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Arcane Perfection. [-18] [Fini]

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admin pieux mais peu catholique
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MessageSujet: Arcane Perfection. [-18] [Fini] Jeu 23 Oct - 22:40


Arcane Perfection.

Cela faisait plusieurs heures que Remus vagabondait dans les couloirs du deuxième étage en quête d'un amnésique à maltraiter. Car oui, il avait envie de faire mal à cet instant précis. Il avait ce désir de s'entraîner à défaire un corps, une vie, qui avait mis tellement de temps à aboutir. Il était tellement facile de détruire un être vivant que de le mettre au monde. Une fraction de seconde peut suffire à exterminer tout battement de cœur de la victime tandis qu'il faut généralement plus jours, plus semaines ou même plusieurs mois pour que la mère recrache sa progéniture de son utérus. Alors que lui avait le pouvoir de tout faire partir en fumée de par sa simple volonté. Ou voir sa victime se tordre de douleur sur le sol tandis que ses intestins se dissolvent par le poison du Cardinal. Un sourire se dessina sur son visage en repensant à sa dernière victime qui s'étouffait dans son propre sang. Mais son air réjoui et amusé disparut rapidement et il recracha la fumée de sa cigarette par les narines en soupirant. Alors que son envie de violence se faisait de plus en plus grande, la vie dans cet étage du Manoir semblait se faire de plus en plus rare. Contrarié, il descendit rapidement les marches et se rendit aux sous-sols qui étaient toujours plus animés qu'ailleurs.

Il marcha entre les cachots, s'amusant à réveiller les prisonniers qui dormaient en frappant sourdement sur la porte de leur cellule en ricanement méchamment. Il continuait de marcher d'un air satisfait, sifflotant doucement, un sourire aux lèvres, le menton relevé. S'il ne trouvait pas de fugitifs en train d'essayer de fuir les souterrains, il pourrait toujours cueillir une pauvre âme dans un des cachots et lui infliger ce que son esprit imaginatif avait envie de lui faire faire. Il n'avait pas envie d'empoisonner à cet instant. Il voulait voir du sang couler, fuir la chair mutilée par ses soins. Il en frissonnerait d'impatience. Il devenait le prédateur à craindre quand il était envahi d'une telle envie qui lui était difficilement contrôlable. La vie avait été bâtarde avec lui par le passé, maintenant qu'il presque tous les droits sur les êtres vivants de ce Manoir, il allait faire comprendre qu'il pouvait rendre la vie infâme aux prisonniers, qu'elle n'était pas toujours juste et que leur calvaire était loin d'être fini avec lui. C'est alors qu'il aperçut une silhouette qui lui tournait le dos au bout du couloir. Furtivement, il s'approcha de lui avec un sourire joyeux et cruel. Il put alors discerner que l'individu était un homme qui portait une robe. Un style de robe qu'il avait tellement vu dans sa vie, au Vatican. Cet homme était un prêtre. Un homme de Dieu. Remus avait beau rester silencieux, à l'intérieur, il jubilait. Pouvait-il espérer mieux que de tomber sur un homme comme lui, qui partageait sa culture et son savoir ? Un homme qui était encore sûrement rempli de tout plein de bonnes intentions ? C'est alors que cela se fit plus clair dans sa tête. Il avait déjà entendu parler de ce Gardien naïf qui appelait Dieu dans chaque de ses phrases et qui pensait faire le bien en livrant les cloportes aux Scientifiques. Quelle chance il l'avait. Il n'aurait jamais pu rêver mieux. Il se rapprocha donc un peu plus avant d'improviser d'une voix grave, mielleuse et malsaine :

Toi, petit, gentil Chrétien,
Qui n'a l'air soucieux de rien.
Mais que tiens-tu donc dans ta main ?
Tu ne peux me répondre rien,
Car je vois la Bible du pieux.
Serais-tu ce Gardien preux
Que toute âme connait en ces lieux ?
Pourquoi ton cœur sembl'-t-il heureux ?
Car toi qui viens de croiser ma route,
Tu n'as pas à avoir de doutes,
J'ai choisi pour toi ton futur,
Et t'annonce qu'il sera obscur.

Il ricana méchamment, se délectant à l'avance de la réaction du naïf. De plus, il savait que la salle de torture n'était pas loin. Oh… Petit Chrétien… "Je vais te faire des choses dont tu ne pourras te remettre. Ton âme sera marquée à jamais de ma marque et tu supplieras même Satan de ne plus croiser mon chemin une nouvelle fois." Rien que cette pensée lui donnait presque envie de bander. Il avait hâte et continuait de sourire de façon malsaine, sa carotide battant avec force, tentant d'approvisionner rapidement de sang son cerveau qui essayait de réfréner ses pulsions dérangeantes.

©BOOGYLOU.






Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? * Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?

Si des méchants s'avancent contre moi pour me déchirer, + ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, * qui perdent pied et succombent.

Qu'une armée se déploie devant moi, mon coeur est sans crainte ; * que la bataille s'engage contre moi, je garde confiance.

J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : + habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, * pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m'attacher à son temple.

Oui, il me réserve un lieu sûr au jour du malheur ; + il me cache au plus secret de sa tente, il m'élève sur le roc. *

Maintenant je relève la tête devant mes ennemis. J'irai célébrer dans sa tente le sacrifice d'ovation ; * je chanterai, je fêterai le Seigneur.

Écoute, Seigneur, je t'appelle ! * Pitié ! Réponds-moi !

Mon coeur m'a redit ta parole : « Cherchez ma face. » *

C'est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face. N'écarte pas ton serviteur avec colère : * tu restes mon secours. Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas, Dieu, mon salut ! *

Mon père et ma mère m'abandonnent ; le Seigneur me reçoit.

Enseigne-moi ton chemin, Seigneur, * conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent.

Ne me livre pas à la merci de l'adversaire : * contre moi se sont levés de faux témoins qui soufflent la violence.
Mais j'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. *

« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »"


Il chanta tout cela avant de gémir profondément d'une douleur immense qu'il ne sut contrôler. La tête haute, il n'avait pourtant réussi à empêcher deux petits points rouges de se former sous sa machoire.

S'il vous plait...s'il vous plait...pour l'amour de Dieu...laissez-moi...



©BOOGYLOU.



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MessageSujet: Re: Arcane Perfection. [-18] [Fini] Mar 3 Mar - 15:57


Arcane Perfection.

Le petit pasteur ne mit pas longtemps à répondre à sa requête qui tenait plus de l’ordre. Il se mit à fredonner un chant dont Remus reconnut presque immédiatement les paroles : le psaume 26. Il sourit doucement et continua de fumer sa cigarette en fermant les yeux, croisant les jambes, écoutant silencieusement le religieux chanter sa prière. Le cardinal ne le regardait pas, se laissant transporter par la voix de Jonathan et le calme de la salle de torture où régnait le plus profond des silences. Un gémissement vient déchirer ce calme quad le pasteur finit son récital. Remus ouvrit un œil, légèrement contrarié que cela soit déjà terminé. Enfin, après tout, sa victime avait dû chanter pendant cinq bonnes minutes… Mais cela n’était pas suffisant quand même. En revanche, il devait avouer que cet homme avait une voix parfaite pour fredonner ce genre de chants. Il se leva donc et applaudit avec force, un sourire aux lèvres qui lui donna un peu plus l’air d’un fou. Il posa sa cigarette et s’approcha du crucifié pour enlever la fourche de l’hérétique qu’il lui avait mise autour du cou quelques minutes plus tôt. Une telle voix, une telle prestation, méritait d’être un minimum récompensée.

- Bravo. Félicitations, vraiment. Tu as une voix magnifique, j’aurai bien aimé te faire chanter dans ma chorale.

Il le regarda avec un sourire, analysant son visage avec plus d’attention. Bien qu’il ait un peu prêt le même âge que lui, Jonathan possédait quelque chose de beaucoup plus enfantin sur le visage. Et ce quelque chose d’enfantin le fit sourire. Un sourire qui n’avait de bien rassurant si on se souciait de la santé mentale du cardinal. Il caressa doucement sa joue avec un sourire qui se voulait tendre. Il regarda ses yeux effrayés puis descendit à ses lèvres. Il passa ensuite une main dans ses cheveux, sans un mot. Il pouvait sentir la terreur dans les muscles du petit pasteur alors il lui gratouilla la joue, doucement avant de se rapprocher un peu plus de lui jusqu’à susurrer à son oreille.

- Pourquoi as-tu peur…? Tu n’as pas à avoir peur de moi, petit pasteur. Je ne te tuerai pas. Ce serait dommage de gâcher une telle voix.

Sans prévenir alors, il posa une main sur l’entrejambe de sa victime, son sourire se faisant beaucoup plus carnassier.

- Si tu te montres aussi docile que tout à l’heure, peut-être que je te libèrerai… Tu as bien vu…? Tu as chanté et je t’ai enlevé cette affreuse fourche.

Il passa deux doigts sur les entailles dans le cou de Jonathan. Ses lèvres étaient toujours étirées par la folie. Cette même folie qui brillait au fond de ses yeux. Il colla son front au sien et le fixa dans ses iris avec un regard des plus malsains, faisant volontairement frôlées ses lèvres aux siennes. Il raffermit ensuite doucement son emprise sur l’intimité du petit pasteur. Non, il ne le tuerait pas. Mais il allait jouer avec lui.

©BOOGYLOU.