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Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini]

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MessageSujet: Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini] Mar 21 Oct - 22:16


Mein Herz Brennt



Combien de temps j'avais erré dans les sombres couloir de ce manoir sans fin ? Plus aucune explication n'était à donner sur mes perditions. Mon corps avait fini tout aussi brisé que mon cerveau et plus rien ne l'alimenter autre que la folie. Marchant sans but ni aucun dans les effluves de ténèbres, je n'aspirai plus qu'à dormir pour ne plus jamais me réveiller. Quel autre but pouvait m'attendre à présent ? Felix était mort. Son corps trempait dans le sang, attendant d'être récupérer comme nourriture aux larves. Ceux-ci s'amuseront à sortir de ses orbites, faisant glicler ses yeux qui étaient autrefois si beaux. Tout cela à cause de mon assistant. Quel avait été les étranges pièces qui avaient conduit à ce puzzle démoniaque, je l'ignorai...en réalité, toute cette mise en scène semi-dramatique, aux allures de vaudeville mal dégrossi. Tout ceci ne semblait avoir rien de réel, juste une vaste fumisterie. Et j'en avais été la victime.

A présent, plus que jamais solitaire je mourrai petit à petit d'un feu inconnu au centre de mon cœur. Voilà peut-être une semaine que je n'ai pas vu un être vivant. La solitude me pèse et éclate mes os, rongeant mon énergie. Je ne suis plus qu'une larve. Une coquille vide sans plus aucun but. Même mes animaux ne peuvent soigner mes maux, je suis fini. Terminé, la page est bouclée. Que peut-il m'arriver de plus dans cet enfer ? Si seulement je pouvais partir. Pas de ce manoir, car je sais très bien que rien ne m'attends de plus dans le grand extérieur...non...partir dans mon sommeil. Disparaître d'un doux rêve où tout était plus simple, d'un rêve délicieux où je ne serai plus jamais seul. Montant jusqu'au grenier, je continuais de ressasser ce venin onctueux quand me vint une idée. Et si je pouvais sauter depuis le toit ? M'éclater au sol et terminer mes entrailles à la pierre ?

Soudain, m'arrachant à mes pensées amères, un craquement attira mes oreilles vers le ciel. L'espace de la seconde qui suivit, un homme traversa le plafond et tomba à mes pieds. J'eus un mouvement de recul, écarquillant les yeux de surprise. Il me semblait avoir déjà tout vu mais ça ? Ne sachant que faire sur le coup je le regarde, ses blessures, ses égratinures. Son sang qui coulait et les échardes sur ses membres. Sa peau, ses cheveux et ses yeux. J'observai tout ce qu'en lui formait un être identifiable et nouveau. Après fine observation, je devais me rendre à l'évidence : je ne le connaissais pas, mais c'était un sacré morceau. Réussir à survivre à une chute aussi forte, cela relevait du grand miracle. Avait-il eu la même idée que moi ? Sauter du toit ? Y avait-il en lui une âme aussi brisée que la mienne en laquelle je pourrais me confier ? Je m'agenouillai alors auprès de lui, agitant mes mains un peu dans tous les sens avec panique, ne sachant trop quoi faire...

Hé, non mais ne me regardez pas comme ça ! Je suis vétérinaire, pas médecin ! J'ai toujours su comment soigner les animaux, mais dès qu'il s'agissait d'êtres humains, je perdais le contrôle de moi-même et mes gestes devenaient tremblants. Mais il fallait que je fasse un effort pour cette fois. Passant une main sous sa tête, je la surélèva le plus calmement que je pus et fis :

Quel chute vous avez fait... ! Vous êtes encore en vie ? M'entendez-vous ?!

Bon sang...il semblait des plus mal en point. Qu'avais-je autour de moi pour tenter de le soigner un minimum ? Ah ! Ma chemise ! Je commençai donc à en déchirer une manche pour entourer le pauvre bras en sang du garçon. Il n'avait pas une bonne mine, mais je suppose que c'est normal.


