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Le puit et le pendule. [Fini]

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MessageSujet: Re: Le puit et le pendule. [Fini] Mar 8 Juil - 3:52





le puit et le pendule


Il s'étire, s'ébouriffe, se gigote, se piétine, se craque... Poe reste de son côté à attendre patiemment ces simagrées de vivants. Il les comprend, ne serait-ce que par la confort de la peau, de ses tendons et de ses muscles revigorés par quelques massages qui soient. Il l'a déjà vécu. De mainte fois. Il ne s'était fait torturé, mais était resté des jours durant courbé sur son bureau à écrire et écrire. Mais ils ne veulent plus rien dire au fantôme qui n'a plus de chaire, sinon par illusion face aux autres.

Il ricane. Je ne sais trop si c'est à cause de mon commentaire ou de sa liberté. Je fais un sourire qui ne démontre pas plus de joie qu'il le faut, qui tourne vers la moue, mais qui démontre une certaine sympathie forcée. S'il ricane, c'est, en tout cas, qu'il est au dessus de ses pensées. De ses idées. De ses affaires. Qu'il pense moins que rien ce changement d'état ou les gens qu'il a put tourmenter. Les deux possibilités sont belles à voir. C'est de soulagement que de voir un autre ne pas se soucier de l'étau qu'est le manoir autour de leur gorge. Trop la dégoûtent et la vomissent. La révulsent comme ils peuvent... Moi, j'adore mon cas et cet endroit bénéfique. Alors j'en ai rien à foutre de ces plaignards. Les joyeux, toutefois, je les aime.

Son point est intéressant. Il enseigne. Au présent. Tiens tiens... Suis-je dans la biaise d'un enseignement sans le savoir? Probablement pas. Mais devant quoi je me tiens? Un professeur? Ça serait surprenant. Les professeurs ont cette caractéristique à nous pousser à la volonté du suicide tant ils peuvent être inintéressants. Mais peut-être que dans ce manoir, les professeurs y font exception. Comme le reste des métiers. Ça reste à voir. Note en bas de page. Pour ce qui est du reste, je tonne:

- «Je suis d'accord avec toi, tout en trouvant des anicroches à ton discours. Bien sûre que l'humain est unique l'un à l'autre. Mais la culture agglomère tant de pensées de moutons pour que l'on puisse trouver le point faible de ces bêtes stupides. Les autres, les exceptions, eux, je ne les touche pas de la même manière. J'ose espérer que je les atteint tout de même, mais je ne perds mon temps à essayer de les effrayer. Ce n'est pas le but de mes écrits. J'imagine que tu te considèrerais comme l'une de ces exceptions?»

Lui demandait-il s'il était arrogant à ce point? Peut-être. Mais étant arrogant lui-même, il ne le voyait pas de la sorte. La question qui sortait de sa bouche, en son sens, était sans doute: te crois-tu différent des autres? C'était une question dont on devinait la réponse, mais que Poe, lui, savait pouvoir en être surprit. Il ajouta, d'un ton condescendant:

- «Ne me dis pas que tu es enseignant? Ça serait vraiment décevant. Qu'es-tu?»

 


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MessageSujet: Re: Le puit et le pendule. [Fini] Ven 11 Juil - 16:12


Le Puit et la Pendule.



Je termine de m'étendre et de faire craquer mes os sous mes doigts et mes diverses torsions qui me déchirent pour mieux me rendre la liberté et la santé. Ayant alors tout fini, j'observe derrière la roue qui me tenait la présence d'une ombre humanoïde avec des yeux rouges, encore une fois, ces hallucinations me poursuivent. Celle-ci est particulièrement réalité, cela me perturbe. Mais je passe une main dans mes cheveux, ne souhaitant qu'une seule chose à présent, un bon verre de liquide pour faire passer le feu dans ma gorge. N'importe quoi m'irait, même du sang. Je m'approche d'un pas nonchalant vers l'homme qui n'a pas cessé de hurler tous ces tripes. Les paroles du fantôme me font un tantinet rire. Si je me considérerai comme l'une de ces exceptions? Au fond de moi, une partie me disait que bien sûr que oui. Je n'étais pas comme les autres, qui aurait aussi bien survécu à la vie de vagabond que moi? Je n'avais de comptes à rendre à personne, si bien que je pouvais faire tout ce qui me passait par l'esprit dans la plus grande liberté. Mon intelligence était mon pain et ma liberté, rien ne pouvait être mieux que cela. Je m'appuie donc contre la table sur laquelle est posé le hurleur et regarde le fantôme avec un grand sourire goguenard:

