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Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini]

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MessageSujet: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Dim 7 Sep - 15:04


Anguis In Herba



Voilà. Je pose le dernier coup d'aiguille sur la jambe de cet homme devant moi. Ses mains s'accrochent à ses attaches de cuirs, comme s'il cherchait à s'enfuir. Mais voilà maintenant que ses yeux tournent vers le ciel, cherchant l'oubli dans l'évanouissement, je le crains. Mais je n'en ai pas fini avec toi, très chère créature. Ce n'est pas la première fois que j'agis de la sorte, et ce ne sera certainement pas la dernière. J'ignore si j'ai oublié l'anesthésiant aujourd'hui sur la peau de ce pauvre homme. Peut-être que je me suis également trompée de jambe. C'est aussi possible, oui. Mais qu'importe, mon cœur emplit de glace n'a rien d'autre à souffrir que l'absence de hurlement.

Pourtant, j'ai agis de cette sorte envers lui. Dans sa bouche, une grosse boule rouge, capable de supporter les mâchoires les plus performantes, traînait entre ses dents. Attaché par une ceinture noire autour de sa tête, il ne pouvait plus crier, seulement gémir. Mais cela suffisait un tout petit peu à assouvir ma soif. Tandis que je terminai de couper le cordon maintenant la nageoire à sa jambe, je passa une main sur mon front humide. Nul doute qu'il faudrait que je termine rapidement. Les Brutes se font très nombreux en ce moment, à traîner dans les couloirs. Un autre n'allait pas tarder à arriver pour donner envoyer une victime paître jusqu'ici. D'ordinaire, c'était la cause des Gardiens, mais je connaissais nombre de Brutes portés par l'ennui qui viennent échouer à des tâches de Gardiens, pour le plaisir de voir d'autres personnes, en l'identité des Scientifiques.

Mais voyons bien, tout cela n'avait aucune importance. Du moins je l'espérais. J'avais quelques amis parmi les Brutes, des êtres qui appréciaient le jeu tout autant que moi. Une fois, l'une d'entre elle m'avait enfermé un homme dans la salle de torture. C'était très drôle. Très agréable aussi. Cela passait le temps. Je n'en pouvais plus d'être dans cette spirale infernale de souffrance, cette attente du sentiment qui ne reviendra plus jamais, de cette homme arrachée à mon cœur. D'un coup sec j'enlève la ficelle de l'aiguille et finis proprement mon ouvrage de couture. Plantant ensuite ce même outil dans la cuisse de ma victime, j'écoute paisiblement ses gémissements d'horreurs, de douleurs, de souffrances et d'errances arriver jusqu'à mes oreilles. Il n'y avait rien de mieux pour effacer ses propres démons. Faire jaillir de la bouche des autres ses terreurs personnelles. Afin de ne plus se sentir seul. Les faire hurler à la mort, pour entendre ses propres hurlements que jamais on ne poussera. Pour voir la mort des autres en face, savoir à quoi nous ressemblerons, quand nous mourrons.

Mais il me fallait aller vite. Une prochaine créature allait entrer dans ces lieux et tout devait être sensiblement prêt. Je déposa mon patient sur la table où d'ordinaire se posait les cadavres et l'emmena se repaître d'une ambiance chaleureuse dans une biomasse à l'atmosphère tempéré. Il faudrait à l'avenir que je demande plus de table roulante, si jamais je veux vraiment faire du bon travail et arrêter de tuer les gens. Enfin bon, celui-là était une exception. Il avait des jambes très musclés et j'étais persuadé que les améliorer avec des nageoires pourraient permettre d'en faire un hybride très précis dans ses déplacements dans les égoûts.

Entendant la nouvelle Brute arriver, j'arrangea mes cheveux dans un miroir. On ne savait jamais quelle victime ils pouvaient apporter. Et si cette fois, c'était Felix ?


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Dernière édition par Harry J. Downcry le Mer 22 Oct - 11:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Dim 7 Sep - 23:02


Anguis In Herba

Remus entra dans le laboratoire sans plus de manière que cela. Il ignorait à quel Scientifique appartenait l’endroit mais à vrai dire, il s’en moquait éperdument. Il tirait sa victime par un bras avec un visage qui ne semblait absolument pas concerné par son prisonnier. Il avait ingérer un poison de sa propre création à sa proie et celle-ci y avait plutôt mal réagi. En effet, tous les vaisseaux sanguins de ses yeux ont tous été rompus par le venin, ce qui avait créé une énorme hémorragie. Le prisonnier laissait donc deux fines marques rouges derrière lui depuis son cachot. Remus ne saurait dire s’il était mort ou juste inconscient. En tout cas, il était probablement aveugle. Mmh. Tant pis. Son poison fonctionnait, c’était tout ce qui importait. Il descendit donc les marches de l’endroit et analysa alors le Scientifique devant lui. Un homme maigre au visage fermé. Il devait à peine avoir la trentaine et il paraissait tout de même plus vieux. Quoiqu’il en soit, tout en le regardant froidement dans ses yeux noisette, il traîna le prisonnier entre lui et son interlocuteur. Il lâcha le bras du mutilé et sortit une cigarette qu’il inséra dans son fume-cigarette. Il l’alluma et la tira. Il jeta un coup d’œil au prisonnier à leurs pieds qui n’était apparemment pas tout à fait mort puisqu’il commença à gigoter.

- Vous avez carte blanche avec lui. Il ne me sert plus à rien. Il ne crie même plus.

