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« Il y a une personne dans mon armoire! » [ Jonathan R. A. Williams ]

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MessageSujet: Re: « Il y a une personne dans mon armoire! » [ Jonathan R. A. Williams ] Mar 13 Jan - 20:08


« Il y a une personne dans mon armoire! »

AVEC — JONATHAN R. A. WILLIAMS





Juliet ne se rendait pas bien compte de ce qu'elle avait pu dire à Jonathan pour qu'il se crispe autant, le visage rouge. À vrai dire, elle n'osait trop parler avant qu'il reprenne lui-même la parole. La jeune fille en profita pour balayer la pièce du regard. C'était calme pour le moment. Espérons que cela reste comme c'était.
Puis le jeune pasteur s'exprima sur la peine qu'il ressentait à la perte de sa femme. Juliet fut emplie d'une grande tristesse pour lui. C'était effectivement affreux ... Elle espérait de tout coeur qu'il la retrouve un jour. Cela serait une belle scène parmi toutes les horreurs qui se déroulaient ici. Oui, Juliet se sentait compatissante envers cet homme, se trouvant quasiment dans la même situation que lui.

Cependant, lorsqu'il mentionna qu'elle s'appelait Juliet ...
La rousse ouvrit grand les yeux, non seulement ses joues mais tout son visage se mit à brûler. Elle aussi se crispa, effectuant un petit mouvement de recul machinal, les poings serrés sur ses cuisses. C ... comment? C'était vraiment possible? Il avait vraiment prononcé le même nom que le sien? ... Aucun doute, il l'avait dit au moins trois fois ... L'amnésique n'en revenait pas. C'était impossible! ... Enfin ... L'étais-ce vraiment? Aurait-elle une mémoire plus atteinte que la sienne? ... Il fallait qu'elle dise quelque chose. Elle ne pouvait pas rester là dans le silence, à attendre que ce pauvre Jonathan se liquéfie sur place. Ça n'avait pas dû être facile pour lui de le dire non plus.

« Je ... hum ... euuh ... » balbutia-t-elle. « Cela ... cela fait ... beaucoup de coïncidences. » ajouta-t-elle un peu plus clairement, le sourire crispé.

Qu'est-ce qui était en train de se passer, là? Ce devait être la situation la plus gênante que les deux individus auraient pu vivre ... En dehors de se faire pourchasser par des monstres, effectivement, mais ce n'était pas la même donne. En parlant de monstre ...
Qu'est-ce qu'elle entendait là? ... On aurait dit ... des pas dans le couloir? ... Juliet regarda enfin Jonathan, très inquiète. L'heure ne semblait plus être à l'embarras. Et quand elle entendit une sorte de grognement, la jeune fille ne réfléchit pas plus. Sous le lit? Non, si quelque chose entrait, il les verrait obligatoirement là dessous. ... L'armoire. Jonathan était bien caché dans l'armoire avant qu'il ne fasse du bruit. La rousse prit vivement le bras du pasteur et l'emmena dans la cachette le plus vite qu'elle put. Son coeur battait à tout rompre et des larmes commençaient à se former dans ses yeux. Vite vite vite!!
La jeune fille sauta dans l'armoire et attendit que Jonathan rentre avec elle avant de refermer la porte en essayant de ne pas faire trop de bruit. Juliet posa une main sur sa bouche, la peur commençait à la gagner. On pouvait entendre quelque chose non loin de leur armoire, derrière le mur. Est-ce qu'elle entrerait dans la pièce? Les avait-elle entendus? La jeune fille priait pour qu'ils passent inaperçus ... Au moins, assise, elle pouvait sentir les jambes de Jonathan contre les siennes ... et cela était plutôt réconfortant. En tout cas, elle n'osait surtout pas parler, ni même chuchoter pour le moment ... Mieux valait attendre que les choses se calment.






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MessageSujet: Re: « Il y a une personne dans mon armoire! » [ Jonathan R. A. Williams ] Mer 14 Jan - 13:35


Il y a quelqu'un dans cette chambre.