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MessageSujet: Re: Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini] Mar 21 Oct - 23:22


Mein Herz Brennt



Mon corps entier me fait mal. Tous mes os me font mal. Et le sang, le sang fuit mes veines, fuit mes bras, je suis sûr qu'il me fuit moi, mais – mais j'en ai besoin, j'en ai besoin pour survivre, j'en ai besoin pour me relever. Je serre mes bras autour de ma poitrine comme si cela allait aider le sang si rouge à y rester, mais j'ai juste encore plus mal. Il y a quelque chose de brisé à l'intérieur de moi. Me relever. Je dois me relever. J'ai si mal... Mais je ne m'inquiète pas. Je ne vais pas mourir. Je suis venu ici pour quelque chose de très important, je ne peux pas mourir maintenant. Il faudrait que je me relève. Je suis juste un peu fatigué... Je vais juste garder les yeux sur ma lanterne jusqu'à ce que ça aille mieux. Peut-être que la douleur passerait plus vite si je comptais. Un... Deux...

Un homme entre précipitamment dans le cercle de lumière. Je lève un regard neutre vers lui – il m'a déconcentré. Il a l'air paniqué. Je suppose que la plupart des gens ne traversent pas le toit. C'est de ma faute, je n'avais qu'à penser à me munir d'une longueur de corde plus conséquente. Mais ce n'est pas grave, je ne vais pas mourir. Je voudrais le lui dire, et lui demander en même temps des nouvelles de Rose, mais ma voix meurt avant même de naître – lorsque je prends ma respiration, c'est comme si on me plantait un éclat de hêtre dans la poitrine, et mes mots se transforment en un faible gémissement. Ma vue se trouble alors qu'une des mains de l'homme se glisse sous ma nuque, frôlant mes cheveux blonds pour surélever ma tête. C'est un contact rassurant. Je ne peux pas dire que ça soulage vraiment la douleur – qui n'a pas l'air de vouloir disparaître, d'ailleurs – mais la personne que j'aime le plus au monde avait pris l'habitude de faire cela avec moi. Alors, d'une certaine façon, je me sens un peu mieux.

« Quel chute vous avez fait... ! Vous êtes encore en vie ? M'entendez-vous ?! »

Mes yeux brillent dans la pénombre éclairée simplement par la lueur faiblissante de la lanterne. Je voudrais lui répondre. Vraiment, je voudrais bien. Il a tellement l'air de s'inquiéter – pour rien, ce qui est pire. Mais je suis vraiment, vraiment fatigué. J'ai l'impression que ma voix ne s'élèvera jamais jusqu'à son oreille. Alors je tends lentement la main et, marquant sa chemise d'une empreinte sanglante, je m'agrippe au col de son vêtement pour l'attirer lentement, lentement vers moi. Je ne prête guère d'attention au fait qu'il soit en train de déchirer le tissu pour en faire un bandage pour mon bras – c'est un soin inutile, certes, mais je n'ai pas assez d'énergie pour avoir envie de le lui faire remarquer. Il doit être très fort – il me faut beaucoup plus de force pour l'approcher de moi qu'il n'aurait dû être nécessaire. Il a l'air très frêle, pourtant. Un petit air de squelette. Mais ce n'est pas grave. C'est peut-être encore la fatigue. Quand son visage anguleux n'est plus qu'a une jolie dizaine de centimètres de mes lèvres, je dis à la souffrance de se taire et murmure comme je le peux la seule phrase qui soit importante :

« Avez-vous... Vu... Ma petite sœur ?... »

Après cela, le monde se met à tourner. Je sens le plancher fondre sous mon dos. Je frissonne, et ouvre grands les yeux. Il ne faut pas que je dorme. Il ne faut pas. Je dois me relever, et aller chercher Rose. Mais je n'y arrive pas. Alors, comme je sens le bois et le néant se faire informes pour venir à bout de moi, je me recroqueville, et crispe un peu plus ma main autour du col de l'inconnu en priant pour qu'il ne s'éloigne pas. Il est vivant, il est vivant et sa présence me protégera.





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MessageSujet: Re: Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini] Mar 21 Oct - 23:51


Mein Herz Brennt



Il n'était pas si désagréable que cela à regarder, même avec tous les désagréments de sa chute. Les plaies rendaient à son corps une apparence si fragile et délicate qu'il me semblait pouvoir le briser en lui caressant l'échine. Une sensation des plus troublantes qui s'accentuaient alors que je tenais sa nuque entre ma main droite. Inconsciemment je commençai à faire pression sur son cuir chevelu, par des caresses qui étaient faite pour le calmer. J'ignorai si cela fonctionnait, mais au bout d'un moment, il ramena sa main jusqu'à ma chemise, laissant sur celle-ci une longue trace de sang. Ma bouche s'entrouvrit sans que je puisse trouver quoique ce soit à en redire. Il saignait bien plus que je ce que je pouvais imaginer au départ, il était ridicule de penser le laisser là. Mais comment faire pour le transporter d'un grenier jusqu'aux sous-sols du manoir afin de lui prodiguer tous les soins nécessaires ? Il fallait pourtant bien le faire à un moment ou un autre.

