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The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini]

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MessageSujet: The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini] Sam 6 Déc - 23:13


The Great Conversation.

Esther le serrait toujours contre lui, au chaud. David pouvait entendre son cœur battre avec douceur et tranquillité. Sa voix grave le berça tandis qu’il essayait de reprendre ses esprits de son côté. Il se sentait tellement plus… résistant avec le Dément à ses côtés. Tellement plus robuste et endurant. Malgré l’infarctus qu’il venait de faire qui prouvait sûrement le contraire, mais une chose était sûre, il lui avait sauvé la vie. Peut-être que oui, Esther avait raison, ils étaient faits l’un pour l’autre. L’un avait un cœur qui manquait cruellement de vigueur tandis que l’autre avait toutes les clefs en main pour lui donner cette force dont le palpitant défectueux manquait. Il est vrai qu’il semblait avoir tous les éléments en sa possession. David le regarda silencieusement tout en le dévisageant avec tendresse, un sourire un peu triste néanmoins mais qui devient vite amusé quand son amant parla de nouveau de ses seaux. Le chirurgien rit alors doucement avant de se redresser lentement et caressa la joue d’Esther, puis ses cheveux tout en le regardant dans les yeux. Il fallait qu’il lui dise que les seaux n’étaient pas leurs ennemis, qu’il ne craignait rien. Il se montrerait patient avec lui. Il le soignerait avec amour de sa douce démence.

- Esther… Les seaux ne te feront pas de mal. À moi non plus. Oublie-les…

Il embrassa tendrement son amant sur le front avant de se relever et d’aider Esther à faire la même chose. Il repensa alors au fait de le ramener dans le laboratoire d’Harry. Après tout, il s’était dit que la relation avec le frère de ce dernier ne pourrait pas rester éternellement secrète. Et qu’il aiderait à trouver Felix afin que celui-ci ne soit pas injustement seul. Oui, il allait l’amener au laboratoire du vétérinaire. Cela semblait être une bonne idée… sur le papier. Car il n’avait pas envie d’essayer d’imaginer quelle réaction pourrait avoir son supérieur. Il espérait juste qu’il ne s’emporte pas violemment… Un sourire plus joyeux et enthousiaste étira les lèvres de David qui prit la main d’Esther dans la sienne pour la serrer fort.

- Viens, je t’y emmène maintenant !

Un sourire enfantin au visage, il guida son amant dans les couloirs des cachots qui reliaient la morgue au laboratoire. Ils y arrivèrent au bout d’une ou deux minutes, le terrain étant plus qu’extrêmement vaste et tous deux avaient été fatigués du malaise cardiaque de David. Mais sur le chemin, celui-ci ne cessait de lui répéter que tout irait bien, qu’il le logerait, qu’il le nourrirait, qu’il n’avait plus à avoir peur de quoique ce soit. Ils arrivèrent donc rapidement devant la porte du laboratoire mais avant de frapper, la nervosité rattrapa le chirurgien, lui nouant les intestins dans une angoisse intense, songeant de plus en plus à la réaction d’Harry. Même s’il avait pas mal de droits sur leur salle privée, le Scientifique frappa timidement à la porte principale, ne sachant trop pourquoi réellement. Il ne se voyait juste pas arriver comme d’habitude avec Esther. Non, il préférait venir comme étranger.

©BOOGYLOU.





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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini] Dim 7 Déc - 17:24



&


The Great Conversation




Il m'embrasse toujours avec douceur, il m'aime, je l'aime. Tout va bien, malgré les seaux. Il me protège, me souriant que les seaux ne sont pas dangereux. Pas dangereux ? Je ne sais pas. Il est là, alors je me fiche de tout. Vengeance ? Qui parlerait de vengeance quand nous pouvons exprimer nos émotions avec autant de force. Je l'aime de toute mon âme, soupirant en le serrant contre moi mieux que je n'aurais su le faire. Pourquoi ne l'aurais-je pas fait ? Je n'avais pas d'explication, excitation, jubilation de toutes ces choses. Il est avec moi et c'est tout ce qui m'importe. Comment aurai-je pu faire autrement ? Non. C'était impossible. Puis c'est alors que je me demandais avec toute la douceur dont il m'étais possible à faire. Est-ce que mon frère serait heureux de me voir ? Depuis Aloïs, il m'avait toujours détesté, ou plutôt ignoré. Fraternité, souffrance. Il a fallu que notre mère me ramène avec elle loin de lui et de son père pour que je retrouve un semblant de sourire. Je récupère l'amour de ma vie, soupirant entre mes bras, mais qu'est-ce que je lui arrache ? Je ne sais pas. Est-ce qu'il le mérite ? Non...mais ne sachant pas tout ça, tout ce qu'il se passe. J'attends. Il me dit qu'on va aller au laboratoire ! Va-t-on retrouver notre lit ? Notre doux lit à deux, où on avait passé notre première nuit ? Celle où j'ai senti toute l'électricité de son âme ?

Oui ! Partons ! Loin des seaux ! Comme ça ils seront inoffensifs, tu as raison !

Nous nous départîmes alors de la souris fluo et marchions dans les couloirs. C'était tout chou, nous deux, mains dans la main nous dirigeant vers le labyrinthe que je ne pouvais décrire. Simple, aux murs des plus nus quand nous sourîmes des limbes. Court chemin délicat, j'admire les paysages fermés qui me semblent comme le paradis, avec lui. Étrange non ? Je ne sais pas mais moi j'aime bien. Comment faire ? Je marche et je me fiche du reste. Je me rends compte qu'on arrive dans ce même couloir où il m'a emmené, alors que j'étais blessé. Hiii, j'adore la texture de sa peau. Je sais et je sens les battements de son cœur à travers le sang qui soupire le long de ses veines. Il s'arrête à une porte et la frappe. Est-ce que c'est la porte de mon frère ? J'ai pourtant peine à croire que cela pourrait être celui de son cœur.