Il se détourna légèrement du Scientifique et regarda les traces de sang sur le sol laissés par les yeux à moitié explosés de sa victime. Il tira à nouveau sur sa cigarette pour relâcher sa fumée par sa bouche entrouverte. Il regarda l’endroit dans lequel il avait atterrit. Il commença à faire le tour du laboratoire, oubliant totalement les deux types dans son dos. Il se mit à longer afin de regarder les étagères ainsi que les objets qui y étaient entreposés. Elles étaient principalement remplies de flacons tous plus étranges les uns que les autres. Certains contenaient des morceaux humains ou animaux d’autres, des plantes, des liquides, etc. Il vit une porte un peu plus loin, derrière le Scientifique et s’en approcha sans demander l’avis du propriétaire. Il l’ouvrit et eut droit à un endroit assez intéressant. Il y semblait y avoir une vraie jungle là-dedans, faune et flore allant ensemble. Intrigué, il referma la porte et se tourna vers le Scientifique. Il se rappela que Rockwood lui avait parlé d’un homme dans le Manoir qui était un ancien vétérinaire compétent et qui essayait de croiser l’homme avec l’animal. Un sourire se dessina sur ses lèvres de Remus tandis qu’il relâcha la fumée de sa cigarette.

- C’est vous, Harry Downcry ? Parce que Mr Rockwood n’est pas très satisfait de votre travail pour l’instant. Vous avez le taux de décès le plus élevé des Scientifiques. Vous n’êtes pas une Brute. Ce n’est pas à vous de tuer les gens. C’est à nous.

Il marqua une pause pour tirer sur sa cigarette.

- Il vous propose un assistant pour que vous cessiez de gaspiller des amnésiques ainsi.

Il sourit et souffla sa fumée dans le nez du vétérinaire. Une idée lui vint alors en tête. Cet homme possédait sûrement des serpents et autres araignées venimeuses. Il pourrait sûrement en tirer parti pour ses poisons.

- Quant à moi, je vais vous demander une faveur. Je veux du venin de chaque serpent, de chaque araignée, de chaque scorpion et de chaque grenouille que vous avez avec une étiquette sur les fioles pour savoir de quelle espèce le poison provient. Et si vous ne faites pas ce que je viens de dire, que ce soit pour moi ou pour Mr Rockwood…

Son sourire s’agrandit et son regard descendit vers le prisonnier toujours gémissant et au sol, espérant que les yeux de Downcry aient suivi les siens. Remus posa son pied sur le visage ensanglanté de l’amnésique et laissa tomber tout son poids sur ledit pied, une partie de la plante étant posée sur ses orbites. L’homme se remit à crier tandis que le sourire de la Brute s’agrandit. Il se remit à regarder le Scientifique dans les yeux.

- Et encore j’ai été gentil avec lui. Mais je pense que vous avez saisi l’idée.

Il lui donna une ou deux tapettes sur la joue, un sourire malsain sur ses lèvres, ne retirant pas son pied.

- Vous êtes quelqu’un d’intelligent après tout, non ? Je vous fais confiance. Ne contrariez pas plus Jeremiah.

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MessageSujet: Re: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Lun 8 Sep - 15:43


Anguis In Herba



La patience n'avait jamais réellement été mon fort, quand bien même j'avais été capable d'attendre environ une dizaine d'année avant de pouvoir retrouver les bras de mon premier véritable amour. A présent je me mentais, je me recherchais dans une vérité qui n'était au final peut-être pas la mienne, je l'ignorai. Mais ce fut avec une lassitude extrême que je vis entrer dans mon laboratoire un homme sans gêne, au style si anglais de noblesse que j'en fus presque pas supris. Après tout, il y avait deux catégories dans les Brutes : les Nobles, ou les Cruels. Cet homme pouvait même être les deux. Beaucoup se trouvaient être les deux.

D'un sourcil haussé, je l'observai traîner jusqu'à moi une créature qui n'avait d'humain plus que la structure extérieur. Soupirant doucement, mon cerveau commença à tourner en pein régime pour savoir ce que j'allais faire de cette chose dégoûlinante de sang ? Allait-on pouvoir l'arranger réellement ? Ses yeux pourraient être remplacé par des yeux de poissons, cela ne devrait pas être dérangeant. Ou alors des yeux de chat. Oui, ça c'est une bonne idée ! Cela lui permettrait d'avoir une meilleure vision, assurément. Peut-être également de lui fournir une plus grande liberté dans cet univers de folie.

La Brute passe autour de moi comme s'il était maître en ces lieux. Je ne bouge pas et continue d'observer l'homme en serrant les dents sauvagement. De toute façon, je n'avais pas mon mot à dire. Pas pour l'instant. Mais il était clair que je devais imposer ma cruauté pour me faire respecter par cet être. Je connaissais déjà la chanson. De nombreuses fois déjà j'avais du faire preuve de mes talents pour avoir la reconnaissance de ces pairs. Ils étaient si prétentieux la plupart du temps, mais j'en connaissais à présent deux ou trois qui me mangeaient dans la main. Il me suffisait de m'y reprendre une nouvelle fois. La Brute ouvrit la porte d'une de mes biomasses, et un ricanement s'échappa de mes lèvres.