Toutes ces coincidences le troublaient plus qu'ils n'auraient du. Ses soupirs se firent plus long, et jetant un coup d'oeil à Juliet, il ne put savoir si ce qui le touchait en elle était ses longs cheveux roux , ses grands yeux, ou tout simplement le fait qu'elle puisse être sa femme. Si seulement il n'avait rien oublié de ce côté là. Mais l'amour qui avait par la suite éprouvée pour la scientifique avait comme effacer ses souvenirs. Il n'avait vu plus qu'elle. Cependant, c'était une autre femme à présent qu'il avait devant les yeux. Une créature qui avait le même nom que son ancienne bien-aimée, ainsi que la même couleur de cheveux. Ce rouge si soyeux. Jonathan ne pouvait en décrocher les yeux. Il aimerait tant les passer sous ses mains, les glisser entre ses doigts avec la délicatesse d'une page sacrée. S'il pouvait seulement comprendre pourquoi ce sentiment le prenait dès qu'il voyait cette teinte, agissant sur ses nerfs comme un aphrodisiaque de pur délice.

Néanmoins, il ne put que s'arrêter sur le sol, ne regardant que  lui. Il fallait qu'il se contrôle. Pourtant son coeur bouillonnait sans comprendre, il lui fallait des explications. Puis quand il ne regardait pas Juliet, il pensait à Kathleen. Il était encore et toujours fou d'elle et les théories les plus folles lui passaient par la tête pour expliquer sa froideur. Elle l'aimait, mais n'osait pas le lui dire. Elle l'aimait, mais par quelque chose de mystérieux que personne ne savait sauf elle, elle ne pouvait pas le lui dire. Il y avait forcément quelque chose comme ça derrière cette froideur qu'elle lui offrait à chaque fois qu'il lui apportait son amour. Et maintenant, il y avait cette femme en face de lui qui pourrait être sa véritable femme, celle pour laquelle il devrait abandonner la scientifique. S'il se faisait violence pour retrouver ses anciens sentiments et sa mémoire de son ancienne femme, peut-être qu'il réussirait à La rendre jalouse.

Soudain, il laissa tomber sa Bible sur le lit. C'était la main de Juliet qui l'emena jusqu'à s'asseoir dans le placard, tout proche d'elle. Elle semblait avoir entendu un monstre. Et il ne fallut pas longtemps à attendre pour que  Jonathan aussi ne l'entende. Il se crispa et murmura.

Ma Bible...j'ai laissé ma Bible sur le lit...

Ce constat le rendit soudainement plus tremblant que jamais. Il était si proche d'elle et pourtant sur l'instant il ne pensait qu'à sa Bible laissée. Jonathan sortit alors sa croix d'une de ses poches intérieurs et murmura quelques prières audibles de lui seul. Après tout cela, il devint plus calme et prit la main de Juliet.

Je vous promets que nous nous en sortirons...je vous le promets...nous découvrirons le Vérité sur notre coincidence.

Il serra la main très fort, fermant tout autant les yeux de peur de mourir. Lentement, ses sens se perdirent jusqu'à se mettre à lentement caresser la paume de Juliet avec son pouce. Sa présence le rassurait. C'était une présence physique si différente de celle de Dieu.


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MessageSujet: Re: « Il y a une personne dans mon armoire! » [ Jonathan R. A. Williams ] Jeu 5 Fév - 16:49


« Il y a une personne dans mon armoire! »

AVEC — JONATHAN R. A. WILLIAMS





Oh non, dans sa précipitation, Juliet avait fait faire tomber la bible de Jonathan ... Même s'il ne pouvait pas la voir très bien, la jeune fille avait l'air peiné, mais après tout, elle avait dû réagir vite où la chose les aurait sûrement repérés. Se penchant vers le pasteur pour qu'elle n'ait pas à parler trop fort, la jeune fille se mit à murmurer.

