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Static Electricity - [ Williams & Castel ] [Fini]

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MessageSujet: Static Electricity - [ Williams & Castel ] [Fini] Ven 22 Aoû - 2:45


"Static Electricity"



Comment mes pas m'avaient guidé en ces lieux sombres et sans la moindre lumière, je n'en avais pas la moindre idée. Je ne savais pas plus ce que je venais faire ici. Au détour de mes danses nocturnes en perdition, j'avais retrouvé mon nom. Esther. Un prénom qui ne me faisait au final ni chaud ni froid dans les profondeurs de mon esprit, je devais être le seul à ma connaissance pouvant prétendre à le porter. Mais rien d'autre ne parvenait aux faibles étangs de mon cerveau détrempé.

Que quelque me sorte de ce cauchemar et me dise au moins qui je suis, que l'on me dise au moins qui je devais chercher pour me venger et quelles étaient les personnes que j'avais justement à venger. Je marchais sans but à travers les sombres couloirs sans savoir à quel saint me vouer. Et j'aurai bien été aise de le savoir, car je savais très bien à quel point la religion pouvait être une frasque humoristique, se jouant de la crédulité et de la faiblesse humaine pour en faire des esclaves. C'était du moins les rares parcelles de mémoires qu'il me restait alors que je réfléchisse sur l'être que j'étais. Je ne pouvais faire confiance qu'à moi. Uniquement à moi.

C'était encore une fois ce que je me suis dit alors qu'au détour d'un couloir, je vis un homme bien plus fort que moi et à la machoire posée de travers. J'essaya de rapidement faire demi-tour, me cachant loin de toute source de lumière, mais rien n'y fis. La créature abominable s'empoigna de moi, malgré ma fureur et ma rage de vivre, je ne pus l'empêcher de me mettre un épais coup de poing au visage, me cassant peut-être le nez ou je ne sais quoi encore. Tout ce que je pus discerner à mon réveil dans ce cachot humide et sale, c'était que le sang avait coulé. Les élancements que j'éprouvais à la tête étaient sans doute très clairement des indices comme quoi il s'agissait de mon sang.

Mon esprit partait à la dérive, aussi bien le mien que celui de la personne qui écrit en ce moment, éprouvé par la fatigue, le sommeil et même la faim. Tout comme moi. Mais cette personne bien au chaud dans son lit n'éprouve pas ma peur. Oui, ma peur insidieuse, car, le croirez-vous ou non, c'est bien la peur qui m'aspire à cet instant alors des cris se font entendre depuis les alentours de ma cage. Me croyiez-vous insensible? Monstre que vous êtes, et moi qui me faisiez du soucis pour vous. Je ne reste jamais de marbre face à mon prochain.

Mais de prochain je ne voyais ni trace ni forme. Juste des hurlements sans fin ni soupir. Comment diable pouvait-on seulement se reposer? Mais j'entendis des bruits de pas et aussitôt, ma peur se déclancha. Trahison. Confiance en soi. Personne d'autre que moi. Personne. Confiance. Trahison, sauf moi. Non. Rapidement, oubliant ma douleur à la tête, je trébucha sur mes genoux contre la paille et me tint contre le mur le plus lointain de mon cachot. Non. Toi qui es là-bas, que me veux-tu? Que vas-tu faire? La paranoïa s'infiltre à nouveau en moi, délestant toute sa conscience en mon esprit vicié. C'était quoi ça?! Ah, juste un sceau percé. Non. Les sceaux n'ont pas d'yeux. J'entraperçois la personne qui arrive dans le couloir. Va-t-il me voir ou passer son chemin vers un autre détenu aux hurlements bien plus prononcés que moi qui ne fais aucun bruit. Chut.


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MessageSujet: Re: Static Electricity - [ Williams & Castel ] [Fini] Ven 22 Aoû - 9:56


Static Electricity.

David vint ouvrir la porte après qu’on y ait frappé quelques coups. Quand il tira la porte vers lui pour dégager, il fit face à un Gardien, ou une Brute, parfaitement ignoble à voir. Il ne put s’empêcher d’avoir une petite grimace de dégoût tandis que son interlocuteur lui disait d’une voix rauque et caverneuse qu’il avait mis un nouvel amnésique dans les cachots. Vu l’air aimable de la Brute, David était convaincu qu’il n’y avait pas été de main morte avec sa victime. Encore une pauvre âme à soigner afin de la remettre sur pieds. Une fois que son interlocuteur eut disparu dans le croisement de couloirs à sa droite, David sortit du laboratoire et vint inspecter les cachots. Tous les prisonniers de ce secteur étaient en convalescence. N’ayant rien d’autre de mieux à faire avec Harry en vadrouille dans le Manoir, il soignait les gens. Il avait l’impression que cela rachèterait son geste sur Felix. Il finit par trouver le nouveau, tapi au fond de sa cellule. Avant d’ouvrir la porte, il baissa les yeux sur son apparence. La blouse blanche qu’il avait oublié d’enlever en impressionner toujours certains, surtout ceux qui avaient déjà croisé le chemin d’un Scientifique. Tant pis, il essayera de lui faire comprendre qu’il ne lui veut aucun mal, bien au contraire.