Si je suis différent des êtres qui trainassent leurs carcasses dans l'espoir d'un jour meilleur? Voyez-vous, dis comme ça, je pense que oui. Je ne vis la vie qu'au jour le jour. Carpe Diem, je n'ai pas de meilleur leitmotiv. Cependant, je suis entièrement d'accord, avec vous, la grande majorité de cette race que l'on nomme humanité n'est composé que de coeurs vides remplies de cerveaux de moutons. Quel dégénérécence.

Mon sourire est toujours d'un bout à l'autre plus sombre qu'à la première seconde. Remercier cette créature pour m'avoir sauver la vie? Après tout, il la fait de son plein gré, je ne lui ai rien demandé. Je n'ai donc rien à dire. Je passe autour de la table et regarde le hurleur qui m'observe avec peur et peut-être même espoir. Il songe que si on m'a libéré, on allait bientôt faire de même qu'avec lui. Tu es bien trop naïf mon chair. Oh, mince, mon cher, je voulais dire. Non pas que sa carcasse m'intéressait à me nourir, car jamais je ne tuerai pour me faire manger...mais ce n'est pas une surprise que de dire que j'ai un peu faim. Où pouvait-on trouver le cadavre de mon nouvel ami fantôme? J'ai un petit rictus intérieur, un rire assez glauque qui fait écarquiller les yeux de la victime à côté de moi. C'est alors que la seconde question arrive à mes oreilles. Si je n'étais qu'un enseignant?

Pour un écrivain, vous usez de mots bien trop généraux. Je ne suis pas un enseignant tel que le peuple l'observe. Je n'ai pas d'horaires à m'imposer, je suis celui qui impose mes prix et mes heures. Je suis un précepteur vagabond, ne vivant que de mes heures volés ici et là à des familles désireuses d'éductions pour leur enfant.

Du moins ne vivant autrefois qu'ainsi. Il existe des pans entiers de mon histoire que je ne parviens pas à expliquer. Tout ce qui exprime mon enfance, comment j'ai obtenu toute cette connaissance immense, ainsi que si j'ai jamais un jour aimé de ma vie. Ce sont des petites choses toutes bêtes mais qui me mettent un peu face aux faiblesses de mon coeur. J'ai l'impression d'avoir souffert, d'avoir aimé. Mais les émotions si froides et nonchalantes que j'éprouve à présent me donne l'impression de n'avoir jamais rien ressenti de ma vie. Etait-ce dont ça ma vie? Je regarde alors le prisonnier et fais une moue à mon interlocuteur:

Il fait toujours trop de bruits...le pauvre souffre. Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de mettre fin à ses douleurs ? Mmh...je me tâte. Il m'empêche de penser correctement, pas vous ?


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MessageSujet: Re: Le puit et le pendule. [Fini] Sam 12 Juil - 5:35





le puit et le pendule


Dégénérescence. Il n'y avait pas à dire. En quatre-vingt siècle à faire le mort, je crois que je n'aurais assez pour voir l'humain arriver à quelque chose de descend. Tant pis. Tant mieux. Qu'importe. Je m'en fiche. Tant que son esprit pouvait rester aussi intéressant à disséquer... Je ris toutefois à sa diction de ses proverbes de latin. Parce que je trouve la notion bien ironique dans mon cas, bien qu'elle nous appartienne, à moi et mes modes de vie.

Rire rauque chez le jeune homme qui renifle le muet. L'autre qui ne peut parler car le piège lui serre la gueule. Comment fait-il pour s'en approcher tant en inspirant son odeur? Poe ne se souvient plus comment il a put supporter la puanteur. Il est heureux de ne plus s'en encombrer. Le prisonnier dégusta de l'œil et du songe le gueux qui ne bougeait plus par obligation des chaînes et sembla vouloir le dévorer un moment. Moue d'une possible évasion d'un chapitre, il posa l'idée du cannibalisme sur sa feuille. Parce que pourquoi pas.