***


Harry tournait, encore et encore dans ce laboratoire trop propre pour être vrai. Il venait à peine de se réveiller de sa longue matinée de sommeil. Parce qu'après tout, la nuit entière il avait passé à chercher. Marcher le long des couloirs sombres, jusqu'à ce que le sommeil l'éveille au retour vers le laboratoire. Pourquoi continuait-il de vivre ? Ce matin en se réveillant, il n'avait pas vu David, nul part. Avait-il enfin mis sa menace en marche ? Cette première fois où sous le coup de la folie, il l'avait violé, et cette fois qui avait été suivi de bien d'autres. David lui avait alors dit qu'il partirait, et qu'il serait seul. Harry n'en avait pas pris peur, car il savait depuis bien longtemps que sa vie serait toujours solitaire. Tout le monde le fuyait, tout le monde le haïssait. Personne ne comprenait toute la tristesse qui sortait de ses actions, tout aussi horrible qu'elle puisse être. Mais c'est alors que l'on frappa à la porte. Il n'avait pas l'habitude que l'on frappe. De toute façon il n'avait pas l'habitude que des gens viennent ici. Souvent, ce n'était qu'Harry qui faisait appel à un Gardien ou à une Brute pour venir amener ses victimes. Le reste n'existait pas. Mais...et si c'était Felix ? Harry accourut vers la porte...cependant, en l'ouvrant la porte, il tomba en face à face à David. Son air devint plus triste, comprenant que ce n'était toujours pas Felix.

Bonjour David...désolé, j'ai cru que c'était lui...tu ne frappes jamais d'ordinaire...

Harry s'écarta alors pour laisser passer David. Mais c'est alors qu'il resta de marbre quand un autre être passa la porte. Il était tout sourire et tenait la main de son assistant comme s'il allait mourir en le lâchant. C'était. Esther. Son frère. Il ne l'avait pas vu depuis des années, une dizaine peut-être à présent. Refermant la porte du laboratoire derrière eux, il marcha des plus calmement au devant d'eux, arrangeant les sangles de cuir sur la table.

Mon cher frère. Bonjour.

***


Bonjour Harry ! Comment ça...va ?

Harry ne me répondit pas. Il resta sombre, une immense vague de tristesse sur le visage tout en restant imperturbable. Après un rapide coup d'œil à David, à nos mains unies puis à moi, il retourna sur l'étude de sa table. Il dégageait une aura glaçante. J'eus peur, tout un coup, de ce qu'il pouvait faire à nos cœurs défendants de la souricière. Était-il avec les seaux... ?



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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini] Lun 8 Déc - 8:42


The Great Conversation.

David attendit patiemment qu’Harry vienne leur ouvrir. Il aurait voulu enlever sa main de celle d’Esther devant son supérieur mais le Dément semblait fermement contre cette idée si bien que le chirurgien garda les doigts de son amant entre les siens. Le vétérinaire ouvrit alors la porte et le jeune Scientifique remarqua immédiatement l’air déçu qu’afficha son collègue. Non, ce n’était pas Felix. Et normalement, Felix ne devrait pas revenir ici de lui-même. Mais cela, il ne pouvait pas le savoir : il garderait le secret le plus longtemps possible. De toute façon, il n’aurait plus à voir sa constante déception quand Harry le voyait sortir de sa chambre et ce n’était toujours pas Felix. Il ne serait jamais Felix. Et vice-versa. Légèrement irrité, il entra dans le laboratoire, Esther derrière lui. Il vit les yeux de son supérieur se poser rapidement sur leurs mains jointes et David attendit qu’il ouvre la bouche pour faire une remarque, une certaine lueur de défi dans le regard. Mais à son grand étonnement, Harry ne dit rien, ne fit rien, si ce n’est arranger les sangles de cuir sur la table d’opération. Il regarda d’un air méprisant cette table ou pas plus tard que la semaine précédente, il avait encore servi de jouet sexuel à son supérieur. Bien sûr, c’était sans compter les autres fois où le vétérinaire l’avait forcé à aller dans sa chambre.

Il retint un soupir agacé devant tant d’impassibilité d’Harry. Devant tant de froideur qui semblait dire « fais ce que tu veux, je te tuerai quand même », à moins que ce ne soit lui qui devenait légèrement paranoïaque… Quoiqu’il en soit, il attendit la réponse du Scientifique à la question de son frère qu’il se contenta de parfaitement ignorer. David soupira cette fois-ci, hésitant à prendre la parole pour déclarer franchement son plan. De toute façon, cela ne servait à rien de se cacher plus longtemps. Et puis, Harry était quelqu’un de suffisamment intelligent pour comprendre que l’assistant en avait plus qu’assez de se faire violer et à moitié torturer juste parce que môssieur avait besoin de se défouler. Il avait ses victimes pour le faire. Et s’il voulait quelqu’un pour lui faire la causette, il n’avait qu’à garder un Amnésique à moitié vivant après s’être soulagé en lui plutôt que de leur exploser le crâne à tout va. Il serra avec plus de force la main d’Esther, ses entrailles se nouant dans une appréhension non maîtrisée de ce que pourrait dire Harry. (Et David espérait qu’il aurait autre chose à proposer que cette indifférence parfaitement agaçante.) Il ne lâcha pas son supérieur du regard qui semblait à ne pas vouloir le regarder avant de prendre son souffle et de se lancer :

- J’aime ton frère. Plus que toi, sûrement. Et je compte demander à Rockwood mon propre laboratoire. Tu te débrouilleras seul, maintenant, Harry.

Sa voix avait été légèrement fébrile à cause de la colère et de la nervosité qui lui nouait les viscères mais son regard ne fléchit pas. Au contraire, il leva légèrement mais fièrement le menton, montrant qu’il était prêt en s’en prendre plein la tête une fois de plus. Et dans une ultime provocation (peut-être inutile) et serrant avec plus de force encore la main d’Esther, il dit :

- Tu savais que cela allait arriver.

