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L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini]

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MessageSujet: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Dim 20 Avr - 19:42


l'ange
et le berger



Je prie.

Cela fait peut-être une heure, peut-être deux. Je ne compte plus le temps depuis longtemps. Depuis des éternités de souvenirs envolés. Je suis fervent, depuis toujours, je louange notre Seigneur. Mais aujourd'hui, je louange une douce damascus. Car elle est mon Ange, et je souhaite ma rédemption. De sa part. À genoux.

Devant l'immense crucifix où me fixe le Christ de marbre, entre les coulisses de sang immobiles tombant de sa couronnes de ronces. Il me regarde. Moi aussi je le fixe. Mais j'ai les yeux clos. Les mains rassemblées sur mon menton. Et mon souffle lui parle inlassablement. Il lui dicte tous les souhaits pour un amour perdu. Je suis amoureux. Amoureux à m'en rendre dément. Moi qui eut toujours été de toute foi à Notre Seigneur, je quémande pardon d'avoir trouvé amante sur Terre. Elizabeth, mon ange gardien. Je vous aime tant. Délivrez-moi de mes souffrances, que je ferais n'importe quoi pour m'en racheter... Un bruit.

Je tends l'oreille. Un échos, lointain. Un son mat et lustré de poussière. Qui vient d'un autre pièce. Je m'inquiète, mais ne bouge pas. M'inquiéter à m'en fendre la tempe d'une terreur foudroyante (j'eus été bien surpris et alarmé par ce bruit car je connais les horreurs grouillant tout autour de moi à l'instant) mais je ne veux pas interrompre ma prière. J'essaie d'oublier l'effroi et me concentre pleinement sur mes pensées. Silence.

À présent. Que les gouttelettes des parois humides. Et les prières coulant dans mon crâne. Je suis raide, mais si confortable à la fois... Je murmure à moi-même.

Oui, toute ma vie,
ta bonté et ton amour m'accompagneront
et je pourrai retourner au temple de l'Eternel
tant que je vivrai.
Sans toi...


Psaume 23: le berger.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Ven 25 Avr - 13:41









Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly



L'Eveil de l'Ange

Elizabeth tremble d'un frayeur intense, porté par la rapidité de ses gestes. Elle coure, sans fin et avec davantage encore de peur à son cœur. Les plis de sa jupe transpirent dans sa main sans pouvoir faire autre chose que remuer aux rythmes de ses pas. Tout était froid autour d'elle, les couloirs passaient et passaient autour d'elle sans savoir sans comprendre. On voyait les pierres, encore des pierres, sombres et sales. Elle ne criait pas. Pas encore. Ses yeux pleuraient de partout dans le pauvre rêve de trouver une sortie, une issue, quelque chose de différent. Mais les couloirs et leurs murs passaient sans trouver de résultats, toujours les mêmes, les mêmes. Des tapis rouges qui lui agressaient les yeux, lui faisant revivre des souvenirs soufrotteux dont on avait même plus idée. De ses oreilles ne lui parvenaient plus aucune illusions, aucun bruit. Juste les bruits de pas infernals, claquant, résonnant dans les ténèbres. Les bruissements d'une créature de plus en plus proche, sa soif de douleur, son envie de souffrance. Il n'y avait que ça tout partout, de la souffrance et de la pure débauche de délectation. Elle courait pour sa vie. Pour son âme, quand bien même elle ne sentait plus qu'un putain de creux sombre dans son cerveau. Plus rien que du noir. Des ténèbres. Des peintures souffraient autour d'elle, accroché au mur comme l'on accrochait des martyrs aux croix. Crucifixiés.

Elle courait donc sans aucun autre but que réussir à ne pas trébucher contre une chaise détruite sur le bas-côté du couloir. Courir pour ne pas se laisser attraper par la créature, le monstre. Cette chose qui ne devait pas avoir été créer par Dieu. Aaaargh, non. Ne pas penser à ce mot. Cela faisait maintenant quelques jours qu'elle avait finalement compris que ce mot, ce mot prononcé dans son esprit ne faisait rien de bien au creux de son corps. Qu'avait-elle fait au bon di...sang pour ne plus pouvoir penser le nom du Seigneur sans s'effondrer au sol, dans une souffrance accablante ? Au bout du couloir, une sombre et grande porte. Elle est immense et possède en elle les relents d'une possible sortie vers la liberté. Elizabeth s'y précipite, épuise tout son poids sur la surface dure et humide pour en ouvrir les battants. Trop facile. Si c'était réellement la sortie, jamais elle ne se serait ouverte. Passons à autre chose. Au moins, refermer la porte derrière elle ralentirait peut-être la créature. Peut-être. La jeune femme ferma en effet les immenses structures et put se retourner en voyant les hautes formes d'une Chapelle. Son cœur se mit à battre de plus en plus vite, presque douloureusement. Non, si en plus de ne pouvoir prononcer le moindre mot avec le nom du Seigneur, elle ne pouvait plus se trouver en Sa maison...avait-elle était maudite ? Pourquoi ? Pourquoi ? Des voix semblèrent lui transpercer la tête. Un homme au loin priait. Comme c'était agréable de voir encore des gens qui possédaient un espoir de survivre à travers la religion. Les voix continuèrent, et les coups de la créature commençèrent à brutalement frapper la lourde porte.

AU SECOURS !! A L'AIDE !! UN MONSTRE ME POURSUIT ! JE DEMANDE ASILE !

Elle tenta de maintenir la porte fermée, les yeux profondément closes pour ne pas voir sa possible mort prochaine. Non, elle ne mourrait pas maintenant. Elle se devait d'être plus intelligente que cela. Même si l'homme la fuyait, elle s'en sortirait autrement.



Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Lun 28 Avr - 0:07


l'ange
et le berger



Je soupire.

Le poids de notre Christ me regardant de son Immensité, de son perchoir en croix est lourd. Et venimeux. Il m'a apporté un Ange qui défit ses lois. Je lui en suis que trop reconnaissant, et je me prête au démon de la même idée. Reverrais-je un jour le bonheur et sentir que Vous me portez sur vos épaules? Je suis un mouton mauvais et pudique à la fois. Je demande la chance, maintenant, et je la saisirais. Un miracle.