Il mit point à cette phrase détail qu'il venait de pianoter de sa plume sur le parchemin et rangea ses armes sous son bras. Il observa une souris couiner à ses pieds et l'évita avant qu'elle ne salisse sa chaussure cirée de belle mort. En piétinant comme quelqu'un qui évite la merde de chien sur le trottoir. Ce manoir est magnifique. Sale, toutefois. Il ne leva donc immédiatement le regard sur l'homme de cheveux longs et noirs qui lui répondait bien poliment.


Il parle comme un philosophe. Peut-être en était-il un. C'était difficilement à dire; les philosophes ont cette fâcheuse habitude de dériver sur n'importe quoi avant d'accoucher sur une réponse. Comme cet ex-prisonnier. Oh, non! Certes, rien d'inintéressant s'y découle. Bien au contraire. Sinon je ne serais pas là à perdre mon temps précieux à l'écouter parler et le délivrer gentiment. Simplement, il reste de mystère. Et les mystères n'aboutissent pas toujours au fond de l'intrigue, comme j'aime conclure.

Le jeune homme proposa qu'ils tuent l'autre prisonnier. Celui-ci écarquilla le regard et gémit péniblement dans sa trappe. Poe l'ignora et haussa les sourcils sur cet air inlassablement lasse. Il haussa une épaule en hochant un «okay pourquoi pas ouais» du menton et se pencha pour saisir une massue - l'arme la plus proche d'eux - accotée au mur.

- «À t'entendre parler, je te demande; étais-tu pastiche de l'ante-christ?» sur un faible rire, ma foi, assez conviviale. Sur la blague moqueuse mais méchante à l'amicale.

Et il tendit l'arme de bois et de clous à son compagnon en haussant les épaules et en faisant la moue.

- «Comme tu veux. Si tu crois qu'il mérite la Mort...»

Car lui-même ne pourrait le faire. Trop exigeant physiquement? Non. Trop salissant.

 


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MessageSujet: Re: Le puit et le pendule. [Fini] Jeu 17 Juil - 2:47


Le Puit et la Pendule.



Il est autour de moi, à gratter sur son papier des choses qui me concernent. Je sais qu'il m'observe, que je suis en ce moment un jouet pour lui. Il se fiche pas mal de ma vie ou de ma mort, mais je l'intrigue de par mes paroles. Je l'intrigue et il veut donc savoir combien de choses je peux laisser s'échapper de mon cerveau fertil. Qu'il ignore à quel point je ne suis pas avare d'informations et de bavasseries. Il n'y a qu'à voir toutes mes paroles qui font sans cesse l'objet d'une observation de plusieurs lignes, je suis incapable de m'exprimer rapidement. Du moins je le pense. J'ai tellement de chose à dire, et l'être humain possède une capacité de concentration si petite...que nous sommes donc incompatible? Toi l'espèce humaine et moi créature à la philosophie des premiers penseurs? Ha, laissez-moi rire. Toujours était-il que les paroles de cette homme m'amusait bien. Disons que si j'étais effectivement son jouet de pensée, il fera office de même chose pour moi. C'est rare d'avoir un cerveau sur lequel frotter ses petites matières grises. Mais cette personne est parfaite pour cela. Je prends la sorte de massue qu'il me tends et l'observe avec un drôle d'oeil. Je ne me salis pas les mains. Je ne mange que ce qui a déjà été tué, mais mes mains ne s'abaisseraient pas à tuer la nourriture.

Je ne fais peu de cas de la religion, aussi, je ne me pense pas...comment dites vous déjà, ah oui, pastiche de l'anté-christ. Je vis comme je l'entends et m'assure de survivre pour le lendemain en ayant toujours de quoi réfléchir.

Je jette la massue loin dans la salle et me dirige vers une autre allée de la salle de torture. C'est qu'elle était grande cette saloperie, nous trouverons bien un coin où rester tranquille. Ce n'était pas comme si l'on avait comme vocation à rester ici éternellement. Il pouvait attendre la délivrance divine quand il voulait, mais la mienne ne viendrait pas aujourd'hui. Je me disais bien que ça allait être une bonne journée quand je me suis réveillée sur cette croix.

