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"Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini]

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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Jeu 18 Sep - 19:32


Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

David continuait de serrer son frère dans ses bras avec amour. Il avait été dur avec lui. Son aîné n’avait jamais voulu faire le mal dans chacun de ses actes. Et tout ce qu’il faisait, c’était dans l’intérêt de tout le monde. Il ne s’y prenait peut-être pas très bien tout le monde mais ce qu’il le rendait attachant. Il essayait de faire le bien mais il ne le faisait pas excellemment bien. Enfin il aurait été dur de le faire mieux. Et puis comme on dit : mieux vaut mal faire le bien que bien faire le mal. Surtout que dans ce Manoir, beaucoup de personnes, trop même, savaient parfaitement faire le mal. Si les Brutes pensaient plutôt à faire sortir les gens de cet Enfer, à se rebeller contre Jeremiah, des dizaines de vie seraient épargnées… Jonathan lui demanda de le pardonner. En guise de réponse, David le serra un peu plus fort dans ses bras, frottant son dos avec affection. La chaleur, l’odeur de son frère lui avaient grandement manqué. Il avait d’abord eu du mal à croire à sa survie mais il sentait qu’il n’avait jamais été aussi soulagé de sa vie que ça. Son frère n’était pas mort. Il était là, avec lui. Et cela l’apaisait grandement.

Mais David dut mettre fin à leur étreinte quand il entendit quelqu’un entrer. Harry ? Est-ce que son homme allait rentrer plus tôt aujourd’hui afin de passer du temps avec lui ? Il dut avouer qu’il fut déçu en voyant un illustre inconnu débarquer dans le laboratoire de son amour. Cependant, il lui fit un grand sourire, cet homme s’avouant être quelqu’un de poli et de bien sympathique. Plus grand que lui (après tout, ce n’était pas bien difficile) et bien plus large aussi, David ne douta pas une seconde de sa force physique bien que son visage n’ait rien de violent ni d’agressif. Qu’était-il ? Un Gardien ? Non, trop sûr de lui. Un Scientifique, une Brute ? Une Brute sympathique alors. Enfin, il ne la connaissait pas encore. Mais bon, il n’y avait sûrement pas besoin quoi être parano. Si on était gentil avec lui, il n’y avait aucune raison pour qu’il soit désagréable avec nous. Il cherchait Kathleen ainsi ?

- Bonjour, monsieur Strathearn ! Comme vous pouvez le voir, ce n’est pas le laboratoire de Kathleen, il se trouve à peine plus loin sur votre gauche.

Il continua de lui sourire doucement avant de lui tendre une main amicale.

- Je suis David Williams et voici mon frère, Jonathan.

Le chirurgien ne fit pas attention à la soudaine nervosité de son frère, déconcentré par la soudaine familiarité avec ledit Hamish. Son visage lui disait en effet étrangement quelque chose mais il ne saurait dire quoi. Perturbé, il fronça les sourcils et commença à le dévisager (ne se rendant pas forcément qu’il le fixait intensément), fouillant dans sa mémoire pour essayer de trouver une réponse. N’y parvenant, il espérait que l’homme partage son impression de familiarité :

- On ne se serait pas déjà vu quelque part, monsieur Strathearn ?

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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Lun 22 Sep - 11:42

 

"Et nous avons ce commandement de Dieu."
(le coucou)









Je parvins à continuer d'offrir un grand sourire à mon interlocuteur. Il semblait d'une grande sympathie et voulut m'aider à trouver le laboratoire de Kathleen. J'aurai été bien mal avisé de vraiment ignorer son emplacement. Mais qu'importe, je n'étais pas là au final pour obtenir cette information. Je me sentais comme ne pas être à ma place aux yeux de ce pasteur qui me jaugeait toujours avec comme une intense émotion de mécontentement. Pourquoi autant d'agacement dans ce regard ? Vraiment j'aimerai bien le savoir. Mais pour le moment, j'étais concentré sur les paroles de David qui se présenta, ainsi qu'il présenta son frère. Comme je commençai à en être habitué, sentir sur moi le regard interrogateur du scientifique ne fut qu'une bagatelle. On finissait toujours par me reconnaître, ou plutôt, reconnaître mon frère. Un triste sourire passa sur mes lèvres tandis qu'à sa question, je détourna mon regard vers Jonathan. Ce dernier ne me répondit pas et au contraire, conservait son air contris envers moi. C'était la référence à Kathleen qui le rendait aussi froid ou simplement le fait que j'avais interrompu leur conversation ? Dans les deux cas, son air me fit presque rire. Le pauvre avait vraiment l'air d'un enfant, pourtant on pouvait bien lui donner la trentaine. Etrange. Mais sans m'en soucier davantage, je portai mon regard vers David.