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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini] Lun 8 Déc - 12:24



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The Great Conversation



Mes mains se posaient encore sur la dure surface de la table, froide comme mon âme. Mon regard sombre s'abreuve des souvenirs encore cuisant dans ce laboratoire. Tous les objets m'y évoquent un lourd souvenir qui me brule de l'intérieur. L'antique présence de Felix, à nos premiers jours en ces lieux, quand on ne savait encore tellement rien de ce qu'il pouvait se passer. A sa première disparition, quand je crus mourir à nouveau et que je m'étais réfugié dans la haine ambiante de cet environnement rauque.

Puis ce fut l'arrivé de David dans ma vie, il fut comme l'étincelle qui redonna quelque humanité à mon cœur détruit. Nos premiers travaux ensemble, tout ce qui avait fait que lentement je l'ai troublé en son esprit. Ensuite vint nos conversations, et je me souviens très bien de cette dernière fois où j'avais failli le perdre en tant qu'assistant. Je l'avais emmené voir les étoiles près de la fontaine. Des larmes me vinrent quand je songeai, tremblant, à l'innocence pur de cette instant. Je me sentais comme conquérant une nouvelle terre pleine de promesse. La nouveauté donnait l'excitation à mon cœur, et mieux encore, j'étais persuadé qu'il serait mieux que Felix, qu'il couvrirait en mon sein les blessures que mon amant avait laissé en partant. J'étais si sûr à cet époque que j'avais presque la sensation de retrouver le chemin du bonheur. Puis vint notre premier baiser, notre première fois, sur cette même table d'opération. Oui, cette table qui fut à la fin la début, la fin, le milieu. Tout tournait autour de la mort et de cette fascination morbide qu'elle excercait depuis ce morceau de bois et de ferraille. Il m'avait touché de ses lèvres et je me sentais comme renaître de tendresse. Si seulement cela n'avait jamais été pour moi synonyme de violence. Puis ce fut lentement la routine qui s'installa, cette non-souffrance que je devais m'imposer et qui commencer à peser.  

Lorsque Felix revint, je sentis à nouveau cette étincelle du passé qui se mit à rebrûler en moi. Avais-je penser à David ? Non...ou alors si loin dans mon cœur que celui-ci n'était plus qu'un souvenir. Vint ensuite le temps de sa dernière disparition. Et ma longue descente aux enfers. Même David ne parvint plus  à me sauver et je me mis à le violenter pour me défaire de ma tristesse. Il ne comprenait pas la douleur derrière mon masque, il ne voyait que la violence. Et comment aurai-je pu lui en vouloir ? Esther, mon frère, me salua avec toute la candeur qui avait toujours été sienne. La gentilesse et l'affabilité même. Malgré le fait qu'il venait me le voler. Être trahi par son propre frère...je savais que je ne pouvais lui faire confiance, et ce depuis mon enfance. Ne le regardant pas, je ne pus pourtant que jeter un regard à David quand celui-ci m'annonça...tout simplement qu'il aimait mon frère. Par plus que moi, entendait-il le fait que je n'aimais pas mon frère ou simplement le fait qu'il l'aimait lui plus qu'il ne m'aimait moi ? Les deux propositions étant certainement justes, je ne répondis rien, plantant dans son regard un semblable qui n'avait nul colère. Juste la lassitude d'une histoire qui se répète, inlassablement, tel un poison qui s'écoule dans mes veines.

Je savais que ça allait arriver. Oui. Quelque part dans mon esprit, à chaques fois où ma bestialité sourde reprenait le pas sur mon humanité. Sa voix résonnait dans ma tête. "Tu finiras seul" . Combien de fois elle n'a fini de hanter mes cauchemars, jusqu'à m'enlever le sommeil.

Tu n'es pas le premier à me faire ça.

Et tu ne seras peut-être pas le dernier. Esther était toujours à ses côtés, l'accrochant à ce point de tendresse et de peur que je me sentis le bourreau de l'histoire. Alors que c'était moi qui était en train de me faire larguer devant les yeux de mon propre grand frère. Un voile de tristesse recouvra mon regard, mais je n'en laissa rien parraître et continua de nettoyer la table d'opération, prenant un seau non loin des ustensiles. Rien dans les gestes violents et désespérés que je mettais à essuyer quelques petites gouttes de sang ne devaient faire transparaître ma douleur. Il me quittait, m'abandonnait. Le pire, c'est que je savais que je le méritais. Je ne mérite pas d'être aimer comme il a pu m'aimer. Je resterai seul...

Que veux-tu que je te dise...j'espère qu'il...j'espère que tu auras le sourire avec lui.

Qu'il te rendra aussi heureux que j'ai pu le faire à nos débuts.



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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini] Lun 8 Déc - 16:24


The Great Conversation.

Harry ne réagit absolument pas comme David s’y attendait. Il avait tellement l’air calme et… impassible. Tellement que c’en était presque blessant. Agaçant même. Rageant. Le chirurgien serra le poing dans lequel n’était pas la main d’Esther. Le vétérinaire ne semblait pas comprendre ce qu’il lui avait fait endurer ces dernières semaines. Il ne semblait pas concevoir le fait qu’il l’avait violé plusieurs fois, à plusieurs reprises, manquant de lui faire faire un malaise. À moins que… Non. Si cela se trouvait, c’est ce qu’avait voulu Harry. C’est ce qu’il avait toujours voulu. Jouer avec lui, ses émotions, son cœur, son corps. Et maintenant qu’il s’était lassé, il voulait le jeter. S’en débarrasser. Avait-il voulu le tuer ? Avait-il souhaité sa mort ? Mais que maintenant qu’il y avait Esther, il n’oserait plus le toucher ? Instinctivement, il se rapprocha de son amant, dont la chaleur corporelle semblait beaucoup rassurante que le visage glacial et presque sauvage d’Harry. Celui-ci, après quelques instants, lui sortit que ce n’était pas la première fois qu’on lui faisait ça. Le visage de David changea alors complètement d’expression, passant d’une colère vengeresse à une tristesse inquiète mais aussi une certaine gêne. Il ne sut trop quoi dire sur le moment, sa bouche s’entrouvrant légèrement avant de dire doucement, en baissant la tête :

- Je… Je suis désolé pour toi.

