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The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini]

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admin cardiaque et trop gentil
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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini] Lun 15 Déc - 16:48


The Great Conversation.

David regarda Esther essayait d’intervenir pour les calmer tous les deux. Le chirurgien ne dit rien, se contentant de regarder son amant enlacer son frère, lui arrachant un petit soupir consterné car pour l’instant, il n’avait que mal à son dos, ses poignets, son cou, son intimité, repensant à Harry qui ne cessait de le violenter quand l’envie lui prenait. Et le fait que maintenant, Esther était au courant des méfaits de son cadet, il venait le câliner, comme si c’était lui qui souffrait le plus. Si Harry souffrait, c’était parce qu’il s’enfermait tout seul dans sa tête. Et David parlait en connaissance de causes, ce n’était pas faute d’avoir voulu l’aider. Et maintenant, c’était presque lui qui passait pour le méchant. Il n’était peut-être si blanc que ça dans l’histoire mais il était très certainement moins noir qu’Harry qui le violait parce que Felix lui manquait ou il ne savait quoi d’autre encore. Le problème de son supérieur est qu’il s’accrochait au passé comme un boulet et sa chaîne à un prisonnier. Après, restait à voir qui était le boulet entre le passé et Harry… David soupira, essayant de ne pas se laisser envahir par des pensées complètement négatives. Il croisa donc les bras silencieusement, ruminant dans sa tête et regardant d’un œil noir Harry se plaindre de ne pas avoir assez de force pour se battre. Là, c’en était trop. Il ne put donc s’empêcher de chuchoter dans sa barbe :

- Pour me violer, t’as la force en revanche.

Esther ne semblait pas avoir entendu et David ne sut si c’était une bonne chose ou pas. Enfin bon, ça n’importait pas vraiment à présent. Le chirurgien avait toujours les bras croisés et répondit vaguement au sourire du Dément qui s’était tourné vers lui. Il proposa alors à tout le monde d’aller se coucher, se servant d’Harry comme pour montrer qu’ils devraient tous aller dormir, ce à quoi David répondit par un vague haussement d’épaules. Cela lui était égal à la base mais en y repensant, cela lui permettrait de passer une soirée sans se faire défoncer le cul par le Scientifique. La lumière du laboratoire se mit à grésiller et David regarda machinalement la source de lumière en fronçant les sourcils d’un air inquiet et presque agacé avant de reporter son attention sur Esther qui chancelait dangereusement avant d’atterrir dans les bras d’Harry. Les épaules de David s’affaissèrent en regardant son amant faire son malaise. Il s’approcha rapidement des deux frères, repoussa brusquement le Scientifique d’un coup d’avant-bras pour réceptionner le Dément dans ses bras. Il le fit s’allonger rapidement, enlevant sa blouse pour lui en faire un oreiller de fortune. Au contact de la peau d’Esther, une électricité trop puissante pour être statique le traversa, faisant dresser les cheveux de sa nuque.

Le chirurgien se releva rapidement, comme s’il venait d’inhaler une sorte de drogue énergisante. Bon, il était évident que l’électricité qu’emmagasinait Esther était plus que profitable à David et que ceci serait bien pratique pour les temps à venir. Quoiqu’il en soit, au moment où il se releva, la lumière du laboratoire s’éteignit complètement, les deux Scientifiques ne pouvant se voir qu’avec la lumière deux ou trois lampes à huile accrochées à certaines étagères. David jeta un regard à Esther puis à Harry avant de se mordre la lèvre, angoissé. Esther n’allait pas bien et il ne savait pas quoi faire. Il était un tel cas naturel qu’il était perdu dans ses connaissances, ne trouvant de solution à son problème, ne sachant même pas de quel mal il pouvait bien souffrir. Il se prit les cheveux entre les mains, leur tournant le dos à tous les deux, s’avançant un peu plus dans le laboratoire. Il était lui aussi fatigué (malgré le regain d’énergie avec la décharge d’électricité) si bien que les larmes lui vinrent aux yeux tout de suite. Et si Esther était en train de mourir ? Et s’il allait le perdre aussi ? Comme il avait perdu Julien ? Sa tête tourna à son tour. L’électricité était polluée, sale. C’était l’impression qu’il avait en tout cas. Peut-être était-ce de là d’où venait le problème ? Non, non, c’était ridicule. Cela ne pouvait être la raison.

Il était perdu. Il ne savait vraiment pas quoi faire. Perdre Esther… Non, c’était inconcevable. Il ne pouvait avoir effleuré ce rêve de bonheur et douceur avec lui pour se retrouver dans l’enfer de l’âme torturée d’Harry… Il ne pouvait le laisser partir mais il n’arrivait pas à trouver la solution. Il n’arrivait même pas à trouver le problème. Il se laissa tomber sur les genoux, se serrant dans ses propres bras tout en sanglotant misérablement dans sa main. Car oui, il était pitoyable, il le savait mais il n’y avait rien qu’il pouvait faire contre ça. Mais pleurer comme ça ne ramènerait pas Esther à la vie. Enfin, si cela se trouvait ce n’était qu’un malaise passager, il n’y avait pour l’instant rien de grave, mais comment le savoir…? Comment savoir si le malaise était "normal" ? Il releva la tête, ayant soudainement une sorte de flash. Harry était son frère, il connaissait son frère, son étrangeté physique. Il savait sûrement quoi faire. Il se releva donc, se remit en face du deuxième Scientifique et s’en approchant très rapidement avant de, pour la deuxième fois en quelques minutes, le saisir par le col de sa blouse et de le plaquer brusquement contre le mur. Harry n’avait peut-être plus la force de se battre, mais grâce à Esther, David lui, l’avait. Son cœur était vigoureux et battait rapidement sous le rythme de la peur et la colère, des choses parfaitement normales. Il n’avait pas mal et ses bras se révélèrent plus forts qu’on ne l’aurait pensé en sachant sa condition physique.

- Dis-moi ce que je dois faire ! DIS-LE ! Tu le connais ! Il a déjà dû te faire ça ! Pourquoi est-ce qu’il fait ça, hein…? Est-ce qu’il va bien au moins…?

Il se mordit la lèvre avant de baisser les yeux.

- Je ne veux pas le perdre… Je ne veux pas que ça se répète encore…

©BOOGYLOU.