Pour le moment, je ne pouvais enlever mon regard de sa main qui lentement montait jusqu'à mon col de chemise pour me faire approcher de lui. Je fronçai les sourcils, l'incompréhension grimpant à mes joues d'une rougeur peu commune. Que faisait-il là ? Je n'avais pas même la force de reculer. Un être vivant, j'en rencontrai un pour la première fois depuis une éternité. Et bien qu'il soit bien mal en point, il était là. Près de moi, et c'était ce qui comptait plus que tout. Je ne le laisserais pas mourir. Il en était hors de question. Toi, tu resteras en vie. J'en fais le serment, même si je dois imaginer que tu es un chien pour pouvoir te soigner.

Mais ses lèvres quelque peu ensanglantés sur la surface inférieur s'approchaient de plus dangereusement des miennes. Qu'est-ce qu'il se passait ?! Il voulait faire quoi ex.act.ement là ? J'eus un mouvement de recul, mais il m'empoigna davantage et je ne pouvais m'éloigner de lui. En avais-je en réalité vraiment envie ? Voilà si longtemps qu'on ne s'était ainsi approché de moi. Je répandais la terreur autour de moi. Il fallait dire également que je m'y étais parfaitement bien appliqué, soignant la moindre parcelle de ma folie pour faire le plus possible parler de moi dans cet enfer. Mais lui, il me touchait sans aucune peur. Troublant jusqu'à la partie la plus glacée de mon corps. Ne me touche pas...tu ne sais pas ce que tu aurais le malheur de réveiller. Ne me touche pas. Lâche-moi. Non. En fait non, ne me lâche pas.

Votre sœur... ? Quel est son nom ?...

J'avalai ma salive avec un certain stress qui collait à ma peau comme un frisson mortel. Si féminine sœur il avait, j'espérai ne pas avoir précipiter sa mort. J'ai effectivement traversé une période quelque peu...phobique avec les femmes. Pour ne pas dire totalement inhumaine. Ma première rencontre avec mon assistant s'était fait pendant que j'écrasais le crâne d'une femme innocente et appeurée sous mon marteau. J'espère que cela vous donne une certaine idée de ce que j'étais capable de faire à l'époque. Tant d'horreurs que j'avais fait avec l'unique certitude de vouloir combler un vide. Un vide qu'un amour perdu avec creuser dans mon corps et qui avait fait de moi le pire des assassins. Saisissant son poignet, je voulais qu'il me lâche pour ne pas se faire plus mal qu'il n'avait déjà de douleurs. Caressant donc la peau de sa main blessée, je murmurai :

Doucement. Lâchez-moi, il ne faut pas faire de mouvements brusques. Essayez de ne pas bouger et surtout, dites moi où vous avez mal.



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MessageSujet: Re: Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini] Mer 22 Oct - 0:54


Mein Herz Brennt



Non, non, non. Je sens la pression de sa main sur mon poignet, je sens qu'il veut me rassurer en donnant à son geste l'aspect d'une caresse, mais non. Je ne peux pas, je ne veux pas, je refuse de le lâcher. J'entends les mots qui s'échappent de ses lèvres, je comprends le sens qu'il leur donne – mais non, non, non. Je ne peux pas le lâcher. Je ne peux pas rester sans bouger. Il ne voit pas – il ne comprends pas que ma sœur est en danger ? Je n'ai pas le temps de me reposer. Il n'a pas le temps de me soigner. Je défais pourtant légèrement mon emprise sur le col de sa chemise, mais uniquement pour mieux agripper son épaule. De ma main libre, je prends appui sur le plancher couvert d'un épais et duveteux tapis de poussière, et de mes maigres forces tâche de me surélever légèrement. C'est là le mieux que je puisse faire, pendant que je cherche à tirer quelques mots des pensées qui m'obsèdent. Et ces pensées n'ont qu'une image. Qu'une silhouette. Toujours – toujours la même.

