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Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison ♦ Felix. [FINI.]

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Guillaume A. Raynaud
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MessageSujet: Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison ♦ Felix. [FINI.] Ven 23 Aoû - 22:36


Prends la bouteille, prends-la ! Guillaume se jeta sous une table et manqua de s'assommer avec l'un des coins. Aller, petit papillon, nous n'avons pas toute la soirée ! Plié en quatre sous la table principale, le jeune homme plissa les yeux et plaqua ses paumes de main sur les tempes. Impossible de réfléchir avec l'autre qui lui gueulait au fin fond de son esprit. Aller ! Le cri aigu eut pour seul effet de le faire sursauter. Guillaume s'extirpa lentement de sa cachette et regarda prudemment par-dessus la surface de bois. Plus personne. Il était pourtant sur d'avoir vu quelqu'un passer en trombe en entrant. Et pourtant... Le silence. Lentement, il tendit la main vers un couteau de cuisine et le dissimula dans le manteau qui avait revêtu pour l'occasion. Il avait trouvé quelques vêtements dans une commode, dans un coin de la chambre où il logeait désormais. Eh ! Petit papillon, n'oublie pas la mission. La mission, ah oui, à savoir... Sortir d'ici. Tu parles d'un scoop, toi ! Toutefois, Guillaume devait avouer qu'il s'agissait d'une mission palpitante, pleine de danger et... Infaisable. La veille il avait essayé mais il s'était retrouvé dans un sous-sol avec un mort. Aujourd'hui il s'était exilé dans les cuisines. Le paysage variait, et les dangers avec, au moins. Tu préfère qu'Adèle s'y colle ? Guillaume secoua frénétiquement la tête et se remit au travail sans tarder. Adèle n'était pas méchante, pas avec lui, mais elle était froide avec les autres. Le coeur battant à tout rompre, le jeune homme s'empara d'un second couteau et se glissa sous une nouvelle table. Les cuisines étaient grandes et, même si elles étaient désertes, Guillaume ne se sentait pas tranquille. Comme si... Comme s'il y avait quelqu'un d'autre, petit papillon ?


    « Oui, voilà ! »

La voix de Guillaume résonna contre les murs de pierre. Pauvre idiot ! Il fronça les sourcils. Avance au lieu de hurler. A quatre pattes, il se mit à progresser entre les différents pieds de table et autres obstacles, butta contre un tonneau qui produisit un son creux et le contourna avec prudence.


    « Rappelez-moi ce qu'on fabrique dans les cuisines déjà ? »

Triple andouille, ferme-la une bonne fois pour toute. Oui m'dame. Obéissant aux ordres, il esquiva un récipient énorme et passa une porte à toute vitesse avant de se jeter sous une énième surface plane. Table, établi... Il s'en fichait. En chemin il croisa un filet de fruits et légumes et sélectionna une tomate. Elle lui serait toujours utile dans le périple qui l'attendait. Sérieusement, petit papillon ?


    « Bah quoi, on ne sait jamais. »

Et effectivement, il ne se trompait pas sur ce coup-là. Bon, prenons la porte là-bas en face, on a ce qu'il faut plus une tomate clandestine. Guillaume prit son temps pour sortir de sa cachette et se redresser. La tomate toujours à la main, il rajusta son chapeau, ses cheveux, son col et lissa son devant de chemise. Puis il leva les yeux.
Et hurla de frayeur.


    « Bon sang de bois... »

Sa voix s'étrangla et la tomate vola. Ou plutôt s'écrasa sur un visage. Les yeux grands ouverts, le coeur battant comme jamais, Guillaume contempla le type à la mèche blanche.


