mon goût. C'est alors que je l'ai entendu. Cette musique... Cette mélodie qui avait traversé les âges pour venir me chatouiller l'ouïe et me torturer l'esprit. D'où venait-elle ? Pourquoi une coïncidence aussi étrange intervenait-elle maintenant ? Restons lucide, moi et mon frère n'étions pas les seuls enfants à qui cette comptine était jouée. Mon frère... Je fronce les sourcils, ça ne pouvait pas être ça. D'un pas plus déterminé, je décide de suivre cette mélodie qui autrefois berçait mes nuits mais qui aujourd'hui me tranche l'âme et le cœur. Trop de moments heureux dont je n'arrive à voir que de pales souvenirs à présent. Jamais les choses pourrons redevenir comme avant, je donnerais tout pour avaler une potion qui me ferait retourner dans le temps, à l'époque où la joie et l'innocence frappaient encore à ma porte. Les notes de la chanson me menèrent tout droit vers la serre, un endroit que je n'avais pas encore visité. Qui sait ce que j'allais trouvé à l'intérieur. Je m'attendais à tout. %ais cela ne m'a pas empêché de tressaillir lorsque je le vis, blanc comme un linge, assit sur ce banc, absent. Il fredonnait cette même musique qui avait mené mes pas jusqu'ici. Je reste un instant immobile, me posant la question : est-ce vraiment réel ? Est-ce qu'il est vraiment là en face de moi ou est-ce l'un de ces nombreux mirages qui me font peur parfois ? Hésitant, je finis par m'approcher et m'asseoir sur le banc, juste à côté de lui. Se rappelait-il de moi ? Avait-il l'ombre d'un souvenir sur un possible frère ? Si oui, allait-il me reconnaître ? Je ne savais à quel point cette fameuse potion de l'oublie fonctionnait, quelle était sa puissance. Un moment de silence plane avant que je ne me décide à parler à ce qui ressemblait plus à un légume qu'à un frère...

« Bonjour. »
Avais-je envoyé, un peu dans le vent, histoire de savoir s'il était absent au point de ne pas me calculer. J'avais peur, à quel point son amnésie. allait-elle me blesser ? Oui, Il avait probablement oublié mon visage, mon nom, jusqu'à ma propre existence...
©clever love.


 
  ALEX  ϟ  « L'univers est non seulement plus étrange que nous le supposons, mais plus étrange que nous pouvons le supposer. Méditer en philosophie, c'est revenir du familier à l'étrange et, dans l'étrange, affronter le réel. L'étrange, c'est votre miroir qui le renvoie. »

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MessageSujet: Re: «Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.» Lun 9 Juin - 2:34


I love you, brother
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Une voix. Qui freine la comptine glissant hors de mes lèvres. Je me sens glacial, froid, vide et creux. Je cesse tous mouvements et monte mon regard autrefois perdu dans le rien s’affichant devant moi. Je sursaute, très faiblement. J’exhale l’étonnement, comme pour reprendre la buée des heures. Je suis paralysé devant ce visage. Ce visage qui ne m’est rien et qui m’est tout. Familier, familier comme il est impossible de le ressentir. Ce visage, c’est le mien. Rien.

Il n’y a plus rien sous mes pieds. Ni autour de nous deux. Je me perds dans la contemplation de ce visage pour finalement aboutir à cet conclusion : ce n’est pas mon propre reflet qui se dresse devant moi, néanmoins un être qui me ressemble beaucoup. J’avale difficilement. Est-ce une hallucination? Suis-je fiévreux? Ai-je été empoisonné? Ces questions se perdent dans mon esprit à la seconde qu’elles naissent. Je me lève de mon siège, très lentement. Je ne le quitte pas des yeux. Ils sont inquiets, mais plus que curieux. Creuse, creuse, creuse ma mémoire pour tenter de retrouver en moi la signification de cet être qui me chavire, me bouleverse. Me donne ce sentiment de haine absolu et d’amour fraternel puissant à la fois. Un pas.

En sa direction. Il est discret, timide, mais est suivit d’un autre emprunte. Je m’approche de lui. Plus il est près de moi, plus je sens mon être s’effriter. Plus son visage m’est familier, et plus il pèse de réconfort sur moi. Mais toujours, je suis incapable de mettre un nom ou un souvenir sur ses yeux, sa mâchoire, son nez, sa bouche… J’avale.

Difficilement. Une fois de plus. Je tremble toujours autant, et ne sais contrôler mes palpitations. J’entends, en creux de mon crâne, l’écho de rires d’enfants. La voix d’une mère qui chante la berceuse. Et une odeur de lait chaud. De pluie, aussi. L’odeur de Londres. J’ose croire. Et je me sens bien. Soudainement si bien. Mon cœur s’échauffe comme les fourneaux lui auraient donné vie. Et je sens mon aorte combler le reste de mon être de ce sentiment si étrange, mais pour le moins déplaisant… Je lui saute dans les bras.

D’instinct. Subitement. J’appuie mon menton sur son épaule, fourre ma truffe dans son vêtement. Il a une odeur de rire, de soleil et de fleur séchée. Je tressaille. Le serre de toutes mes forces. Je grelotte, mais me sens si bien contre lui. Et je murmure, à bout de larme :

Ne me laisse plus… Qui que tu sois, je t’en prie ne me laisse plus…

«Plus» et non «pas» parce que je suis certain l’avoir déjà vu. Tutoiement et non vouvoiement parce que suis d’autant sûr d’avoir marché à ses côtés… Mon œil rempli d’eau qui s’obstine à ne pas s’échapper fixe le vide. Devant moi, au loin dans la serre, je vois deux enfants. Deux gamins, garçons de bas âges jouer dans la terre et les fleurs. Je sais qu’il s’agit d’une hallucination, cette fois. Mais elle ne m’est pourtant pas effrayante, angoissante ou inquiétante. Elle m’est belle. Merveilleusement belle.


©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

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MessageSujet: Re: «Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.» Mar 10 Juin - 1:48

Dis, te souviens-tu... De Nous ?
Morgan & Alexander
Je m'étais assis là, près de lui... Près de toi. Tu n'as pas réagi tout de suite à ma présence, tu devais être loin à ce moment là, loin dans les dédales interminables de ton esprit, de tes souvenirs flous et incertains. Je me suis assis et un simple mot est sorti de ma bouche, bref, rapide. Je ne savais que te dire de plus, je n'étais même pas sûr que tu m'écoutais. Et pourtant c'était le cas, à peine le mot était sorti de ma bouche que la tienne s'est arrêtée net de chanter. A mon grand regret. J'aimais t'entendre chanter cette musique, tendre musique de notre enfance à tout les deux. Mais tu as sursauté à mon écoute, tu es resté silencieux, comme une tombe. Et ton regard sur moi, comme si tu essayais de déchiffrer un livre quand bien même tu ne savais pas lire. Et moi je t'ai regardé, croisant la lame de nos deux regards, le saphir et l'émeraude qui se croisent. Ton visage exprimait comme... De la surprise et de l'appréhension. Que pouvait-il bien se passer dans ta tête ? J'aurais tant aimé le savoir à ce moment là, au risque d'être horrifié par la grandeur de ton oubli. Puis tu t'es levé sans pour autant me quitter des yeux. Nous avions l'air de deux prédateurs en train de se chercher, essayant de deviner ce que l'autre allait faire sans jamais y parvenir. Tes yeux laissaient paraître de l'inquiétude mêlée à de la curiosité alors que les miens se confondaient entre joie et incompréhension. Que devais-je faire ? Je restais là, impuissant face à lui. Allait-il se souvenir de quelque chose ? Si oui, de quoi...?