« Je suis désolée pour votre bible. Je doute que le monstre aille en faire quelque usage. »

Cependant, elle n'était pas sûre qu'il l'ait entendue. Mais seulement quelques temps après, il prit sa main et voulut la rassurer. Ce qui aurait été une situation très gênante était en fait réellement réconfortante. Juliet sourit dans l'obscurité. Elle était contente de voir quelqu'un d'aussi optimiste ici, pour une fois. Elle se sentait moins seule ... Cela faisait longtemps.
Juliet ne tarda cependant pas à tendre l'oreille. Elle ne voulait pas perdre la chose, cela pouvait leur être fatal. Mais il ne sembla pas vouloir rentrer ici. Enfin il ou elle, elle n'en savait rien. Elle ne savait même pas si c'était humain. L'amnésique entendait seulement des petits grognements, comme une respiration de taureau ou quelque chose du genre ... Cela n'augurait rien de bon. Mais les pas commencèrent à s'éloigner, et bientôt Juliet n'entendit plus rien. Elle était tellement concentrée qu'elle avait à peine remarqué que Jonathan était en train de caresser sa main avec son pouce. Juliet se contracta quelque peu lorsqu'elle s'en aperçut, mais c'était au final un gentil geste ... elle le laissa faire, si cela pouvait le rassurer. Et cela l'aidait un peu elle aussi.

La jeune fille attendit quelques minutes jusqu'à ce qu'elle estima que plus rien n'était à l'horizon. Rouvrant légèrement la porte du placard, c'est à ce moment même qu'elle entendit des bruits de meubles tomber dans la pièce d'à côté. Des choses de brisèrent et un cri rauque étouffé se fit entendre, avant qu'une musique ne démarre, comme sortie d'un gramophone.




Il n'y avait plus que cette musique désormais. Les yeux ronds, Juliet referma discrètement la porte, les replongeant dans le noir. S'ils pouvaient entendre la musique, alors la chose à côté pouvait les entendre s'ils sortaient de là. La jeune fille se demandait ce qu'il s'était passé là bas ... Est-ce que quelqu'un avait été tué? Ou seule la pièce avait été saccagée? Elle mourrait presque d'envie d'aller voir, mais son instinct de survie était bien sûr, et heureusement plus fort. Elle était bien mieux à attendre là, près de Jonathan. La musique comblait le silence, mais ce n'était qu'apparence. Au fond, Juliet ne supportait pas d'attendre sans rien faire. Se penchant à nouveau vers le pasteur, la jeune rousse ne se rendait pas compte à quel point elle était proche de lui, mais elle voulait que seul lui l'entende.

« Connaissez-vous cette musique? » murmura-t-elle à nouveau.

Cela ne lui disait rien, mais elle l'aimait étrangement bien. Cependant, elle ne pouvait s'empêcher de penser à tous ces bruits de vacarme avant qu'elle démarre. Pourquoi n'y avait-il que cette musique maintenant? La main de Jonathan serrait toujours la sienne. Était-elle devenue sa nouvelle bible? Juliet rit intérieurement à cette pensée. Elle ne doutait pas qu'ils allaient la récupérer ... vite ou non, ça par contre ...

« J'espère que personne n'a été blessé à côté ... » continua-t-elle. « Vous imaginez si cela avait été nous? » Puis elle finit sur un ton beaucoup plus enjoué: « Peut-être êtes-vous mon porte bonheur, monsieur Jonathan! »

En vérité, ils n'étaient peut-être pas tirés d'affaire. Mais il valait mieux rire que se lamenter dans ce genre de situation ... non?


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MessageSujet: Re: « Il y a une personne dans mon armoire! » [ Jonathan R. A. Williams ] Mer 11 Fév - 17:33


Il y a quelqu'un dans cette chambre.


Il n'avait plus sa Bible, et de par cette perte s'étendait également tout son courage disparu. Qui pourtant ne manqua pas au moment où il se mit à caresser cette main qui se laissait faire. Terrifié par l'idée de se retrouver face à la créature démoniaque qui les cherchait mais également par la perspective que celle-ci puisse détruire l'un des pilliers de toute son existence, il ne pouvait à peine parler, juste trembler. Il se laissait faire également, et si Juliet avait voulu lui faire danser la valse dans le placard, elle aurait eu comme compagnon une simple poupée de chiffon. Rien dans tout son sang ne pouvait lui faire relever la tête, et pourtant, à la simple parole de Juliet, il émit un rire nerveux qui se transforma en rire sincère. Oui, c'était drôle. Evidemment que le monstre n'allait pas s'intéresser au message de Dieu. Dommage pour eux d'ailleurs, car s'il avait été adepte de l'Amour envers son prochain, ils n'auraient pas eu à se cacher comme des bêtes apeurés. Ce qu'il fallait bien démontrer. Des fracas se firent entendre, et Jonathan se rétracta davantage sur lui-même, les yeux fermés. Sa main elle-même cessa de caresser celle de la jeune femme pour se refermer sur celle-ci à la manière d'une mandibule asserré.

