AccueilAccueil  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

"Erwan The Hedgehog. Yes. Fuck You." [ Downcry & Mini-Hérisson] [Fini]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
admin incompris et solitaire
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: "Erwan The Hedgehog. Yes. Fuck You." [ Downcry & Mini-Hérisson] [Fini] Sam 13 Sep - 21:02


Erwan The Hedgehog. Yes. Fuck You.



Les paroles d'Erwan tentèrent de passer les tréfonds de mon esprit. Il voulait me dire de garder espoir ? Comme tu es naïf. Personne ne peut avoir espoir en ce monde. Il n'existe pas. C'est un sentiment fantôme que l'on invente pour échapper à la mort. Je ne suis pas un naïf. Peut-être que tu essaies de me mentir encore une fois. Ma tête tressaille et mon regard se fait fixe jusque dans ses orbites. Je peux percevoir ses véritables sentiments derrière cette tête d'un blond sale. Bordel! J'étais capable de devenir les sentiments et les paroles des animaux rien qu'en observant leur comportement et voilà qu'avec les humains, j'étais le plus terrible des ignorants. Mon esprit se fane dans la raison, la folie veut reprendre sa place. Je ne sais pas combien de temps je pourrai l'empêcher de venir me prendre comme un loup. Je le regarde dans un grand silence, il n'a pas la syphilis, je pourrai très bien profiter de lui. Mais l'avoir en face de moi, observer son visage me bloque complètement. Jamais je ne peux violer quelqu'un que je vois en face de moi. Car voir serait un acte de tendresse, et je me refuse à en faire preuve. Mon esprit se désintègre doucement sans que je puisse visualiser sa disparition. J'aimerai tout simplement disparaître, qu'il se casse.

Je me redresse, me porte debout, mes vêtements froissés contre mon corps. Sans le savoir, je suis en sueur, cette haine qui me poursuivt m'aspire et m'élance. Je voulais tout simplement jouer avec lui, aspirer sa raison par son trou du cul pour le relâcher détruit. Que dois-je faire à présent ? J'en ai plus qu'assez...Frappant violemment contre un seau non loin qui étant une cervelle humaine sur les poussières du sol. Il n'est plus récupérable. Du moins je le pense. Oh, et puis qu'est-ce que j'en ai à foutre ? J'aimerai juste que mourir, m'asseoir dans un coin de cette pièce dans le noir et me mettre en position du fœtus. Me saisissant d'un nouveau couteau, je défais les poings d'Erwan et me maudis. Me maudis d'être aussi faible. Après tout ce qu'il a dit, je veux juste qu'il disparaisse pour retourner dans le noir. Jamais je ne pourrai rester comme ce qu'il dit. Revoir le soleil des choses ? Impossible. Je me sens si mal, rien ne pourrait me faire revenir dans le droit chemin. Sauf Lui. Lui qui a été enlevé, qui est partis, je ne sais pas. Je ne pourrai même dire. Je me détourne de lui, le laissant se démerder avec la suite de ses guignes. Il s'enfuira. Très certainement. Comment je peux de toute façon le rattraper, maintenant que j'ai vu son sexe avec son visage au dessus. C'était insupportable, je me le refusais. Dégueulasse. Qu'il aille se branler ailleurs sa petite merde.

Disparaît. Laisse-moi seul. Je ne veux plus voir ta petite bite et ta tronche par ici.


©BOOGYLOU.



And I suppose in the end, they break my heart. All of us, no one is eternal. They love breaking me.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://eydamato.wix.com/novuscinema
admin-hérisson à ne pas écouter
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: "Erwan The Hedgehog. Yes. Fuck You." [ Downcry & Mini-Hérisson] [Fini] Dim 14 Sep - 21:07


Erwan The Hedgehog. Yes. Fuck You.

Erwan retint son souffle pendant plusieurs secondes. Harry ne dit rien pendant un moment et il ne pouvait absolument pas savoir à quoi il pensait. Et cela le gênait grandement. Il se doutait que le Scientifique était absolument imprévisible, il y avait déjà goûté d’ailleurs, mais là, dans cette situation, il n’avait vraiment aucune idée de la façon dont il allait réagir. Il avait parlé. Beaucoup. Peut-être trop. Mais il avait tenté quelque chose. C’était du tout ou rien. Soit il avait fini d’énerver Harry et dans ce cas-là, il allait souffrir sévèrement, soit il avait réussi à lui faire prendre conscience. Mais au vu du comportement du Scientifique précédemment, Erwan pencherait plus pour la première situation. Et il allait sûrement regretter d’avoir trop parlé. Et il commençait déjà à le faire en voyant le visage de son agresseur. Il n’avait jamais vu quelqu’un aussi en colère. Mais était-ce vraiment de la colère qu’il voyait sur ses traits ? Car ces derniers étaient déformés par quelque chose autre que de la colère. Quelque chose de bien plus puissant. De la haine sûrement. De la haine, mêlée à de la rage et de la folie. Oui, il pouvait presque décerner dans ses yeux les débuts d’une violente démence peu maitrisée. Il avala difficilement sa salive, attendant son châtiment.

Mais à sa plus grande surprise, Harry se releva. Ce dernier extériorisa sa colère en frappant un sceau mais il ne leva pas un seul instant la main sur Erwan. Celui-ci ne comprenait plus ce qu’il se passait. Il ne savait pas ce que faisait le Scientifique ni ce qu’il comptait faire. Il était toujours par terre, le pantalon descendu aux chevilles. Il serra néanmoins les dents quand Harry s’empara d’un couteau. Évidemment. Il allait mourir poignardé, éventré, écorché, mutilé, dépecé, Dieu sait ce dont été capable ce fou. Quand Harry s’approcha de lui justement, Erwan ferma les yeux, essayant de se préparer mentalement à la brusque douleur qui allait le traverser d’une seconde à l’autre. Mais rien ne vint. Au contraire, ses poignets furent comme libres de tout mouvement. Il se risqua à ouvrir un œil et vit les liens qui retenaient ses mains tranchés. Il devait avouer qu’il ne comprenait plus ce qu’il se passait. Il était complètement dépassé par le comportement du Scientifique. Il resta donc quelques secondes bouche-bée avant de retirer rapidement les liens sur ses chevilles et de remonter son pantalon. Il avait échappé au pire. Il avait échappé à la torture. Et il avait encore du mal à y croire. Rapidement, il se dirigea vers la porte de sortie mais une fois la main sur la poignée, il s’immobilisa et regarda son agresseur. Ce dernier semblait complètement abattu. Et même s’il avait tenté de le violer, Erwan ne put s’empêcher d’éprouver une certaine pitié à son égard. Il s’éclaircit timidement la gorge et avant de dire :

- Je peux faire quelque chose pour vous…?

Il sourit, gêné.

- Hormis me foutre à poil pour que vous m’enculiez sans mon consentement…

Il le disait sur le ton de la plaisanterie et non comme un reproche (bien qu’un peu tout de même). Il le regarda plus attentivement et soupira. Vu son état, il semblait que la blessure soit bien trop profonde moralement pour que le charlatan puisse y faire quoique ce soit. De plus, il n’était pas vraiment habitué à aider les gens. Mais si cela se trouve, s’il arrivait à régler le problème de ce pauvre homme, il arrêterait de martyriser les autres ? Il en doutait quand même mais malgré cette agression, il tenait à aider Harry. Après tout, il était son collègue.



©BOOGYLOU.