Un pas, puis un deuxième, vers moi. J'ai envie de te tendre les bras, de te serrer fort contre moi, mais je ne le fais pas. Je ne veux pas t'effrayer, j'attends que tu te manifeste. Tout allait dépendre de ce que tu allais te souvenir. J'espérais du fond du cœur que tu ne te souviennes que des bonnes choses, que le premier souvenir qui te reviennes soit le meilleur et non le plus mauvais... J'avais l'impression de devoir t'apprivoiser, comme une bête sauvage aux multiples facettes. Je te vois trembler, je t'effraies ? L'inquiétude se loge au creux de mes yeux et de mon ventre. J'ai l'impression que tu vas partir d'une seconde à l'autre, que tu vas te précipiter vers la sortie de la Serre, fuyant tes souvenirs, me fuyant moi. Mais c'est tout le contraire qui se produit. Sans que je puisse m'y attendre, tu te jettes dans mes bras... Je reste un instant absent, ne réalisant pas vraiment ce qui venait de se passer, ni l'invraisemblance de la situation actuelle. Et puis d'un coup, d'un coup d'un seul, mes bras se referme sur toi. Toi qui a toujours été plus fragile et moins massif que moi. Je te serre contre moi aussi fort que je le peux, comme pour nous prouver que tout ceci était bien réel. Tu tremblais comme si tu avais froid. Un instant je revois l'intensité vague d'un souvenir nocturne, un souvenir d'hiver où tu grelotté, tout seul dans ton lit. Cette nuit-là je t'avais rejoint pour t'aider à dormir, pour te réchauffer, je ne voulais pas que tu attrape froid... Soudain, ta voix retentit au creux de mon épaule et ton souffle chaud vient s'écraser contre ma peau en buée tremblante.

« Ne me laisse plus… Qui que tu sois, je t’en prie ne me laisse plus…
Ma main se serre sur ton vêtement, puis la deuxième aussi. Et pendant que je laisse ma tête chavirer près de la tienne, mes yeux se referment, mes dents se serrent et une larme coule. Elle glisse, rapide, dans le sillon de ma cicatrice, sur la peau de ma joue mal rasée puis s'écrase, délicate, sur ton épaule. Mon bref sanglot résonne sur les vitres de la serre avant que je me décide à parler
- Jamais... Plus jamais Morgan, plus jamais...
Quelques secondes passent, ou quelques minutes, je ne sais plus. Le temps de me remettre de mes émotions. Je finis par me redresser, te faisant face. Seulement quelques centimètres séparaient ton visage du mien. Cette proximité, je l'avais perdu depuis bien longtemps... Mes mains maintenant posé sur tes joues, je te fixe, les yeux encore embués par ces retrouvailles.
Alors... Tu ne te souviens plus... De rien ? »
Lui avais-je finalement demandé, inquiet.
©clever love.


 
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MessageSujet: Re: «Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.» Ven 13 Juin - 4:05


I love you, brother
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Je sens sa main agripper mes vêtements avec la force d'un amour oublié. Et dès cette seconde qui me paraît des heures, je sens mon pouls s'accélérer. Tu es tant pour moi, tu es tant. Tu es tout. Mais je n'ai aucune idée de qui tu pourrais bien être. Aucune. Je cherche dans les dédales de mes souvenirs qui n'ont plus de mémoire, et dans les creux d'une cervelle folle d'inquiétude et de tendresse. Mais je ne trouve le chemin vers la réponse. Guide-moi, je t'en supplie. Guide-moi! Tu parles. Il me promet.

Me promet de ne plus me laisser. Ses mots ne sont pas la promesse, sa voix l'est. Il se cramponne à moi, si serré, si près de cette aorte qui ne donne plus que les tambours de la dernière chance pour cet homme de tous les tonnerres... Des sanglots résonnent sur les verres des fenêtres embuées de vieillesse. Mes prunelles imbibées de pluie fixent le vide, toujours, et je suis paralysé par ce courant de tristesse et de réconfort. Comme une richesse oblative qui s'empare de mes membres. Pureté jusqu'à l'os, chênes qui tombent comme une damascus s'effondre sur son pavé d'oubli. Coulent.

Coulent les larmes. À l'infini. Strient mon visage, le tien aussi, j'en suis certain. Nous nous aimons, mais je ne sais pourquoi t'aimer. Parce que ta présence, je viens d'y goûter, et je la reconnais, je la souviens cruciale à ma vie. Comment ai-je pu devenir une autre personne depuis mon amnésie sans toi à mes côtés? Je n'étais rien sans ton cœur battant sur ma poitrine, et ton étreinte jusque dans mon cou... Tu décolle.

Nos corps. Mais de très peu. Mon visage est à quelques souffles du tien, je frissonne une brûlure sur ma peau, sous mes veines. Tu es plus vieux, plus sage. Je le voix dans le gris de tes yeux. Donne-moi un peu de ce que tu es. Et à notre futur je le transmettrai. Tu es ma copie, je reste tétanisé. Tu portes mon corps, plus beau, plus fort, plus grand, plus somptueux... Tu es ce que je suis, dans l'idéal de l'aube. Il demande.

Si je me souviens de quelque chose. La question me glace le sang. J'avale difficilement. Mes mains vont à ses joues, doucement, afin de prendre son visage comme s'il avait été une délicate pétale. Puis je porte une paupière suppliant, un pli de sourcil qui souffre. Ma lèvres tremble, et articule enfin:

Se souvenir de quoi? Je t'en supplie... Dis-moi... Dis-moi de quoi je dois me souvenir...

Je serre les dents en retenant le sel sur mes globes. Mon cœur bat une chamade excessive, comme si j'étais à la limite de découvrir l'identité de cet homme, et de la mienne. Mais je sais qu'il en serait de trop de beauté pour ce manoir. Il en serait impossible...

Et toi... Toi qui me ressemble tant... L'homme que j'aime plus que n'importe quel autre homme en ces lieux... Dis-moi, je t'en conjure... Dis-moi qui tu es avant de disparaître tel un rêve oublié...

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: «Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.» Mar 12 Aoû - 23:25

Dis, te souviens-tu... De Nous ?
Morgan & Alexander
Tant de jours étaient passés depuis le commencement des mes recherches. Je te cherchais toi, toi mon frère que je ne voyais plus comme tel depuis longtemps déjà. Un frère… Qu’est-ce que ça voulait dire un frère ? Un lien de sang, c’est certain, mais pour le reste ? Pour l’inconscient collectif, un lien fraternel s’établit dans une relation seine d’une amitié fusionnelle, d’une complicité sans égale même si parfois, des disputes viennent perturber cet équilibre. Étais-je digne d’être frère alors ? De la complicité, des disputes, il y en a eu par le passé, mais est-ce qu’un frère irait briser le mariage de son semblable juste par jalousie, par peur de le perdre ? Je te regarde dans le fond des yeux, je t’aime tellement Morgan, je t’aime trop pour un frère. Suis-je digne de toi ? Mon cœur tambourinait contre mon torse, criait à l’aide. Comment ai-je pu ? Mon frère, j’aime mon propre reflet, d’un amour à la fois tendre et sauvage, un amour terriblement injuste. J’ai brisé ta vie par amour pour toi alors j’aurais dû faire en sorte que tu sois heureux. Encore aujourd’hui je te poursuis, mais ne t’ai-je pas pourtant assez fait souffrir comme ça ? L’égoïsme émanait de moi, je te voulais pour moi et pour moi seul, comment pouvais-tu le comprendre alors que je suis ton frère ? J’avais toujours gardé ça pour moi. Aujourd’hui encore, je suis un monstre, je vois en ton amnésie une porte par laquelle je peux passer pour te conquérir, serais-je assez cruel pour le faire ? Il y a des moments où mon horrible personnalité me faisait peur.

Tu pleurais sur mon épaule, à chaudes larmes alors que les miennes se faisaient silencieuses, douloureuses. Je t’avais gardé jalousement contre moi, te promettant de ne plus jamais te laisser, pas cette fois. Je te regardais de face à présent, mon visage si près du tien, te demandant si tu ne te souvenais vraiment de rien. Une expression navrée et des lèvres tremblantes, tu me demandes à ton tour de ce que tu devais te rappeler, suppliant. Tes mains sur mon visage, ton corps sur le mien, tes lèvres si près des miennes… Morgan, ne fait pas ça. Tu es fou de te jeter dans la gueule du loup. De te jeter dans mes bras alors que je t’ai fait tant de mal. Je t’aime tellement… C’était si paradoxal. Je restais interdit à tes mots, incapable de te répondre. Ma raison me criait de tout te dire, de tout te raconter en choisissant mes mots. Mais mon cœur, lui, se refusait à cela. D’amour plus que de raison je ne te répondis pas. Mon visage s’assombrit alors, affichant une expression grave et sérieuse, même mes yeux se glissèrent vers le bas. Je ne pouvais pas te regarder, je ne devais pas. Et ton regard sur moi… Un regard que je n’avais jamais encore vu sur moi. Tu te souviens sans doute que je suis important pour toi, du moins que nous sommes proches. Mais de quoi te souviens-tu ? Est-ce que toi aussi, à cet instant, tes envies inconscientes sont les même que les miennes, ou te rappelles-tu également que rien de plus que de l’amitié fraternelle ne devrait se passer entre nous ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Mes poings se serrent et tu finis par reprendre après mon silence. L’homme que tu aimes plus que n’importe quel autre homme en ces lieux ? Qui suis-je ?