J'entends des pas. Un échos lointain et rapide. J'ouvre les yeux et retourne mon air inquiet et intrigué à la fois par dessus mon épaule qui contemple une porte immobile. Dans le noir. Quelques torches allumées que j'eussent brûlées à mon arrivée font danser les ombres de dix spectres sur les murs. Mais rien d'autre. Mains entrelacées comme des amoureuses de leur Seigneur, je fronce les sourcils. Le bruit se fait alors crescendo précipité. Un bruit qui coule entre verves gouttes derrière mon crâne, à en faire dresser ses cheveux. Mes pupilles se dilatent. Des pas.

Ô Seigneur Jésus-Christ, fils du grand Dieu vivant, c’est vous qui à l’heure de votre passion avez dit à ceux qui voulaient vous entendre : « qui donc cherchez-vous ? » A votre parole tombe, ils tombent aussitôt, reversés et face contre terre. Daignez, je vous prie, Seigneur, me délivrer de la même façon de tous mes ennemis et de leurs mauvais desseins...

Je murmure à une vitesse folle. Dans un échos qui grouille les parois des pierres humides de l'endroit. Une sueur froide me gonfle la tempe et mon myocarde s'acharne un rythme effréné. Je tressaillis, me relève péniblement tant mes membres son raidit. Mais je ne prends pas la course. Je reste immobile, n'ayant comme réflexe que d'énumérer la prière du Sauveur. Continuant de fixer la lourde porte qui s'ouvre et se referme. Je discerne une ombre y entrer. Quelqu'un qui fuit. De toute façon, il n'y a rien d'autre à faire en cet endroit de paix tourné à l'éclipse de la mort. Des coups.

La porte qui est déchiquetée dans la poussière et le vacarme. Les grognements et l'inhumain. Comme si le bois avait été un lin précieux et fragile. Là, je sursaute en poussant faible gémissement arraché de mon aorte de la panique et me cramponne au dossier derrière moi pour ne pas tomber dans l'horreur de l'angoisse. Une voix.

Que je reconnais. Sans la moindre difficulté. Et comme d'un sec coup, mes muscles se détendent. Mes nerfs se relâchent. Je ressens crème de volupté sur une peau qui avait tantôt la chaire de poule, qui maintenant attends patiemment la caresse fine. Voilà, ma chance. Mon miracle. Celle qui me chavire qui accoure vers moi. Et je sens le flot de mes tracas en mon estomac, et l'ambition de mes amours sur mon cœur. Je lui ai promit, au nom de Vous, Seigneur, de lui accorder la tendresse qu'elle méritait. La protection. L'amour. J'accoure.

Je ne prends le temps de réfléchir. Je vois sa silhouette approcher, je prends direction opposée dans la seule idée d'atteindre la porte magnifique de bois en destruction. Je la perds de vu, mais la sais en direction d'une cachette. D'un endroit plus sûre. Mon regard dévie dans tous les sens. Mon pouls ne sait plus où se donner de la tête, et en ascension mes tripes qui se tordent et s'évincent. Que vais-je faire? Qu'importe. Je dois agir. Et vite. Ne plus laisser la peur surmonter mes actes - car oui, j'ai une peur viscérale et indomptable à l'estomac - et arrête ce monstre. Pour elle. Pour Elizabeth. Je prends.

Une torche. D'une poutre. Hors de son socle. Je m'en arme et vais me poster à côté de la porte. Collé au mur. Je vois une lame rouillée, émaillée et gigantesque trancher ce qui nous sépare comme s'il avait été question de beurre. Qu'est-ce que je fais là? Je vais me faire tuer. Je ne fuis pas. J'attends la mort.

Et je me dis, plutôt la mort que de décevoir à nouveau ma douce damascus.

Torrent d'éclats. Un grognement sinistre qui fait gargouiller le fond de mes tympans et un être difforme fait pas dans l'endroit. Son visage est une plaie béante; je reste paralysé de stupeur. Il ne semble me voir et entre tranquillement mais sûrement dans la place. Mes yeux écarquillés lui portent toute mon attention. Et je serre de toute mes forces la torche dans mes mains qui tremblent. Puis, je m'avance.

L'assomme. D'un sec coup. Une gémissement qui n'a rien d'humain: la chose titube quelques peu et rattrape son ballant avant de se redresser et se tourner vers moi. Fraction de seconde où je réalise qu'elle me fixe sans me voir, me haine sans hésiter. Puis elle prend le bas qui boite vers moi avec la ferme intention de me trancher. Je suis pétrifié. Complètement désemparé. Et là? Et là tu fuis. Tu te sauves. Il aura ta peau. Et là? Il lève la grande épée noire qu'il porte comme avant bras. Élan pour l'abattre sur moi. Je ne réfléchis plus. Je fonce.

Je pousse un cri qui ressemble plutôt à un gémissement plaintif d'effroi et fonce carrément sur le monstre. Je percute son ventre - ou ce qu'il en reste, plutôt - et nous percutons un banc. Il y a bruit mât, coup terrible sur tout monde corps, onde de mon âme qui percute la corde de mon esprit. Puis, je ne sais pas.

Je prends une seconde ou deux à réaliser que je suis toujours vivant. Seconde chose qui me prend autant de temps à réaliser est qu'un corps en putréfaction me recouvre mollement. La créature. Je sursaute et m'en dégage avec le haut le cœur de tous les dégoûts, rampent maladroitement, trop empressé, sur mon coccyx et mes paumes. Je me relève en un bon, recule à faire percuter mes omoplates sur une poutre de béton. La chose , elle, se fait tasser, inerte. Glisse comme un drap de poussière sur le sol. Sur le coin de banc, une tache de liquide noir et opaque, quelques goûtes menant à sa tête, et son crâne éventré. Je vois sa cervelle.

Me retourne. Blêmit. Je regarde mes mains. Jamais elles n'ont autant tremblé. Je suis vivant. Je suis vivant. Avec quelques ecchymoses, mais je suis vivant. Vivant. Et j'ai tué. Ça. Que je n'ose regarder. Seigneur, je sens que je vais vomir. Mais je n'y arrive pas.

