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"Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini]

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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Ven 21 Nov - 11:27


Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

David était parti donc ranger et nettoyer les ustensiles du laboratoire. Il prit un chiffon et commença à enlever la poussière des étagères, jetant parfois un regard à Hamish qui lui faisait face, contrairement à Jonathan. Le chirurgien écoutait la conversation d’une oreille distraite, répondant silencieusement à la Brute avec un air désolé et légèrement ennuyé. Il n’avait jamais vu son frère dans un tel état et ne savait pas trop comment s’y prendre avec lui. Ne voulant pas contrarier son ainé mais ne voulant pas non plus donner complètement tort au Dauphin, il resta dans son coin à faire la poussière, écoutant son frère perdre complètement la face devant Hamish. Ainsi, Kathleen était le centre de tout et c’était pour cela que Jonathan s’était montré si agressif et jaloux dès que la Brute ait évoqué son nom. Les épaules de David s’affaissèrent doucement de tristesse en entendant les reniflements de son frère en pleurs. Il soupira doucement, conscient qu’il n’y avait rien à faire. Le pasteur ne pourrait pas forcer la Scientifique à l’aimer, surtout si elle en aimait un autre. Il baissa la tête et continua de ranger ses affaires qui avaient le don de s’éparpiller partout dans le laboratoire après chaque expérience.

C’est alors que la voix de Jonathan plus stridente, plus forte et plus colérique. David reporta alors son attention sur ses deux invités et vit que son aîné en était venu à plaquer Hamish contre le mur. Il voulut intervenir mais la Brute (qui portait alors bien le nom de son rang) riposta plus rapidement et renvoya violemment Jonathan. Enfin, c’était comme ceci que les yeux de David virent la scène. Le chirurgien se précipita vers son frère pour s’agenouiller à côté de lui et tenter de le faire s’asseoir. Il passa un bras autour de ses épaules et vint le tenir contre lui. Ce Manoir n’était décidément pas fait pour un homme comme lui. Il avait toujours était bon, bien que parfois naïf et, si ce n’était pas un défaut à l’extérieur, c’était une grosse marque de faiblesse dans les murs de cette bâtisse. Jonathan devrait sortir le plus rapidement possible. David lui caressait les cheveux tout en lançant un regard, quelques reproches au fond de l’iris. Il reporta alors son attention sur son aîné en larmes et dans ses bras et le regarda avec un air triste. Il aida à le remettre sur pieds lentement, ne sachant pas trop quoi lui dire pour le réconforter. La seule chose plus ou moins intelligente qu’il trouva à dire fut :

- Je suis là, Jonathan… Ça va aller…

Il lança un nouveau regard à Hamish qui n’avait pas eu les propos ni les réactions les plus matures dans cette histoire. Donc entre Jonathan (qui avait toujours eu un côté enfantin) et la Brute qui essayait d’imposer sa loi (comme toutes les Brutes, d’ailleurs), David avait l’impression d’avoir affaire à deux gamins de six ans qui se disputaient pour un jouet. Et le chirurgien n’allait pas se priver pour faire la remarque. Il en avait assez de ces romances douloureuses, il avait assez à faire avec ses propres histoires de cœur et même avec son cœur tout court, aussi bien physiquement que métaphoriquement.

- Mais vous vous prenez pour qui ? Certes, il n’aurait pas dû en venir aux mains mais il y a des moyens plus pacifiques pour le repousser !

Son visage avait maintenant échangé son air énervé pour des traits plus impassibles et froids.

- Vous pouvez sortir maintenant, Hamish. Kathleen n’est pas là, je ne l’ai pas vu et elle ne viendra pas dans ce laboratoire, elle n’a rien à y faire.

©BOOGYLOU.