Mes yeux s’écarquillent alors que je repose mon regard sur toi. Ma pupille tremble, panique, tu dois sans doute le voir. Ma gorge se noue indescriptiblement au point que je ne peux pas même déglutir un seul mot. Une goutte de sueur perle sur ma tempe, glisse. Qui suis-je ? A cet instant, surement pas ton frère… Silencieux, traits tirés et visage grave, je sens ton souffle court contre le mien, les battements de ton cœur contre les miens, tes mains sur mon visage, tes cheveux qui m’effleurent à peine.. Mes lèvres se mettent à trembler, je n’ai qu’à tendre mon visage pour briser la morale qui régit notre monde. Déjà coupable, je te regarde comme si tout cela était inévitable. Toujours muré dans mon silence, je viens délicatement poser la totalité de ma main sur ton visage pour ne couvrir que tes yeux. Et je te fais attendre ainsi, dans l’absence totale de paroles et de gestes. Ma raison livrait bataille à mon cœur à l’intérieur de moi. J’avais toutes mes cartes en main. Cependant, je pouvais faire n’importe quoi, l’issue ne pourra jamais être heureuse pour tout le monde. Tragédie infâme qu’est la situation dans laquelle je suis le seul à m’être mis il y a des années. De l’eau avait coulé sous les ponts depuis le jour où j’avais compris que je t’envisager autrement qu’un frère… Et au lieu de faire profondément taire ces envies folles, je n’avais fait que les nourrir toutes ces années, jusqu’à maintenant encore. Tout était voué à l’échec, alors à quoi bon se battre ? De chaudes larmes silencieuses viennent se perdre sur mes lèvres tremblantes alors que j’approche encore un peu plus mon visage du tien, venant souffler des mots lourds contre tes lèvres.

« Morgan… L’amnésie est, pour certain cas, le meilleur des cadeaux… Je… »

Je suis si près de ton visage, si près… Si près de tes lèvres… Le silence revient, les secondes défilent sans que rien ne se passe. Le silence perdure quand soudain… Le verre se brise. L’espoir est perdu. L’espoir est mort. Je venais d’échouer en tant que frère, en tant qu’agent de police et surtout en tant qu’homme. C’était inévitable . Poussé par mon cœur malade de toi, j’avais tendu le cou, traversant sans préavis les quelques centimètres qui séparaient mon visage du tien pour venir dévorer tes lèvres, un bref instant. Ce fut… Une explosion. Mes larmes avaient donné un goût salé à ce contact, le goût amère de mon impuissance, de mon incapacité à surmonter mes démons. Le goût… De l’erreur. C’était d’une terrible douceur, une joie atroce pour moi. J’étais perdu à tout jamais. Toutes ces années qui avaient nourri ma soif de toi venaient d’exploser dans ce bref lien charnel. Un lien charnel que j’avais du mal à vouloir briser contrairement au lien de sang que je partageais avec toi. Ce lien-là, j’aurais voulu qu’il n’existe jamais… Le baiser ne dura que quelques secondes, mais assez longtemps pour me faire perdre pied. J’avais mis dans ce baiser tout l’amour que je te portais… Je recule doucement, venant poser mon menton sur ton épaule pour ne pas croiser ton regard lorsque ma main se retira de ton visage. Je viens passer mes bras autour de toi alors que tout mon corps tremble de sanglots.

« Rappelles-toi seulement que… Que je suis le monstre qui a osé briser ta vie. »
Avais-je dit, tremblant, sur un ton tragiquement désespéré et grave alors que mon étreinte se resserrait sur toi…
©clever love.


 
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MessageSujet: Re: «Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.» Lun 18 Aoû - 4:37


I love you, brother
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Je sens son cœur porter le tambour au mien. Comme s'il dirigeait sa pulsation au doigt, à l'œil. Elle est forte, une cadence de mille cheveux qui flambent leurs sabots sur des torrents de larmes, d'un amour pure, profond, sincère. Si spontané, inconditionnel, nécessaire. Tu m'aimes. Je le sens, alors. Tu 'aimes jusqu'à ne plus vouloir me relâcher. Un peu plus grand que moi, plus fort, plus sage, à l'iris... Tu me gardes contre toi et m'empêche d'y bouger. Et pourquoi voudrais-je me défaire de tes emprises? Je t'aime. Plus que n'importe quel autre homme. Il n'y a plus que toi. Tout ce que tu es, je le connais. Je le sais par cœur. Ce qui tu es, ce que tu as fait, je ne m'en souviens plus. Tu me regardes.

Je vois une détresse, ma lèvre tremble. Tu tombes dans la gêne du silence aux troubles, je pleures. Tu pâli jusqu'au grelot de tes cils, ma gorge se noue. Tu recevrais poignard du Malin, je souffrirais pour toi. Pour toi, que dis-je, je ferais n'importe quoi. Je donnerais mon cœur, bien que je doute qu'il ne t'appartienne déjà dans les passés effacés et les passions oubliées. Plus aucun Dieu, plus aucune religion; tu les remplaces tous. Donne-moi Ton Amour et je te donnerai ma Foi. Mais je t'en prie, ne pleure plus. Je suis perdu quand tu es désemparé. Et je ne suis plus rien quand tu ne me dictes point d'être l'homme que je suis. Vivre dans ton ombre a toujours été mes souhaits et mes persistances. Je n'ai besoin que de tout cela pour survivre, contre toi. Avec toi. Ta main.

Viens cacher mon monde. Tu m'aveugles sans répondre à mes questions. Mon œil vitreux et égaré sombre dans le néant que tu crées. Par ton silence. Ce vide qui me gobe et m'engloutie. Mon touché devient poreux, beaucoup plus qu'il ne l'a jamais été. Et aussi lucide que je suis capable de l'être, je pense à nous. À nous deux. Fais de moi ce que je dois être, je t'en supplie. Je t'aime, t'aime tant. Garde-moi contre toi et chante moi cette mélodie qui fait échos sans cesse dans mes ouïes meurtries. Ton souffle.

Si près du mien. Je pourrais l'attraper de mes lèvres. Je ne sais d'autant plus à qui elles appartiennent. Je te les offre. J'ai l'impression d'avoir tout oublié, dès que ta peau a saisit la mienne. Oublié mes périples dans ce manoir, oublié mes buts, mes raisons, mes sagesses et mes folies. Tu me fais perdre la tête et crèves mon cœur. Ça m'est égale. Je n'ai besoin d'eux tant que j'ai toi. Je me souviens.

Tu me prenais par la main. L'odeur de la belle agapanthe nous transportait, nous n'avions besoin de marcher davantage. Un rayon de soleil crevait les nuages pour se déposer en douceur sur ta joue fine et porcelaine. Les oiseaux se taisaient pour laisser le champ à tes poumons. Le satin de tes cheveux égaillais mes épaules, ma truffe. Tout renaissait. Excepté pour le soldat de plomb à nos pieds. Il mouraient à chaque fois. Tu étais jeune. J'étais jeune aussi. Nous étions seuls, les rois du monde. Et tu me donnais des pouls d'aorte comme à l'instant. Je les mangeais tous, tu as toujours été mon sauveur et mon héros. Je le sais. Es-tu ici pour me tirer des griffes des Horreurs? Qu'importe; c'est déjà fait. Tue parles.

L'amnésie est un cadeau. Pour certain. Je n'y vois rien, toujours. Ma vision est obstruer par ta douce main qui m'empêche de voir ces lèvres que je devine, si proches des miennes. Mes sourcils se plissent d'inquiétude. L'amnésie m'a perdu. Viens-tu me retrouver? Garde-moi un souvenir avant de m'emporter. Celui de ton regard, celui de ta voix, ou celui de ton touché, tu choisis. J'ai si peur. Guide-moi, mon Amour. Dis-moi quelque chose. Dicte-moi une parole. Ou un geste. Dans mon immobilité et le noir sous mes paupières, je suis égaré dans les méandre de ce que je veux de toi. Tes lèvres.