Il fit donc entrer la clef dans la serrure, ouvrit la porte et entra dans la cellule humide. Du pied, il poussa un caillou sur lequel il avait failli trébucher et s’arrêta au milieu de la salle avant de tenter un sourire rassurant à l’inconnu. Ce dernier se protégeait le visage et David ne put presque rien voir. Tout ce qu’il pouvait constater, c’était ses yeux bleus, encore plus clairs que les siens et que l’homme s’avérait être assez grand et svelte. Quoiqu’il en soit, il s’accroupit et lui tendit une main, doucement. Quand les prisonniers étaient dans un tel état, ils pouvaient être capables de tout. Ils avaient généralement acquis le comportement d’un animal sauvage effrayé. Et le problème, c’est que certains pouvaient acquérir celui d’un lapin ou autre animal inoffensif et mignon tandis que d’autres pouvaient avoir le comportement d’un ours ou d’un tigre. Espérons que ce soit celui d’une loutre, pour cet homme-là. C’est joueur et gentil une loutre… Ça n’a rien d’agressif. Il tenta alors de s’approcher avec lenteur. Il vit rapidement la cheville gonflée et bleue de l’homme. David soupira légèrement. Il se doutait que ce n’était que la partie visible de l’iceberg mais il espérait que le reste des blessures ne soient pas trop graves non plus.

- Je ne te veux aucun mal… Je comprends que tu aies du mal à me croire mais je ne veux rien te faire de mal. Au contraire, je veux te soigner. Tu as vu ta cheville ? Il faut y faire quelque chose, on ne peut pas la laisser comme ça…

Il espérait que son air attristé allait le convaincre de la véracité de ses dires. Il leva la main droite en signe de serment solennel.

- Je m’appelle David Williams et je promets devant Dieu de ne jamais te faire de mal. Dis-moi si je peux faire quelque chose pour avoir ta confiance et je le ferai.

Il continua de regarder le corps de l’homme, essayant de voir si la cheville était le seul endroit touché. À vue d’œil, oui, mais ses vêtements cachaient probablement des hématomes. Comme ses propres manches qui recouvraient les poignes un peu trop violentes d’Harry. Cependant, sa main droite prêtait toujours serment, sa main gauche incitait le patient à venir et son sourire se faisait doux.

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MessageSujet: Re: Static Electricity - [ Williams & Castel ] [Fini] Ven 22 Aoû - 10:21


"Static Electricity"



Je n'eus pas longtemps à attendre avant de voir la personne qui m'effrayait autant. Un scientifique, sa blouse blanche en est la parfaite preuve. Sur l'instant je ne sus quoi en penser. Je n'avais pas vraiment peur des scientifiques. Jamais encore je n'en avais rencontré dans ce monstrueux taudis en réalité. Mais...s'il était le traitre? Non. Non. Je me souviens de son visage. Je l'ai déjà vu. C'était...c'était quelqu'un de sympa. Enfin, je crois m'en souvenir, mais est-ce que j'ai jamais vraiment discuté avec lui? Je ne l'avais peut-être que croiser dans la rue. Quand on possède une mémoire parfaite des visages, il devenait soudainement bien difficile de discerner l'ami de l'inconnu. Restant sur mes gardes, je tins le sceau d'un coin de l'oeil. Vous êtes sûr que ce trou dans le coin ce n'est pas un oeil? Et les barreaux de mon cachot? C'est vraiment insupportable tout ça, quel manque cruel d'intimité, tout le monde peut me voir. M'observer. Du silence, de l'obscurité. Laissez-moi le temps de réfléchir à tout ça. Retrouver ma mémoire. Esther. Trahison. Non, il n'y avait que ce mot qui venait à mon esprit tandis que je cherchais en vain à rassembler ma mémoire pour deviner l'identité de cet homme que j'avais entraperçu par le passé.

Il s'approche de moi, mais je ne sais comment réagir. La peur s'agite en moi et fait vrombrir mon coeur d'une manière que je n'aurai jamais voulu. Il me fait mal, s'agite et désespére. C'est comme si sans la moindre prévention, mes organes internes se resserraient tous entre eux pour ne plus former qu'une poigne d'acier. Un poignard d'argent saigne mon coeur et je ne savais pas comment faire pour régler ce soucis. Oh, si. Il fallait que je me détende. Que je respire. Souviens-toi de respirer, souviens-toi de respirer. N'attends pas que les claquements de pas de la mort ne viennent dans tes oreilles. Respire. C'est donc ce que je fais. Je prends de lourdes inspirations tandis que mon coeur ne cessait de danser un tango solitaire. L'être en face de moi tends encore sa main pour me faire venir. Je crois que je peux lui faire confiance. Il dégage une aura que je ne peux pas parfaitement discerner une aura de gentilesse que je n'avais pas remarquer par exemple autour de la brute qui m'avait amené ici. Je pense que je peux lui faire confiance.

