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Sweet dreams are made of this [Konrad] [Abandonné.]

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MessageSujet: Sweet dreams are made of this [Konrad] [Abandonné.] Sam 26 Avr - 10:27





Sweet dreams are made of this





Je ne compte plus les jours depuis mon arrivée dans cet sordide endroit. De tout façon, j'en serai bien incapable car la lumière du soleil est devenue une denrée rare. J'ai quelques fois une vision, celle d'un magnifique jardin au printemps. Les cerisiers sont en fleurs, l'herbe est fraiche et grasse, le soleil est doux et une brise fraîche rend la journée agréable. Je sais qu'il manque dans ce tableau beaucoup d'élément mais il faut relativiser. Au moins ce souvenir apaise légèrement l'angoisse qui me serre le cœur. Il me donne un refuge à mon esprit pour me reposer. En fermant les yeux, ce que je fais à l'instant même- je pouvais presque sentir les rayons dardant de l'astre, l'odeur entêtant des fleurs du jardin. J'entends les pépiements des moineaux jouant à cache-cache dans le feuillage et les premières cigales ainsi qu'un rire qui me réchauffe le cœur. A qui appartient-il ? Pourquoi ne puis je pas m'en souvenir ?

Ah ! Que les moments d'insouciances et de trêves étaient éphémères ! Bientôt, je serais certainement aussi folle que toutes les personnes habitant ce manoir. Ils n'ont tous qu'un mot à la bouche : survivre. Pour qui ? Pour quoi ? N'ont pas oublié que le plus important est de sortir ?  A moins qu'ils ne soient résignés ? Sont-ils conscient que si jamais ils sortent un jour d'ici, se seront des rébus de l'humanité et ils seraient certainement renvoyés dans un hôpital psychiatrique ?

Bah qu'importe … Je finirais bien tôt ou tard comme eux. D'ailleurs la preuve était mes insomnies. Ici, il y a trois catégories de dormeurs : les dormeurs profonds -qui ne réveilleront probablement jamais car dans l'incapacité d'entendre venir le danger-, les dormeurs légers – je les envies, être capable de dormir et d'entendre le danger ! C'est certainement la catégorie qui survit le plus-, et il y a les insomniaques comme moi, trop angoissé pour fermer l'œil.

Cependant, au fond de moi, je sentais une certitude : rien ni personne ne m'empêcherait de sortir. Je devais sortir, quelque chose me poussait à me battre pour cela. Je ne savais ce que c'était mais j'en étais certaine, quelqu'un m'attendait au dehors. Mais il me fallait des alliés car seule, je m'étais rendue compte de l'impossibilité de la chose. Ensemble, nous sommes plus forts. Nous serons les chasseurs alors que seul, nous sommes les proies.  

Plongée dans mes pensées, je ne regardais plus où je mettais les pieds et fatalement, je me pris les pieds dans un je-ne-sais-quoi-qui-trainait-sur le sol avant de rentrer dans le dos de quelqu'un et remonter aussi sec par terre :

« - Ouch ! … Ah euh je suis désolée, je suis assez maladroite et j'ai trébuché ... »

Je maudissais ma stupidité et ma maladresse. Qu'est ce que je me sentais mal à l'aise à présent ! Bravo ma fille, tu gagnes la palme de l'entrée en matière la plus idiote qui soit.

©BOOGYLOU.

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this [Konrad] [Abandonné.] Sam 26 Avr - 23:22




Sweet dreams are made of this

Avec Rose & Konrad




Encore des heures de « sommeil-veille » roulé en boule entre un lit et une armoire, dans des draps sales. La tête appuyée contre le bois rude de l’armoire – seul salut dans le cas où le danger surviendrait soudainement – à somnoler, à tenter de préserver et retrouver son énergie. Des heures de rêves, de cauchemars, ou simplement une trêve dans cet enfer. La plupart du temps, ses rêves se résumaient à des champs de batailles, des coups de feu, du sang, des morts… La guerre. Parfois, quand il avait de la chance, il rêvait de sa femme et de son fils. Mais quand il déambulait dans les couloirs, Konrad se forçait à être alerte, guettant le moindre bruit.