Je les sens alors. Sur ma bouche. Elle goûtent les larmes. Alors je verse leurs jumelles. Et ma poitrine fait naufrage. Complètement. Jamais je n'ai ressentis de tel, et toujours, j'eus crut, avoir attendit pour ce sentiment qui me possède. Me hante. Ton amour a un baiser nostalgique, sinistre et mélancolique. Et comme mes mémoires, il a l'arôme des agapanthes. Tu saurais de auxquelles je pense si je t'en parlais à l'instant. J'en suis certain. Mes mains tremblent, mais je ne ressens plus aucune crainte. Plus aucun mal. Je suis délivré. Et je me rapproche à ce que j'ai toujours aspiré à être; toi. Mes paumes se redresse sur ton corps, sur ton torse. Elles veulent te caresser comme on caresse un l'Amour d'une vie. Mais elles restent timides. Je suis figé, par cette vague venant de ta bouche contre la mienne. Et je ne veux jamais qu'elle ne la quitte. Tu défais le baiser.

Retire ta main de mes yeux. M'enlace avec une force que seule le velours peut décrire. Les reflets du toi de vitre de la serre m'éclatent à la rétine. Ta tête est contre la mienne et tu pleures. Je pleure. Je souffre. Je gémis, à peine audible sillage de mes cordes vocales. La lumière me brise les yeux, et enfin je reprends vision de la place. Par dessus une épaule tremblante. Il me serre fortement. Je fais de même. Mes jambes sont molles et je crois défaillir. Mais je garde attention sur les deux enfants qui jouaient plus loin. Ils ne sont plus là. Ils se sont enfuit. Et le soldat de plomb est affaissé sur le sol. Il est mort, encore. Dans son champ de mauves fleurs. Il murmure.

Peut-être a-t-il parlé de haute voix, mais j'entends un murmure dans mon oreille. Mes mains se serres et s'agrippent à lui. Comment peut-il dire de telles? Je ne comprends pas. La cire d'adragant que j'eus probablement bu sans souvenance me remonte au creux des paupières et trouble ma vision. Je serre la mâchoire. Je veux qu'il me donne une vie. Qu'importe combien de fois il pourra briser celle que j'eus.

Le passé est passé. L'avenir est à bâtir. Mon histoire n'est plus rien. Tu es mon futur...

Je me défais de lui doucement. Je me sens au ralentit et ma vision se double. La mélodie reste au creux de mon crâne. Elle est incessante et merveilleuse. Je me glisse de son emprise, serpente mes mains de son dos, et viens les poser sur ses joues. Et je le regarde, enfin. Dans le creux des yeux. Je reste près, tout près de son visage. Car le paysage autour vacille et tangue. Il es et l'unique colonne stable dans le décor. Il est le centre. Et je n'ai force de parler plus fort que la brise d'une tulipe. Alors je reste près, si près de son visage, à partager son souffle, à planter mon regard dans le sien.

Je t'en... supplie... répare-moi... fais de moi ce que tu veux que je sois...

Je pleure. Comme il est impossible que les torrents jaillisse de mes yeux. Mais tout ça dans le plus grand silence, en jouant la parfaite statue. Ma gorge nouée laisse passer un filet de voix, minime, minime...

Je t'en supplie... Tu es mon Amour. Donne-moi de toi et fais de moi quelqu'un. Je t'aimerai. Je t'aimerai toujours, qui que tu sois. Parce que tu es Tout pour moi.

Je colle mon front au sien et me blottis contre lui. Passant mes mains de ses joues à sa nuque. Et pressant ma redingote sur la sienne. Le temps n'est plus. Qu'il soit passé ou avenir. Alors je t'aime. Il en est de rien d'autre que de t'aimer, à présent.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: «Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.» Lun 8 Sep - 22:44

Dis, te souviens-tu... De Nous ?
Morgan & Alexander
J'avais fini par franchir le pas, par me jeter dans ce ravin aux profondeurs abyssales. J'avais sauté dans le néant de mon amour pour toi. Que dis-je le néant... L'océan infini de mes sentiments trop présomptueux et francs. Je t'aime Morgan, si tu savais à quel point, et depuis combien de temps. 23 ans. 23 ans que je t'aime chaque jour un peu plus. Il ne s'est pas passé un jour, une heure, une minute, une seconde où je n'ai pas pensé à toi. Seul, brisé, j'avais pourtant essayé de tenir mes distances, mais jamais je n'avais réussi. Comme un parasite, un poison, je m'étais immiscé dans ta vie. Tes amis, tes proches, ta femme... Je les connaissais tous, je surveillais tout comme une ombre derrière toi. Personne ne devait te faire du mal, personne ne devait t'enlever à moi.

Et cette femme, Elisabeth, elle avait pourtant réussi. Je l'ai testé, je voulais « savoir », être sûr qu'elle était digne de toi, si elle te serrait fidèle jusqu'au bout même après mes avances. Ça a toujours était ainsi, chacune de tes petites amies. Je l'avais fait pour ton bien, je pensais être dans le droit chemin. Si elles tombaient dans mes bras, elles ne te méritaient pas. Elles ont toutes fui après t'avoir trahi, sauf Elisabeth. Elisabeth est restée, s'est accrochée à moi. Par amour semblerait-il, j'étais si gentil et protecteur avec la petite qu'elle ne pouvait que me voir comme un bon père, peu importe ce qu'il pouvait advenir de toi. Une garce. C'est tout ce qu'elle était pour moi. Je voulais voir jusqu'où je pouvais aller, elle n'a jamais lâché jusqu'à ce jour où tu nous as surpris.

Ce jour-là j'ai compris une nouvelle fois que je t'aimais à en perdre la raison. Je n'avais pas fait ça pour que tu ne souffres pas de l'amour, j'avais fait ça uniquement par jalousie amoureuse. Je t'aimais tellement que je te tenais éloigné de toutes ces femmes qui avaient volé ton cœur, je te voulais que pour moi. Au final, c'est moi qui t'avais fait souffrir, et à un point que pas même moi je n'aurais pu imaginer. Ton visage. Je n'oublierais jamais ton visage ce jour-là, anéanti, décomposé, décharné. Qu'est-ce que j'avais fait... Tu l'aimais vraiment, et même à ce moment-là j'étais jaloux d'elle. C'est à cause de moi si tu as fini ici. C'est à cause de moi si tu as assassiné femme et enfant. C'est à cause de moi si tu as bu cette potion d'oubli. C'est à cause de moi si tu as fini comme ça.

Et aujourd'hui, je trouvais encore la force de t'embrasser. Je suis véritablement détestable, une monstruosité horrifiante, dégoûtante. Je n'ai aucune dignité pour infliger ça à celui que j'aime, à mon propre frère. C'était... Terrifiant. Personne ne pourrait tolérer ça, pas même moi. Et pourtant j'étais l'auteur de tout ça. Comment pouvais-je encore me tenir droit face à toi ? Heureusement je m'étais ravisé, t'avouant enfin à demi mot que j'étais celui qui t'avais conduit ici par pur égoïsme. Je te tenais serré contre moi, possessif et malheureux. Je sens tes mains serrer le tissu de mon haut, dans mon dos. Je frémis. Mon corps me hurle de me jeter sur toi et de te faire sauvagement l'amour, mais je n'en fait rien. Je n'ai pas le droit, je t'ai déjà assez fait souffrir ainsi.

Pourquoi... Pourquoi me dis-tu ça ? Tu n'as pas le droit... Si tu te souvenais de tout ce que je t'ai fait, de tout ce que j'ai pu faire dans ton dos pour que tu restes seul, juste pour moi. Il y a des fois où je me dis que si tu n'avais pas tué Elisabeth, je l'aurais fait à ta place... Pas ta fille, elle n'y est pour rien dans tout ça. J'aurais été capable de tuer une maman, de priver une enfant de sa mère pour toi. Te rends-tu compte de ce à quoi tu t'engages en me disant cela ? Probablement pas... Tu te redresses, me fait face en tenant mon visage entre tes mains. Non Morgan, pas si près, pas comme ça. Ne me dis pas ça, ne me dis pas que je peux faire ce que je veux de toi, mon corps est tout à fait capable de se jeter sur toi et ma raison n'est pas totalement contre...