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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Sam 22 Nov - 14:46


"Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. "



Bienvenue une fois de plus dans ce match de grande ampleur ! Aujourd'hui encore nous nous retrouvons dans ce laboratoire des plus correctes des années 1890. Sommes nous le matin, sommes nous le soir ? Personne ne pourrait le savoir à moins de sortir le nez dehors où de chopper une fenêtre dans les étages. Mais sachez que nous sommes ici dans les plus sales sous-sols que pouvait contenir ce manoir. Si nous devions faire un résumé de la situation, en grand entité non-identifié que nous sommes, le voici: Hamish a avoué à Jonathan que la femme que ce dernier convoite n'est en fait que sa petite-amie, c'est en tout cas ce qu'il voulait dire dans les grandes largeurs. Jonathan, souffrant le martyr, s'est refusé à y croire mais Hamish, voulant bien faire, essaya de lui parler, ce qui ne fit qu'aggraver les choses. David, qui depuis ses petites occupations de scientifiques, regardait le tout d'un oeil las, se mit alors à protéger son petit frère. Et nous voici donc ici, dans ce grand n'importe-quoi du fin dix-neuvième siècle.

Comment ça nous faisons du remplissage ? Chut donc. Hamish recula de quelques pas des deux frères, les bras croisés sans pouvoir faire le moindre geste. S'il essayait d'être aimable, cela allait lui retomber dessus et s'il se mettait en colère, de même. Il ne put alors qu'observer les deux frères, dont l'un pleurnichait à en perdre la raison. Jonathan se serrait lui-même comme s'il voulait être qu'un d'autre. Malgré l'enlacement de son frère, il se sentait brutalement froid de l'intérieur. Comme glacé sans que rien ne puisse être à son aide. Il avait tellement souffert de ce manoir, on l'avait torturé, abusé de sa gentillesse. Ses mains avaient saigné, en restaient d'ailleurs d'immanquables cicatrices. Il avait recousu avec peine sa soutane, pleurant un évènement qu'il essayait chaque jours d'enterrer au plus profond de sa mémoire. Il n'avait pas perdu la Foi, mais elle était de plus en plus difficile à tenir chaque jour. Il priait encore tous les soirs en se disant que tout ceci n'était que les épreuves du Seigneur et qu'il en ressortait plus fort à chaque fois. Mais là, son coeur avait dépassé les bornes. L'amour avait été la chose la plus solide envers laquelle il s'était rattaché. Et ce lien s'était brisé.

Hamish fut blessé par les paroles de David, blessé en sa fierté car il n'avait rien voulu de tout ça. Il n'était pas content de la peine de Jonathan. Ce n'était pas de sa faute si les choses s'étaient passé ainsi.

Je n'étais pas venu là pour la voir, je sais parfaitement où se trouve son laboratoire. Non, si j'étais venu, c'était avant tout pour essayer de connaître d'autres scientifiques, parler à d'autres personnes.

Il ne contrôlait plus rien de la situation et ce n'était pas agréable. Mais bon, une certaine mélancolie en lui le reprit, visage morne sans aucune expression. De toute façon, il n'avait jamais rien vraiment contrôler, quel importance alors. Hamish prit alors une grande inspiration et s'inclina en face de Jonathan  tout en le regardant.

Je vous demande pardon pour vous avoir causer davantage de peine.

...que Dieu vous maudisse...

Hamish se redressa en toussottant légèrement avant de regarder un peu partout dans le laboratoire. Finalement son regard se posa sur David.

S'il n'y avait pas eu cet accident, j'aurai aimé faire connaissance avec vous.

Il se dirigea alors vers la sortie.

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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Lun 15 Déc - 8:44


Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

Alors ainsi, Hamish était venu faire la discussion avec d'autres Scientifiques ? Pourtant, il était venu pour demander s'ils n'avaient pas vu Kathleen. Drôle de façon de vouloir faire connaissance avec les autres. Enfin bon. David en oubliait qu'ils étaient dans le Manoir et qu'ici, la folie et le chaos prédominaient sur la logique et la raison. La Brute s'excusa auprès de Jonathan. Ce dernier eut droit à un petit coup de coude pour le rappeler à l'ordre par son frère quand il maudit leur interlocuteur. Le chirurgien, de son côté, ne pouvait s'empêcher de trouver Hamish étrange. Il affichait toujours une impassibilité presque agaçante et son apparence transpirait la fierté et la supériorité. Enfin, c'est comme ça qu'il le voyait. Il avait presque l'impression d'être épié par les yeux de son père. David soupira doucement et baissa la tête quand l'homme exprima quelques regrets à l'idée que leur rencontre se soit passée ainsi. Le Scientifique aussi, en était peiné. Mais avec un Jonathan jaloux à côté, ce n'était juste pas le moment. L'air agacé partit du visage du chirurgien pour laisser place à une expression plus triste, voire déçue. Même si Hamish ne lui inspirait pas confiance, il ne semblait pas comme les autres Brutes.