Il lui arrivait pourtant d’avoir des moments d’absence. Rare, certes, mais pas impossible. L’homme avait les yeux grands ouverts, toujours enroulé dans « ses » couvertures. Il les renvoya sur le matelas d’un geste puissant avant de pousser sur ses jambes, après avoir vérifié que rien ne bougeait. La faim le tiraillait. Il attrapa sa lanterne, qu’il gardait toujours près de lui, et l’accrocha à sa ceinture, n’en ayant pas besoin dans l’immédiat. Il sortit de la chambre, doucement, retenant sa respiration jusqu’à se tenir dans un couloir découvert, rasant les murs lorsqu’il trouvait une porte. Il y avait des moments où il se méfiait plus que d’autres, en particulier lorsque son estomac réclamait de quoi se sustenter.

Konrad arriva devant la cuisine. Il y avait toujours quelque chose à manger là-dedans. Qui les y mettait ? Il soupçonnait cette pièce d’être le plus gros pièce de cette maudite baraque. Le dos collé au mur face à la porte, il hésitait, comme toujours. La pièce était éclairée, faiblement, mais on pouvait distinguer si quelqu’un était dans la cuisine, ou non. L’allemand calma sa respiration, doucement, doucement… Il devait y aller – il y était obligé, comme toujours. Couteau en main, il entra de la façon la plus silencieuse qui soit, surveillant ses arrières, ses côtés, devant… Tout. Il attrapa plusieurs morceaux de pains, avant de déguerpir en vitesse et de mettre le plus de distance possible entre ce pièce à rat et lui. Un jour, il en était persuadé, il se ferait coincer là-dedans. Tout le monde se ferait coincer là-dedans, c’est obligé…

Le jeune homme souffle. Inspire, expire. Il vide doucement son stress, placé à un endroit où si quelqu’un arrive en grognant pour le tuer, il aura le temps de s’échapper. Alors Konrad prend un morceau de ce pain qu’il a réussi à prendre, et le mange en mâchant lentement et longuement, de telle façon qu’il n’ait pas besoin de tout manger. Et comme il mastique, il se perd dans la contemplation d’un tableau… Son repas fini, il ne sait que faire. Alors il reste là, songeur. S’il n’avait pas une famille qui l’attendait au-dehors, il aurait certainement déjà fermé les yeux pour un sommeil éternel. Mais il devait sortir de ce manoir, par tous les moyens… Comment ? Parfois, son espoir s’amenuisait. En plus, on se sentait rapidement isolé, ici…

Konrad sentit une présence dans son dos. Il tourna légèrement la tête ; une femme. Peut-être était-ce Elizabeth ? Il n’en fit pas grand cas sur le coup – on ne sait jamais, que cela soit une illusion… Mais « l’illusion » percuta son dos de façon bien réel, le ramenant sur terre. « Ouch ! … Ah euh je suis désolée, je suis assez maladroite et j'ai trébuché ... » Le jeune homme baissa la tête vers la nouvelle venue, avant d’esquisser un sourire tendre. Les sombres battements de son cœur lui avaient laissé espérer la venue de sa femme, mais par quel miracle serait-elle ici ?

« Oh, ne vous excusez pas, Fraulein, cela arrive à tout le monde. Il vaut tout de même mieux rester l’esprit éveillé, quand on arpente ces couloirs… »

La façon dont il observait la jeune femme n’était peut-être pas des plus approprié, mais dans ce manoir, y avait-il de la place pour les bonnes manières distinguées ? Et puis il était soldat, que diable ! (bon d’accord, cela ne signifie rien)… Elle était mignonne, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. L’Allemand sourit à nouveau ;

« Je m’appelle Konrad. Hauser. Et vous ? Si cela ne vous embête pas. » rajouta-t-il, ne sachant plus s’il était de rigueur de demander son nom à une dame ou non…




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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this [Konrad] [Abandonné.] Dim 8 Juin - 20:06





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Qu'il était grand et baraqué. Voilà la première réflexion qui me vient à l'esprit en observant l'homme contre qui je venais de me cogner. J'étais obligée de lever ma tête pour pouvoir l'observer. Son sourire était étrange, trop doux peut être ?

