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The Game is On. [-16] [Fini.]

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admin-hérisson à ne pas écouter
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MessageSujet: The Game is On. [-16] [Fini.] Mer 2 Juil - 1:18


The Game is On.

Erwan sortit de son laboratoire rapidement en ce début de journée. Enfin, il croyait que c’était le début de journée, s’il se fiait à ses heures de sommeil. Car en réalité, il ne pouvait absolument pas déterminer quelle heure il était, sa pièce personnelle ne possédant aucune fenêtre. Cela commençait cependant à lui trotter sévèrement dans la tête. Alors qu’il n’avait pas encore décidé pourquoi il était sorti de ce qu’il aimait appeler sa forteresse, il se mit comme idée d’aller régler son horloge naturelle au deuxième étage du Manoir. Le plafond était en effet percé de quelques trous qui laissaient passer les rayons du Soleil. Pourquoi n’allait-il pas directement sur les toits alors ? Tout d’abord parce qu’il risquait de glisser et de tomber… et de se casser quelque chose, la nuque par exemple, et il n’y tenait pas tant que cela… De plus, il savait que des gens étranges et peu recommandables se trouvaient sur les toits. Il y avait aussi le patio mais là encore, il ne tenait pas à faire de mauvaises rencontres, comme avec ses collègues par exemple. Donc c’est pour cela qu’il avait opté pour le deuxième étage. Jamais personne n’y traînait de toute façon. Ou rarement.

Il monta donc les escaliers du couloir, faisant attention de rester calme et silencieux. Oui, Erwan préférait ne rencontrer personne quand il s’aventurait dans le Manoir. Il en allait de sa sécurité à chaque fois. Il arriva dans les couloirs du dernier étage de la bâtisse et ses épaules s’affaissèrent tristement : le ciel anglais était recouvert d’un lourd manteau noir et des gouttes de pluie tombaient entre les poutres abîmées du plafond. La luminosité était telle qu’on ne pouvait déterminer le moment de la journée. Déçu d’avoir fait sa petite odyssée pour rien dans les escaliers du Manoir, il repartit, les mains dans les poches de sa blouse qui ne lui servait à rien. Ses yeux tombèrent alors sur une petite pancarte à l’entrée d’une pièce. Les Archives. Erwan regarda autour de lui et ne vit personne, tenté d’y rentrer. Pourquoi pas après tout ? Il entra dans la salle. De nombreuses étagères remplissaient la pièce, couverts elles-mêmes de bons nombres de parchemins poussiéreux. Erwan sourit. Les informations que contenaient ces bouts de papier pouvaient se révélaient croustillantes et fortes intéressantes. Peut-être pourrait-il les faire tourner à son avantage ? Alors qu’il prenait un parchemin dans sa main et qu’il commençait à le lire, il se rendit alors compte que si la pièce n’était pas verrouillée, c’est qu’il n’y avait aucun secret à cacher… Erwan reposa le papier où il n’y avait que des comptes dessus et entreprit de chercher autre chose pour satisfaire sa curiosité. Il releva sa lanterne quand il crut voir un livre posé au milieu desdits parchemins. Il le prit de sa main libre et souffla dessus afin d’en retirer la belle couche de poussière qui le recouvrait. Un bouquin sur l’anatomie humaine. Il sourit de nouveau. Ce livre semblait être tombé du ciel ! Il savait qu’il avait toujours une chance monstre pour ce genre de choses, mais là… C’était une aide divine. Il entreprit alors de trouver un fauteuil afin de s’y asseoir et de lire tranquillement à la lueur de sa lanterne.

C’est alors qu’il entendit un bruit, comme un courant d’air. Inquiet, il leva sa lanterne. S’il se faisait chopper entre d’apprendre quelque chose qu’il devait maîtriser sur le bout des doigts, c’en serait fini de lui. Il posa le livre sur le guéridon et se leva, la lanterne toujours devant lui.

- Y  a quelqu’un ?

Il regarda le bout du couloir que formaient les étagères et s’avança prudemment. Il resta quelques secondes à regarder la porte, puis l’autre mur avant de constater qu’il n’y avait personne. Il haussa vaguement les épaules et repartit s’asseoir. Mais c’est en faisant volte-face qu’il tomba nez-à-nez avec une femme et cette brusque apparition lui fit pousser un cri de surprise. Il rit alors nerveusement, gêné de son propre effroi et lui adressa un sourire.

- Je suis navré, je ne vous avais pas vu…

Il releva la tête et lui continua de lui sourire. Il eut un bref haussement de sourcils en découvrant le visage de la femme. Elle n’était absolument pas désagréable à regarder. Il lui tendit la main avec un sourire avant de constater rapidement qu’elle ne pourrait pas jamais le toucher. Il rabaissa sa main et s’éclaircit nerveusement la gorge.

- Je m’appelle Erwan Daugherty… Toutes mes… Toutes mes condoléances…?


©BOOGYLOU.