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Save Me From The Dark. [PV Eddy J. Adkins.]

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MessageSujet: Save Me From The Dark. [PV Eddy J. Adkins.] Sam 10 Sep - 9:31



Save Me From The Dark.

« CAN YOU SEE ME? I'M SHINING. »

David était parti en direction de la salle des machines dans l’optique d’y trouver un fusible ou de l’huile. En effet, Harry et lui avaient été privés d’électricité et le vétérinaire, qui s’y connaissait un peu mieux que lui, lui avait demandé de voir s’il ne pouvait pas trouver quelque chose de substitution dans la salle des machines. Armé donc de sa lanterne et du fusible cassé, il entra dans la pièce aux multiples engrenages. Le bruit était fort et David ne doutait pas qu’il devienne insupportable au bout de quelques minutes. Il soupira et commença donc à chercher. Il ne savait même pas si c’était là qu’on les trouvait d’ailleurs. Il n’y connaissait pas grand-chose en machine, engrenage, tout ça. Il n’était peut-être donc pas la personne la plus qualifiée pour aller explorer les couloirs en quête d’un fusible. Mais Harry devait rester pour intercepter un paquet de Rockwood qui devait arriver dans quelques heures. Le système postal de ce Manoir n’était pas pratique. Ce Manoir n’était pas pratique en soit, de toute façon. Et puis pratique. Qu’est-ce que cela voulait dire dans un tel contexte ? Il soupira doucement et son regard tomba sur une caisse remplie de choses diverses.

Il commença à fouiller, trouvant des câbles divers, des ampoules, des choses électroniques dont il ne savait pas l’utilité. Nous étions au début de l’électricité, les installations et les matériaux étaient encore rudimentaires mais suffisamment avancés pour que David ni comprenne rien. Il trouva alors quelque chose qui ressemblait au fusible qu’il tenait dans la main mais aucun moyen de savoir si c’était le bon et encore moins s’il fonctionnait. Tant pis, il n’avait pas vraiment le choix de toute façon. Il avait continué de fouiller pendant quelques minutes la caisse mais n’avait rien trouvé de semblable à sa première trouvaille. Il soupira doucement avant qu’un bruit ne parvienne à son oreille. C’était à l’extérieur de la pièce et cela semblait se rapprocher. Il fronça les sourcils et chercha une cachette autour de lui. Pourquoi ? Il ne savait pas. De son rang de Scientifique, il ne pouvait pas lui arriver grand-chose, mais il n’était jamais à l’abri d’une Brute mal avisée ou d’un Dément hors de contrôle. Et malheureusement, il n’y avait pas de cachettes où s’y glisser. De toute façon, il n’avait pas la corpulence de son mari qui aurait eu beaucoup moins de mal à se glisser entre deux machines. Alors il leva courageusement sa lanterne devant lui, rangeant ses fusibles dans sa poche et s’armant d’une clef à molette rouillée qui trainait et dit d’un ton franc, sans peur :

- Qui est là ?

Il fallait évidemment qu’il ait oublié son scalpel.
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Si Deus Me Relinquit.
I'm scared to get close and I hate being alone. I long for that feeling to not feel at all. The higher I get, the lower I'll sink. I can't drown my demons, they know how to swim. Can you hear the silence? Can you see the dark? Can you fix the broken? Can you feel... can you feel my heart? ©️ by Sun  
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MessageSujet: Re: Save Me From The Dark. [PV Eddy J. Adkins.] Sam 10 Sep - 22:09



Save Me From The Dark

« I'll recover if you keep me alive »

J'avais froid. Très froid. Depuis quelques temps, l'air s'était rafraîchi, et ma chambre état devenue aussi glaciale qu'une porte de prison. Malgré mes deux couvertures et mes habits, je ne pouvais m'empêcher de grelotter. Mes pieds et mes jambes n'étaient plus que deux fines planches de bois congelées. Ne parlons pas de mes mains : mes doigts devenaient bleus par moment, je craignais de ne jamais les voir bouger à nouveau. Encore heureux, je n'étais pas encore tombé malade. Si ça avait été le cas, ça aurait été deux fois pire. Je croisais les doigts, enfin, ceux qui pouvaient encore bouger, pour ne pas tomber malade avant un petit bout de temps.