« Oh, ne vous excusez pas, Fraulein, cela arrive à tout le monde. Il vaut tout de même mieux rester l’esprit éveillé, quand on arpente ces couloirs… »

Son regard aussi était peu habituel. Je me sentais encore plus mal à l'aise à tel point que le rouge me monta aux joues. Je baissai timidement les yeux, préférant regarder mes pieds plutôt qu'affronter ses yeux verts.

« Je m’appelle Konrad. Hauser. Et vous ? Si cela ne vous embête pas. »


Au moins, il était poli. Et puis avec lui, j'avais le sentiment que rien ne pouvait m'arriver ou plutôt que le plus grand danger était ce Konrad. Il dégageait une telle aura de force. Je relevai les yeux sur lui et souris à mon tour pour ne pas paraître impolie :

«  Oui, vous avez sans doute raison. J'ai croisé une personne qui m'a mise en garde contre les dangers de ce lieu mais je vous avouerais que je ne suis pas encore tombée dans un traquenard et que je suis d'un naturel à me perdre dans mes pensées. Enfin qu'importe, je me nomme Rose Lefèbvre, enchanté de faire votre connaissance. »

Un grognement de mauvais augure me fit sursauter. J'avais peut être parlé un peu trop vite. Quelque chose se déplaçait dans leur direction. Mon sang se glaça et je restai tétaniser à observer l'ombre de quelque chose de monstrueux se dessiner sur le parquet, à l'angle du couloir. Alors c'était de ça dont voulait parler Elisabeth ? Je ne l'avais pas encore aperçu que je regrettais déjà ma présence en ces lieux et d'avoir demandé à voir ce qui pouvait être aussi terrifiant. Rien que le bruit de sa respiration m'emplissait d'une angoisse sans nom.

Je sommai à mes jambes d'avancer mais celles ci refusaient de bouger et étaient parcourues par des spasmes. Mon regard aussi restait river sur le sol à contempler l'ombre grandissante dans une expression d'horreur. J'avais beau me sermonner, me dire qu'il fallait que je me calme, les mots que j'avais entendu d'Elisabeth tournaient en rond dans mon esprit et me tétanisaient un peu plus.  

©BOOGYLOU.



Dernière édition par Rose E. A. Lefèbvre le Mer 11 Juin - 16:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this [Konrad] [Abandonné.] Lun 9 Juin - 21:18

(Au fait, je me suis trompée de nom de famille, j’ai dit « Hauser » au lieu de « Hanzel » :arrow:Je suis un boulet x’D Désolée ♥)





Sweet dreams are made of this

Avec Rose & Konrad




La jeune femme rougit légèrement, ce qui tira un sourire amusé au soldat. Etait-elle nouvelle dans ce jeu sadique sans fin ? Une pauvre et nouvelle âme égarée, naïve et esseulée ? La mignonne. La pauvre. Konrad retint un soupire, avant de répondre à son sourire. Rose était un bien joli nom, qui allait comme un gant à la demoiselle. D’origine française ? Il reconnaîtrait cet accent entre tous. En général, les français avaient un terrible accent allemand, mais ne se débrouillaient pas trop mal en anglais… Quoi qu’on puisse les repérer.

« Enchanté également » assura-t-il avec un sourire redoublé.

Mais cet instant de jovialité disparu rapidement. Il se figea au grognement qui raisonna plus loin dans le couloir. Ses mains se crispèrent en deux poings serrés, alors qu’une forme des plus abominables se dessinait à l’angle du couloir. Il sentait la peur affluer en lui, mais il devait se contenir, comme à chaque fois qu’il y avait quelqu’un en sa présence. Déformation professionnel, en un sens. Il prenait son rôle de protecteur très à cœur. Il tendit ses muscles, prêt à déguerpir, mais vit qu’il n’y avait aucune réaction de la part de la demoiselle. Ou, du moins, une très mauvaise réaction ; tétanisée.