« Rose... Elle... »

Ma phrase n'allait réellement nulle part, mais même si j'avais eu la moindre idée de comment la finir, je n'y serais pas parvenu. La noirceur me rattrape. Elle a pris la forme d'innocents nuages pour mieux nous tromper, moi et ma faiblesse, mais je vois très bien – oh, oui, tout à fait bien – où elle veut en venir. Elle commence par venir se nicher dans mes yeux, et le monde et les murs et cet homme se couvrent de taches sombres aux contours troubles. Je cligne plusieurs fois des yeux pour m'en débarrasser, tandis que je lutte contre un étrange sentiment de peur que je sens s'insinuer en moi avec bien trop de force. C'est incompréhensible – puisque je sais que je ne vais pas mourir. Mais mon corps ne le comprends pas. Mon corps a peur. Et la noirceur revient, plus forte encore, et je perds l'équilibre, et mon arête dorsale vient à nouveau cogner contre le plancher de bois, et vraiment, oui, là, vraiment, je commence moi aussi à avoir peur. J'ai du mal à le voir, lui. Il m'a demandé où j'avais mal, mais je ne sais pas où j'ai mal, enfin si – j'ai mal dans mon corps, mais la douleur est partout, elle est à l'intérieur de moi, je ne peux pas lui répondre. Et les ténèbres sont toujours là, elles rongent rongent mon champ de vision, et je ne sais pas ce qui s'est passé, j'ai fini par le lâcher, mais je n'avais pas voulu, je jure que je ne l'ai pas voulu. La panique me serre la gorge. J'ai peur. J'ai peur comme quand j'avais sept ans et que la chandelle s'éteignait et que Rose n'était pas là et que je me retrouvait seul. Je ne veux pas être tout seul. Je passe une main sur mes yeux grands ouverts mais il n'y a pas de voile à arracher. Des larmes perlent à mes paupières – peut-être qu'elles vont chasser le noir ? Mais non, non, non, elles roulent lentement le long de mes joues sans m'aider en rien. Alors – alors je n'ai plus qu'un seul secours. La peur cristallise mes forces et s'en sert pour renforcer ma voix, qu'elle fait plus forte et plus aiguë. J'espère au moins qu'il m'entendra – oh, s'il me laissait tout seul – cette seule idée fait encore ruisseler mes larmes.

« S'il vous plaît... Ne – je ne sais pas, je ne... Sais pas où j'ai mal, mais s'il vous plaît, s'il vous plaît ne me laissez pas dans le noir !... »







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MessageSujet: Re: Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini] Mer 22 Oct - 11:02


Mein Herz Brennt



Son contact me fascine dans tout  ce qu'il y a de plus étrange. Cette peau blanchâtre rayonne sous un soleil glacé. Je tiens doucement sa nuque pour tenter plus que tout de le calmer mais rien y fait. Ma propre peau est couvert d'un frisson que je ne saurai expliquer, tordant le moindre de mes soupirs, faisant peiner ma cage thoracique à s'ouvrir pour respirer. Je suis plus troublé que je n'aurai jamais osé le montrer, ce regard. Lumineux de par les éclats d'astres qui reflétaient ses larmes. Ces même gouttelettes qui me firent perdre le courant de ma pensée. Bon, essayons de réfléchir scientifiquement. Pour une fois. Regardons son corps, regardons ses bras dans un état bien pénible, sa chemise couverte de sang, ses jambes dont l'une formait un angle des plus sournois...non. Non en fait on ne va pas trop regarder son corps.

Il s'accroche davantage à mon col de chemise, me couvrant de son propre sang. Mais ce n'était pas ce qu'il y avait de plus terrible à vivre. Petite bestiole si...migonne ? On aurait dit un animal sauvage, à la crinière de lion, apeuré par quelques douleurs intérieurs. Il me supplie une Rose. Je me doute bien qu'il ne s'agit en aucun cas de la plante. Dans ma mémoire s'acharne alors la recherche d'une femme qui s'appelait de ce mot. Mais comment pourrai-je lui répondre en tout honnêteté ? Elle pouvait m'être totalement inconnue comme bien trop. Je n'ai jamais demandé leur nom aux femmes que j'ai torturé dans mon laboratoire. Aspirant à leurs longues chevelures les expériences les plus glauques et douloureuses que l'on pouvait espérer. J'approchai ma main de sa jambe en avalant ma salive pour reprendre une certaine contenance.

Chut...ne gaspillez pas votre énergie...

