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Time Warp. || Jonathan W. [Fini]

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MessageSujet: Time Warp. || Jonathan W. [Fini] Mer 11 Mai - 22:04



Time Warp

« Jonathan x Juliette »

Juliette…

Elle avait beau lire et relire ce bout de papier, ça ne l’avançait pas plus que la première fois. Quel genre de personne se laissait pour toute instruction un prénom et un message qui n’augurait rien de bon ? Réflexion faite, elle ne préférait pas le savoir… Se haïssait-elle à ce point ? L’oubli était-il volontaire ? N’avait-elle pas eu le temps d’écrire plus ? Elle ne comprenait pas. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle était dans une pièce lugubre, sans savoir pourquoi ni comment elle y était arrivée. Elle observa les quelques rayons de soleil qui arrivaient à passer par la fenêtre malgré les planches qui l’obstruaient, tout en essayant de se souvenir. De quoi ? Elle n’en avait aucune idée. N’importe quoi lui irait, la moindre petite chose. Mais rien ne venait, tout ce qu’elle avait, c’était ces quatre petits mots sur ce bout de papier. Elle n’était même pas sûre de les avoir écrits elle-même ces mots.


Après tout, quelqu’un aurait pu le glisser là pendant qu’elle était inconsciente. Qui sait combien de temps elle l’était resté, elle n’avait pas le moindre moyen de le savoir... Ni de savoir si ces mots s’adressaient vraiment à elle ou pas. Que ce soit elle ou quelqu’un d’autre qui les ai écrits, elle n’avait aucune garantie d’être la Juliette en question. Peut-être devait-elle le remettre à quelqu’un d’autre et elle n’en avait pas eu le temps...En tout cas, maintenant elle ne le pourrait plus. Comment pourrait-elle trouver une Juliette dont elle ne se souvenait pas ? Ou peut être essayait-on de lui faire croire qu’elle était Juliette… Mais elle aucune raison ne lui venait à l’esprit pour ça.

La jeune femme essayait de ne pas céder à la paranoïa, mais, il fallait avouer que tout cela ne lui disait rien qui vaille. Plus elle observait ce qui l’entourait, plus un sentiment d’angoisse montait en elle. Et très vite, elle ne tenait plus en place, tournant en rond dans la pièce. Elle se retint de fouiller les meubles environnants, quelque chose lui disant que ça ne se faisait pas. D’autant plus que, malgré la poussière, ça ne lui semblait pas totalement abandonné…

Mais quoi qu’il en soit, rester ici ne l’avancerait à rien. Ses yeux glissèrent vers la porte, son souffle se coupant quelque peu à l’idée de la franchir. Elle ne savait pas ce qui l’attendait derrière après tout. Au moins, dans cette pièce, elle était seule et en sécurité… Elle glissa nerveusement la main dans ses boucles qu’elle savait désormais rousses, tout en se mordant la lèvre.

Est-ce que ça valait vraiment la peine ? Il pourrait il y avoir n’importe quoi derrière cette porte, et même si, admettons, elle se trouvait dans une maison toute à fait normale… Qu’est ce qu’elle dirait si elle rencontrait quelqu’un qui lui demandait ce qu’elle faisait ici ? Elle n’en avait elle même aucune idée… Comme elle n’avait aucune idée de ce à quoi elle ressemblait. Elle baissa les yeux vers sa jupe noire, en essayant de la lisser du mieux qu’elle puisse, quitte à ne pas se voir, elle pouvait faire de son mieux pour rester présentable.

Que ça en vaille la peine ou pas, elle n’allait pas rester ici pour toujours. Elle jetta un dernier coup d’oeil à la lettre avant de la plier en quatre pour la glisser dans son corsage, et se décida à sortir de là. Ce qu’elle regretta presque immédiatement. Si la pièce dont elle venait était sombre, ce n’était rien par rapport au couloir.  Et opressants, par dessus le marché… Si son plan initial était de trouver la sortie le plus vite possible, de préférence sans croiser quelqu’un, la panique l’envahit vite. C’était bien beau de sortir d’ici, mais une fois dehors, elle ne serait pas plus avancée. Elle n’aurait toujours aucune ide de qui elle était, ni de où elle pourrait bien aller. Si ça se trouve, c’était ici qu’elle vivait, et en s’éloignant elle perdait toute chance de croiser quelqu’un qui la connaissait ! Quoi que, a la vue de ces couloirs elle ne voyait pas très bien pourquoi quelqu’un voudrait vivre ici...Du moins pas sans refaire la décoration pour rendre tout ça moins...Effrayant. Réflexion faite, elle ne voulait pas rester dans ce couloir une minute de plus et s’engouffra dans la première pièce venue, prenant soin de refermer la porte derrière elle.

S’entourant de ses propres bras comme pour se rassurer, la jeune femme regarda autour d’elle. Elle savait qu’elle était dans une bibliothèque, mais était toujours aussi perdu. La rouquine s’asseya sur une chaise, pas vraiment sûre de si elle espérait être trouvée ou non...

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MessageSujet: Re: Time Warp. || Jonathan W. [Fini] Mer 11 Mai - 23:38



Time Warp

« It's my turn to go to the left.»

Encore un tour dans le manoir. Trop de temps qu'il n'avait pas parcouru tout le manoir en long, en large et en travers. Jonathan comptait les jours qui passaient sans comprendre réellement ce qu'ils signifiaient. Il pouvait entrer dans une pièce, voir le soleil à travers une vitre, sortir et monter d'un étage pour observer la lumière à travers une autre meurtrière, et se dire qu'une journée s'était écoulé...alors qu'en réalité, seulement une heure s'était lentement déroulé. Jonathan n'avait de toute façon aucune envie que les jours passent. Il avait ce sentiment de rage qui gangrenait son corps et surtout son cœur. Petit à petit, tandis qu'il marchait sans discontinuer, il ne cessait de recevoir des flashs de sa tentative de suicide. Cette intense chaleur autour de lui rappelait à son esprit défendu le manque de chaleur humaine qu'il avait subi jusqu'ici. Un baiser. Rien qu'une étreinte pleine d'amour. Il en avait assez de ces amours à sens unique qu'il traînait comme des malédictions sur sa personne. Lentement, ses pensées revenaient très loin dans sa vie. Jusqu'à penser à sa femme. Enfin, c'était un bien grand mot, femme. Il serra les poings et frappa le premier mur qui passait sous ses yeux. Non loin, il fut aperçu par un dément qui s'empressa rapidement de récupérer le bras d'un cadavre pour s'enfuir. Son dîner, très certainement.

