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''Who are you, really?'' [Fini]

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MessageSujet: Re: ''Who are you, really?'' [Fini] Ven 2 Mai - 18:00


Who are you, really ?



Crois-moi, ma douce, ta voix est encore plus enivrante quand elle est rauque d’avoir trop crié.



Les cercles qu'il décrivait lacement au milieu de la pièce ne furent pas stoppés tout de suite. L'agitation et les voix montaient dans la pièce, mais l'esprit d'Ambroise semblait tourné plus particulièrement vers un moyen de sortir, plutôt qu'une quelconque idée de maîtriser la rébellion. Puis tout se passa très rapidement. Montmorency admirait la scène d'un œil perdu. Cherchant à comprendre ce qui pouvait bien se passer. Peu à peu il ralentit, pour finir par s'arrêter complètement. Les yeux rond, les sourcils froncés, sa bouche décrivait un rictus d'incompréhension total aux événements en cours. Face au trio infernal, il fut tiré de sa rêverie par le grognement de la gardienne à ses côtés. Clignant enfin des yeux, Ambroise regarda la dame à la tenue rouge, d'un regard vide et perdu.

« Un monstre. Sûrement une des nombreuses créations de Jeremiah. Ou un truc du genre... Mais je pense que c'est un test. Il va falloir qu'on sorte d'ici rapidement, si tu veux mon avis. » chuchota-t-il à l'oreille de sa seule ''amie''. Reculant légèrement la tête, Ambroise regarda Lata, grimaça et lança doucement. « Allé, tas d'acide. On va s'amuser. Faut juste qu'on m'explique ce que ces pauvres fous font ? »

Il montrait à présent du doigt le trio infernal. Son esprit lui disait merde: comment Jeremiah avait-il pu le mettre dans un endroit comme celui-ci, avec ce genre de personnes ? Individuellement, cela aurait pu être drôle, mais là... Ce groupe était digne d'un cirque. Une grosse farce que son maître lui faisait.
Enfin... Individuellement... Le fantôme était tout de même en trop. Non pas qu'il n’apprécie pas de recroiser ceux qu'il avait pu tuer, mais ce n'était pas un amusement très remarquable. Celle-là lui était totalement inconnu, mais tout de même... S'il l'avait croisé par inadvertance, le fait de ne pas pouvoir faire grand-chose face à elle lui était plutôt inimaginable. Devant l'impuissance, Amby avait tendance à réagir de manière violente.
Le corps d'Ambroise se tordit de spasmes incontrôlables. Un fou rire qu'il n'arriva pas à arrêter immédiatement. Des larmes finirent par couler sur ses joues et il dû s'appuyer sur un meuble pour ne pas tomber. Lorsque cette pulsion se stoppa, il se redressa et murmura d'un air amusé, toujours rieur.

« C'est... Une blague ? » Il déglutit, sécha ses larmes et s'inclina. « Je m'incline. Vous êtes très drôle. Vraiment, vraiment. C'est tellement amusant de voir quelque chose d'aussi RIDICULE ! » Tout en se relevant, son ton changea et son visage prit un air haineux et mauvais. « On a d'autres choses à faire que de former des clans, non ? Surtout que bon... Dans tout ça, si j'ai bien compris, vous êtes deux crétins qui suivez un ... Un être humain, ou du moins ce qu'il en reste, qui est plutôt louche avec plusieurs personnalités et qui a pour meilleur ami des rasoirs ? Mh ? Vous vous trouvez intelligent ? Et après on s'étonne que les gens ici n'arrivent pas à survivre ! Avec une pareille bande d'imbéciles je comprends mieux pourquoi mon boulot est si simple. C'est à cause de vous que je me lasse souvent de mon travail ! » L'homme qui tournait en rond, baissant et montant le ton, se stoppa net et fixa Félix, s'adressant à tout le monde, une main sur le cœur. « J'aime mon travail. Je l'aime plus que TOUT. Et vous ! Oui VOUUUS. Vous me cassez tout plaisir à le pratiquer. Alors, soyez gentil. Descendez de cette table, arrêtez de faire vos intéressants, amoureux, gay ou même polygame, qu'en sais-je et cherchons touuuus ensemble un moyen de se barrer d'ici. COMPRIS ? »

