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It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.]

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MessageSujet: It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.] Lun 23 Mai - 0:27



It's Off The Hell We Go.

« Cross your heart and hope to die. »

Felix virevoltait dans les couloirs, suivi de près par sa femme, comme d’habitude. Pour être franc, il se moquait désormais bien de là où elle pouvait se trouver dans la seconde. Il ne laisserait pas s’enfuir et surtout pas aller voir ailleurs. Il s’était suffisamment laissé marcher sur les pieds de son vivant, tous pouvaient être sûrs qu’il n’allait pas faire de même pour l’éternité. Sa priorité était d’abord de retrouver Emma qu’Amy avait stupidement égarée. C’était sa fille après tout, bon sang. Pas une simple montre à gousset. C’était presque si son épouse faisait plus attention à la sienne qu’à sa progéniture. Il soupira mais ne dit rien. Cela faisait d’ailleurs un moment qu’il n’avait pas ouvert la bouche. Après tout, il n’avait rien à dire. Pourquoi se forcer dans ce cas ? Si Amy avait envie de discuter, alors elle engagerait la conversation d’elle-même. Oui, il en avait assez de tout servir à tout le monde. Il soupira et descendit au rez-de-chaussée, où il traversa le hall. On était en milieu de journée. Peut-être Emma était partie chercher à manger ? Et encore. Si elle n’avait pas subi de gros décalages horaires dans ce Manoir. Cela faisait combien de temps qu’ils y étaient ? Huit mois ? Plus ? Il lança un regard à Amy mais ne dit rien, et passa dans le mur.

Il apparut de l’autre côté de la paroi dans ce qui semblait être la salle à manger. Felix leva les yeux et vit les lustres écrasant la pièce et immobiles pour une fois. Les couverts étaient étrangement à leur place, comme d’habitude. À croire que personne ne s’amusait à les briser. Ou qu’il y avait un maniaque qui s’efforçait à mettre un peu d’ordre. S’il comptait nettoyer le Manoir de fond en combles, il en aurait au moins pour dix bonnes années si tant est qu’il survive. Mais passons, ce n’était pas le plus important. Les bras croisés, il balaya la salle de son regard fantomatique, cherchant une tête brune des yeux. Rechercher Emma était une devenue une obsession tout aussi vitale que de remettre à l’heure le premier mécanisme d’horlogerie qu’il croisait. Néanmoins, il ne parvint à voir sa fille. Elle n’était peut-être pas là au final. Il eut une moue agacée et continua son inspection, dépité. Il remarqua alors une tignasse rousse familière tout au bout de la salle, loin des bouts de table. Ignorant parfaitement Amy, comme il avait pris la mauvaise habitude de le faire depuis un moment, il virevolta vers l’inconnue. Un sourire mauvais étira ses lèvres quand il reconnut le visage.

- Tiens, Amy. Regarde qui nous avons-là.

Il se tourna vers son épouse, son sourire ayant disparu, le regard noir. Il se tourna vers sa sœur aînée et lui fit un sourire chaleureux. Elle était peut-être une des personnes dont il voulait se venger le plus. Quel heureux hasard qu’elle soit emprisonnée aussi dans ce château. Il la regarda plus attentivement, se demandant finalement ce qu’elle fabriquait ici. Était-elle une amnésique ? Cela lui donnait un avantage conséquent. Se souvenait-elle donc de lui, son frère ? Mais plus important, se souvenait-elle d’Amy ? Il tourna une nouvelle la tête vers son épouse, songeur cette fois-ci. Il ne laisserait pas Juliette reposer la main sur elle. Il ne laisserait d’ailleurs plus personne poser la main sur elle. Et il mettrait tous les moyens en œuvre pour y parvenir. Il regarda sa sœur, souriant toujours, mais le regard ayant définitivement une lueur malsaine.
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Jamais l'un... Sans l'autre.
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MessageSujet: Re: It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.] Lun 23 Mai - 8:03



It's Off The Hell We Go

« I listen to my wound, no word for his defence. »

Être un fantôme, c'était agréable. Plus de limites, quelque part. Plus de murs pour être bloqué, plus de portes à ouvrir. Tout était bien plus simple. Il n'existait pas de peur. La Mort n'était plus qu'un lointain souvenir qui semblait désormais hors d'atteinte. C'est fou comme on pouvait se sentir bien mieux. Surtout à présent que Felix venait de la rejoindre par le plus grand des hasards, Amy ne pouvait être qu'incroyablement détendue. Le calme lui était revenu après des mois de terreur et d'horreur, autant en tant que vivante que d'être psychique. Quand elle dormait, il lui parvenait encore des cauchemars des gens qu'elle avait pu torturé, étant comme une Banshee perdue et désespérée. Tout ceci était pourtant bien fini. Elle était de nouveau avec son Felix. Elle était heureuse de pouvoir retoucher l'homme de sa vie, caressant sa peau quand elle pouvait en avoir envie. Dieu savait qu'elle ne le lachait plus. Son Felix à elle. Le mari à travers lequel elle avait fini par construire toutes ses faiblesses. Ce serait mourir à nouveau pour elle que de s'éloigner maintenant qu'elle avait réussi à le retrouver. La jeune femme le suivait comme son ombre, quand bien même cela pouvait le déranger.