Puis il réfléchit en silence quelques instants. Enfin, ce n’était pas son problème si d’autres l’avaient lâché avant. Si Felix l’avait quitté pour Amy. Il ne savait pas ce que le vétérinaire avait fait à l’horloger pour que ce dernier le largue mais une chose était sûre, dans leur cas, ce n’était pas le chirurgien le fautif. C’était Harry qui l’avait cherché. Qui avait cherché à le faire fuir. Il releva donc la tête ainsi que son regard.

- Mais bon, je n’allais pas continuer à subir ce que tu me faisais. D’ailleurs, ça fait un moment que j’ai rencontré Esther. C’est juste que… que je te l’ai caché. Comme quand tu as essayé de me cacher ce que tu avais fait avec Felix.

Il serra les dents ainsi que les poings pour essayer de contenir ses larmes de rage qui montaient à ses yeux. Il pleurait beaucoup en ce moment. Beaucoup plus qu’il ne l’aurait voulu. Mais bon, il avait toujours eu la larme facile…

- J’étais à la porte, Harry. J’ai tout entendu. Tu ne m’as pas adressé un mot, pas un regard, ce soir-là. Que voulais-tu que je fasse, hein ?! REGARDE-MOI. QUE. VOULAIS-TU. QUE. JE. FASSE ?! Que je reste avec toi !?

Se laissant complètement submerger par sa colère et sa douleur, il lâcha la main d’Esther pour aller saisir son supérieur par le col et le plaquer contre le mur, plantant son regard azur dans les yeux sombres d’Harry.

- Ose me dire que tu veux que je reste. Ose me dire qu’après tout ce que tu m’as fait, tu ne mérites pas que je me tire !?

Il en avait oublié qu’il avait été l’élément déclencheur de tout ça. L’élément déclencheur de la douleur d’Harry. Mais c’était de sa faute. Il aurait dû tourner la page. Lui, David, n’avait pas mérité un tel sort. Il n’aspirait pas à une relation douloureuse et jalouse. Il voulait du calme, de la tendresse. Pas vivre dans la crainte perpétuelle de perdre son aimé. Une larme roula sur sa joue tandis qu’il continuait de regarder Harry qu’il maintenait toujours contre son mur. Il baissa alors les yeux, posant la tête contre son torse, tenant toujours le col de sa chemise dans ses poings.

- Je t’ai aimé, Harry… Si tu savais comme je t’ai aimé… Si tu t’en étais rendu compte…

Il le lâcha pour retourner près d’Esther, la tête basse, essuyant ses joues du coin de la manche. Sur le chemin, il renchérit :

- On va rester ici le temps que Jeremiah me donne un laboratoire. Tu ne nous entendras ni ne nous verra. Nous ne serons pas un problème.

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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini] Lun 8 Déc - 18:55



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The Great Conversation



Harry se posa devant sa table, avec un air si triste sur le regard que je ne pouvais que voir que ça. Toujours cette même lueur dans les yeux, cela me rappelle ce rouge, ce petit jour au matin pluvieux où le petit Aloïs était mort. Cette photogénique falsification des loutres qui faisait repère dans son esprit. Il me rappelait mon petit frère qui m'avait renvoyé à ma chambre par tristesse, parce qu'il ne voulait que personne d'autres ne partagent sa colère envers la vie. Il voulait être le seul à être aimer d'Aloïs et être le seul à être triste de sa mort. Joli, joli petit n'enfant, il était alors déjà si innocent. Et malgré tout ce qu'on pouvait dire sur lui, car maintenant que je le voyais des souvenances se remémoraient à mon esprit. Des voix qui me chuchotaient que jamais je ne devais m'en approcher car c'était un monstre qui ne ferait  que me dévorer pour mieux me transformer en chose tout aussi immonde que lui. On ne me l'avait pourtant pas décrit comme un être humain. C'était différent. Et pourtant malgré toute la sympathique nucléarité lunaire que je pouvais posséder, c'était bien mon petit frère que je voyais là. Mon petit frère que je me devais de protéger.

Mais brusquement David mon aimée se précipita sur lui, après lui avoir soupirer ses excuses d'un temps si lent et tomate. Il se mit à lui parler de Felix, une nom qui ne me disait rien, puis d'actes que mon frère aurait proféré sur sa personne. Etait-ce pareil traitement que des seaux auraient pu lui faire ? Je ne m'en souviens plus, souris.

Le jeune homme tempétueux au regard de chien battu, celui pour qui mon cœur s'était mis à soudain s'électrisé d'une manière que je ne comprenais pas encore, flûte enchanté des minutes. Filature – Décadente et tout aussi décatie. Dans leurs deux regards, je voyais des passés lourds de sens. Et j'étais là. Presque assis comme un petit chien sur le côté, à les regarder. Comme un enfant qui observe ses deux parents s'engueulaient, jusqu'à ce que l'un d'entre eux ne pleure, pour finalement lui apporter un mouchoir et se faire soi-même engueuler.
* * *


Jamais David n'avait usé de tant de forces envers moi. Ses mains autour de mon col, si proche de mon cou que je sens presque ma dernière heure arrivée. Tue-moi maintenant...fait porter le jugement si lourd de ta peine contre mon incompétence, contre ma stupidité. Contre ma haine envers moi-même que je déchire sur les autres, sur toi. Mais un détail me chiffonnait, aussi, alors qu'il me tenait et me criait des phrases que je recevais comme milles poignards en pleins cœurs, je lançai d'une voix simple et d'un regard mort.

Je ne te l'ai pas caché. Je ne te l'ai pas dis, c'est tout...tu croyais que j'étais stupide au point de croire que cela passerai inaperçu... ?