Je lance un regard désemparé et suppliant autour de moi: pitié, faites que ma douce damascus soit intacte.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Mer 30 Avr - 13:51









Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly


L'Eveil de l'Ange

Elle se mit à fuir sa peur la plus terrifiante, pas un seul éclat de rouge restait à être vu. La terreur détruisait petit à petit ses neurones sans qu'elle ne sache précisément ce qu'elle était exactement venu faire là. Elle avait besoin d'aide, d'aide pour sauver sa vie, menacé au combien elle l'était pas la créature sans nom ni réel apparence. Cette dernière avait beau existé, ce n'était que foutoir sans aucune logique, un enchevêtrement de peau et de tendons qui avait juste le malheur de pouvoir être qualifiés de vie. Elizabeth mit une main à sa poitrine, écoutant son cœur battre la chamade à dix milles à l'heure. Froid, tout ce qui l'entourait était froid. Elle n'aimait pas les chappelles. Les pierres sont glacés, les endroits les plus sombres sont toujours ceux dans lesquels on se croit les plus en sécurité. Les chappelles sont toujours éclairés par des cierges. Qui les a mis ici ces bougies ? Y'a-t-il encore quelqu'un de croyant en ce monde ? En ce manoir ? Mais c'est alors que l'homme se retourna.

Morgan, l'être qu'elle avait tant attendu, mais qu'elle n'avait pu avoir au dernier moment. Que ce soit à cause de sa timidité, ou alors de sa propre condition, ils y avaient toujours eu quelque chose entre eux, mais également toujours quelque chose pour les empêcher de s'aimer. Mais il y avait quelque chose...c'était évident. Leurs cœurs ne pouvaient pas battre à ce point en cadence et si fortement à chaque secondes où ils étaient ensemble, sans que rien de tout cela ne soit vrai ?! Ils s'aimaient. Il le lui avait dit, et elle lui avait répondu par l'affirmative...mais que c'était-il passé ? Alors qu'elle fuya dans sa direction, celui-ci partit derrière elle pour affronter le monstre. Que...Elizabeth resta estomaquée par cette incroyable preuve de virilité. Ses joues devinrent rouges. Elle eut un sourire gêné et porta une main à sa tête. Oui, elle s'était évanouie. Il l'avait porté à son lit, elle s'en souvenait maintenant. Et le mieux encore, c'était cette lettre, ce même petit morceau de papier qu'elle gardait précieusement contre son cœur, près de sa peau, dans ses sous-vêtements. Portant le poing à l'endroit de son cœur où elle gardait le papier, elle s'écria :

MORGAN ! FAITES ATTENTION A VOUS !

Mais son conseil n'eut que peu d'impact, l'homme avait l'air déterminé à pouvoir prendre possession de ce monstre, à le détruire et n'en plus faire que source de songe et non plus de cauchemar. Il n'eut bientôt que du sang à l'endroit de la créature. Mais Morgan, courageux et fort, du moins pour la première fois à la vue de la jeune Elizabeth, était encore en vie. Celle-ci poussa un soupir de soulagement, un grand sourire aux lèvres comme elle n'en avait que rarement eu depuis le début de son voyage ici. Elle serra ses poings contre sa gorge et se précipita vers lui. D'un incroyable et puissant élan, elle le prit dans ses bras, les larmes aux coins des yeux.

Oooh, vous êtes vivant ! Je suis si heureuse, merci infiniment de m'avoir secouru !

Elle le tint proche de lui, l'encerclant de ses bras, le prenant par la taille pour l'entourer et se mettre au plus près de lui. C'était une sorte de remerciement. Bien sûr. Sans doute. Elizabeth sourit tout en chatouillant le cou de Morgan avec son nez, le serrant bien contre elle. Elle se sentait si soulagée à cette seconde, et ce n'était que dans ses bras qu'elle se sentait en sécurité face à la chapelle. Elle n'aimait vraiment pas les chapelles. Cela lui donnait des maux de têtes. Mais ils n'avaient qu'une vie au sein de ce manoir. Comment pouvait-on la gâcher ? Elle ne pouvait qu'être si courte. La jeune femme continua de respirer dans son cou, chaudement, ne voulant pas le lâcher. Pour rien au monde.



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Ven 2 Mai - 1:21


l'ange
et le berger



Mon œil tremble, il me semble, à travers son orbite qui lui fait une cavité monstre. Je tremble de tous mes poumons un souffle qui me fait honteusement la peur, qui m'arracher une bruyante respiration qui bêle comme l'agneau qu'on égorge. Le berger est perdu. Devant moi, mes mains tiennent l'imaginaire corps de la brute, encore, dans un vide qui leur fait trembler tous les spasmes de mes nerfs. Je prends une seconde. Trois secondes. Cinq secondes. À réaliser que c'est bien un pouls qui bat dans ma jugulaire, et non le Seigneur en personne qui m'arrache de la Terre. Je suis de vie, encore. Toujours. Je chevrote alors ce larynx sans pitié, si sèche, si douloureux, et tremblent, tremblent mais milles doigts qui serrent le rien devant moi. Des pas.

Elizabeth. Ma vision s'éclaircit d'un coup et j'arrive enfin à percevoir autre que le flou d'une adrénaline tombante. Des poutres. Des torches. Des sièges et des vitraux mats. Et un ange. Sous les vitraux. À leurs lueurs de fée. Il n'y eut qu'un battement de cil, qu'un instant d'une vie à peine perceptible. Qui ne fait rien d'un être, d'un état ou d'entre catacombes héros des siècles. Mais qui fait un souvenir, le plus tendre des souvenir. Celle qui est intacte, qui fait fondre mon cœur, qui exhale et qui m'emprisonne. Dans son étreinte. Et ce moment, ce soixantième de minute, ce coup de grande aiguille... Cette peau sur la mienne, ses lèvres et leur voix dans mon cou, cette poitrine se soulevant et s'épuisant si fortement compressée contre moi comme le reste de son être... Ce parfum de damascus qui me creuse les papilles jusqu'à m'en rendre fou, ce goût de bien être qu'elle me sculpte, sa présence qui est la soie même des Cieux... Je me détends. D'un seul soupire. La serre.