Mais visiblement, Felix ne lui en voulait pas de ça. A vrai dire, il ne faisait plus vraiment attention au fait qu'elle tente d'être au plus près de lui. Tout ce à quoi il pensait, c'était sa fille. Amy pouvait comprendre, malheureusement. Son mari aimait ses enfants bien plus qu'elle ne pouvait le faire elle-même. Longtemps, la jeune femme avait pu se sentir inférieure à ses propres enfants. Elle aurait tellement souhaité qu'ils n'existent pas. Quand on lui a annoncé être enceinte, Amy n'avait pas réussi à comprendre ce que ça voulait dire, à visualiser la chose. Elle n'avait pas voulu l'accepter. Mais face au fait accompli, il fallait ensuite confier de l'amour et du temps à cette créature non désirée. Ce n'était pas quelque chose que la jeune femme voulait supporter. Et pendant dix années, elle avait bien tout fait pour s'en détâcher, se disant qu'un rapprochement n'était de toute façon plus possible. Mais à présent, c'était comme si elle ne pouvait plus s'en défaire. Felix, non content de l'avoir enfin retrouvé, se mettait en tête de reprendre contact avec sa fille. Et de bien lui reprocher toutes les secondes où sa femme l'avait perdue. Tant pis...Amy continuerait à le suivre. Rien d'autre n'était envisageable, elle l'aimait, cet homme. Quand ce dernier s'arrêta dans ses pérégrinations, Amy y vit peut-être une chance de reprendre son attention et fit:

- Mon chéri...?

Cependant, Felix ne l'entendit pas, ou ne voulait pas l'entendre. Il se précipita vers une tignasse rouge tout en demandant à Amy de regarder. Il ne lui fallut pas longtemps pour reconnaître cette femme. Sa belle-soeur qui s'était amusée d'elle, avait gagné sa confiance par le biais de l'alcool pour mieux l'abuser. Amy se renfrogna immédiatement et croisa les bras pour mieux se détourner d'elle. Qu'ils repartent pour mieux trouver Emma, mais il n'y avait rien à faire; rien à gagner en restant ici. La jeune fantôme voulait s'éloigner le plus possible de la rousse. Mais après tout, Amy voulait beaucoup de choses.

- Oh...ce n'est qu'elle, viens Felix...je ne veux pas la voir...

Il était vrai qu'Amy gardait un goût amer de cette rencontre, et ce n'était certainement pas le goût de l'entrejambe à sa belle-soeur. Déjà qu'elle avait eu du mal à accepter les aventures homosexuels de son mari, se savoir elle-même victime d'une lesbienne était bien trop à supporter. Elle qui n'avait que trop peu d'amies, elle avait espéré en voir une en Juliette, en vain. Prenant le bras de Felix, la jeune fantôme essaya de le tirer vers elle, l'invitant à poursuivre leurs chemins.
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MessageSujet: Re: It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.] Mar 24 Mai - 0:12



It's Off The Hell We Go

« Like a distant memory... »

Quel endroit nul…

Juliette n’avait aucune idée de quand elle était arrivée ici, mais elle ne s'y faisait toujours pas. Elle n’avait pas vraiment conscience du temps qui s’écoutait, elle songea qu’elle aurait probablement dû noter quelque part le nombre de fois où elle dormait, au fur et à mesure. Mais ça lui semblait inutile et sans grand intérêt. Errer dans les couloirs de ce manoir sans but était nettement mieux, n’est-ce pas ?

La rouquine soupira, si même envers elle-même elle faisait preuve de sarcasme, elle n’allait pas s’en sortir. En même temps, personne ne pouvait sortir d’ici… Et elle devait avouer qu’elle n’essayait pas vraiment. À quoi bon ? Elle avait des choses bien plus intéressantes à faire ! Comme… Admirer l’argenterie d’une salle à manger abandonner.

Elle était même étonnée qu’elle soit savamment étalée sur une table, qui allait manger ici ? Elle imaginait mal de grands banquets être organisée ici, surtout dans une ambiance aussi lugubre. Si dans certaines pièces des étages la lumière arrivait parfois à filtrer, ici, on ne pouvait même pas l’espérer. Comme elle n’espérait pas entendre une voix dans son dos.

Elle fit volte face pour apercevoir… Un fantôme. Bien. Jonathan lui avait parlé de ça, mais… Aussi étonnant que ce soit, elle n’en avait pas encore croisé. Mais elle s’en fichait. Son esprit était focalisé sur une seule chose : Amy. Rien que ce nom lui tordait l’estomac, sans qu’elle sache pourquoi.

Et c’est lorsqu’elle posa les yeux sur la brune qu’elle comprit. Ou plutôt qu’elle se souvenu. Bon sang… Juliette s’agrippa au meuble derrière elle, crispant les mains dessus aussi fort que si elle voulait en briser le bois. Elle déglutit, le regard ailleurs, comme si… Comme si elle avait vu un fantôme. Ahah. Quel humour, totalement approprié à une telle situation.