Essayant d'arrêter ses pensées autour des diverses rousses de sa vie, Jonathan jeta un coup d’œil à l'intérieur de sa Bible. D'innombrables marques pages faisaient état des passages qu'il aimait le plus lire avant d'aller se coucher. C'était d'immenses sources de connaissance. Mais il savait qu'il en faisait le plus mauvais usage. Son esprit était déchiré par l'ultime pêché qu'il avait osé commettre. On revenait toujours à l'essentiel, à ce qui le traumatisait. Les flammes de l'enfer, il les avait goûté. Mais elles avaient un goût de sucre chaud dans la gorge. Jonathan referma sa Bible, passant les mains sur la couverture à moitié brûlée. Il l'avait récupéré dans les cendres du brasier. Oui, il y était retourné une dernière fois avant de refermer définitivement la porte à cet épisode. Ce fut un instant très difficile. S'en souvenir l'était encore plus. Le pasteur prit sa tête entre ses mains, gémissant de cette scission intérieur qui jurait avec toutes ses croyances. Il lui semblait lentement devenir fou. Était-ce finalement ça, la maturité ? Ne plus sourire comme auparavant, porter comme un voile lourd et sombre sur son existence ? Où était passé les chants religieux qu'il chantonnait au détour des couloirs, des plaisanteries qu'il se faisait à lui-même quand le temps devenait trop long ? A présent, c'était un regard triste qui parcourait le monde. Il lui semblait être rempli à présent d'un fatalisme déprimant, des sables mouvants dont il n'arrivait plus à sortir.

Entrant dans la bibliothèque dans l'espoir de trouver une Bible en meilleur état -bonjour pour remplacer tous les marques pages d'ailleurs, il s'arrêta net, et son livre  cramoisi s'effondra d'entre ses mains. Suffisait-il donc qu'il y pense pour qu'elle apparaisse ? Des années qu'il ne l'avait pas revu. Pourtant elle n'avait pas changé. Cette beauté glaciale et brûlante à la fois, cette peau blanche et attirante qu'il n'avait jamais eu le droit de serrer. Ses lèvres qu'il n'avait eu le droit d'embrasser que le jour de leur mariage. Son regard qui ne lui avait attribué que mépris. Tout son être ne lui avait apporté que désolation. Tout d'un coup, il déglutit  et se pencha pour récupérer son bien. Mais au dernier moment, il se releva sans accomplir son geste. Il était venu pour en chercher un nouveau...et puis ce n'était pas le moment de se pencher devant elle. Plus de courbettes. Il était un homme libre, à présent. S'approchant un peu plus d'elle, il fut étonné de sa présence ici et de son état assez poussiéreux. Bien entendu, on ne pouvait être dans le manoir sans être en mauvais état...lui-même devait être bien pire. Son lapin blanc se trouvait à l'abri dans sa chambre, mais il avait toujours les cicatrices de brûlure qui apparaissaient sur sa joue gauche.

Notre bon pasteur Williams n'avait jamais était un exemple de beauté grec. Même si ses cheveux blonds étaient agréables au toucher et que ses yeux d'un bleu magique promettaient la lune sans mentir, il lui restait un corps trapu et poilu, très musclé mais sans aucune apparence notable. Un Quasimodo sans bosse. Comment l'annonce d'un mariage arrangé avait pu le blesser dans sa fierté. Il était trop hideux pour se trouver lui-même un femme. Quand on lui avait présenté celle-ci, son cœur s'était emballé avec joie. Mais elle ne l'aimait pas. Le rejetait et le dé-masculinisait. Ce n'était pas étonnant qu'il se haïsse ainsi et que pendant des années, il a cherché le soutien du Seigneur comme un appel à l'aide. Pourquoi Dieu l'avait-il fait si peu aimable par les femmes ? Mais là. A présent, tout était inversé. Dans ce monde, elle représentait la victime et lui celui qui pouvait la briser. Cette considération soudaine fit luire dans ses yeux une ombre brûlante de haine.

- Toi, ici ...? ...Cela faisait longtemps, Juliette.

Jonathan détourna la tête l'espace d'une seconde, en lui-même comme une main de glace qui entourait son cœur. Ressentait-il encore de l'amour pour elle ? Après tout, il en avait éprouvé pendant tellement de temps, avait fini par comprendre la vraie nature de sa femme mais ne l'avait ni dénoncé ni souillé par l'horreur d'un divorce. Il ne l'avait jamais violé, alors qu'il aurait pu le faire sans être embêté par aucune loi existante. Oui...il aurait pu réclamé la consommation de son mariage par la force. Mais il n'avait jamais eu les couilles de le faire, trop soumis à cette femme à l'apparence du feu ouragan. Et si elle ne se souvenait plus de lui ? Se sentirait-il encore plus humilié, jusqu'à avoir envie de jeter une étagère entière de livre sur elle, pour que le coin d'un livre l'entaille la carotide jusqu'à la mort ? Ou allait-il plutôt profiter de la situation pour enfin calmer ce vide immense en lui depuis plus de vingt ans ? Il s'approcha encore un peu et s'appuya le dos contre le rebord d'une étagère, fixant Juliette d'un regard si profondément triste. Jonathan était prêt à recevoir les foudres du Seigneur s'il le fallait, il n'en était plus à ça près des épreuves du Très-Haut.
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MessageSujet: Re: Time Warp. || Jonathan W. [Fini] Jeu 12 Mai - 21:34



Time Warp

« Jonathan x Juliette »

Quelqu’un entre.

La rouquine fit volte face en le réalisant, alertée par le bruit. Sa poitrine se souleva avec appréhension en attendant que la personne entre. Que faire ? Se cacher, rester ? Elle n’avait aucune idée de qui pourrait entrer ou de sa réaction ! Se dissimuler et observer état peut être la meilleure chose à faire, elle aviserait après... Elle regarda rapidement autour d’elle, en vainc. Même si elle avait réussi à trouver un endroit ou se cacher, elle n’aurait pas le temps de l’atteindre, la personne était déjà là. Ce qui n’était pas plus mal après tout, au moins, ce serait fait.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il avait l’air surpris. Son regard ne s’attarda pourtant pas pour l’instant sur lui, ils étaient plutôt attirés par le livre qu’il venait de laisser tomber. Il était en mauvais état, comment pouvait on laisser un livre finir comme ça ?... On aurait presque dit qu’il avait été jeté dans une cheminée, mais que le propriétaire avait changé d’avis juste avant que les flammes ne l’abîment trop.

Il ne comptait pas le ramasser ?... Elle releva les yeux vers la personne qui s’avançait pour se rapprocher d’elle, en songeant qu’il ne devait pas être très soigneux, l’état de sa bible et le fait qu’il la laissait trainer par terre en témoignait. Elle posa finalement son regard sur lui et… Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’était pas… Disons qu’elle était presque sûre qu’il ne correspondait pas aux standards de beautés communs. Quoi que, ses yeux pourraient rattraper les choses...Mais c’était loin d’être sa première préoccupation à l’heure actuelle.