Doucement, je m'approche, n'osant tout de même pas lui tendre ma main. Je relève avec difficulté le pantalon sur cette cheville que je n'avais même pas remarqué. Je pousse un petit gémissement en voyant l'aspect bleu et boursoufflé de ma jambe.

Moi...moi c'est Esther. Pouvez-vous...me soigner?

Y'avait-il des lampes électriques autour de nous? Je savais que mon corps se trouvait proche des laboratoires. Ceux-ci ne manquent pas en électricité. Impressionnant même de savoir qu'à notre époque, nous pouvions avoir autant de modernisme. Oh, ce n'était pas non plus flagrant, il n'y avait qu'à voir le reste du manoir. Mais il me suffisait d'une étincelle pour perdre le contrôle. Je ne veux pas perdre le contrôle. Plongeant mon regard dans celui de David, je me retrouve troublé par une lueur dans son regard. La lueur de la tristesse. Du désespoir. C'était cruellement visible, j'avais pu voir cette étincelle dans bon nombre de regard. Si seulement je me souvenais d'où. C'était une étincelle tellement forte que je ne pouvais croire que ce scientifique était mauvais.

Si vous pouviez sortir au moins ce sceau de ce cachot, je crois qu'il m'observe.


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MessageSujet: Re: Static Electricity - [ Williams & Castel ] [Fini] Ven 22 Aoû - 12:00


Static Electricity.

Esther. Prénom généralement attribué à une fille mais bon, pourquoi pas. Son frère avait bien Amen pour troisième prénom. Enfin bon, il désirait apparemment se faire soigner et David ne cacha pas son soulagement. Un patient qui désirait se faire soigner était beaucoup plus agréable à ausculter qu’un qui refusait de se faire toucher. Le chirurgien lui sourit amicalement et l’homme en face de lui lui planta son regard dans les yeux. David le soutint, son sourire disparaissant légèrement, laissant place presque à de la curiosité. Cependant, Esther ne dit rien et finit par briser le silence. Le regard de David se tourna vers ledit sceau. Il resta bouche-bée et silencieux une ou deux secondes, essayant de retrouver ses esprits après avoir plongé ses yeux dans ceux d’Esther. De plus, la requête de celui-ci était assez insolite, c’est pourquoi il mit un peu de temps à réagir. Puis, comprenant que le pauvre homme devait être un Dément, il lui sourit doucement et s’approcha du sceau qu’il inspecta. Il était à moitié rouillé et le fond était percé par un joli trou circulaire, grignoté par la rouille orangée. Ce sceau ne servait plus à rien, à part attraper le tétanos. David se demandait combien de prisonniers dans le Manoir avaient choppé une maladie mortelle sans que personne ne le sache. Il prit donc le sceau et le posa à côté de la cellule. Il revint dans la geôle avec un sourire.

- Voilà, il ne vous espionnera plus ! Vous êtes de nouveau libre de vos mouvements.

Il s’approcha de lui avant de s’agenouiller à côté de sa cheville. Vu l’état, il se demandait si Esther pourrait poser le pied par terre afin d’aller dans le laboratoire. Après lui avoir demandé poliment la permission, il releva très doucement la jambe du pantalon d’Esther afin de mieux voir les dégâts. Son pied était déjà nu, il n’aurait pas à essayer d’enlever la potentielle chaussure. Il vit alors que l’extérieur de la cheville était bleu tandis que l’intérieur prenait une affreuse couleur violacée. David soupira. Il ne déplaça pas la jambe pour mieux voir, il se déplaça lui. L’articulation avait doublée voire même peut-être triplée de volume, ce qui n’était guère rassurant. De plus, la lumière des flammes du couloir des cachots étaient insuffisantes pour lui permettre d’établir un diagnostic précis et pouvoir opérer. Il resta accroupi à côté de lui et balaya le cachot du regard afin de trouver une idée. La lumière électrique et moderne du laboratoire était nécessaire. Il est vrai que le Manoir tombait en ruines à certains endroits, mais il devait admettre qu’il était étrangement et néanmoins à la pointe de la technologie. Soutenant toujours la jambe par le mollet, il tourna son regard vers Esther.

- Vous pensez pouvoir vous lever…? Il faudrait aller dans mon laboratoire afin que je fasse quelque chose pour votre cheville. Sinon, vous avez mal ailleurs ?

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MessageSujet: Re: Static Electricity - [ Williams & Castel ] [Fini] Ven 22 Aoû - 13:37


"Static Electricity"



David, charmant scientifique qu'il semblait être à la sympathie toute faite, eut quelques secondes d'absence avant de pleinement prendre en compte ma requête. Etait-elle si étrange que cela? Si je vous dis que ce sceau en feraille me regarde depuis tout à l'heure, c'est qu'il me regarde depuis tout à l'heure. Je ne peux plus accepter cela. Il n'était pas mes habitudes de me faire observer à toutes les secondes. Enfin je crois? Non, c'est faux, ce n'était pas vrai. On m'avait observer, souvent observer. Admirer peut-être même. Je ne me souviens plus, tout semble faux dans mon esprit. Comment puis-je vraiment me souvenir que je m'appelle Esther? N'était-ce pas là une folie de mon esprit, quelque chose qui dépassait mon entendement? Mais ma mémoire même paraissait dépasser ma capacité à comprendre les choses. Quand le sceau fut mis en dehors de la cellule, je me sentis tout d'un coup plus léger, bien que le regard de David caressait toujours ma peau. Mais c'était d'une manière si superficielle, que je sentais bien que quelque chose n'allait pas chez lui. Ce n'était pas dans son esprit, loin de là. Je n'aurai su le décrire.