Tout se bousculait dans sa tête. Amy, qu’est ce qui a bien pu t’arriver, Amy… Elle scruta le corps fantomatique de la femme qu’elle avait tant aimé. Tout était flou dans son esprit, elle se souvenait de tout et de rien à la foi. Elle avait du mal à assimiler. Mais elle se souvenait d’elle, de son corps, de son visage, de sa peau contre la sienne… Et elle était là, morte.

Au bras de son frère. Elle ne savait ce qui était le pire. Elle repensa au “ Mon chéri “ sorti des lèvres si douces d’Amy et eu envie de vomir. Comment pouvait-elle l’aimer, lui ? Ce n’était qu’un bâtard, qui n’avait jamais rien fait de bien dans sa vie… Amy ne voulait peut-être pas se l’avouer, mais ce n’était pas que l’alcool qui les avait fait s’aimer le temps d’une nuit…

Juliette n’irait peut-être pas jusqu’à dire qu’elles étaient faites l’une pour l’autre, mais presque. Quel gâchis….. Amy mentait. Elle en était sûre. Comment pourrait-elle ne pas vouloir la voir ?! Elle mentait forcément… Et ça énervait la rouquine, beaucoup. Tout ça c’était à cause de lui ! Toute sa vie, il n’avait été là que pour faire chier le monde ! Et il continuait sur sa lancée…

« Et on ne dit même pas bonjour à sa grande soeur, ce n’est pas très poli ça. »

Elle prit une moue boudeuse en fixant Amy.

« Après tout ce temps… »

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MessageSujet: Re: It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.] Mar 24 Mai - 0:52



It's Off The Hell We Go.

« Cross your heart and hope to die. »

Felix n’entendit pas sa femme l’appeler. Il était trop accaparé par le visage de sa grande sœur. Elle avait l’air si perdue, si faible, si destructible. Le sourire de l’horloger s’étira cruellement, une très forte envie de se venger naissant doucement dans son ventre. C’était tout nouveau pour lui, le désir de faire mal à quelqu’un. Le désir de torturer une personne, de se satisfaire de sa souffrance. Il se mordit légèrement le bout de la langue sous ses canines, continuant de fixer presque avec un appétit morbide et glauque. Puis Amy lui prit le bras, le sortant de sa rêverie malsaine. Il se tourna vivement vers elle, prêt à répliquer, mordre, crier. Mais il se contenta de plonger son regard dément dans les yeux d’Amy. Il la fixa quelques instants. Elle ne voulait donc pas la voir ? Parce qu’elle n’assumait pas ? Elle avait honte ? Où avait-elle quelque chose d’autre qu’elle lui cachait et qu’elle ne voulait toujours pas lui dire ? L’expression du visage de Felix se fit plus neutre, plus douce, avant de lui faire un léger sourire qu’il voulut rassurant. Il baissa légèrement la tête comme pour lui dire qu’il comprenait tout à fait qu’elle ne voulait pas la voir. Mais lui avait de s’amuser enfin. De marcher à son tour sur les pieds des autres.

- Tu ne mérites pas que je te dise bonjour.

Il sourit de nouveau à sa sœur avec un beau sourire joyeux, presque enfantin, mais avec cette même lueur malsaine au fond de ses yeux noirs. Il dégagea brusquement son bras de la main d’Amy et vint se placer derrière sa sœur avant de regarder son épouse, toujours avec son sourire qui ne lui ressemblait absolument pas. Il plaça ses mains sur les épaules de Juliette, amenant sa tête non loin de la sienne, toujours dans son dos. Il aurait donné beaucoup de choses pour pouvoir la toucher. C’est pour cela d’ailleurs que ses paumes se trouvaient juste à la base du cou de la rouquine. Son regard quitta la nuque de Juliette pour revenir se planter dans les iris d’Amy. Elle aurait d’ailleurs pu y voir la lueur morte au fond des yeux noirs. Si on excluait le fait qu’il soit un fantôme. Son visage demeurait cependant très expressif. Plus qu’il ne l’avait jamais été d’ailleurs. Mais passons.

- Vous devez avoir des choses à vous dire, toutes les deux, non ? Serait-ce du dégoût et de la honte dans tes yeux, Amy ? Et toi, Juliette. Tu crois que je ne le vois pas ton regard, hein ? Tu crois que je ne sais pas ce que tu es en train de penser ?

Felix se retira de derrière son dos et revint entre elle et Amy. Il voulait la faire souffrir doucement. Voir la panique et la colère désespérée dans ses yeux bleus. Il croisa les bras, son sourire ne l’ayant pas quitté et releva le menton de façon arrogante.

- J’ai tué Amy. Histoire de la mettre loin des autres. Puis j’ai attendu mon tour. Comme ça, plus personne ne la touche à part moi. Tu peux regretter, lui causer, lui dire toutes les cochonneries que tu veux, mais n’oublie pas, les mains que tu vois là, sont celles qui lui ont ôté la vie. Et ce sont elles qui caressent son corps quand je le veux.