Fortement. Elle me remercie. Je la serre encore davantage. Il m'en aurait été des pires remords si, cette fois, je n'avais pas agis pour la sauver. Après tout ce que je lui ai fait, tout ce que j'ai fait subir à l'amour de ma vie... C'était le suicide pour parvenir à Son cœur, et Dieu prouve à cet instant me donner la chance d'y accéder, ne serait-ce que pour le frôler de la bouche, en me laissant la vie saine. Et la sienne aussi, surtout. La sienne. La plus précieuse de toutes. Je la serre. Encore. Toujours. Je la serre contre moi. Je l'aime. Je l'aime tant. Je sens mon cœur s'écorcher tant il déborde. Je verse une larme. Je suis heureux. Je suis amoureux. De l'inaccessible Ange. Mais je me fiche bien de ce que pourrait m'apporter Elizabeth. Je ne me demande même plus si je pourrais, un jour, être son amant, son mari... Tout ce qui m'importe, désormais, est sa présence. Sa présence seule. Et si un jour je saurais être sa moitié, je serais le plus comblé des hommes. Le Paradis m'aurait gagné, déjà. Et j'écouterais sans cesse dans mon crâne les mots d'aveux qu'elle meut glissé: je t'aime. Moi aussi, je vous aime. Je vous aime tellement. J'inspire.

Non. Non ne me remercier pas. Acceptez plutôt mes plus franches excuses pour ne pas avoir sût vous porter secours à temps.

Profondément. Au creux de son épaule. Elle est parfaite. Je sens ses mains sur me redingote, qui taillent ma taille et son visage vient effleurer mon cou... Je me sens brûler et mon sang devient le magma des désirs. Je prends grande inspiration à nouveau, cette fois parce que le plus cuisant des frissons me ramène dans la chapelle souterraine d'un manoir infernal où la tête me tourne et le cœur me berce. Je me détends. Au point de devenir une pétale qui se choie dans les mains de l'Ange. Mes nerfs m'enduisent des vapes de l'endorphine, mes muscles se détendent, se contractent seulement, très peu, pour maintenant contre mon esprit la plus belle des fleur. Et je me sens léger. Si léger. Cent ans. Je passe cent ans, je crois, ainsi sans bouger. Je dérive.

Il y a ce moment où je trouve enfin pouvoir de mes menottes. Je les glisse, suintent les serpent, voluptueux, sur la courbe parfaite du dos à corset d'Elizabeth. J'ose à peine caresser son corps fragile et magnifique. Mais je m'y emporte tout de même. Sillonne ses omoplates, son échine et ses hanches. Je poste une paume aux doigts pianotant la fébrilité sur d'elle et laisse l'autre parcourir le côté de son tronc, ses côtes, sa poitrine et sa gorge. Son cou, tout doucement, où je frôle avec grand pudeur sa battante carotide afin de dégager, à mes yeux suppliant et embaumés de pluie, une peau de lait fine et porcelaine juste auprès de sa mâchoire. Je veux l'embrasser. Juste à cet endroit. Plus que tout au monde. Mais je reste immobile.

L'adrénaline peut être causé par plusieurs facteurs, outre la peur de mourir. La baisse d'adrénaline peut nous amener à avoir une envie fulgurante de consommer de l'alcool et des drogues, de dépenser une grande somme d'argent ou de tomber dans l'amour charnel. Je devine que je suis pris d'une envie fulgurante d'amour. Point. Mais je ne peux me résoudre à couvrir Elizabeth de tous les baisers du monde. Je ne fais que penser en boucle à ce qu'elle m'a dit. Je pense au lanceur de poteries. Et je veux imploser. Je veux mourir. Je reste immobile, seulement mes lèvres atteignent la commissure de son ouïe.

Je vous demande pardon. Encore. J'aimerais vous aimer jusqu'au bout du monde, mais j'ignore tout de votre relation avec... l'autre.

Je murmure. D'une voix carrément cassé.

©BoogyLou






 

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©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Ven 2 Mai - 14:22









Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly




L'Eveil de l'Ange


Son corps masculin, si fébrile et si agréable au toucher, faisait comme une électrocution perpétuelle à la jeune femme dont le propre corps ne savait pas comment réagir à ce contact si proche. C'était si beau, si attendu. Pendant des semaines, peut-être même des mois, elle avait voulu obtenir de lui ce contact; rêver de ce contact. Son souffle était rapide, elle ne savait pas ce qu'elle avait fait pour mériter cette éloignement trop long. Tout était trop long sans lui, le temps s'écoulait à la lenteur d'un sablier dont on aurait brisé les promesses. Morgan, devant elle, se mettait à la caresser. Se collant davantage à sa peau de marbre, la jeune beauté soupira dans son cou. Se sentant bien, juste bien. Merveille d'une félicité sans aucune autre marge d'erreur. Il était avec elle et cela lui suffisait pour accepter de combattre tous les démons. Entre ses bras, elle n'avait même plus peur de la chapelle, celle-ci ne faisait plus aucun dégât sur son psychisme. Elle ne savait pas comment expliqué le ressentiment qui la prenait au corps comme une épaisse vague de fatigue et de tourment dès qu'elle voyait quelque chose en rapport avec la religion. Doucement, elle passa une main plus haut dans le dos de son soupirant. La jeune femme se souvenait de chaque lumière de ce grenier, chaque détail de son soleil si tendre, sa poussière si vif, les cheveux si tremblants de cet homme magnifique, alors qu'il lui déclarait un amour parfaitement tendre. Elle l'adorait, l'aimait, et était capable de la plus grande des sérénités à travers ses mains si douces. Que d'adjectifs mélioratifs, mais ce n'était que tributaire et entièrement raisonnée avec les pensées de la douce. Ses caresses étaient les plus belles excuses qu'il pouvait faire.

Non, ne vous excusez pas, très cher...ô oui, combien chéri...je suis si heureuse d'avoir croisé votre chemin en ce lieu...