    « Adèle, on a un problème. »



Dernière édition par Guillaume A. Raynaud le Sam 14 Sep - 14:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison ♦ Felix. [FINI.] Sam 24 Aoû - 1:30

Le pauvre ventre de Felix gargouillait méchamment depuis plusieurs heures maintenant. Quatorze heures et trente-sept minutes pour exact s'étaient écoulées depuis que l'estomac avait commencé à se manifester. Il avait d'abord songé à aller trouver quelques souris dans les cachots, mais il avait entendu dire que les Gardiens y étaient particulièrement actifs, ces derniers temps, et l'horloger ne les aimait pas spécialement. Il ne lui restait qu'une issue : la cuisine. Il n'aimait pas y allait, à chaque fois, ça tournait mal. Nouveau gargouillis. Il soupira et sortit de sa petite cachette qui se trouvait au rez-de-chaussée. Il se retourna plusieurs fois pour s'il était suivi mais à chaque fois, il n'y avait rien. Il arriva alors devant la cuisine dont il poussa lentement la porte. Il jeta un œil dans l'entrebâillement. Il ne semblait y avoir personne.

Felix se glissa alors à l'intérieur et regarda autour de lui. Les bougies sur les tables ainsi que le chandelier étaient allumés. Il ne se posait même pas la question de comment c'était possible, il avait vu pas mal de choses qui semblaient surnaturelles dans ce manoir que ça ne l'étonnait même plus... Il s'approcha alors d'une coupelle de fruits qui semblaient mûrs. Ses yeux se posèrent sur une pomme bien rouge. Il s'en saisit avant de la renifler. Ne détectant pas d'odeurs suspectes, il mordit dedans à pleines dents. Le fruit était vraiment bon : sucré avec pas mal de jus pour une pomme. Mais alors qu'il prenait une deuxième bouchée, la porte grinça derrière lui.

Par réflexe, il se précipita derrière le comptoir avec les fruits, laissant sa pomme dessus. Caché et le dos appuyé contre la pierre du meuble, il ne bougea plus et tendit l'oreille. Il entendit de l'agitation, mais pu savoir ce qu'il se passait. Il constata alors qu'il avait oublié son butin à la vue de l'intrus. Il se retourna alors et risqua de jeter un œil par-dessus le comptoir. Il ne voyait personne... Alors, il tendit la main, attrapa la pomme et retourna vite se cacher. C'est alors qu'il entendit une voix masculine. Felix n'arrivait pas à comprendre ce qu'elle disait mais il en déduit qu'elle venait de sa gauche. Il fallait qu'il sorte de la cuisine discrètement, sans se faire voir... Il passa sous quelques tables, prenant une miche de pain au passage, et parcourut cinq bons mètres ainsi. Alors qu'il n'était qu'à deux mètres de la porte, il se releva, pensant que toute menace était écartée. Il avait tort.

Sur sa droite, une silhouette étrange s'était dressée. Un frisson parcouru l'échine de Felix qui tourna lentement les yeux vers l'ombre. Le fait que l'intrus se révèle être un individu parmi tant d'autres, avec une tête des plus normales fut probablement ce qui causa le cri de surprise de l'horloger. D'ailleurs, l'inconnu aussi cria. Cependant, le jeune homme était armé, puisqu'il lui lança quelque chose à la figure. Felix eut le temps de fermer les yeux avant que quelque chose de visqueux et de frais se répande sur son visage. Sa langue reconnut du jus de tomate, ce qui s'accordait très mal avec le celui, plus acide, de la pomme. Quand il ouvrit les yeux, il vit que l'autre le dévisageait étrangement. Son cœur battait vite et ses oreilles se mirent à siffler. Il planta alors son regard dans les yeux de l'inconnu et ne bougea plus. Il ignorait pendant combien de temps. Il détestait perdre la notion du temps comme ça... Cela le frustrait au plus au point. Il avait oublié la tomate. Sa respiration s'accéléra en se sentant de plus en plus nerveux. Quand on l'interrompit en le sortant de ses pensées. Une porte venait de claquer. Un Gardien, probablement, rameuté par leurs cris effrayés de deux minutes auparavant. Felix commença à regarder autour de lui, cherchant une cachette convenable. Il vit alors un placard dans un coin de la pièce. Il ne savait pas ce qu'il y avait d'entreposé dedans, mais c'était la meilleure solution qui s'offrait à lui. Enfin... à eux. Puisqu'il y avait toujours le lanceur de tomates. Felix prit ce dernier par le bras est l'entraîna vers le placard. Quand il ouvrit la porte, il soupira en constatant qu'ils pouvaient y loger tous les deux. Le barman y rentra le premier et chuchota à l'inconnu :

-Allez ! Viens ! T'as pas le choix, de toute façon !