Il lui mit les mains sous les yeux, la fixant dans ses yeux, l’obligeant ainsi à soutenir son regard. Il ne se rendait pas compte de son mensonge. Et il se foutait complètement de ce qu’allait en penser la première concernée. Mais il voulait faire tomber l’assurance de sa sœur. Lui montrer qui pouvait le plus arrogant des deux. Qui allait courber l’échine devant l’autre. Mais il ne s’agissait pas d’un duel à mort. D’abord parce qu’il ne pourrait pas tuer sa sœur de par sa condition fantomatique, mais aussi parce que ce serait plus humiliant pour elle de savoir qu’Amy ne pouvait aller que dans ses bras désormais. Mais au final, se battait-il pour l’amour de la jeune couturière ? Ou était-ce seulement un bras de fer entre rivaux pour une simple histoire de possession entre frère et sœur ?
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MessageSujet: Re: It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.] Mar 24 Mai - 8:05



It's Off The Hell We Go

« I LISTEN TO MY WOUND, NO WORD FOR HIS DEFENCE.  »

Amy n'avait clairement jamais vu son mari ainsi. Le contraste était terrifiant. Il lui semblait l'avoir connu depuis toujours.  Une dizaine d'année pourtant. Mais à présent, c'était quelqu'un de différent qu'elle voyait. Comme l'ombre de ce qu'elle avait fini par aimer du plus profond de son coeur. La jeune fantôme le voyait l'ignorer totalement pour se concentrer sur cette soeur qu'elle répugnait. Mais Amy ne ressentait pas de jalousie, bien au contraire. C'était une peur plus profondément ancré qui se réveillait. Voir le sourire pervers de son amour. Elle reconnaissait ce regard mais ne le comprenait pas. Pourtant Dieu savait qu'elle avait pu le lire dans les yeux d'autres personnes de ce triste manoir. Elle avait même pu le croiser dans le reflet des miroirs qu'elle croisait, tandis qu'elle était seule et toute fraichement morte. Etait-ce donc le destion qui attendait tout mort depuis peu ? Pourtant, si Amy avait traversé une phase aussi horrible, ce n'était qu'à cause de cette solitude qui l'étreignait depuis qu'elle ne voyait plus son mari. C'était le manque d'amour,le manque de cette caresse passionnée. Depuis qu'elle l'avait retrouvé entre ses murs, elle s'était lentement arrêté à ses horreurs. Parce qu'il était le centre de son monde.

Le voir ainsi transformé lui donnait les pires idées en travers de l'esprit. Pourquoi devenait-il ainsi alors qu'elle était présente ? Est-ce que ça voulait dire que la jeune femme n'était pas le centre de son monde ? Que Felix n'était pas encore complet dans la mort ? Cette idée brisa le coeur de la jeune femme, mais pas plus que lorsque son mari commença à parler à sa soeur. Ses paroles étaient pleines de fiel, et malgré que l'attaque soit porté contre Juliette, Amy se sentait tout autant attaqué. Du dégoût ou de la honte ? Les deux, murmura-t-elle. Mais la jeune femme ignorait si le fantôme l'avait entendu. Après tout, cela ressemblait davantage à une question rhétorique. Quand tout d'un coup, les mots qui suivirent s'échappèrent des lèvres de Felix, Amy fronça les sourcils. Son coeur s'accéléra. Ou du moins, le souvenir de ce qu'était un battement de coeur. Pourquoi ce mensonge sur sa mort ? Amy s'était suicidée en s'affamant.

- Felix...mon coeur...on devrait y aller...après tout, nous avons encore Emma à retrouver...

La jeune fantôme s'approcha de lui, l'enlaça par derrière de ses mains et l'embrassant dans le cou. Elle n'avait aucune envie de faire souffrir Juliette par ce biais. Concrètement, Amy se moquait parfaitement de cette présence indésirable. Mais s'il fallait que cela change son amour de mari, alors il fallait s'éloigner.

- Tu sais que tu as raison, c'est du dégoût qu'il y a dans mes yeux...de la honte et du regret car je n'aurai jamais du lui faire confiance. Mais s'il te plait, allons-nous en...elle ne mérite pas notre attention...

Amy ne fit aucun commentaire sur le mensonge de sa mort. Après tout, si l'on comptait le fait qu'elle se soit suicidée à cause de son remord envers lui, ce n'était pas totalement faux. Et elle ne pouvait pas dire qu'elle n'appréciait cette possession dans laquelle il la plongeait. Elle avait toujours apprécié être son objet. Pour le coup, elle était servie. Le savoir si protecteur et amoureux lui faisait du baume au coeur. La jeune femme était prête à tout accepté pour lui. Souriant avec amour pour cacher la crainte dans son regard, elle embrassa encore une dernière fois le cou de Felix, avant de prendre son bras pour essayer de partir en arrière. Partir, juste s'éloigner de cette femme. Amy regrettait de ne pas avoir pu s'en faire une amie. Mais qu'importe, car rien ne comptait plus que d'éloigner Felix d'elle. Car son regard la terrifiait. Tout ceci ne lui plaisait pas. Pas du tout. Une méchante prémonition lui glissait à l'oreille qu'elle n'allait peut-être pas apprécié la suite des événements.
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MessageSujet: Re: It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.] Mer 25 Mai - 0:42



It's Off The Hell We Go

« Like a distant memory... »

Blablabla, quel gamin…

Tu ne mérite pas que je te dise bonjour, c’est cela. Mais quel âge avait il ? Après tout ce temps, il était toujours aussi insuportable. Plus elle se souvenait de lui, plus Juliette regrettait son amnésie finalement. Comme si ELLE elle ne méritait pas qu’on lui dise bonjour, il se tappait la femme qu’elle l’aimait et qui était faite pour elle, et pourtant, elle faisait tout de même preuve de politesse, elle !