J'accepta qu'il relève la manche de mon pantalon, me laissant à ses bons soins pour qu'il observe cette plaie qui était la mienne. Celle-ci n'étant plus intérieur mais extérieur. Je regarde le moindre des petits gestes qu'il accuse à ma peau et n'en ressens qu'une gêne désagréable et pourtant si rafraichissante. Alors qu'il prit mon mollet entre ses mains, mon coeur se ressera subitement, battant une mesure que je ne connassais pas. La chair de poule me monta jusqu'à l'épiderme, faisant crépiter de l'électricité jusqu'à la peau de mon mollet. Le sentait-il? Je fus soudainement effrayé, appeuré qu'il ne me prenne pour une monstre. Ce n'était pas du moins ce que je voulais qu'il croit de moi. Laboratoire. Laboratoire ? C'était l'unique endroit dans ce manoir où on pouvait découvrir de l'électrcité de la manière la plus simple qu'il soit. Il ne fallait pas que j'y aille. Si jamais je m'y retrouvais, comment allais-je expliquer l'emballement soudain des énergies, les crépitements sur ma peau et autre bizarreries que je ne pouvais moi-même expliquer. Tout ceci me détruisait petit à petit le coeur, j'en étais parfaitement sur. Son rythme ne pouvait être naturel, tout était lié.

Je...je crois n'avoir mal nul part...mais...je ne peux pas vous accompagner au laboratoire.

Ce n'était pas une illusion de dément. Ce n'était pas la folie naissance d'un cadavre mortellement usé par le temps, ni celle d'un pauvre homme fatigué qui ne cherche que le contact de Morphée. Ses yeux étaient d'une gentilesse que je n'avais encore jamais vu dans ce manoir. Pas aussi clair que les miens, mais tout de même d'une grande beauté. Mais aussi, d'une grande sincérité. Certainement malgré lui, à ce que je pouvais observer de sa voix posée et professionnel. La peur recommence à s'infiltrer en moi de nouveau comme un vil serpent de haine. Il ne va pas accepter mon refus. Ses mains posées sur mon mollet m'hypnotisent aussi bien qu'elles semblent hypnotisés les battements de mon coeur, qui frémissant, s'envolant, ne voulaient plus reprendre leur ancien rythme calme. Pourquoi avais-je ce mal en moi? Jamais il n'acceptera mon refus.


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MessageSujet: Re: Static Electricity - [ Williams & Castel ] [Fini] Ven 22 Aoû - 14:50


Static Electricity.

David sentit une désagréable sensation de picotement au travers du tissu du pantalon d’Esther mais il n’y fit pas attention, se concentrant plutôt sur les paroles de son patient blessé. Il n’avait mal nulle part ailleurs, c’était déjà un bon point. Sa cheville était déjà bien assez amochée, il n’avait pas besoin d’avoir un endroit du corps endommagé. Puis, il dit ne pas pouvoir aller dans le laboratoire. Le chirurgien fronça légèrement les sourcils, embêté. Il voulait se faire soigner mais pas dans le lieu où tout serait plus facile ? Pour lui, blessé, comme pour David qui aurait tout à portée de main. David soupira doucement et réfléchit. Pourquoi disait-il ne pas pouvoir, pour commencer. Il n’a pas dit qu’il ne voulait pas aller dans le laboratoire mais qu’il ne pouvait pas. Donc, il n’avait pas été traumatisé par une quelconque opération précédente, s’il y en avait eu une. Son regard tomba de nouveau sur la cheville meurtrie. En la regardant plus attentivement, il vit même que le pied était légèrement tordu. Il ne pouvait donc pas poser le pied par terre. C’était donc logique qu’il ne pouvait se rendre au laboratoire. David pensait alors qu’il pourrait s’appuyer sur lui. Mais la salle était à quelques mètres, le voyage allait s’annoncer long à cloche-pied pour Esther. De même, il avait une carrure bien plus imposante que la sienne, le chirurgien finirait à son tour par trébucher et ils auraient tout gagné. Surtout que le sol est assez inégal. Il pouvait toujours l’opérer ici mais… non, il n’avait pas les outils ni la luminosité nécessaire. Il se redressa et se tint en face d’Esther qui était toujours recroquevillé dans son coin. Songeur, David se passa une main sur sa barbe courte qu’il n’avait pas rasé depuis deux jours. Il n’y pensait plus trop avec Harry pour qui il s’inquiétait tout de même. Lui non plus, ne se rasait plus. Et c’était bien dommage. Il se passa la main sur les yeux, essayant de se reconcentrer. Il repensa au fauteuil roulant qui traînait dans le laboratoire. C’était le seul moyen de transporter Esther audit endroit. Mais comment faire pour les escaliers qui menaient à la partie inférieure de la pièce ? Là où il y avait la table d’opération ? Mettre Esther dans le monte-charge prévu pour les cadavres ? Ça devait empester la mort, avec toutes les victimes gâchées d’Harry… David soupira, ne trouvant aucune solution pour l’instant. Il allait quand même tenter. Il avisera quand ils arriveront en haut de l’escalier. Il sourit à Esther pour le rassurer.

