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«Loup! Loup! Y es-tu?» [Libre]

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MessageSujet: «Loup! Loup! Y es-tu?» [Libre] Ven 2 Mai - 4:51


le loup
devient mouton



Je ne sais pas combien d'heures ai-je pataugé dans ça. Dans la muqueuse d'un creux de crâne. Dans ce qu'il reste de cervelle à la cavité de ma boîte crânienne. Tout ce que je sais, tout ce que j'ai toujours sut, est que je suis à l'euphorie et à la scie. Je ris.

La raison n'a pas son importance. L'échos de mes pas sur la pierre et ses humides coquerelles ne fait qu'amplifier ma présence dont le capharnaüm de mon esprit envahit déjà les méandre. Oui, les méandres de mon esprit. Car j'ai la net et cocasse impression d'avoir perdu le peu de tête qu'il me restait. Je ris. Encore. Et toujours. C'est l'hilarité de la bonhommie, celle de la naïveté et de la dérision. Je suis tout puissant, maintenant que j'ai perdu les gonds. Tout puissant, dis-je? Je m'arrête.

Un mal de tête cuisant cesse ma démarche dans les sombres corridors. Je regarde autour de moi. Mes yeux vitreux et estompés de démence traverse la vision des glaucomes d'ascétisme pudique: je vois. Dans le noir. Je vois des formes bouger, se nourrir de mon imagination. Je me concentre à les observer. Elles sont tordues, et je me noie. Une seconde fois. Seconde, oui, car je me rappelle avoir but. Un souvenir.

Tout frais. Qui vient d'apparaître dans ma mémoire. Comme ça. Deux heures plus tôt. Au comptoir d'un manoir infernal. Devant un verre vide. Le goulot à ma gueule. Les coulisses à mon menton. Et la brûlure à mon larynx. J'ai bu, je me souviens. Comme un trou. Pour me noyer. Ça a fait son effet, dis donc! C'est la seule chose dont je me souviens. Et maintenant je suis quelque part dans ce manoir infernal. Manoir infernal... Mais il est splendide ce manoir! Il a les moulures à me faire gémir les angoisses. Habituellement. Mais pas maintenant. Un monstre.

Peut-être. Dans la pénombre. Sous mon nez rouge. Sous ma vision rouge. Je vois rouge. J'ai habituellement la frousse de tout - si je me souviens bien de moi? - mais ne sais accomplir ce sentiment de peur, maintenant. Il m'est condescendant pour la force que j'ai à propulser contre le monstre qui s'approche. S'il y en a véritablement un. Je regarde.

Autour de moi. Je constate des tuyaux. Des engrenages. Des échappements de vapeur qui font des sifflements incessants. De l'huile égarée sur le sol, des rats et des lanternes électriques suspendues au plafond. Des bruits de pompe m'arrivent aux oreilles. Comme si mes ouïes avaient ressurgi de la marrée de ma folie pour prendre leur souffle. La salle des machines. Je ne la reconnais pas. Je la devine. Une hache.

Dans mon champs de vision. Étincelle à mon regard et je m'y précipite. Elle est dans un compartiment de vitre. Je prends pipette inutile sur le sol pour la fracasser de mille et un morceaux. Et je saisis la hache de secours. Maintenant, aucune monstre ne peut se mettre dans mon chemin. Aucun. Ni personne!

Je fais ascension dans la place. Dans le néant.

le mouton
devient loup



©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: «Loup! Loup! Y es-tu?» [Libre] Dim 26 Oct - 1:52




Loup y es-tu ?

Avec Morgan




Chaque pas que je fais m’entraîne un peu plus dans l’obscurité. Et, à chacun de ces pas, mes cheveux d’ébènes se soulèvent derrière moi en un léger soubresaut, présence fantomatique derrière mes épaules. Je scrute les ténèbres en avançant sur ce plancher de bois comme on avancerait sur la scène. Mais ce manoir semble plus être les coulisses et les loges que réellement la scène. Cela me convient assez bien. Le plaisir de répéter, de chercher son personnage, de l’interpréter, de changer me convient bien plus que de devoir répéter encore et toujours la même chose, redire les mêmes phrases, les mêmes paroles, refaire les mêmes gestes à la minutes près. Tomber dans une habitude morbide – ennuyeuse.