Juliette ne lui fit pas l’honneur de tourner la tête lorsqu’il se glissa dans son dos. Ce serait lui accorder trop d’importance. Alors que de toute façon, ça n’en avait aucune, il ne pouvait pas la toucher, elle ne craignait rien. Même si sa présence dans son dos n’avait rien de rassurant… Elle préfèrerait nettement être plus proche d’Amy que de lui.

Amy qu’elle ne quittait pas des yeux… Oh oui, elles avaient des choses à se dire. Si seulement elle voulait bien l’écouter et voir la véritée en face, elle comprendrait ! C’était aussi simple que ça ! Mais avec Felix dans les parages c’était impossible… C’était de sa faute, comme d’habitude. Oh que oui, elle espérait qu’il sache ce à quoi elle était en train de penser.

A sa femme nue dans ses bras, totalement à sa merci, et consentante contrairement à ce qu’elle prétendait. Ce n’était pas éttonnant qu’Amy aille autant voir ailleurs d’ailleurs, c’était évident que Félix ne la comblait pas. Elle était même prête à le lui dire. Tout de suite. Mais avant qu’elle ai pu parler, c’est lui qu’il le fit.

Et ses mots rendirent Juliette furieuse. Comment avait il pu faire ça… C’était sa femme, et il l’avait tué… Si elle le pouvait, là tout de suite, Juliette l’aurait tué une deuxième fois. Sa mort à ui ne lui faisait ni chaud ni froid, mais à elle… Elle ne méritait pas ça, en aucun cas !

Même après les mots qu’elle prononça à son tour… Ca faisait mal, mais elle n’en croyait pas un mot. Elle ne pouvait pas regretter la nuit qu’elles avaient passé, et elle n’était certainement pas dégoutée non plus… L’alcool n’avait été là que pour l’aider à se détendre ! C’était plutôt à Juliette d’être dégoutée de la niaiserie qui se dégageait du petit couple de pacotille… Finalement, elle aurait préféré ne jamais se souvenir. Elle s’approcha d’Amy, ignorant royalement Felix.

« Qu’est ce que tu fais avec lui ? Qu’est ce que tu fais là tout court ? Il t’a tué et même avec ça tu ne réalise pas que tu mérite mieux que ça ?! »

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MessageSujet: Re: It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.] Mer 25 Mai - 11:14



It's Off The Hell We Go

« I LISTEN TO MY WOUND, NO WORD FOR HIS DEFENCE.  »

Prendre le bras de son mari, et fuir le plus loin possible de cette créature qui réveillait en lui les pires des visages. Celui de la haine. C'était compréhensible. Sa soeur avait profité de sa femme, se servant de sa faiblesse via l'alcool pour le toucher, se faire plaisir sur son corps. Amy en frisonnait de dégoût rien qu'en y repensant. Comme elle aurait du refuser les verres offerts par cette femme qu'elle venait tout juste de rencontrer. Pourquoi s'était-elle éloigné de son chéri à cet instant précis ? Dire qu'elle regrettait n'était qu'un euphémisme face à tout ce qu'elle pouvait effectivement ressentir. L'idée des mains de Juliette sur son corps, des mains de femme, lui faisait remonter son estomac jusqu'à la trachée. Si elle n'avait été un fantôme, peut-être aurait-elle vomi rien qu'en la revoyant pour la première fois dans ce manoir. Rien n'était plus horrible que de ne pas avoir conscience des gestes que l'on avait. Elle était inconsciente ! Non consentante. La jeune fantôme était même persuadée que si elle avait pu gémir autre chose que des grognements indistincts, elle aurait certainement dit non merci. Car Amy n'aimait pas les femmes, c'était une chose sûre et certaine. Le seul corps de femme qu'elle appréciait toucher, c'était le sien. Et encore, si cela pouvait être Felix qui le touche, c'est encore mieux.

Tandis qu'elle essayait de fuir avec le bras de son mari -et le corps qui va avec- Juliette se rapprocha et lui parla. Ces phrases la firent doucement ricaner, audible pour tous. C'est vrai qu'il fallait rendre le mensonge de Felix crédible. Mais c'était juste tellement drôle. L'idée que Felix avait pu la tuer par amour. Et tellement possible. Après tout, la jeune femme lui avait fait subir tellement de choses qu'elle regrettait également profondément. Mais que ne regrettait-elle pas en vérité ? Juste d'avoir rencontrer l'amour de sa vie. Mais à part cela, elle n'était que regret. Mais passons, car cette phrase demandait réponse. Ce qu'Amy fit en regardant son mari avec tant d'amour dans le regard qu'il ne pouvait être faint.