Il la rendait étouffante d'une chaleur qui traînait autour de son cou et de sa poitrine. Mais ce n'était plus l'étrange atmosphère de la chapelle qui la rendait mal à l'aise...c'était bien la présence de cette homme tellement mystifié mais tellement aimé. Il la rendait toute chose. Ses lèvres lui donnaient envie, sa caresse lui faisait tout oublier. Oublier également l'horloger. Mais de toute façon, il n'avait été là que pour le remplacement. Lui-même le savait, et c'était d'ailleurs les réglagles qu'ils avaient convenu avant de commencer leurs petites affaires. Plus aucune règle ne comptait dans ce manoir. Que ce soit celle de la morale ou de la bienséance. Tout ce qu'il y avait à faire, c'était d'être le mieux possible dans sa tête, ne pas devenir fou et ne pas mourir. Avoir des bras dans lesquels se blottir et un exutoire à des pulsions charnelles étaient de parfaits moyens de ne pas devenir fous. Il n'y avait qu'à voir le nombre de viols qui se traimaient par les temps qui courent. Elizabeth ne comptait devenir une violeuse ou une victime, d'ailleurs. Alors autant se faire des accords tacites pour dire que la relation n'était que purement affectif. La jeune femme étreigna davantage son amour, l'ambre de ses journées, la majesteuse perle des abysses terrifiés. Mais ce fut alors que le mot vint. La phrase plutôt. C'était ce que craignait plus que tout Elizabeth, oui. Il y avait l'autre. Cet autre dont la jeune femme avait désespéré essayé de dévoiler l'existence. Elle n'en avait fait que montrer les contours pour dire qu'elle était impure. Mais cela pouvait suffir à tout homme un peu intelligent pour comprendre ce qu'il se passait. Elle trembla entre ses bras, soudainement apeurée. Non, elle n'en avait finalement que faire de son impureté. Elle avait goûté à la folie de ses bras, elle ne voulait plus partir. Trébuchante de sa voix, elle murmura à son tour:

Vous...vous veniez de m'abandonner...dans ma chambre, après toutes vos belles lettres. J'ai cru mourir de solitude...vous n'étiez plus là, et j'ignorai si j'allais un jour vous revoir. Un jour, je l'ai rencontré à nouveau et contrairement à notre premier rencontre, il était clair d'esprit. Nous étions chacun seuls et abandonnés des êtres que nous aimions...nous cherchions juste un peu de chaleur...c'était purement amical et...certes physique. -rougis- Mais tout cela est fini maintenant! Je suis à vous, entièrement à vous si vous m'acceptez...mon sauveur...



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Dim 4 Mai - 3:20


l'ange
et le berger



Malgré ses requêtes et ses soupirs, je m'en veux. Terriblement. De n'avoir été ce soupirant, celui de ses rêves, celui de ses mérites. Car oui, bien égoïstement, peut-être, je souhaite plus que tout être le soupirant qu'elle désire. Jamais je ne serais assez fou pour souhaiter le centième de réciprocité d'amour que je lui voue. Mais qu'elle me désire - déjà qu'elle m'aime! - Ciel que j'en serais de perte de tous mes moyens. De toutes mes capacités à lui résister. Comment fais-je? Comment fais-je pour reculer la caresse à sa peau si chaude? Comment fais-je pour garder mes lèvres si éloignées de ses pulpeuses du rouge de la passion? Je n'en ai aucune idée. Le respect, sans doute, d'aimer si fort qu'il en vient à penser au bien être de la belle avant celui de l'avide. Je la serre.

Et vient de frôler en timidité du bout de mes lèvres cette requête d'affection. Je lui confis être attiré par elle, que seul le fin voile d'un triangle fou me retiens de m'emparer d'elle par la poigne de la Flamme. Du zèle qui me fait trembler alors qu'elle porte son être contre le mien. Je renforce l'étreinte davantage alors qu'elle me répond. Si faiblement... J'ai peur. Autant ou plus, peut-être, qu'il y avait quelques minutes aux griffes d'une brute. Elle fait le détail léger sur sa rencontre avec l'autre. Je crispe mes dents qui veulent maudire. Maudire la vie, maudire cet homme - qu'on me prêche jusqu'à ma mort! - maudire ma piètre personne qui n'a sut accomplir ce rôle... Je l'imagine se donner à un autre. Je l'imagine aux prises de ce vil homme. Je grimace de douleur. Cauchemar qu'il m'eut été difficile à supporté, et qui pourtant fait la boucle dans mes songes et mes rêves depuis notre dernière rencontre. Je tremble. Il m'est d'insupportable grêle au fond de ma poitrine. Je déteste. Et pourtant, j'aime tant. Conclusion.

Elle m'annonce que ce cauchemar est un passé. Derrière. Et comble de tout, elle s'offre à moi. Elle s'offre. À moi.

Instant qui m'est embrouillé au delà de mes yeux noyé qui fixent le vide au dessus de l'épaule d'une douce damascus. Je retiens mon souffle. Mon visage se détend. Il prend la joie. Tout mon corps fait de même. Mon œil d'apaise et s'engouffre de miel, comme s'il eut dit au Faucheur que j'étais prêt à mourir sans regret. Je souris. Non pas de la bouche. Mais je souris. Et mon cœur bat. Je le sens battre pour une première fois depuis des lustres. Depuis je ne me souviens plus quand. Depuis les aveux d'Elizabeth, sans doute. Certes, je l'eus entendu lors de l'angoisse. Mais c'est bien différent lorsqu'il pompe de l'amour. Je m'écarte.

Un peu d'elle. De notre étreinte qui se fond de marbre immobile et indestructible. Un coup de vent, que je lui porte, qui suffit pour nous mettre de pétales. Mes poumons inspirent son parfum qui me vient comme le requiem de tous mes sens, et je plonge dans cette perfection à l'hypnose qu'est ma douce damascus. Je ferme les yeux. Le la vois, je la ressens, contre moi, je tiens la perle rare. J'expire, doucement, comme pour donner l'éparpille au tas de cendre que je deviens lorsqu'elle me frôle. J'ouvre mes paupières et rencontre ses yeux. Qui brillent. Elle brille. Sous les rayons de lune des vitraux de poussière. Elle est magnifique. Elle est parfaite. Sa peau est un verre fragile qui décèle le trésor du plus jaloux des rois. Pour la faire rayonner, ses iris de beauté. Pour la faire chanter, ses pulpeuses à faire tomber le plus courageux des guerriers. Elles sont rouges, elles sont appétissante, de passion, d'arôme de rose, de chaudes caresses, de tout ce que je pourrais imaginer sur mon Ange. Je ne sais combien de seconde je la regarde, la dévore et la désir. Elle m'est tout au monde. Sans elle je ne suis plus rien. Je la veux. J'ai envie de l'embrasser. De lui faire l'amour. Sur ce sol, ici. Pendant des heures. L'aimer. Et ne penser qu'à elle, plus qu'à elle, pour une vie durant et plus encore.