De toute façon, il ne serait pas capable de tenir un endroit comme ça. L'intelligence de ce genre de créature ne devait pas s'élever très haut. Je voulus prendre le « patient » par  le col de son dernier vêtement, mais la Brute revint pour poser son pied sur l'homme et le torturer davantage. Son hurlement me fit crisser des dents. Je ne supportais pas entendre ces cris quand ce n'était pas moi qui le faisait. JE devais le faire. Jetant un regard noir à la Brute, je ne pouvais cependant en attendre moins d'un homme qui devait survivre aux crochets de Rockwood en tuant les déchets de ce manoir. Ceux qui avaient échoué aux tests ou ce qui avaient tout simplement marché sur le pied d'une Brute. Je restai parfaitement silencieux, me mordant jusqu'au sang la langue pour ne pas avoir à répondre à la gueule de ce petit con. Faisant craquer mon cou, mon visage se ferme davantage et j'ai comme une douce haine qui remonte en moi. Non seulement tu  m'as apporté le faux espoir d'être avec Felix mais maintenant tu vas me faire chier ? Il s'amuse à me taper sur les joues.

Ce n'est pas que je n'ai pas envie de coopérer avec lui. Les tests qu'il fera des venins et autres poisons pourraient être une bonne chose à apprendre pour les retransposer sur les patients. Mais coopérer de cette façon m'était insupportable. Je n'étais pas le sous-fifre de quelqu'un. Je n'étais le sous-fifre de personne. Et certainement pas de lui. Un assistant ? Qu'il vienne, je n'en ai que faire. De toute façon, ce sera moi le maître, il fera ce que je lui dirai de faire. Nul chance qu'il vienne m'empêcher de commettre mes petits plaisirs. De mon regard le plus fixe et terrifiant, je lui asséna clairement, tout en articulant :

Lâchez cet bout de viande.

Avant de tirer sur sa chemise et le faire glisser du pied de la Brute. Il pleurnichait encore et toujours mais semblait absolument impossible de le soulever pour le faire tenir sur ses jambes. Avec un accès de rage, je le soulève brutalement et le pose sans concessions sur la table d'opération, le faisant hurler davantage. Il doit avoir quelque chose de casser en prime. Décidément...je ne suis pas doué pour réparer les humains moi, ils font chier à me passer que des victimes déjà brisés. C'est ce que j'aimais faire moi, les briser. Pour qu'ils finissent par me ressembler. Je prends une lame non loin de la table et m'amuse à déchirer la chemise déjà bien mal en point. Il continue de hurler, je l'attache. Au moins il ne s'échappera pas. En silence, je souris de sa souffrance mais ses pleurnichements commencent à me taper sur le système. Sachant qu'il avait déjà été torturé par l'autre abruti avec la barbe, j'avais l'impression de passer après. De ramasser les restes. D'un geste ragueur, je finis par lui planter le couteau dans la cuisse.

TU VAS PAS BIENTOT LA FERMER TA GRANDE GUEULE PUTAIN ?!

Impossible de rester tranquille dans ce laboratoire. Soupirant et passant une main sur mon visage, je termine de regarder la Brute.

Vous voulez vos venins et autres ? Très bien. Vous n'aurez qu'à revenir ici. Mais ne croyez pas que vous aurez ma sympathie. Je ne suis le chien de personne.

Retirant le couteau de sa première cuisse, je plantai le même dans sa deuxième. Tournant la lame dans la plaie pour mieux l'entendre hurler, bien que je souhaite son silence. Je sentis la colère bouillonner en moi.

Vous voulez vraiment que je répare une merde pareille ? Ah bah bravo, merci beaucoup.

Sortant mon fouet, je l'élançai à travers la pièce pour récupérer une fiole, la relançant dans ma main pour aussitôt l'ouvrir sur les plaies de la créature. Le liquide brûla les plaies, les assécha avec une violence innée, si bien qu'on entendant le crépitement des flammes minuscules au milieu des hurlements.


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MessageSujet: Re: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Lun 8 Sep - 22:43


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Remus regarda le Scientifique agir en silence, une grande curiosité dans le regard. Downcry semblait déjà complètement à bout, au plus grand plaisir de la Brute qui finit par enlever son pied de la victime qui continuait d’exprimer sa souffrance. Le vétérinaire attacha alors le prisonnier sur la table d’opération, toujours sous le regard intrigué de l’Italien. Il prit alors un couteau et le planta dans la cuisse de la victime avant de lui crier dessus, l’ordonnant de se taire. Remus, surpris, arqua un sourcil. C’était une manière étrange que de dire à sa proie de se taire tout en la torturant. Soit, il était inconscient, soit c’était du génie. Un sadisme au plus haut point. Mais il ne souriait pas. C’était donc une idiotie. Il prétendit alors être le chien de personne, ce à quoi Remus répondit par un grand sourire. Il était un Scientifique, donc le chien des Brutes et surtout, de Rockwood. Downcry planta son couteau dans la deuxième cuisse de l’aveugle pour mieux faire crier celui-ci. Tout en tirant sur sa cigarette, Remus baissa les yeux vers la lame du couteau qui venait probablement de sectionner l’artère fémorale du pauvre homme. Puis, il se plaint que ses supérieurs lui refilaient de la merde à réparer. La Brute arqua les sourcils, un sourire amusé se dessinant progressivement sur ses lèvres avant de ricaner, sidéré.

- Oh, je m’excuse sincèrement pour ce que j’ai dit ! Vous n’êtes pas intelligent, mais complètement con ! Je ne vous ai pas demandé de le réparer ! Carte blanche, vous connaissez ? Mais en même temps, je vous ai dit d’arrêter de gaspiller des pensionnaires.

Son visage s’était fermé brusquement, l’air soudainement sombre. Il coinça son fume-cigarette entre ses dents avant de saisir brutalement Harry par le col et de le coller violemment contre la porte qui menait aux écosystèmes, relâchant sa fumée sur sa figure au passage.