Au contraire même. Il l’avait appellé Juliette, pas vrais ?... Il lui avait même dit que ça faisait longtemps ! Il la connaissait ! Son coeur loupa un battement, en même temps que son souffle se coupa une seconde. C’était donc bien elle Juliette, mais elle n’était même pas sûre d’en être heureuse ou pas… Au moins, c’était un problème de résolut, mais… Maintenant qu’elle y réfléchissait, c’était effrayant. Cet homme savait qui elle était, ils se connaissaient, ça se voyait, il avait surement des souvenirs avec elle même si ils étaient moindre…

Et elle, elle n’en avait aucune. Il en savait plus sur Juliette qu’elle même, alors que… Elle était Juliette. Elle avait toute une vie qu’elle avait oubliée… Tous ses souvenirs partis en fumés. Peut être qu’elle avait un métier, des amis, un endroit ou vivre...Une famille… Est ce qu’elle avait une famille ? Si ça se trouve, des gens l’attendaient et s’inquiétaient pour elle, et elle n’avait aucun moyen de le savoir… Mais peut être que lui le savait ?

« On se connaît, n’est ce pas ? »

Ce n’était peut être pas l’entrée en matière la plus délicate, réflexion faite. Mais c’était la seule qui lui était venue à  l’esprit sur le coup, tant pis. Elle scruta le visage de l’homme en face d’elle, essayant désespérément de reconnaitre un quelconque trait familier, mais elle s’attardait surtout sur la brûlure sur sa joue et ses yeux, ne sachant pas lequel des deux l’intriguait plus. Il avait l’air triste...Qu’est ce qui avait bien pu se passer entre eux pour qu’il ait un tel regard ? Ou alors ce n’était qu’une crise d’égocentrisme de sa part et il était triste naturellement, ou pour une toute autre raison…

En tout cas, il lui inspirait confiance. En quelques sortes, du moins...Elle aurait pu se méfier après tout. Etre paranoïaque et se dire qu’il ne l’appelait Juliette que parce que c’était lui qui lui avait écrit la lettre et voulait lui faire croire n’importe quoi ! Mais non. Pour le coup, ça ne lui eflleurait même pas l’esprit. Peut être était ce parce qu’elle était complètement désorientée par son réveil, ou simplement parce qu’il avait l’air gentil… Qui sait. En tout cas, elle cherchait ses mots pour rattraper son entrée en matière quelque peu brutale.

« Désolée, je… Ma mémoire me fait quelque peu défaut ces derniers temps. »

Elle restait peut être un tantinet trop froide comparé à ce qu’elle aurait voulu, mais elle ne pouvait pas mieux à l’heure actuelle.

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MessageSujet: Re: Time Warp. || Jonathan W. [Fini] Jeu 12 Mai - 22:36



Time Wrap

« It's my turn to go to the left.»

Jonathan sentait son coeur brutalement attendre la moindre des parois de sa cage thoracique. Elle semblait si innocente aux milieux des ruines de ces ténèbres. Cela ne lui ressemblait pas. Mais c'était la première fois qu'il la voyait ainsi. Il lui semblait que cela était une deuxième rencontre. Pouvait-il se faire aimer d'elle ainsi ? Une idée pernicieuse se prit dans son esprit, tel un long serpent humide et poisseux dans son oreille. Cette simple évocation lui prit un frisson dans tout le corps; un trouble qu'il eut du mal à cacher face à son interlocutrice. Le manoir avait fini par le rendre aigri, comme tout le monde dans ce misérable univers. Aigri et pleins de mauvaises pensées, des rancoeurs vieilles comme le feu. Des songes qu'il n'avait jamais pris le temps de battre tant il était trop concentré à plaire au Seigneur. La serrer dans ses bras, rien que cela. Mais il avait envie de plus. Il voulait la brisr entre ses bras. La voir à sa merci comme il avait pu tant de fois l'être. Cette douce vengeance qui s'incrustait dans le moindre des interstices de son âme. Etait-ce cela qu'avait ressenti Harry, tandis qu'il les coursait dans tout le pays de sa Majesté ?

Quand les paroles de Juliette tombèrent dans ses oreilles, ce fut comme un arrière goût de larmes salées qui coulaient dans sa gorge. Il fut partagé entre la rage de ne pas être reconnu. Cette fierté qu'il avait toujours jeté dans un trou et qui essayait lentement de revenir. Cette même fierté lui donnait envie d'hurler. Reconnais-moi ! Pour une fois dans ta misérable existence de pêcheresse, reconnais-moi ! Dis-moi quelque chose de gentil ! Dis-moi que tu m'aimes, que tu es prêt à m'accepter comme étant ton époux car c'est ainsi qu'est mon titre envers ton droit ! Reconnais mon visage qui était celui avec lequel tu te couchais, même à contre-coeur, tous les soirs ! Pourquoi tu me rejettes encore ? Encore une fois, tu ne m'accordes aucun sourire, pas le moindre intérêt. Je ne suis rien pour toi. Il lui fallait une puissance force mentale pour ne rien montrer de tout le désespoir que crachait ses poumons. Mais il avait de l'entraînement. Plusieurs années à vivre comme un véritable prêtre, tous les jours contraints de résister aux péchés de chair à côté d'une des plus jolies femmes de Londres. D'une épouse que toutes les femmes pouvaient toucher sauf lui. Cette brusque pensée revint en lui comme un flash de souvenir, et une fois de plus, il se sentit envahi par les ombres. Il fallait réclamer une vengeance. Dans ce manoir où plus rien ne comptait, ni les règles de Dieu, ni celle de Satan. Juste celles de l'Humain. Et ce n'était pas les plus belles paroles qui soient.

Le pasteur s'approcha encore davantage de la femme rousse. Il observait sa splendide chevelure en se retenant avec toutes les forces du monde pour ne pas la caresser. S'asseyant à ses côtés, Jonathan  lui fit un petit sourire. C'était une amnésique oui. Qui ne se souvenait plus de rien. Il allait pouvoir faire ce qu'il voulait, reprendre ses droits. Essayer. Toucher. Fragmenter sa frustration. Etait-ce bien de faire ça ? Jonathan n'y pensait plus. Tout comme il ne pensait plus au monde extérieur. A la seconde près, il n'y avait qu'elle et lui. Et ce n'était pas une bonne chose. Loin de là. Il n'y avait rien de plus prophétique d'un désastre qu'un Jonathan obsessif. De ses obsessions naissaient des apocalypses. Doucement, il passa un bras derrière le dos de Juliette pour se saisir d'une Bible qui se trouvait au guéridon d'à côté. Pratique, n'est-il pas ? D'un sourire le plus charmeur qu'il put, il se redressa et rangea son bras pour observer la Bible.

- Parfait, c'est une comme ça qu'il me fallait...Ne fait pas attention à celle-ci, j'ai eu un accident, mais elle ne me servira plus.