Tu pleures... Non ne pleures pas, je t'en supplie ne pleures pas ainsi, immobile, presque inerte face à moi. Toujours dans le silence le plus complet, je porte mes mains à ton visage pour recueillir le flot de tes larmes sur mes doigts. Ma bouche est entrouverte, tremble et se débat. Non je ne céderai pas une seconde fois. Je ne céderai pas au désir irréversible de venir t'embrasser de nouveau. Même si j'en meurs d'envie. Et tu parles de nouveau, encore pour me dire des choses que j'aurais préféré ne jamais entendre. J'aime ce que tu dis, mais c'est tellement contradictoire avec ce que je pense de moi. Tu me mets sur un piédestal, tu crois que je suis ce qui pouvait t'arriver de mieux depuis ton amnésie mais... Non, ce n'est pas le cas, loin de là.

Non, je suis la pire chose qui pouvait t'arriver jusqu'à maintenant. Tu n'imagines même pas à quel point Morgan, tu ne t'imagines pas. Depuis le temps que je te fais souffrir, je pensais que tu te souviendrais. Que tu te rappellerai ô combien je t'ai fait du mal et combien je peux encore le faire, même si c'est sans le vouloir. Je ne vais t'apporter que du malheur, du malheur, rien que du malheur... Alors ne me demandes pas de te donner de moi, je ne veux pas que tu sois un monstre toi aussi. Ne me murmures pas ça, ne me demandes pas dans un souffle de faire de toi quelqu'un. Je ne suis pas fait pour ça, je risquerai de te briser encore plus que je ne l'ai déjà fait. Est-ce vraiment ce que tu veux ? Souhaites-tu vraiment recommencer une nouvelle vie ?

Avec... moi ? Non Morgan, je te le demanderai à genoux s'il le faut, ne me dit pas que tu m'aimeras, qu'importe qui je suis, ne me dis pas que je suis tout pour toi, je risquerai... D'avoir l'espoir de te croire. Ne poses pas ton front contre le mien, ne caresses pas ma nuque, ne te presse pas contre moi ainsi. Je devrais te repousser mais j'en suis incapable. Là encore je te ferai du mal, de toute évidence qu'importe ce que je fais je te ferai du mal de toute façon. Je baisse les yeux, j'évite ton regard vert qui me transperce de part en part. J'ai peur que tu lises en moi, que tu découvres tout le mal que je t'ai fait. Que tu devines que toutes mes pensées envers toi son impures, malsaines et démunies de tout bon sens. Plus le temps avance plus je me trouve monstrueux.

Je pose mes mains sur tes hanches, les glissent sous ton chandail, caresse ta taille, griffe tes côtes. Je ne devrais pas, mais je le fais quand même. Je ne te regarde même pas en face, quelle piètre personne je suis... J'ai envie de me jeter sur toi, de te faire l'amour à même le sol. C’était brûlant, frémissant, enivrant... J’avais l’impression d’avoir une présence dans le ventre, une petite chose qui me criait de... De te sauter dessus. J’avais le sentiment d’être seul au monde avec toi contre moi. Tout était flou autour de moi, tout était lent, comme ralenti. Je n’entendais que ta voix. A l’écoute de ta voix je semblais absent, inerte, comme vide. Mes yeux fixaient le néant, le silence entre nous se perdait en longueur alors que je finis par redresser mon visage vers toi.

Ma main se glisse, limpide, jusqu’à ton visage opalin criblé de tes deux perles émeraude. Ma main caresse ta joue. Je pose mon regard océan sur toi. Mes yeux brillent d’un soupçon de sérieux, de tristesse mais surtout d’un mélange d’animosité et de désir. Mes lèvres entrouvertes, je laisse un souffle chaud et mentholé s’en échapper et venir embrumer ton doux visage... Je te dévore du regard comme un enfant aurait englouti une sucette à son goût favori. Mes longs doigts fins et délicats effleurent ta peau blafarde alors que mon pouce caresse ta lèvre inférieure. Tu as un si joli visage... J’ai envie de le toucher, de l’effleurer, de le caresser, de l’embrasser. Je sens ton souffle qui effleure mes lèvres, je vois tes yeux qui me fixent...

Mon autre main se glissant à ton cou, envieuse et difficilement contrôlable. je sens ton pouls au travers de ma paume. Je n'aurais pas dû te regarder de nouveau, croiser le fer de nos deux regards une nouvelle fois. Maintenant je... Je veux te dévorer d’une traite, comme un animal, sans te prévenir ni te demander ton avis. Qu’en penseras-tu ? Que diras-tu si je te prenais, là maintenant, sans détour ni demi-mesure ? Aussi sauvagement qu’une bête l’aurait fait, aussi violemment qu'un dégénéré l'aurait fait. Je voulais te salir, souiller ta candeur comme un malpropre... Le sexe à son état pur. Collé contre toi, je te serrais à t’en faire presque perdre le souffle. Mon visage à quelques centimètres du tien, je finis par reprendre non sans difficulté...

« Qui que je sois... ? Es-tu sûr... De ce que tu es entrain d'avancer ? Je caresse ta joue, plantant mes yeux sur tes lèvres charnues. J'approche les miennes et m'arrête à un souffle de te dévorer. Est-ce que cela compte si... Je suis quelqu'un de ta famille ? Et si je te disais... Que je suis ton frère ? »

Je n'ai pas relevé les yeux, je n'ai cessé de fixer tes lèvres jusqu'à maintenant. Si tu savais combien je t'aime... Ma mâchoire se crispe, c'est décidément trop. Si tu veux que je fasse de toi ce que je veux que tu sois, qu'il en soit ainsi. Sans aucunes formes de civilité, je te pousse, te plaquant au sol avec violence. Je te surplombe de toute ma corpulence, plongeant enfin mes yeux dans les tiens. Rien qu'à la vu de mon regard, tu pouvais comprendre ce que je voulais te faire, ce que je comptais te faire. Je me penche sur toi et viens te voler un autre baiser. C'est trop tard désormais, j'ai pris goût à tes lèvres, tu ne peux plus reculer. Tu m'as donné ton feu vert et quoi que je fasse, je te ferais du mal, autant choisir l'option qui me plaît le plus...

« Je t'aime Morgan. Je t'ai toujours aimé. Depuis 23 ans déjà. Te rends-tu compte ? Dis-je d'une voix presque colérique. Je t'en voulais d'être aussi désirable, d'avoir oublié le lien qui me relie à toi et qui m'a, jusque là, imposé de me tenir loin de toi, par question d'éthique, de moral. Maintenant que le mur entre nous était si friable, je n'allais pas me gêner pour le détruire... De ce fait, je viens déchiré ta redingote sans me soucier de quoi que ce soit. Je t'ai toujours désiré ainsi. C'est sale n'est-ce pas ? Morgan... M'aimes-tu toujours à présent que tu sais ? Oseras-tu encore me dire que tu m'aimeras qu'importe qui je suis... ? Ton torse, fragile et fin, me faisait tellement envie. Je viens donc en découvrir chaque parcelle de peau du bout des lèvres. Mais quoi que tu dises Morgan, c'est trop tard. Tu as prononcé des mots que tu n'aurais pas dû prononcer, maintenant je ne compte pas en rester là... » Avais-je conclu, laissant ainsi ma langue sortir de sa tanière et venir laper ta peau si délicate...
©clever love.


 
  ALEX  ϟ  « L'univers est non seulement plus étrange que nous le supposons, mais plus étrange que nous pouvons le supposer. Méditer en philosophie, c'est revenir du familier à l'étrange et, dans l'étrange, affronter le réel. L'étrange, c'est votre miroir qui le renvoie. »

(c) Bloody Storm
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MessageSujet: Re: «Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.» Mer 15 Oct - 1:21


I love you, brother
even if I don't know you...



Musique thème :: Lily - Jessica Curry


Des doigts de fleurs sur mes joues, pour essuyer les ruisseaux désespérés qui se sont emparés de mes pommettes. Tes mains sont des soies. Je me rappelle presque de l'épiderme d'une mère. J'ai l'impression de la sentir sur mes pores, coulante et chaude. Et tu sembles si fébrile, Alexander. Qu'ai-je fait? Qu'as-tu fait? J'ai cette impression que l'erreur du monde est à nos pieds, que nous hésitons de longues et interminables secondes avant de la saisir et l'écraser contre nos cœurs. Je te garde contre moi. J'ai peur que tu ne t'évapores, comme les souvenirs de toi ont put faire. Je me suis ennuyé de toi, tellement, qui que tu sois. Tes mains.