- Excusez-moi, je n’ai pas vraiment réfléchi que vous étiez immobilisé à cause de votre cheville. Laissez-moi chercher quelque chose, je reviens immédiatement.

David se demanda alors si laisser Esther dans le cachot était une bonne idée. Premièrement, il pouvait toujours partir si le cœur lui en disait. Et deuxièmement, s’il ne le faisait pas, il pourrait se sentir abandonné et trahi du fait qu’il le laisse là, laissant le doute sur un éventuel retour. Il se mordit la lèvre inférieure, cherchant un moyen pour lui prouver qu’il reviendrait. Il le regarda encore une fois, vit qu’il n’était pas si couvert que cela et enleva sa blouse dont ses clefs étaient dans l’une de ses poches. Il recouvra le haut des jambes et le torse d’Esther avant de lui donner un peu plus chaud et de lui montrait qu’il reviendrait dans la minute.

- J’en ai juste pour quelques secondes.

Il lui sourit et sortit rapidement de la cellule avant de courir vers le laboratoire. Il dévala les escaliers à toute allure, prit le fauteuil roulant qui, contrairement à ceux d’aujourd’hui, n’était ni pliant ni léger, s’empara d’une lanterne à huile qu’il glissa à une des poignées du fauteuil, grimpa lesdits escaliers avec plus de mal qu’à l’aller et retourna dans le cachot avec un sourire joyeux.

- Vous voyez ? Je suis revenu !

Il approcha le fauteuil d’Esther, légèrement essoufflé, les joues rosées. Il mit le frein pour éviter qu’il ne bouge et s’accroupit de nouveau à côté du blessé.

- Je vais vous aider à vous relever, faites attention à ne pas poser votre pied par terre s’il vous plaît. Vous êtes prêt ?

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MessageSujet: Re: Static Electricity - [ Williams & Castel ] [Fini] Dim 31 Aoû - 23:56


"Static Electricity"




Le seau n’était plus là. S’était échappé. Il n’était plus dans le champ de vision de ma personne. Je ne savais plus quoi en dire. Même très peu de choses. Je savais juste que cette chose n’était plus avec moi et cela me suffisait pour me sentir un peu mieux. Du moins je pense…après tout. Le seau n’étant plus là, plus rien ne pouvait avoir d’importance. En tout cas plus trop rien mis à part le regard bleu de ce jeune homme qui n’était finalement vraiment pas si mal que cela, si on oubliait l’infinie tristesse de son visage. Cette même peine que je n’avais pu qu’observer dans des dizaines de centaines, pourquoi pas milliers, de visage dans ma vie. Tout en ignorant parfaitement où, comment, et le pourquoi de tout cela. N’est-ce pas qu’ils m’ont observé ? Se sont tenus trop proche de cette vie qui était la mienne ? Mais ces visages dont je me souviens ne veulent, le plus souvent, rien dire pour ma personne. Ce ne sont que des images que j’ai déjà vu, pour la plupart. En tout cas je crois ? Le doute. Ce doute infâme et insipide qui te transperce et te hante. Toujours la même chose, pas vrai Esther ? Pauvre et misérable prénom qui t’a fait te reconnaître dans toutes ces rues. En tout cas tu crois ? Tu crois ?

Je me sens soudainement très mal. Oubliant toute cette recherche de mon véritable prénom et de sa signification, ignorant même s’il s’agissait là de mon vrai patronyme, je regardai la porte avec effroi. Le seau était parti certes. Il ne m’observait plus, ignoble cyclope qu’il était de son œil unique. Mais où était-il parti ? Où ce scientifique l’avait-il conduit ? A une réunion où pleins d’autres seaux essaieraient de récupérer des informations sur moi ? Pourquoi ? Est-ce qu’il était parti pour véritablement informé ses compatriotes de mes faits et gestes ? Suis-je donc réellement infiltré de l’intérieur de mon âme depuis le début ? J’ai l’impression que l’on joue avec moi et cet homme en face de moi, malgré son aura de bonhomie, me fait un peu peur, je dois l’avouer. Mais je le lui cache et le regarde avec de grands yeux, pleins de concentrations, de réelles réflexions sur la nature de cette chose qui me regardait avant. Il parle. Oui, l’homme parle. Au moins, ce n’est pas un seau. Nous pouvons dire que le pire a été évité. Enfin, je le crois tout au moins des plus sincèrement ? Peut-être. Mais voilà que ses mots évoquent qu’il s’agit de ma cheville qui m’empêche de bouger. Pauvre fou. Tu l’ignores encore, mais j’aurai aimé que tu l’ignores davantage. Tu es un mignon petit garçon, je ne veux pas que tu te fasses de fausses idées sur ma personne alors que je ne suis pas méchant.