Je ne tue pas les gens. La mort viendra quand elle devra venir. Ce n'est pas à moi de l'apporter. Puis, pensez-vous vraiment qu'un intellectuel comme moi se salirait les mains? Voyons, mon ami, nous sommes vraisemblablement de la même engeance, je suis persuadé que vous feriez de même.

Je m'éloigne dans une piécette où les instruments continuaient leur pénible défilé devant nos yeux. Oh, qu'importe. Ils se trouvaient là, mais bientôt, nous serons ailleurs.

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MessageSujet: Re: Le puit et le pendule. [Fini] Lun 21 Juil - 2:35





le puit et le pendule


Non, bien sûre qu'il ne croit pas en la religion. Ça crevait les yeux, à sa manière de dire les choses. De les voir et les exprimer. Un religion n'aurait autant d'opinion sur ce qui l'entoure. Et en serait beaucoup moins observateur. Ce que fait un religieux? Il se met sur ses genoux. Ah! rien de telle que de cracher sur ce qui agglutine les Hommes dans des dogmes sans queue ni tête. Le Christianisme est une horreur. La Bible, irrévocable surplombe à tous les romans et nouvelles d'effraie que j'ai pu écrire. Et apparemment qu'on y parle d'amour.

Le jeune homme autrefois torturé jette la massue que Poe lui a offert à des lieux de là. La fantôme trouve dommage d'avoir gaspiller ses énergies pour si peu, mais il n'en fait plus de tracas. Si un Mort avait à se tracasser, maintenant, ce manoir deviendrait une véritable asile pour les Déments et les autres.

L'ancien prisonnier prend alors une marche vers un coin de la pièce tout autre. Le défunt se tâte à le suivre. Il a encore un œil fixe et désabusé sur l'arme qui a volé quelques mètres plus loin. Et à ses côtés, nous avons toujours le cliché des condamnés. Ou des moutons, s'il est pieux. Sait-on jamais.


Alors voilà qu'il nous complimente sur de si beaux mots, de si grandes phrases. J'opte pour une sourire en coin, celui qui brise ma lippe en quelques fautives gercées. S'il préfère laisser les rats couiner plutôt que de les achever, c'est son choix. Le mien aussi, d'ailleurs, comme il le devine. Pourquoi je ne tue pas cet incarcéré plaignard? Ce n'est pas mon corps de vapes qui m'en empêcherait. Mais je l'ai tue, c'est bien assez.

- «Tu vois tout juste. Je suis dédaigneux. Je l'ai toujours été, mort ou vivant. La plupart des gens me répugnent, surtout les sales et les idiots.» dit-il avec un visage qui en témoignait toute la vérité. Les lèvres retroussées et l'iris mate. Poe le suit enfin. Ça l'épuise, aucunement physiquement. Simplement qu'il ne voit pas l'intérêt à bouger de la sorte, sinon s'enfuir de celui qui fatigue encore plus. «Et pourquoi cette direction, Sujet Lyrique?»

Surnom très doux pour cette mâchoire de fer. Il va à ravir à celui que je ne peux nommer et dont je n'ai pas l'intérêt à connaître de nom plus qu'il faut. Le nom sert à appeler. Pourquoi l'appellerais-je de toute façon? Je me laisse traîner. Puis quand je serai lasse, je partirai.

 


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MessageSujet: Re: Le puit et le pendule. [Fini] Ven 25 Juil - 15:51


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Les cliquements d'une horloge brisée non loin me perturbent les tympans, c'est assez complexe à exprimer, mais au moins je peux également dire que cela me permet de penser à cette merveilleuse vision de l'univers que se trouve être la cassure entre l'univers qui maintient un rythme régulier et un univers toujours plus souvent destructeur et destroyé par les plus amples mouvements, les brissures, les fissures, les palourdes. Les palourdes? Mais à quoi est-ce que je pense donc pour voir ainsi mon esprit être porter à divers choses comme cela. Ah mais non, je comprends mieux, c'est tout à fait normal, à mes pieds, dans cette étrange allée du manoir où se juxtapose allée des tortures et allée des morts, se trouve une gentille palourde bien morte. La fin d'un repas de prisonnier? Oh, et puis je n'en ai que faire, ce n'est pas important de savoir tout cela mais bien plus de savoir si ce repas était le symbole de la vivacité de cette créature ou bien s'il la mangeait car il savait que tout été fini. Le repas de la dernière chance, de la dernière vie.

