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L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini]

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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Mer 25 Juin - 23:29









L'Eveil de l'Ange


Son souffle en cadence avec le mien sature mon esprit de bonheur. Je me sens bien, comme en totale osmose avec son amour. Son corps tout entier est en moi comme une vague de douceur. J'aspire à la volupté délicate qui me prends. J'ai l'impression d'avoir ressenti cette orgasme toute ma vie. Toute ma vie entre ses bras, je n'ai plus aucun doute, c'est le mien. C'est mon mari, celui qui dans le passé me faisait vivre un rêve dont je ne me souviens plus. Celui qui m'a offert la bague qui était autrefois à mon doigt. Je me souviens le lui avoir jeté. Oh, toutes mes mémoires espèrent que l'anneau reliant nos âmes soit encore dans sa poche, et qu'il n'ait rien perdu...n'aie pas peur Elizabeth, essayai-je de me murmurer intérieuremement, s'il est effectivement le mari de ton souvenir, de ton passé si profondément enfoui...il n'a pas pu perdre cette bague qui veut tant dire autant pour lui que pour toi. Cela est plus profond encore que la plus délicate des nuits d'étés. Oui...son regard me transporte, et le sentir me sourire n'a pas de prix. J'aurai voulu que jamais ce moment ne s'arrête, il n'y a pas d'autres mots. A force d'être aussi épuisée par un tel effort, les phrases ne me viennent plus aussi facilement. Que m'ait il donc arrivé pour que je perde autant mes capacités d'écritures? Du moins ce que je croyais être...peut-être ne suis-je ce que je croyais. Mais ce que je sais, c'est qu'il s'agit de l'homme de ma vie que je serre bien près de moi. Il se redresse délicatement, me parle, assoupi mon coeur entre ses paroles. Il s'empare de mon coeur. Entre ses mains. Non, dans son regard. Dans toute sa beauté que je ne cesse de vanter.

Il se baisse alors pour trouver quelque chose au sol. Je prie tout ce qui peut bien m'entendre qu'il n'échappe pas son amour de mon corps. Mon bassin danse en même temps pour que rien ne change. Ses lèvres reviennent aux miennes. Douceur. Je n'ai plus de mots. Mon cerveau est comme éteint mais concentre encore une étincelle de vie à apprécier l'instant. Mes doigts glissent contre sa peau, ma lumière lui sourit de tout son amour. Continue de m'aimer ainsi. Ses paroles s'échappent, de sa bouche qui m'attire tellement. Je me force pour ne pas les dévorer de toutes mes forces. Mais mes forces m'abandonnent aussitôt que la plus belle des phrases sortie de sa bouche. Oh oui, évidemment ! Jamais vous n'avez cessé d'être l'amour de ma vie, d'aussi loin que je ne me souvienne. Oh, ne vous moquez pas de moi, je sais que cela ne s'entend pas à très longtemps, si l'on compte ma si défectueuse mémoire. Mais qu'importe, aussi sûr que je vous ai en mon corps, bercé par le plaisir d'un si fervent amour, je saurai que vous êtes le mari de mes souvenirs perdus. Je relève mon corps, et assis auprès de lui, toujours brûlante de la plaie qu'il me fait de son épée, m'assume à mes mots tremblants:

Oui, je suis prête à devenir votre femme. Je ne veux plus tourner le dos aux émotions qui me tourmentent. Vous êtes l'homme de ma vie, je ne peux pas me refuser à vous. Vous me rendez telle que je ne peux lutter. Je ne veux plus lutter. Enlevez-moi du cauchemar de la réalité pour me faire marcher à vos côtés dans le plus beau des rêves...pour le meilleur ou pour le pire.

J'embrasse ses délicates lèvres, passant mes mains dans la plus simple et délicate de ses chevelures. D'une main tremblante, je me saisis de la bague que je reconnus être la mienne. Oui! Il l'a effectivement récupérée, et l'a tenu pendant tant de temps proche de son coeur afin de me la rendre à un moment comme celui-ci. Cela ne pouvait être ce que je n'attendais point. Il est mon mari. Et par la grâce de nos souvenirs oubliés, nous allions vivre une seconde noce. Afin d'unir à nouveau nos âmes dans la mémoire qui est aujourd'hui la nôtre.

Morgan...je vous aime tellement...




Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Lun 30 Juin - 0:29


l'ange
et le berger



Une réponse. Poussée par un cœur palpitant et d'émoi, mais qui sonne comme une offrande délicate à mes ouïes. C'est un flot de soie qui me percute en douceur des vents des Alpes, et je regorge mon souffle en son cou de la rose des amours, de tout ce que j'aime de toi, Elizabeth. Elle m'embrasse.

Je ferme les yeux et souris sur ses lèvres de perfection. Et alors que je lui partage mon souffle, je me redresse de mon genou à terre et glisse une main dans ses cheveux. Elle n'est de ce qu'il y a de plus précieux au monde. Et je suis sien. Maintenant, je me sens aussi courageux que l'homme que j'eus été plus tôt, jusqu'aux affronts d'avoir tué un monstre. C'est un brise qui vient décoller nos bouches et me ramène sur Terre. Car je ne sais plus différencier de la réalité ce que l'extase de notre moment m'apporte. J'ai l'impression d'avoir vécu ce rêve mille fois auparavant, mais jamais il n'eut été aussi palpable, présent et magnifique. Sa main.