Reprenant son souffle, animé d'une respiration forte, à la limite de l'asphyxie, Monsieur Montmorency restait de marbre face à ces gens qu'il méprisait tout à coup plus que d'habitude. L'éventuelle possibilité qu'ils attaquent été à prévoir et ce n'était pas ce qui effrayait Ambroise qui était devenu fort dans l'art de défoncer quiconque l'approche dans l'intention d'attenter à sa vie. Il serait rapide, mauvais et tranchant. Se rendant compte qu'ils étaient en minorité, il finit par murmurer.

« Puis... Je ne sais pas quelles sont vos relations mes amis... » Rassurant, oui comme ça, sois calme et parles gentiment... « Mais il me semble que dans toute cette histoire... C'est ce très gentil Félix qui n'est pas des plus stables avec vous. » Il ricana. « Bourreau des cœurs, le vilain. Tu joues sur plusieurs tableaux, petit ? Une femme, un homme... Un autre homme aussi il me semble, non ? Tss... Je ne sais plus. »

Il se mit à rire fort. Diviser pour mieux régner, bande de cons.






∞ Keep calm, I just kill you

_________________________"God is behind everything, but everything hides God. "


 
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MessageSujet: Re: ''Who are you, really?'' [Fini] Sam 10 Mai - 22:58





Who are you, really ?





Felix regarda Ambroise dans les yeux, ignorant tout ce qu'il se passait donc autour de lui. Il en oublia les remarques et le comportement étrange de Guillaume qui lui faisait étrangement et extrêmement confiance, les cris d'Amy, la question de la Gardienne. Il portait juste son attention sur la Brute en face de lui qui lui proposait de s'unir pour sortir d'ici. Pour mieux se faire attraper ensuite ? Qu'est-ce qu'il lui prouvait qu'il allait montrer de la reconnaissance si l'horloger daignait de lui montrer le moindre geste de sympathie ? Oh, il ne ferait rien pour cet homme qui semblait bien embêté que son Jeremiah l'ait ainsi trahi aussi. Felix ricana, laissant ses yeux planter dans ceux d'Ambroise, tout en tenant son rasoir dans sa main. Sa demande d'aide était parfaitement ridicule, surtout après la longue tirade qu'il venait de faire. L'horloger avait même encore plus envie de lui taper sur les nerfs, de lui casser les oreilles, de le faire souffrir psychologiquement... Car pour l'instant, il était dans la même merde que tout ceux qu'il s'amusait à traquer et cela... Cela valait tout l'or du monde aux yeux déments de Felix. Un sourire cruel se dessina sur son visage pâle.

Mais quand il voulut prendre la parole pour remettre Ambroise à sa toute nouvelle place, celui-ci lui coupa la parole et commença à raconter des choses dont il ne parvenait pas à se souvenir. Inutile de préciser que son sourire si arrogant quelques lignes plus haut avait maintenant complètement disparu pour laisser place à une expression de malaise et d'incompréhension. Il se sentit alors bouillir de rage et ses traits de reflétèrent bientôt plus qu'une profonde haine et une indescriptible colère. Il commença à grogner, presque comme un chat. Après tout, il n'était plus tout à fait humain. Personne ici ne l'était même. Quoiqu'il en soit, il prit légèrement son élan avant de s'élancer de sa table pour foncer sur Ambroise et lui asséner un coup de poing au visage. Bien évidemment, il était incapable de réfléchir aux futures conséquences de son acte. Il était incapable de penser tout court, même. Il était juste agité par un instinct de violence qui lui avait prôné la vengeance. Le voilà maintenant, un poing serré sur sa paume, l'autre sur son rasoir qu'il aurait pu utiliser. À croire qu'il avait encore une infime part d'humanité au fond de lui.