Konrad s’accroupit un millième de seconde, le temps de passer un bras sous les genoux de la jeune femme en la faisant basculer en arrière, pour la rattraper de son autre bras et la porter en mariée. Il recula doucement jusqu’à l’angle opposé, prenant garde à l’avancé du monstre, chuchotant à l’oreille de Rose :

« Dans cette maison du diable, la pire des choses est d’être pétrifier jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour fuir. En général, tu fais trois mètres et tu meurs si tu ne t’enfuis pas rapidement. »

Un mugissement des plus lugubres le fit accélérer. Il courait moins vite qu’à son habitude avec la jeune femme dans ses bras, mais qu’importe, il ne pouvait pas l’abandonner. Peut-être qu’un jour son attitude le perdrait… Il tourna soudainement dès qu’une porte se présenta à lui, referma la porte et poussa une caisse devant du pied, avant de s’enfermer dans une armoire étroite avec Rose.

« Ne dites rien et attendez que ça passe… » lui intima-t-il doucement, d’une voix tendre.





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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this [Konrad] [Abandonné.] Mer 11 Juin - 16:23





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Il y avait une tonne de pensées dans mon esprit et rien à la fois. C'était comme si mon esprit était détaché du reste de mon corps. Quelle morbide fascination ! La mort pouvait s'avancer à grand pas vers moi, je ne sentais que l'envie de l'observer comme s'il n'y avait rien de plus important que de savoir ce que ça faisait. Et puis, à quoi bon lutter contre un événement qui semble être récurrent dans ce manoir ? Après tout, si la Faucheuse était à chaque détour de couloir, ne fallait-il pas tout simplement rendre les armes ? Je n'étais pourtant pas défaitiste par nature mais, admettons que nous arrivions à sortir d'ici -vivant et sain d'esprit j'entends, ce qui déjà semble peu probable voir impossible -, que serions nous aux yeux de la société ? Retrouverons nous la mémoire ?

J'en étais ici de mes réflexions quand le jeune homme à mes côtés pris la décision pour nous deux de fuir. Sans prévenir, je me sentis basculer et son autre bras vient stopper ma course alors que je poussai un léger cri de surpris -je maudis d'ailleurs mon manque de discrétion qui semble pourtant la clé de la survie dans ce lieu de Satan -. Mes pieds quittèrent le sol et je m'accrochai à sa chemise en fermant les yeux par réflexe. Ce virement de situation me ramena à la réalité et chassa aussitôt mes sombres pensées. Je trouvais même le temps d'éprouver de la gêne face à cette incongrue position bien que très agréable.

« Dans cette maison du diable, la pire des choses est d’être pétrifier jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour fuir. En général, tu fais trois mètres et tu meurs si tu ne t’enfuis pas rapidement. »

J'hochais la tête et allais répliquer qu'il pouvait me lâcher mais le rugissement coupa court la discussion. Sans attendre plus, Konrad se mit à courir et je m'accrochai un peu plus à lui de peur de tomber. Je ne faisais que le ralentir. J'étais qu'un poids pour lui. Il était entrain de réduire ses chances de survie pour moi. Pourquoi ?  Ici, n'était ce pas la loi du plus fort qui régnait ? Personne ne fait confiance à personne alors pourquoi m'aider ?

Il tourna brutalement et ouvrit une porte avant de bloquer celle ci sans me lâcher puis il nous mis dans la précaire sécurité de l'armoire. Il était trop proche à mon goût, je sais que c'est stupide surtout dans ce genre de situation mais il me tenait contre lui, il devait certainement même entendre les battements affolés de mon cœur. Je ne savais même plus si celui ci battait aussi précipitamment à cause de la peur ou de notre proximité.

« Ne dites rien et attendez que ça passe… »

Je frissonnai. Sa voix était tellement tellement … Non, je n'avais pas de mot pour la décrire mais je sais qu'il y avait longtemps qu'on ne m'avait pas parlé avec une telle intonation de voix. Je n'osais même plus bouger. De tout façon, l'armoire était beaucoup trop étroite … Beaucoup trop. Que Dieu me pardonne si d'étranges pensées traversent mon esprit. Mes joues étaient toujours aussi rouges et je n'osais le regarder en face. La situation ne semblait pas le déranger plus que ça. C'est vrai que nous n'avions pas tellement le choix.