Sur ma paume. Si frêle, si fine... Je glisse la bague à son doigt, lentement. Il lui va parfaitement et scintille sous les vitraux mats de la crypte, telles ses noisette en yeux que je ne cesse de dévorer, que je ne voudrais jamais cesser de dévorer pour tout l'or du monde. Je souris, paisiblement, et n'ose reculer trop mon visage du sien. Comme si j'avais cette peur de le perdre. De la perdre. D'être dans l'illusion d'un moment sans défaut.

Pour le meilleur, ma douce damascus... Je vous le souhaite par dessus tout... Diantre... Je vous aime aussi... Tellement...

J'attrape ses lèvres une fois de plus, celles qui me tuent à chaque fois de tant de charme, et les embrasse de bécots larcins. Puis je tire de ma poche une seconde bague. La mienne. Elle s'endort dans ma paume que je tend vers nos regards. Je fixe son métal de reluis et murmure:

J'ai toujours su que vous étiez elle. Cette femme que j'ai aimée, que j'aimerai toujours. Que nous fumes d'alliance auparavant. Que nous serions l'être à nouveau. Mais j'ai eut peur, si peur... Votre beauté m'a effrayé, votre charme et votre gentillesse aussi. Je ne pouvais concevoir de vous perdre à nouveau, dans l'amnésie ou dans votre cœur.

Je passe la bague à mon doigt et mon coeur se gonfle. Nous sommes unis. Devant ce crucifix qui regarde l'état de nos pêchés et de nos amours. Je suis comblé, et je suis tout ce que je devais être.

La confiance est, pour moi, le plus important chez une personne. Et j'ai toujours eut pleine confiance en vous, de ce moment ou vous m'avez sauvé des griffes des égouts à maintenant. Je vous offre toute ma confiance, et je vous promets aussi d'être digne de la vôtre. Rien ne pourra me séparer à votre grandeur. Jamais. Sachez-le.

Qu'il ne manque qu'un prêtre pour officialiser la cérémonie et notre mariage. Dans les nuits d'un manoir d'horreur, qu'importe, le chemin sera toujours éclairé d'étoile si je marche à ses côtés.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Mer 2 Juil - 2:05


L'Eveil de l'Ange



L'amour que j'éprouve pour cet homme que je vois en face de moi, je n'arrive pas à le décrire. Je ne pourrai même pas en faire un roman, même si l'envie qui m'en prenait était impossible à réfréner. Mon cœur s'éloigne de la rive de la réalité. Mes soupires s'approchent des rêves que je ne croyais ne jamais toucher. La paume de Morgan touche mon corps d'une simplicité quasi angélique. Ma peau me paraît d'une douceur de soir dans le creux de sa main, de la plus petite parcelle de peau jusqu'à la tendresse de mon ventre. Mes sens s'éveillent au sein de la perception la plus délicate du plaisir. Il insiste à aligner mes désirs au sien. Il me palpe et m'évoque dans mon esprit les lumières d'un ancien rêve que j'avais fais. Le rêve d'aimer et d'être aimer. Je pensais que ce serait impossible. Je me souviens de cette époque si atroce où je pleurais toutes les larmes de mon corps, alors qu'il m'avait abandonné. Maintenant, il est de retour dans mes bras, venait de m'offrir le plus intime de ses plaisirs et venait de me demander en mariage. Mon sourire n'aurait plus être plus beau encore que la douceur d'un ange. Ses lèvres m'attirent une nouvelle fois dans un baiser des plus passionnés. Je m'en arrache une seule seconde pour murmurer :

Je suis vôtre pour toujours...

Il sourit à mes paroles et m'enserre davantage contre lui pour ensuite me parler de cette femme dont il m'avait déjà esquissé les traits. Elizabeth, cette femme de son passé auquel il avait été marié. Je ne veux pas essayer de croire à nouveau que je ne suis pas cette femme. Qu'importe si sa pureté ne peut pas m'attendre...qu'importe si je ne suis peut-être pas aussi belle qu'elle, ni aussi gentille, peut-être que je n'ai en réalité rien de mieux qu'elle...mais les paroles de Morgan me rendaient si heureuse que je ne pouvais que baisser les yeux et soupirer un sourire de bonheur. Oui, je serai cette femme. Je serai même prête à oublier ma véritable identité pour être avec lui. Il est le seul pour lequel j'ai envie de rompre mes plus grandes ambitions. J'ai parfois honte de ce sentiment si puissant qui me fait perdre toute fierté personnelle. J'aime cet émotion d'être perdue dans tes bras jusqu'à m'oublier...l'oubli est au fond une délicieuse expérience quand elle est faite en bonne compagnie. Je me réveille soudainement quand il me passe la bague au doigt.

Oh oui...Morgan, je serai à jamais à vos côtés. Vous êtes également la personne en qui j'ai le plus confiance...je serai prête à me battre contre le monde entier pour que l'on puisse être ensemble...

Je le serre davantage contre mon corps. Je veux continuer de sentir son cœur battre contre le mien. Mes ongles glissent sans faire mal sur sa peau, l'ombre de mes yeux se ferme pour se concentrer sur sa beauté. Je continue de percevoir les merveilles de ses traits. Mon intimité est toujours percée de sa grandeur, je me sens mieux que jamais.