Oh, très certainement. Je suis le jumeau du Dauphin.

Jonathan le regarda avec un haussement de sourcil. Celui qui se disait vouloir voir Kathleen était également un membre de la famille royale ? Une jalousie intense commença à naître dans son coeur, bien qu'il n'y avait aucune raison sur le coup. Après tout, rien ne disait qu'ils n'étaient pas juste ami, ou même juste collègue. Non, il n'y avait absolument rien à craindre. Mais le pasteur avait quand même un mauvais pressentiment, un réel mauvais pressentiment. Quelque chose qu'il valait mieux ne pas oublier. Il croisa les bras et se tourna vers l'homme impromptu en ces termes, le regard presque dur. Une expression qu'il n'avait jamais eu de toute sa vie, même au souvenir de l'être le plus proche de lui, David. Son ton était pourtant bien poli, mais c'était d'une politesse toute froide qui ne souffrait qu'aucune réel sympathie. Elle était à lui, et c'était tout.

Qu'est-ce que vous venez faire dans ce manoir alors ?


La question était honnête, aussi je ne manqua pas d'y répondre avec les mots que j'avais milles fois utiliser dans ma vie. Que voulez-vous, c'était un stade obligatoire. Après tout, n'êtes-vous pas sans cesse obligé de répéter les tenants de votre vie en général à chaque fois que vous rencontrez quelqu'un? Et bien c'est la même chose ici, pas de jaloux. J'eus un petit rire, ne voulant pas paraître trop sec ou même trop prétentieux pour ces deux frères. Car il était vrai que mon éducation de jeune potentiel prétendant au trône m'avait doté d'une démarche princière, que même rare les nobles étaient à la posséder. Quand je me rendais compte que je tenais depuis trop longtemps cette posture droite et sans vie, je m'affaissais presque automatiquement, devenant d'un prince un noble nonchalant. Changement presque indiscernable en réalité, mais pour mon oeil, cela faisait beaucoup. Cela aurait fait également grand bruit dans ma famille si cela avait été l'action de mon frère.

C'est une longue histoire, si vous saviez...cependant, je peux vous dire que l'on m'a renié de la famille royale. On m'a tenu enfermé dans le palais pendant plusieurs années et au suite de quelques péripéties peu importantes, je me suis retrouvé ici. Soi-disant que c'est mieux pour ma protection.  

Jonathan détourna son regard de ma personne, comme ayant compris le message. Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas pourquoi autant de haines. Mais finalement, je m'approcha d'un tabouret et fit:

Cela ne vous dérange pas que je reste ici à parler avec vous ? Je pense que Kathleen pourra m'attendre.

Le pasteur sentit son corps se glacer d'un coup. Il l'avait appelé par son prénom et c'était une chose qu'il ne supportait pas de laisser passer.  Par son prénom. Une telle familiarité le rendait d'une pexplexité sombre et indélicate. Il s'avança au delà de la table d'opération et tint sa Croix fortement contre son torse. Non, ne pas être jaloux. La jalousie était l'aplomb de Satan et non des hommes de Dieu. Il prit une profonde respiration pour calmer les élans brutaux de son coeur. Jamais il n'avait ressenti un aussi mauvais sentiment aussi fort.

Mais n'hésitez pas à m'appeler Hamish !

Nouveau frisson de la part de Jonathan. La sympathie même de cet homme lui semblait bien étrange. Il ne lui faisait clairement pas confiance, contrairement à son frère qui semblait déjà bien amical.



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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Lun 22 Sep - 17:10


Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

Alors ainsi l’homme était le jumeau du Dauphin. Il était donc un membre important de la hiérarchie de ce pays, que faisait-il donc ici ? La Reine était-elle au courant que son fils était emprisonné ici ? Non, il n’était pas un Amnésique… Ou alors, les chances étaient minces. Jonathan posa alors la question qui démangeait David, bien que le ton du pasteur soit un peu trop glacial au goût de son frère. Il se tourna vers lui, inquiet avant de reporter rapidement son attention sur l’homme qui s’était mis à répondre. Lui aussi avait eu quelques problèmes avec sa famille. Resté enfermé dans une pièce par la volonté seule de ses parents, il ne connaissait que trop bien. Il baissa la tête, le visage fermé, essayant de ne pas se souvenir de l’autre salope qui lui avait servi de mère. Il essaya plutôt de se concentrer sur ce que disait l’homme. Il ne pouvait pas être amnésique. Ses souvenirs étaient trop précis pour que sa perte de mémoire ne soit que partielle. Il n’était donc pas un fantôme, un fou, un prisonnier quelconque ou un Gardien. Il était donc soit un Scientifique, soit une Brute. Et David connaissait ses collègues. Il connaissait les Scientifiques qui travaillaient dans ces sous-sols. Et Hamish n’en faisait pas partie. Il était donc une Brute ? Mais les Brutes avaient de bons rapports avec Jeremiah et étaient généralement ici pour une raison précise. Et pas contre leur volonté la plupart du temps. Cela avait beau être une histoire de protection, comme il le prétendait, mais David était sûr qu’il y avait autre chose. De plus, son frère était étrangement nerveux tout à coup et son cadet en était inconsciemment affecté. Il fronça les sourcils, sans agressivité pourtant et s’adressa à l’homme, se tenant le menton entre deux doigts :

- Mais si vous êtes ici… Et que vous êtes de la famille royale. Cela veut dire que la Reine est au courant de ce qu’il se passe ici… ?