Les yeux toujours fermés, il finit alors par entendre une douce mélodie sortie d'un gramophone lointain. Peut-être pas si lointain que cela, mais c'était la sensation qu'il en avait. Il aurait pu attendre ainsi pendant des heures, à prier intérieurement dans le noir, à écouter cette sympathique musique qui était décidément bien entraînante. Mais il sentit les cheveux de Juliet lui chatouiller le cou, et ce fut ce contact qui le fit se redresser soudainement pour l'écouter et sourire nerveusement:

Non, je ne la connaissais pas, mais elle est vraiment agréable aux oreilles.

Puis il trembla à nouveau aux paroles de Juliet qui parlait de si le fracas avait été de leurs causes. Ses membres se remirent à se serrer d'eux-même et il murmura:

Ne dites pas des choses pareilles, vous pourriez amener le mauvais sort sur nous...cependant, je serai très heureux si je pouvais être le porte-bonheur d'une personne ici...géréralement, on me demande de partir parce que je ne sers à rien...j'encombre les gens plus que je ne les aide, malheureusement...

Sur ces mots, le jeune pasteur soupira longuement. Oui, même la femme de ses pensées l'envoyait très régulièrement promener car elle ne voyait aucune utilité en lui. Et le pauvre homme se doutait qu'il ne parviendrait un jour à se faire aimer d'elle, car elle ne semblait apprécier que les personnes pouvant lui être utile dans son travail. Comme cet homme avec cette machine sur le visage. Non, Jonathan, ne soit pas jaloux ! Tu as survécu à une possible horrible mort, alors souris un peu et sois plutôt content. Aussitôt pensé et ce fut aussitôt fait. Il sourit donc à son interlocutrice avec douceur, les yeux pétillants et fit:

L'important c'est que nous sommes encore en vie ! ....Ah...si nous pouvions sortir en toute quiétude, je vous aurais bien inviter à une danse, mais ce placard ne manque également pas de confort.

Il rit à sa propre phrase et dodelina la tête sur le rythme de la muique qui était par chance bien longue. Puis il jeta un coup d'oeil à leurs mains serrés et fut tout d'un coup choqué par cette acte. Retirant rapidement sa main, ses joues devinrent des plus rouges, malgré que l'obscurité ne puisse totalement en faire profiter Juliet. Jonathan ramena ses mains devant son torse et bredouilla en regardant ses genoux:

Par....pard..pardonnez-mo...moi...je ne sais...pas ce qui m'a pris...la peur, sans doute...excusez-moi...c'était inconvenant.


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MessageSujet: Re: « Il y a une personne dans mon armoire! » [ Jonathan R. A. Williams ] Mar 31 Mar - 17:18


« Il y a une personne dans mon armoire! »

AVEC — JONATHAN R. A. WILLIAMS




Juliet écouta Jonathan sans broncher pendant un moment, réfléchissant à ses paroles dans l'obscurité, accompagnée par la musique toujours plus lascive. Et visiblement, elle n'étais pas la seule à le penser. À travers leurs mains jointes, c'était comme si la jeune femme ressentait toutes les émotions du pasteur. Sa peur, sa curiosité, ses angoisses. C'était tout à fait fascinant à vrai dire. Comment les sens étaient développés lorsqu'on ne voyait plus rien.