- Il m'a tué, oui...mais je l'ai mérité. Et le pire est que je ne me sens pas encore assez punie. Je suis incroyablement chanceuse d'avoir vécu aux côtés de Felix toute ma vie, et je n'en l'aime que davantage dans ma mort.

Refusant d'accorder ne serait-ce qu'un regard à Juliette, Amy ne voulait qu'appaiser la haine de son mari, lui offrant un doux baiser dans le cou. Tenter de repartir semblait être inutile. Juliette avait l'air de vouloir les suivre jusqu'en enfer. Serait-elle prête à mourir pour ça ? L'idée rebuta Amy qui se refusait à la voir parmi eux. Vouloir que quelqu'un reste en vie, juste pour maintenir cette barrière physique entre eux, ce n'était pas banale.

- Tu ne sembles pas comprendre que la seule personne qui mérite mieux ici, c'est Felix. Car il m'a accepté et m'a aimé malgré tout ce que j'ai pu faire. Et comme je regrette ce que j'ai pu faire...

Elle soupira en cherchant à se blottir contre son tendre époux. Ses paroles ressemblaient à une litanie qu'on avait trop souvent prier. C'était des paroles qu'elle se répétait en boucle depuis des années. Et plus encore à présent qu'ils s'étaient retrouvé et avaient comme fait table rase du passé. Après un dernier petit bisou à son Felix d'amour chéri tout mignon, elle sentit en son sein tout un fiel qui ne demandait que sortir. Une brutale pensée qui remettait beaucoup de choses sur le tapis. Une remise en question qui lui fit comprendre toute l'ironie de la situation. Elle savait qu'il n'était pas mort, lui. Les fantômes savent beaucoup de choses.

- Mais la personne qui mériterait encore mieux, ce serait...attends...ton époux peut-être ? M'avoir ainsi utilisée comme bon te semble...est-ce qu'il a eu ce malheur, lui aussi ? Je le plains. Personne ne devrait être obligé de te supporter.
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MessageSujet: Re: It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.] Mer 25 Mai - 12:18



It's Off The Hell We Go.

« Cross your heart and hope to die. »

Felix sentit Amy lui reprendre le bras mais il ne dit rien et n’y fait pas attention. Il l’entendit dire qu’ils avaient encore Emma à retrouver. Un sourire nerveux, mauvais et agacé s’afficha sur son visage. Si elle n’avait pas ramené leur fille ici, ils n’en seraient peut-être pas là. Alors c’était bien beau dire qu’elle voulait la retrouver quand on sait qu’elle n’avait pas daigné s’en occuper pendant dix ans. Il soupira doucement, baissant brièvement le regard sur les mains d’Amy qui l’enlaçait. Puis il reporta ses yeux sur sa sœur tandis que son épouse continuait d’essayer de le convaincre qu’elle s’en voulait, que tout ceci ne valait pas qu’on y accorde du temps. Parlons-en du temps. Il avait l’impression d’en avoir perdu une quantité ahurissante avec toutes ses histoires. La lassitude et l’agacement commencèrent à venir se mêler à la haine. Il se leva faire sans réagir quand Amy l’embrassa dans le cou. Seulement, il resta camper sur ses jambes, même immatérielles, quand son épouse essaya de le tirer en arrière pour partir. Il ne voulait pas bouger. Il voulait voir sa sœur souffrir de jalousie. Et la voir bouillonner de rage lui arracha un sourire satisfait et arrogant.

Juliette l’ignora parfaitement mais il s’en moquait. Il comprenait après tout : l’ignorance est le moyen le plus lâche de se défendre quand on a son opposant en face. Il en avait tellement vu socialement durant sa vie qu’être ignorant était juste bénin pour lui. Mais bien évidemment, Juliette chercha à en savoir plus sur la mort de sa défunte amante. Felix tourna la tête vers la concernée, attendant de voir si elle allait le suivre dans son mensonge. De façon presque imperceptible, il avait le regard inconsciemment menaçant, sous-entendant à sa femme qu’elle ferait mieux de jouer son jeu. Et c’est ce qu’elle fit, tant mieux. Elle en fit même un peu trop. Il leva discrètement les yeux au ciel quand elle commença à dire que c’était lui qui méritait mieux, etc. Lassitude. C’était toujours les mêmes excuses qu’elle lui sortait pour se faire pardonner. Comment veux-tu convaincre quelqu’un comme Juliette avec ceci, Amy ? Même Felix commençait à ne plus tellement y croire. Elle enchaîna sur Jonathan et l’horloger soupira de nouveau en croisant les bras, la laissant terminer ses questions néanmoins. Les réponses semblaient évidentes. Vu comment sa sœur s’accrochait à son amour pour Amy comme un marin en pleine mer s’accroche à sa planche de bois pour survivre. Il décida donc de prendre la parole :

- Allons Amy. Si cette garce avait eu un minimum de respect pour les autres, elle n’essayerait pas de te convaincre avec autant d’assistance. Elle a été la pire des putes avec son mari, avec moi, crachant sur toutes les règles de respect les plus basiques, les plus simples. Dis-moi, Juliette, comment veux-tu qu’on t’apprécie, même Amy, quand tu ne penses qu’à ta chatte ? Quand tu ne réalises pas que, parfois, tes gestes, tes paroles, tes choix peuvent influencer et surtout pourrir la vie des autres ? Regarde autour de toi.