Envolez-moi...Envolez-moi jusqu'à notre chambre...mon amour...

Spoiler:
 


©️BOOGYLOU.



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Ven 4 Juil - 2:39


l'ange
et le berger



Son enthousiasme me creuse le myocarde, le foi et les poumons. Souffle de vie qui arrache mes soupirs aussi heureux que lascives. Je me sens au bord de larmes les plus douces et séraphiques que ma gorge eut connu. Je l'aime. Que le Diable m'emporte dans son cœur fourbe je ne saurais être autant charmé. Elle me donne les ailes, elle, l'Ange. Ma douce damascus. Ses lèvres sourient. Ses perfections m'acclament des chaleurs du creux de l'âme jusqu'à la peau. Je ris.

Très faiblement. Et mon aorte tressaille heureusement, deux fois, me donne un pincement aux lèvres pour qu'elle n'éclate d'un rire. Épanoui. Je suis épanoui. Je voudrais exaucer tous ses veux, et je lui tendrai, tous autant qu'ils soient. Dans ce manoir. Dans nos mémoires et nos espoirs. Je susurre, à son oreille et ses closes paupières:

Je vous envolerai. Je vous envolerai des heures durant. Des nuits durant. Jusqu'au bout du ciel, ma douce damascus...

Je croque un baiser à son oreille et hume le parfum de ses cheveux. Je prends ses mains, les glisse dans mon dos. Et je fais de même, contre ses omoplates. Nos poitrines dénudées se collent comme de nouveaux amants et je ferme les yeux à la recherche du rêve dans sa crinière embaumante. Contre le creux de mon épaule, je sens, devine, apprécie ses lèvres. Je souris. Je me décolle.

Soudainement. D'elle. J'ouvre mes yeux sur les siens. Mes iris pétillent et brillent jusqu'à briser leur pupille. Mes menottes vont chercher les siennes; je prends ses mains en croisant nos doigts. Je sens mon alliance teinter sur sa phalange. Et la sienne me creuse l'annulaire. Ma voix est toujours calme, éraillée de l'adrénaline. Et je lui souffle avec grande choix, la carotide battante.

Vite, ma douce damascus, vite! Habillez-vous tandis que je cours chercher celui qui nous unira devant Notre Seigneur!

Mon excitation et mon bonheur sont tels qu'il n'en faut que de quelques temps pour que je remette ma redingote et ses ornements en foulard. Avant de prendre mon envol, je l'embrasse sur les lèvres et lui glissent dans le murmure des alcôves:

Je ne vous abandonnerai point, cette fois. J'ai promis de ne plus vous abandonner. Je reviens dans moins de deux, mon Ange.

Puis je prends la fuite, cette fois dans l'idée de revenir très rapidement. Je vais à la sacristie, quelques corridors plus loin. Le silence règne, si ce n'est du battement de mon cœur qui s'amplifie. C'est celui-même qui me donne les ailes pour accourir à Jonathan. Je le trouve souvent non loin de la crypte, lorsque j'ai à me confier à de bonnes oreilles.

Mon père! Monseigneur! Où êtes-vous? J'ai joie à vous répandre!

Spoiler:
 

©️BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Sam 5 Juil - 13:28


L'Eveil de l'Ange



Que j'ai eu de la peine à rentrer à ma sacristie alors que mes yeux venaient d'être blessé de la vision de cette chose blasphémante. Je n'arrive pas à croire, mais pourtant, mon regard a  bien tout vu, je ne peux pas me mentir à moi-même à ce stade. C'est impossible. Je ne comprends pas ce qu'il se passe. Enfin...David m'en a parlé...tous m'en ont parlé. Jusqu'à ma femme que je n'avais jamais vraiment touché. Mais le voir ainsi en choquerait plus d'un, surtout moi! Je me sens si souillé de cette...puis-je l'appeller découverte? Je ne saurai le dire. Car après tout, ce n'est pas non plus quelque chose de nouveau...je crois que c'est ainsi que l'on nomme les...relations charnelles ainsi que décrite dans les textes sacrés. Les actes qui se fondent sur la relation amoureuse d'un homme et d'une femme. Bien que mon frère m'ait appris qu'elles pouvaient être bien autre, c'est à dire d'un homme et d'un homme, ou d'une femme et d'une femme, car ce qui fondait cet étrange acte, c'était évidemment le fruit d'un amour. Dieu étant Amour, je n'ai pas été cherché bien loin, prenant les paroles de mon frère pour humble vérité que je ne saurai remettre en question. Mais...était-ce dont un acte d'amour? Quel acte d'amour prendrait place sur un autel dédié au Seigneur! C'est d'un blasphème absolument abominable...je ne sais pas encore quoi penser de cette chose. Je ne sais même pas qu'est-ce que l'on ressent, ce que signifie intérieurement tout ça. Je sais juste qu'ils ont exécuté un blasphème dans la maison du Seigneur, sous la statue de la Sainte Vierge.