Elle rôdent sur ma redingote et se fraient un passage sous celle-ci. Je frémis à sentir les tracés doux, celle de mère alors qu'elle cajolait son enfant pour la toute première fois. Je fonds entre tes prises et sur ton torse. Mes paupières se ferment et je soupire de bien être en posant menton sur ton épaule. Tes caresses sont le meilleur des remède contre l'anoxémie des incompréhensions. Avec toi, je n'ai plus besoin de comprendre. Je suis libre. À jamais et pour toujours. Tes lèvres.

Elles sont des empruntes violentes sur moi. Je les ressens jusqu'au plus profond des battements de mon cœur. Comme si jamais un amour n'avait été aussi pure et bon. Comme une tendresse fine, tu prends encore mon visage dans le mien et mes larmes me donne vision flou de ton visage si étrangement semblable à celui des miroirs. Mais tu es plus beau. Plus grand. Plus fort. Tu es tout ce que j'aurais toujours souhaité devenir. Mon idole et ma passion. Je ne bouge plus. Je crains de défaire la poigne de tes menottes sur mes flancs. Sur mes joues. Elles sont parfaites à cet instant. Ton regard.

Ton regard est une folie amoureuse, une danse de flammes et d'effervescence. Autant je voudrais croire que tu veuilles me dévorer, autant je souhaite qu'il en soit ainsi. Titille ton doigt sur ma lèvre qui tremble. Je ne sais si elle va crier ou si elle va soupirer. Ma poitrine se lève et soulève au rythme d'une respiration qui attend la suite. Tu m'apprêtes à la plus séduisante des bêtises, et je me laisse rôtir entre tes poumons qui me donnent le plus exquis des parfums entre une bouche qui parle à merveille. Mon cou.

Tu feins de m'étrangler. Ce qui serait inutile. Tu m'asphyxie d'amour et de bonheur brûlant depuis notre rencontre. Ne t'arrête pas, surtout. Ne m'empêche pas de croire au bonheur de telle sorte.Je ne peux bouger. Je ne peux que laisser mes yeux enduis de cire d'adragant te fixer comme si tu avais été un ange. L'es-tu réellement? Es-tu l'ange que j'attends depuis toujours? Oui, oui je suis certain que, qui que tu sois, tu es la bonne personne. Celle dont j'eu toujours eu de besoin. Mon manque de toujours était ton absence. Tu me reviens. Et tu me clous à toi. Je frissonne agréablement. Ses yeux.

Il fixent mes lèvres. Ils les désirent et s'en abreuvent. Mon cœur trébuche des centaines de battements. Désiré jusqu'à la chaire. Serait-ce possible que notre Amour nous consume à ce point? Ta bouche me semble si belle, l'extase de tous les rêves, à l'instant. Aurais-je perdu la tête? Et que dis-je... Je n'ai pas besoin de tête quand tu es avec moi. Je n'ai que besoin d'un cœur pour t'aimer. Et tu dis ce qu'il fallait que j'entende. Frère.

Mon frère. Il n'y a plus de doute, aucune liaison, maintenant, n'est mise au hasard. Mon frère, mon unique et adorable frère. Mon visage, mon corps et mes manies sont les tiens. Jusqu'au bout des doigts tu m'as appris par cœur et je te donne l'histoire de ma vie en échange. Grand-frère, Puissant frère. Je sais que tu as toujours eut la main sur mon épaule, que tes mots ont toujours été pour me rassuré. Que tu m'aimes, et que je t'aime encore plus, par dessus tout. Serait-ce possible? Dis-moi tout de ton cœur. Je veux te donner le mien. Blanc.

Un blanc m'engouffre et me traîne des années plus tôt. Ce n'est plus un champ de pétales qui nous entoure, mais les lattes de bois d'une chambre sombre que le cerisier. Sur ma peau, il y a le satin lisse des jour du printemps. Et sur mes yeux, il y a ton visage. Il est adolescent et scintillant comme si les étoiles le portaient. Ton parfum... Ton parfum n'a pas changé d'une gamme. Et tes cheveux son doux, entre mes doigts, frôlant ma joue. Je peux reconnaître que nous sommes dans la pièce d'une maison. L'époque, le lieux et l'histoire ne me reviennent pas en souvenir, par contre. Tes yeux enrobent les miens et me font danser. Tu me souris, je te souris. J'ai terriblement mal à l'œil. Comme si je m'étais blessé à l'affront de quelques cascades qui soient. Tu es près de moi, si près, que nos souffles s'entremêlent. Et tu me soignes, me cajoles, me protèges et me guéris de tous les maux. Je n'ai plus aucune douleur. Je suis léger, bien, et je t'aime. Battement.

De paupières. La ville grouille autour de moi. Les passants se font plus nombreux qu'une fourmilière comme Londres peut supporter. Les pas autours de moi sont pressants, et le tonnerre retentit alors comme des millions de foudres meurtrières. Certains donnent aux rues l'échos de leur cri de surprise. Dans ma paume, ta main, douce. Et Devant moi, au trot dynamique, ton corps de muscles et de force qui me tire au travers les centaines de londoniens craignant de se faire abattre par les larmes des cieux. Tu es plus âge, tu te ressembles, enfin, bien plus. Et tu me tires à l'abris sous l'entrée d'une chapelle non loin. Nous sommes trempés à lavette, et je grelotte comme une feuille d'automne sur le point de mourir. Tu me prends dans tes bras, pour me réchauffer. J'engouffre mon visage sur son épaule et ris, doucement. Je suis léger, bien, et je t'aime. Encore. Je relève.

Le menton. Je suis frigorifié. Je grelotte comme si l'hiver s'était emparé de ma cage thoracique. Le givre a glacé quelques traits de ma moustache et de mes cheveux. Pourtant, dehors, sous la lune et ses sœurs brillantes, il fait été comme l'Angleterre aura toujours put nous l'offrir. Je souffre, je souffre terriblement. Cette fois, je sais que je ne suis terrassé à l'œil. Ni à aucune place à nommer physiquement. C'est mon âme qui a mal. Elle crie et pleure. Et mon visage est brodé de pleures inconsolables. Je marche dans les ruelles pratiquement vides. Je croise un gens d'arme dont je ne fais attention. J'ai trop mal. Je veux hurler et saccager le monde entier. Et tout ce que je fais est marché, déconfit et atterrer. Cette mémoire me déchire comme si je n'avais été que déchet. Elle me déstabilise et créée un vide angoissant en moi. Alors j'ouvre les yeux, reviens à la réalité. Dans tes bras. Contre ta voix. Je suis léger, bien, et je t'aime. Infiniment. Plaqué.

Contre le sol. C'est une force brutale qui me repousse avec tous les fracas des bêtes et mes omoplates se butent contre la terre pour laisser ma voix fracassé faire serpenter une faible exclamation entre mes lèvres. J'écarquille mes yeux vitreux qui ne laisse refléter plus rien de lucide. J'étouffe un hoquet; le geste m'a coupé le souffle. Et tu t'abats sur moi comme une bête sauvage désirant me dévorer. Tu m'embrasses, et mes lèvres répondent. Je ne sais faire d'autre. Je sens que je suis sur le point de me faire agresser par l'homme que j'aime le plus au monde. Que faire? La séduction est palpable, la tension se laisse choir de mes nerfs à l'herbe ingrate de la serre. Mes yeux sont clos. Tu m'aimes.

Depuis vingt-trois ans. Notre Amour est éternel et ne pourra jamais s'épuiser, au delà des potions d'oubli et des époques. Tes lèvres. Elles me paraissent un océan d'amour. Oui, aime-moi. Je t'ai toujours aimé en retour. Ne te perds pas dans la rage. Ne t'en fais pas. Me sois pas colérique. Un Amour aussi pure se mérite tant de beautés, et si peu de violence... Comme si tu voulais m'inciter à te détester. Et pourquoi? Et comment? Tu es au dessus de moi, je suis à ta merci, sans plus dire, je suis la victime de tes rages de cœur. Je les avalerai, toutes. Tu me regardes, me pose ces questions rhétoriques de ton ténor habile et satin. Il aurait put rester dans mes tympans à jamais, je m'y serai lover et aurais attendu l'asile avec sourire. Je te fixe.