Il ouvrit les bras et montra la salle à manger déserte et sombre, sa voix résonnant.

- C’est ainsi que tu veux finir ? Seule ? Détestée de tous ? Tu as passé ta vie à me traiter de bâtard. Tu as passé ta vie à ignorer ton mari. Tu as passé ta vie à te battre pour me voler mon épouse sans se soucier de ce qu’elle voulait, elle. Et au final, que diront les gens de toi ? Comment se souviendront-ils de toi ? Tu me fais pitié. Je te déteste, mais tu me fais pitié. Et franchement, je te plains. Tu as toujours été une sale égoïste que rien que l’idée de te toucher me donne la nausée. Si tu savais comme j’ai rêvé de t’arracher la langue plusieurs fois… C’est mon seul regret envers toi. De ne pas t’avoir arraché la langue. Certaines vies auraient sûrement été un peu plus illuminées sans ta voix criarde.

Il s’était replacé devant Juliette, à quelques dizaines de centimètres d’elle, le regard froid et menaçant, oubliant Amy, même si lui faire part de ce qu’il avait sur le cœur le démangeait. Mais contrairement à sa sœur, il avait du respect pour son épouse, bien évidemment. Alors il resta planté là, gênant la vue sur Amy pour Juliette. Son sourire mauvais revint se dessiner sur ses lèvres.
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MessageSujet: Re: It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.] Mer 25 Mai - 14:14



It's Off The Hell We Go

« Like a distant memory... »

Mais elle est complètement folle, ma parole…

Il avait même réussi à lui faire croire que c’était de sa faute si elle était morte. Juliette regardait Amy les yeux grands écarquillés. Comment avait-elle pu en arriver là, à croire que c’était normal ? Il l’avait tué, et elle en était heureuse ! Même sans tout l’amour qu’elle lui portait, Juliette songeait qu’elle ne pouvait pas la laisser comme ça, c’était malsain ! Et anormal, elle n’avait pas à être punie de quoi que ce soit, et encore moins à être reconnaissante envers l’homme qui l’avait tué !

Qui ne méritait certainement pas mieux que ça… Au contraire même. Juliette avait eu raison de le mépriser toute leur enfance, elle savait qu’il ne ferait rien de bon ! Et elle en avait la preuve, il avait tué sa femme bon sang ! Etat elle a seule à voir que c’était mal ? Et pourtant, chez elle la barrière entre le bien et le mal était particulièrement floue. Mais là, il l’avait définitivement franchie, et avec la bénédiction de sa femme !

Elle aussi l’aurait accepté et aimer malgré tout ce qu’elle aurait pu faire ! Mais elle fut bien vite distraite de cette pensée lorsqu’Amy continua de parler. Son époux ? ... Merde. Son regard se perdit dans le vide une seconde tandis que les pires injures défilaient dans son esprit. Bon sang, elle l’avait oublié lui…

Enfin, pour l’instant, elle se souvenait d’un peu plus qu’elle ne l’aurait voulu. La folle rage qui montait lentement en elle ne fit qu’empirer, à toute vitesse cette fois. Si elle n’avait eu qu’un tantinet moins de self contrôle, elle serait déjà en train de hurler et de partir en courant à la recherche de Jonathan. Elle ne prit même pas la peine d’écouter le reste de ce que disait Amy, trop occupée qu’elle était à réaliser l’immense trahison qui résonnait en elle.

Mais ce n’était pas le moment d’y penser, et même si elle l’avait voulu, le bâtard qui lui servait de frère en rajoutait une couche. C’était elle qui manquait de respect ?! Tuer quelqu’un, ce n’était pas vraiment un exemple flagrant de respect ! Et même si c’était le cas, elle avait eu raison de l’être, dans tous les cas Felix lui avait arraché la femme qu’elle aimait et Jonathan... Elle ne voulait même pas y penser.

Le fait que ce soit à cause d’elle que tout soit arrivé ne lui traversa pas l’esprit, non. Même lorsqu’il le lui dit presque clairement. Ca ne pouvait pas être sa faute… Et elle se fichait bien qu’on l’aime ou pas, elle n’avait besoin de personne. Tant pis si elle finissait seule, leurs opinions ne comptaient pas. Elle préférait rester seule qu’avec eux. Du moins, c’est ce qu’elle essayait de se faire croire.