Un petit silence. Un regard échangé. Plus qu'échangé. Jonathan offrait littéralement à Juliette toutes les possibilités de se jetter dans son regard. Si cela pouvait être sa dernière chance, il était prêt à la saisir à bras le corps. Plus rien n'avait d'importance, oui. Kathleen l'avait rejetté, humilié, conduit aux portes de sa propre mort. Il en avait réchappé que par la volonté de celui qui avait autrefois détruit sa vie, ainsi que par la bonté de celui qu'il avait échoué à protéger. Son existence n'avait plus de but. Lui qui croyait si fort à l'Amour, à Dieu comme étant le messager de ce sentiment si pur...il sombrait dans cet absence d'émotion comme si la Terre était soudainement privé d'air. Jonathan avait besoin d'Amour pour vivre. Même si c'était un fantasme, une chimère, ou même sa femme.

- Oh oui, on se connait...Juliette, je suis content de te revoir ici...tu m'avais manqué...

Il lui sourit de toutes ses dents. Dans ce petit jeu auquel il s'adonnait avec tant de ferveurs, le pasteur eut peur de se noyer. Etait-ce vrai qu'il était heureux de la revoir ? Ou n'était ce que pour gagner sa confiance ? Il posa sa Bible sur ses genoux, le gardant dans une main...et ne tarda pas à se servir de son autre main pour caresser une mèche devant le visage de Juliette. Son coeur battait à s'en rompre les veines.

- Je ne vais pas y aller par quatre chemins, ma douce...tu as du prendre un coup à la tête pour ne plus reconnaître ton époux.

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MessageSujet: Re: Time Warp. || Jonathan W. [Fini] Ven 13 Mai - 17:16



Time Warp

« Jonathan x Juliette »


Mais qu'est ce que je m'en fiche de sa bible...

Juliette, du moins, elle assumait désormais que c'était son nom, se mordit doucement la langue pour ne rien dire. Etait ce vraiment le moment de se préoccuper de ça ? Sa bible à la noix était le cadet de ses soucis à l'heure actuelle, il pouvait avoir tous les accidents qu'il voulait avec toutes les bibles du monde si ça ne tenait qu'à elle. A vrais dire, le livre négligé qui traînait toujours par terre a l'heure qu'il est, lui était sortis de la tête. Pourtant, ce n'était pas la place dans sa mémoire qui manquait... Mais encore une fois, ce n'était pas ce qui la préoccupait actuellement, au contraire.

Même si... Maintenant qu'il en avait parlé, ça l'intriguait. Quel genre d'accident laissait un livre dans cet état ? Était-ce le même que celui qui avait laissé une marque sur sa joue ? Au fond, Juliette s'en fichait, tout ce qui l'importait pour l'instant, c'était de savoir qui elle était et de comprendre la situation actuelle. Mais elle mourrait tout de même d'envie de savoir ce qui lui était arrivé. C'était là toute la contradiction de la jeune femme. Ne se préoccuper que d'elle même et de ses propres intérêts, mais être rongée par la curiosité quand quelque chose éveillait son intérêt.

Mais ses questions devraient attendre, puisqu il n'avait même pas encore pris la peine de répondre a la première. Ce qui commençait doucement à la frustrer. Plus les secondes passaient et plus elle était nerveuse. Et tout autour d’elle semblait être fait pour. De la plus petite chose telle que le silence environnant qui n'avait pourtant rien de paisible à ce bras passé quelques secondes plus tôt dans son dos pour atteindre l'étagère derrière elle, en passant le silence de son interlocuteur. Surtout, le silence de son interlocuteur.

Mais malgré tout ça, elle ne se méfiait toujours pas. Elle qui, même si elle en n'avait aucune idée, avait l'habitude de toujours avoir le dessus, se retrouvait en position de faiblesse. Elle ne le savait pas, mais elle était déjà prise au piège. Elle qui avait été une louve, se retrouvait à la place de l'agneau, sans même en avoir la moindre idée, tandis qu'elle fixait les yeux bleus de l'homme en face d'elle.

Il n'était pas agressif, au contraire, il avait même une présence qui lui semblait presque familière. Et qui pourrait reprocher à une femme amnésique et aussi désorientée qu'elle de faire confiance au premier venu qui ai l'air un tant soit peu gentil dans un endroit aussitôt effrayant ? Surtout quand l'inconnu a un sourire si sincère... Et il l'avait de nouveau appelé Juliette, ce qui avait tendance à la rassurer. C'était la seule chose dont elle était presque sûre pour le moment, alors, si au moins une personne confirmait... Le fait qu'elle lui ai manqué, en revanche, avait plutôt l'effet inverse. Il avait eu l'air surpris en la voyant ici, ce qui lui donnait le sentiment qu'elle n'était pas censée l'être…

Son estomac se tordit tandis que la main de l'homme atteignait l'une de ses mèches de cheveux... Et son coeur loupa un nouveau battement lorsqu'il reprit la parole. Son époux ?... Elle paniqua une seconde, jettant un oeil a sa main gauche où elle savait pertinemment qu'elle n'avait vu aucune alliance a son réveil. Et lui n'en portait pas non plus... Pourquoi ? N'était ce pas une chose qui se faisait ? L'avait elle inventé de toute pièce ? A cet instant précis, elle n'était plus sûre de rien, même la plus petite des choses qu'elle pensait savoir était remise en question. Après tout, elle ne se souvenait pas de qui elle était, d'où elle était ou même de son... Mari. Alors pourquoi aurait elle connaissance de principes aussi communs ou même de la plus simple règle de politesse ? Et cela la terrifiait.

Elle reposa les yeux sur l'homme en face d'elle. Son époux donc... Elle ne connaissait même pas son nom. Elle ne le connaissait pas tout court... Ce qui pouvait sembler logique, compte tenu du fait qu'elle ne se connaissait plus elle même... Mais de savoir ça lui laissait un goût amer dans la bouche. C'était injuste. Pourquoi ne pouvait elle se souvenir de rien ? Quelques minutes plus tôt elle n'était même pas sûre de son prénom, et la voilà mariée à quelqu'un, à avoir un quelconque devoir envers un inconnu. Inconnu qui, en plus, ne l'avait même pas vu depuis longtemps, il l'avait dit lui même ! Pourquoi, si ils étaient mariés avait il l'air si surpris de la voir ? Et pourquoi est ce que ça ne s'était pas produit plus tôt, avant qu'elle ai eu le temps de lui manquer par exemple ?