J’ai envie de lui dire que réellement, je n’irai pas dans ce foutu laboratoire. Trop d’étincelles, trop de courants, de contacts. J’ai les yeux humides à force de regarder sans cligner des yeux, par peur de revoir sortir de derrière la porte le seau. Le seau me regardant de son œil unique et entouré par la rouille. On a le maquillage que l’on mérite. Je le regarde avec un air des plus pitoyables, n’ayant pas d’autres solutions directs. Tout me semblait plus logique que de faire cela, mais où se trouvait la logique ? Où se trouvait-elle ? Non, il n’y a rien, il n’y a plus rien. Jamais autre chose n’avait été plus vide dans mon esprit, je me retrouve dans ce que je me montre être. Le seau penserait certainement comme moi. Je suis un seau. Mon devoir est d’infiltrer le laboratoire. Je ne pourrai y aller seul, alors tu devras transporter ma volonté avec toi et filer cette pièce en compagnie de ce charmant jeune homme. Voilà qui était au final un plan savoureux. Je regardai mes mains avec un petit sourire quand David me posa sa blouse de scientifique sur le corps, pour me réchauffer. Cela me fit du bien pendant quelques minutes. Un homme prenait soin de moi, réellement ? Voilà qu’un homme ne voulait que mon bien et s’acharnait à faire autre chose qu’à me courser comme cette foutue brute que j’avais dû trouver en travers de mon chemin ?

Tant de questions et si peu de réponses. Je me trouve sur le chemin du sommeil, mais tout ce dont je rêverai, ce serait de retrouver le courage. Je me sens si perdu dans ce vaste territoire qui est le manoir. Tous ces gens, toutes ses personnes qui ont l’air d’avoir une histoire des plus sincères. Ils me font peut-être plus peur encore que si le manoir seul avait été mon ennemi. Même si les gens, au moins, on peut les tuer. Ce qui les rendait d’ailleurs encore plus terrifiants. Non, jamais je ne les tuerai. Je ne suis pas un tueur. Surtout pas. Je veux juste aller mieux. Ne plus être abimé. Quand David revint avec le fameux fauteuil roulant, je ne suis plus comment réagir. Le seau me disait d’y aller, mais ma conscience s’y refusait. Lequel je dois écouter ? Je ne savais pas. Pourquoi tant de haines ? Je veux juste être soigné. Pourquoi porter sur mes épaules la charge d’une telle décision ? Mes paroles n’ont plus de sens, je veux juste pouvoir m’endormir et éteindre cette abomination, cet horrible ressentiment qui est de ne pas savoir. D’ignorer même jusqu’à son identité dans la pire des quêtes de la connaissance : celle de soi-même. Bloody hell, I just wanted to burn all the things from the futur and going through the past to discover again the dark knight, oh, and again, and again. I don’t even have a real name. And by all the sens of power, why did I speak English ? I don’t even know if I don’t make errors.

Tout cela m’occupe, mais je songe au sommeil plus qu’à tout autre chose. Plus même qu’à ma propre sécurité alors que je me trainais jusqu’au fauteuil de David et que je m’y assoie dans un grand relâchement. Un soupire grave et suave s’effaçait de mes lèvres pour s’évanouir dans les airs. Mes paupières sont lourdes. Je n’ai plus les mots pour réagir. Alors je murmurai à mon «sauveur ».

Allons-y, David.

Mes yeux se fermèrent sur son prénom. Je ne m’endormis pas, mais la douleur intérieur que je ressentais, tout cela lié à la douleur extérieur que je ne pouvais que souffrir alors que j’attendais une réaction de cet homme. Des rires partaient en échos dans ma tête. Rit-on de moi ? De lui ? De qui rit-on alors ? Pourquoi tant de haines ? Tant de silence et pourtant tellement de bruits ? Je n’ai jamais autant été en accord avec moi-même et pourtant tout s’infiltre dans mon esprit jusqu’à ce que je lance encore, peut-être sur le chemin du laboratoire cette-fois.

Est-ce qu’il y a beaucoup d’électricité dans votre laboratoire… ?

Etrange demande, certes. Mais je ne pouvais pas, je ne voulais pas faire autrement. Même si j’attirai l’attention, même s’il se posait des questions. De toute façon je n’y répondrai pas. Même sous la torture. Je suis certain que le seau aurait répondu sous la torture. Le seau est un traître. Il n’a qu’un œil entouré de rouille, le pire des maquillages.


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MessageSujet: Re: Static Electricity - [ Williams & Castel ] [Fini] Lun 1 Sep - 0:31


Static Electricity.