Il releva les yeux pour planter son regard dans celui d’Hamish. Son visage était interrogateur. Il n’y avait aucune marque de colère ou de haine envers la Brute qui s’annonçait bien sympathique en fin de compte. Mais si sa mère le savait… C’est qu’il y avait un problème quelque part. Comment pouvait-on laisser faire ce qu’il se passait ici ? Comment pouvait-on fermer les yeux sur le massacre de centaines d’innocents ? David oublia Jonathan qui semblait agacer pour une toute raison. Il se mordit la lèvre inférieure en songeant qu’ils étaient peut-être tous pris au piège par une odieuse manipulation politique. Mais… Si la Reine était au courant… Cela voulait dire que personne ne les recherchait à ce moment-là ? Que la police devait avoir la liste des prisonniers et que les rechercher était inutile puisqu’ils savaient tous où est-ce qu’ils étaient enfermés… Il n’y avait donc aucun espoir que quelqu’un vienne les chercher… David pâlit brusquement, son cœur commençant à s’affoler face à ce vent de panique soudain. Il se laissa tomber dans un fauteuil, se passant une main dans les cheveux, encaissant difficilement le choc qu’ils étaient tous foutus. Le front posé dans la paume de sa main, il ferma les yeux quelques secondes, le visage crispé par la douleur de son cœur qui le faisait de plus en plus souffrir ces derniers jours. Il soupira et releva les yeux vers la Brute.

- Vous ne savez rien… ? Rockwood ne vous a rien dit, Hamish… ?

Il ne sait pas s’il avait bien le droit de poser une question aussi franche à une Brute mais sur le moment, il ne fit pas bien attention, trop effrayé à l’idée de mourir ici.

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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Lun 29 Sep - 12:56


"Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. "



Je restai immobile devant la table d'opération, triturant cette Bible à mains nues, ne sachant trop quoi faire. Il me fallait faire pourtant quelque chose, agir, réussir à dire quelque chose. Je ne dois pas me laisser une fois de plus supplanter par un homme qui pense tout savoir. Je levai la tête fièrement et me retournai vers eux d'un air bien désagréable. Mon frère semblait complètement hypnotisé par ce type qui se disait de la royauté anglaise. Cela m'agaçait plus que de raison, cet homme qui semblait vraiment arrogant avec sa machoire carré et son grand nez, IL m'agaçait. Pour une raison que je ne savais que trop. Sa familiarité avec Kathleen m'insupportait et ne me faisait que craindre le pire. Mon frère lui posait des questions autour des déclarations qu'il avait faite. Je ne me posais pas autant de questionnement. Savoir si la famille royale savait où nous étions m'importait vraiment pas du tout. Quel intérêt vraiment ? Ce qui comptait c'était que nous étions enfermé avec comme seule possibilité de s'enfuir la grâce du Seigneur. Ce à quoi l'homme, tenant froidement ses mains dans ses poches à la manière d'un sacrée dandy délicat, voulut répondre avec simplicité. Tout cela tout en haussant les sourcils d'une manière innocente, insupportablement  innocente. Cet homme paraissait si froid. J'en aurais mis ma main à couper que Dieu ne pouvait avoir aucune importance à un être comme cela.

Etant donné que cet endroit est considéré comme mon tombeau en attendant que mon frère jumeau ne meure...je pense que la Reine est au courant. A savoir si elle est au courant pour vous tous et les actions de Rockwood...je l'ignore, c'est possible que non.

Je haussai à mon tour un regard de mépris envers cette personne qui semblait se prendre pour une victime. Oui, moi on est au courant de mon état mais probablement pas vous. Bien évidemment, ma colère ne pouvait être précisément objective, tant la rancoeur à l'explication encore sombre était forte. Je tenais ma Bible haute sur mon torse tandis que j'apportai ma croix à mes lèvres.

Evidemment que Rockwood ne lui a rien dit ! Ne le prends pas pour un demi-dieu, ce n'est qu'une âme perdue comme nous tous.

Puis-je connaître le pourquoi d'une telle animosité envers moi je vous prie ?

