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Aucun homme ne choisit le mal pour le mal, il le confond seulement avec le bonheur, le bien qu'il cherche. [Downcry & Williams] [Fini]

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admin incompris et solitaire
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MessageSujet: Re: Aucun homme ne choisit le mal pour le mal, il le confond seulement avec le bonheur, le bien qu'il cherche. [Downcry & Williams] [Fini] Jeu 27 Nov - 20:37


Aucun homme ne choisit le mal pour le mal, il le confond seulement avec le bonheur, le bien qu'il cherche.



Ce petit imbécile. Cette princesse simplète à qui il ne manque que la poitrine au final pour ressembler à une vraie femme. Celui qui ne supporte pas la douleur. Qui ne comprends pas combien je peux en avoir besoin. C'est quelque chose de vital. J'ai besoin de cette incroyable dose d'énergie, d'émotions fortes, de cette puissance dans le corps qui régit à la moindre des étincelles. J'ai besoin de savoir que ce que tu ressens n'est que de mon ressort. Je sais quand je te fais mal, cette émotion, je sais qu'elle est de moi. Je sais que tu es à ma merci, que je t'ai sous mon contrôle et que tout ce qui ne passe n'est qu'un échange de force entre nous. Un échange qui comporte bien plus d'émotions que tu ne peux le comprendre, avec ta petite tête de fillette. Felix, lui, il savait comment faire pour me faire monter dans les cieux, il savait ce qu'il fallait pour garder aussi bien mon corps que mon cœur contre lui. Il savait, je le lui ai enseigné, au même rythme que j'apprenais de moi-même. Et le bougre était bien salement résistant, si facile à humilier de mes fouets ou de mes cordes quand je l'attachais. Je l'appuyais aussi fort que je t'appuie en cette seconde, et il aimait ça, le bâtard, il aimait tout ce que je pouvais lui faire. Je l'asphyxiais jusqu'à ce qu'il en jouisse, je pouvais l'étreindre de toute ma force, essuyer mes mains sur son corps attaché, ruisselant de sueur et de sperme. Un véritable vers de terre. Sauf pour sa queue.

Te violer ne m'apportera rien... ? Je pense que si, bien au contraire.

Je me mis à le déshabiller avec un grand sourire, griffant son dos et ses cuisses. Je mords jusqu'au sang sa chair voluptueuse, celle de son fondement. Une goutte de sang traverse la peau, je me sens vampire dans l'âme, léchant sa plaie avec onctuosité. Je caresse fortement ses membres, allant jusqu'à enserrer son membre violemment entre ma main. C'est alors qu'il commença à crier. Felix ? Personne ne m'aidera ? Personne. Même lui partirait ? Sans prévenir les larmes me montèrent à l'esprit, personne ne serait là pour moi. Au final personne ne l'a jamais été. Aloïs est parti. Juliette est partie. Felix est parti. Tout le monde m'a abandonné, même ma mère. Pour rester avec son enfant premier. Mon frère. Je me redresse violemment et l'agrippe par les cheveux, le redressant à son tour, le forçant à courber son dos pour qu'il se retrouve à me voir. Un sourire méchant était gravé, sans saveur, sans couleur, sur les bords de mon visage. D'une gifle je le relâche et m'écris :

T'AS RAISON ! PERSONNE NE SERA LA ! PERSONNE N'EST JAMAIS LA ! Je suis seul, seul avec mes démons. Mais pour une fois je vais t'en faire partager quelques uns...

Laisse-moi donc sourire une dernière fois, apprécier ce que je fais de mieux. Sortant mon membre, je ne fais aucune préparation et entre en David avec toute la violence dans ce que je peux faire. J'y mets toute ma force, toute ma puissance, toute ma queue pour entrer dans son corps. Il est si chaud, presque brulant. C'est si agréable comparé à toute la glace qui se trouve dans mon cœur. J'accroche mes ongles à la peau de son dos et je m'enfonce en m'aidant de mes mains sur ses épaules. Je me retire un peu pour revenir plus profondément. Il est prisonnier de mon corps, de la ceinture qui le maintient sans bouger. Prisonnier de ma souffrance.


©BOOGYLOU.



And I suppose in the end, they break my heart. All of us, no one is eternal. They love breaking me.
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admin cardiaque et trop gentil
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MessageSujet: Re: Aucun homme ne choisit le mal pour le mal, il le confond seulement avec le bonheur, le bien qu'il cherche. [Downcry & Williams] [Fini] Jeu 4 Déc - 10:41


Aucun homme ne choisit le mal pour le mal, il le confond seulement avec le bonheur, le bien qu'il cherche.