Seigneur... Donnez-moi vos lèvres.

Dis-je dans un craquement. Et je ne m'empêche point cette fois de saisir délicatement son menton, de mon pouce et de l'arc de mon index, de me pencher sur elle. Avec douceur et impatience à la fois. Car je ne peux que savourer l'instant. Celui qui m'a donner le fantasme depuis des siècles. Yeux clos, je goûte enfin à son souffle, et à ses lèvres, qui sont encore plus mielleuses et tendre que notre Seigneur lui même aurait put se l'imaginer. J'effleure, ténue grondement de mon myocarde, puis permet d'entrelacer nos lèvres. Mes sourcils se froissent, faiblement : je me sens liquéfier comme il serait impossible d'en décrire autrement. Mes mains coulent à ses hanches qu'elles agrippent de griffes ardues et qu'elles viennent plaquer contre moi. Je l'embrasse.

Enfin. De ma bouche, de tout mon être.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Mar 13 Mai - 13:45









L'Eveil de l'Ange


La respiration de la jeune femme se troublait lourdement à la suite de ses phrases, de ce monologue qui la rendit rapidement plus rouge que la plus rouge des merveilleuses tomates d’un été sans nuage. Que pouvait-elle penser d’autre à cette seconde où l’homme qu’elle aimait plus que tout au monde la regardait avec de tels yeux ? Son souffle la tuait mais ses iris la faisaient revivre aussitôt, qu’il était magnifique. Encore plus surprenant encore que les plus beaux démons de minuit. Mais tout à sa pensée, la romancière ne s’était pas aperçue de l’expression de son visage. Perdue qu’elle était de cette iris à la lueur de ténèbres inondées, elle aurait pu tout simplement reculer. Mais elle se sentait si bien entre ses bras, que jamais au grand jamais elle n’aurait voulu s’enfuir. Son contact la rendait moite et plus encore celui de son bassin contre le sien, dans cette splendide étreinte plus minutieuse encore que la plus douce des fleurs. Dansons, dansons, n’usons de nos pieds que leur légèreté et oublions les fréquences morbides de nos cœurs entrelacés. Il l’hypnotise de sa perfection innée. Frappant doucement ses paupières entre-elles pour y décerner une larme au coin du regard, Elizabeth se posa sur le pointe des pieds tout en souriant. Oui, qu’elle le voulait, ce monsieur Connhelly dont elle désirait être la mouche, la mitaine et la sarcelle. Dont elle voulait être la peluche, la fleur, l’amour.

Mais c’est alors qu’il l’embrassa, avec une tendresse que l’on aurait pu prétendre être humaine. Morgan entoura ses hanches de ses bras, doucement et se pencha sur ses lèvres. La jeune femme n’eut le temps d’avoir peur, de penser à sa pureté disparue ou d’imaginer ne serait-ce qu’une seule seconde comment elle aurait pu prendre les devants de cette acte solennel. Non, elle n’eut que le temps de remarquer la douceur de ses lèvres posés sur les siennes avec une caresse si légère qu’il lui fallut appuyer un peu, avec passion, pour en saisir toutes les subtilités. Elle ne ressentait même plus la pression de la chapelle sur son corps et son esprit. C’était comme si ce baiser libérait son âme de ses peurs et de ses frayeurs. Ô comme il était doux, rien n’était comparable à la forme si honnête de ses courbes délicates ou le goût de sa peau. Elizabeth poussa un tendre soupir, comparable à un gémissement et se laissa porter entre ses bras, n’ayant plus aucune autre volonté que celle de se fondre en cet être qu’elle voyait plus grand encore que tout ce qu’il y avait de divin dans le monde. La jeune femme fit partir sa tête en arrière, se perdant encore davantage dans ses bras jusqu’à courber le dos entre ses mains si douces. Son corps entier se mettait à brûler d’une flamme inconcevable. Elle avait presque honte même d’user d’une métaphore aussi vieille et usée que celle-ci. Comme elle aurait aimé être plus originale dans la description de ce sentiment qui la prenait de toutes parts durant ce baiser. Le contact qu’elle ressentait entre leurs bassins et leurs torses lui faisaient l’effet d’une multiplication d’étincelles électriques sur toute sa peau et même à l’intérieur. Qu’elle aurait voulu mourir ainsi d’extase entre ses bras si audacieux.

Doucement, la jeune femme n’attendit pas une seule seconde de plus pour amener ses mains à de plus amples découvertes à son tour. Coincée par une brutale émotion dans tout son corps, elle crispa ses ongles dans les épaules de Morgan avant de les caresser comme si elle faisait un massage. Elle monta jusqu’à son cou, en mystifia toute sa surface pour effleurer jusqu’à son odeur. C’était plus que tout ce dont elle avait rêvé, alors qu’elle attendait une lettre de lui, toutes les nuits. Il la rendait si chaude qu’elle aurait voulu tellement de choses, là, à l’instant, brutalement. Ce monde était si dangereux, surtout depuis leur réveil dans ce manoir. En réalité, c’était le manoir qui était dangereux. Il fallait à présent profiter de la vie à pleines dents, c’était ce qu’elle ne pouvait s’empêcher de penser. Oui, ils avaient eu une vie avant de venir ici, mais c’était chose faite et il fallait à présent aller de l’avant pour survivre, et si possible, être le mieux possible dans sa peau en attendant la délivrance suprême : la mort ou la liberté. Elle s’écarta doucement de son amour tout en lui caressant les joues :

Comment avons-nous pu attendre autant de temps avant de…avant de nous aimer...ainsi ? Il y a tellement de temps que je rêve de faire cela...

Elle avait eu envie de son cœur, c’était chose faite. Elle avait encore plus envie du reste de son œuvre vitale, de ses iris si doux -elle rêvait que ceux-ci parcourent son propre corps, orgueil mal placé mais si excitant.



Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Sam 17 Mai - 6:52


l'ange
et le berger



Je la ressens. Je la hume. Jusqu'au fond des nerfs, jusqu'au fond des lèvres. Parfum de rose damascus qui creuse mes pores et mes papilles : j'ai tous les sens qui me crient l'amour. Les yeux clos, je la caresse, je la serre, l'embrasse, l'aime, l'aime! Et elle se donne.