Un bruit sourd me fit sursauter et je me retiens de pousser un nouveau cri. La chose était entrain d'essayée d'entrer ?! Le choc reprit, avec plus de force cette fois ci avant que le grincement de la porte retentisse, sinistre. Je commençai à comprendre ce que ressentait le lapin tapis dans le noir, à attendre que le chien de chasse le débusque.

Sans que je m'en rends compte, je m'étais mise à trembler et à prier silencieusement, me blottissant un peu plus contre la seule présence sécurisante, ici. Je retenais mon souffle et me faisais aussi silencieuse qu'une souris en implorant le ciel de nous venir en aide car tout bien réfléchi, je ne renoncerai pas à la vie. Pas tant que j'aurai pas recouvert la mémoire.

Le bruit cessa et les pas s'éloignèrent. Je remerciai Dieu de sa clémence et de sa bienveillance avant de me retourner à demi pour observer Konrad :

"- J-je ne sais pas comment v-vous remerciez pour ce que vous avez fait ... J-j'ai mis votre vie en danger ... Je suis désolée de vous avoir mêlée à ça et d'avoir été u-un tel boulet "

Ma voix tremblait et je me maudis silencieusement de lui montrer cette part aussi fragile de ma personnalité :

"- Comment puis-je vous montrer ma reconnaissance ?"



©BOOGYLOU.

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this [Konrad] [Abandonné.] Jeu 18 Sep - 21:14




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Avec Rose & Konrad




Un jour peut-être y laisserai-t-il la peau, dans ces corridors sombres et malveillants, à force de penser l’intégrité des autres avant la sienne. Mais qu’importe, si telle devait être sa fin, il en serait bien aise en oubliant les pensées égoïstes qui lui rappelleraient qu’il s’est sacrifié pour de pauvres fous en trahissant sa promesse de sortir et retrouver sa famille… Mais à l’instant présent, il n’y pensait pas. Courant avec la jeune femme dans ses bras, il était plutôt porté par les esprits spartiates. Et s’il venait à mourir face à l’ennemi, pour s’être dressé face à lui lorsqu’il n’aurait d’autre solutions, d’autres remparts que son corps pour sauver les brebis égarées dont il s’était donné la mission de protéger tant qu’il était enfermé ici.

Une chambre. Konrad tourne subitement ; il y a une armoire au fond, dans laquelle il s’engouffre et s’enferme tous deux. A priori, ils semblaient avoir semé la bête mais rien n’est moins sûr ici ; le monstre est lent. Il ne tarde d’ailleurs pas à arriver ; l’allemand le voit par le très léger entrebâillement de la porte. S’il parait garder son calme, rien n’est moins vrai, mais il est entraîné à cela. Le soldat serre la femme dans ses bras, ignorant la gêne que semble provoquer chez elle leur proximité. Konrad attend que cet ennemi aux capacités inconnues, justes soupçonnées, disparaisse. C’est ce manque de connaissances sur leur ennemi, et l’impossibilité de leur définir une identité et un vrai nom qui plonge les hôtes amnésiques de manoir dans cette peur viscérales des « gardiens ». Konrad en a bien conscience. Car « Knowing is half the battle ».

Les épaules, les muscles de Konrad se relâchent lorsqu’il sait la menace passée – jusqu’à la prochaine. Il relâcha doucement la jeune femme, souriant à ses paroles. « Faites-moi le plaisir d’être plus prudente, et de rester en vie. » fit-il avec douceur. Son regard d’homme se posa sur la jeune femme. Sur ses grands yeux, son petit nez, ses lèvres… Et continuèrent leur course dans l’obscurité alors que le général se penchait doucement. Il se voyait déjà poser ses lèvres sur celle de Rose, ses doigts attrapant délicatement son menton pour relever sa tête et échanger un fougueux – mais doux – baiser, pressés dans cette armoire faisant imploser leur pudeur, cette étroitesse intime se traduisant par quelques caresses bienheureuse et…