- Repassez plus tard si vous voulez… Ce n'est juste… pas le moment, désolé.

Il désigna du regard Jonathan qui chougnait toujours dans ses bras. Il regarda l'homme se diriger vers la sortie du laboratoire et put porter pleinement son attention à son ainé en détresse. Ne sachant pas trop quoi faire, il le prit un peu plus dans ses bras et caressa ses cheveux avec tendresse, posant sa joue sur le sommet de sa tête. Il ne pouvait lui en vouloir de s'être énervé contre Hamish. Ce n'était pas forcément la meilleure chose à faire (surtout que la Brute n'y était très certainement pour rien) mais il ne pouvait absolument pas lui en vouloir. Au contraire, il le comprenait malheureusement parfaitement. Il était passé par là, lui aussi, quand la jalousie lui a rongé l'âme au point de blesser son meilleur ami, exactement à l'endroit où les deux frères s'enlaçaient. Mais il ne voulait pas que Jonathan ne blesse Hamish ou Kathleen dans sa folie amoureuse. Il ne voulait pas qu'il se blesse non plus. Mais quoi lui dire alors ? Attendre tristement que son amour s'oublie ? Tuer Hamish pour que la Scientifique ne reste qu'à lui ? Non, certainement pas. Il se leva donc, amenant Jonathan avec lui, le mettant ainsi sur ses deux pieds. Il le regarda un instant sans trop savoir quoi dire. Le visage de son frère était cerné et ses joues s'étaient légèrement creusées depuis la dernière fois qu'il l'avait vu… Cela faisait quoi…? Cinq, six ans…?

- Tu devrais aller dormir, mon frère… Tu manques de sommeil…

Il lui caressa la joue avec un air triste, ne sachant vraiment pas trop quoi faire pour le consoler efficacement. Il ne voulait juste pas qu'il fasse une connerie dans son désespoir. Pas comme lui. Depuis qu'il avait viré Felix, il était rongé par la culpabilité et la honte et se prenait des coups par Harry. Et encore, ce dernier ne savait pas encore que c'était lui qui avait blessé l'horloger. Enfin bref. Il enleva ces sombres pensées de sa tête et accompagna le pasteur à sa chambre avant de le faire allonger sur son lit. Il s'accroupit au chevet de Jonathan et eut un petit soupire compatissant tout en le regardant. Il tira les couvertures pour que son frère soit au chaud et lui dit tendrement :

- Il y a quelque chose que je puisse faire pour toi…?

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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Mer 17 Déc - 22:22


Dieu aime son frère.



Que son coeur au final ne puisse mourir, il en était des malédictions bien plus viles à tout égard. Mais pourtant le voici tel qu'il pouvait être dit. Son coeur mourrait de l'intérieur, sans plus de poison dans ses veines que dans la plante la plus néfaste. Il jeta un regard rempli de verve au dos de son rival qui doucement s'éloignait après avoir obtenu de son frère une entrevue pour plus tard. Son coeur se referma une nouvelle fois dans sa propre douleur. Comment oses-tu, toi mon frère, lui portait pareil assistance, acceuillir en ses dires une volonté prochaine et ainsi porter déshonneur à tout ce que j'endure ? Fallait-il donc être seul entre ses murs pour ainsi comprendre ce que signifie le mot souffrance ? Il l'ignorait et au final, peu lui importait. Le claquement de la porte, lourde de sens à ses yeux, dépeignit une nouvelle fois les larmes sur ses joues. Rien qui ne puisse déplaire aux yeux des démons. Mais il était las d'affronter des choses qu'il semblait le seul à percevoir. Las de porter un étendard aux bords brûlés par les âmes de ce manoir. Qu'il lui fallut donc à ce point pleurer pour finalement comprendre l'aspect des plus vaines de sa destinée ?

Je ne suis pas fatigué. Je ne veux pas dormir. Je veux que ça s'arrête...