De mes grands yeux qui ne voient que les tiens. Je suis petit, faible et frêle sous toi. Docile, comme si je pouvait faire autrement sous ton emprise. Ma voix ne porte pas la moindre trace d'agitation, de colère ou de surprise. Simplement de l'amour. De la pureté et de la sérénité. Elle parle, doucement.

Mais bien sûre que, toujours, je t'aime. Mon Amour envers toi est inconditionnel et incontrôlable. Tu es mon frère. Mon sauveur. Je te dois tout. Je n'aurais été rien sans toi. Tu es mon frère, un ange, ou la symbiose des deux...

Même si je sais très bien ce que tu t'acharnes à me faire. Et toujours, sans que je ne m'en souviennes concrètement, je t'ai laisser faire. Être là pour moi. Je ne changerai cette confiance de sang pour rien au monde en cette seconde. Peut-être pêché, peut-être bizarre, je n'en vois aucune réticence. Si tu me désires, alors je te désirerais. Si tu m'apprends l'amour, alors j'écouterai sans discuter. Si tu changes le monde, je le changerai avec toi. Ma redingote.

Je ne réalise qu'à cet instant qu'il l'a déchiré. Le foyer en mon ventre est tel que le plus frais des blizzards aurait passé inaperçu contre moi. Tu me dis que tu veux plus, plus, sur ces mots que je t'ai donné. Et ta bouche est le diamant de mes soupirs. Elle me donne les chaleurs à la gorge, à la tête, qui tourne, et tourne. Je ne compte plus les heures et ses secondes, je ne sais plus les dénombrer. Je laisse ma tête s'amortir contre le sol et je relâche mes épaules dans un gémissement de velours. Comment sais-tu m'aimer de la sorte? Tu me fais découvrir ces sensations que jamais je n'aurais imaginer. Et tu me guides toujours plus vers l'apogée de ce que nous sommes... Parmi les ras de marrée de ma trachée, je parvint à murmurer, comme une comptine d'antan:

On est meilleurs copains pour la vie. Parce qu'on est frère? Parce qu'on est frère. Et tu seras toujours là pour moi? Toujours, au delà de tout. Promis? Promis.

Je récite par cœur, mot pour mot, conversation que nous avions eu étant gamin. Qui m'avait marqué profondément, qui me revient d'un subconscient inconnu. L'arbre généalogique se casse et bourgeonne. Dans la terre. Mes doigts s'enfoncent que je ne perde pied à ce moment. Je crains de m'égarer dans tes paroles, dans tes caresses, tes touchés et tes effluves. Je suis léger, bien, et je t'aime. Toujours autant.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: «Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.» Lun 1 Déc - 21:22

Dis, te souviens-tu... De Nous ?
Morgan & Alexander
J'avais passé mes mains sous ton haut, caressant ta peau de lait. Tu frémis. J'en griffe ton corps tellement cela me fait envie. Toi-même tu pouvais sentir cette envie, assis sur mes cuisses entre lesquelles le tissu se soulevait. Une effluve, deux souvenirs qui se lient l'un à l'autre. Il y a un temps d'enfant où nous prenions nos bains ensemble, un temps d'enfant où nous étions encore trop purs pour en arriver là. Un jour j'ai dit à maman que je ne voulais plus les prendre avec toi. Elle m'avait taquiné en me disant que j'étais devenu pudique. Elle n'aurait jamais compris alors je n'ai rien dit. Quand elle t'a empêché de venir avec moi, tu as pleuré. Beaucoup. Je me souviens avoir entendu ta voix à travers la porte, ta voix brouillée par tes larmes. J'ai pleuré moi aussi, en silence, mes pleurs se mêlant aux gouttes d'eau de la douche qui sillonnaient mon visage. Tu m'as toujours demandé pourquoi j'en avais décidé ainsi, je ne t'ai jamais répondu. Mon envie de toi. Voilà la raison. Il est arrivé un jour où j'ai commencé à vouloir te faire des choses, au point de les imaginer et de contraindre mon entre-jambe à la douleur d'une frustration. À l'époque je ne comprenais pas, je me trouvais bizarre. Je ne réalisais pas à quel point j'étais monstrueux...

Tu pleures alors que je cueille ton visage entre mes mains. Je ne veux pas que tu pleures, je ne sais pas comment te consoler. J'ai toujours su le faire par la passé, aujourd'hui je n'ai aucunes idées de ce que je pourrais te raconter pour stopper tes larmes, je ne ferais que te blesser. Je te blesserais car je ne pourrais te dire que la vérité. Il n'y a que la vérité qui blesse. Ta lèvre tremble alors que mon doigt l'effleure doucement, ta respiration se fait impatiente. Tu me regardes comme si j'étais l'apparition du saint sauveur. Ne te méprends pas, je suis tout le contraire... Tu frissonnes. Je t'annonce alors que je suis ton frère. Je m'attendais à ce que tu me repousse, que tu trouves ça répugnant, que tu me trouves répugnant. Mais rien de cela, tu ne fais que me fixer, à tel point que cela me met presque mal à l'aise. Et pourtant je trouve cela agréable, j'aime quand tu me regarde, quand tu me fixes ainsi. J'ai l'impression que tu lis en moi comme dans un livre ouvert, que tu me mets à nu. J'aime cette sensation d'inconfort, je me répugne moi-même... Tes yeux sont clos, je ne comprends pas. Tu ne réagis pas, tu restes sur moi comme l'aurait fait une statue, perdu dans l'effluve de tes pensées. Tu ne dis rien. Alors ? Réponds, parle-moi, dis-moi quelque chose. Je suis frustré de ne pas te voir réagir, je ne peux attendre plus longtemps...

C'est au sol que je te plaque. Tu as un cris de surprise et hoquette un souffle étouffé par le choc. Tes yeux s'ouvrent et brillent d'une lueur étrange, voilée par un manque de lucidité. Tu étais donc vraiment perdu dans tes pensées... Qu'as-tu vu ? Quel souvenir a-t-il pu te faire taire ainsi ? Je voudrais être une petite terminaison nerveuse pour tout savoir, tout comprendre de ce qui se passe dans ta tête. Je t'embrasse presque sauvagement, emporté dans ma jalousie maladive et ma folie destructrice. Destructrice de mon cœur, de ton esprit. Tu refermes les yeux et réponds à mes lèvres. J'ai beau nourrir une profonde rage envers le monde, je suis infiniment heureux. C'est étrange comme sensation. Je t'en veux terriblement de me laisser la porte ouverte, et pourtant j'en serais mort si tu ne l'avais pas fait. J'ai tant de colère en moi. Contre toi, contre moi, contre nos parents, contre le monde, contre Dieu qui nous a fait frères. Et pourtant, t'aurais-je aimé autant si tu ne l'avais pas été ? Je déchire ton t-shirt et viens violer de ma langue la pureté de ton torse. Tu ne dis toujours rien, impassible... Il n'y a que ton regard sur moi, un regard si paisible, sans haine, sans peur ni dégoût. Comment peux-tu me regarder ainsi ? Moi qui me sens si sale et malsain... Comment peux-tu accepter cet amour sans éthique ? Je ne comprends pas... Je suis moi-même perdu dans tout ça. Je m'arrête, sur le point de pleurer comme l'aurait fait un enfant abandonné par le ciel.

J'appuie mon front contre tes côtes, suivant le rythme de ta respiration. Tu es si calme... Moi je serre les dents et plisse les yeux, je ne veux pas pleurer. Tu as bien plus de raison de le faire que moi, j'ai honte. Alors je sens ton ventre se soulever un peu plus, tu vas parler, je le sais, je le sens. Je relève mon visage et pose mon regard démuni dans le tien. Tes lèvres s'ouvrent, tu commences à prononcer des mots que je n'ai presque pas envie de comprendre. Tu m'aimes toujours ? Un amour inconditionnel et incontrôlable ? Je suis ton sauveur ? Tu n'aurais rien été sans moi ? Un frère, un ange ou le savant mélange des deux ? … Arrête. Tais-toi ! Ne... Ne dis pas ça... Ne dis pas ce genre de choses. Puis-je vraiment te croire ? Est-ce que je mérite tout ça ? Dis-tu vrai ou est-ce que ta parole est brouillé par l'oubli ? Des larmes naissent aux bords de mes yeux. Je ravale ma salive et fixe tes perles émeraudes. Ton corps est chaud, brûlant. Tu expires un gémissement en reposant ta tête contre l'herbe irrégulière du sol de la serre. Dieu que tu me fais envie...