Jamais l'un... Sans l'autre.
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MessageSujet: Re: Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison ♦ Felix. [FINI.] Mer 5 Fév - 21:05

En réalité, Guillaume avait toujours des problèmes. Quoi qu'il fasse, où qu'il aille, rien ne pouvait jamais se passer normalement et il fallait toujours qu'il tombe sur une personne mal-intentionnées. Oh, le jeune homme n'était absolument pas en train de dire que le garçon, en face de lui, avaient des intentions négatives à son encontre mais... Eh bien, il avait agi par pure réflexe en écrasant la tomate. Tant de jus gaspillé... Ouais bon, Adèle, toujours au rezndez-vous quand il s'agissait de râler. Et puis une porte claqua et Guillaume paniqua plus que de raison, son corps resta bien droit et immobile par la simple volonté d'Adèle. Hurle pas, idiot, on serait dans la mouise après. Un gardien ! C'était probablement ce qui avait fait claquer la porte très près d'eux, trop près au goût du petit magicien. Bon, la rencontre en -G et cet... inconnu ? n'avait pas été très discrète puisqu'ils avaient hurlé tous les deux, faisan tpar la même occasion un tapage pas possible. Besoin de rameuter des monstres ? Pas de problème, appelez Guillaume et l'inconnu, et vous serez servis ! Guillaume sursauta lorsque son camarade d'infortune le saisit par le bras ais il se laissa entraîner. Pour ce qu'ils pouvaient faire, de toute façon... Il entrevit rapidement le placard dans lequel l'homme était entré et l'observa, suspicieux. On pouvait faire bien des choses dans un placard mais Guillaume trouvait que le moment était assez mal approprié. Puis il y avait de la tomate partout, et un gardien pas loin. Un chuchotement monta de l'obscurité du placard et le magicien n'hésita plus. Il s'engouffra dans l'espace étroit, piétinant un peu son colocataire en passant, et se tassa au fond, le coeur battant à tout rompre.

    « On est un peu à l'étroit ici. »

Oh la ferme, petit papillon, nous avons d'autres chats à fouetter. Guillaume haussa les épaules, conscient qu'Adèle était juste jalouse car elle restait prisonnière dans sa tête. Mais bon, fallait voir à ce qu'elle n'exagère pas : il était bloqué dans un placard avec un cinonnu, peu de chance que le gardien vienne voir ici. Donc non, il n'avait rien d'autre à faire que des commentaires inutiles. Inutiles mais pertinants puisqu'ils étaient vraiment un peu serrés dans le local. Guillaume bougea et donna un grand coup de pied à son nouveau partenaire de choc - simple accident, bien sur.

    « Désolé, entrer à cinquante-sept ici, c'est difficile. »

Parce que le chat ne le quittait jamais - jamais ! - et qu'il était lui aussi dans le placard. Guillaume avai senti sa douce fourrure contre son bras et il avait entendu crisser ses griffes. Rivière ne serait jamais resté auprès d'un gardien au risque de trahir la présence de son maître ou de finir torturée ou pire, tuée. Ou encore pire : relâchée hors du manoir, loin de Guillaume. Le garçon sortit son jeu de carte de sa poche et partit à la recherche de celle d'Adèle. Lorsqu'il trouva sa reine, il la montra - si tant est qu'on puisse montrer quelque chose dans le noir quasi-complet - à l'inconnu.