Esther sembla monter dans le fauteuil sans trop faire d’histoire. David se dit qu’il avait probablement vu juste et que le refus du blessé de se rendre dans le laboratoire venait de l’état de sa cheville. Il le plaça donc avec douceur au fond du siège, tout en ayant un air assez concentré. Rien d’agressif sur ses traits, juste une concentration qui était portée sur la douleur d’Esther s’il faisait un malheureux faux mouvement. Lui faire mal était bien la dernière chose qu’il voulait. Mais vu l’angle de son pied par rapport à la jambe, il allait bien être obligé à un moment ou un autre. Cependant, il aurait le laudanum et autres antidouleur à portée de main une fois dans le laboratoire. Le blessé lui demanda alors s’il y avait beaucoup d’électricité dans ledit laboratoire. David dut avouer qu’il fut assez surpris d’entendre une question pareille. Enfin, le Manoir était doté de la fée électricité mais seulement les laboratoires personnels des Scientifiques. Cependant, généralement, les nouveaux patients étaient souvent impressionnés par cette nouvelle technologie mais… le chirurgien arrivait à discerner une certaine crainte dans la voix d’Esther. Comme s’il y en avait peur. David sourit, et posa une main rassurante sur l’épaule de son patient qu’il emmena jusque dans la salle d’opération.

- Tout va bien… Il n’y a que la lampe au-dessus de la table d’opération qui fonctionne à l’électricité. Le reste de la lumière n’est pas aussi avancé.

Il l’emmena à côté de la table et l’aida à s’y asseoir dessus. David partit chercher les outils de base pour l’ausculter. La lumière plus vive du laboratoire lui permit de voir plus distinctement l’étendue des dégâts sur l’articulation du pauvre homme. La cheville était plus mauve qu’il ne l’avait d’abord pensé. Il craignit d’ailleurs qu’elle ne soit cassée. Avec un soupir inquiet, il partit chercher de la glace qu’il posa délicatement sur le pied d’Esther. Il se redressa lentement et sourit à son interlocuteur.

- J’espère que cela ne vous fait pas trop mal… Je crains que la cheville ne soit cassée. Je ne vais pas vous demander de la bouger, ça risquerait de vous faire mal… Malheureusement, le pied est déboîté et il va falloir que je le remette en place pour qu’il puisse se remettre comme il faut avec la cheville et le reste de votre jambe. J’aimerais vous dire que cela ne fait pas mal, mais ce serait vous mentir. En revanche, ce sera une douleur rapide qui s’estompera très rapidement. Je peux vous donner du laudanum si vous voulez.

Faire mal à son patient était bien la dernière chose qu’il voulait. Il préférait se montrer franc afin qu’il soit préparé au moment donné. De plus, faire preuve de franchise démontrait la confiance qu’il voulait instaurer entre lui et Esther. Cela ne servirait à rien de lui cacher des choses techniques le concernant. Il lui sourit tristement, voulant afficher sa loyauté mais aussi son air désolé.

- Je ne veux pas vous faire de mal mais je suis vraiment navré, je suis obligé. Ça va aller…?

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MessageSujet: Re: Static Electricity - [ Williams & Castel ] [Fini] Lun 1 Sep - 0:37


"Static Electricity"



Je me laissai doucement trainer dans le fauteuil roulant, délicatement bercé par les mouvements de la chaise qui cahotait dans les détours du couloir avec autant de fermeté et de douceur qu’une calèche sur route de campagne. Certes, il faut aller chercher très loin la comparaison, mais il n’en était plus à cela près. Je songeai tout simplement qu’il me fallait du repos et tout comme mon espiègle seau, à présent si loin de moi, je devais infiltrer le manoir si j’étais déterminé à acquérir mon sommeil. Je fermais les yeux, lentement, avant de reprendre ma respiration, le plus fermement que pouvait me permettre le fait que j’étais complètement out de la situation. Je sentais mon cœur battre contre ma poitrine, du plus terrifiants des tambours. Tout simplement quelque chose que je ne pouvais pas même comprendre. Mon infirmier du moment semblait prendre particulièrement soin de moi, ne souhaitant pas pour la moindre raison me faire du mal sur cette abominable route de carrelage. Cette délicatesse étrange me rendait toute chose, et je ne pouvais que me souvenir de l’électricité qui s’était échappé de mon corps en voyant son regard des plus bleus et des plus doux sur mon être.

Il me parle d’une lampe électrique sur le dessus de la table d’opération. J’aurai préféré qu’il n’y ait rien, mais c’était là bien mieux que si tout était à l’électricité pure. Bien sûr, ce n’était qu’un laboratoire dans un manoir perdu, il ne pouvait y avoir beaucoup d’électricité ici. Je soupirai doucement, ne cherchant plus à contredire mon sympathique nouvel ami. Je mourrais pourtant d’envie d’en apprendre plus sur sa personne. De mieux connaître cette tristesse infinie que je voyais sur les traits de son visage. Ce visage délicat mais indéniablement mal entretenue, dénotant de soucis personnels qu’il ne réussissait pas à remettre en ordre. Par endroit, ses joues étaient plus rasés que d’autres, ce qui montrait que ce problème ne datait pas d’il y a quelques jours, mais bien plus longtemps. Peut-être une semaine.