- Rockwood vous a dit d’arrêter d’essayer de vous appliquer un peu plus à conserver la vie de vos patients.

Il retira son fume-cigarette d’entre ses lèvres pour pointer la table d’opération avec sa fumée.

- Ce n’est pas en lui tranchant les deux artères fémorales que ça va arriver. Je suis encore moins médecin que vous et pourtant, je le sais. Comment allez-vous expliquer ça à Rockwood, mmh ? Parce que, peut-être avez-vous la mémoire courte mais vous êtes son chien, son larbin. Tout le monde est le chien de Jeremiah et ce n’est pas vous, avec votre orgueil mal placé, qui serez l’exception.

Il remit sa cigarette dans sa bouche pour se libérer la main droite qui se saisit d’un petit marteau qui trainait. Il posa la masse en fonte froide de l’outil sur la tempe du Scientifique avant de reprendre.

- Vous allez donc rester tranquille et faire du bon boulot ou je n’hésiterai pas à vous broyez le crâne. Et c’est vous qui crierez.

Tout en fixant Downcry dans les yeux, il retira son marteau de sa tempe pour l’abattre avec force sur le tibia de la victime qui émit un horrible craquement, le faisant hurler encore plus. Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres tandis que ses doigts lâchèrent le manche de l’outil, sans retirer son regard de celui du Scientifique. C’est alors qu’il y vit une lueur familière. Il n’avait pourtant jamais cette paire d’yeux auparavant mais la façon dont elle le regardait (si on enlevait la haine, la colère et le mépris), il la connaissait. Oh, il ne la connaissait que trop bien. Il avait la même. Celle de la blessure enfouie qu’on dissimulait sous un masque. Mais les yeux ne mentaient jamais. Remus le regarda bien différemment à présent. Il était… perturbé. Il relâcha son emprise sur le Scientifique, incapable de penser, repensant à sa propre blessure. Il regarda sa main gauche, celle qui avait maintenu Downcry contre le mur. La paume et le dos de ladite main était, comme la droite, marqués par une cicatrice circulaire et relativement large. Aux alentours de deux centimètres de diamètre. Il referma la paume comme pour emprisonner la douleur à l’intérieur et l’oublier. Il releva la tête, effaça son air hébété et reprit une position sérieuse en s’éclaircissant la gorge. Il le regarda de nouveau avec un air interdit et impassible, ne sachant quoi dire ni quoi faire. Il vit le fouet dans la main de Downcry et la victime qui criait toujours à cause de sa jambe cassée, ses cuisses mutilées et brûlées et ses yeux explosés. Encore à moitié perdu dans ses pensées, il vit un signe de la main pour l’inciter à continuer.

- Je vous en prie, faites donc. Rockwood n’en saura rien.

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MessageSujet: Re: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Sam 13 Sep - 19:50


Anguis In Herba



La Brute ne comprenait rien. Il ne comprendrait certainement jamais et je m'en foutais complètement. Après tout, son opinion n'allait rien changer en mes actes. Il m'ordonnait de faire plus attention ? Qu'il aille se faire foutre. Oh oui. Qu'il aille bien se faire foutre, ce que je fais ne regarde que moi. Je ne voulais pas de son amitié au fond, il n'allait certainement pas me la donner de toute façon. Pas alors que je viens ouvertement de me foutre de tous les ordres qu'il vient de me donner concernant Rockwood. Que Rockwood aille se faire foutre aussi. Aller tous crever la bouche ouverte, que des larves noires sortent de vos orbites sans que rien ne puisse jamais être arracher. Vous serez condamné à voir votre propre décadence dans les horreurs que vous commettez. Moi le premier. J'eus un rire bien sadique, un rictus plus qu'un véritable sourire, tout cela pendant qu'il commençait à me faire un long discours sur le fait que je n'étais qu'un con. Vas-y traite moi de tout ce que tu veux, on m'a bien assez fait de mal dans ma vie pour que je ne ressente plus rien d'autre que de la haine. Je ne sais même pas comment tu t'appelles. Je ne sais pas comment l'homme à côté de moi s'appelle, celui que tu viens de m'apporter avec tes airs suffisants.

Il me prends par le col et me plaque contre un mur, approchant son haleine d'enfoiré près de moi. Osant me toucher de ses mains qui puent les ordres, je fronce les sourcils et le regarde avec toute la haine que je peux pourvoir dans mon cœur. Lui faire peur. Je dois lui faire un effet pour qu'il me lâche et accepte de ne pas me tenir pour chien. Car plutôt mourir que d'être sous le joug d'une Brute. Bien que je sâche qu'ils ont tout pouvoir sur moi. C'est pourquoi en cette seconde, je fais de mon mieux pour retranscrire toutes les émotions de mon âme en haine. Tous mes souvenirs y passent. La mort d'Aloïs. Felix. Les abandons. Felix. Les traitrîses. Toujours. Des larmes manquent de couler sous la pression de cette lame d'argent qui me lacère le cœur. Mais j'arrive à les arrêter à temps. Hors de question que je me montre dans le plus simple appareil devant cet homme, dans la plus délicate des démonstrations de tristesse. En plus il fume et sa cigarette me fait l'effet d'une envie de vomir absolument incroyable. Ma gorge pique et je me sens sur le point de lui cracher à la gueule, tellement la douleur de ma trachée m'insupporte. Hors de questions que je sois l'homme qui sera abattu. Mais un long silence passa alors entre nous, il m'observa de son regard d'une méchanceté que je n'avais jamais autrement vu que dans le reflet de mon miroir. Je ne sursauta à peine lorsqu'il frappa le tibia de mon « patient » avec son marteau. Il me dit alors que Rockwood n'en saura rien.