Elizabeth sourit à Morgan de toutes ses dents, comprenant l'emportement de son amour. Être enfin liée avec la personne qu'elle aimait le plus au monde, voilà quelque chose qui était parfaitement entendable avec ses pensées. Elle lui caressa son dos, le prenant calmement dans ses bras. Alors qu'il se recula pour partir chercher un prêtre, Elizabeth resta assise sur l'autel, le regardant disparaître petit à petit après s'être changer. Qu'il était beau, et son corps était tout à fait respectable et agréable à regarder, il n'y avait nul doute. Descendant tout doucement de la masse en pierre, elle retomba sur le sol et commença à chercher ses habits à quatre pattes. Sa jupe lui passa entre les mains, puis sa chemise et pour finir son corset noir. Elle n'eut pas longtemps à attendre avant de tout remettre, car c'était ce qu'il y avait de plus important à faire avant qu'un prêtre ne les surprenne. Imaginez qu'il les ait vu en pareil situation, cela aurait été innomable. Surtout si l'on pensait à ce petit pasteur qu'Elizabeth avait très brièvement croisé dans les couloirs du manoir. Attendant calmement en position de mariée devant l'autel, elle sourit.

Je m'approcha doucement d'une table où j'avais déposé ma Bible pour reprendre mes esprits. C'est alors qu'un homme entra en trombe dans ma sacristie. Il me sourit, parfaitement heureux. Quel chance...AH! Mais il s'agit de Morgan, mon fidèle ami! C'est également un fidèle de cette paroisse qui se trouve être la mienne. Il est une brebis parfaitement ouverte au Seigneur. J'apprécie combien sa Foi est grande en son coeur, et c'est avec un grand sourire que je l'acceuille également. Il ne me semble pas vraiment inquiet.

Mon cher ami ! Comme je suis heureux de vous voir ici? Venez-vous vous confessez..?..Oh, mon ami, si vous saviez ce que j'ai vu...c'était horrible...j'ai vu....j'ai vu...des gens commettrent des péchés charnels sur l'autel...c'était...si blasphématoire!


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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Sam 5 Juil - 23:29


l'ange
et le berger



Je suis de toute joie, j'accoure vers Monseigneur Jonathan et porte un genou à terre pour baiser la bague de sa douce main. Je le fait de toute grâce, de toute politesse, mais d'empressement. Je suis trop excité, trop heureux de venir lui quémander de telles faveurs. D'autant plus que je suis sur le point de me marier à la créature la plus aimable que cette terre ait connue, il s'agit ni plus ni moins que de mon meilleure ami, mon plus grand confident, qui nous unira devant Notre Seigneur. Il m'accueille. Il parle. Immobile.

Cet air inquiet sur ce visage. Sa voix si belle et douce, et son regard tant réconfortant... Ils sont embrouillés par l'horreur. J'ai léger mouvement de recul en me faisant statue mal aisé dans un embarras titan. Des gens. Sur l'autel. Pêché charnel. Blasphème. J'ai souvenir de nos deux corps plusieurs minutes plus tôt. Ma lèvre tremble. Je sais.

Je sais que j'ai commis un pêché horrible. Me confesser, je n'étais venu en ces lieux dans l'immédiat pour cela, mais je sais que je devrais tout lui avouer. Je n'ai pas le choix. Ma foi me le dit. Mon cœur aussi. Ma conscience, surtout. Ce que nous avons fait, ce que j'ai été, était horrible. Et pourtant incontrôlable. Je baisse.

Le regard. Pour cacher ma gêne à la noyade de tout mon être et le rose sur mes joues. Je n'ai aucun commentaire à ajouter sur ce qu'il a dit. Mon cœur palpite. J'ai peur de me faire coincer - Seigneur! Pardonnez-moi pour mon hypocrisie, je vous en supplie!

Je... Je ne suis pas ici pour me confesser...

J'évite le sujet à des milles à la ronde. Je suis tant navré que Jonathan ait vu notre œuvre. Et bien qu'il ne nous ait reconnu, je le sais troublé et angoissé à l'idée que l'on ait souillé l'autel de la sorte. Mais je ne peux lui en parler. Pas maintenant. Il en serait de la pire des impossibilités. Ma joie reviens. Je relève le visage, m'approche de lui et le prends chaleureusement par les bras. Sans avoir la insouciance que je vais trop loin dans ma démarche. Pétille.

Pétille mon œil et le trémolo de ma voix ému. J'ai un faible rire et je tente de capter toute son attention à lui faire comprendre l'immensité de mon bonheur, de lui transmettre, aussi. Alors je lui parle, doucement, mais rapidement:

Non... Non je viens plutôt pour vous confier la plus merveilleuse des tâches. Oh, Monseigneur Jonathan! Notre Seigneur a encore œuvré de Sa Toute Grâce et a guidé un Ange sur mon chemin... Je suis amoureux. Amoureux fou. Et j'ai amené avec moi la plus tendre des femmes. Je vous demande... Je vous demande, avec toute ma clémence, de nous marier. Immédiatement. À la crypte.

Je le supplie, de mon œil mouillé de joie. Et lui sourit tel un gamin. J'essaie d'oublier, alors que je plonge mon regard dans le sien, les blasphème de notre heure. Et je prie, bien vilement, de tout mon être, qu'il ne devine les auteurs de ces sacres.

Elle se nomme Elizabeth Catherine Dieron. Et j'aimerais en faire la femme de ma vie. Nous vous y attendons avec impatience. Je vous en prie, mon ami, acceptez notre requête.