    « Moi, c'est Guillaume et Adèle, et toi ? »

Oh, erreur de présentation. Mais non, mais non, ne t'inquiète pas petit papillon. Alors le petit papillon ne s'inquiéta pas. Il ne risquait pas grand chose désormais.
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MessageSujet: Re: Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison ♦ Felix. [FINI.] Lun 21 Avr - 9:25

À son grand soulagement, le lanceur de tomates le suivit sans rouspéter dans le placard. L'endroit était tout juste grand pour accueillir deux hommes et encore, Felix et l'autre ne faisaient pas partie de ceux ayant une corpulence plutôt imposante et pourtant, cela suffisait pour y être à l'étroit. Ce commentaire qu'il avait fait silencieusement, l'étranger le fit à son tour à voix basse, dans l'armoire. Oui, l'horloger n'était donc pas le seul à se sentir serré. Il sentit une sorte de frottement sur ses jambes et vit un chat qui essayait aussi de se faire une place entre les quatre jambes des humains. C'était la première fois qu'il voyait un animal autre que les rats, souris, cafards et araignées qu'on retrouvait un peu partout dans le Manoir... Et différent aussi du moineau et du mulot qu'il avait sur ses épaules. Oui, parce que ces deux-là étaient encore une fois apparus comme par magie. Enfin bon, tant qu'ils se montraient silencieux, ils ne le dérangeaient pas. Il était libre de penser ce qu'il voulait sans que ses deux... créatures viennent lui parasiter l'esprit avec leurs petites voix aiguës car oui, ils parlaient. Mais y avait-il au moins une chose de rationnel dans ce Manoir ? Il n'y avait qu'à aller voir dans les sous-sols pour voir que tout allait de travers et rien ne respecter les règles les plus basiques de la société. Enfin bon, la notion de société, il l'avait en grande partie oublié en même temps que ses souvenirs.

Il sursauta quand le lanceur de tomates lui donna un coup de pied, le tirant hors de ses pensées. Il vit, malgré la pénombre, qu'il ne l'avait pas fait exprès. Il s'excusa d'ailleurs. Felix lui fit un rapide sourire pour lui faire comprendre que ce n'était rien. Après tout, les deux essayaient vainement de trouver la position la plus confortable, non sans bruits, oubliant parfaitement le Gardien qui avait dû rentrer dans la cuisine du Manoir depuis un petit moment déjà. Il était étrange qu'il ne les ait pas encore trouvés... Peut-être était-il sourd ? Enfin quoiqu'il en soit, l'inconnu fit une remarque qui fit froncer les sourcils de Felix. Ils étaient cinquante-sept ? L'horloger leva machinalement la tête. Peut-être que le lanceur de tomates avait une très bonne vision et qu'il avait aperçu des larves d'insectes au-dessus de leur tête ? Mais il ne vit rien. Alors soit le pauvre diable avait un gros problème avec les nombres, soit il était complètement fou. Non, ils n'étaient pas cinquante-sept. Juste cinq, si on comptait Tinky et Wego. Puis il dit son nom. Guillaume. Et Adèle ? Qui était Adèle ? Ah, ça devait être le chat... La façon dont il l'avait dite était étrange, mais ça ne pouvait être que le chat.

- Moi c'est Felix, et voici Tinky et Wego.

Il montra rapidement les entités imaginaires qu'il était le seul à voir sur chaque de ses épaules. Puis il tenta un sourire amical à Guillaume avant de dire :

- Au fait, nous sommes cinq, pas cinquante-sept... Pourquoi dis-tu que nous sommes cinquante-sept, je ne comprends pas...

Oui, Felix commençait à taper la causette avec un parfait inconnu, avec un visage relativement familier du moins, alors qu'un Gardien rôdait dans la pièce. Mais il l'avait complètement oublié. Et la prudence aussi. Oui, tout ceci, tout ce qui était quand même assez essentiel à la survie, lui était totalement sorti de la tête. Il avait ce côté insouciant et peu prudent parfois qui pouvait lui coûter bien cher... Mais il ne se rendait pas compte. Et apparemment, Guillaume avait lui aussi oublié...




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MessageSujet: Re: Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison ♦ Felix. [FINI.]

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