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It's a dark place for a Shepherd | Jonathan & Lucy

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MessageSujet: It's a dark place for a Shepherd | Jonathan & Lucy Mar 26 Avr - 15:14





What the hell is this manor ?!


Lucy ne comptait plus les jours, depuis son arrivée. En fait, pour dire la vérité, c’était plutôt les heures qu’elle ne comptait plus. Elle ne saurait vous dire avec précision depuis combien de temps elle s’était éveillée là – un jour, une semaine ? – et elle n’avait encore croisée personne. Elle n’avait osé croiser personne. La jeune rousse avait vu passer des ombres, avait entendu des bruits de pas. De chaînes. Des plaintes. Elle ne saurait trop quoi dire, elle serait incapable de vous l’expliquer, mais l’instinct de survie qui était né en son sein la poussait à se cacher, à rester invisible, inexistante. Celui ou celle qui l’avait amené ici devait bien savoir qu’elle y était, mais ? Y avait-il une chance pour que son geôlier connaisse l’entièreté de cette immense demeure comme sa poche ?

Au début, elle n’avait osé monter les immenses et imposants escaliers qui menaient aux étages. Quelques instants plus tôt, elle s’était assise devant, et les avait observés. Elle pensait aux mots griffonnés, apparemment par elle-même, sur le morceau de papier. Entre ses doigts, elle caressait doucement sa croix d’argent. Que trouverait-elle si elle osait monter ? Avec un léger soupire, Lucy finit par pousser doucement sur ses jambes pour se remettre debout, avant d’attraper délicatement les pans de sa robe afin de la relever, et montrer les escaliers à pas feutrés. Elle n’était toujours pas certaine d’avoir fait le bon choix, et ses doutes s’accentuaient à chaque nouvelle marche franchie, mais elle finit par arriver sur le palier du premier étage. Sa respiration était devenue lente, courte, presque inaudible, alors que ses yeux s’écarquillaient et qu’elle tentait d’entendre quelque chose, n’importe quoi, à travers ce silence pesant. Trop pesant à son goût. Et elle se décida enfin à avancer.

Elle longea le couloir, lentement. Des pièces étaient éclairées, mais elle hésitait entre affolement et soulagement. Etaient-elles vides ? Habitées ? Juste occupées ? Etait-ce un piège ? Elle se faisait la plus silencieuse, la plus petite possible, tenant à sa vie, seule chose qu’il lui restait réellement. Avec ma croix, pensa-t-elle avec un léger sourire. Mais il se fana rapidement ; elle crut sentir quelque chose, se mouvoir dans l’ombre. Assez loin, trop près à son goût. Le cœur battant, elle sentait l’engourdissement de la paralysie paranoïaque prendre possession de son corps et, avant qu’elle ne soit totalement immobilisée par sa crainte, elle se décida à pénétrer dans la pièce à sa droite, éclairée, malgré tout. Elle referma la porte avec un léger claquement qui lui arracha un couinement, et plaqua sa main contre sa bouche en reculant de quelques pas.

Elle attendit.

Elle attendit, mais rien ne vint. Lucy se mit à compter, pour être certaine de ne pas s’emballer. Mais rien ne vint. Alors, la demoiselle se détendit. Après tout… Il n’y avait pas vraiment de quoi paniquer. Son cerveau avait dû lui jouer des tours – oui, voilà. Avec un léger soupire, elle finit par se tourner, lentement, pour découvrir la pièce dans laquelle elle se trouvait. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle découvrit une chambre ! Une belle chambre, éclairée, chauffée ! Elle s’approcha d’abord du lit, en caressant les draps de velours avec un sourire ému, avant de faire quelques pas vers la cheminée. Et sa fatigue lui revint en mémoire ; elle était épuisée. Epuisée par la peur, par la faim qui la taraudait car elle ne pouvait se sustenter autant qu’il le faudrait, par le froid, par le manque de sommeil, tout simplement. Lucy n’hésita pas longtemps, en laissant son esprit s’engourdir. Elle ne pouvait rester éveillée pour l’éternité, de toute manière…

Il ne lui fallut que quelques minutes pour se débarrasser de sa robe, qu’elle laissa en vrac, au pied du lit. Le lourd tissu avait au moins eu le mérite de ne pas laisser son corps s’engourdir de froid, gelée, lorsqu’elle tremblotait sous la fraîcheur du rez-de-chaussée. A présent simplement vêtue de ses bas blancs, et du petit haut de la même couleur qu’elle avait l’habitude de porter sous ses robes, auparavant, même si elle ne s’en souvenait plus, elle grimpa sur le lit, s’y étalant langoureusement, profitant de ce confort qui lui avait manqué. Elle soupira d’aise, et ce soupire s’accompagna d’un bruit qui la fit sursauter.