Je souris doucement, l'écartant très légèrement pour faire claquer mon fouet sur sa peau de marbre sali de toute sorte. Il n'est plus marbre, il est brique. Mon esprit se démultiplie, s'écartant des miettes acheminant vers la raison, devenant membrane d'araignée. Il disparaît et mon corps soupire d'être en vie. Il veut arracher la vie. Ma main glisse le long de mon fouet qui tombe au sol tandis que mon visage est fixe, haineux. J'ai envie de hurler. J'ai tellement envie d'hurler. Continuellement. Retourner dans le passé. Agir autrement, n'importe comment, mais ne pas terminer ainsi. Je fais les cent pas dans mon laboratoire. Ma tête vrille, mes yeux se ferment ou se froncent. Meure. Meure. Disparait. Qu'est-ce que tu fous encore là ? Petit victime de merde, tu ne mérites rien d'autres que la mort. J'attrape un entonnoir non loin de là et l'enfonce dans la gueule de cet homme avant de lui jeter des monceaux de tripailles dégueulasses que j'ai récupéré dans le plus sombre des intestins d'animaux. La victime peine à respirer mais je lui fous une grande baffe dans sa gueule, histoire qu'il recrache un peu de sa merde et puisse ouvrir à nouveau la bouche. Je m'approche à son oreille et susurre des saloperies à son oreille. Tu sais que je peux te faire du mal. Tu pourrais mourir dans ton propre vomi tant je te dégoûterai. Je pourrai tremper ma bite dans ta bouche et couvrir tes yeux de sperme, peut-être que ça te soulagera ? Ne rêve pas, je ne te sauverai pas. Personne ne peut te sauver, tu es fini, tu es mort. Ton corps n'est plus qu'un lambeau, qu'un lambeau de viande. Je prends un doux couteau à la lame délicate et le passe sans autre préambule sur les vêtements de l'être afin de le déshabiller. J'approche l'instrument de sa queue et la fend en deux. SON HURLEMENT ME FAIT TELLEMENT DE BIEN ! IL EST L'ECHO DE MA PROPRE VOIX QUI SE MEURT. SES LARMES SONT LES MIENNES MAIS SA DOULEUR NE SERA JAMAIS AUSSI FORTE QUE LA MIENNE.

Mon regard se fait meurtrier, mes lèvres se lèvent jusqu'à mes oreilles mais aucune joie ne restreint mon cœur, ce n'est qu'une façade. Qu'il souffre. Je regarde la Brute avec ce même air. Je ne sais pas quoi répondre, jamais encore quelqu'un ne m'avait observé dans ma plus tendre folie. Jamais quelqu'un ne m'avait entendu chuchoter ma détresse dans des mots de haines. Jamais personne. Je le fixe comme s'il allait être ma prochaine victime. Mais je me redresse et accroche deux tendons de fer à chacun de ses yeux, les perçant. J'en mets deux autres sur les côtés de sa bouche. Les hurlements ne cessent pas, ils ne font qu'augmenter. J'ai de la haine à revendre. J'en ai tellement. C'est une machinerie complexe faite de rouages en bois et de cordages que j'actionne à présent. Les quatres tendons de fer s'écartent. Le visage en fait de même, jusqu'à se déchirer. On voit les membranes se dispersaient avec entrain. Mon sourire s'affiche haut sur mon visage jusqu'à ce que les cris cessent. Le corps est mort. Mais la haine reste tenace. J'arrête de sourire, ma main glisse de la poignet d'activation tandis que mon corps tremble. J'ai envie de vomir. Encore en colère, mais empli de regret. J'aurai peut-être pu faire quelque chose. Maintenant, il était mort. Tout comme moi en dedans. Jusqu' à la prochaine victime. Qui ne sera pas Lui.

Mon regard disparaît vers la Brute.

Vous avez apprécié le spectacle... ?

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MessageSujet: Re: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Dim 14 Sep - 22:03


Anguis In Herba

Remus se laissa tomber sur une chaise. Le regard d’Harry avait réveillé en lui ses vieux fantômes. Ses esprits de son passé qui revenaient le hanter sans cesse dès qu’il y repensait. Mais peut-être qu’il se trompait. Peut-être qu’il y avait vu ce que son esprit voulait voir. Mais pourquoi toutes ses vieilles blessures. Celles qui voulaient à tout prix oublier… Tirer un trait dessus, tourner la page. Peut-être parce qu’il n’arrivait pas à oublier. Qu’il s’entêtait à vivre un pied dans le passé, à être rongé par les remords d’avoir été naïf et manipulable. Trop gentil aussi peut-être… Il se passa une main sur son visage pour tenter de se changer les idées mais bien évidemment, rien n’y fit. Il regarda alors d’un œil absent Harry s’acharner sur l’homme déjà à moitié mort. Remus pouvait y voir le même appel au secours que lui dans la violence des gestes du Scientifique. S’il torturait à chaque fois ses victimes ainsi pour adoucir sa peine, ce n’était pas étonnant qu’il ait un quota de décès extrêmement important dans son laboratoire. Mais peut-être que la détresse qu’il percevait dans ses gestes n’était que le fruit de son imagination ? Peut-être que son inconscience lui créait l’histoire d’Harry afin qu’il se sente moins seul ? Qu’un autre, comme lui, ait été violemment trahi par un de ses proches et que seule la souffrance d’autrui pouvait atténuer sa douleur ? Il soupira, ne sachant donner des réponses à ses propres questions. Le Scientifique lui demanda s’il avait apprécié le spectacle. Il répondit d’un air absent :