Le mauvais sort ... Juliet ne savait pas vraiment ce que cela représentait. Est-ce que cela existait? Comment le faisait-on venir? N'étais-ce pas tout ce manoir qui était un mauvais sort en lui-même? C'était ce qu'elle pensait, mais elle pouvait très bien avoir tort. La jeune fille était avide de savoir, mais elle estima qu'il n'était pas le moment de parler de mauvais sort alors que quelque chose de certainement malveillant était si proche d'eux. Jonathan devait avoir raison, au moins sur ça.
Mais ce qu'il lui révéla ensuite l'attrista quelque peu. J'encombre les gens plus que je ne les aide, malheureusement... La jeune rousse était sûre qu'il se sous-estimait. Un pasteur comme lui devait aider les autres à sa façon, lui qui semblait vouloir répandre l'espoir dans cet endroit maudit, tout comme elle désirait faire. Juliet aurait voulu émettre quelque objection avant qu'il ne reprenne la parole, mais sur le moment, tout ce qu'elle put faire, ce fut de serrer un petit peu plus la main de Jonathan. Comme pour lui dire "non". Et elle avait effectivement raison, puisque ce qu'il ajouta coïncidait exactement avec ce qu'elle pensait. Oui, tout ce qui importait, c'était qu'ils soit encore là, et s'il ne l'avait pas dit lui-même, Juliet aurait sûrement tenu exactement les mêmes propos.
Mais elle fut occuper à étouffer son rire de son autre main. Danser dans un placard, en voilà une idée fort drôle! Juliet s'imaginait en train de se cogner contre le bois de l'armoire et le pauvre pasteur. Cependant, dans cette situation, le résultat aurait été bien tragique, malheureusement. Mais en tout cas, c'était une vision humoristique qui changeait de l'ordinaire.

« Haha, vous avez raison, en tout cas j'aurais accepté votre proposition avec plaisir. » dit-elle sur le ton de la plaisanterie.

Presque immédiatement après qu'elle eut prononcé ces mots, Jonathan retira subitement sa main, ce qui fit sursauter la jeune fille. Qu'avait-elle dit? Ou qu'avait-il entendu?
Apparemment, au vu de ce qu'il bredouillait, il venait de prendre conscience que tous les deux avaient les mains liées. Au départ, Juliet ne comprenait pas trop. Avait-il vraiment oublié ou ne s'était-il vraiment pas rendu compte? Mais quelques secondes après, la jeune fille recommença à rire.

« Ne vous en faites pas! » s'exclama-t-elle, comme si c'était une évidence. « Il n'y a pas de mal à s'entraider, surtout dans un placard. Ce n'est pas comme s'il y avait beaucoup d'espace ... »

En écoutant ses propres mots, Juliet se rendit à son tour compte. C'est vrai qu'ils étaient presque collées, et que la situation pouvait s'avérer gênante au vu de leur proximité. La jeune fille détourna la tête vers la porte du placard, comme pour créer une distance imaginaire, histoire de rassurer le pauvre Jonathan, et peut-être elle un peu aussi. Cependant, elle le gardait au coin de l'oeil.

« Mais je vous comprend. » acheva-t-elle plus doucement, hochant légèrement la tête.

Un bruit se mit à couvrir la musique que Juliet avait cessé de remarquer au bout d'un moment. La chose semblait sortir de la pièce d'à côté pour revenir dans le couloir qui menait à leur propre chambre. S'en rendant compte, la jeune femme sursauta une nouvelle fois et se terra au fond du placard autant qu'elle le put, plaquant une main devant sa bouche pour éviter de faire du bruit. Elle ne savait pas bien ce qu'il se passait, mais le bruit fracassant passa juste à côté d'eux dans le couloir, derrière le mur, faisant trembler les parois du placard. Juliet ferma les yeux très fort. Son coeur battait à cent à l'heure. Étaient-ce leurs dernières secondes à vivre?

...

Plus rien. Elle n'entendait plus rien. La jeune rousse ouvrit grand les yeux pour ne pas oublier qu'elle était bien là, bien vivante. Attendant quelques minutes dans le silence le plus total, elle n'osait ni dire mot ni bouger. Mais il n'y avait bel et bien plus aucun bruit.

« Est-il parti? » se risqua-t-elle à chuchoter. « J'espère ne pas avoir ri trop fort ... »

Juliet attendit encore. Faisant revenir ses jambes contre elle, les serrant contre sa poitrine, ses pieds touchant toujours Jonathan. Elle essayait de garder une respiration calme. Elle avait le sentiment que la tempête était passée, mais elle ne pouvait en être sûre.