Je restai silencieux face à cette accusation qui n'était malheureusement que trop réelle. Mes sourcils se froncèrent, me donnant l'air d'un gamin capricieux. Une moue se dessina sur mon visage.

Rien, rien.

Mon interlocuteur nobliaux se tourna alors vers mon frère avec un air de pur interrogation, levant les mains en l'air. Il ne savait pas trop quoi répondre à mon air de dépit inutile. Du coup, il se laissa retomber ses mains sur ses hanches et fit:

Non, je vous prie de m'excuser, Rockwood ne m'a rien dit...


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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Mar 21 Oct - 23:30


Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

David resta silencieusement dans son coin, regardant Jonathan hausser le ton sans raison sur Hamish. Il arqua un sourcil surpris en voyant une telle animosité chez son frère, lui qui était relativement calme et patient. Jamais il ne l'avait vu s'énerver sur qui que ce soit de la sorte. Mais quand le Dauphin posa cette question qu'ils se posaient tous les deux, à savoir, la raison d'une telle "agressivité" de Jonathan, ce dernier sembla se calmer rapidement. David jeta un regard inquiet à son aîné mais préféra demeurer silencieux. Il se doutait que de toute façon, le pasteur était capable de le renvoyer promener. Mais il se doutait que quelque chose n'allait s'il s'en tenait à la façon qu'il avait eu de marteler la porte du laboratoire avant que le chirurgien ne vienne lui ouvrir la porte. Il se mordit donc la lèvre inférieure, devenant légèrement anxieux et nerveux, jouant avec ses doigts. De plus, Hamish répondit négativement à sa question sur la possible implication de la Couronne dans leur calvaire. Cette Brute avait l'air assez passif et inoffensif, c'était… étrange. Il n'allait pas s'en plaindre, mais cela ne l'empêchait pas d'avoir une certaine méfiance envers cette autorité un peu trop sympathique à son goût. Mais bon, tous les prisonniers de ce Manoir ne pouvaient pas être forcément mauvais, les Brutes y compris… Il accorda donc un sourire triste à Hamish avant de dire :

- Ce n'est pas grave, je me doute bien que Rockwood garde ses secrets…

Il soupira doucement, n'ayant rien d'autre à répondre. Le fait de ne pas savoir ce qu'il se passait réellement dans les hautes strates de cette société le frustrait un peu mais il n'avait rien d'autre qu'il puisse faire à propos de cela. Alors autant ne pas se pourrir l'esprit plus que cela et se soucier d'autre chose. De toute façon, pour l'instant, il n'y avait pas grand-chose à faire. Voire rien. Ils étaient tous bloqués ici et il se doutait quelqu'un comme Hamish ne souhaitait pas rester coincer dans cet endroit éternellement. Enfin, du moins, c'était l'impression qu'il renvoyait. Une question lui vint alors en tête. Une question logique.

- Dites-moi… Si ce Manoir est censé être votre tombeau, pourquoi êtes-vous une Brute ? Je veux dire… un Amnésique ou un Dément a beaucoup plus de chances de mourir… Non pas que je souhaite votre mort évidemment, mais… Enfin, je pense que vous m'avez suivi.

Il eut un sourire timide et gêné à l'intention d'Hamish. Puis, il se tourna vers son frère et posa une main sur son avant-bras avec un regard inquiet.

- Tu es sûr que ça va…?

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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Sam 25 Oct - 14:16


"Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. "



Mon frère semblait si content d'avoir à parler à cet homme. Cet homme qui me semblait si étrange, je ne pouvais lui fournir ma confiance. Tout simplement parce qu'il avait dit vouloir parler à la scientifique ? Ne fallait-il que de ça pour me faire grogner ? Oui ! Bien évidemment ! La jalousie n'était pourtant pas bonne conseillère, et il ne fallait généralement pas longtemps avant que je ne me transforme en chat feulant devant la moindre personne voulant s'en approcher. Allons-bons, essayons de garder notre calme. Je croisais les bras, rangeant ma Bible dans les proches intérieurs de ma soutane. Bien pratique tout cela. Ne cherchant même plus à entendre la suite de la conversation de David et ce Hamish, je regardai la table d'expérimentation avec un petit air nostalgique. Je pensais à Elle qui, à cette même seconde, devait être en train de soigner quelqu'un, ou de travailler sur un machine. Depuis combien de temps ne mettais-je blesser la main avec des roses dans le seul but d'avoir quelque chose à faire à ce laboratoire? Cela faisait un petit moment, peut-être un ou deux jours. Il faudrait que je pense à y retourner.