Juste cesser de connaître la souffrance des autres sans jamais pouvoir expier la sienne. Qui console les prêtres et des pasteurs quand ceux-ci ont finis de confesser le monde entre leurs mains que le silence lie jusqu'à la mort ?  Bien évidemment, le souffle du Christ était censé devenir leur seul allié. Mais qu'en était-il quand leur coeur en était brisé jusqu'à perdre la notion de la réalité ? N'y avait-il donc aucune justice pour les amours se mourrant en eux-même ? Jonathan ne sentit à peine le doigt sur sa joue, et se laissa sans peine guider jusqu'à la chambre. Mourir ou dormir, là était la question essentielle que son esprit bataillait avec sa raison. Il se laissa faire, comme l'enfant qu'il était et qui ne saurait certainement jamais vraiment comment il fallait être dans la vie. Comment il aurait fallu être pour plaire à celle qu'il aimait. Sa vie qu'il pensait pouvoir reconstruire autour d'un amour idéalisé venait de s'effondrer, et qu'avait-il à présent pour unique calme que celui de la mort ?Est-ce qu'il sentit les draps sur son corps, aucune idée.

Dis-moi...dis-moi David...pourquoi l'amour ne gagne jamais ? Pourquoi faut-il que l'être humain aime jusqu'à en mourir ?

Délirait-il sous l'effet de son coeur ? Certainement.  Ses yeux cherchaient comme une réponse au plafond, presque emporté par la fièvre. Il tendit la main vers son frère et tira sa chemise vers lui.

Dis-moi pourquoi j'ai lutté pour la vie...par amour...pour rien...j'aurai du vraiment mourir sous la main de ce Downcry...cela m'aurait évité de succomber aux démons.

Il pleurait toujours, mais sans bruit. La fatigue évicérait le moindre de ses soupirs. Les larmes coulaient sans plus aucune retenue ni musique. Le délire le rendait fragile jusqu'à son inconscience, le rendant si faible dans ses gestes qu'il en lâcha la chemise de David et se remit à chercher le plafond du regard, alors qu'il se trouvait en face de lui.

Je l'aime, David...je l'aime plus que je n'ai jamais aimé Dieu lui-même...je serai prêt à faire tellement plus de choses que même ce noble ne pourrait jamais lui offrir...pourquoi faut-il alors que j'en meure...?


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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Jeu 26 Fév - 10:01


Et nous avons de lui ce commandement.

David regarda son frère s'allonger dans son lit et veilla à ce qu'il ne soit pas trop découvert pour ne pas qu'il est froid. Il avait suffisamment l'air mal en point comme ça, il méritait tout de même un minimum de confort. Le chirurgien posa une main sur le front de Jonathan et constata qu'il était brûlant. Le Scientifique fronça les sourcils, inquiet. Son aîné semblait souffrant, certes, pourtant, il ne paraissait pas malade. S'il ne semblait avoir que la fièvre, il n'avait pas la toux et les autres symptômes d'une mauvaise grippe. Mais c'est dans son regard perdu et son discours que David comprit que c'était un mal tout autre qui le rongeait au plus profond de lui. Il écouta parler son frère sans rien, baissant juste les yeux. Il n'avait rien à rajouter, il comprenait ce qu'il ressentait. Ses histoires de cœur actuelles n'étaient guère des plus glorieuses… Il regarda la main que Jonathan posa sur son bras et la prit dans sa paume à son tour, plongeant ses yeux dans ceux de son aîné qui semblaient demander de l'aide tout en restant presque vide. David se mordit doucement la lèvre quand le pasteur posa ses questions. Qu'il s'interrogeait sur cette vie qui ne rimait à rien. Jonathan n'avait jamais fait de mal à personne et il était peut-être celui qui souffrait le plus mentalement. Pourquoi ? À cause de sa naïveté enfantine ou de sa trop grande bonté ? Était-ce un péché que d'être trop gentil ?

