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Créer, c'est vivre deux fois. [Downcry & Paarl]

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admin incompris et solitaire
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MessageSujet: Créer, c'est vivre deux fois. [Downcry & Paarl] Jeu 6 Nov - 22:36


Créer, c'est vivre deux fois.



Encore une journée. Une nouvelle journée où l'heure était à la création. Voilà ce que je pouvais me dire tout en regardant le nouveau « patient » que l'on m'avait offert aujourd'hui. Si ma vieille montre me disait l'heure toujours correctement, alors je pouvais m'assurer que l'on était encore qu'en début de matinée. Mais que voulez-vous, on ne s'arrête jamais de travailler quand on est réellement passioné. Quand la folie vous traverse les doigts, ils ne peuvent alors s'empêcher d'oeuvrer à la réalisation de ce que vous pensez d'abord comme impossible, puis qui devient réalité en très peu de temps. Peut-être certes plus que ce que voudrait attendre le commun des mortels. Mais nous sommes tout sauf le commun des mortels, non ? Je savais bien tout cela. C'était quand la folie ne s'était pas encore complètement invité dans mes membres. Avant même que je n'ai d'assistant. Cette douce époque oui, où je n'avais encore aucun respect pour les femmes. Cette époque où ma misogynie était aussi légendaire que mes pratiques de tortures. Mais je m'étais éveillé d'un bon pied ce jour-là. Alors peut-être que cet homme allait avoir la vie sauve.

J'observe ce qu'il y a à faire. Des clous étaient plantés dans toute sa tête. Non, je vous promets que ce n'était pas un essai de ma part pour en faire un hérisson. Cela aurait été ridicule. Il fallait donc qu'un à un je les lui enlève pour ensuite peut-être tenter autre chose...et si je recouvrais effectivement son crâne par de la fourrure de hérisson ? J'en avais un qui venait malencontreusement de mourir de vieillesse dans ma biomasse, cela serait peut-être un bel hommage à lui rendre ? Hubert, qu'il s'appelait le hérisson. Le pauvre petit avait vécu une belle vie que j'avais tout fait pour rendre la plus belle au milieu de son écosystème où j'avais réuni une petite dizaine d'animaux de même espèce. Il faudrait que j'aille le chercher. Mais avant tout : les clous. Ceci firent de grandes flaques de sang quand je les enlevai, directement à la pince. Ce fut d'ailleurs le premier hurlement de mon patient qui me fit me souvenir que j'avais oubliée l'anesthésiant. D'ordinaire, ces cris soignaient mon cœur, mais aujourd'hui, ils ne firent que davantage m'agacer car je n'avais rien fait pour les vouloir. Enfin...disons plutôt que je...je m'embrouille.

Quelques heures plus tard, peut-être une ou deux, j'allais annoncer à un gardien qu'il pouvait reprendre le cadavre. Le pauvre n'avait pas supporté les coups de fouet peut-être ? Je ne voulais que le réveiller après tout. Il venait de dormir comme une loque après l'anesthésie. Mais il a énervé les chats en gueulant comme un forcené. Je venais de le sauver et il criait encore que j'étais un monstre. Alors je l'ai tué. Mais j'avais avant pu profiter de son corps comme il le fallait. Après tout, voilà maintenant si longtemps que je n'avais pu profiter de la chaleur d'un être humain. Je me sentais si sombre et si froid. Presque aucune émotion ne me traversait. Ni joie, ni bonheur, ni amour. Juste le temps qui passait inexorablement. C'était en tout cas mon émotion de cette journée. Mais ne croyez pas en une paix intérieur si profonde. Une fois que la nuit tombera, je me sentirai aussitôt porté par la déprime et ne doutez pas qu'au lendemain matin, ma rage refera comble. Pourquoi ce jour-ci était différent ?

Peut-être en cette visite du midi que je me devais d'honorer ? C'était là ma seule patiente que j'avais comme...fini par apprécier. Elle n'était pas comme toutes ces petites pisseuses insupportables qui vous criaient dessus car elles avaient peur. Elle était au dessus de tout cela. C'était celle que je devais voir en ce jour, et peut-être que cette perspective de revoir quelqu'un en ces sombres lieux avaient fini par doucement me redonner espoir en quelque chose. N'importe quoi. Qu'importe en réalité. J'étais dans ces moments où la vie ne comptait pas. Des instants de lassitudes comme je n'ai pu au final qu'en compter très peu dans ma vie, mais croyez-moi, j'ai pu en compté.

Entrez.


©BOOGYLOU.



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MessageSujet: Re: Créer, c'est vivre deux fois. [Downcry & Paarl] Dim 14 Déc - 0:59

Lata frappa à la porte un peu après l'heure fixée même si une énorme pendule dans le salon permettait de consulter le temps malgré l'enfermement. Bien-sûr elle perdait le sens des journées malgré tout et ne saurait pas dire avec exactitude si on était midi ou minuit mais, déjà, cela constituait un repère. Si aujourd'hui elle n'arriva pas exactement à l'heure c'est à cause de l'angoisse, pas de la pendule. Les cris, les larmes, les étouffements et les tortures, tout cela constituait son quotidien et elle s'y habituait ou elle y devenait sourde. Mais les cris qui s'évadaient de sous la porte du Professeur dans le laboratoire l'avaient encouragés à attendre un petit peu. A l'écart.
Doucement, elle poussa le battant et entra. Sa démarche était toujours un peu étrange, plus aussi maladroite qu'avant mais pas vraiment conventionnelle. C'était contemporain.

