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Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini]

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admin incompris et solitaire
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MessageSujet: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Dim 7 Sep - 15:04


Anguis In Herba



Voilà. Je pose le dernier coup d'aiguille sur la jambe de cet homme devant moi. Ses mains s'accrochent à ses attaches de cuirs, comme s'il cherchait à s'enfuir. Mais voilà maintenant que ses yeux tournent vers le ciel, cherchant l'oubli dans l'évanouissement, je le crains. Mais je n'en ai pas fini avec toi, très chère créature. Ce n'est pas la première fois que j'agis de la sorte, et ce ne sera certainement pas la dernière. J'ignore si j'ai oublié l'anesthésiant aujourd'hui sur la peau de ce pauvre homme. Peut-être que je me suis également trompée de jambe. C'est aussi possible, oui. Mais qu'importe, mon cœur emplit de glace n'a rien d'autre à souffrir que l'absence de hurlement.

Pourtant, j'ai agis de cette sorte envers lui. Dans sa bouche, une grosse boule rouge, capable de supporter les mâchoires les plus performantes, traînait entre ses dents. Attaché par une ceinture noire autour de sa tête, il ne pouvait plus crier, seulement gémir. Mais cela suffisait un tout petit peu à assouvir ma soif. Tandis que je terminai de couper le cordon maintenant la nageoire à sa jambe, je passa une main sur mon front humide. Nul doute qu'il faudrait que je termine rapidement. Les Brutes se font très nombreux en ce moment, à traîner dans les couloirs. Un autre n'allait pas tarder à arriver pour donner envoyer une victime paître jusqu'ici. D'ordinaire, c'était la cause des Gardiens, mais je connaissais nombre de Brutes portés par l'ennui qui viennent échouer à des tâches de Gardiens, pour le plaisir de voir d'autres personnes, en l'identité des Scientifiques.

Mais voyons bien, tout cela n'avait aucune importance. Du moins je l'espérais. J'avais quelques amis parmi les Brutes, des êtres qui appréciaient le jeu tout autant que moi. Une fois, l'une d'entre elle m'avait enfermé un homme dans la salle de torture. C'était très drôle. Très agréable aussi. Cela passait le temps. Je n'en pouvais plus d'être dans cette spirale infernale de souffrance, cette attente du sentiment qui ne reviendra plus jamais, de cette homme arrachée à mon cœur. D'un coup sec j'enlève la ficelle de l'aiguille et finis proprement mon ouvrage de couture. Plantant ensuite ce même outil dans la cuisse de ma victime, j'écoute paisiblement ses gémissements d'horreurs, de douleurs, de souffrances et d'errances arriver jusqu'à mes oreilles. Il n'y avait rien de mieux pour effacer ses propres démons. Faire jaillir de la bouche des autres ses terreurs personnelles. Afin de ne plus se sentir seul. Les faire hurler à la mort, pour entendre ses propres hurlements que jamais on ne poussera. Pour voir la mort des autres en face, savoir à quoi nous ressemblerons, quand nous mourrons.

Mais il me fallait aller vite. Une prochaine créature allait entrer dans ces lieux et tout devait être sensiblement prêt. Je déposa mon patient sur la table où d'ordinaire se posait les cadavres et l'emmena se repaître d'une ambiance chaleureuse dans une biomasse à l'atmosphère tempéré. Il faudrait à l'avenir que je demande plus de table roulante, si jamais je veux vraiment faire du bon travail et arrêter de tuer les gens. Enfin bon, celui-là était une exception. Il avait des jambes très musclés et j'étais persuadé que les améliorer avec des nageoires pourraient permettre d'en faire un hybride très précis dans ses déplacements dans les égoûts.

Entendant la nouvelle Brute arriver, j'arrangea mes cheveux dans un miroir. On ne savait jamais quelle victime ils pouvaient apporter. Et si cette fois, c'était Felix ?


©BOOGYLOU.



And I suppose in the end, they break my heart. All of us, no one is eternal. They love breaking me.