Mais il semblait comme absent de toutes discutions, me pourfendant plus surement encore que toutes les fois où j'ai joué de son intimité pour le blesser au cœur. Celui qui n'était que mon assistant se révèle plus cruel encore que moi dans ses mots. Qu'aurai-je de toute façon à lui répondre? La preuve de ma honte était dans la simple utilisation de la violence au lieu des paroles. Car contrairement à moi, David n'avait rien à se reprocher...uniquement le fait d'avoir fait confiance à un monstre de ma nature. Il a aimé la mauvaise personne, s'est accroché à mon cœur comme un pendu se serait accroché à sa propre corde. Voulais-je qu'il reste ? Alors qu'il me criait encore dessus, me hurlant son ancien amour perdu, je l'observai dans les yeux, plongeant à corps perdu dans la beauté de son ciel.Qu'importe si je le voulais ou non, j'avais tout perdu. S'il restait, je finirai par reperdre la tête et le violerai contre un mur, comme d'habitude. Il ne restait en moi aucune tendresse que je puisse lui offrir, j'étais mort de l'intérieur. De toute façon, avec un homme comme mon frère, si attentionné, David ne pouvait être que mieux servi. Je n'étais qu'un démon, le voici maintenant avec l'ange de la fratrie. Ma fierté m'empêchait de hurler qu'il avait raison, que je n'étais rien. Qu'il avait raison sur toute la ligne. Finalement, pour unique phrase d'adieu, je murmurai en le regardant toujours dans les yeux. Me retenant de ne pas m'effondrer en voyant la larme qui perlait sur sa joue.

Moi aussi, David...moi aussi je t'ai aimé...avant de...avant de me perdre...

Après avoir cracher toute cette rare effusion de haine contre mon visage, il me lâcha et retourna vers Esther, sans un mot, un seul bruit. Juste ses manches sur sa joue  que je senti effacer toutes traces d'un quelconque reste d'amour pour moi. Je restai là, les bras ballants. Mes yeux dans le plus pur des vagues, je ne voyais plus rien de ce qu'il pouvait se passer devant moi. Je ne l'acceptai pas. Je n'en pouvais plus de moi, de cette propension qu'avaient au final ceux que j'aimais à fuir, que ce soit par ma faute ou...et si au final tout était de ma faute... ? Felix, Juliet...et maintenant David. Qu'importe qui je rencontrerai...toujours seul je finirai avec comme unique coupable mon âme de monstre. Les larmes me vinrent aux yeux, trahissant ma tristesse que je ne pouvais plus combler. Ce n'était finalement pas le fait de perdre David qui me tuait de l'intérieur, mais plutôt le fait d'être une nouvelle fois seul, abandonné. Toujours...une goutte puis une autre vinrent tomber sur mes joues sans qu'aucune expression de mon visage ne se démarque. Y avait-il encore quelqu'un dans cette pièce ? Où sont-ils déjà tous partis dans la chambre de mon assistant ?
* * *


L'âme de mon petit frère semblait s'être évaporé ! C'était déframentairement étrange de voir toute cette subtile transformation dans son être. Du monstre que l'on m'en avait décrit, du petit enfant solitaire et sombre dont je me souvenais par bribe, je voyais au final un homme détruit, décapsulé de sa vie comme on dévore un poulet. Il semblait empoisonné par quelques forces étranges qui le dessiner de l'intérieur, comme si on fragmentait ses paroles avec violence. Puis vinrent les larmes, les douleurs d'un visage mort qui me touchèrent jusqu'au plus profond de mon petit myosotis, mon cœur tout bleu. Je m'approchai de la joue encore humide de David, déposant un mignon petit baiser sur sa peau toute de douceur illuminé. Opale et fraîche, classique d'une beauté comme la sienne malgré toutes les fureurs de la Seine comme égout. Que dis-je moi encore ? Et si mon frère était pris de l'intérieur par un sortilège lancé par les méchants seaux ! Des salopards ces objets. Faut jamais leur faire confiance, car ils ont des yeux partout. Des yeux sur les murs, qui travaillent pour leur compte. Des fois même prennent-ils l'apparence d'êtres humains pour mieux pour prendre par suprise. J'ai eu cette mésentente un jour, dans mon passé, je crois je crois. Mais cela n'est pas important.

Je dépassai ensuite l'épaule de David comme un petit oiseau utile, maisonnette fragile avant de me déposer devant Harry. Ce n'était encore que l'enfant que je voyais devant moi, un souvenir, une mémorisation, comme une luxure douceâtre d'un passé oublié qui renaîtrait dans un pinceau. Dans un pinte après l'absorption d'une bonne gorgée d'hydromel. Tout d'un coup d'un seul je le pris dans mes bras, l'enlaçant violemment entre mes bras pour qu'il ne s'échappe pas.

Tout va bien mon petit frère. Aloïs est au paradis...je suis avec toi maintenant...et je ne t'abandonnerai pas, même si tu me repousses, parce que je sais que maintenant, même maman ne pourra pas nous séparer.
* * *


Quel était cette force qui me retint brutalement à la réalité alors que je me sentais déjà partir dans un malaise qui aurait enfin combler toute l'horreur de ma réel existence ? Mon frère. Je sens ses cheveux ondulés venir me chatouiller le nez, mes larmes coulant sur son épaule, trempant sa chemise déchirée. Il venait me tenir, et à travers ses bras qu'est-ce qu'au final je ressentais ? Une fraîcheur indiscernable, presque quelque chose d'encombrant. Il voulait m'aider mais je ne savais même pas ce qu'il fallait faire pour m'aider moi-même. Je veux un signe de Felix...il me parle alors d'Aloïs...mon chien, mon ami, mieux encore qu'un frère. En parlant de ce dernier, celui-ci semblait avoir perdu la boule...alors voilà que David aussi s'est entiché d'un dément ? Je laissa tomber ma tête contre la sienne, perdant encore mon regard dans le vague, me refusant à accorder le moindre regard à David. Puis finalement...je pris mon frère dans mes bras. Assez froidement tout de même, car au creux de mon cœur se ressentait toujours la perte de David que je savais aussi de sa faute. Mais au fond, si ça n'avait pas été Esther...ça aurait été un autre. Et je préférai le savoir entre de bonnes mains. Cependant, délicatement, j'écartais mon frère de moi et leur tournais le dos.