D'une main j'appuie sur ses épaules afin qu'il garde le contact avec le sol. Qu'il n'essaie pas de se faire plus mal. Je ne peux pas me déplacer trop loin, car sa main me maintient près de lui. Il me veut près de lui. Il ne veut pas que je l'abandonne. Son cœur au milieu d'un torrent de noirceur et de glace. Non, je ne t'abandonnerai pas dans cette sombre comédie burlesque que se trouvait être le manoir. Je ne te lâcherai pas au milieu des loups, sous la surface gluante d'une couverture poisseuse de sang. Ce n'est pas le futur que j'imagine pour toi. Lui souriant avec confiance, je jetai un regard autour de moi. Des caisses de bois me suppliaient presque de les briser. Ça tombe bien, voilà longtemps que je n'ai eu un accès de rage. Ne pouvant aller trop loin, j'articulai un coup de jambe dans la plus proche et récupéra une lamelle.

Je vais vous faire une attelle et vous porterez jusqu'à mon laboratoire...d'accord ? Là-bas je saurai vous soigner...

Durant toute cette opération, je m'étais tenu à ne jamais lâcher la nuque de cet homme dont au final j'ignorais le nom. Cela avait été la dernière de mes questions. Son allure de lion blessé, fragile...autant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Cette volonté de chercher quelqu'un qui lui était cher. Des échos qui me blessaient également. Doucement, je reposai sa tête contre le sol et lui fis une sorte de coussin, grâce à ma blouse de scientifique. Il pleure à présent, me déchirant de l'intérieur. Arrête de pleurer, petit chat...arrête...j'ose caresser ses cheveux avant de me rétracter. Non. Je m'applique alors à poser la lamelle à sa jambe et à l'entourer d'un cordage que j'aurai trouver non loin, à moins que je n'ai encore user de morceaux de chemise. Je ne sais pas, je ne sais plus. Mais ce n'est pas le plus important. Au moins il ne pourrait plus bouger sa jambe. Retournant à son visage, je le regarde avec inquiètude, puis tente de lui sourire avec...en fait je ne saurai pas décrire, juste un sourire sincère.

Je...je m'appelle Harry Downcry. Et vous ?


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MessageSujet: Re: Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini] Mer 22 Oct - 13:30


Mein Herz Brennt



Je sens que l'on s'affaire autour de ma jambe, que l'on appuie sur mes épaules pour les garder plaquées au sol. Je grogne de douleur alors que ma cheville se retrouve replacée dans l'axe qu'elle n'aurait jamais dû quitter, et lutte un instant, par réflexe, contre la force qui m'oblige à garder ma colonne vertébrale tout contre le parquet. Mais, finalement, je me laisse faire. Je souffre, et j'ai peur, et j'ai bien mieux à faire que m'occuper d'un homme qui essaie tant bien que mal, d'après ce qu'il me dit, de me soigner, de m'aider. Pendant qu'il me coince la jambe entre ce qui me semble être des planches, j'ai quelque chose à combattre. La noirceur. Car il ne comprends pas – il ne veux pas ou ne peux pas m'arracher à cette obscurité. Alors je respire, calmement, en tâchant d'ignorer que chaque inspiration me déchire la poitrine. J'ouvre grand les yeux dans les ténèbres et fixe le néant droit devant moi. Je dois l'ignorer. Je dois ignorer le noir. Un sourire effrayant étire mes lèvres dans la demi-obscurité. Il est tombé dans le piège. Le noir – le noir a cru que je ne le voyais pas. Que je ne faisais pas attention à lui. En doux filaments, petit à petit, il s'éloigne – me rendant la lumière en même temps que ma vision troublée.

Je peux alors détailler quelque peu le visage de mon interlocuteur. Pâle, inquiet, fatigué, troublé. C'est à peu près tout ce que je parviens à en tirer. Une peau très blanche, des cheveux très bruns, des yeux cernés, un air de mélancolie qui a quelque chose de charmant.

« Je...je m'appelle Harry Downcry. Et vous ? »

Je lève vers lui mes yeux clairs brouillés par la souffrance et l'épuisement. Harry... Downcry... D'accord. Mais il l'est pas la personne qui m'intéresse. Je n'ai pas le temps de m'occuper de lui – ni de moi, il faut que je parte chercher ma petite sœur. Elle n'est pas si solide que moi. J'ai peur qu'il lui soit arrivé du mal. Elle veut toujours aider les autres, ma petite sœur, mais les autres... Les autres, ne sont pas capables de l'aimer et de l'adorer comme je le fais. Il ne voient pas à quel point elle est importante. En rassemblant mes forces et prenant appui à la fois sur le plancher de bois et le genou de mon interlocuteur, je parviens à rouler plus ou moins sur moi-même avec un grognement d'effort et de douleur mêlés. De là, j'essaie vaguement de gagner une station plus verticale – mais avec l'une de mes jambes bloquées, cela semble presque impossible. Après quelques essais, je renonce. J'essuie mes larmes d'un revers de main ensanglanté avant de tendre une main vers l'inconnu – non, Harry – aux mains et aux mots rassurants, plantant mon regard métallique et fatigué dans le sien.