Hamish regardait le frère du scientifique en fronçant un sourcil désabusé. Il n'était pas vraiment habitué à ce qu'on le regarde avec autant de méchanceté dans le regard. Même les prisonniers les plus agressifs finissaient par perdre les armes quand Hamish montrait autant de sympathie qu'il en montrait à cette seconde. Car après tout, il n'avait vraiment rien de si monstrueux. Au contraire, il pouvait inspirer le respect de par une tenue des plus correctes, un maintien des plus somptueux et royales. Même sa manière de marcher était loin d'être des plus avachis. Bien que d'une nature mélancolique se déteignant sur sa façon d'être, lui donnant une sombre nonchalance par instant, il n'était pas mauvais. Il s'ennuyait, c'est tout. C'est alors que David eut cette petite phrase si maladroite qui fit rire la Brute d'un éclat de franchise parfaitement incontrolé.

Je suis une Brute car on a ordonné à Rockwood de me maintenir en vie. Je ne serais relâché que si mon frère venait à mourir.

Hamish se mit à cligner de l’œil tout en claquant des doigts, le tout avec un air si fantasque et metteur en scène que l'on aurait pu voir des étincelles s'animaient autour de ses yeux...si vous voyez le genre.

Joker ! C'est ce que je vous disais. Il faudrait alors que je perde à jamais mon identité pour devenir mon défunt frère, autant dans sa personnalité, que dans ses relations...autant vous dire ce que cela ne m'enchante pas vraiment.

Je le regardai avec un coup d'oeil hautain. Quelque part, je me faisais peur à moi-même, car tant de sombres rancœurs dans mon âme était clairement loin d'être dans mes habitudes. C'était peut-être également ce que vit mon frère quand il vint vers moi pour me demander comment cela allait. Je ne voulais pas l'inquiéter. Mais je ne voulais pas non plus donner la satisfaction à ce prince de pacotille d'être bien mieux que moi. Bombant le torse, ce qui me donnait l'air parfaitement ridicule tant mon gabarit n'était pas vraiment à la hauteur du noble et je m'avançai vers lui, après que David ait pu lui répondre en des termes que je n'avais pas vraiment écouté.

Que voulez-vous à Mademoiselle Kathleen ?! Pourquoi vous la cherchez ?!


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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Jeu 6 Nov - 0:21


Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

David écouta silencieusement et attentivement Hamish répondre à ses interrogations. Malheureusement, elles ne furent guère fructueuses sur les intentions de la Couronne. Mais ce pauvre homme était condamné à être la roue de secours du gouvernement en cas d'accident plus grave. On le laissait donc pourir là en attendant. Au cas-où. C'était assez triste et parfaitement répugnant qu'un être humain soit ainsi traîté par sa famille. Il n'avait pas connu ça, lui. Mais ce qu'il avait enduré était atroce aussi. Enfin, il le pensait. Il ne saurait dire quelle situation familiale est la pire. Entre être rejeté et considéré comme un fardeau ou être séquestré et violé par sa propre mère. Il jeta un coup d'œil à Jonathan qui avait sans doute eu l'enfance la plus normale d'entre eux-trois. L'âge adulte était différent, puisque le pasteur avait dû simuler sa mort et le jumeau du Prince Héritier avait dû continuer à se cacher de sa famille pour avoir un minimum de vie sociale. Et pendant ce temps, David avait saccagé sa vie : bien qu'il accomplissait son métier avec brio de jour, il était souvent complètement imbibé d'alcool la nuit. Après la mort de Julien, Jonathan, sa mère et la fille. Il aurait pu faire plus attention oui. Songer aux gens qui vivaient plus dans la misère que lui au lieu de se plaindre sans cesse. Enfin, c'était plus facile à dire qu'à faire. La boisson lui était un bon moyen pour oublier le mépris qu'il porte à lui-même.

Il releva une nouvelle fois la tête vers Jonathan et le regarda avec un air étonné quand le pasteur prit un air orgueuilleux et fier tout en toisant Hamish du regard. David se demandait bien quelle étrange émotion pouvait animer le cœur de son frère à cet instant, lui qui était d'habitude compréhensif envers tout le monde. Cet air de coq de basse-cour. Mais ce fut le ton qu'il employa qui laissa son cadet coi. Une colère enraillait sa voix qui avait toujours eu une intonation fluette et innocente mais là, ce ton grave et rageur le laissait supposer le pire pour son ainé : le Manoir avait déjà eu raison du chirurgien, malgré toutes les bonnes intentions qui avaient animés son cœur bien que défecteux. La bâtisse l'avait poussé à bout et il avait craqué, c'était vengé sur quelqu'un. Et il espérait juste que ce ne soit pas le cas de son Jonathan qui était tellement plus bon que lui. Un gouffre séparait leurs âmes. Il ne méritait tellement pas de finir là-dedans, dans ces couloirs humides. Hamish non plus d'ailleurs. Mais le Prince semblait plus fort psychologiquement que son grand frère qui avait peut-être été moins préparé à la dureté des lieux. Personne ne l'avait vraiment été d'ailleurs, mais… Certains avaient eu une vie qui les avaient considérablement endurcis. Et les faibles finissaient par y laisser toute sanité mentale. Et il ne voulait pas que Jonathan ne sombre dans la folie. Il se leva donc et posa une main sur son épaule tout en le regardant d'un air triste :