Si je ne veux pas le tuer, il faut bien que je m'éloigne. Dans le meilleur des cas, le bruit étouffé de ces hurlements feront un refrain agréable avec l'écart de cette horloge. Ne trouvez-vous pas?

Je regarde mon interlocuteur en me pourléchant les babines. Ne sachant pas vraiment où me placer, j'use de mon pied pour faire tenir un tonneau debout et m'assoie dessus. Avant de me mettre en position du penseur, un petit rire aux lèvres. Qu'il est cliché de ma part de prendre cette position alors que je sentais parfaitement que mon esprit n'était pas à cette idée là. Je ne voulais pas penser. Je voulais philosopher. Est-ce si dur à comprendre? Pourtant je ne vois pas de mal à la chose. Ne faites pas cette étrange tête, il n'y a rien de mal à la chose. J'imagine à l'intérieur de mon cerveau un moyen de mettre à bas ces étranges créatures qui continuent de me poursuivre, tel le démon. Pourtant je me contrefous royalement de la religion, alors pourquoi cette comparaison? Disons que c'est une manière simple de dire que ces apparitions me portent très légèrement sur le haricot. Mais par delà tout ça, j'apprécie beaucoup le surnom que me donne le fantôme. J'y réponds en lui souriant presque honnêtement. Je n'aime pas mon sourire, j'ai l'air niais et cela ne colle pas du tout à ma mentalité. Quel sombre époque.

Vous pouvez m'appeller Nathan Eyre. Ou Arren Eyre, comme il vous plaira, il s'agit de mes deux prénoms. Puis-je vous demander le vôtre? Il serait logique de pouvoir remercier de son nom le sauveur d'une vie. Bien que je ne vous ai rien demandé.

Mon sourire se fait plus serpentueux, plus mystérieux. J'appréciais répéter que je n'avais rien demandé, peut-être pour le faire sentir plus chevalresque. Haha. Oui, la bonne blague, je l'avoue. Non, ne vous inclinez-pas, c'est bien assez. Je me redresse et essaie de mettre mes cheveux de manière à ne pas paraître pour un de ces gothiques.

Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de moi...


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MessageSujet: Re: Le puit et le pendule. [Fini] Mer 13 Aoû - 6:43





le puit et le pendule


Il hausse les sourcils et hocha le menton sans trop d'expression sur ses lèvres. Oui. Il trouve aussi. C'était un refrain perturbant et vomitif. N'importe quel armure des tympans aurait fondu face à tant d'agressivité. Outre le fait qu'il est mort, Poe n'a pas l'intention de crever ce gai-luron assoiffé de liberté. La souffrance est quelque chose que tous les humains ont à vivre. Quelque chose de commode et vivable, si on ne la ressent pas nous même. Voir les autres en douleur, après tout, est devenu un quotidien lassant. Après tout, pourquoi y aurait-il tant de guerre si l'ont s'entêtait à ne vouloir que le bien de notre frère de peau ou culture différente? Laisser crever un agonisant devant soit sans la moindre émotion simplement parce qu'il est nègre est bien trop facile comme excuse. La vraie raison, la plus fatale, est simplement que l'Homme regarde son semblable mourir et ne pense qu'à sa panse.

C'est exactement ce qu'on fait. Il n'y a rien de plus simple à cela. Des remords? Non. L'addition, merci. C'est bien trop simple d'être égoïste lorsque l'on a une cervelle. L'amoureux des autres perd la tête dès que son cœur s'emballe – il n'est point bon à sa propre survie, simplement au romantisme. Ignoble romantisme. Nous déambulons dans ces corridor sans queue ni tête. Pourquoi ne pas regagner la sortie? Parce que pourquoi ne pas s'engouffrer encore vers les salles de tortures? Des trésors et des millénaires s'y trouvent. Je crains les connaître déjà, mais un fantôme à toujours le droit à la surprise, même après mille an de hantise dans le même coin de maison.