Le coeur de Juliette battait de plus en plus vite, elle était tiraillée entre une multitude d'émotion, toutes plus négative que les autres.  Et d'un coup, un sourire ne lui semblait plus suffisant pour faire confiance à l'homme en face d'elle. Elle avait des questions, qui nécessitaient des réponses. Et pour le moment, tout ce qu'elle avait c'était de la peur et de la frustration. Et un doute qui revint au grand galop. Et s'il avait raison ? S'il disait la vérité ? Elle n'avait toujours pas écarté son regard du sien, et ne savait quoi en penser. Il avait l'air sincère, mais qu'est ce qu'elle en savait après tout ?... Elle crispa les mains sur les plis de sa jupe, trahissant sa nervosité avant de parler.

" … Mon époux ? Mais je n’ai pas d’alliance et vous non plus… Et vous venez de dire que ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vu, si on est marié… Pourquoi ? “

Elle continuait de le regarder dans les yeux, essayant d’y trouver des réponses. Elle avait décidément du mal à y croire. Il avait l'air gentil, oui, tendre même, en prouvait le geste d'affection qu'il avait eu avant de parler mais... C'était tout de même gros à avaler pour le moment.


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MessageSujet: Re: Time Warp. || Jonathan W. [Fini] Mar 17 Mai - 11:36



Time Warp

« It's my turn to go to the left. »

La paleur de sa peau jouait tendrement avec les rayons de lumière dans cette bibliothèque. Jonathan les savourait avec douceur. Jamais il n'avait été aussi proche de sa femme. Sentir son parfum alors qu'il était assis juste à côté d'elle, lui souriant avec une assurance qu'il n'avait que très rarement eu, et jamais pour les bonnes choses. Il était pourtant là à présent. Sa propre peau avait touché la délicatesse de ses cheveux si roux. Des cheveux à damner un saint. Les flammes des enfers représentées avec la beauté du paradis. Jonathan eut un grand sourire tendre en regardant sa femme. Son ancienne femme ? Que pouvait-on vraiment dire...officiellement, il était mort. Et elle était veuve. Mais ça, elle ne semblait pas le savoir. Jonathan sentait une porte s'ouvrir, une possibilité. Pourtant d'un coup, la jeune femme semblait se renfermer  sur elle-même, ayant remarquer qu'ils n'avaient pas d'alliance. Pas d'alliance. Le pasteur soupira doucement, rempli d'une rancoeur qu'il fit tout pour ne pas montrer. Bien sûr...lui avait donné son alliance au cadavre de son ami pour le faire passer pour lui, afin que cesse la poursuite. Mais qu'elle ne l'ait plus...dans un sens, cela était parfaitement logique, car une femme veuve était en droit de ne pas la garder. Mais sa fierté lui soufflait qu'elle n'avait pas attendu de voir son faux cadavre pour l'enlever et qu'avoir rencontrer sa mort ne l'avait que libérer. Une haine intérieur le rongea doucement à cet idée. S'il n'y avait eu que son frère qui l'ait jamais aimé, c'était bien tout.

Mais tout était différent à présent. Il avait le dessus. Prenant sa main gauche, Jonathan jeta un coup d'oeil à ses doigts, jusqu'à celui incriminé. Oui, elle n'avait aucune alliance, mais ce n'était pas grave. Avec un sourire, il baisa cette main et eut l'air triste. Il l'était sincèrement. Tout ce qu'il n'avait pas pu faire pendant toutes ces années, il pouvait à présent en approcher l'idée. La toucher. La serrer. La caresser. L'embrasser. La posséder. Tout ceci était à sa portée.

- Je sais que cela peut paraître étrange...mais je vais tout t'expliquer.

Parfaitement. Il allait tout lui expliquer. A travers le prisme qui lui ferait offrir volontairement son coeur au pasteur. Ce dernier ne se laisserait plus jamais soumettre. Il serra un peu plus la main si douce et délicate de sa femme, devenue victime dans cet enfer dont il était le gardien.

- Tu as pu t'en douter...mais ce lieu n'est pas l'endroit où nous habitons...c'est un lieu abandonné loin de tout où nous avons été emmené...moi d'abord. Le maître des lieux m'a fait capturé pour être enfermé ici. Ils avaient besoin d'un homme de Dieu pour les autres victimes. Ils t'ont fait croire à ma mort...je suppose que tu as donc pensé qu'il était inutile pour toi de garder cette bague...qui te faisait trop penser à moi...

Si seulement. Jonathan aurait donné tout l'or du monde pour que cela soit vrai. Que leur amour existe véritablement, pour qu'il n'y ait pas eu qu'éternellement un simple amour à sens unique. Juste la mortelle réalisation d'un désir mutuel. Oh David...tu as toujours été le plus mignon, c'est tellement facile pour toi...tu devais presque te cacher pour éviter que l'on s'empare de toi. C'est si différent pour moi...personne ne veut de moi, il faudrait un miracle même pour que quelqu'un en vienne à me violer. Cette personne serait probablement folle. Et même démente, je parierai sur les ailes de St-Michel qu'elle ne s'intéresserait pas à moi. Que Dieu me pardonne. Car de toute façon, plus rien n'avait d'importance.

- Tu as du être emmené ici à ton tour...je croyais ne plus avoir le bonheur de te revoir, c'est pour ça que j'ai offert ma bague à quelqu'un qui en avait plus besoin que moi...

Il baissa la tête et lâcha la main de Juliette pour détourner péniblement son attention ailleurs. La tristesse l'envahit soudainement, et il ne lui fut plus possible de feindre la douleur. Ce n'était malheureusement pas pour les mêmes raisons. Car cette tristesse et cette douleur portaient le même visage. Aussi se tourna-t-il doucement vers elle, et lui fit ce sourire triste qui faisait tout son charme. Espérant ainsi capter son attention, il planta son regard dans le sien, ne lâchant pas son expression de tendresse; attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Time Warp. || Jonathan W. [Fini] Mar 17 Mai - 16:33



Time Warp

« Jonathan x Juliette »


Ce regard triste…

On aurait presque dit un petit animal blessé, ou un labrador abandonné. Y compris lorsqu’il la regardait… Peut être même surtout lorsqu’il posait les yeux sur elle, réflexion faite. Qu’est ce qui avait bien pu lui arriver pour qu’il ait l’air aussi malheureux ? Qui lui avait fait du mal ? Une pensée lui traversa soudainement l’esprit, lui serrant un peu la poitrine. Etait ce elle, qui lui avait fait du mal ?

Après tout, ils ne portaient ni l’un ni l’autre d’alliance, c’était peut être pour ça. Et aussi pour ça qu’ils ne s’étaient pas vu depuis aussi longtemps, tout concordait. Ou peut être que c’était l’inverse, et que lui, il lui avait fait du mal, et que la tristesse qu’elle voyait dans ses yeux n’était que de la culpabilité… Juliette était troublée. Et commençait à devenir sérieusement impatiente… Elle était même sur le point de s’agiter en attendant une réponse lorsqu’il saisit sa main.