Ne vous retrouvez juste pas sur mon chemin quand je...quand je me perdrai à nouveau.

Je n'avais rien de plus à ajouter. Voilà la seule expression que j'avais pu trouver qui ne puisse abîmer ma fierté sans limite. Me perdre. Non, je n'étais pas devenu fou, taré, cinglé, un monstre, un démon, une horreur de la nature. Je m'étais perdu. Essuyant mes larmes, j’agrippai ma chemise à l'endroit de mon cœur. Quand cesseras-tu donc de battre pour enfin me libérer?


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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini] Mar 9 Déc - 8:44


The Great Conversation.

David fut presque satisfait qu’Harry ne nie pas qu’il fût le problème. Qu’il reconnaisse que c’était lui qui avait le plus merdé dans l’histoire. Quand il revint vers Esther pour faire face à celui qui était encore son supérieur, il vit son amant rejoindre ce dernier. Le chirurgien regarda la scène d’un œil d’abord sombre méfiant, les bras croisés sur sa poitrine, appuyé sur la table d’opération. Le Dément parla alors d’Aloïs et David se demanda si cela était une bonne chose, vu l’état émotionnel d’Harry en larmes mais dont le visage restait comme figé dans l’indifférence. Cependant, il ne voyait pas d’agressivité dans les yeux de celui qui fut peut-être son plus grand amour. Ou l’un des plus grands… Il y avait eu Julien aussi. Qui mourut il y a de cela quelques années. Peu après celle de Jonathan. Il y eut peut-être une once de tendresse dans les yeux du chirurgien quand il vit Harry rendre l’étreinte à son frère. David baissa alors les yeux, se sentant maintenant presque triste. En réalité, il ne savait pas ce qu’il voulait dans cet instant présent. Aider Harry à se retrouver ? N’était-ce pas un peu prétentieux de vouloir qu’il retrouve une sérénité, une paix intérieure sachant que c’était lui et Felix qui l’avaient plongé dans une telle détresse ?

Il soupira doucement, se sentant presque coupable de faire de la peine à Harry. Il regarda le sol devant lui, hésitant à aller lui faire un câlin à son tour ou à rester, immobile, froid, inflexible sur sa décision. Il grimpa sur la table d’opération pour s’y asseoir, ses jambes pendant doucement dans le vide. Ses blessures dans le dos lui rappelèrent que le vétérinaire n’avait pas toujours été tendre avec lui… Dans ses moments où il "se perdait" comme il disait. Mais alors était-ce normal qu'il ressente tout de même une pointe au cœur pour ce qui semblait être son ex à présent ? N'était-ce pas hypocrite que de vouloir l'aider, qu'il aille mieux, qu'il arrête de se perdre ? Il soupira de nouveau se passant une main sur son visage, perdu lui-même, ne sachant quoi faire. En réalité, il s'était attendu à ce que les choses soient beaucoup plus compliquées que cela et il était un peu pris de court devant cette absence de résistance. Il se bassa la main dans sa petite barbe rousse de deux ou trois jours, pensif. Peut-être qu'il devrait aller voir Jeremiah maintenant. Ou du moins, rentrer en contact avec lui. Il n'y avait que les Brutes qui pouvaient le voir à volonté, et encore. Il regarda Harry en silence, Esther lui tournant le dos. David songea alors que c'était peut-être une occasion de faire parler le vétérinaire, lui qui gardait toujours tout pour lui, l'avant fait sentir parfois inutile quand quelque chose n'allait pas. Le chirurgien aurait toujours été à l'écoute du vétérinaire si celui-ci avait daigné lui adresser la parole pour lui parler de ce qu'il avait vraiment sur le cœur. Quoiqu'il en soit, c'était maintenant trop tard pour Harry. Il l'avait fuir, d'une certaine façon, et c'était bien triste qu'il se retrouve seul, mais c'était ainsi. Toujours assis sur cette table d'opération qu'il n'avait jamais aimée, il releva légèrement le menton avant de dire d'une voix claire :

- Que veux-tu Harry, maintenant ? Tant que nous sommes coincés ici, Esther et moi, je veux bien t'aider à chercher Felix.

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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini] Mar 9 Déc - 12:09



&


The Great Conversation



Non David, ne fais pas ça mon petit oiseau délicat ! Je sais que ce que tu fais ne va rien nous apporter de bon ! Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu attises son sombre petit cœur alors que de larmes il vient tout juste couvrir ma chemise blanchâtre ? Il n'est pas des leurs, ce n'est pas un seau, il ne mérite pas notre haine ! Je ne me demande bien pourquoi on a fait tant de foins de son soi-disant horaire de monstre subtile et incessant assassin. Il n'avait pas à faire ça, le provoquer ainsi, ce n'était pas une bonne idée je le savais je le sentais oh non non. Je ne pouvais pas laisser faire cela, aussi je serrai un peu plus mon petit frère entre les bras que je pouvais lui tendre avec difficulté. Mais cela était...d'ici à quelques secondes seulement, car au fur et à mesure que David s'avançait dans sa phrase, je sentais ses membres se durcirent autour de moi. La voix de mon amour était dure à mon oreille, alors je n'osais seulement pensé ce que pouvait penser mon bien mal penseur de frère. Je ne veux pas qu'il s'enfuit encore loin de moi dans sa propre souffrance. Je jetai un coup d'oeil à mon amour et secouai la tête dans un refus inquiet.

David...non...