Entièrement. À moi. Arque son dos pour presser sa poitrine contre la mienne qui bat de tous les tambours. Ses mains éveillent mon corps qui brise les règles de la pudeur, et s'agrippent à moi à me faire frémir d'un sortilège incomparable. J'agrippe ses hanches. Je suis emprisonné de ses poignes d'ange et ses lèvres du Diable. Ses lèvres, Seigneur, ses lèvres qui parlent des mots les plus doux sans n'émettre aucun son. Simplement en danser sur les miennes qui dévorent le parfait immérité de ma si faible position... J'oublie les mots, j'oublie la trahison. La chapelle et le cadavre. Il n'y a qu'elle et ses lèvres qui m'ont donné les rêves de fièvre et m'en donneront pour des siècles et des siècles encore. Elle s'écarte.

Je dépose mon front sur le sien. N'ouvre pas tout de suite les paupières. Je goûte encore l'extase et flotte sur ce nuage qui me ramène peu à peu à la vie. Je reprend conscience de mon pouls, de mes pieds sur Terre et de ces duvets de peau qui caressent mes joues comme les ailes d'un papillon effleureraient mon visage. Mes mains retrouvent la docilité des frôlements. J'ouvre les yeux pour retrouver les siens. Glisse mes menottes sur ses hanches. Elle parle.

Et à ses mots je baisse le regard, tristement. Je repense à mes erreurs, au lanceur de poteries qui m'eut volé ma douce damascus. Je bas des cils et redresse ma pupille, le coin de ma bouche aussi. Très faiblement. Et c'est avec la plus grande douceur que je prends l'une de ses mains, gardant l'autre sur sa hanche, et l'entraîne dans une valse sans musique. Simplement ma joie de pouvoir l'aimer aussi librement que mon cœur me le crie depuis toujours.

De nous aimer ainsi? Je n'ai pas attendu. Dès le premier instant où je vous ai vu, réellement, à cette fontaine au clair de lune... Dès cette précise seconde je vous ai aimé comme un fou.

Toujours dans la danse qui n'est presque rien et qui n'est que de pure joie - je ressens encore l'émoi du combat sans m'en rendre compte - nous nous déplaçons pas à pas entre les bancs d'église, sous les rayons d'un vitrail qui nous cache jalousement son croissant d'astre. Elle se dessine sous les lumières en poussière. Son visage, que je ne peux cesser de contempler, est d'une beauté à m'en déchirer l'aorte mille fois. Je la fais tourner gracieusement et presse à nouveau son corps contre le mien, sur ces pas qui me viennent d'instinct, bien que je ne me souvienne pas avoir appris la valse. Je réponds à sa question de ce qu'elle était vraiment, enfin:

J'avais peur. Peur de vous blesser. J'étais terrifié à l'idée d'abîmer une telle beauté. J'avais tort, je sais. Et pour la centième fois, je vous en demande pardon.

Nous arrivons aux marches menant à l'autel et à la croix de ce Fils qui baisse les yeux à notre amour des plus Divin. Je me sépare d'Elizabeth, toujours mains dans la main, je l'entraîne avec moi à monter les marches. Mon menton se lève sur les fenêtres d'où plonge à notre œil une lueur fine.

Vous y rêviez, ma douce damascus? Tant de fois j'ai songé à vous dans mon sommeil. Dans de nuits vous avez été mes tourments. Vous avez toujours été, j'en suis certain, ce qui fait battre mon cœur. J'y rêve aussi depuis des lunes...

Je m'arrête. Plisse l'œil. Fait pause à dénombrer toutes les passions imaginaires qui avaient pu me hanter sur des vingt-quatre heures qui n'arrêtent jamais. Puis je baisse la tête, serre la main de pêche qui flotte dans ma paume. Regarde la belle avec un sourire si simple, si amoureux...

...mais jamais mon imagination n'avait put me faire éprouver l'extase que de voua voir dans mes bras.

Je termine. Tous deux au haut des marches, j'ai la sensation que nous pourrions nous y marier à l'instant et rester unis à jamais. Je n'aurais hésité une seule seconde, si ça n'avait été des conditions dans lesquelles nous nous trouvons. Je frissonne.

L'attire contre moi encore, comme si le froid m'avait comblé et que je me devais de m'échauffer avec celle qui avait tout pour me mettre en nage. Je lui fais sourire en coin et approche mon visage du sien pour déposer un baiser sur le bord de sa bouche. Tout simplement, l'effleure d'une embrassade. Je la serre. Déplace mes lèvres sur sa joue, y vole un autre doux larcin. Le bas de sa mâchoire est ma victime suivante, puis son coup où je dépose chapelet de baisers pour finalement boucler les tendresses dans le creux de son épaule. Je m'y déposer pour m'emmitoufler de son odeur. Mes mains serpentent ses hanches, sa croupe, le bas de son dos... Sillonnent ses courbes, son ventre, sa poitrine, son cou et emprisonnent en soie son visage porcelaine. Là, je vais voler quelques touches sur sa bouche qui finira par me tuer un jour. Je me décolle.

Dépose mes mains sur ses hanches qu'elles regagnent leur place. La regarde dans les yeux. Elle est magnifique. Rayonnante. Merveilleuse. Parfaite. Son regard seul qui capte le mien me donne les chaleurs d'un amant perdu. Je la voulais tant. Je l'avais maintenant. Je lui appartenais en entier et pouvait lui consacrer mon âme. Je l'avais dans mes bras. Je l'embrassais. Je l'aimais. C'est tout ce qui comptait.

S-s-eigneur... J'ai envie de vous faire l'amour ici. Maint-t-tenant. Mais je serais beaucoup t-t-trop timide pour vous le dire. Pour vous dire que j'ai envie de vous faire l'amour des heures d-d-durant...

Je rougis. Souris timidement. J'avais dit ces paroles dans la plus grande des franchises et des rêvasseries. Je l'aimais. La désirait plus que tout. Elle, son corps, ses lèvres, Seigneur, ses lèvres! Et qu'elle prenne ses paroles au rire ou qu'elle s'en offusque, je voulais même point m'en soucier. Je la désirais, comme un amoureux se prive depuis toute une vie.