Son ventre se tordit, sans qu’elle sache trop pourquoi. Etait ce de savoir qu’ils étaient mariés ? Ou simplement le contact de sa peau contre la sienne ? De l’excitation ou simplement de la peur ? Elle n’en avait aucune idée, et elle commençait à en avoir marre de ce sentiment. Les questions se bousculaient dans sa tête à une vitesse folle, et elle finissait par ne plus arriver à très bien faire le tri. Alors, faute de mieux, elle se concentra sur sa main dans la sienne.

Qui finit très vite contre ses lèvres, à sa plus grande surprise. Ca, elle ne s’y attendait pas… Il faut dire qu’elle ne s’attendait pas à beaucoup de choses depuis son réveil, elle prenait les choses comme elles venaient et… Voilà. Elle faisait avec. Mais elle sourit tout de même à ce geste pour le moins charmant. Et rassurant, en quelques sortes. Si il avait l’air si familier avec elle, c’était que ça devait être une habitude pour lui…

Elle releva les yeux vers lui, l’écoutant attentivement, serrant elle aussi un peu plus sa main. Au moins, elle était sûre maintenant que ce n’était pas l’endroit où elle vivait. Son passage dans le couloir lui faisait toujours froid dans le dos… Ses yeux s’écarquillèrent à la suite de son histoire. Il avait été enlevé ? Elle devait avouer qu’actuellement, l’idée d’être veuve ne lui faisait ni chaud ni froid… Mais elle songeait que c’était simplement parce qu’elle n’avait pas vraiment l’impression d’être mariée…

Et que son présumé époux était bien vivant en face d’elle. Mais, aussi surprenante que soit son histoire… Elle y croyait. Après tout, la rouquine s’était bien réveillée seule, dans un endroit inconnu, et sans aucun souvenir. Alors elle se raccrochait, presque désespérémentt, à la première explication qui lui semblait vraisemblable. Et l’homme en face d’elle avait toujours l’air sincère… Peut être faisait elle preuve de naïvité, mais la culpabilité qu’il avait l’air de ressentir tandis qu’il lui expliquait pourquoi il n’avait pas de bague, la renforçait dans cette idée.

Elle était tout de même un peu vexé. D’accord, elle avait abandonné la sienne, mais elle le croyait mort ! Lui savait qu’elle n’était pas morte ! Mais bon… Il avait du croire qu’il ne la reverrait jamais...Etait ce pour ça qu’il avait l’air si triste ? Même si les sentiments qu’elle était censée avoir pour lui étaient aussi présent que ses souvenirs, elle imaginait très bien, sans trop savoir comment, ce que ça devait être d’être loin de celui ou celle qu’on aime… Et elle supposa simplement que c’était parce que, selon ses dires, elle avait vécu sans lui… Il lui avait laché la main, mais elle la lui reprit rapidement, presque comme pour se rassurer.

« Je comprends, ce n’est qu’une bague après tout… Mais, qu’est ce qu’on fait ici ? Et puis, qui c’est “ ils “ ? Tu as parlé de victime, il y a d’autre gens ici ? »

Juliette se redressa un peu, réalisant qu’elle parlait peut être un peu trop vite et que plus elle enchainait les mots plus ses sourcils se fronçaient. Elle se détendit quelque peu avant de lui rendre son sourire.

« Désolée, je te bombarde question. Je suis un peu désorientée par la situation… »


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MessageSujet: Re: Time Warp. || Jonathan W. [Fini] Mar 17 Mai - 19:26



Time Warp

« It's my turn to go to the left. »

Jonathan tressaillit puissamment en sentant la main de Juliette chercher la sienne. Ses joues s'empourprèrent aussitôt; et un sourire à la fois amoureux et gêné se fit voir sur son visage. C'était la première fois depuis le jour de leur mariage qu'elle le touchait volontairement. Avec l'envie de vraiment avoir accès à sa peau, à son contact. Il ne savait plus quoi penser, mais son coeur battait la mesure comme un tambour de guerre. Tout tournait autour de son esprit sans qu'il ne puisse pas saisir toutes les nuances de ce qu'il lui arrivait véritablement. L'espace de la seconde d'avant, il était son bourreau, prêt à profiter de ce qu'elle lui avait toujours refusé. Mais à cet instant où elle semblait s'offrir, un grand éclat de joie s'imisçait dans son coeur. Tout ce qu'il n'avait jamais pu lire que dans les livres, il le vivait à présent. Tous les livres romantiques de la collection A. Faure qu'il avait pu feuilleter pendant des heures, tout au long de sa vie, ça y était, enfin ! Il se sentait envahi d'une chaleur intense et inexpliqué. Toute sa peau en dessous de ses vêtements devenait piquante; cela lui rappela la douloureuse sensation des chairs brûlés mais qu'importe. L'émotion était tout autre. Elle était excitante, complètement envoûtante; au point qu'il semblait à Jonathan qu'il allait s'évanouir d'un mal inconnu.

- Oh, ce n'est rien, tu peux me poser toutes les questions que tu désires...ce qu'ils font ici...des expériences. Nous sommes tous les potentiels cobayes de scientifiques qui travaillent dans le sous-sol.

Du pouce, Jonathan caressa très délicatement la peau de cette main offerte. C'était un doux soupir qui lui prenait au souffle tandis qu'il souriait avec tendresse. Malgré tous les mauvais souvenirs que la rousse lui avait infligé, à l'instant précis, il ne voyait qu'une adorable innocence dans son regard bleu. L'innocence d'une amnésique. D'une page vierge à écrire.

- Je dis "tous"...car il doit bien y avoir des dizaines...que dis-je, des centaines de personnes ici. Cet endroit est immense, je ne suis pas même sûr d'avoir tout vu.

Il baissa la tête avec tristesse. La comédie ne se jouait plus ici. Il racontait la pure des vérités, celle qui faisait mal. Celle qui n'était que trop sombre. Personne ne pouvait s'échapper et ils étaient tous les deux le couple maudit d'une mauvaise histoire manquant d'originalité. Jonathan leva pourtant son visage vers Juliette et lui sourit. Quel joie de la revoir, après des années...car quand bien même elle ne l'avait jamais aimé, elle n'en restait pas moins un certain port d'accroche, la personne auprès de qui il s'est réveillé pendant des années. Cela ne s'effaçait pas si facilement que ça. Etait-ce le moment de se rapprocher ? Sa soutane cachait à la perfection la chaleur intense de son corps qui se propageait jusqu'à tous ses plus intimes recoins. Ils n'étaient pourtant pas là pour ça ! Etait-ce toute cette folie qui avait débloqué en lui cette immense envie ? Non...peut-être que si...Il la regardait, regardait ce corps fabuleux qu'il n'avait pu étreindre. Une boule se mit dans sa gorge. Elle ne semblait vraiment plus être la Juliette qu'il avait connu, mais il ne l'en aimait que davantage.