©BoogyLou






 

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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Lun 7 Juil - 16:12


L'Eveil de l'Ange



La joie de mon ami est une vraie délivrance dans cette mélasse de ténèbres. Mais on en parle tellement de l'obscurité. A chaque fois que nous ouvrons nos pensées et nos yeux, il n'y a que ces ombres que nous observons, quoiqu'il arrive. Qu'il peut être difficile de conserver la Foi quand plus jamais vous ne pouvez observer le ciel avec de grands yeux ébahis. Cela me fait penser que voilà bien trop de temps que je n'ai pas été dans le jardin pour profiter du temps de l'extérieur...il faut dire qu'à force de rester dans cette crypte et cette sacristie chère à mon coeur, puis traîner dans les couloirs à la recherche d'une brebis non-croyante à emmener à la scientifique de mon coeur...je dois être d'une pâleur cadavérique. Il faut dire que je n'avais jamais été bien frais non plus quand j'étais à l'extérieur, bien que les voyages qui me faisaient traverser la ville de mon église jusqu'à mon appartement faisait déjà bien assez officice d'ensolleillement. Toujours était-il que mon cher ami devant moi semblait au plus haut de son bonheur, et quand il me fit la confidence qu'il n'était point venu se confesser, ma curiosité fut piquer au vif. Quel est donc alors cette joie qui le traverse autre que la joie de venir expier ses péchés au travers du dialogue? Je lui rends tout son bonheur avec un semblable sourire.

Un mariage. Un amour heureux qui tend à sa concrétisation devant les marches de l'autel! Sur le champs? Voilà qui est bien l'organisation la plus précipitée auquel j'ai eu l'occasion d'assister. Je le regarde avec de grands yeux, mais j'ai pourtant bien entendu. Tout l'amour qu'il éprouve pour cette jeune femme paraît bien réciproque, voilà qui est doux à entendre. Calmement je serre ma Bible contre moi et mon regard se fait étrangement rêveur. Oui, c'est bien cette amour que j'espère un jour vivre auprès de celle que la Sainte Vierge a mis sur mon chemin. Ses yeux pétillent de bonheur et il me parle avec véhémence, emportement et joie de vivre. Qu'il est rare d'observer tout cela ici. Il me supplie de les marier au plus vite. Heureusement que je suis là. Mais quand moi j'en aurai besoin, qui sera là pour me marier? Il n'y a rien de plus triste qu'un mariage qui se fait seul.

Tout ce que vous voudrez mon cher ami ! Cette femme a beaucoup de chances d'être au creux de votre coeur. Je sais que vous vous en occuperez bien, vous êtes le plus fidèle des aimés de notre Seigneur.

Je lui prends le bras et l'emène à la crypte où je vois sa promise. Elle n'est pas moche, bien que toujours moins belle que celle qui occupe mes rêves et mes pensées. Je lui souris à son tour, car c'est bien également un grand et merveilleux sourire qui s'étend sur les joues de la dite Elizabeth. Elle ajuste ses robes et époussète juste la plus infime partie de ses jupes blanche. Son corset noir ne fait pas du plus belle effet comme robe de mariée, mais avec les moyens de ce manoir, on ne peut mieux faire. Je m'approche donc de cette autel où je me souviens avoir vu fait l'un des plus horribles blasphème qu'il m'ait été donné de voir dans ma vie. Je toussote et rougit en me plaçant derrière l'autel.

Bon...je vais procéder à votre mariage...ce n'est pas la première fois que j'en fais mais...c'est la première fois que je le fais dans ce contexte. - rire gêné, raclement de gorge - Mes bien-aimés, vous voici réunis devant Dieu et devant...non point d'assemblée, afin de vous unir dans les liens bénis du mariage, état très honorable, institué par Dieu lui-même avant que l'homme ne succombe au péché, et symbolisant pour nous l'union mystique qui joint le Christ à son Eglise. Cette institution fut sanctifiée et bénie par la présence même du Christ, et par le premier miracle qu'il accomplit en Cana, en Galilée; elle est recommandée dans les Ecritures, comme honorable entre tous les hommes. C'est pourquoi il y a lieu de ne pas contracter un tel engagement, ni même de l'envisager, avec légèreté, imprudence ou par coup de tête, mais plutôt avec respect, discrétion, sobriété, et dasn la crainte de Dieu, avec la pleine conscience des fins pour lesquelles le mariage a été institué. Le Mariage a été institué pour la sanctification de l'union entre l'homme et la femme, pour la procréation des enfants qui seront élevés dans la crainte et le respect du Seigneur, et pour l'affection, l'assistance et le réconfort mutel des conjoints, dans la prospérité comme dans le malheur. C'est le sacrement par lequel les deux personnes ici présentes désrent être unies. Donc, si l'un de vous connaît une raison valable qui s'oppose à leur union légitime, qu'il parle maintenant, ou qu'il se taise à jamais.

Aucune parole ne vint briser la longue énonciation de ma prière. C'était agréable de pouvoir reciter toute cette cérémonie qui était synonyme de bonheur au milieu des ténèbres. Je poursuivis donc:

Je vous prie et vous ordonne, à tous deux, au nom de Dieu pour qui il n'y a point de secret, de déclarer maintenant tout empêchement que vous pourriez connaître à votre union légitime. Car je vous le dis, tous ceux qui sont unis contre la parole de Dieu, ne sont pas unis par Dieu, et leur mariage n'est pas légitime. Le four du mariage, si quelqu'un allègue et signale un empêchement à l'union des futurs époux par les liens du mariage selon la loi de Dieu, ou les lois en vigueur, et qu'il accepte la responsabilité officielle de son accusation, en la présence de personnes qui se tiennent garants de lui (ou bien encore qu'il ait mis à caution la pleine valeur des frais ainsi occasionnés aux futurs époux pour prouver ses allégations), la cérémonie sera reportée jusqu'à ce que la vérité soit établie.