Je sens l’adrénaline qui veut affluer dans mes veines. Quelque chose l’en empêche, la retient, alors que mon pas semble calme. Je meurs d’envie de sauter au plafond, de grimper aux rideaux, et d’afficher un sourire satisfait ; Cheshire Cat in the darkness. Depuis longtemps j’ai décidé de ne plus être Alice, perdue dans un Pays des Merveilles effrayant, mais de faire partie de ce monde. De m’y intégrer. Je ne veux pas l’arpenter de façon niaise et curieuse, ni m’effrayer d’un rien et pleurer au moindre choc. Devrais-je me briser ? Toutes les héroïnes de tragédies terminent brisées. Ma tragédie commence à peine. Non, je veux être le Chapelier Fou. Découvrir et redécouvrir, ne jamais me lasser, m’extasier de tout, m’extasier de rien.

Et – merde – j’ai trop envie de courir, de me dépenser. Alors je cours. Je me sais assez rapide et agile pour échapper à une Brute si j’en croise une. Je me sais pouvoir devenir une véritable anguille. Je me connais assez téméraire pour pouvoir l’affronter avant de réussir à filer. Ou de mourir, de clore ma tragédie. C’est bien pour cela que je fonce – quoi ? Je fonce. Je dévale un escalier, marche à marche, rapidement, et je manque de glisser. Tout cela me faire rire, alors que je termine ma course au sous-sol. Je n’aime pas vraiment cet endroit, mais soit. Maintenant que j’y suis, et même si tout m’y repousse, je continue.

Je ne tarde pas à trouver le chemin de la salle des machines, et je ne suis pas seule. Un frémissement parcourt toute mon échine – j’ai envie de milles choses, ai milles projets. Mes yeux pétilles, je crois, dans l’obscurité ambiante. Je ne cherche pas à savoir si l’homme à la fine carrure veut ma mort ou ma survie ; d’une voix claire et sonore, je l’apostrophe.

« Oyez brave seigneur ! »

Oh douce ironie. De quoi sommes-nous seigneur, ici ?





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MessageSujet: Re: «Loup! Loup! Y es-tu?» [Libre] Ven 7 Nov - 22:40


le loup
devient mouton



C'est un sursaut. Comme si on avait hurlé dans mon tympan d'une gorge à deux centimètres pas plus de mon ouïe. Je me crispe et écarquille mes globes vides. Mes mains serre le manche de la hache et j'ai soudainement la violente envie de tuer. Devrais-je? Je rigole. Je ris. Parce que, c'est fou, mais je ne suis que quelqu'un perdu ici, dans cet endroit emboucané bourrée de rouages, et que je peux tuer. Tiens, où suis-je, au fait? Et qui suis-je? Les insectes tirent des ficelle dans ma tête. Et comme si il y avait un chatouillement, je ris, toujours. D'un gloussement sourd et petit, qui tente de se contrôler. Dans l'ombre.

Je reste dans l'ombre, le dos courbé sur ma hache, alors que, derrière moi, il y a une femme qui m'a tout juste interpellé. Et les bruits des machines retentissent comme des fracas autour de nous. À répétition, toujours les mêmes. Comme s'il s'agissait d'une musique sinistre. J'ai l'impression que tous les engrenages de ma cervelle sont ceux éparpillés sur le sol autour de nous. Oops. Peut-être les aurais-je échappés? Qu'importe. Je me retourne pour dévoiler à l'inconnue une partie de mon visage. Il n'y a que mon cou qui se retourne. Je ne voudrais pas qu'elle voit la hache. Pas maintenant. Ça gâcherait la surprise.

Bonjour. Es-tu un petit goret?

Et je glousse, encore. Comme si je cachais le plus pouffant des plans. Je me retourne. Je sens mon sourire s'étirer tellement qu'il m'en arrache la peau des joues et qu'il assèche mes dents. Mon cœur bats trop vite que je prenne le temps d'analyser cette improbabilités et préfère rester dans l'irrationnel. C'est plus confortable. Tout en lui faisant face, je tâche de garder la hache derrière mon dos qu'elle ne la voit pas. Peut-être sans grande subtilité.

Il ne faut pas que les petits gorets se promènent seuls ici. Tu sais ce que les petits gorets deviennent quand ils se promènent seuls ici?

Je me pince les lèvres pour ne pas rire à nouveau. Mes oreilles saignent. Je sens le rouge couler de mes tympans. Ou peut-être ce n'est que de la sueur. J'ai perdu trop de boulons à ma cervelle, aussi. Et je ne lui laisse le temps de répondre ou même réfléchir.

Des ragoûts de pattes!!

Je dévoile la hache lentement avec le sérieux goût du cannibalisme dans ma gueule.

Tu me donnes ta patte, petit cochon?

le mouton
devient loup



©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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