La fraîcheur m'empêchait d'aller chasser. Malgré la montée de chaleur corporelle que provoque l'excitation sexuelle, j'avais encore froid lorsque j'attrapais une proie. Et comme ce n'est pas facile de faire du rodéo avec ses habits sur soi, je ne chassais plus. Et ça ne me manquait pas tant que ça, je dois dire. J'avais tellement chassé auparavant que faire une petite pause me fit un peu de bien. Surtout, ma créature intérieure, celle qui me poussait à chasser encore et encore, et qui se nourrissait de chaleur humaine, avait disparue dans les méandres de l'obscurité. Tant mieux, d'ailleurs.

Pour me réchauffer, j'avais un petit poêle sur lequel je pouvais poser une bouilloire pour faire du thé. Le thé coulait dans ma gorge et descendant jusqu'à mon estomac, qui se transformait en bouillotte naturelle. Je sentais mon corps se réchauffer petit à petit. C'était déjà ça. Mais soyons honnête, il n'y avait pas grand chose à réchauffer : je n'étais vraiment pas très épais.

Quitte à me brûler la langue, je buvais deux à trois bouilloires de thé par jour. L'eau ne manquait pas. Le charbon, si. Un matin, alors que j'allais préparer mon thé du jour, je découvris avec stupeur que mon stock de charbon était vide. Malheur. Pas maintenant. Je maudis celui qui abattit ce froid glacial sur le Manoir. Je décidais d'aller chercher une caisse de charbon supplémentaire. Après tout, il y en avait des tonnes, en bas. Je pris une grande inspiration et une couverture que j'enfilais par-dessus mes épaules, et je sortis de ma chambre. Je pris soin d'éviter de passer près de la cour intérieure, de peur de me transformer en statue de marbre comme toutes celles qui ornent le contour de la cour. Une de plus serait une de trop.

Je descendis jusqu'au sous-sol. L'air était encore plus glacial. J'essayais de réfléchir à l'endroit où je pourrais trouver du charbon. D'habitude, c'est un Scientifique qui m'en apporte de temps en temps quand je lui donne une proie. Mais n'ayant pas de proie sur moi, il fallait que je me débrouille seul, et c'était assez mal parti. De toutes les salles dont la porte était ouverte, aucune ne possédait de charbon ou quoi que ce soit qui puisse créer un peu de chaleur. Dieu que je haïssais ce Manoir, parfois.

Oui, je le haïssais, la plupart du temps. Certes, j'aimais bien chasser. Certes, j'aimais bien ramener des proies dans ma chambres. Mais j'étais seul. Lorsque le Scientifique part avec ma proie, je me retrouve seul. Un vide immense que je n'arrivais pas à combler. Pendant mon enfance, j'étais très entouré, un peu trop, même. Et peu à peu, je me suis entouré de moins en moins de proches jusqu'à mon arrivée au Manoir, où je me suis retrouvé seul. Dans ce couloir, à la recherche de charbon, j'étais seul, et l'air glacial n'arrangeait rien.

Mais pas le temps pour les sentiments. Le froid m'engourdissait progressivement et je commençais à perdre espoir. J'entendis alors un bruit sourd. Des engrenages, on dirait. Une sorte de bruit d'usine, comme celles qui sont construites sur la rive droite de Londres. S'il n'y avait pas au moins de quoi faire du feu, il y aurait au moins un peu de chaleur. Dans les usines, les machines créent un peu de chaleur, et la vapeur qu'elles produisent s'échappe de temps en temps. Tel un chien flairant une odeur, je tentais de me rapprocher des machines en me référant à l'intensité du bruit. C'était comme essayer de trouver le trésor dans un labyrinthe.

La porte de la salle des machines était ouverte. Je me glissais dans l'ouverture sans problème. Le bruit y était incessant. Supportable, mais très élevé. Il faisait assez sombre aussi. Je marchais lentement, en essayant de trouver des yeux ce qui pourrait ressembler du charbon. Une voix me surprit. Je sursautai. Qui pouvait être aussi dans une salle pareille ? Je vis un visage éclairé par une petite lanterne. Un visage familier. Un scientifique. À qui j'avais causé du tord.

J'amorçais un demi-tour.

- Oh, pardon, Docteur David, je ne pensais pas vous trouver là. Je... Je reviendrai plus tard.