-Je pense que ça devrait aller…

Bien sûr que ça doit aller de toute façon. Je n’ai rien d’autres à dire, ni à murmurer. Juste un âpre silence sur mes lèvres qui ne devait pas sortir de mon cœur. En entrant dans ce laboratoire, je sentais aussitôt mon corps frémir, trembler à n’en plus pouvoir. Mon cœur accéléra brutalement et je ne sus quoi faire. Je choisis de me laisser aller dans les bras de ce docteur. M’asseyant sur la table d’opération, ma blessure se fit alors plus voyante encore sous la lumière détestable de cet électrique poste. Je rejetai ma tête en arrière, cherchant le soupir d’un homme qui se trouve sur les nerfs. Pendant tout ce petit temps, il m’explique comment va se passer ma guérison. Comment il doit faire et pourquoi il doit le faire. Il parle de me faire du mal, mais sans le vouloir. Je lui souris.

-Vous ne serez pas le premier à me faire du mal, et certainement pas le dernier. Merci quand même de vous soucier de moi. J’accepterai volontiers du laudanum. Mais…cette lampe est-elle obligatoire ? On ne peut la remplacer par une bougie ?

Non seulement cette électricité dévorait mon cœur, mais en plus la forme de cette lampe. Un regard. On aurait encore dit un œil qui m’observait sans pouvoir faire autrement que m’espionner jusqu’à ce que mort s’en suive. Disparait, meurs. Espèce d’espion lumineux.


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MessageSujet: Re: Static Electricity - [ Williams & Castel ] [Fini] Lun 1 Sep - 0:40


Static Electricity.

Esther lui répondit positivement. Il semblait comprendre pourquoi il devait le faire rapidement souffrir et c’était tant mieux. Ne pas s’acharner à lutter pour essayer de s’épargner d’une forte douleur sur le moment. De toute façon, s’il avait refusé de se faire soigner, il aurait eu mal tout le temps et aurait fini par perdre l’usage de son pied. Quoiqu’il en soit, ce n’était pas un cas à imaginer puisqu’il avait accepté les soins du chirurgien. David lui sourit doucement et partit chercher le laudanum. Il prit soin de bien doser le liquide en fonction de la corpulence de son patient. Il ne savait pas pourquoi il mettait autant d’attention en Esther. Peut-être que le regard de celui-ci était une douceur qui l’amadouait légèrement ? Il avait bien besoin de compagnie à vrai dire et il se sentait comme attiré par cet homme étrange. Ses questions insolites l’amusaient et le faisait sourire sincèrement, chose qu’il n’avait pas faite depuis plusieurs jours maintenant. Il le faisait bien à ses autres patients mais uniquement pour les rassurer gentiment. Là, il était sincère. Il ne voulait pas lui faire du mal et voulait exceller dans le soin qu’il allait apporter à la cheville.

- La lumière électrique est nécessaire le temps que je m’occupe de votre blessure. Après, je mettrai une lampe à huile si vous voulez.

Il dilua légèrement le laudanum avec de l’eau afin que le goût passe mieux et tendit le verre à Esther avec un sourire sincère. Enfin, qu’il voulait sincère, il ne décidait pas de l’air triste que son visage semblait s’obstiner à afficher. Il prit délicatement la cheville dans ses deux mains, commençant à renforcer son emprise sur l’articulation, et attendit quelques secondes que le laudanum fasse effet.

- Ça va être rapide, ne vous en faites pas.

Il passa rapidement sa langue sur ses lèvres nerveusement avant de bouger la cheville d’un coup sec. Le pied se remit en place dans un craquement sourd qui fit grimacer David qui ne tarda pas à appliquer la glace sur l’articulation d’Esther. Le chirurgien murmurait des « c’est fini » tout en appliquant un onguent pour calmer la douleur et faire dégonfler la cheville plus rapidement. Il se releva rapidement, prit une attelle et la plaça sur le pied du blessé. Il fit ensuite s’allonger Esther et éteignit la lampe électrique. Il prit alors une grosse lanterne un peu poussiéreuse sur une étagère qu’il alluma. La lumière que créa la flamme était assez puissante pour y voir tout à fait correctement. Il l’accrocha au-dessus de la table d’opération avant de prendre une chaise et de s’asseoir à côté d’Esther.

- Je vais vous garder ici quelques heures si cela ne vous dérange pas…

Il lui sourit doucement. Il était curieux de lui demander d’où lui venait cette phobie de l’électricité mais il ne prononça pas la question. Après tout, le pauvre homme semblait avoir quelques petits soucis dans sa tête. Il se souvient de Felix qui fixait de façon presque effrayante l’horloge du laboratoire. En pensant à son meilleur ami de l’époque et à ce qu’il lui avait fait ainsi que ce qu’il en avait découlé avec Harry, une ombre morne et sombre passa sur le visage de David. Il retint un soupir avant de relever la tête et de sourire à Esther en lui disant plutôt :

- Vous voulez manger quelque chose ?

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