- Oui, oui…

Il tenta un sourire et se leva de sa chaise. Il pouvait sentir la haine d’Harry à des mètres de lui mais il s’en moquait. Il voulait juste parler, savoir si la blessure qu’il avait perçue chez le Scientifique était bien réelle. Il regarda le mort quelques instants, s’imaginant ce qu’il aurait pu faire à cet homme s’il avait eu envie de le torturer. Il lui avait déjà fait à moitié exploser les yeux avec son venin et lui avait cassé la jambe avec son coup de marteau. Mais Harry l’avait achevé avec rage. Un étrange dispositif lui avait permis de défigurer complètement l’homme, lui arrachant presque entièrement la peau du visage et faisant se fendre le crâne en deux. Remus regarda plus attentivement et avec curiosité les morceaux de cervelle du défunt. Les mains dans le dos, il se redressa pour tenter un petit sourire plus coincé qu’autre chose à Harry. Il dit alors d’un ton qu’il voulut doux et pas trop autoritaire (bien qu’il se doutait que sa voix ait pris l’habitude malgré lui) :

- C’est du beau travail en effet. C’est original, barbare, ça défoule bien. Non, vraiment, j’ai beaucoup aimé.

Il fit le tour de la table d’opération pour revenir aux côtés d’Harry.

- Mais ce n’est pas mon style de torture. Je suis plus dans le symbolisme, la mise en scène, vous voyez ? Mais après, chacun son style ! Je ne critique en aucun cas le vôtre…

Il s’alluma une nouvelle cigarette.

- J’ai beaucoup aimé le fouet aussi. J’en ai mais je ne pense jamais à l’utiliser. Pourtant, cela pourrait être quelque chose d’intéressant…

Il tira sur sa clope avant de rejeter la fumée de son corps.

- Mes cobayes doivent sûrement moins souffrir que les vôtres… Mais ils doivent durer plus longtemps avant de mourir en revanche… Cependant, je me lasse parfois… Alors je les achève en leur mettant feu.

Il craqua une nouvelle allumette et plaça la flamme sur la manche du pantalon en haillons du mort et attendit que le tissu prenne feu. Une fois fait, il retira sa main et la secoua afin d’éteindre le petit morceau de bois dont l’extrémité était devenue noire. Il regarda le corps s’embraser entièrement tout en fumant sa cigarette.

- Enfin voilà, chacun sa façon de faire, chacun sa vision des choses… Je ne dis pas que l'une est meilleure que l'autre, au contraire.

Il se tourna vers Harry, l’air impassible, leurs visages éclairés par le corps en combustion à côté d'eux.

- Mais d’où vous est venu ce goût pour la torture, si je puis me permettre ?

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Dernière édition par Remus S. Borgia le Ven 19 Sep - 12:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Mer 17 Sep - 12:18


Anguis In Herba



Il est proche de moi, m'entoure, de sa seule présence il m'encercle complètement. J'aimerai dire que c'était une compagnie comme une autre. Mais j'avais l'intime sensation que cet homme pouvait comprendre mes actes. Il n'avait pas regardé ma folie comme une horreur. Il ne m'avait fait aucune marque d'effroi ni de soumission. Non, loin de tout ça. Il avait regardé ma rage comme un spectacle. La douleur, comme une pièce de théâtre. Avec un calme si olympien que je ne l'aurai cru humain. C'était particulièrement...déroutant, je dirai. Si cela n'était plus, d'ailleurs. D'une phrase, il m'assura qu'il avait apprécié toute cette démonstration de haine et de barbarie. Mon regard se baisse, comme un certaine honte qui s'éprend de mes actes.

Dire que je ne cautionnais pas moi-même tout ce que j'osais faire. En privé, j'arrivais à me le cacher. Mais maintenant que nous étions deux à être au courant de cette haine qui s'arrachait parfois à mes muscles, j'avoue être un peu plus inquiet. Son ton était presque docte, professoral. C'était du moins ainsi que j'essayais de la prendre, car sinon, il aurait paru bien trop chef. Et je n'appréciais pas l'idée. Toujours était-il qu'il poursuivit son analyse de mon « travail », si tel on pouvait l'appeler. Je n'avais pas idée de tout ce qui pouvait passer dans son esprit, qui ne pouvait être que des plus morbides, puisqu'il avait sans sourciller apprécier l'image.

Mise en scène. Spectacle. Oui, les même mots semblaient revenir dans nos deux bouches. Comme si tout ceci n'était pas réel. Comme si la souffrance de ces gens n'étaient que de la peinture avec laquelle on s'amusait à courir les toiles blanches de nos esprits dérangés. Allumant une nouvelle cigarette, je toussota un peu, n'appréciant définitivement pas cette atroce fumée. J'essaie de tourner la tête pour respirer un air plus sain. Disant qu'il n'a jamais utilisé de fouet, j'eus un petit sourire, un rictus de connaisseur.

Vous avez tort. C'est très agréable à utiliser. Très fin. Flexible.