Je baissais le regard et lui tournais le dos, amorçant mon retour vers le premier étage. Je ne pouvais plus le regarder dans les yeux. J'avais si honte. Je ne voulais plus lui causer de tord. Ni à lui, ni à Harry.

Après tout, il valait mieux que je reste enfermé dans ma chambre. Au moins, je ne causerais de mal à personne.
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MessageSujet: Re: Save Me From The Dark. [PV Eddy J. Adkins.] Sam 10 Sep - 23:12



Save Me From The Dark.

« CAN YOU SEE ME? I'M SHINING. »

David fut presque rassuré quand sa lanterne éclaira les traits juvéniles d’Eddy. Un visage familier. Il savait que le Gardien n’était pas très stable psychologiquement parlant mais il était plutôt soulagé de voir quelqu’un qu’il connaissait, même vaguement. De plus, il savait déjà à peu près quoi s’attendre avec le jeune homme. Et c’est pour cela qu’il n’allait pas lâcher sa clef à molette. Au pire, il pouvait toujours dire qu’il en avait besoin pour Harry. Eddy n’irait sûrement pas vérifier. Il baissa le bras néanmoins, arrêtant d’aveugler le nouvel arrivant de la flamme fébrile mais vivace de sa lanterne. Il dévisagea le jeune homme instant qui semblait s’être parfaitement remis de leur altercation qui remontait à quelques jours maintenant. Voire quelques mois. Il eut de la peine pour Eddy. Se demandant si le Gardien était bien entouré ou s’il était livré à lui-même, tel un Amnésique. David repensa à son frère qui avait perdu la tête. Un Gardien lui aussi… La solitude l’avait fissuré. Et la tentative de socialisation avec Kathleen l’avait brisé. Il n’avait pas envie que quelqu’un souffre comme avait souffert Jonathan. Car les hommes naturellement bons qui finissent brisés sont peut-être les pires. Le dos du chirurgien pouvait en témoigner. Il sourit alors franchement à Eddy.

- Non, tu peux rester si tu veux. Comment vas-tu, d'ailleurs ?

Autant essayer de commencer une conversation. Montrer à quel point il voulait l’aider. Harry avait raison en disant qu’il avait dû passer entre les mains d’un scientifique. Sa rapidité à guérir n’était pas naturelle. Et vu son instabilité mentale, son bourreau avait certainement fait joujou avec sa tête. David détestait les scientifiques qui torturaient pour le plaisir. Heureusement qu’Harry avait radicalement changé et qu’il n’agissait plus ainsi. Le monde est assez pourri et la plupart d’entre eux sont déjà suffisamment monstrueux. Et les monstres engendrent des monstres. L’Humanité est gangrénée, certes, mais il n’était pas utile d’essayer de le pourrir encore plus. David soupira doucement mais nota les lèvres violettes d’Eddy. Il fronça doucement les sourcils. Avait-il froid ? Il regarda autour de lui, essayant de trouver quelque chose pour le réchauffer. Il y avait toujours cette étrange machine. Une sorte de four. Qui devait sûrement s’occuper de faire chauffer les appartements de Rockwood. Ou peut-être seulement celui des Brutes. Quoiqu’il en soit, il lui désigna le four avec un grand sourire joyeux et qu’il voulut rassurant. Il voulait mettre Eddy en confiance avant tout. Lui faire comprendre qu’il n’était pas son ennemi et qu’il voulait juste l’aider.

- Tu as l’air congelé, tu devrais te réchauffer près de ça.

David n’était pas d’un naturel rancunier. La preuve encore une fois, son dos et sa relation avec Harry. Il ne pouvait tout simplement pas détester les gens. Car il estimait que tous avaient des raisons d’agir ainsi ou de dire ceci. Et parfois, il était même lui-même plus ou moins coupable dans certaines embrouilles. C’était peut-être pour ceci qu’il était allé l’enterrement de sa mère. Même si elle était un peu un cas particulier. Mais il devait la sortir de sa tête. Ce n’était jamais pour lui de se souvenir de sa génitrice. Il chassa l’ombre triste dans ses yeux pour sourire de nouveaux à Eddy.
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MessageSujet: Re: Save Me From The Dark. [PV Eddy J. Adkins.] Dim 11 Sep - 21:47



Save Me From The Dark

« I'll recover if you keep me alive »

J'étais pétrifié. Pas seulement à cause du froid, mais aussi à cause de sa spontanéité, et surtout de sa gentillesse. Il n'avait aucune raison d'être gentil avec moi, au contraire : il aurait pu et dû me tuer à la seconde où il m'avait identifié. D'où venait cette gentillesse ?