- Jonathan, calme-toi s'il te plaît…

Il tenta un sourire avant de le prendre dans ses bras et de le serrer contre lui. Pourquoi son aîné faisait-il une fixation sur Kathleen ? Pourquoi avait-il l'air si méfiant envers Hamish ? Est-ce qu'Hamish aurait de mauvaises intentions envers la Scientifique ? Ou Jonathan divaguait-il ? Comment avoir la vérité ? La meilleure solution qu'il se présenta à lui fut encore de demander ouvertement ce qu'il se passait sous les cheveux blonds vénitiens de son aîné.

- Qu'est-ce qu'il y a…? Il y a un problème avec Kathleen ? Dis-moi, s'il te plaît.

Il le regarda de nouveau avec un sourire triste avant de se tourner vers Hamish pour l'interroger du regard, sans un mot ni un bruit.

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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Jeu 6 Nov - 15:31


"Et nous avons ce commandement de Dieu."
(le coucou)







Alors que mes paroles ne décrivaient que simplement tout ce que je pouvais penser. Mais la tension qui ressortait de cette situation et simple discution n'était que beaucoup trop palpable. On pouvait la sentir monter petit à petit dans les méandres de nos sous-dialogues, c'était bien étrange. Cependant cela n'augurait rien de bon. David était soucieux de mon frère, et je commençai lentement à presque faire de même, car son expression n'était pas des plus calmes. Je terminai mes phrases un peu grandiloquentes et l'observai avec une expression innocente. Presque inquiète. Après tout, j'ignorai pour le moment qu'elles étaient les accusations de ce brave homme en soutane. Quand celui-ci se précipita sur moi avec la rage au coeur...et en essayant ridiculement de se montrer viril, je ne pus m'empêcher de rire doucement, cachant cette insulte de mon poing.

J'ai le coeur au ventre et l'abominable stress qui pénètre dans mon sang. Mes tremblements deviennent de plus en plus incontrôlables. Je n'arrive pas à canaliser la peur qui s'incruste dans toutes mes émotions. Il se joue de moi, s'amuse de ma tristesse. David s'approche de moi pour me donner le calme de son amour fraternel. Mais rien ne m'aide, je sais que Kathleen ne peut pas...Mais je dois rassurer mon frère. Continuant d'essayer de reprendre mon souffle, je tiens l'une de ces mains dans la mienne et soupire:

Il n'y a aucun problème avec Mademoiselle Kathleen.

Je remarque qu'il tient une marque d'important respect en insistant sur le mademoiselle. J'hausse doucement les sourcils, sans réellement comprendre ce qu'il se passe. Essayant de calmer le jeu, je lève mes mains en l'air tout en m'exclamant:

Je ne lui veux aucun mal, vraiment. Je serais bien la dernière personne à lui vouloir du mal !

Comment ça la dernière personne ? C'est moi qui veut le plus que rien ne lui arrive.

Ceci mit la puce à mon oreille. Qu'elles étaient la nature de ses liens avec la douce et charmante Scientifique.A noter que s'il disait cela, c'était vraiment que ses sentiments occultaient absolument tout jugement de valeur sur la personne dont il parlait.Rougissant ensuite des paroles que je venais de dire sans me rendre compte de tout ce qu'il pouvait cacher, je gardai la tête la plus haute que je pouvais, malgré le fait qu'elle se mettait à hocher par de petits tremblements. J'évite le regard de David, mais malgré toutes mes forces, je ne parviens pas non plus à tenir celui d'Hamish. Je suis un véritable gamin qui pourrait se saigner et donner sa vie à la mort pour sauver ou être avec  celle qu'il aime...mais à quoi bon si je n'ai rien qui puisse être aimer. Mes yeux deviennent humides, tandis que je continuai de regarder quelque part sur le haut front d'Hamish, afin d'essayer de rester fort tout en ne pouvant tenir son regard.