David sentit qu’il avait perdu. Que plus rien ne pourrait arrêter Harry d’exécuter sa sale et sombre volonté morbide et violente. Le chirurgien se mordit la lèvre quand il se sentit déshabiller avec brutalité par son amant. Il ferma les yeux, essayant de calmer sa respiration quand il sentit les ongles lui déchirer légèrement la peau de ses cuisses et de son dos. Il poussa un grognement de douleur quand il sentit les dents de son supérieur pénétrer son épiderme, le faisant saigner. Il commença à ressentir des tremblements qui lui parcouraient le corps. Des tremblements qu’il devait à tout prix contrôler. La langue d’Harry qui recueillait son fluide vital le fit frissonner de nouveau, ne sachant trop quoi faire pour essayer de se sortir d’une situation pareille. Peut-être qu’il n’y avait rien à faire justement. Qu’il devait passer sa vie à se faire violer par des gens qu’il aimait et qu’il finissait par haïr. Pour Harry, oui, c’était peut-être un peu de sa faute. Pour sa mère, il ne se doutait pas d’avoir été fautif de quoique ce soit, hormis peut-être son problème cardiaque qu’il avait depuis la naissance. C’était donc ça son péché : être né ? C’est pour cela que tout le monde s’obstinait à le punir, quelle que soit la manière ? Les viols, les faiblesses cardiaques, le Manoir, le décès de Julien et Jonathan. À quoi tout cela rimait-il ? À quoi tout ceci le mènerait-il si ce n’est le désespoir et puissante envie de se donner la mort ? Chaque homme à ses faiblesses, ses défauts, il ne comprenait pas pourquoi il mériterait de souffrir plus qu’une Athénaïs ou un Jeremiah.

Harry lui tira les cheveux, le faisant grimacer et courbant son dos dans une position peu naturelle. David le regarda, oui. Avec tout le mépris qu’il pouvait avoir. Son supérieur n’avait jamais accepté le fait que le chirurgien n’aimait pas ses jeux. Il ne le détestait pas tous, mais généralement, son cœur finissait par l’abandonner et ce n’était jamais très agréable à vivre. Mais là n’était pas le problème. Le sourire d’Harry est beaucoup plus préoccupant à voir et les expressions qu’il lisait sur son visage lui faisaient bien comprendre qu’il avait perdu son amant. Qu’il avait perdu l’homme qu’il aimait. Qu’il avait disparu derrière une haine aveugle et sans nom. David n’avait pas été capable de l’aider. Leur relation n’avait que passion aussi brusque qu’inattendue mais aussi aveugle, sourde et muette. Aucun des deux n’avait voulu se confier à l’autre et aucun des deux n’avait voulu écouter l’autre. Est-ce qu’ils se connaissaient au moins ? Ou n’étaient-ils que des inconnus l’un pour l’autre. David avait toujours eu cette impression de ne pas connaître ses proches. Et aussi cette impression qu’on ne le connaissait pas vraiment. La gifle et les vociférations d’Harry le ramenèrent à la réalité. À la sombre et violente réalité où baignait une atmosphère torturée et remplie de haine, faisant s’écouler les larmes des yeux clos du chirurgien. Il se mordit la lèvre inférieure avant de commencer à protester, la voix brisée bien que forte, essayant de lui faire parvenir ses pensées malgré la surdité de leur relation :

- J’étais là pour toi, Harry ! Mais tu n’as jamais voulu m’écouter, te confier ! Si tu m’avais parlé, j’aurai…

Il s’interrompit dans sa phrase alors qu’il se sentit brusquement empalé. Un long gémissement de douleur aigüe vint terminer ses dires sans qu’il ne puisse faire quoique ce soit contre cela. La joue écrasée par lui-même contre l’oreiller, il serra les poings, les dents serrées et les paupières closes avec force si bien que les larmes avaient du mal à s’écouler. Alors qu’Harry profitait physiquement de lui, David ne sut pas vraiment ce qu’il ressentait à cet instant (hormis la douleur qui envahissait tout son corps, que ce soit son membre écrasé, son intimité malmenée ou son cœur qui commençait à protester). Il ne sut s’il maudissait Harry avec haine ou si au contraire, il avait le cœur brisé d’avoir ainsi perdu son homme. Peut-être les deux. Il regrettait son amant disparu mais vomissait l’être empli de folie qu’il était devenu. Ne pouvant faire quoique ce soit, il se laissa faire, silencieux malgré le supplice que lui infligeait le vétérinaire.

©BOOGYLOU.