Je n'osais pas vraiment répondre à sa question. Je devrais dire que j'allais bien, mais ce serait mentir : je n'allais vraiment pas bien. J'avais froid, je me sentais terriblement seul, et je ne dormais plus beaucoup. Je n'osais pas lui dire non plus que je m'étais rétabli en quelques heures du massacre que j'avais commis dans le laboratoire. J'avais tellement honte. Je restais dos à lui, ne bougeant pas d'un iota, n'osant pas me retourner. Qui sait, peut-être que, dès que je me retournerais, il me sauterait dessus pour m'abattre d'un coup de marteau dans le crâne ? Je le méritais, de toute façon. Mais bon, politesse oblige, je me devais de répondre. J'ouvris à peine la bouche que tout ce qui en sortit fut une sorte de bégaiement.

Je n'avais pas eu le temps de former une phrase correcte qu'il m'invita à me rapprocher d'une sorte de four. Il devait avoir remarqué que je me transformais en glace, même si l'air ambiant dans cette salle était déjà un peu plus chaud que le reste du manoir. Je fus tout aussi surpris de sa proposition. Vraiment, pourquoi autant de sympathie et de gentillesse envers moi ?

- Je... Euh... Je... Merci, Docteur David.

Je me retournais mais ne le regardais pas dans les yeux. Je n'en avais pas le courage et j'avais trop honte pour oser le regarder de la sorte. Je me dirigeais d'un pas lent vers cette sorte de four au fond de la salle. Plus je me rapprochais, plus la chaleur se ressentait. Je sentis les cristaux de glace sur ma beau blanche comme la neige commencer à fondre. Je me laissais tomber et m'assis en tailleur en face du four, à une distance convenable pour ne pas fondre non plus. La couverture m'enveloppait, ce qui me donnait l'impression d'avoir amené une partie de mon lit avec moi. Je ne dirais pas que je me sentais bien, mais disons que je me sentais déjà un peu mieux.

Quelques minutes passèrent, avec un silence de mort. Enfin, disons un silence relatif vu tout le bruit que faisaient les nombreuses machines. Je ne pouvais fixer autre chose que le sol sur lequel j'étais assis. À la fois j'avais honte pour regarder David dans les yeux, et j'étais trop épuisé pour regarder ailleurs. La chaleur parcourut mon épiderme lentement, comme une caresse d'un être bien-aimé. Puis, elle réchauffa mes muscles et mes os. Une étincelle de vie revint dans mon corps. Il fallait maintenant rallumer la flamme, mais c'était très mal parti. Et puis, je n'en avais pas forcément envie. J'aimais à me laisser lentement aller vers cette sorte d'engourdissement.

Ce fut assez étrange de revoir David. Je pensais à lui et Harry assez souvent depuis le massacre du laboratoire. Je pensais au mal que je leur avais fait presque tous les soirs en m'endormant. Je repassais dans ma tête les souvenirs de la créature possédant mon corps et agressant les deux Scientifiques. Je me disais à chaque fois que j'aurais dû faire quelque chose. Malheureusement, je ne pouvais plus rien y changer. Ils devaient me haïr. D'ailleurs, peut-être que David allait me pousser dans ce four pour que je brûle. De loin, ce four ressemblait presque à l'Enfer.

Je n'osais pas ouvrir la bouche. Je parlais toujours un peu avec les Scientifiques qui viennent ramasser mes proies dans ma chambre, mais c'était tout. À eux, je ne leur avais causé aucun tord. Mais à David, ou Harry, je ne pouvais plus leur parler. Le souvenir du corps de Harry violenté et de David abattant ses poings sur moi me hantait toujours. Comme une sorte de cauchemar. Dieu que j'avais honte.

Les larmes des mes yeux vinrent détruire les derniers cristaux de glace. J'enfouis ma tête dans la couverture. Dieu que j'avais honte.
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MessageSujet: Re: Save Me From The Dark. [PV Eddy J. Adkins.]

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