* * *

Mon frère me serrait dans ses grands bras. Il arrivait à ma taille, ce qui était rare ici. Bien trop souvent j'étais confronté à des gens qui faisaient bien moins de tête que moi. Sa présence que j'avais ressenti comme froide au départ me réchauffa petit à petit. C'était finalement...presque...agréable. Voilà bien des dizaines d'années que je n'avais goûté à un tel lien fraternel, depuis mes six ans. Jamais encore...c'était, vraiment très intéressant. Même si j'avais dans mes bras le traitre qui m'avait volé David, il fallait que je me rende à l'évidence. Ce titre n'était qu'un moyen de me dédomager. Mais en réalité, je vivais dans le corps de celui qui en réalité, m'avait volé David. C'était ridicule d'être contre cet état de fait qui n'avait jamais été aussi établi qu'à présent. Mais voilà, ma fierté était à ma personnalité que la rosé du matin sur les feuilles ds fleurs. David n'était plus à moi depuis bien longtemps à présent, ce n'était pas une grande nouvelle pour moi. Et au moins, je saurai qu'il était entre de bonnes mains. Ces mêmes bras qui m'étreignent seront les mêmes que ceux dans lesquels David dormirait à présent. Et quand bien même je me sentais encore pleinement rattaché à Felix, à la quête que je m'étais faite personnelle de le retrouver pour l'aimer à nouveau, je ne pouvais m'empêcher de pleurer à cette image.

Puis ce fut l'écho de la voix de David que j'entendis dans mes oreilles sourdes. L'écho de ses mélodiques voyelles et autres. Je pouvais les réunir en une phrase, bien qu'il me semblait être à des milliers d'années lumières de sa présence. Eux ? Chercher Felix ? Alors qu'il était à lui ?! Il venait rajouter à sa solitude le fait de l'obliger à les voir ensemble, et maintenant ils veulent pouvoir en profiter jusqu'au fait de l'observer, encore et encore, en train de le chercher et de toujours revenir bredouille ! Qu'est-ce que je dis, qu'est-ce que je pense ?! Je ne sais plus, mais je le refuse. Mes larmes sont ravalés par ma fierté, tandis que je m'écarte d'Esther pour m'en retourner frapper contre la table d'opération, toute proche de David, jusqu'à côté de sa cuisse.

Qui es-tu pour ainsi parler de lui ? Pour ainsi prétendre à vouloir le retrouver ?! Esther n'a rien à faire dans toute cette histoire, ne lui impose pas la recherche de quelque chose que tu es seul responsable.

Oui, car si David voulait à tout prix retrouver Felix, ce n'était pas parce qu'il voulait mon bien non...ce n'était que pas culpabilité de m'abandonner, de me laisser seul encore. Car il savait que la solitude me rendait morne et que cette morosité sombre me transformait en monstre cruel et détruit de toute notion d'amour. Il avait ensuite peur que cette horreur que j'étais se retourne contre eux, contre leur petit nid douillet. Oui, David n'agissait que dans son propre intérêt. Mais qu'importe. Qu'importe ! Je retrouverai Felix de mes propres mains, avec mes propres méthodes, je le retrouverai et l'aimerai. L'aimerai plus que tout autre personne n'a pu être aimé dans cet univers, plus jamais qu'Esther ne pourra aimer David, et alors ce sera comme une douce vengeance dans mon cœur froid.

Il ne tient qu'à moi de le retrouver comme je vous ai tous perdu jusqu'à moi-même. Occupe toi plutôt de mon grand frère, il en a besoin.

J'avais toujours le poing serré près de la cuisse de David, après mon coup de force où je l'eu frappé contre la table d'opération. Mon regard s'était fait poignard dans le sien avant de descendre vers la porte quand l'excès de colère fut passer. Mon frère me regardait avec peur et tristesse, il ne se cachait d'aucune émotion, devenu comme simple d'esprit.


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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini] Mer 10 Déc - 11:43


The Great Conversation.

David regarda Harry se retirer de l’étreinte de son grand-frère pour s’approcher de lui avec une certaine colère. Le chirurgien arqua un sourcil, surpris par une telle expression sur son visage. Il n’avait pas eu l’impression de dire quoique ce soit de provoquant… Le vétérinaire frappa sur la table d’opération avec force, à quelques centimètres de la cuisse de son assistant. Ce dernier le regarda faire, le visage fermé, imperturbable. David affichait un calme et un détachement qu’il ne serait jamais cru capable d’avoir dans une telle situation. Il regardait Harry parfaitement froidement, l’écoutant l’accuser de vouloir impliquer Esther dans cette histoire. Il soupira de lassitude. Il n’avait jamais inclus le Dément dans cette histoire, il avait pourtant dit "je" dans sa phrase… Si on commençait à déformer ses propos maintenant… Mais son sang se glaça quand Harry annonça qu’il était le seul responsable. Est-ce qu’il était au courant ? Est-ce qu’il avait finalement appris ? Non… Il aurait été plus violent que cela… Il avait donc sûrement des suppositions. Peut-être que oui, il avait fini par le suspecter (et il n’avait pas forcément tord après tout). Toujours froidement, David se pencha, ayant décidé de jouer son jeu. Il se pencha en avant pour rapprocher son visage du sien, en profitant pour le regarder avec un air froid et légèrement supérieur.

- Et donc tu comptes me tuer parce que je suis responsable, selon toi, hein ?

Il présenta ses mains à Harry, jointes par les poignets comme si elles avaient été menottées. Il releva la tête, présentant sa gorge à son supérieur, présentant encore quelques hématomes de strangulation.

- Coupe-moi les mains. Coupe-moi la gorge. Je suis coupable alors punis-moi ! FAIS-LE.

Que toute cette folie cesse pour de bon. C’en était ridicule. Tout devenait ridicule. Lui le premier. Donnant sa confiance trop rapidement à un abruti qui s’insurgeait dès qu’on parlait de Felix, comme si on voulait le lui voler. Il n’avait jamais été des plus sincères quand il eut dit qu’il voulait l’aider à le retrouver et voilà que maintenant, ses dires se retournaient contre lui. Il soupira doucement, baissant la tête et les mains afin de vraiment regarder son supérieur en face. Les yeux d’Harry se tournèrent vers la porte et machinalement, les yeux du chirurgien les suivirent. Il n’y avait rien pourtant, pas un bruit. David reporta son attention vers le vétérinaire. Il n’avait aucune envie d’être sympathique ou même ne serait-ce qu’aimable avec lui. Il avait presque envie d’être cruel, méchant.