« En tout cas, vous êtes loin d'être inutile, Jonathan. » continua-t-elle de murmurer, comme pour faire passer le temps plus vite, tout en gardant une oreille attentive au dehors. « Tant que vous gardez un esprit positif et pur comme le vôtre, vous aurez toujours une utilité ici. Tout le monde a besoin d'espoir dans ce manoir. Et j'ai l'espoir de sortir d'ici un jour, vous savez. »

Décidément, le silence s'écoulait de plus en plus. Bon, il fallait qu'elle en ait le coeur net. La compagnie de Jonathan dans ce placard n'était pas la plus désagréable, mais elle aurait bien aimé en sortir. Regardant Jonathan, là où elle pensait que ses yeux se trouvaient, Juliet poussa une nouvelle fois la porte du placard, très doucement. Ne quittant pas le pasteur du regard, comme pour demander son approbation.


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MessageSujet: Re: « Il y a une personne dans mon armoire! » [ Jonathan R. A. Williams ] Lun 13 Avr - 14:12


Il y a quelqu'un dans cette chambre.



La douceur de cette jeune femme était comme une bouffée d'air dans ce monde de brute. Si peu de personnes avaient la capacité à faire régner autant d'optimisme dans le monde. Je n'étais même pas sur et certain de pouvoir seulement prétendre en faire partie. Elle me faisait sourire en tout cas, et c'était agréable. Vraiment très agréable. Pourtant, j'évitais son regard. Il vallait mieux. Ses cheveux d'une couleur si pure et magnifique me rendait déjà si rêveur dès que je les regardais. Je ne savais pas pourquoi. C'était comme une attirance naturelle. Cette couleur me fait voir des monts paradisiaques, je n'imaginais pas cela possible. Pourtant, même dans la pénombre de ce placard, je pouvais assimiler les couleurs de la jeune femme. C'était loin d'être désagréable. C'était meme très agréable. Pourquoi ne pas en profiter ? Parce que ce...je...je n'étais pas sûr que c'était ma Juliette. Juliet. Son rire pourtant me fait sourire à mon tour. Même si je comprends que la situation ne devrait pas prêter à faire rire. Mon regard ose finalement se tourner vers elle avec une grande douceur. Pour une fois que je n'avais pas à m'évertuer pour convaincre quelqu'un de la bonté de Jésus. Et savoir que cette personne possédait un trésor en elle, cet optmisme. C'était un beau cadeau du Seigneur en cette sombre journée dans le Manoir.

Merci infinimment pour vos bonnes paroles. Moi aussi...moi aussi j'ai espoir de sortir. Quand je pense que je suis venu ici de mon plein gré. (rire) On m'a entrainé ici en me parlant d'un asile où l'on avait besoin d'un prêtre.

----

Le silence prenait de plus en plus de place autour d'eux. C'était une longue couverture écarlate qui doucement se poser sur leurs museaux, sur leurs âmes. Plus rien ne faisait bruit, plus rien n'offrait musique. Il n'y avait qu'un silence âpre qui n'était pourtant que la plus belle des mélodies. Quand l'on a découvert les onctuosités d'un grognement entre la vie et la mort, l'on apprend à apprécier le silence. Doucement, son regard alla de celui de Juliet jusqu'à l'embrasure du placard. Il prit une profonde respiration et murmura:

Je refuse que vous soyez blessé. Restez-ici, je vais sortir et voir s'il n'y a vraiment personne. Si jamais je me fais attraper...ne sortez-pas !

Serrant les poings, Jonathan passa une main à travers l'ouverture. Délicatement, il l'écarta de lui, n'ouvrant que la porte qui était en face de lui. Rapidement, il sortit. Tout ceci fut en réalité plus rapide encore que le mot puisse le décrire car Jonathan refusait que l'on apperçoive seulement la jeune demoiselle. Silence. Toujours pas un frémissement ne soulevait le calme froid de la pièce. Un souffle rapide perçait les poumons du pasteur qui ne put que finalement se rendre à l'évidence. Il n'y avait rien ni personne dans cette partie du manoir. S'approchant alors du lit, il se saisit de sa Bible qu'il serra très fort contre lui et fit à haute voix d'un grand sourire.

La voie est libre ! Et personne n'a touché à ma Bible !!