C'est. Moi.

Ce matin elle chuchotait.
Pendant qu'elle attendait dans le couloir, attentive aux cris et à l'occupation du Professeur... du Docteur... du Scientifique, pendant qu'elle attendait son esprit n'était pas parvenu à vagabonder. Son imagination débordait encore et tout ce dont elle voulait épargner son esprit, elle y pensait. En entendant les cris elle ne pouvait s'empêcher de projeter tout ce qui pouvait bien les causer. Quels instruments, quelle pratique, avec quelle force...elle s'en répugnait elle-même. Beuh. Lata développait une curiosité du morbide ces temps-ci, elle essayait un peu aussi de comprendre ce qui lui était arrivé à elle, ou de s'en rappeller.
Lorsque le corps était passé dans le couloir, traîné, elle avait juste eu une grimace. Ce n'était plus un corps mais une espèce de bouillie. Elle se projeta là-dedans et se dit qu'elle n'aimerait pas mourir de cette façon et quitter le monde sous forme de mélasse. Elle n'aimerait pas qu'on puisse mettre tout son corps dans une marmite.

Par endroit, sa peau commençait à craqueler. On pouvait voir des rayures blanches par-ci par-là. C'était nouveau ça. Les hématomes avaient arrêtés de grossir, la plupart des pustules dans les cuisses avaient disparu, les plaques rouges continuaient un peu de progresser, mollement, toujours gonflées de ce liquide jaunâtre innommable et qui semblait n’attendre qu'une entaille pour dégouliner comme de la moutarde. Ses cheveux tombaient encore à grosses poignées. Ce qui l'inquiétait le plus c'était son œil droit devenu presque totalement rouge depuis deux jours, comme gorgé de sang. Ça allait faire une grosse ordonnance.
Lata demeura sur ses pieds, près de la table d'opération, sans oser s'y asseoir parce que c'était encore très tâché. Même si ce genre de couleur ne risquait pas de se voir sur sa robe rouge, elle préférait attendre les ordres. Pour elle, les scientifiques étaient des petits hommes à moitié dieux qui ne se souciaient pas de tout ce qui était fait de chair et de sang et qui ne savaient communiquer qu'en piaillant.Elle fixa le Professeur le Docteur le Scientifique avec son œil blanc et son œil rouge.

Bonjour.




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MessageSujet: Re: Créer, c'est vivre deux fois. [Downcry & Paarl] Mar 3 Fév - 8:34


Créer, c'est vivre deux fois.



La voilà qui venait d'entrer. Son horreur était inscrite sur son physique, c'était bien assez fort pour le ressentir jusqu'à la simple vision. Celle que j'attendais depuis quelques minutes maintenant, nous pouvons au moins remarquer qu'elle n'avait pas le plus grand des retards. Mon regard se glisse vers les instruments divers et variés qui se trouvent sur les tables. Entre instruments de tortures et de médecines, il est parfois difficile de discerner la nuance entre tous. Je finis par prendre un scalpel dont j'analyse les dents limés au maximum. La jeune créature finit par passer le pallier, la porte se referme. Nous sommes deux dans ce laboratoire qui vit passer autant d'horreurs que de bonnes choses. Cependant, plus d'horreurs, c'est une évidence flagrante qui parfois me mets si hors de moi que je ne saurai l'exprimer, l'expliquer. Mais que suis-je en train de dire, je me perds dans mes pensées. Est-ce que je fais vraiment bien de travailler aujourd'hui ? Le manoir ne se porterait-il pas mieux si je calmais mes ardeurs et ma folie des grandeurs ? Ou ma folie tout court ? Je jette un regard à Lata et me dégage du chemin de la table, malgré le fait qu'elle soit encore tachée de sang.

Installe toi. Nous allons faire une vérification de ton organisme.

J'eus un soupir. La créature méritait bien son surnom de créature. Jamais je n'avais vu aussi étrange expérience. On aurait pu à tout point de vue croire qu'elle avait été raté. Et pourtant elle marchait, parlait comme elle pouvait. Mais mieux que tout, elle pouvait vivre. Je pris un plus grand scalpel et commença à lui faire fendre l'air avec un petit sourire.

Tes cloques se sont-ils calmés ? Tu m'as l'air dans un meilleur état que la dernière fois. Mmh...mis à part ta peau et tes cheveux. Pour tes cheveux, je verrai bien des greffes de poils de chien. Cela te ferait une petite coupe courte, cela te changera de tes nattes, mais tout de même, cela pourrait être intéressant.

Il ne fallait pas me lancer sur les possibles expériences que je pourrais faire. Il me suffisait d'une phrase pour continuer sur un roman expliquant les merveilles de ce que pouvait être l'union entre l'animal et l'humain. Car si nos instruments et nos connaissances sont rudimentaires, elles n'empêchent pas que nous sommes persévérants dans l'effort, nous les scientifiques que les autres qualifient de fous, quand ce n'est pas par « monstre ».

Cependant le poil de chat serait plus doux.

Un petit silence me prit à la gorge tandis que je réfléchissais sur les autres possibilités. Mettre une greffe de peau de porc pour refermer toutes les plaies. A moins que je n'ai en réalité qu'à les coudre pour que cela passe. Quant à ses cloques, il fallait faire quelque chose, et autant combattre le mal par le mal. Je m'approche d'elle, transportant une petite table où se trouve diverses choses. Couteau, scalpel, aiguille et fil, ainsi d'autres objets qu'il m'est fatiguant de vous décrire en long et en travers.


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