- MON AIDE, TU PEUX TE LA FOUTRE DANS TON CUL !

Le souffle court, il releva doucement la tête, regardant autour de lui. Ses yeux n'exprimaient que la démence qui pouvait l'animer et son regard se posa successivement sur Ambroise, la Gardienne, Amy et Guillaume, bien qu'il ne soit que furtif pour ses alliés. Il regarda avec plus d'insistance ses ennemis ensuite, avant de murmurer entre ses dents serrées :

- Je vais tous vous écorcher.







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Dernière édition par Felix J. Adler le Mer 30 Juil - 14:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ''Who are you, really?'' [Fini] Sam 17 Mai - 13:12









Who Are You Really ?


Déjà dans l'endroit, les esprits fulminent et sombrent tous dans un certain mélange entre la raison et la folie. Cette brute semble vouloir à la fois tous nous aider, mais en même temps...son air ne me donne aucune envie de rejoindre son avis. Surtout vu les propos qu'il tient. Non mais...tu es quand même en train de parler de mon mari ! Je ne suis qu'un fantôme transparent et cela me tue. Je peux toujours leur faire croire que j'ai un pouvoir plus conséquent que je n'ai...et ainsi tous leur faire peur pour qu'ils m'obéissent et qu'on arrête ce petit jeu. Mais déjà, entre les pleurnicheries, cette brute qui dominait le reste des vivants, ce petit con à côté de moi qui veut apparamment se faire mon cher mari et ce dernier qui justement m'avait complètement ignoré...je tenta de passer par les murs pour m'enfuir d'ici. Mais un mystère demeure à présent : je me frappe la tête contre le surface, comme si cela était le dernier mur du manoir. Pareil pour le plafond, pour les trois autres murs et le sol. Rien. Comme si nous étions enfermé dans un endroit qui avait son propre espace temps auquel même un fantôme ne pouvait se défaire. J'eus un profond soupir tandis que cette brute me brisait littéralement le cœur à faire autant de sale accusations sur mon époux. Je volète alors jusqu'à ce dernier et tente de le prendre dans mes bras. Je ne fais que le transpercer. Quelle déception.

Felix...calme toi je t'en supplie...

Je dois moi-même me faire force pour ne pas céder à la plus grande des colères. Je me sens comme une humain mais avec tous les inconvénients d'un fantôme. Je ne peux même plus traverser les murs par je ne sais quelle stupide possibilité métaphysique. Je reviens vers Felix, et voyant sa colère que rien ne pouvait arranger, je commence sérieusement à m'énerver. Si quelqu'un s'approchait de lui durant le moment où j'étais sur cette table auprès de lui, je l'envoya balader avec un maigre monceau de mon pouvoir qui me permettait de faire voler les gens et les choses. Les soucils froncés, j'avais l'impression d'avoir un enfant gâté en face de moi. Bordel, tu vas bientôt te calmer ou sinon je vais aussi m'énerver ! Aaargh...de ma main je traverse son torse et amène ma main transparente jusqu'à l'endroit de son cœur. Un petit coup de bluff pour tous les calmer. C'est ce qu'il faut. Je resserre doucement mon poing sur le muscle et m'exclame à l'adresse de tous :

EST-CE QUE TOUT ÇA N'EST PAS BIENTÔT FINI ?! Regardez-moi ! Si vous n'arrêtez pas, et toi aussi Felix, de tous vous démener comme des poules dans une basse-cour, j'arrêterai votre cœur par la simple pression de mes doigts plasmiques !!

Faites qu'ils me croient et arrête de hurler, ça commence à me donner mal à la tête. Surtout l'autre imbécile dont je ne cesse d'être jalouse. Lui est vivant et pourrait être avec lui...non, hors de question !




Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



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MessageSujet: Re: ''Who are you, really?'' [Fini] Mar 8 Juil - 23:53




Intervention deuxième


La lettre

Vous échangez entre vous ou examinez l'endroit. Puis s'allume de manière inexplicable une torche accroché au mur non loin. Sous cette torche se dévoile une petite table contenant 5 enveloppes. Chacune d'elles porte l'un de vos noms. Vous vous y approchez et découvrez une lettre vous étant adressée:

Lettre:
 

Après lecture de la lettre, vous découvrirez dans votre enveloppe distincte un souvenir bien étrange – observez attentivement vos MP's. Est-ce le vôtre ? Y trouvez-vos une connexion ou n'est-ce qu'un piège ?

Bonne chance à vous.



©BOOGYLOU.

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MessageSujet: Re: ''Who are you, really?'' [Fini] Mer 30 Juil - 15:29





Who are you, really ?





Felix était reparti vers sa table afin de dominer l’horrible salle à la décoration morbide quand Amy s’interposa sur son chemin. Il la regarda dans les yeux, le regard dur avant qu’elle ne tente de le prendre dans ses bras. Il se laissa faire mais ferma les yeux d’inconfort, la sensation de froideur et d’humidité n’était pas des plus agréables dans cette situation, même s’il appréciait le geste. La voix de son épouse était tremblante mais Felix avait perdu la faculté de savoir de quoi. Il fut un temps où il avait pu déceler la colère de la tristesse de sa défunte femme. Du moins, c’est ce qu’il croyait pouvoir faire. Quoiqu’il en soit, cette époque était révolue et le Manoir avait changé beaucoup de choses dans leur relation. Il essaya donc de se défaire de son étreinte – il y avait des gens autour, quand même ! – quand Amy se mit à crier. C’était donc de rage que sa voix chevrotait légèrement. Mais maintenant qu’elle avait haussé le ton, plus aucun tremblement ne se faisait entendre. Felix eut alors une très désagréable sensation dans la poitrine et quand il baissa les yeux, il vit le bras immatériel de son épouse en lui. Il grimaça d’inconfort avant de sentir comme un vent glacial au milieu de son torse. Entouré d’une telle froideur, son cœur ralentit brutalement, comme légèrement cryogénisé, et son visage perdait le peu de couleurs qu’il avait, le sang circulant lentement dans ses veines. Le froid ralentissait tout. Et la main glaçait d’Amy ralentissait le cœur de Felix. Ce dernier eut un sourire amusé.

- Quelle parfaite illustration de notre situation à tous les deux, tu ne trouves pas ?

À peine avait-il fini sa phrase qu’une bougie s’alluma sur une table. La flamme attira tout de suite son regard et le dément aperçut cinq enveloppes posées sur le guéridon. De là où il était, il pouvait lire son nom sur l’une d’entre elles. En fait, il y avait une enveloppe pour chacun d’entre eux. Il reporta ses yeux sur son épouse qui ne voulait pas lâcher son corps. Il s’efforçait de garder un air impassible mais l’envie de se retirer de sa main était plus que tentant. Comme celle de grimacer une fois de plus d’inconfort aussi. Et plutôt que de lui montrer qu’elle avait dessus sur lui, il sourit. Il ne sut lui-même quel message il voulait faire passer dans ce sourire. Arrogance ? Gentillesse ? Agacement ? Pardon ? Demande de grâce ? Un peu de tous peut-être. Il y a bien longtemps que son visage n’exprimait plus rien de précis. Il inspira mais retint son soupir. Bouger sa poitrine, même pour respirer n’était pas agréable avec un bras fantomatique en lui. Il regarda une nouvelle fois les enveloppes. Il n’osait pas y aller. S’il y allait, qui sait ce qu’Amy ferait ? Même si elle ne bougeait pas, et qu’il se déplaçait que de quelques mètres, son cœur pouvait cesser de battre. Ses yeux se posèrent de nouveau sur ceux azurés de son épouse, le sourire toujours gravé sur ses lèvres. Mais ce n’était qu’une façade, car son cœur était relativement lent et il commençait à se sentir assez mal, la tête lui tournant légèrement.