Il me répond alors que son prénom est Nathan ou Arren. Que son nom de famille est Eyre. Je hoche de la tête comme s'il me donnait une liste pour les course et dévale mon crayon sur le parchemin qui prend en note. J'ai vu beaucoup de nom. Connu beaucoup de visages. L'important est de tout retenir, en tête ou sur papier, pour effectuer les corrélations quand le temps est venu. Car, oui, les corrélations se font toujours d'elles-mêmes – ou presque – quand un groupe de pouilleux naissent ou apparaissent et crève dans un manoir. Ai-je vu quelqu'un sortir de cet endroit? Oui. Une fois. C'était un juge, brillant et orgueilleux. Qui s'était jeté par la fenêtre en pensant peut-être que son énorme ventre flasque allait lui servir de coussin d'atterrissage. Son crâne s'était porté volontaire avant. Le lendemain, le cadavre avait disparu.

Bref, jamais je n'ai entendu ce nom. Connotation qui m'est inconnu – ou du moins, je crois avoir connu un saoulons nommé Nathan - et origines tout autant mystérieuses. À ses airs, on ne pouvait deviner sa provenance. À son nom, on savait qu'il pouvait être autant Américain que Européen. Amusant. Je ne souris pas. Mais je trouve le nom amusant. Bonne chose que je l'ai noté.

- «Bien sûre que vous pouvez me demander mon nom. Vous pouvez faire ce que bon vous semble ici, même si cela consiste à rester perché sur un pieux pendant des heures devant un chanteur de lamentation, sur un sourire sec. Blague émise en serrant son calepin. Il se gratte le sourcil et soupire. Il est inutile de me remercier puisque, comme tu le dis, c'est mon choix de te délivrer. Mais pour la donne, je te prierais de m'appeler Edgar.

Autre sourire sec. Pour faire poli, cette fois. Le reste est totalement dérisoire. Il sait que je suis écrivain. Savoir lequel n'a plus d'importance. Je sais que je reste populaire au fil des années et je n'ai pas besoin de cette besogne en ce manoir. Je m'en lasserais trop vite, bien sûre.

Et il hausse les sourcils de plate surprise alors que Nathan lui demande s'il a déjà entendu parler de lui. Il regarde la gamelle d'un pauvre visiblement plus très en forme à leur pied. En position fœtale, immobile. Le plat est aussi plein de viande pourrie que de vers. Et Poe se dit qu'il ne s'ennuyait pas de la nourriture de son vivant. Ensuite il se dit qu'il devait porter attention sur son compagnon de route. Non, il n'avait jamais entendu ce nom. Aurait-il dû? Rien n'avait soufflé en ces lieux, du moins, pas à sa connaissance. Il plissa donc les sourcils sur l'ex-prisonnier comme s'il était faussement concerné par la question.

- «Non. Jamais. Devrais-je? Tu m'excuseras, mais cela fait un bail que je traîne dans ce manoir. Alors je ne suis plus très au courant de ce qui se déroule dehors. »

hrp:
 

 


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MessageSujet: Re: Le puit et le pendule. [Fini] Jeu 21 Aoû - 13:45


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Perdu dans ces souterrains ancestraux, je ne sais plus où se déroule ma vie. Où se déroule ce fil si peu gracieux qu'avait été mon existence et où des parcelles entières de tissu avaient été brulé sans que je ne m'en rende compte. Il ne fallait pas se voiler la face. Je savais dans les grandes mesures ce que j'avais fais durant mes années en Angleterre. Mais quelques années de ma vie sont plongés dans un oublie enveloppé d'une fumée sombre et inconnue. Quelque chose ne va pas, mais rien ne pouvais me permettre de me rendre compte de quoi. Mes pensées allaient et venaient, et pour la première fois depuis une éternité, j'eus l'impression de ne pouvoir réfléchir correctement à tout ce que l'on venait de me dire. Je sentais comme les aiguilles sales de l'araignée dans mon dos qui perçaient ma peau, voulant joindre son sang au mien, je le sens bien oui. Je le sens coagulant contre moi sa fumée noire et ses petits yeux d'un rouge sanglant. Pourquoi étais-tu encore là? Pourquoi êtes-vous tous encore là? Je les vois, ces monstres à l'allure patibulaire, insectivoreux insectes. Arachnide sans le moindre esprit. Rien ne pouvait m'arracher d'un tel enfer, rien d'autres que la réflexion, et voilà que je n'arrivais plus à penser.

