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"Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini]

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admin jaloux et aimant un peu trop Dieu
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MessageSujet: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Mer 2 Juil - 18:18


"Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. "



Je marche difficilement entre les étagères qui sont tombés, plus rien ne m'arrête dans ma fuite. J'ignore même en réalité ce que je fuis. Un dément? Très probablement, il y a en a de cette espèce qui refuse de s'asseoir calmement pour répondre à la Voie du Seigneur. Cela fait si longtemps maintenant que j'aurai voulu trouver une âme avec qui parler. Mais tout le monde me fuit  dès que j'exprime le fait que je suis un Gardien...pourtant, j'en suis un...je suis un Gardien de la Foi. Je ne fais que faire passer la bonne parole. Je regarde mes mains où traine encore les plaies que je me suis fait en allant chercher des roses à cette scientifique. Je devrais peut-être me faire recoudre, encore une fois. Je m'approche donc du couloir des scientifiques. Mes battements de coeur s'ébattent aux rythmes de mes pas qui claquent contre les flaques de ce couloir humide et froid. Il transpire la souffrance des êtres qui n'ont pas eu la chance de s'offrir à la bonté de notre Seigneur.

Je tapote alors doucement à cette porte auprès de laquelle j'espère tomber sur la bonne personne. Celle qui me regarderait comme nous regarde notre Dieu. Une personne qui accepterait de me donner gîte et couvert tout en soignant ma blessure. Si vous saviez comme cette pratique de l'hôte avait perdu en importance avec le temps. Aujourd'hui, cela semble tellement évident que vous deviez être un ennemi à abattre. Ah...ma tête me fait mal. Je sens comme une douleur poindre au centre de mon crâne pour s'élever jusqu'en mon front. Cela m'élance et me fais serrer les poings contre ma soutane. Je frappe encore contre la porte, serrant les dents. Mes plaies à la main droite n'arrangent en rien mes précédentes douleurs crâniennes. Je laisse ma tête tomber contre la porte en gémissant. Cette douleur ne s'arrêtera donc pas? Combien de temps faudra-t-il que je m'épuise à frapper pour que cette porte s'ouvre. Je finis par y tomber à genoux et joins mes mains dans une prière. Que quelqu'un m'ouvre enfin, je ne veux pas terminer ici comme une âme en peine. Je me sens seul et froid. Nul n'a besoin de moi dans ce monde. Personne ne s'intéresse à savoir ce que je fais, ce que je vaux. Si je mourrais, qui s'en intéresserait?

Que le Seigneur me rappelle à lui serait peut-être l'une des choses les plus intelligentes à faire. Après tout, je n'arrive à peine à rassembler ses brebis sous sa merveilleuse lumière. Je deviens un martyr, me faisant frapper, mordre parfois, par eux, qui ont peur. Je me demande bien de quoi ils ont peur. Mais qu'importe. Mon mal de crâne me prend jusqu'à me donner envie de dormir, brutalement. Je reste agenouillé devant cette porte qui me semble bien trop grande à cette seconde. Si seulement elle pouvait s'ouvrir. Qu'une bonne âme m'aide...mon coeur saigne de l'intérieur de mon âme.


©BOOGYLOU.



you know you’re in love when you can’t fall asleep because reality is finally better than your dreams


Dernière édition par Jonathan R. A. Williams le Jeu 26 Fév - 12:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Sam 16 Aoû - 23:39


Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

David avait mis du temps à se lever ce matin. Encore une fois, il avait dormi seul et tout ceci commençait à lui peser lourdement sur la conscience, ce qu’il avait fait à Felix. Harry souffrait le martyr et n’était plus lui-même par sa faute. Il avait détruit psychologiquement l’amour de sa vie par pure jalousie. Une jalousie qui l’avait mené à la rage et dont il avait que la proie. La proie de ses propres sentiments bestiaux. Après tout, ce Manoir les poussait tous à bout et les forcer à montrer leur véritable visage. David était donc un égoïste violent. Non… Non, c’était faux… Harry… Harry ne pouvait être un violeur hors du Manoir… Ce dernier les influençait terriblement et les obligeait à devenir violent et à perdre de leur humanité. Jamais David n’aurait fait du mal à Felix hors de leur prison. Felix était son ami et rien d’autre. Il n’était pas un rival. Il n’était pas un ennemi… Il avait même été son seul ami pendant plusieurs années, ayant toujours eu du mal à s’ouvrir aux autres. Il y avait bien eu son frère, mais un salaud l'avait sauvagement assassiné... Et il devait avouer que son aîné lui manquait cruellement parfois. Il s’assit sur une chaise dans le laboratoire. Harry était déjà parti. Faire quoi ? Il ne le savait pas et n’avait guère envie de l’apprendre… David était impuissant dans une situation qu’il avait pensé pouvoir gérer sans trop de problèmes. Il l’avait déjà fait par le passé, et cela avait l’unique et seul occasion. Son amour ne semblait plus vouloir de lui… Et s’il apprenait que c’était lui qui lui avait arraché son Felix… Oh, il ne préférait ne pas y penser en fin de compte. Ne pas imaginer ce qu’il serait capable de lui faire. Il avait déjà eu un aperçu avec quelques cobayes et il était persuadé qu’Harry n’avait pas donné son maximum.

On l’arracha de ses pensées quand on frappa à la porte. David se leva alors, un espoir naïf qu’Harry soit revenu. Il allait ouvrir la porte quand il se rendit compte qu’il ne portait qu’un caleçon. Oui, il dormait à moitié nu, peut-être que ça pourrait attirer l’attention de son supérieur sur lui… Mais ses efforts s’annonçaient vains pour l’instant. Quoiqu’il en soit, il repartit dans sa chambre et enfila un pantalon tandis que les coups à la porte se firent plus insistants et David pouvait même y percevoir une pointe d’énervement. Il mit une chemise qu’il ne prit pas le temps de fermer correctement et se dirigea vers l’entrée du laboratoire. Celui qui avait frappé était en train de l’agacer aussi. Qu’il lui laisse le temps de s’habiller ! Il était même assez tôt, il aurait été logique qu’il dorme encore ! Tout en grognant dans sa barbe, David ouvrit sèchement la porte. Il n’y avait personne devant lui. Il faillit refermer ladite porte quand il vit du coin de l’œil une ombre à ses pieds. Un homme priait comme si cela allait ouvrir la porte. L’inconnu, qui avait la tête basse, avait étrangement la carrure de son frère : mêmes cheveux, même corpulence… Et puis il priait aussi… De toute façon, tous les religieux lui rappelaient Jonathan. Il soupira, agacé. Sûrement un Amnésique ou un Dément qui demandait l’asile. Sauf que le laboratoire n’était pas un moulin et qu’il ne voulait pas prendre de décision le concernant sans l’approbation du supérieur, soit Harry. Il le regarda de haut avant de dire d’un ton froid et peu sympathique :

- Qu’est-ce que vous voulez ?

Il aurait pu être plus agréable, certes. Mais il se sentait extrêmement mal en ce moment et ne voulait pas supporter les problèmes des autres pour l’instant. Il avait besoin d’être seul avec lui-même pour ruminer ses pensées et réfléchir à ses agissements, qui n’ont pas forcément été les bons. En d’autres termes, il l’aurait accueilli, soigné ses mains qui semblaient écorchées, mais là, ce n’était juste pas le moment.

©BOOGYLOU.