- Vas-y, tue-moi. Ce n’est pas très difficile, tu as juste à serrer le poing.







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MessageSujet: Re: ''Who are you, really?'' [Fini] Mer 30 Juil - 19:31


Who Are You Really ?



Mais bon de Dieu que ce mec est con. Je suis en train de faire un coup de bluff sur sa personne pour que tout le monde se la boucle et voilà qu'il joue le jeu de la souffrance. Peut-être après tout que son cœur réagit réellement à la pression de mes doigts autour de lui, auquel cas tout cela était bien dangeureux, et j'étais en train de jouer à un jeu que je ne maîtrisais pas. Pour changer. Plus personne ne semble bouger, au moins mon action a eu l'effet escompté. Je n'en attendais pas moins en vérité, personne n'avait jamais pu contester mes décisions. En tant que fantôme, je savais être reine de la situation. Mais qu'est ce que je pouvais m'ennuyer avec ce corps flasque et spectrale. J'observa mon mari d'un regard sans équivoque. « Tu fais chier. » aurait pu lui crier ma bouche si j'avais encore voulu défaire le masque de ma supercherie. Je ne sais même pas encore ce que je fous là au lieu de m'enfuir. Ah oui, l'autre petit imbécile le regarde comme un Dieu et semble bien vouloir mettre sa main ailleurs que sur son épaule. C'était une raison suffisante. On m'avait réellement mal réveillé avec tout ça. Je ne savais même pas que je pouvais dormir, ha ! Pire encore, mon état de fantôme ne fonctionnait pas avec les murs de ce petit cagibit que l'on ne pouvait fuir. Bordel. Tiens, voilà un endroit où j'aurai été mieux à mon aise que dans ce trou. Mais on ne construit rien avec des si, seulement. Alors quand les flammes se mirent à s'allumer dans un coin de la salle, je ne tourna que subtilement la tête et replongea mon regard dans celui de Felix.

Tu ne perds rien pour attendre.

Je défais mon étreinte de son cœur que je vénérai autrefois. Maintenant, j'ai juste envie de partir, de m'enfuir de ce corps pour dormir à tout jamais. C'était ce que j'avais essayé de faire au tout départ et on m'en avait empêché en m'enfermant dans cette gelée. Je lis rapidement la lettre, mais ne peut la toucher, ne faisant que rapprocher ma tête de son écriture. Tiens, Harry, encore toi. On peut dire que tu sais fourrer ton nez dans les emmerdes jusqu'au bout, toujours à vouloir causer des ennuis. Non, ne me demandez pas de me calmer, il faut bien que mes maux dans le bas-ventre passent quelque part. Je regarde Felix et lui lance :

Y'a une lettre pour toi. Pour moi aussi. En réalité, il y en a une pour chacun de nous.

Et moi qui ne pouvait même pas m'en saisir. La belle vie.


©BOOGYLOU.



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MessageSujet: Re: ''Who are you, really?'' [Fini] Jeu 18 Sep - 16:08