Il me donne ensuite la description de la torture qu'il inflige à ses cobayes. Intéressant qu'une Brute puisse appeler ses victimes de la même manière qu'un scientifique le ferait. C'est alors que l'une allumette, je l'observa mettre le feu à la chose qui aurait du être un patient. J'aurai peut-être pu le sauver, au fond. J'observai sa chair lentement devenir noir, le regard parfaitement vidé de toute substance. Après un long soupir, il termine sa tirade avant de me poser une question. Je la médite doucement avant de tourner mon regard vers lui. Pouvais-je me confier à lui de cette manière ? Pouvais-je me confier tout court ? Cet homme possédant également l'attrait de la torture, comme tant d'autres Brutes dans ce manoir...était-il...je veux dire, presque digne d'obtenir cet aveu de moi ?

Dans la vie de toute personne...il y a un moment de non-retour. Cette seconde où plus rien n'a d'importance et où il faut juste survivre. Et parfois...cette situation inclut de survivre à soi-même.


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MessageSujet: Re: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Jeu 18 Sep - 11:01


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Harry sembla bien réagir à ses remarques. Il ne les prit pas comme une marque de supériorité de la part de Remus et c’était tant mieux car ce n’était pas le cas. Non, le cardinal voulait juste partager ses techniques de torture parce qu’il était toujours bon pour soi d’apprendre les connaissances des autres. Il ne fallait pas hésiter à avouer que parfois, on ne connaissait pas quelque chose par fierté. Ce que peuvent nous apporter les autres est toujours bénéfique. Il acquiesça quand Harry lui décrit les caractéristiques du fouet. Oui, il s’en servirait à l’avenir. L’essayer. Il savait qu’il y avait plein de différents modèles dans la salle de torture. Qui sait ? Peut-être qu’il y en aurait un qu’il préférerait, qu’il prendrait mieux en main ou que les dégâts infligés à la victime seraient plus à son goût ? À voir. De toute façon, Rockwood ne lui avait pas redonné de croix depuis longtemps, lui ayant conseillé d’arrêter de les brûler presque à chaque fois.

Il soupira en écoutant la réponse d’Harry. Lui aussi avait été blessé. Et la douleur des autres lui permettait d’évacuer la sienne. Oui, il connaissait aussi. Et il acquiesça doucement. Il s’avérait que lui aussi était dans son cas. Comme quoi, ce qu’il avait perçu dans ses yeux était finalement vrai. Il ne s’était pas trompé et le Scientifique et lui avaient plus de choses en commun qu’ils ne le pensaient. Remus envoya son mégot brûler avec l’homme tout en regardant le bûcher d’un air pensif, se passant la main dans sa barbe pour qu’elle conserve sa forme. Pourquoi la barbe d’ailleurs ? Il n’avait pas trouvé la motivation ni l’utilité de se la raser tous les jours depuis qu’il était arrivé dans le Manoir. Et puis, ce bouc lui donnait une allure un peu diabolique, ce qui pouvait engendrer une certaine peur chez ses victimes. Peut-être qu’il devrait l’enlever un jour. Ou pas. À vrai dire, dans l’immédiat, il s’en moquait bien.

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MessageSujet: Re: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Jeu 18 Sep - 16:56


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Voilà qu'un silence âpre répond à mes paroles. J'étais bien loin d'être le genre de personne à me confier facilement. Il fallait venir me chercher, et même là on n'était pas certain d'avoir une réponse. Silencieusement, je le regarde, essayant de comprendre ce qu'il se passait. Il y avait quelque chose sous sa question. Ce n'était pas que de la simple curiosité. Mais pour ma part, je commençais à être très curieux de ce personnage qui m'avait laissé faire sans scrupule. Je m'approche d'un lavabo et m'empresse de remplir une bassine d'eau froide. M'essuyant un peu le visage et les mains, car toutes deux recouvertes de sang, je reprends petit à petit le contrôle de moi-même. Ce défoulement de violence m'avait fait le plus grand bien, même si à présent je ne ressentais plus que regret et désespoir. Sans autre préambule, j'approche la bassine de l'homme en flamme et éteint tout cet embrasement soudain.

Ce n'est pas que je n'apprécie pas...mais voyez-vous, je n'ai pas encore envie que tout brûle. Du bois, ce n'est pas ce qui manque ici. Puis...vous effrayez les animaux.

Je parlais des petits rongeurs qui gigotaient dans une grande cage, coincée sous le bureau avec tout ce qu'il leur fallait comme eau et nourriture pour tenir jusqu'à ce qu'il faille leur en redonner. Je me mis à regarder avec attention la carcasse noirâtre que cela avait donner sur ma table d'opération. La peau était craquelé, y avait-il même encore de la peau, de la chair ? C'était vraiment possible que cela ait donné ça ? Au moins, on pourrait dire qu'avec de bons coups de marteau, le pauvre ne sera plus que cendre et l'on pourra rapidement le jeter. J'eus un petit rire tandis que je me mis à l'attaque, prenant non loin sur une table un marteau et commençai à frapper les monticules de chair calciné. On aurait dit des chips. Bien que les os soient bien plus compliqué à réduire en poussière, le tout fonctionnait plutôt bien. Je trouvais même cela...amusant, ludique. Un vrai jeu. Ça me donnait envie de continuer cette méthode.

Mais dites-donc...ça a l'air beaucoup plus économique que de jeter les cadavres à la morgue !

Je lui souris rapidement et continue de frapper le corps. Lui montrant le manche d'un autre, je le pose en face de lui. Oui, frappons le cadavre à deux pour qu'il ne devienne que cendre. C'est une façon de discuter tout aussi agréable que celle de prendre le thé autour d'une table, vous ne trouvez pas ? Je continue donc à marteler le corps, l'effet donne plutôt bien. Je n'aurai qu'à mettre tout ça dans un tissu et sortir dehors pour les jeter dans le vent. Bon, je ne sais pas si j'aurai la patience de faire tout ça plusieurs fois par jour et tout. Mais bon, c'était intéressant.