Konrad, à quelques centimètres à peine du visage de Rose, s’était figé. Son regard fut troublé par la présence de ce qu’il ressentait se tordre dans ses entrailles, en découvrant les sombres tréfonds de son âme qu’il avait jusque-là ignoré, certainement dans tous les sens du terme. Il ne voulait pas l’indisposer… Il n’avait jamais voulu indisposer Rose ! Sa trajectoire se modifia comme si de rien n’était, approchant sa bouche de l’oreille de la française ;


« Je pense qu’il est parti. Je vais vérifier. »

Excuser ce presque moment d’abandon par un souci de discrétion. Le soldat sortit de sa rassurante cachette, et jeta un coup d’œil par l’embrasure de la porte qui donnait sur le couloir, avant de déclarer ;

« Nous sommes hors de danger ! »

Pour le moment… pensa-t-il avec amertume. Il regagna l’armoire pour en ouvrir les battants de bois, et se pencha gracieusement en avant, un bras replié dans le dos, l’autre main tendue à Rose, imitant les princes d’autrefois, avant de déclarer calmement et solennellement – mais avec un sourire amusé ;

« Mademoiselle ? », l’invitant à prendre sa main pour franchir la « marche) et sortir de l’armoire.





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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this [Konrad] [Abandonné.] Sam 20 Sep - 11:50





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Le temps sembla se ralentir autour de nous deux, voir presque se figer. Seul les battements frénétiques de mon cœur troublait le calme ambiant. Il n'y avait plus que nous, coupés du monde dans ce placard qui nous offrait intimité et sécurité. Mon regard ne pouvait se détacher du sien et de ce que je croyais déceler dans leurs éclats. J'étais comme hypnotisée. Ensorcelée par ses yeux, envoutée par ses lèvres qui se rapprochaient lentement, extrêmement lentement des miennes. Je suis comme le papillon qui sait pertinemment qu'il va se brûler les ailes en s'approchant des flammes mais qui ne peut faire autrement car il est poussé par un instinct beaucoup plus pressant que celui de la survie.

Je pouvais à présent même sentir son souffle sur mes lèvres, sur mon visage brûlant, caresse des plus agréables, promesse divine de tendresse. Mon esprit était vide ou plutôt, focalisé sur Konrad et uniquement sur lui.

Cependant, alors que je sentais mes yeux se fermer pour attendre la libération salvatrice, le temps reprit ses droits et au lieu d'effleurer mes lèvres, les siennes vinrent murmurer quelques mots à mon oreille que mon esprit n'arriva pas à analyser tellement la coupure était inattendue et brutale.

Que venait-il de se passer ? Ou plutôt que ne s'était-il passé ? Qu'avais-je donc imaginer ? Un type aussi bien et beau que Konrad embrassée une femme comme moi, aussi peu attirante du fait de ma maigreur et du manque marquant de formes féminines. Voilà qui était impossible. Je sentais un rire nerveux me secouer mais je me retiens. Ce n'était qu'un fantasme. Un fantasme qui ne me ressemblait guère. *Ma pauvre Rose, tu connais pourtant la chanson * Cela ne m'empêchait pas de sentir une profonde frustration et une déception cuisante à tel point que mes yeux devinrent humides.

C'est ce moment que choisit Konrad pour ouvrir le placard, m'éblouissant. Il me souriant avec un air charmant et mon cœur se serra. Tout semblait parfaitement normal pour lui et lui tendait sa main le plus naturellement du monde. Je m'en sentis d'autant plus mortifiée et idiote. Je n'arrivais même pas à cacher ma déception amère.