Elle se fichait de sa pitié ou de tout ce qu’il voulait lui faire. Elle voulait juste hurler, se boucher les oreilles et hurler jusqu’à ce ne plus l’entendre. Jusqu’à ne plus rien entendre, ne rien penser. Tout allait à toute vitesse et elle ne supportait pas ça, elle voulait que ça cesse, être seule, se calmer. Tant pis pour eux, tant pis pour Amy si elle était assez conne pour croire qu’il lui avait rendu service en la tuant. Elle n’en valait pas la peine, rien n’en valait la peine. Juliette regarda finalement Felix, tout le venin qu’elle avait sur le coeur s’écoulant à travers son regard.

« Parce que tu te trouves mieux ? T’as tué ta femme, et t’en es fière ? Et toi Amy, tu réalises l’ampleur des stupidités que tu racontes ? Finalement, je retire ce que j’ai dis, vous allez bien ensemble, aussi débile et taré l’un que l’autre ! Allez en enfer, j’ai pas à me justifier devant vous. »

Juliette fit brusquement volte face pour se diriger vers la porte, elle n’allait certainement pas rester là plus longtemps.

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MessageSujet: Re: It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.] Mer 25 Mai - 15:38



It's Off The Hell We Go.

« Cross your heart and hope to die. »

Felix fut presque déçu du manque de réaction de la part de sa sœur même s’il pouvait clairement voir qu’elle essayait de se contenir. Après tout, il est vrai que si elle essayait de le frapper, elle risquait surtout de blesser du vent, si on peut dire ça comme ça. Donc elle se fatiguerait pour rien tout en s’attirant les rires et moqueries de son petit frère dont le sourire arrogant était resté figé sur ses lèvres fines. Puis elle prit la parole, essaya de se défendre, ses petites insultes d’enfant de douze ans, incapable d’avoir un raisonnement construit et une répartie pertinente, lui passèrent au-dessus de sa tête avant autant de légèreté qu’une plume de moineau. Il croisa les bras et la regarda avec dédain et mépris, souriant toujours. Avec son visage, il donnait réellement l’impression de lui tapoter le sommet du crâne comme quand on le fait à quelqu’un d’un peu stupide qui n’aurait pas compris quelque chose. Oh mais en y repensant, Juliette était stupide aux yeux de Felix. Et pourtant, néanmoins, elle faisait preuve d’une assez flagrante intelligence quand il s’agissait de faire chier les autres. Mais ce n’est pas grave, la voir aboyer comme un Yorkshire avait quelque chose de purement jouissif.

Et sur un dernier juron, une ultime provocation, elle tourna les talons de façon parfaitement ridicule aux yeux de Felix et se dirigea vers la sortie de la pièce. Instinctivement, il projeta une des tables contre la porte, bloquant ainsi l’accès. Étonné par ce qu’il venait de produire de façon parfaitement inconsciente, il regarda un instant ses mains en fronçant les sourcils. Il jeta un coup d’œil à sa femme et eut un sourire amusé et fier. Il se dirigea rapidement vers sa sœur et prit un air assuré en croisant les bras et se mettant devant elle. En réalité, cela ne faisait pas si longtemps que cela qu’il était devenu fantôme et il n’avait apparemment pas encore exploré tous les avantages qu’offrait cette forme gazeuse de son corps. Mais tout ceci s’avérait prometteur et fort utile. Mais passons. Il reporta son attention sur sa grande sœur qu’il venait d’enfermer avec eux. L’espace d’un instant, il songea au fait de la laisser là, Amy et lui pouvant sortir en traversant les murs à leur guise. Mais finalement, il préféra jouer encore un peu avec elle. Il jeta un regard à Amy pour voir où elle se trouvait avant de sourire de nouveau à Juliette.

- Tu nous fausses compagnie, c’est dommage. Mais j’ai pas tellement envie que tu partes étrangement… Ma grande sœur… Fragile… Sensible… Toute seule dans ce Manoir… Ça me ferait de la peine…

Il eut un regard rieur et moqueur, son esprit cherchant à comment la torturer un peu plus efficacement. Il pouvait toujours lui envoyer des assiettes sur le visage mais ça faisait trop barbare. Il n’appréciait pas tant que cela. Et puis, il n’était pas sûr de maîtriser encore la lévitation qui s’était déclenchée juste par instinct. Bref, il lui fallait donc trouver une torture plus psychologique. Ses yeux se posèrent sur Amy et une idée malsaine et mauvaise lui vint en tête. Il regarda Juliette rapidement et eut un sourire cruel qui vint se dessiner sur ses lèvres. Il voleta rapidement vers son épouse, à quelques centimètres d’elle. Sans un mot, il plongea ses yeux dans les siens. Il eut un léger sourire. Une chose restait immuable : cette affection qu’il portait l’azur des yeux de sa femme. Amy pouvait facilement reconnaître le regard de son mari : celui qui, silencieusement, lui demandait ça. Durant leur mariage, il avait été plutôt rare comme appel, comme demande, mais il était reconnaissable. C’était ce regard qui montrait explicitement qu’il désirait son épouse. Il prit alors ses mains et l’embrassa avec fougue et passion, espérant bien que Juliette les épie.
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MessageSujet: Re: It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.]

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It's Off The Hell We Go. [PV Juliette A. Adler & Amy S. Carter.]

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