Toujours rien. C'était agréable de savoir qu'il existe encore des êtres purs au coeur amoureux dans ce monde. Je ne peux empêcher le sourire qui me fait joie et bonheur au fond de mon âme. C'est tellement beau, l'amour. Je m'adresse alors à Morgan pour lui avancer l'événement.

Morgan Timothy Connhelly, veux-tu prendre cette femme pour épouse légitime et vivre avec elle selon la loi de Dieu, dans le saint état du mariage? L'aimeras-tu, la consoleras-tu, l'honoreras-tu, dans la maladie, comme dans la santé, et renonçant à tout autre union, lui resteras-tu fidèle jusqu'à la mort ?


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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Mar 8 Juil - 4:34


l'ange
et le berger



Des compliments. Trop de compliments. Je suis aux Anges. Je souris et m'agenouille pour baiser sa bague une fois de plus. Je veux le remercier. L'aimer comme j'aime Notre Seigneur. Il me fait un don et exauce un vœux si précieux... Mais je n'ai le temps d'ajouter un mot ou un geste qu'il me prend par le bras et me guide jusqu'à la scène de la crypte. J'adore lorsqu'il me guide ainsi. Je me sens protégé, à ses côtés. Je sens fouler les pas du Seigneur et me gorgée dans une voie de Saints Écrits. Je me sens invisible et grand. Et je reste pourtant que dans l'ombre de cet homme... Que j'apprécie par dessus n'importe quel ami. Elizabeth.

Nous arrivons à l'autel, et est posée dans ses marches Elizabeth qui est magnifique et pure comme toujours. Traîné par Monseigneur Jonathan, je ne regarde plus mes pas et laisse mon regard brillant de rêve contempler la plus belle des damascus. Mon ami me dépose à ses côtés, ou je me poste à la regarder d'un sourire et d'un œil si épanoui, si amoureux... Toussotement.

De Monseigneur Jonathan. Je me tourne vers lui. Il est rouge. Moi aussi. L'autel de nos pêchés l'accueil. Et voilà que nous devons faire comme si de rien était. Et nous devons faire mentir nos paroles et nos visages en feignant n'avoir rien connut de tel. Il commence le serment. Parle d'acte avant union. Je baisse la tête. Mais la redresse sur ma future conjointe à ma droite. Ce n'est qu'une question de minutes avant que nous soyons unis devant le Seigneur. Alors je ne sais qu'être comblé. J'écoute.

Monseigneur Jonathan réciter ses si belles paroles. Elles me font baume chaud au cœur. Me brûlent d'extase. Puis il me demande enfin cette question dont j'ai prononcé les paroles mille fois, dans ma langue ou mon esprit, mais auquel je n'ai jamais eut la quémande officiellement. Puis je pense.

Je me pince les lèvres avant de presser avec excitation ma réponse on ne peut plus évidente. Je la regarde, pense à mes premiers amours pour elle. Contre mon cœur, dans la poche de mon veston, je tien toujours cet amour que je lui ai avoué pour la première fois. Cette lettre que je ne lui ai jamais faite parvenir. Je la sors, la déballe. La lit. Je suis timide. Je n'ose décrocher mon regard de ma lecture. Mais je suis tout franc et bien décidé à lui faire connaître cette plume:

13 Décembre

De Grâce! Je ne peux empêcher mes songes de hurler, de vous hurler tout ce que je ressens. À peine eus-je déchiré l'enveloppe que je noie les mailles d'une feuille d'encre noire. Je suis impatient et puérile. Mais j'ai tant à vous compter...

Je lis vos lignes, je lis entre. Ne me trouvez perfide, je vous en conjure, mais je trouve vos paroles et tous les sens que l'on peut y donner magnifiques. Elles me donnent le sourire et m'emballe le cœur. Sur cette lettre, je ne peux plus rien cacher et je ne peux rien mentir.

À défaut de tout ce que vous pouvez croire, de tout ce que vous pouvez écrire, vous êtes beaucoup pour moi. Vous êtes, à dire vrai, tout. Jamais vous ne pourrez me faire souffrir. Vous êtes désormais ce qui m'enflamme d'une nouvelle vie dans ces lieux du Malin. Vous êtes mon pouls et mon vitae. Je réalise, et je m'exprime. Ce que jamais je n'aurais courage de prononcer de vive voix. Si seulement vous désirez me revoir un jour. Je crains autant que je dérape sur cette lettre. J'ai l'angoisse que vous ne vouliez plus jamais m'adresser la parole. Pitié, ne soyez pas choquée ni perturbée.