Me rendant compte que la situation devenait embarrassante, je pris doucement sa main et sortis de l'abri de fortune. Je n'arrivais plus à lâcher sa main comme si cela allait rompre quelque chose entre nous ou qu'il allait disparaître comme par magie. Le silence devenait gênant, je pris timidement la parole :

« Et vous, vous devriez vous souciez un peu plus de votre vie … Même si je suis heureuse de vous avoir rencontré car … Vous êtes la première personne d'encore censée que je rencontre … »

J'aimerai tellement mettre les choses au clair, exprimer avec des mots ce qui s'était passé dans ce placard et sur mes sentiments mais je n'en avais pas le courage. Pas le courage non plus d'affronter la réalité des faits. Je relevais donc mon regard emprunt d'une envie et d'une attente mal dissimulée.





©BOOGYLOU.

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this [Konrad] [Abandonné.] Dim 26 Oct - 11:38




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Avec Rose & Konrad




Konrad sentit la déception de Rose. Alors même qu’il s’était repris, avait surmonté ses désirs, fait tout pour ne pas risquer de l’indisposer, de la brusquer, de la choquer, voilà que tous ses efforts étaient réduit à néant, balayés comme la poudreuse au vent dans les plaines de la Sibérie. N’était-il pas un gentleman ? N’était-il pas un soldat ? Ne pouvait-il pas marier les deux ? Il ne voyait ni l’amusement ni la joie qu’il aurait voulu déclencher chez la jolie demoiselle par sa courbette. Avait-il marié sa femme de la même façon ; n’était-il qu’incapable de faire sourire une femme, que capable de faire naître leur déception ? Il voulait croire que non, qu’il avait eu un mariage d’amour, une famille heureuse. Mais qu’en savait-il ? Il n’était plus sûr de rien. Tout venait à se chambouler, à se remettre en cause dans son esprit. Et si sa femme et son enfant ne l’était pas ? Et s’il s’agissait de sa sœur et de son neveu ? De sa mère et de lui-même, enfant ? Et si la lettre qu’il s’était soi-disant écrit à lui-même n’était qu’un subterfuge de plus, qu’un ramassis de mensonges ? Oui, Konrad doutait. Comme le Nouveau Testament était la Bible de Jonathan, Descartes, au hasard d’un rayon, était devenu la sienne.

Il ne voulait plus se torturer à se demander toujours lesquelles de ses supposition, ici, étaient fausses et lesquelles étaient justes. Alors, il prenait tout pour faux et refondait la vérité sur le monde qu’il connaissait ; le Manoir. Car il ne pouvait douter de la réalité de la demeure Rockwood, de ses murs qui les gardaient prisonniers, de l’obscurité qui les enveloppait et du mystère qui planait en ces lieux. L’autre vérité qui lui apparaissait était qu’il était bien soldat. Lieutenant. Il se considérait ainsi comme tel dans le manoir, de par le protecteur, de « gardien » qu’il se donnait, et de par ses capacités de leader, à l’image du berger et de sa brebis. La photo ? Assurément une femme et un enfant qu’il chérissait. Quelle sorte d’amour cependant éprouvait-il pour eux ? Pourrait-il seulement le savoir un jour ? Il préférait donc prendre le verbe « aimer » dans son sens large.

Voilà à peu près toutes les réflexions que la déception de Rose amena en lui. Pas soudainement ; il y réfléchissait depuis quelques temps déjà, mais à présent tout s’éclairait. Il ouvrait les yeux sur le « réel ». Konrad lui sourire tendrement. Pouvait-il lui faire comprendre à quel point il lui était reconnaissant ? Mais comprendrait-elle seulement pourquoi ?

« Je suis navré, Fraulein, mais c’est mon but, le rôle que je me suis donné ici. Il en faut bien un pour veiller sur la vie des autres plus que sur la sienne… Et perdre la vie pour sauver une jolie femme, c’est une belle mort. » assura-t-il en conservant sa main pour la lui baiser.