- Qu’est-ce que tu veux ? Qu’on se casse ? Te barrer pour aller le chercher ?

Il descendit de sa table d’opération et même s’il avait perdu son avantage de la hauteur, cela ne l’empêchait pas de continuer de le fusiller du regard. Il en posa même une main sur son torse, à l’endroit de son cœur, tenant fermement sa blouse de Scientifique qu’il ne méritait pas dans son poing.

- Et bien va. Va le chercher tout seul. Je n’ai jamais prétendu vouloir inclure Esther dans tes recherches, il n’en a rien à foutre de Felix. Mais moi, je voulais vraiment t’aider. Alors si tu vois mon aide comme une agression, je ne peux plus rien pour toi.

Il fit un pas en arrière, écartant les bras en signe de soumission.

- Et si ça ne te plaît pas, vas-y, viole-moi ! Frappe-moi ! À croire que tu ne sais faire que ça !

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MessageSujet: Re: The Great Conversation. [PV H. Downcry & E. Castel.] [Fini] Jeu 11 Déc - 23:21



&


The Great Conversation


Soudainement je le vois, je l'observe et l'imagine que bien trop dans la réalité présente, il est là et s'apprête à frapper mon amour. Non, si ? Peut-être que je ne savais pas, que je ne le savais déjà bien plus, mais pourtant. Evidemment, c'était la table, ce n'était que la table. Et puis moi je suis là, j'observe et je reste différent. Tout étrangement que mon coeur se met à battre tandis que la lumière au dessus de la table d'opération se met à grésiller étrangement, mais les deux là, oui, divergeantes choses gesticulantes fourmillantes, dénaturés, elles s'en fichent totalement. Ne s'en rendent pas même compte. Mais moi je vois qu'il y a danger, je le vois et le sais. Mais rien n'est pourtant pas plus présent que les paroles d'Harry sur le retour de sa colère. Est-ce qu'étrangement j'ai l'impression qu'il veut ma protection ? Il parle de choses que j'ignore mais quelque part cela me fait du bien de ne pas être là, presque. Je les regarde et je me sens étranger, mais je me dois d'intervenir, je le sens, c'est impossible de ne pas faire autrement. Il commence à s'énerver mon amour, il s'énerve et je sais que ce n'est pas bon pour son coeur.

Je ne retiens pas tellement ce qu'il se passe, je commence à avoir mal à la tête. Malgré, la tête, mal. Malsanité ma tête...l'électricité, elle est si fine mais je la sens présente jusqu'au recoin de mon corps. Mais je dois réagir. Harry ne le fait pas. Il reste static, électricité, regardant l'endroit que David a quitté sans réagir. Pourquoi ? Pour wind, y croire ? Sourire, ou souffrir d'électricité ? Il ne bougeait pas, restant froid et glacé, ne serrant que les dents pour ne pas faire d'autres choses, pas faire de violence. Je pense. A la fin de la longue déclaration désagréable pour mon petit adorable mais si lointain petit frère...enfin voilà, au vu de tout ceci je me mis entre eux, regardant mon amour.

Arrêtez s'il vous plait ! Je vous aime tous les deux, je veux pas que vous vous battiez...

Me retournant vers Harry, je le pris dans mes bras et le serra très très fort sans vouloir le lâcher, pourquoi le lâcher, sérieusement je ne comprends pas mais pourquoi. Je l'aime bien oui, c'est mon frère, je ne pouvais pas l'abandonner. Je me mis à le lâcher et le secouai doucement, puis de plus en plus violemment jusqu'à ce qu'il m'arrête.

Esther, du calme. Je ne me battrai pas aujourd'hui, je n'en ai pas la force.

Je pouvais voir à son regard qu'il disait la vérité. Il était fatigué, c'était évident, surnaturellement noireaud mais évident. Je le serre encore dnas mes bras. Il ne m'arrête pas, cette fois. Cool, tant mieux! Moi j'aime bien l'avoir dans mes bras ! Et je ne sais plus à partir de quand mon esprit a cessé de penser à la vengeance et à la trahison. J'avais de la force autrefois. Mais il semblait que l'amour et le temps passé dans ce foutu laboratoire rempli de méchantes électricités étaient en train de me lapider le cerveau à coup de jus sous-fifres de la venue. Alors je me retournai vers David, en souriant, les yeux un peu fatigués de tout ça. Ma tête tournait et commençait à vraiment tourner. Toute cette électricité dans cet étage. Je la ressentais...elle me...elle me faisait mal, encore et encore. Je vais bientôt m'effondrer...je le sens...je manque de tomber sur Harry qui me tient contre toute attente.

Et si on allait tous dormir ? Ce serait bien mieux non...on est fatigué. Regarde, Harry est fatigué...

Harry fronça les sourcils et me tint davantage au fur et à mesure que je perdais bien pieds. Pile toujours, froid mais encore un peu tiède, uniquement dans ses bras mais toujours l'esprit ailleurs. Ne pas tomber, ne pas tomber. Mais déjà mon corps s'électrisait davantage sans que je ne puisse le contrôler, mes poils s'hérissèrent et je ne serai pas étonné d'apprendre que mes cheveux se sont dressés lentement au dessus de ma tête. Ma peau me piquait, elle m'insupportait, j'eus envie comme de l'enlever. Non..ne pas tomber. Harry lança alors des paroles.

Je ne suis pas fatigué. J'ai juste dit que je n'avais pas la force de...mais...mais toi ça n'a pas l'air d'aller...



Better to remain silent and be thought a fool than to speak out and remove all doubt, be sur of it.
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