Who are you, really ?
Camarades, nous sommes dans la panade !
Un fantôme. Un fantôme lui hurle dessus, s’appropriant Felix comme s’il n’était qu’un vulgaire objet, un bien appartenant à une unique personne. Eh bien, laisse-lui donc cet idiot aux rasoirs. Tu m’as moi, tu devrais t’en contenter. Les paroles d’Adèle sont fausses, le garçon n’a pas qu’elle. Il y a aussi tous les autres, tantôt ses alliés, tantôt ses ennemis. Leurs conseils sont parfois bons mais ils aiment le pousser à la violence gratuite et cela, Guillaume ne l’apprécie pas. Tais-toi donc, Adèle. Pour sa part, il ne porte que peu d’intérêt à l’identité de celui qui a bien pu les enfermer ici, il préférerait pouvoir en sortir et y réfléchir ensuite, une fois bien dissimulé dans un coin. Mais Manteau Rouge semble tenir à la poser et c’est ce qu’elle fait. Maintenant qu’il est proche de Felix, la conversation ne le passionne plus, excepté ce fantôme ayant revendiqué l’horloger comme étant sien, chose inadmissible. Guillaume sursaute violemment quand le vieil homme inconnu éclate de rire et se lance dans un monologue rapide, fixant Felix tout en parlant. Vaguement effrayé par un tel débit de parole, le petit amnésique esquissa un pas sur le côté, se rapprochant d’un même coup de son cher voisin tout en se dissimulant légèrement derrière lui. Et puis Felix bondit, réduisant à néant tous les efforts désespérés de Guillaume pour se rapprocher de lui. Plutôt que de l’horreur en le voyant se précipiter vers le vieux effrayant, il ne sentit qu’une profonde déception en le voyant le quitter – car c’était une forme de départ, pour lui. Le tout suivi d’une violente jalousie quand le fantôme se précipite vers celui qui est donc son époux, d’abord pour l’enlacer, ensuite pour le menacer. La couleur quitte brutalement les joues de Guillaume qui observe son bien-aimé avec angoisse. Qu’il meurt donc, tu me seras enfin rendu. Non. Non ! Guillaume préfère encore Felix à Adèle et cette révélation mentale blesse profondément la petite carte. L’angoisse dure encore quelques instants mais finalement le fantôme abandonne. Elle n’avait pas le désir de blesser Felix, finalement. Encore sonné par cette peur profonde, Guillaume descend prudemment de la table sur laquelle il se trouve toujours perché et suit la relique du passé ambulante qu’est cette encombrante épouse. C’est fâcheux : les fantômes sont déjà morts et ne peuvent pas mourir à nouveau pour disparaître. Définitivement.

L’air de rien, le petit amnésique se saisit de l’enveloppe qui porte son nom, l’ouvre, et lit a lettre qu’elle contient pour le court texte rédigé sur le second papier, plus petit, qui lui tient compagnie.

« Des souvenirs. »

Guillaume est surpris, mais pas autant qu’Adèle qui fulmine. Elle n’aime pas quand il songe à son passé, ou plutôt à son absence de passé, ce vide qu’est sa mémoire. Il passe en revue les quatre personnes qui l’entourent : seules deux pourraient convenir à ce qui est inscrit sur son papier.

« Tu es dans une boutique. Un jeune homme très charmant t’aborde et tu l'amènes à l’arrière-boutique où tu caches ton alliance avant de défaire ton corset. »

Ne connaissant pas les deux femmes présentes, il n’a aucune idée de l’identité de celle à qui appartient ce minuscule morceau de mémoire. A vrai dire, il s’en moque un peu, il a simplement envie d’ouvrir chacune des enveloppes, de lire chacun des souvenirs en espérant en trouver un qui le concerne. Un pas vers la mémoire, un coup dur pour Adèle.
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MessageSujet: Re: ''Who are you, really?'' [Fini] Lun 3 Nov - 16:40




Intervention troisième


Le parfum

Alors que vous discutez entre vous et que vous essayez d'élucider le mystère de votre souvenir, une odeur acerbe, poignante et horrible vous monte aux narines. C'est un parfum de souffre et de moisissure à la fois, il vous semble. L'odeur reste un moment, puis diminue tranquillement jusqu'à disparaître.

C'est alors que vos yeux picotent, que vous sentez des fourmis dans vos membres. Puis, votre vision s'embrouille quelque peu alors que vous ressentez quelque chose d'étrange au crâne. Comme si votre cervelle était secouée.

Et pour des raisons inexplicables, vous commencez à avoir des comportements assez étranges:

Consultez vos mp's pour savoir quel est le comportement étrange vous touchant.

Bonne chance à vous.



©BOOGYLOU.

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MessageSujet: Re: ''Who are you, really?'' [Fini] Jeu 6 Nov - 17:40


Who Are You Really ?