Konrad était à présent tout troublé de ses conclusions. Il verrouilla son regard à celui de la jeune femme et pinça les lèvres. Il voulait lui demander ce qu’elle désirait, mais il croyait déjà le savoir. Il avait certainement le même désir qu’elle, à vrai dire. Laissant ses manières de gentleman de côté, il lâcha la main de Rose pour poser les siennes sur ses joues, et venir l’embrasser doucement, avec retenu (histoire de ne pas lui sauter sauvagement dessus). Ses lèvres vinrent effleurer et rencontrer celle de la jeune femme, avant qu’il ne murmure dans un souffle ;

« Avez-vous une envie, un désir, Fraulein ?... »







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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this [Konrad] [Abandonné.] Lun 3 Nov - 1:19




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« Je suis navré, Fraulein, mais c’est mon but, le rôle que je me suis donné ici. Il en faut bien un pour veiller sur la vie des autres plus que sur la sienne… Et perdre la vie pour sauver une jolie femme, c’est une belle mort. »

Le baise main me fit rougir plus que de raison et une chaleur se répandit dans mon corps, remontant le long de ma main, de mon bras, de mes épaules, de mon ventre … Pourquoi n’était pas simple ? Pourquoi n’assumais-je pas ce que je ressentais dans les tréfonds de mon âme ? Etait ce la peur de l’abandon et du refus qui me mettait toujours dans ce genre de situation ? Alors que je me demandais  comment faire comprendre mes désirs à l’homme qui occupait tout mon esprit, celui-ci en profita pour lâcher ma main pour poser les siens, chaude et si … masculine sur mes joues. Je fermai un instant les yeux, me laissant aspirer par cette chaleur qui m’apportait le réconfort et la force dont j’avais besoin. Mais je voulais tellement plus. Apprendre plus de lui, que ses mains parcourent plus mon corps, que … J’essayai de stopper mes pensées impures et totalement déplacées.  Et alors un maelström de sentiment m’aspira un peu plus profondément alors qu’à ma grande surprise, Konrad venait de poser ses lèvres sur les miennes. Comme je priais pour ne pas rêver ! Pourtant la sensation était bien réelle ! Cette douceur, cette retenue qui laissait entrevoir tant d’autre chose. Qui me faisait croire à bien plus. Oh ! Faites que je ne m’y brûle pas les ailes. Le feu qui se répandait dans mes entrailles m’étais inconnu et m’effrayait quelque peu pourtant je ne voulais et ne pouvait le réfréner. Mon cœur aussi me faisait peur tellement il s’affolait et chantait d’allégresse. Mais alors ses lèvres se détachèrent des miennes et ce fut comme un déchirement.
Le doute revient m’assaillirent, perfide. Et s’il n’avait fait ça que parce que j’étais déçue ? S’il ne faisait ça que pour me satisfaire en bon gentleman sans rien n’éprouver ?

« Avez-vous une envie, un désir, Fraulein ?... »

Ce que je voulais ? Je désirais tellement de choses : la liberté, retrouver la mémoire, trouver l’amour, manger à ma fin, la paix. Mais pourtant à cet instant précis, je n’avais de désir que pour chose : Konrad. Je m’en sentais tellement honteuse et fébrile à la fois. Comment pouvais-je le lui avouer ? Etait ce seulement normal d’éprouver ça pour quelqu’un que l’on connaissait à peine ? Et puis j’avais se foutu manque de confiance en moi qui me soufflais que jamais il ne me désirerait. Pourtant, aujourd’hui, je trouvais le courage de me jeter à l’eau. J’inspirai un bon coup et plongeai mon regard dans celui du soldat :

« Je ne vous permettrai pas de mourir … Je ferai tout pour vous sauver. Après tout, si vous êtes le soldat, je suis l’infirmière. Votre rôle est de protéger, le mien est de sauver, n’est ce pas ? Je désire tellement de chose, la liberté, retrouver ma mémoire, quitte ce manoir, trouver l’amour, devenir plus désirable, que la paix s’installe. Et bien d’autres encore mais … là, au moment où je vous parle … Je ne désire qu’une seule chose … Toi … »

Je me mis sur la pointe des pieds et posais mes mains sur ses larges épaules pour trouver l’équilibre avant de déposer un baiser plein de pudeur sur ses lèvres avant de demander dans un souffle, une légère crainte dans la voix, un tremblement infime :

« Et toi … Quelles envies as-tu ? »


©BOOGYLOU.

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Sweet dreams are made of this [Konrad] [Abandonné.]

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