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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Jeu 13 Nov - 22:36


Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

David fut une nouvelle surpris par le froid glacial de Jonathan à son égard. Depuis qu'Hamish était rentré dans le laboratoire, le chirurgien ne reconnaissait plus son propre frère qui était soudainement devenu hautain et présomptueux. Il l'ignorait royalement le Scientifique, préférant garder son regard noir sur la Brute, faisant froncer les sourcils à David qui ne comprenait pas grand-chose. Il s'éloigna donc de son têtu d'aîné qui apparemment, ne voulait pas entendre raison et soupira doucement. Le chirurgien en déduisit que cela faisait plus longtemps qu'il ne le pensait que Jonathan était coincé dans ce Manoir et qu'il avait rencontré quelques personnes. Apparemment, c'était la première fois qu'il voyait le Dauphin, mais tout semblait graviter autour de Kathleen. Intrigué, il les laissa parler, se disputer pour savoir qui se souciait le plus de sa collègue. C'est alors que son frère rougit d'une façon que David ne lui avait jamais vu pour l'instant, comme si le pasteur avait dit la phrase de trop. Comme s'il avait honte de prétendre de plus se soucier de Kathleen que n'importe qui. Le Scientifique fronça les sourcils. Ce n'était pas la prétention de Jonathan qui le faisait rougir comme ça, c'était le fait qu'il pensait vraiment ce qu'il disait et que cela aurait dû rester secret.

David ne mit pas plus de temps à comprendre ce qu'il se passait. Jonathan avait dû tomber amoureux de la rouquine et se montrait extrêmement possessif, bien que cela étonne son jeune frère qui n'aurait jamais pensé que son aîné puisse faire preuve d'autant de jalousie. Il semblait haïr Hamish qui, apparemment, ne semblait pas partager les mêmes sentiments que Jonathan vouait à la Scientifique. Enfin, il pouvait se tromper sur toute la ligne, mais c'était ce qu'il lui paraissait évident en regardant la scène. En y repensant, David avait bien fait de ne pas dire qu'il se souciait de Kathleen qui était avant tout son amie (la seule peut-être dans ce Manoir). Vu le nouvel état de haine du pasteur (pourtant déconseillé par son livre saint dont il était presque fanatique), le chirurgien préféra prendre ses distances avec lui. Non pas qu'il avait peur que son frère ne devienne violent mais savait-on jamais. Il lança donc un regard à Hamish qui était assez grand pour se débrouiller tout seul dans cette histoire et posa une main sur l'épaule de Jonathan avant de lui faire une sorte de sourire.

- J'ai du travail…

Lui qui avait été si content de retrouver son frère en vie, voilà maintenant qu'il ne le reconnaissait plus à cause de son amie. Jonathan avait été transformé par ce Manoir (tout comme lui, d'une certaine façon…), le faisant même se détourner du chemin de la religion qu'il appliquait pourtant si rigoureusement. C'était… incroyablement triste de le voir se perdre ainsi sans que même sa Foi puisse l'aider. David savait ce que l'amour pouvait faire faire. Et encore, il n'avait peut-être pas connu les tréfonds et l'obscurité d'un amour vraiment passionnel. Il ne considérait pas le geste d'avoir poignardé Felix comme un crime passionnel et jaloux, mais plus par peur de perdre Harry. Enfin peut-être que si, finalement… Peut-être qu'il avait fait preuve de jalousie, qui sait…? Il regarda une dernière fois son frère qui s'obstinait à ne pas le regarder et fit glisser sa main de l'épaule de Jonathan avant de repartir à côté de ses armoires qu'il se remit à trier presque maniaquement, le visage triste.

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MessageSujet: Re: "Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. " [ Les Frères Williams & Strathearn] [Fini] Jeu 20 Nov - 19:37


"Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. "



Ce n'était clairement pas le moment de faire une gaffe. Et pourtant l'instant fut fait. Attention les yeux car cela risque de devenir bien étrange durant les minutes qui vont suivre. Pour cela, nous prendrons part à l'aventure d'un oeil extérieur, cela nous permettra ainsi de reprendre les deux émotions pour mieux vous les transmettre. Non, ne regardez pas David, ce n'est pas lui cet œil. Non, ne le regardez pas on vous dit. Regardez-nous. Qui ça nous ? Mais on s'en fout !

Jonathan n'entendit qu'à peine les paroles de David qui s'écartait de la scène d'un air désespéré. Et encore ignorait-il la moitié de ce qu'il pouvait se passer dans cette fameuse histoire. Mais en faire partie allait être la pire expérience de sa vie. Il ne le savait même pas encore, c'est mignon. Hamish, comprenant que trop vite tout ce que Jonathan pouvait avoir sur le cœur, ouvrit la bouche sans émettre le moindre son. Cherchant dans sa mémoire une parole de Kathleen qui aurait pu le mettre en garde face à un petit prêtre blondinet qui aurait des vues sur elle. La situation n'était pas banale. Le pasteur quant à lui se mit à trépigner sur place, portant la main serrée à sa bouche. Il n'hésita pas même à y planter deux dents, cherchant à taire les tréfonds de son cœur qui se mettaient à hurler de douleur sans que personne ne puisse l'entendre. Hamish passa alors une main sur son visage et hésita même à lancer un appel au secours à David du regard. Il n'avait pas spécialement envie de faire face à quelqu'un avec qui le combat serait totalement vain. Mais il était venu là pour s'occuper non ? Hé bien voilà au moins quelque chose qui serait à même de remplir sa journée. Posant ses mains sur ses hanches, il se pencha un peu en avant vers Jonathan.