« Jules. Il faut que... Vous m'aider. Je vais chercher Rose. »






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MessageSujet: Re: Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini] Mer 22 Oct - 14:06


Mein Herz Brennt



Les sentiments qui se dégageaient de ce regard si clair. J'aurai aimé pouvoir en tenir la liste, mais il me semblait qu'elle aurait été bien trop longue pour être réellement écrite. Tant d'émotions qui semblaient danser dans ces iris pâles. Ce n'était pas désagréable de vouloir s'y perdre pendant des heures. Mais ce n'était actuellement pas des heures qu'il avait à porter de main. S'il restait ainsi, ce jeune homme ne ferait pas long feu dans la cage aux fauves. Ma trop profonde solitude depuis bien des semaines maintenant m'avait totalement arraché cette soif de violence qui coulait dans mes veines. Il n'y avait plus que la froideur d'un cœur qui n'existait plus. Cette rencontre allait-elle pouvoir le réveiller ? J'étais dans un tel état d'attente que n'importe quel signe aurait suffit à me redonner espoir. Il aurait suffit que je croise un papillon dans la serre pour me demander si cela n'était pas le début d'une ère nouvelle. Oui, j'étais devenu bien stupide. Enfin, je l'ai toujours été, mais disons que cela se montrait plus que d'habitude.

Je ferai de mon mieux pour vous aider...Jules.

Un prénom que je n'avais encore jamais entendu soi-dit en passant. Mais c'était à travers cette phrase que je pus distinguer un accent derrière les consonnes appuyés du jeune homme. Une mélodie qui se perdait dans la fatigue de l'être. Mon regard se perdit un peu partout, tant le stress s'infiltra dans mes veines. Que faire ? Je crains qu'il n'y eut plus grand chose à accomplir. Il fallait de ce pas le porter ailleurs, l'éloigner de ce lieu empli de poussière. Mon laboratoire ne vallait pas vraiment mieux depuis que David n'était plus là pour le nettoyer mais qu'importe ! Je ferai une exception ! Je l'allongerai sur la table. Passant une main fatiguée sur mon visage, je pris quelques secondes pour le regarder. Peut-être des secondes de trop mais il fallait faire le point dans cet esprit brisé qui était le mien. Rose. Non, ce prénom ne me disait vraiment rien. Si Jules était un calcul, voilà là une bien étrange inconnue qui se conduirait comme barrière au résultat. … Mais qu'est-ce que je raconte moi...j'ai du rester bien trop longtemps tout seul.

D'un bras je saisis l'arrière de ses épaules, faisant bien attention à ne pas blesser davantage l'arrière de sa tête si blessure il avait pu avoir. De l'autre, je pris l'arrière de ses genoux, tout en prenant cette fois attention à l'attelle. Tout ça allait être bien compliqué. Prenant alors une grande respiration, j'entrepris de le soulever. Mon souffle se court-circuita dans mes veines, me faisant tourner la tete. L'effort me brûla les muscles. Saignant ma force aux quatre veines, mon visage devint bientôt rouge. Il était tout de même bien lourd, ce petit bout de viande féline. Je fis quelques pas de recul et tomba contre un mur, Jules toujours dans mes bras. J'en eus même un petit rire :

Ne vous en faites pas. Je vais y arriver. Nous descendrons à mon laboratoire, je vous soignerai...comme je pourrai. Mais actuellement, vous ne pouvez espérer chercher quiconque.


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MessageSujet: Re: Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini] Mer 22 Oct - 14:46


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Je finis par admettre que je ne pourrais pas avancer. Pas tout de suite. Et pas tout seul. Je replie mes forces à l'intérieur de mon cœur et laisse l'homme entourer mes épaules et mes genoux de ses bras – puis tenter de me soulever. Il n'est pas si fort que cela, on dirait. Ses bras tremblent alors que je n'y suis que depuis quelques secondes. Je m'accroche quand même à ses épaules. Cette posture me fait mal. Mais tout, en ce moment, rend mon corps douloureux. Surtout l'extérieur. Mais l'intérieur de ma poitrine aussi. Et surtout l'intérieur de mon cœur. Je veux la retrouver je veux la retrouver je veux la retrouver. J'y pense comme si je risquais de l'oublier à tout jamais en en écartant mes pensées plus d'une seconde.