Car j'ai d'aveux à vous fournir. Qui grandissent depuis des lunes et des vents. Depuis cet épisode aux égouts qui, oui, me paraissent aussi lointains et embrumés, mais dont le seul souvenir lumineux dans cet obscure scène reste votre visage. À ce jardin, je vous ai vue si belle, si pure, si charmante... Une ange qui s'offre à moi et que je ne suis digne de cueillir. Je pense à vous, je vous sens et votre parfum me hante à toute heure. J'ai l'intuition de vous avoir connue, autrefois, et de vous avoir attendue toute ma vie.

Oui, la solitude me dévore. Vous me manquer, terriblement. Et je ne peux pourtant concevoir rester à vos côtés. Ce serait un souhait utopique et merveilleux, mais qui m'est inatteignable. Je vois vos émois de par votre lettre, et je rougis à lire le divin que vous me porter. Et je souris, car je n'aurais cru qu'une ange puisse parler de tel au misérable à sa droite.

Devinez mes sentiments. Ceux qui m'achèvent et qui ne guident mes pensées qu'à vous. Qu'à votre présence, votre douceur, vos lèvres... Je me brûle de goûter à cette passion que je n'ose effleurer. Je tremble de tout mon être, de ma moelle à mon âme à penser à ces lèvres, ce visage qui les porte, et cette femme, cette parfaite cariatide qui m'eut soigné et protégé. Qui m'eut donné le courage et mille autre émotions. Et je fonds pour elle. Et je meurs pour elle. Je l'aime.

J'imagine un futur avec vous. J'imagine votre chaleur dans mes bras. Et je frémis. Pourtant, j'ai si peur de vous troubler jusqu'au mutisme avec cette encre. Je prie notre Seigneur, celui-même qui ait créé aussi douce damascus que vous, qu'il ne s'agisse d'un adieu.

Tout simplement, avec amour,

Celui qui vous aime


Je plie le parchemin et regarde Elizabeth. Rougis de gêne. Et faiblement souriant. Je sais qu'elle reconnaîtra la réponse à l'une de ses lettres. Qu'elle se remémorera exactement la date.

En d'autres mots; oui, je le veux.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Ven 11 Juil - 15:35


L'Eveil de l'Ange



C'est beau l'amour. Cette chose incroyable qui unit les coeurs les plus froids et les plus vides. J'ai pu voir des hommes devenir des agneaux lorsque leur coeur se trouver uni à celui de l'amour de leur vie. C'était magnifique de les voir, tout de beau vêtu, passer devant l'autel avec les joues rouges et le regard timide. Eux qui étaient avant les hommes forts de la société, on les retrouvait si bien vêtu et si adorablement frêle que je voyais en eux enfin la faiblesse que Dieu aimait en nous. Alors que j'observe l'ami que je me suis fais en ces lieux, je ne l'avais jamais vu aussi heureux qu'en ce jour. Voilà la transformation qui s'était opéré en lui. D'un homme triste, mélancolique comme une délicate rose, il était passé en cette instant en un homme joyeux, le sourire aux lèvres, approchant ses mains d'une poche se trouvant dans ses affaires. Il en retire une magnifique lettre, à la plume courbe et délicate, qui respire l'ancienneté mais les mots qui s'en inscrivent sont intemporels. Les mots qui s'en dégagent d'ailleurs par la force de sa voix ne font que confirmer les choses que je pensais. Cette homme meurs d'amour pour cette femme et a hésité pendant des jours avant de pouvoir le lui avouer. Et en ce jour béni par le Seigneur, il lui offrait à sa main la preuve qu'il l'avait toujours aimé. Cela devait même signifier plus que cela pour eux. C'était beau, l'amour.

Elizabeth n'aurait su à son tour décrire les émotions qui la parcoururent alors que les mots du pasteur retentissaient dans les murs de cette chapelle dans les ténèbres. Son échine était parcouru de nombreux frissons mais rien n'était comparable à celui d'amour qu'elle ressentait au creux de son coeur. Si on lui avait offert devant ses yeux un papier et une plume teintée d'encre, elle aurait été incapable d'écrire ce qui lui passait par la tête, ce qui lui passait même dans le coeur. L'Amour à ce niveau là de compréhension ne pouvait être écrit. Etait-ce même seulement possible que cela existe? N'était-ce pas là trop beau que de ressentir un état de bonheur tel? Je me pose la question. Mais ce n'était pas du tout le genre de questions qu'elle se posait à cette seconde. La lettre que sortit Morgan la mit soudainement dans un silence quasi mortelle. Elle en reconnaissait rien que les nuances du parchemin. C'était ce type là qu'il utilisait pour correspondre avec elle. Puis les mots, plus doux encore qu'une mélodie, montèrent à ses oreilles. C'était une réponse. Une à celle de ses lettres qui avait été la dernière. Des larmes de bonheur montèrent à ses yeux, un sourire toujours présent à son tour. C'était d'une émotion indescriptible. Elle le regarda à son tour quand sa bouche finit par dire oui. Elle murmura: "Merci..." d'une frêle voix tant le bonheur qu'elle avait ressenti à la lecture de cette lettre était incroyable. Ainsi, alors que la jeune femme croyait qu'il l'avait abandonné à cette minute là, terrible minute où elle avait alors sombré dans une abominable descente aux enfers, il n'était en réalité qu'effrayé de dévoiler ses émotions dans cette lettre. Tout s'expliquait. Jonathan se tourna alors vers elle.