J'avais oublié que nous nous trouvions ici. Mes genoux entre tes jambes, mon corps au dessus du tien, comme un prédateur. Je ne sais plus quoi faire. Qu'est-ce que je suis en train de faire d'ailleurs ? Comment ai-je pu imaginé une seule seconde que je puisse te violenter, toi, mon frère que j'avais toujours pris cœur à protéger. Toi, mon frère que j'avais toujours rechigné à laisser partir. Mes muscles jusque là crispés se détendent doucement. Tu sais apaiser mes colères et mes tourments, depuis toujours, depuis que nous nous connaissons, depuis que tu as su parler. Je me souviens d'une journée difficile pour toi, à l'école. Tu t'étais disputé avec un ami proche - que je jalousais déjà. Il t'avais lâchement abandonné pour un autre, sans aucune forme de compassion. Je m'étais tellement énervé ce jour-là. Je voulais lui refaire le portrait, l'envoyer à l'hôpital s'il le fallait. Il t'avait fait du mal alors il devait payer, il le fallait. Quand je pense que je suis bien pire aujourd'hui... Tu m'as pris le bras en pleurant. Tu as murmuré en sanglotant qu'il n'en valait pas la peine, que je n'avais pas à avoir des problèmes avec les autorités pour une bêtise pareil. Je me suis tout de suite calmé, apaisé par ta douce voix enraillée par les pleurs, par ton tendre visage baignant dans les larmes. Je t'ai pris dans mes bras et on s'est dit...

« On est meilleurs copains pour la vie. Parce qu'on est frère ? Parce qu'on est frère. Et tu seras toujours là pour moi ? Toujours, au delà de tout. Promis ? Promis.
- Toujours, au delà de tout.
Soufflais-je en même temps que toi. C'est fou à quel point nos voix sont semblables, presque identiques à un demi ton près. Je finis par conclure, toujours en symbiose sur tes propres paroles. Promis. »

Que... C-Comment ? Comment as-tu su que je pensais à ça ? Comment t'en souviens-tu ? Tu... Tu étais sensé oublier, tout oublier. Mes yeux s'écarquillent à tes paroles alors que je me redresse doucement. Je ne quitte pas tes yeux, surpris, je dirais même choqué par cette étrange coïncidence. Les miens se noient peu à peu dans de chaudes larmes qui viennent s'écraser contre ton ventre, sinuant sur ta peau des sillons humides qu'elles laissaient derrière elles. Mon souffle se fait haletant, je murmure ton nom au travers de mes lèvres entrouvertes. Morgan... C'est vrai, nous sommes frère, mais bien plus encore. Avec une délicatesse dont je n'avais pas encore fait preuve, je viens attraper tes bras et te tire doucement vers moi, collant ton torse nu à ma chemise. Je place alors tes bras autour de mon cou et loge ma tête dans le creux de ton épaule. Je ferme les yeux, apaisé, humant ton odeur qui n'a pas changé d'un poil. Je glisse mes mains dans ton dos et te serre contre moi comme pour te réchauffer. Je te serre un peu plus avant de laisser quelques sanglots étouffés s'échapper de ma gorge, dans de légers spasmes qui font trembler mon corps. Je tourne alors mon visage vers ton cou, plaquant mes lèvres contre ta peau brûlante. Je laisse ma marque, te mordille et caresse tes omoplates dénudées.

Une fois de plus je laisse des marques, sur ton dos cette fois. J'avais laissé mes ongles se perdre le long de ta colonne vertébrale, gravant de longs traits rouges sur ta peau blanche. Les barreaux d'une prison de laquelle je ne pourrais jamais sortir. La prison de mon amour pour toi. Prisonnier de mes faiblesses, prisonnier de mon cœur et de mes espoirs. Et, tel une harpie dans son antre, j'ai planté mes griffes dans ta carcasse fragile pour pour te happer et t'emporter dans ma grotte. Je t'emprisonne avec moi pour ne jamais te perdre... Et, confiné dans ma cellule imaginaire, je ne peux m'empêcher de t'aimer, de te désirer encore plus, m'infligeant ainsi ma propre sanction : celle de penser que je pourrais te faire mien alors que ça ne sera jamais vraiment le cas. Jamais. C'est l'ordre naturel des choses, j'ai beau t'aimer à mourir, rien ne pourra être officiel. Déjà parce que nous sommes deux hommes et que deux hommes ne sont pas fait pour être ensemble, mais surtout parce que tu es mon frère. Il nous faudrait donc rester tapis dans l'ombre, entretenir une relation discrète et invisible parce qu'interdite, ça finirait par nous détruire. Et que je meurs sur le champs si la vie nous sépare. Mais que faire ? Je ne pourrais jamais me contenter d'une simple relation à la petite semaine, caché là dans la serre. Si je pouvais l'avoir une fois, alors je voulais tout de lui et pour toujours.

« Je t'aime Morgan... Vraiment. Je t'aime à en perdre tout mes moyens... Je t'aime depuis 23 ans alors... Si... Si tu es d'accord avec ça je... Je risque de ne pas savoir me contenir. Je sais que tu n'as jamais fait ça, je sais tout de toi... Si je t'effraies, te fais mal ou te blesse, je t'en prie dis-le moi, c'est la dernière chose que je souhaite... »

Avais-je déclaré en redressant mon regard vers le tien, dévoilant mon visage noyé dans mes larmes. J'étais à la fois ému, triste et fou de joie. Je ne sais comment décrire mes sentiments actuels, tout se dont je suis sûr, c'est de mon envie de te faire l'amour. Alors je me sépare légèrement de toi, retirant ma chemise. J'en fais une boule et la place derrière ta tête avant de te rallonger, doucement cette fois. Je viens alors plaquer mon torse contre le tien et te vole un baiser langoureux. Un long baiser passionné comme aucun autre. Et pendant que je dévore tes lèvres, je pose mes mains sur tes jambes, remonte jusqu'à tes cuisses et les rabats sur ton ventre. Alors je décroche l'attache de ton pantalon, passe mes mains dans le bas de ton dos et agrippe le tissu, le tirant doucement pour le faire glisser sur tes membres. Te voilà donc presque nu... Un nouvel éclat brille dans mes yeux, un éclat naît de la luxure envahissante dans mon esprit. Combien de fois avais-je imaginé ces gestes sur toi ? Je ne sais plus. J'en ai tellement rêvé que je ne pourrais jamais te faire tout ce que j'ai toujours voulu te faire jusqu'à maintenant.

Ma bouche s'échappe de la tienne et se glisse sur la peau de ta mâchoire, puis celle de ton cou. De nouvelles marques, mal placées pour être discrètes sans doute, mais je m'en fiche, je ne fais plus attention. Ma droite trace alors un chemin sur ton torse, dessinant tes muscles puis tes côtes avant de venir titiller le bouton de chair qui se trouvait là de plusieurs revers de mon pouce. Ma main gauche, quant à elle, se fait baladeuse et vient se poser sur ton membre, dans l'espérance de le faire grossir avec de sensuelles caresses. Je murmure des je t'aime à peine audible, emporté par l'ouragan de mes désirs fous. Ma langue se perd sur ta peau, mes dents et mon souffle aussi. Un souffle suave et doucereux que je ne peux m'empêcher de soupirer de manière irrégulière. Je tremblais d'envie de te sauter dessus, frissonnant parfois violemment en te voyant, en t'entendant et en te sentant réagir sous mes caresses. Aussi froid que l'air pouvait être, cela ne changer rien au fait que mon corps me brûlait, particulièrement mon bas-ventre enfermé dans mon jeans. Alors ma main gauche libère ton téton et vient décrocher le bouton de mon pantalon. J'attrape ta main et viens la poser sur mon propre sexe, incapable de me retenir plus que ça. Oui, sinon j'en ferais bien plus...
©clever love.


 
  ALEX  ϟ  « L'univers est non seulement plus étrange que nous le supposons, mais plus étrange que nous pouvons le supposer. Méditer en philosophie, c'est revenir du familier à l'étrange et, dans l'étrange, affronter le réel. L'étrange, c'est votre miroir qui le renvoie. »

(c) Bloody Storm
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«Aucun homme ne pourra t'aimer autant que je t'aime, mon frère. Aucun.»

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