Finalement, nous n'allons pas très loin. L'homme-squelette s'écroule contre un mur et je le suis dans sa chute. Je lui lance un regard noir – il va y arriver ? Bien sûr que non. Et ce n'est pas comme ça qu'il va m'aider à retrouver ma sœur. Je me détache de lui et, en m'aidant du mur, finit par me retrouver debout, en appui sur mon seul pied valide. Cette nouvelle chute ne m'a pas fait beaucoup de bien, mais, au vu du nombre de chocs que j'ai reçus dernièrement, je ne fais plus trop la différence. La tête me tourne encore un peu, je ferme les yeux. Pas longtemps. Je ne veux pas me retrouver dans le noir. Pas encore.

Il y a des éclats de bois plantés dans mon bras. Ils me brûlent. Je les arrache avant de les laisser tomber au sol. Je plaque ensuite mes lèvres contre le filet de sirop rougeâtre et absorbe mon sang au goût de fer rouillé jusqu'à ce qu'il se montre plus timide dans son ruissellement. Je passe ensuite le bout de ma langue sur mes lèvres pour les nettoyer de ce rouge trop vivant et attrape l'épaule de Harry – sans perdre l'équilibre mais sans pouvoir le soulever du sol comme c'était mon intention première.

« Venez. »

Je ne marcherai pas tout seul. Mais, si cet être filiforme m'offrait un peu de sa carrure pour soutien, je pourrais peut-être parvenir à avancer. Même avec une jambe bloquée dans un étau de bois. Je soupire – et ma main libre se crispe par réflexe autour de mes côtes au supplice. Nous n'avons pas de temps à perdre. Il y a une jeune femme en danger de mort.







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MessageSujet: Re: Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini] Mer 22 Oct - 15:12


Mein Herz Brennt



Je me sens faible. Ignorant pendant combien de temps mon estomac n'avait tenu aucune nourriture en son ventre, c'était peut-être tout naturel que je ne parvienne pas à le soulever. Mais son regard noir me blesse. Je ne saurai l'expliquer, mais il me semblait l'avoir déçu. Cette inexplicable émotion qui s'échappait de ses yeux me fracturèrent les côtes, le cœur, les poumons. Toute cette mécanique inexcusable. Mon souffle se raréfia, malgré que Jules quitta mes bras pour tenter de tenir en équilibre sur mon épaule. C'était certainement la solution la plus raisonnable. Mais le souvenir de mon échec restait quand même dans mon esprit. Ce n'était rien au final. J'avais essayé, je n'avais pas réussi, tout simplement. Pourquoi se prendre la tête sur le sujet ? Mais j'en étais arrivé à un point où la moindre étincelle pouvait me rendre aussi heureux que malheureux. Les émotions se rendaient à l'extrême dans les tréfonds de mon corps. L'idée même de mettre...humilier, oui, ce serait le mot, devant lui. M'était inacceptable. Souriant de honte, je le tins d'un bras sous ses épaules, l'aidant du mieux que je le pouvais. Même en étant de meilleur santé physique il me semblait être bien plus ridicule que lui.

Je ne m'excusai pourtant pas d'avoir du lui faire un peu plus mal qu'avant de par mon choc contre le mur. Non mais. Il ne manquerait plus que cela. Comme si j'avais pris l'habitude de m'excuser. S'il y avait bien une chose qui n'avait pas changé de mon comportement désagréable, c'était bien celui-là. Le tenant contre moi, je pouvais sentir sa respiration lourde. Des tâches de sang revenaient se rajouter au précédente sur ma chemise, et j'avais complètement oublié ma blouse de scientifique dans un coin de la pièce. Qu'importe.

Avançons.

Ce fut d'une voix peut-être froide que je soupirai ce mot. Ma fierté avait été abîmé dans sa couverture de soie et je n'avais à présent qu'une envie, c'était de descendre, de l'allonger sur cette foutue table et de le faire taire une bonne fois pour toute. L'anesthésier serait un véritable délice. Au moins, il ne pourra plus se plaindre sans cesse de cette personne à chercher. J'étais bien là pour essayer de le sauver moi ? Nous descendîmes jusqu'au premier étage sans doute, quand j'en eus marre de le maintenir ainsi contre moi. J'avais peut-être échoué une première fois mais je ne le ferai pas une deuxième. Une certaine colère en moi me donnait l'adrénaline qu'il me fallait pour réussir. Hors de question que j'échoue. Pas une nouvele fois, pas encore. Non. D'un coup violent, je saisis ses genoux et le reportai comme la dernière fois. S'il s'avisait à chouiner, il verrait de quel bois je me chauffe.