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MessageSujet: Re: « Il y a une personne dans mon armoire! » [ Jonathan R. A. Williams ] Mar 24 Mai - 23:30


« Il y a une personne dans mon armoire! »

AVEC — JONATHAN R. A. WILLIAMS




Le pasteur lui ordonna de rester cachée alors qu'il allait lui-même dans la gueule du danger. Juliet aurait voulu riposter. Lui dire que non, elle allait le suivre... Mais il était déjà parti avant qu'elle n'ait pu prononcer un mot. Et pour être honnête, elle n'était pas ressortie par la suite...
La jeune fille s'en voulait un peu. De ces moments de couardise qui lui avaient pourtant sauvé la vie. Mais Jonathan... Elle l'aimait bien. Juliet ne le connaissait que depuis une heure à peine, mais ce qu'ils avaient vécu était quelque chose de tellement rare en ce lieu qu'elle pouvait déjà le considérer comme un ami. Sa disparition l'aurait rendue très triste...

La jeune fille venait seulement de se rendre compte que la musique s'était arrêtée. Depuis quand? Tout cela l'avait chamboulée. Le silence régnait mais son coeur qui battait dans sa poitrine devenait maître de son monde. Elle sentait ses pulsions jusque dans ses oreilles, comme si ces dernières pompaient elles-mêmes son sang.
Elle sentit quelqu'un s'approcher doucement de l'armoire. Terrée au fond tel un lapin apeuré, Juliet en tremblait presque. Elle priait pour que ce soit lui... Mais dans un murmure, elle reconnut la voix de son ami. La jeune rousse sentit une vague de soulagement se diffuser dans son corps comme une onde salvatrice. Qu'il soit loué!

La jeune fille poussa la porte en bois et sortit de l'armoire à son tour. Qu'il était bon de retrouver un peu de liberté! Malgré l'air poussiéreux à vu d'oeil, la chambre paraissait beaucoup plus accueillante après ce petit voyage confiné. Et la joie de Jonathan retrouvant sa Bible ne put qu'arracher un sourire à Miss Cogsworth.

« Je suis si contente, Monsieur Jonathan! »

Elle se sentait gamine de l'avoir appelé ainsi... Mais elle n'avait pas trop réfléchi. Juliet fit une petite grimace gênée mais finit par s'approcher du pasteur. Elle n'oubliait pas le sacrifice qu'il venait de faire. Il avait été prêt à se mettre en danger pour qu'elle ne fasse pas les frais d'une nouvelle horreur. Il semblait ne pas s'en rendre compte. Comme si cela était tout naturel. Mais c'était un geste noble qui avait profondément ému la petite rousse. Ne sachant que faire d'autre pour exprimer sa gratitude, elle le prit dans ses bras. Tout simplement... Que ce soit déplacé ou pas, Juliet n'avait rien trouvé d'autre pour lui faire comprendre qu'il avait gagné une amie.

« Merci... Je n'oublierai jamais ce que vous avez fait pour moi. »

Juliet se détacha de Jonathan, les yeux embués d'émotion, le sourire aux lèvres.

« Gardez précieusement votre Bible... et ne pensez plus jamais... À aucun moment... que vous êtes inutile. Beaucoup de gens auront besoin de quelqu'un comme vous ici. Mine de rien, nous avons vraiment besoin d'un prêtre... pour cet asile. »

Juliet prononça sa dernière phrase sur un ton un peu plus léger, reprenant les paroles qu'avait dit le pasteur. Malheureusement, elles ne reflétaient que la triste vérité. Mais l'espoir était là, et la jeune fille était contente d'avoir vu qu'elle n'était pas la seule à vouloir l'étendre dans cette demeure perdue. Voilà son âme apaisée pendant quelques temps au milieu de l'enfer.

« Je pense rester ici. Cela m'étonnerait qu'un autre monstre aille investiguer les lieux désormais. Qu'avez-vous prévu de faire? »

Il est vrai qu'il allait lui manquer un peu s'il partait tout de suite, mais Juliet était déjà ravie d'avoir pu faire sa connaissance. Elle espérait sincèrement que ce ne soit pas la dernière fois que la jeune fille revoie le pasteur. L'ami.


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MessageSujet: Re: « Il y a une personne dans mon armoire! » [ Jonathan R. A. Williams ] Mer 25 Mai - 11:46



Il y a quelqu'un dans mon armoire.