- Je ne sais pas quoi te répondre mon frère… Je ne comprends pas non plus pourquoi il faut souffrir pour essayer de plaire, pourquoi il faudrait presque s'écorcher sous leurs yeux pour qu'ils nous remarquent…

Il réfléchit un instant supplémentaire, repensant à Harry qui ne le remarquait que quand il avait besoin de déverser sa violence et sa haine sur quelqu'un. Cette histoire le meurtrissait aussi bien dans sa chair que dans son âme ? Mais qu'elle était la situation la plus envieuse ? Se faire maltraiter par celui qu'on aime mais pouvant avoir un minimum de contact avec lui ? Ou être parfaitement ignorer de l'amour de notre vie ? David essaya de s'imaginer ce qu'il ferait si Harry refusait de lui parler ou semblait le prendre de haut avec une grande froideur (parce qu'il n'imaginait pas Kathleen être souriante). Et pire, que ferait-il si Felix (ou quelqu'un d'autre) venait presque le narguer d'être avec le vétérinaire ? Déjà qu'il s'était emporté sans que l'horloger n'ait fait quoi que ce soit de mal volontairement contre lui…

- Garde la foi, mon frère… Peut-être est-ce une épreuve de ton Dieu pour te rendre plus fort…? Peut-être après cette épreuve aussi éprouvante soit-elle, tu atteindras ce bonheur avec elle auquel tu aspires…?

Il lui sourit tendrement et caressa ses cheveux avant de prendre un petit flacon remplit de cachets qui traînait sur sa table de nuit. Il en sortit un et le tendit à Jonathan.

- Ça m'aide à dormir. Tu devrais en prendre un, Jonathan. Tu manques de sommeil…

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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Jeu 26 Fév - 12:24


"Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. "



Tout son corps n'était là que pur fatigue. Ses yeux se refermaient doucement, au fur et à mesure que le sommeil venait à son corps sans cependant vouloir en prendre emprise. Il entendait les voix de son frère comme venant de si loin, et pourtant, il était si près. Jonathan comprit pourtant toutes ses paroles. Oui...l'Amour était l'arme de Dieu contre les armées des ténèbres. Mais Dieu seul savait combien cette arme était destructrice pour le commun des mortels. Jonathan avait été présomptueux de s'être imaginé maître de cette arme. Il avait voulu seconder le Seigneur dans sa distribution d'Amour et de Bonheur parmi ses brebis. Mais cela n'avait pas été sans conséquences. Il avait été également toucher en plein coeur de cette grâce dont il essayait d'instruire les âmes perdues de ce manoir. Il était devenu fou de la puissance de cette Amour, comme si Dieu lui-même avait voulu le remettre à sa place. Un prêtre défroqué qui avait promis son âme à la Restauration afin de pouvoir se marier à la femme qu'il croyait être celle de sa vie. Mais cette démone aux cheveux rouges était apparu et avait tout promener, toutes ses croyances, tous ses espoirs, tout cela...pour ne laisser qu'un vide immense et brûlant comme le plus terrifiant des Enfers. La place d'un pasteur n'était pas aux côtés de la Sainte Maria, elle était auprès des lépreux, quitte à en prendre les marques. A trop vouloir Aimer, on en perd son coeur.

Jonathan serra la main de son frère avec un tendre sourire. Il avait tout perdu, en une dizaine d'année à parcourir sous un faux nom le pays. Mais il n'avait pas perdu son frère. Toujours là pour lui, pour le soutenir. Oui...une épreuve du Seigneur. Cela ne pouvait être que cela. Si Lui le disait. Si David le disait, cela ne pouvait être que vrai. Son frère avait encore une fois prouvé qu'il avait le talent de la diplomatie, d'apaiser les coeurs. Jonathan ne faisait que pâle mesure comparé à lui. Il lui fit un sourire vaporeux.

Mon frère...tu es si bon....comme je suis heureux de t'avoir pour famille, tu es un ange...merci pour tout...je vais reprendre espoir, c'est une épreuve de Dieu...

Regardant rapidement les cachets que David lui tendait, il les prit tout aussi rapidement, souhaitant réellement retrouver le sommeil. Ce qui ne tarda pas à venir. Doucement, alors qu'il tombait dans le plus sombre des précipices, il murmura.

Bonne nuit, David...que l'Amour te bénisse...

Parce que sa propre âme était déjà perdue, elle.


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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini]

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"Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini]

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