Prenant alors délicatement son autre main, il lui semblait sentir dans son coup une ombre glacée qui contrastait avec l'intense brûlure intérieur de ses membres. Juliette. Ce nom résonnait comme une délivrance et comme une exécution. Ses cheveux étaient tellement plus roux qu'ELLE. Plus rouge, plus lumineux. Tout comme la pâleur de sa peau et la beauté de ses yeux bleus. Tout était plus contrasté, féérique. Mais contre toute attente, à cette seconde précise, le pauvre Quasimodo qu'il était avait la possibilité d'être aimer par la belle Esmeralda.

- Juliette...je te protégerai. Il y a des grades ici...le fait que tu ne te souviennes de rien signifie que tu es dans le bas du panier, ceux destinés à être donné aux scientifiques par les gardiens...mais je suis un gardien, et jamais je ne te donnerai à eux.

Jamais...peut-être pas. Mais tant qu'il était propable que Juliette ait vraiment changé, et qu'elle pouvait l'aimer...alors Jonathan était prêt à tout pour en profiter le plus longtemps possible. Garder ses mains dans ses siennes...et peut-être avoir enfin la chance d'obtenir un baiser. La toucher. La serrer. La caresser. L'embrasser. La posséder.

- N'aie crainte, ma douce...je te protégerai comme je l'ai toujours fait...

Une pointe de mélancolie pointa dans cette dernière phrase qui fit venir les larmes aux yeux à Jonathan. Car il n'y avait plus de manipulation dans cette phrase. Que de la vérité. Oui, Jonathan n'avait cessé de protéger Juliette de son mieux, malgré sa haine envers lui. Jamais il n'a demandé le divorce en apprenant qu'elle aimait les femmes et le tromper à qui la voulait avec elles. Tout gentiment, le pasteur s'était résigné à son statut de couverture sociale pour que jamais de mal il ne soit fait à la jeune femme. Et quand Harry Downcry s'était décidé à les traquer, il n'a jamais quitté le navire, s'exclamant que tout ceci devenait trop dangereux et qu'il ne voulait risquer sa vie pour une femme qu'il n'avait jamais pu toucher. Il avait fait passer un cadavre pour lui quand l'occasion s'en est présenté...afin de disparaître et d'ainsi faire taire l'épée de Damoclès au dessus de la tête de sa femme. Il l'avait protégé à sa manière; dans ses plus intimes prières, lui espérant la paix. Mais tout ceci était bien loin à présent.
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MessageSujet: Re: Time Warp. || Jonathan W. [Fini] Mar 17 Mai - 22:41



Time Warp

« Jonathan x Juliette »

Il rougit…

Juliette eu un petit sourire attendris en le regardant. Ils étaient mariés, ça, elle y croyait volontier, et pourtant, un simple petit geste avait suffit à le décontenancer. Et c’était attendrissant, elle devait l’avouer, un peu comme un chat qui s’accroche à vos jambes en ronronnant. Mais, pour la même raison qu’elle trouvait ça adorable, ça lui semblait étrange. Il avait plus l’air d’un collégien amoureux que d’un mari…

Mais elle ne s’en préoccupa pas et ne retira pas sa main pour autant. Le pouce de l’homme en face d’elle qui traçait des cercles sur le dos de sa main l’aidait à assimiler ce qu’il lui disait. Des expériences ? Des cobayes humains ? Finalement, ce n’était pas si étonant que ça que cet endroit ai l’air si… Malsain. Mais tout de même, quel genre d’expérience ? Surement pas quelque chose de légal si ces “ scientifiques “ avaient besoin de kidnapper les gens pour pouvoir les faire…

Et puis pourquoi pas sur les animaux ? D’accord, ce n’était pas très gentil pour eux non plus, mais tout de même. Ce n’était pas des humains… Et puis pourquoi tous les lâcher dans ce qu’elle supposait être une grande maison si c’était pour faire des expériences sur eux ? Etait ça l’expérience en question ? Non, il avait parlé des sous sols… Elle nota mentalement de ne pas y mettre les pieds, d’ailleurs. Si elle pouvait éviter les ennuis…

D’autant plus que l’amnésique se retrouvait au fond du panier. Et elle n’était pas sûre d’aimer ça… Elle avait de plus en plus l’impression d’être une proie, la petite chose fragile au bout de la chaine alimentaire. Et elle détestait ça, ça éveillait un sentiment de révolte en elle. Elle ne se souvenait de rien, mais quelque chose en elle lui disait que c’était loin de toujours avoir été le cas… Et elle préférerait que ça ne le reste pas, comme tout être censé doté d’un instinct de survie.

Mais, elle n’avait peut être pas tant à s’en faire que ça… Il disait qu’il la protégerais et… Elle était prête à le croire. Peut être parce qu’elle n’avait pas de meilleure solution à l’heure actuelle, après tout, c’était tout dans son intérêt de lui faire confiance et d’accepter sa protection et tout ce qu’il lui disait mais… Même en dehors ça, peut être à cause de son air triste qui la touchait autant, il ne lui semblait pas malhonnête.

Et en parlant d’air triste, les sourcils de Juliette se froncèrent légèrement en voyant ses yeux briller plus que quelques secondes auparavant. Il avait l’air vraiment affect par leur séparation, ou par son retour surprise, elle n’en savait rien. Mais, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une pointe de culpabilité à ce sujet…

C’est peut être pour ça qu’elle lâcha une de ses mains pour la poser sur sa joue, faisant de son mieux pour lui sourire gentiment. Elle cherchait quelque chose à dire, mais, elle devait avouer qu’elle préférait ne pas penser à ce qui se passait dans ce manoir. Pour l’instant, elle voulait en savoir plus sur elle même… Ce qui, en sois, lui montrait qu’elle était surement égoiste. A moins que ce ne soit normal ? Elle considérait que oui, mais après tout, qu’est ce qu’elle en savait ?

Elle glissa légèrement les doigts sur la brulure de son époux, espérant ne pas lui faire mal. Ca aussi, ça faisait partie de ces questions… Avec ce qui se passait ici, ce n’était peut être pas surprenant, mais tout de même. Elle le regarda encore quelques instants l’homme qu’elle avait épousé avant de parler.