Elizabeth Catherine Dieron, consens-tu à prendre cet homme pour époux légitime, à vivre avec lui selon la loi de Dieu, dans le saint état du mariage? L'aimeras-tu, le consoleras-tu, l'honoreras-tu, le garderas-tu, dans la maladie comme dans la santé, et, renonçant à tout autre union, lui resteras-tu fidèle jusqu'à la mort?

Je termine ses paroles en reniflant, tout sourire. En effet, une larmichette venait de couler sur ma joue. La lettre avait eu plus d'impact sur moi que je ne l'aurais cru au départ. Après tout...cela me rappelait mes propres émotions en ce qui concernait la femme de mes pensées. Mais à la différence de cette scène idyllique qui se déroulait en face de moi, jamais je ne pourrai être dans la même situation. La regarder avec le même amour que Morgan regardait Elizabeth, lui offrir mon bras pour qu'elle m'offre sa main. Passer une main sur sa joue pour en essuyait les larmes d'un bonheur innomable d'être à mes côtés. Je sais que tout cela n'arrivera jamais. J'essuie doucement les larmes qui encore une fois sont la preuve de ma faiblesse et toussote:

Excusez-moi, l'émotion, vous comprenez...c'est très beau ce qu'il vous arrive...

Elizabeth me sourit alors avec une grande joie qui n'a pas baissé depuis le début de cette cérémonie.

Ne vous en faites pas, j'ai grand peine moi-même à ne pas pleurer...en tout cas...-regarde Morgan- oui, je le veux.

Je poursuivis alors en prenant une grande respiration. Ma fierté était quand même assez grande pour terminer cette cérémonie sans m'effondrer en larmes comme si j'étais la mère de la mariée. Un peu de courage. Je m'approche de du futur époux et prends sa main pour la mettre dans la main droite de sa future épouse afin de lui dire:

Répétez après moi: Moi, Morgan Timothy Connhelly, déclare te prendre, toi Elizabeth Catherine Dieron, pour épouse légitime, à partir de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse et dans la pauvreté, dans la santé et dans la maladie, pour t'aimer et te chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare, selon le décret de Dieu, et je t'en donne ici ma Foi.

J'attends que Morgan répète tout cela après moi. Je ressens une si forte émotion dans l'atmosphère. Mon esprit en est tout heureux pour eux, l'oeuvre d'une puissance supérieure est au dessus de leur relation pure. Je souris alors à mon plus fidèle ami et m'approche de sa tendre pour lui prendre la main et la mettre dans celle de son futur époux. Je lui demande alors de répéter la même chose, en changeant évidemment les noms pour qu'ils correspondent à ceux qui sont demander. Leurs mains sont alors une nouvelle fois séparée par mon action. Je regarde que la bague est déjà à leurs doigts, alors ma gorge toussote:

Hmm. Les alliances. Pourquoi sont-elles déjà à votre doigt?

Oups, songea Elizabeth.


©BOOGYLOU.



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Sam 12 Juil - 17:02


l'ange
et le berger



Il s'excuse. C'est l'émotion. Il est si beau à voir, si tendre te près des cœurs des agneaux. Je souris. À mon ami, et à ma douce en tournant mon menton vers elle. Des étoiles à l'iris et des apnées à la poitrine: elle me couple le souffle à chaque fois que je pose mon attention ou ma pensée sur elle. Que ce soit des mois depuis notre premier touché. Ou après l'avoir fait mienne sur l'autel des sacres. Il eut posé les mots à ma douce damascus comme à moi juste avant. Et elle eut répondit d'affirmative, bien sûre. C'est tout ce qu'il me fallait pour faire fondre mon âme contre mon cœur qui ne pense qu'à elle. Encore. Oui. Elle veut.

Faible sourire. Au plus beau des Anges. Monseigneur Jonathan m'ordonne de répéter ses promesses. Je continue de fixer la belle. Je ne peux faire autrement, de toute façon. De ces mots que j'empoigne, j'agrippe jusqu'au fond de mon être. Pour ne me destiner qu'à elle. Pour toujours. Il en sera de la plus grande des sincérités et fidélités. Car je l'aime, et l'adore.

...je le jure.

Je conclus mon serment devant Notre Seigneur. Puis viens le moment de donner les alliances. Et Monseigneur Jonathan remarque évidemment qu'elles sont déjà à nos doigt. J'écarquille les yeux. Je me raidis. Châtiment. Puis j'ouvre la bouche, et à chaque syllabe de mon balbutiement d'efface le blanc de mes joues pour porter progressivement le rose.

N-n-ous... J-j-je... J-j-j'ai sans d-d-doute un p-p-peu pres-s-s-sé les choses... M-m-mille pard-d-don...

Je baisse le regard. Non pas devant Elizabeth. Ou Monseigneur Jonathan. Mais devant ce crucifix qui me toise. Je prends tout le blâme. Car il me porte. Et je m'excuse même si  je sais que toutes les paroles ne pourraient pardonner mon sacrilège. Je porte la main à mon alliance, feignant d'aller la retirer. Puis je m'arrête. Je ne le peux. Et je lève un regard déterminé et désolé à la fois à mon bon ami que dont je souille, malgré moi, l'appartenance pour la seconde fois:

Je... J-j-je ne la retirerai pas de mon d-d-doigt. Elle y rest-t-te. Pour toujours. Mille pardons.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini]

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L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini]

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