Edgar. Il dit s'appeler Edgar. Un nom dont je ne me rappelle que peu avoir entendu les échos. Ecrivain fantôme, aujourd'hui il a de cela plusieurs années, s'appellant Edgar. Un atrait absolument évident pour les ténèbres et l'ironie. Tout cela me rappelait un écrivain que j'avais connu dans ma jeunesse. Mais je ne demanda rien et ne fit nullement part de mes soupçons. S'il ne m'avait pas donné de lui-même son nom, c'était qu'il avait ses raison, et je n'avais aucune envie de m'imiscer dans une vie qui n'avait aucune importance pour moi. Qu'il reste où il était. C'était tout de même intéressant de s'appeler par nos prénoms dès cette première rencontre. Entre collègue de réflexion, quoi de plus naturel. Il fait un sourire glacé auquel je ne réponds même pas. Pas assez honnête pour être répondu. De toute façon, mon regard se posait déjà au delà des couloirs sombres qui menaient à la liberté toute relative, celle qui consistait à au moins ne plus être dans une salle de torture où dormait la Mort. Il ne me connait pas, j'en ai à présent l'assurance. Mais ce n'est rien de grave, je n'avais pas non plus envie d'être reconnu à toutes les portes. Je m'étais battu toute ma vie pour suivre une vie simple, loin des fastes de la célébrité et du luxe. Quand bien même, je le savais, mes talents m'avaient obligé à acquérir une certaine réputation.

Peut-être êtes-vous mort ici depuis trop longtemps pour me connaître. C'est fort probable. Et non, mis à part le fait que j'ai peut-être éduqué votre fils si vous en aviez un, il y a peu de chance que vous me connaissiez. Je suis un précepteur, comme je vous l'avez dit plus tôt. Un précepteur connu dans tout le pays pour mon intelligence.

Du moins j'en étais persuadé. Rien ne m'avait indiqué du contraire au plus profond de ma mémoire. Oui, s'il y avait bien une chose dont j'étais sûr au milieu de ce cauchemar, c'était bien de mon métier et de la renommée qu'il m'avait offert. Tout en marchant petit à petit vers la sortie, j'espérai que mon nouvel "ami" n'allait pas me prendre pour un prétentieux. Car de toute ma vie j'avais chercher à rester à l'écart de ce genre d'adjectif. Enfin bon, ce n'était pas comme si le regard des autres m'intéressaient plus que cela. Qu'il croit ce qu'il voudra, ce n'est que s'il ouvre la bouche que je me sentirai obligé de remettre la vérité en place.



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MessageSujet: Re: Le puit et le pendule. [Fini] Ven 5 Sep - 2:37





le puit et le pendule


Un précepteur! Un laveur de cerveaux! Il est vrai qu'à la plus jeune enfance, il est plus facile de maîtriser la cornée des songes, la façonner correctement pour lui donner un vision du monde comme on le souhaite. La meilleure d'entre toutes. C'est à ce stade que la religion perd tous ses intérêts. Peut-être est-il sur le sommet de ses idées. Qu'il se croit au dessus de ses paroles et de ses gestes, qu'il aura l'importance d'un cœur dans le corps d'un frelon. Peut-être l'est-il pour vrai. Qu'importe, il faut laisser le bénéfice du doute. La question n'est pas là, de toute façon.

Poe fouette du talon une gamelle rejetée. Il la regarde comme si ce soucis était de mise, et reporte son attention au bout du corridor. Serait-il bien de se dématérialiser le temps d'une conversation? Et à quoi bon? Les réflexions le couvriraient de noir une fois de plus où il méditerait à n'importe quelle plume pendant une éternité et bien plus encore. Il aura tout le temps de penser à son vitae plus tard.

Et la sortie m'est inconnue. Je suis Nathan comme s'il est le guide de ma soirée. Après tout, j'ai quitté le trou de ma tombe pour être emporté par les événements. Pas pour les créer. Que saurais-je faire d'autre que de suivre ce pauvre que j'ai tout juste libérer des chaînes? Je suis un fantôme. Je erre et j'effraie les gens. Voilà qui est redondant. Et voici une alternative.

« C'est pourquoi, sans doute, je n'ai entendu parlé de toi. Je suis Américain et bouché. Les paroles anglaises ont du mal à traverser l'océan jusqu'à la ville d'où je viens. »

Plaisanterie pour faire la part des choses. Fait que Nathan aura remarqué par mon accent. C'était plutôt les cargaisons de rhume qui entraient au port facilement. Je regarde son ascension. Je me demande s'il s'est où il va ou si ses pieds sont aléatoires. J'aurais haussé des épaules à avoir entendu la question s'adresser à mon oreille.