« Parles moi de nous, s’il te plait. Comment on s’est rencontré ? On est marié depuis longtemps ? On… a des enfants ? »

Elle reglissa la main le long de sa joue et un instant dans son cou, avant de reprendre la sienne en attendant sa réponse. Ca pouvait sembler futile comme questions, surtout après de pareils révélations, mais elle avait besoin de quelques choses auxquelle se raccrocher. Même si ça devait être la première personne rencontrée qui disait être son mari. Elle avait besoin de savoir quelque chose sur elle, de se recréer un semblant de souvenir, même si c’était à travers les mots d’un autre...
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MessageSujet: Re: Time Warp. || Jonathan W. [Fini] Mer 18 Mai - 12:42



Time Warp

« It's my turn to go to the left. »

Jonathan savourait le contact de ses mains si fines, déliquessence de féminité. Ils étaient là, comme dans une dimension parallèle où jamais Juliette n'aurait été ce qu'elle avait été. Son coeur battait une danse endiablée aux rythmes de l'amour, mais ça, vous le saviez déjà. Inutile également de préciser qu'il y avait dans son corps, une intense fournaise qui ne se gênait pas pour lui rappeler la présence de sa masculinité. Ne le jugez pas. C'était bien la première fois qu'il était aussi proche d'une femme, qui plus est, d'une femme qu'il aimait ou avait aimé. C'est vrai ça, était-il sûr de l'aimer ? N'était-ce pas plutôt cette soif irrascible qui prenait racine dans son esprit ? Ou alors les paroles de son frère qui était encore marqué aux fers rouges dans son âme. Lui qui n'avait jamais été qu'un chien pour tous. Même lui qu'il aimait plus que tout au monde l'avait traité d'idiot. Comme sa femme. Comme la scientifique. Il fallait qu'il se rende à l'évidence. Oui, il était certainement stupide. Mais depuis que les flammes avaient léché sa peau d'une manière obscène, le pasteur s'était juré de ne plus l'être. Il s'assumerait et obtiendrait ce qu'il voudrait. Là tout de suite, ce qu'il voulait, c'était Juliette. Mais où commençait la manipulation et où commençait l'obtention de la réponse par la sincèrité ? Il avait été obligé de mentir sur leurs passés communs et peut-être qu'il serait obligé de recommencer. Jonathan n'avait aucunement envie de mentir. Mais la force naissante qui l'envahissait l'y obligeait. Pour l'embrasser. La toucher. La caresser. La protéger. La posséder.

Mais la main de Juliette déchira sa reflexion sur lui-même, caressant cette peau refaite qui était à sa joue et descendant jusqu'à son cou. Jonathan retint sa respiration et ce fut comme si le temps s'arrêta tout autour d'eux. Il continua de planter son regard dans les yeux de sa femme, lui rendant avec une tendresse non-feinte. Ce moment d'intimité était un véritable baume sur ses blessures. La douceur d'un instant. Pourquoi, le je t'aime refusait à sortir. Un aveu, c'était l'acceptation de sa soumission. Il s'y refusait. Plus jamais il ne plierait les genoux. Lui parler d'eux ? Le moment de mentir était donc de retour. Il fallait qu'il justifie la tristesse dans ses yeux, l'amour dans ses gestes, la chaleur de son corps.

- Nous..? Alors...nous sommes mariés depuis six ans environ, j'avais vingt-quatre ans et toi vingt-huit ans. Oui, nous avons quatre ans d'écart.

Il eut un adorable rire en disant cela. Car les souvenirs lui revenaient doucement en mémoire, il avait toujours aimé les femmes plus agés que lui. Etait-ce le manque d'une mère aimante dans sa vie ? Mais le pasteur n'y pensa pas longtemps, pas même le quart d'une miliseconde avant de continuer à la regarder. La main de sa femme glissa de sa joue à son cou avant de récupérer la deuxième main. Jonathan aurait tout offert pour un tel contact autrefois. Et cette caresse était à sa mémoire la première qu'on ne lui avait jamais accordé. Vingt-neuf ans qu'il avait, et c'était toujours aussi puceaux qu'à sa naissance.

- Notre mariage était un mariage arrangé...mes parents désespéraient de ne pas me voir leur donner d'héritier et tes parents ont probablement pensé la même chose pour toi. Comme nous venons tous les deux d'une famille assez bourgeoise, je pense que ça devait se faire communément.

Le visage de Jonathan eut un petite moue avant de sourire à nouveau. Jusqu'à présent, il n'avait pas fait pêché de mensonge. Tout ce qu'il racontait là était vraiment. Mais il savait où commencer. Il ne s'arrêterait pas en si bon voyage. Le pasteur la posséderait, qu'elle le voulait ou non. Autant tout faire pour qu'elle le veuille alors. Avec un nouveau petit sourire, il poursuivit son cantique de fiéfé pêcheur.

- Au départ, tu ne m'appréciais pas...mais je te comprends, ce n'était pas facile d'accepter un mariage arrangé. Alors je n'ai rien fait que tu ne puisses accepter, t'offrant des fleurs et des petits cadeaux que je pouvais me permettre en tant que pasteur.

Vérité. Savoure. Doucement, quand viendront les chants des anges démoniaques, plus rien n'aura d'importance. Pour l'instant, il n'y avait que Lilith pour guider la main de ce pauvre homme. Car après tout, il n'avait toujours été qu'un stupide idiot. Encore une fois la litanie de son frère lui transpercé le coeur. Regardez ce que l'Amour pouvait faire à un être humain. Il n'y a rien de plus dangereux que l'Amour. En effet, on ne manipule pas l'essence de Dieu sans se brûler les ailes. Jonathan serra les mains de Juliette avec tendresse et reprit les caresses de son pouce.

- Tu as fini par m'accepter...j'étais heureux. Pour ma part, j'étais tombé amoureux de toi au premier regard.

Mensonge. Deuxième vérité. Encore plus difficile à offrir qu'un couteau dans la gorge. Demi-vérité. Mais jamais elle ne l'avait accepté. Jamais. Jamais elle ne lui avait offert un véritable sourire comme maintenant. Et même celui là n'était que factice. Jonathan était à présent son marionnetiste. Il manipulait son sourire et pouvait briser sa vie à cette seconde. Tout comme sa nuque si l'envie lui en prenait. La pauvre ne se doutait pas du monstre qu'elle avait contribué à créer et qui se trouvait à présent devant lui avec une tenue volée d'Ange.

- Pour une raison que tu n'as jamais voulu m'expliquer, tu ne voulais pas d'enfants pour le moment. Mais nous avions en prévision d'en avoir un...avant que je ne sois enlevé.

Un rire sarcastique sortit par mégarde de sa bouche. Un tout petit éclat de rire. Qui pouvait être facilement expliqué par l'ironie de la situation. Mais la vérité était tout autre. Oui, il mentait à s'en arracher la langue de dégoût. Jonathan avait toujours eu envie d'un enfant pour faire plaisir à ses parents qui le voyait en seul détenteur de l'héritage reproducteur. Puis, recevoir l'amour d'un enfant, ça devait être agréable non ? Il se souvenait avec mélancolie de tout l'amour qu'il avait porté à son père. Mais n'y pensant plus au bout de quelques secondes, il  prit à présent la joue de Juliette dans sa main et caressa sa peau avec tendresse.

- J'espère que j'ai enlevé quelques zones d'ombres chez toi...
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