C'est ridicule. Vous ne devriez pas marcher avec cette foutue jambe. Je préfère vous traîner comme ça jusqu'au sous-sol plutôt que de vous voir encore une fois faire l'enfant gâté.

Avais-je au moins conscience des conneries que je pouvais sortir à la seconde ?  Evidemment que non. Il m'insupportait à supplier sa sœur. Il s'en soucie bien plus même que de sa propre vie et je trouvais cela parfaitement ridicule. J'avais comme soudainement oublié que j'aurai fait pareil pour ceux que j'avais aimé, et que je faisais donc preuve de la plus empoisonnée des mauvaises foi. Je le tins donc comme cela jusqu'au laboratoire, serrant les dents pour ne pas faire ressentir la fatigue à mon nouveau patient.


©BOOGYLOU.



And I suppose in the end, they break my heart. All of us, no one is eternal. They love breaking me.
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MessageSujet: Re: Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini] Jeu 23 Oct - 12:36


Mein Herz Brennt



Je sens la glace nichée dans ses mots. Alors je me tais. Je me tais et j'avance – c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Mon bras droit s'est replié sur l'épaule de mon interlocuteur, mon coude reposant près de sa nuque. Et j'avance. En silence. En m'appuyant de ma main libre sur les murs et les rampes d'escalier. Je n'ai plus rien à dire, il y a trop de bruit dans ma tête. Il y a trop de voix qui me parlent de Rose. Elles veulent me tuer de culpabilité. Mais j'essaie de les chasser – de les tranquilliser. Ne se rendent-elles donc pas compte que je suis venu la chercher ? Mais... Mais si elle n'était pas là... Alors je ne saurais plus quoi faire, et je ne veux pas y penser. L'intérieur de ma tête pense pour moi.
Il me prend soudain dans ses bras, un bras glissé sous mes épaules et l'autre maintenant à nouveau mes genoux. Je ne fais aucun commentaire – après tout, il l'y a rien à dire. Je le sens plus noir que tout à l'heure, en colère, mais plus fort. Je n'ai pas peur de tomber, pas plus que je n'ai peur de lui – enfin, si, un peu, pas vraiment ? Ma respiration siffle légèrement entre mes dents. Mes côtes me font toujours mal.

« C'est ridicule. Vous ne devriez pas marcher avec cette foutue jambe. Je préfère vous traîner comme ça jusqu'au sous-sol plutôt que de vous voir encore une fois faire l'enfant gâté. »

Je plisse légèrement le front, avec un regard vaguement interrogateur. Je n'ai pas saisi son dernier mot – l'enfant quoi ? Mais ce n'est pas grave. Pas important. Cet homme est dans l'état de ceux qu'il ne faut pas contredire, pas reprendre. Il ne faut pas nier leur bruit, pas remettre en question leurs mots. De toute façon, ils m'ont toujours tous pris pour un enfant. Même Rose. Mais ce n'est pas grave non plus, je ne leur en veux pas. Ils ont peut-être raison - à dire encore et toujours que je ne suis pas comme j'aurais dû l'être. Au bout d'un moment, on finit par ne plus faire attention à leurs mots qui font mal - et en les ignorant on finit par ne plus se blesser à leur contact. Et puis, je suis toujours si fatigué... Je me contente de reposer ma tête près de son épaule en entourant son cou de mes bras. Et je reste un long moment silencieux. Je sens les forces qu'il brûle pour nous faire avancer tous les deux, mais je n'ai plus envie de protester. J'attrape juste, alors que nous continuons à descendre, quelques mots attrapés dans ses phrases, tout à l'heure.

« Au... Sous-sol ?... »

Cet endroit a l'air grand. Trop d'étages, trop d'escaliers. Comment est-ce que je vais pouvoir retrouver Rose là-dedans ? Il faut que je parte au plus vite. Mais... Pour le moment... Je voudrais juste... Un peu... Dormir.







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Mein Herz Brennt. [Downcry & Mr. Lefèbvre] [Fini]

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