Je m'étais privé depuis toute une vie. Une nouvelle vie. Celle que ce manoir nous avait confié. Peut-être nous étions nous connu auparavant? Il m'en fait aucun doute. Il me semblait la connaître par cœur. Jusqu'au fond des nerfs, jusqu'au fond es lèvres...

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: L'Éveil de l'Ange [Dieron & Connhelly & Williams] [Fini] Sam 17 Mai - 11:04









L'Eveil de l'Ange


Elizabeth se tenait entre ses bras comme la pure rose entre les mains d'un jardinier des plus compétents. Elle portait en elle un amour indivisable envers l'homme qui lui avait sauvé la vie, celui qu'elle avait toujours aimé. Ses baisers ressemblaient à autant de caresses chaudes et délicates, de celles qu'on aimerait ne jamais voir fâné, car c'est un amour plus que fou. Ses paumes jouaient avec la tendresse de sa peau si douce, si masculine. Chaude comme le désir qui lui prenait tout le corps alors que des montagnes russes semblaient jouer dans son bas-ventre à chaque fois que leurs bassins se coller entre eux. Elle n'avait jamais été une fille facile...du moins elle l'espérait. Mais ce manoir lui avait appris que la vie ne tenait qu'à un fil, et il fallait le tenir du bout des dents à chaque couloirs. Ne pas laisser libre cours à son bonheur était la dernière des folies à accomplir. Ô Morgan, comme je souhaiterai que vous fussiez l'épée la plus tendre envers moi, j'ai tellement envie de votre corps que mon lyrisme habituelle en perds ses plus largesses habitudes. Tant de choses que mon esprit aimerait vous siffler dans vos oreilles alors que de vos mains vous effleuriez la courbe de ma poitrine. Il est ici des dangers bien plus grand à mon égard que le simple fait d'être à votre merci. Et si cette dernière chose était la mânne la plus dangereuse auquelle je pourrais percevoir, alors je me mets toute entière à votre cause, ne craignant ni votre chair contre la mienne, ni vos plus précieux liquides...comme bien entendu votre sang. Bien entendu.

Mais voilà déjà qu'il me fait virevolter entre ses bras. Douce valse à écrin doré, que tes formes resteront pour moi les plus belles. Je ressens aussitôt une vague de déjà-vu m'étreindre. J'ai déjà dansé la valse et tout de suite déjà mes pieds forment les écarts, les pas et les silences qu'il convenait à la danse. L'on aurait dit que j'avais fait ça toute ma vie. Mais peut-être, après tout. Toujours était-il que notre danse se poursuivit jusqu'à travers les plus belles arches de cette chapelle. Cette dernière ne me brisait plus les poumons et le dos par une inconvenante et étrange mauvaise sensation. Je me sentais comme libre et libérée, d'avoir enfin trouvé l'homme qu'il me paraissait être de ma vie. S'il avait raison ? Si j'étais bien sa femme ? Celle d'autrefois qu'il avait perdu en venant ici ? Oh, comme je le souhaite, comme je le voudrais. Prier n'est pas dans mes habitudes, j'ai pu le remarquer précédemment de part ma glorieuse ignorance en quelques prières que ce soit. Mais là, mais ici, comme je voudrais prier pour être sa femme. Que ce soit celle de son passé ou encore mieux, de son futur. Je me tiens entre ses bras audacieux, lui qui était si beau, si tendre. Ses paroles me traversent et me donnent envie d'être traverser davantage.

Ne vous excusez plus...il n'est plus de temps aux excuses maintenant que nous sommes réunis. Je vous aime tant que je pourrai également vous demander milles fois pardons pour mon écart...durant tout ce temps, je n'ai que rêver, songer, espérer, que ce fusse vous à sa place. Vous qui m'allongiez...vous qui me...

Notre danse continue encore tant et si bien que je n'aurai pu espérer plus grand bonheur. Je n'attendais que ça depuis des jours, peut-être des semaines. L'on perd tellement la notion du temps dans ce manoir. Peut-être voilà des mois que nous dansions ici sans se soucier du monde extérieur. Personne ne nous dérangera ici. Personne jamais n'aura assez de foi pour entrer dans une chapelle. Comment peut-on avoir la Foi en un pareil lieu ? Je me laisse glisser entre ses mains jusqu'à atteindre l'autel. J'ai envie de m'y retourner et de le laisser agir...de...par tous les sangs mais que m'arrive-t-il ? Jamais encore ici je n'ai eu un tel comportement...même avec cet autre. Il m'embrasse encore, encore et toujours, tellement de soif dans ses lèvres que j'ai envie de caresser avec les miennes. Il m'embrase avec une force si grande entre ses bras que je me sens devenir chatte brûlante tel sur un toit de parme et de velour. C'est alors qu'il me fait sa plus belle déclaration. Il veut me faire l'amour. Je ne peux me retenir d'un gémissement doucereux entre ses bras, me sentant comme abandonnée sur sa peau. Mes jambes deviennent presque molles d'envie. Je touche l'autel du bout des doigts alors que nos bassins se touchent, se frottent davantage jusqu'à me rendre la plus humide possible. Il a un tel pouvoir sur moi.

Oh...vous êtes tellement touchant...vraiment. Tellement timide que vous osez tout de même me le dire d'une manière si détournée.

Je baisse mes mains jusqu'à au bas de son dos, là où commence ses parties  charnels et caresse son pantalon d'une hardiesse nouvelle. Je m'assoie sur l'autel et dégrafe en silence, avec un petit sourire en coin, mon corset noir. Par dessous, ma chemise blanche continue de narguer ma nudité que je voudrais si blanche. Malgré ma jupe, je n'hésite pas à doucement écarter les jambes, mes longs cheveux tombant par mèches sur mon visage d'un air coquin et faussement timide. Je prends Morgan par les mains et l'amène à m'approcher davantage, jusqu'à ce que  je l'enserre entre mes jambes couvertes et l'embrasse passionément, à nouveau, encore et toujours. Je murmure ensuite à son oreille, avec une voix si chaste et si osée à la fois, cachant à chaque seconde le plus profond gémissement que je rêve de pousser à son contact.

Faites de moi ce qu'il vous plaira...je vous aime plus que tout au monde et m'offre à votre folie, je m'offre à votre délicieuse envie...à votre sabre...



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