« Somebody ? Help ? »


Un chevalier aidant les jeunes rousses demoiselles en détresse. Cela aurait pu être une comparaison intéressante que Jonathan appréciait beaucoup. C'est vrai qu'il aimait beaucoup aider les gens, ce n'était pas pour rien qu'il était devenu pasteur et qu'il était venu de son plein grès. Aider la veuve et l'orphelin, la jeune femme et l'homme abandonné, le fou et l'asservi. Il appréciait cela, et l'appréciait encore plus quand il pouvait aider des personnes aussi raffinées et agréables comme cette magnifique jeune fille. Qui s'appellait Juliet. Mais il n'avait pas la sensation qu'il s'agissait de sa femme. Dans son esprit se portait l'incroyable résolution que le Destin saurait lui faire reconnaitre la vérité. En cela, il voulait dire que quand il verra sa femme, il saurait immédiatement qu'il s'agissait d'elle, sans avoir jusqu'à besoin de son prénom ou de son nom pour le deviner. Mais il fallait avouer que ce n'était pas une épreuve des plus évidente, que de faire face à une rousse s'appellant Juliet. Si ça se trouve, cela ne s'écrivait pas du tout comme sa propre Juliette ? Mais comment le savoir à l'écrit. Oh Dieu que ce paragraphe de pensés est stérile. Mais continuons, car nous aimons tergiverser afin d'avoir la limite qu'une page de parchemin remplie d'écritures diverses et variés. C'est une technique bien connu des écrivains...mais Jonathan n'était pas écrivain...Mince. Poursuivons.

Après avoir bien déclaré que l'endroit était libre de toute contestation dévorante, de monstres étranges et de personnes de mauvaises intentions, Jonathan câlinait la Bible qui n'avait pas eu une égratinure. C'était comme son ancre dans la mer, le phare dans le noir qui l'aidait à se sentir encore vivant. Plus encore que d'aider les gens, savoir qu'il pouvait à tout instant reprendre du courage d'entre ses pages était essentiel. Il observa la jeune rousse sortir du placard en lui souriant avec joie. Et de la joie, Juliet semblait en avoir à revendre. Car après avoir lancé avec effusion son contentement, elle étreignit le pasteur. Oh. A ce contact, Jonathan ne sut quoi faire. Il semblait que le temps s'arrêtait et que son corps brûlait de l'intérieur. Il n'avait pas l'habitude qu'on soit si prompt à le toucher, si agréable et chaleureux avec lui. Surtout avec les femmes. Cette soudaine montée d'affection le rendit terriblement rouge et souriant. Il aimait ce contact. S'il ne se contenait pas, il glousserait certainement. Mais à dire la vérité, le pauvre était trop troublé pour ne sortir ne serait-ce que le moindre mot. Un contact aussi doux, l'odeur de cette chevelure rousse qui lui venait jusqu'aux narines. Tout ceci le faisait frémir. Sentait-elle son trouble tandis qu'il pouvait sentir jusqu'à sa poitrine sur son torse ? Mais elle ne fit que le remerciait et s'écarta. Jonathan recula d'un pas en arrière et regarda le sol avec un petit sourire gêné. Par la suite, les délicieux compliments de la jeune femme le rendit encore plus heureux. Non seulement il était utile, mais en plus apprécié par au moins une personne. Son coeur battait encore la chamade quand il s'écarta vers la porte:

- Je...à....à vrai dire...je pensais voir..si quelqu'u..quelqu'un n'avait pas besoin de mon...mon aide ? Enfin, à moins que...que vous préféri...riez...me voir res...rester.

Son trouble était si grand que voilà qu'il bredouillait comme un idiot, serrant, stressé, sa Bible dans ses bras. C'était à cause de cette stupide façon de se comporter qu'il n'avait jamais eu de véritable femme aimante dans sa vie, idiot. Il continua de sourire et essaya de reprendre un peu de contenance en poursuivant:

- Mais...mais je pense que vous serez en sécurité ici désormais...Peut-être que vous devriez dormir un peu...vous reposez de ces émotions...enfin, c'est...c'est un conseil, pas...enfin voilà...

Jonathan, baka.
© plumyts 2016


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« Il y a une personne dans mon armoire! » [ Jonathan R. A. Williams ]

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