Dernière édition par Harry J. Downcry le Mer 22 Oct - 11:35, édité 1 fois
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admin pieux mais peu catholique
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MessageSujet: Re: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Dim 7 Sep - 23:02


Anguis In Herba

Remus entra dans le laboratoire sans plus de manière que cela. Il ignorait à quel Scientifique appartenait l’endroit mais à vrai dire, il s’en moquait éperdument. Il tirait sa victime par un bras avec un visage qui ne semblait absolument pas concerné par son prisonnier. Il avait ingérer un poison de sa propre création à sa proie et celle-ci y avait plutôt mal réagi. En effet, tous les vaisseaux sanguins de ses yeux ont tous été rompus par le venin, ce qui avait créé une énorme hémorragie. Le prisonnier laissait donc deux fines marques rouges derrière lui depuis son cachot. Remus ne saurait dire s’il était mort ou juste inconscient. En tout cas, il était probablement aveugle. Mmh. Tant pis. Son poison fonctionnait, c’était tout ce qui importait. Il descendit donc les marches de l’endroit et analysa alors le Scientifique devant lui. Un homme maigre au visage fermé. Il devait à peine avoir la trentaine et il paraissait tout de même plus vieux. Quoiqu’il en soit, tout en le regardant froidement dans ses yeux noisette, il traîna le prisonnier entre lui et son interlocuteur. Il lâcha le bras du mutilé et sortit une cigarette qu’il inséra dans son fume-cigarette. Il l’alluma et la tira. Il jeta un coup d’œil au prisonnier à leurs pieds qui n’était apparemment pas tout à fait mort puisqu’il commença à gigoter.

- Vous avez carte blanche avec lui. Il ne me sert plus à rien. Il ne crie même plus.

Il se détourna légèrement du Scientifique et regarda les traces de sang sur le sol laissés par les yeux à moitié explosés de sa victime. Il tira à nouveau sur sa cigarette pour relâcher sa fumée par sa bouche entrouverte. Il regarda l’endroit dans lequel il avait atterrit. Il commença à faire le tour du laboratoire, oubliant totalement les deux types dans son dos. Il se mit à longer afin de regarder les étagères ainsi que les objets qui y étaient entreposés. Elles étaient principalement remplies de flacons tous plus étranges les uns que les autres. Certains contenaient des morceaux humains ou animaux d’autres, des plantes, des liquides, etc. Il vit une porte un peu plus loin, derrière le Scientifique et s’en approcha sans demander l’avis du propriétaire. Il l’ouvrit et eut droit à un endroit assez intéressant. Il y semblait y avoir une vraie jungle là-dedans, faune et flore allant ensemble. Intrigué, il referma la porte et se tourna vers le Scientifique. Il se rappela que Rockwood lui avait parlé d’un homme dans le Manoir qui était un ancien vétérinaire compétent et qui essayait de croiser l’homme avec l’animal. Un sourire se dessina sur ses lèvres de Remus tandis qu’il relâcha la fumée de sa cigarette.

- C’est vous, Harry Downcry ? Parce que Mr Rockwood n’est pas très satisfait de votre travail pour l’instant. Vous avez le taux de décès le plus élevé des Scientifiques. Vous n’êtes pas une Brute. Ce n’est pas à vous de tuer les gens. C’est à nous.

Il marqua une pause pour tirer sur sa cigarette.

- Il vous propose un assistant pour que vous cessiez de gaspiller des amnésiques ainsi.

Il sourit et souffla sa fumée dans le nez du vétérinaire. Une idée lui vint alors en tête. Cet homme possédait sûrement des serpents et autres araignées venimeuses. Il pourrait sûrement en tirer parti pour ses poisons.

- Quant à moi, je vais vous demander une faveur. Je veux du venin de chaque serpent, de chaque araignée, de chaque scorpion et de chaque grenouille que vous avez avec une étiquette sur les fioles pour savoir de quelle espèce le poison provient. Et si vous ne faites pas ce que je viens de dire, que ce soit pour moi ou pour Mr Rockwood…

Son sourire s’agrandit et son regard descendit vers le prisonnier toujours gémissant et au sol, espérant que les yeux de Downcry aient suivi les siens. Remus posa son pied sur le visage ensanglanté de l’amnésique et laissa tomber tout son poids sur ledit pied, une partie de la plante étant posée sur ses orbites. L’homme se remit à crier tandis que le sourire de la Brute s’agrandit. Il se remit à regarder le Scientifique dans les yeux.

- Et encore j’ai été gentil avec lui. Mais je pense que vous avez saisi l’idée.

Il lui donna une ou deux tapettes sur la joue, un sourire malsain sur ses lèvres, ne retirant pas son pied.

- Vous êtes quelqu’un d’intelligent après tout, non ? Je vous fais confiance. Ne contrariez pas plus Jeremiah.

©BOOGYLOU.