Vous aussi vous aimez torturer. Dois-je comprendre que vous avez quelque chose à expier à votre tour ?



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MessageSujet: Re: Anguis In Herba - [Downcry & Borgia] [Fini] Ven 19 Sep - 12:45


Anguis In Herba

Remus regarda Harry allait se nettoyer le visage et les mains avec de l’eau claire et fraiche. Il regarda ses propres mains qui elles, avaient été épargné du sang du calciné. Le Scientifique éteignit alors le brasier en lançant le restant de sa bassine sur le cadavre, faisant relever la tête de la Brute de ses paumes. L’Italien regarda la vapeur d’eau s’élevait du corps dans un grand bruit. Au bout de quelques secondes, il ne restait plus que quelques cendres crépitantes mais elles cessèrent bientôt leur bruit. On pouvait encore discerner la silhouette du pauvre homme bien que celle-ci soit bien amochée. Il ne restait que le dos et le derrière des jambes d’intact bien que roussi. Les os aussi n’avaient pas eu le temps de brûler. Mais il comprenait que cela puisse faire paniquer les animaux du vétérinaire. Il ne dit donc rien, ce n’était absolument pas dérangeant. Harry prit alors un marteau et commença à littéralement réduire le prisonnier en poussière et s’enthousiasma sur le gain de temps et d’énergie qu’on gagnait sur l’apport du macchabée à la morgue. Remus sourit à son tour et s’empara du marteau qu’Harry lui avait montré pour commencer à détruire les cendres blanchâtres du cadavre.

- Il est vrai qu’on gagne un temps fou plutôt que de transporter un corps qui pèse un âne mort. Le seul inconvénient de cette technique, c’est l’odeur.

Il grimaça. En effet, l’odeur sentait affreusement la chair brûlée, le cramé aussi. Et en sous-sol, il n’y avait pas beaucoup d’aération possible. Juste la porte d’entrée du laboratoire et encore… Malheureusement, Remus se désolait que le Manoir n’ait pas eu un équipement plus adapté dans les sous-sols suite aux expériences qui s’y passaient. Certains utilisaient de l’acide pour dissoudre les corps et il y avait toujours cette infâme odeur de chair calcinée qui régnait. Et si la salle de torture sentait la viande trop cuite maintenant, c’était sûrement en grande partie de sa faute. Mais qu’importe, il était satisfait de ses tortures et il ne voyait pas une meilleure façon de mettre à morte que par le feu. Ses victimes devraient se sentir honorer. Harry lui demanda alors si la torture permettait de le défouler aussi, d’extérioriser quelque chose. Remus sourit mais ne souhaita pas lui donner des détails. Non, il ne voulait pas parler de lui. Et il n’aimait pas ça non plus. Alors qu’il s’occupait de réduire la tête défigurée en cendres, il releva le regard vers son interlocuteur.

- Peut-être… Enfin, je fais surtout ce que Rockwood m’a demandé de faire. Certes, je tue aussi énormément de victimes mais… disons que je m’amuse à les traquer avant. Mais ça n’a pas de rapport avec votre question, navré. Même si pourchasser ses proies est une forme de torture mais ça ne répond pas au pourquoi.

Il était en train de s’embourber et de devenir nerveux. Et quand il devait nerveux, il devenait plus irritable et plus violent. D’ailleurs, il donna un grand coup au milieu du crâne de l’homme pour essayer d’évacuer son stress. Il avait toujours eu un problème pour garder son calme. Certains médecins lui diraient que c’est maladif et ils auraient bien raison. En revanche, il n’avait pas de remèdes et ne savait pas se contrôler. Il donna encore trois coups puissants sur la tête, son regard se durcissant. Il reprit alors son souffle et regarda Harry et tenta un sourire qui était paraissait tout de même bien gêné.

- Désolé, le crâne n’avait pas encore fini de se consumer et il était encore bien solide.

Il fallait peut-être changer de conversation avant qu’il n’insiste pour avoir des réponses. Enfin, il était son supérieur, il n’avait pas à répondre aux questions d’un Scientifique qui ne répondait pas non plus totalement aux siennes. Il fit quelques pas en arrière pour se reculer de la table afin de regarder le tas de cendres et soupira légèrement, pensif.

- Vous savez, je sais que certains de mes collègues et des vôtres préfèrent utiliser l’acide pour se débarrasser de leurs corps. Personnellement, je ne vous conseille pas d’user de cette technique. Si vous n’avez vraiment pas envie de déplacer un cadavre à la morgue et qu’un Gardien tarde à se faire venir, je vous conseille d’utiliser le feu. Comme vous le voyez, il ne reste plus que des cendres à la fin. Pour l’acide, il reste une bouillie corrosive, visqueuse, sanguinolente et odorante. Si vous renversez le baril dans lequel vous avez dissout votre corps, je vous dis pas les problèmes que ça va engendrer… Alors que le feu, bon. Ça fait de la poussière un peu partout mais ça se nettoie vite et il reste l’odeur. Bon certes, il faudrait le faire dans un endroit plus aéré que celui-là car au-bout que de quelques cadavres la fumée va rester bloquée et vous allez vite étouffer. J’ai réussi à convaincre Rockwood d’améliorer l’aération dans la salle de torture. Peut-être devriez-vous les torturer là-bas ? Ou alors essayer de lui demander de ventiler votre laboratoire…

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