Comment ça, ce serait vous ? Vous l'aimez, c'est ça.

Jonathan n'était pas non plus si petit que cela, mais se sentit aussitôt oppressé par l'aura de la Brute qui semblait avoir de l'autorité à revendre quand il le voulait. Bredouillant tout ce qu'il savait, il murmura doucement:

Ce...ce...cela...ne vous concerne....ne...pas.

Hamish eut alors un petit rire en se redressant. Ne tardant pas à croiser les bras, son regard ne se fit pas méchant, mais presque. Disons plutôt qu'il le regardait avec un mélange de condescendance, de tristesse pour lui, mais aussi d'une petite jalousie qui, par chance, n'était pas très développé chez lui.  Dans le regard de Jonathan, qui avait baisser la tête, il n'y avait que colère et intense jalousie.

Si, cela me concerne. Encore heureux d'ailleurs, vu que nous sommes...ensemble.

S'il y avait la moindre hésitation dans la voix de Hamish, ce n'était pas par crainte de mentir. Mais il s'agissait d'une situation des plus délicates. Jamais ils ne s'étaient mis d'étiquettes. S'ils leur arrivaient d'être tendre l'un envers l'autre, c'était comme ça. Et s'ils leur étaient arrivés d'avoir des relations plus...poussés, ils n'en avaient jamais discuté, jamais parlé. C'était quelque chose d'établi sans vraiment l'être. Jonathan leva les yeux vers lui, comme choqué. Il n'y croyait pas ses oreilles. Que sa belle et tendre soit volontairement au bras d'un grand dadet comme lui, d'un être ridiculement impressionnant et qui jouait avec la violence comme un enfant avec un hochet. Sa bouche devint semblable à celle d'un poisson et sa peau passa de rouge à blanchâtre comme celle d'un malade en phase terminal.

Non...vous mentez...c'est impossible...

Hamish le regarda avec une moue, ne sachant plus trop comment répondre. Il n'était pas si méchant ce pauvre petit pasteur. Juste terriblement amoureux, et Hamish pouvait le comprendre. Il était d'ailleurs le premier à pouvoir le comprendre. Mais voilà. Les choses faisaient qu'elles se déroulaient ainsi. L'amour peut parfois être un gateau avec pas assez de part pour tout le monde. Jonathan se mit doucement à pleurer, mordant son poing pour essayer de se retenir...essayer de garder un peu de dignité, m'voyez. Mais bien évidemment, il était aussi impossible pour lui de cacher ses sentiments que pour Harry d'en faire part. Le pasteur fondit en larmes, littéralement. Jusqu'à en retomber à genoux devant Hamish qui était relativement gêné par la réaction de son rival. Jetant un regard à David, il ne savait pas comment réagir. Finalement, il mit un genou à terre et tapota son épaule.

Voyons...ce n'est pas la fin du monde, vous trouverez quelqu'un d'autre...une personne qui vous aimera vraiment...

Plus facile à dire, surtout pour celui qui a obtenu ce que vous désiriez plus que tout au monde. Jonathan, dont la Bible et la Croix avaient été préalablement rangé dans ses habits de prêtre, se tint les cheveux des deux mains, gémissant de douleur, prêt à s'arracher les cheveux. Le contact d'Hamish en fit qu'augmenter sa peine et le pasteur l'éloigna d'un puissant revers du bras. Se redressant, il prit le col du vêtement royal d'Hamish pour le plaquer contre un mur.

COMMENT OSEZ-VOUS !? Vous êtes un monstre ! Venir consoler le perdant, c'est ce que vous savez faire de mieux ? Dieu aurait honte d'un être à votre mesure, vous ne la méritez pas !

Hamish suffoqua sous l'étrange poigne de la colère du pasteur. Nous pouvions même dire que la rage lui avait donné plus de force qu'à l'accoutumé. Mais au vu de la grande force physique du second héritier, Jonathan fut renvoyé rapidement. Jeté à l'autre bout de la pièce, Hamish réajusta ses habits tout en regardant le pasteur qui reprenait son souffle. Sa fierté venait d'en prendre un coup et il n'était pas sûr de pouvoir laisser passer cela sans rien dire. Voilà qu'il avait essayé de l'aider et que celui-ci s'en plaignait. De son côté, Jonathan pleurait encore, se prenant lui même entre ses bras, perdu dans une incroyable tristesse. Elle ne serait jamais à lui, lui qui n'avait absolument rien pour plaire, qui n'était même pas capable de faire face à un tel démon de Satan.


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