La porte s’était ouverte, sur un homme. Etait-ce Dieu ? Non. Elle ne se souvenait peut-être plus avec précision de qui était Dieu, mais elle avait le sentiment qu’il était quelqu’un, ou quelque chose, de beaucoup plus important que cela. Et qu’il ne se pouvait trouver ici – pas physiquement. Mais il s’agissait d’un homme, et elle se trouvait dans un lit, en se trouvant fort peu présentable – se redressant vaguement, elle attrapa sa croix par réflexe et la serra entre ses doigts.

« … Qui êtes-vous ? Ne me faites pas de mal, je vous en supplie, je n’ai rien fait, je ne savais pas que cette chambre était à vous, je ne sais même pas ce que je fais ici !... »





HRP.
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MessageSujet: Re: It's a dark place for a Shepherd | Jonathan & Lucy Jeu 28 Avr - 9:12



It's a Dark Place for a Shepherd.

« The Greatest Thing is to love and be loved in return. I miss one.»

Jonathan était assis dans une salle d'étude. Les livres autour de lui sentaient bon cette odeur caractéristique des anciens livres. La poussière et le temps qui s'en écoulaient faisait se fâner l'esprit du pasteur dans une tendre mélancolie. Si longtemps qu'il ne s'était arrêté pour lire un livre pour son propre plaisir. Refermant son exemplaire de la vie de Saint Martin, il poussa un long soupir en embrassant la salle d'un regard. Combien de temps était-il ici, dans cette pièce, à ne pas faire son travail ? Il ne saurait le dire, mais chaque seconde volé à Rockwood était un plaisir immanquable. Une gâterie qui se paierait, mais qui en attendant, se savourait avec le même bonheur coupable d'un bonbon volé. Pourtant, le pasteur savait que cela ne pourrait pas continuer. Il lui faudrait bientôt retrouver des êtres perdus, leur montrer le chemin jusque chez les scientifiques afin que ne commence leur purification. Des jours maintenant que Jonathan tentait d'oublier les hurlements qui s'échappaient du sous-sol, se répétant inlassablement les paroles du Maître des lieux en tête. Ce n'était pas mal. Si tu ne parviens pas à les convertir à l'Amour du Seigneur, emmène les aux Scientifiques, qui sauront mieux faire. Ils sont les Anges de Dieu, Sa Main sur Terre. Jonathan s'était conforté dans cette idée, faisant ce qu'il pouvait pour ne pas avoir à les descendre. Il ne le faisait généralement qu'avec les déments qu'il calmait d'un coup de chaise sur la nuque. C'était cela ou se faire dévorer. La notion de bien et de mal, cette barrière d'ordinaire si fragile n'existait plus. C'était au bon vouloir de chacun qu'elle prennait sa place souvent plus vers les ténèbres.

Se relevant sans autre préambule, le pasteur baîlla. Peut-être était-il temps d'aller dormir ? N'importe quel chambre ferait l'affaire. Il ne se souvenait plus s'il avait une chambre à l'étage de celles que l'on offrait au "personnel" du Manoir. Et quand bien même il aurait souvenance du numéro, encore fallait-il qu'il y parvienne. Mais sa langueur était telle qu'il n'avait pas même envie d'essayer. Son ventre ne grondait pas encore, mais quand cela arriverait, Jonathan se doutait qu'il aurait droit à la nourriture offerte à ceux qui font bien leur travail. Marchant jusqu'à la partie où se réunissait toutes les chambres pour les invités, il en ouvrit une au hasard. Au pire, les meubles seraient complètement détruits et il n'irait qu'à en trouver une autre. Ouvrant la première qui s'offrait à lui, le pasteur referma la porte derrière lui tout en regardant le sol et fit quelques pas en avant. Une étoffe devant ses pieds lui fit redresser la tête et c'est une jeune femme qu'il vit. Ses joues devinrent plus que rouge tandis qu'il fit quelques pas de recul en regardant ailleurs. Il ne voulait pas que la pauvre soit gênée de sa tenue par sa faute. Mais Jonathan avait eu le temps de voir la croix et eut  un petit sourire. Elle avait de magnifiques cheveux, également.

- Pa...pardo...pardonnez-moi...je suis fautif...j'aurai du frapper avant d'entrer.

Le pasteur eut un rire nerveux face à la stupidité de ses propos. Bien sûr que non, il n'aurait pas du. Personne ne le faisait dans ce manoir, surtout pas ceux dont le travail était de dénicher des âmes pour les hommes en blancs.

- Mais...je vais sortir...vous laissez dormir. Il y a assez de chambres ici et je ne voudrais pas vous troubler. Votre Croix manifeste de la pureté de votre âme et je n'ai rien à vous apporter d'autre que la paix d'une confession si vous le souhaitez.

Dès qu'il se mettait à parler comme un véritable homme de Dieu, cela avait un effet magique sur sa voix. Plus rien ne bégayait, c'était agréable. Il porta sa Bible à son coeur et sourit tout en regardant le sol, prêt à partir si elle le lui demandait.

© plumyts 2016


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