« Le métier doit être difficile avec ces pénuries de mioches dans les environs. Tu te recycles avec un public de déments et de fantômes, c'est cela? Ne désespère pas. Si un enfant se pointe dans les environs, je suis certain qu'il sera intéressé à apprendre la magistrale métaphysique du cannibale. »

Il n'y a aucun sarcasme dans sa voix. Ni dans ses pensées. Si un enfant se pointe dans les environs, bien sûre qu'il a besoin de Nathan pour tout cela.


hj:
 


 


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MessageSujet: Re: Le puit et le pendule. [Fini] Mar 9 Sep - 21:09


Le Puit et le Pendule



Torture délicate et mélodie des hurlements non loin. Je les entendais pourtant comme s'ils criaient à mes côtés. Cela dérangeait mes réflexions, mais ce n'était pas comme si je pouvais correctement penser à cette seconde. Entre l'autre fantôme qui me tournat autour et les cris qui faisaient écho dans les ténèbres, j'aimerai pouvoir trouver un hâvre de paix. Peut-être retrouver le chemin vers la fontaîne que j'avais remarqué il n'y a même pas quelques jours? A moins que je ne puisse me trouver aise d'avoir récupérer une place dans la bibliothèque. Il y avait toujours des livres là-bas que l'on ne trouvait nul par ailleurs et que je n'avais encore jamais lu. Quoique ce pauvre écrivain décrépis m'avait enlevé l'envie de faire quoi que ce soit. Il m'avait pourtant libéré. Oui, m'enfin bon. Ce n'était pas dans mes intérêts directs. J'ignorais comment faire sur le coup pour me débarasser de cet homme mort. Peut-être que je ne devrais tout simplement ne pas m'en débarasser, car c'est souvent quand les hommes se sentent rejeter, ils tiennent pour acquis une sorte d'esprit de contradiction et ne souhaitent alors plus qu'une chose: faire l'inverse de ce que l'on attends d'eux. Chère dissection à mon coeur défendant, quand s'éloigne les fluctuations et les dérives aux vents mauvais, je ne sais plus quoi faire.

Les insectes de fumées noires sont encore autour de moi, admire l'insalubrité de mon esprit avec un découpage sadique. Je ne sais plus quoi faire, ils sont de plus en plus présent, et pourtant tout le monde fait comme si c'était parfaitement normal. Mais pour cette raison uniquement, je maintiens encore ma raison à une certaine dignité. Le jour encore où bientôt je ne pourrai plus me reposer sur les yeux des autres, je pense que je sombrerai. Mes philosophes pensées ne m'aideront pas quand perdu dans la solitude morne de mes quotidiens, je regarderai les formes de fumées et qu'à cet instant j'aurai l'impression qu'elles seront réels. Je perdrais alors toute raison d'être. Le premier que je croiserai, son couteau je lui demanderai au plus profond de mon coeur. Terminer cette vie sans but dans le flamboyant reflet d'une lame de couteau. Oh et pourquoi penser à la mort alors que je venais tout juste d'y échapper justement !? Mes yeux entourés de noirs regardent le plafond, les couloirs alentours et je ne sais comment mettre un terme à cette conversation qui dure. Un cadavre non loin attire mes papilles. L'homme a besoin de se nourir, il s'agit d'un besoin primaire qui doit être rempli de toutes les manières possibles. Même s'il fallait pour cela boire le sang agglutiné d'une chair qui croque sous la dent. Je ris pourtant des paroles de ce fantôme qui était pourtant un excellent interlocuteur. Peut-être que j'aimerai en fait le garder plus longtemps auprès de moi.

Disons que je ne me souviens même plus pourquoi je suis venu ici...Et disons que oui, si jamais je croise une personne voulant mon enseignement, j'accepterai de la lui fournir. Bien que les enfants ne soient pas ce que l'on trouve le plus ici. Je n'en ai pas croisé un seul, vous si?

Je m'approche du cadavre à grands pas. Mon ventre gargouille.



©BOOGYLOU.

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