Restant proche des papiers, de ces sordides enveloppes sans réelles explications, je ne pouvais que sentir une rage intense me prendre dans les tripes. Des tics s'emparèrent de ma tête, me la faisant doucement partir vers la gauche avec comme une force irrépressible qui lui faisait accomplir de petits tremblements. Enragée par cette condition de fantôme, enlisée par cette volonté que de vouloir enfin redevenir celle que j'aurai pu rester : vivante. Observant mon rival comme plongé dan des réflexions inutiles, j'avais envie de frapper la table, de montrer ma colère, ma frustration de cette instant sans autre préambule. Juste envie de tout défoncer, comme m'enfonçant doucement dans le gant d'un personnage que je n'étais pas. Cette dangeureuse façon de décider qu'aujourd'hui, on serait autre, et aujourd'hui, je ne voulais pas être morte.

Il s'approche à son tour de la petite table et s'enquit rapidement du contenu de sa lettre. Un refrain qui sonne péniblement à mes oreilles. Comme une sonorité douloureuse qui pourrait détruire le peu de cœur qu'il me reste encore. Sourde et froide comme les enfers. J'ai envie de déchiqueter ce petit regard qui se tourne tout le temps vers Felix, cherchant peut-être une réponse que je ne saurai moi-même que trop quémander. Voletant encore autour de la table, je crissais les dents. Que quelqu'un me lise mon enveloppe ! Mais déjà autour de moi, il y avait ceux qui réfléchissaient, beaucoup trop, perdus dans leurs pensées au point qu'il me semblait impossible que quiconque ne bouge pour continuer à lire les enveloppes.

Mais une odeur déjà se déplace dans les airs, je n'arrive pas à le sentir, mais je vois bien que mes compagnons de mauvaise fortune sentent quelque chose. C'est alors qu'une impressionnante impression de démengeaisons qui déclenchent comme de l'électricité dans tous mes membres. Mais je m'effondre alors au sol, moi qui voletait dans les airs. Le choc de la terre me fit prendre conscience de ma réalité. Une robe qui autrefois était aussi translucide que moi, revêtit sa couleur rougeâtre. Je n'arrivais pourtant pas à me sentir réelle dans ce corps. Mais en voyant tous ces autres imbéciles qui étaient en train de se changer, je me trainai jusqu'à mon enveloppe. Je veux connaître le souvenir qui est dans mon nom.

« Devant toi, un corps nu, beaucoup plus jeune que le tien, sous toi, puis. Tu ressents la douleur de la trahison, du vol... » Ce n'est pas le mien...

Je me redressai péniblement grâce à la table. Ma voix était devenue bien plus rauque et j'ignorai pourquoi. Mes membres étaient également plus larges, plus masculins. Mais rien ne parvint à me faire tilt et je m'exclamai :

JE SUIS VIVANTE !


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MessageSujet: Re: ''Who are you, really?'' [Fini] Dim 11 Jan - 21:48

Who are you, really ?
Camarades, nous sommes dans la panade !
À peine a-t-il fini de lire le parchemin qu'une odeur étrange et désagréable se répand dans la pièce. Lentement mais sûrement, elle prend Guillaume à la gorge, le forçant à lâcher l'enveloppe pour se couvrir le visage de sa manche. Rien n'y fait, l'odieuse odeur passe à travers le tissus, à travers la peau même. Et puis, aussi lentement qu'elle était venue, la senteur tranquillement jusqu'à disparaître complètement. C'est alors que les yeux de Guillaume le piquent, à tel point qu'il en vient à les frotter frénétiquement dans l'espoir de les faire pleurer et de... Il ne sait pas trop en fait, car à peine a-t-il le temps de porter les mains à ses yeux que celles-ci s'engourdissent, fourmillent, le forcent à tendre les bras pour chasser ces démangeaisons improbables. Quand elle gagne ses jambes, il tombe à genou, sa vision s'obscurcissant dans le même temps.

À quatre patte sur le sol de la salle de torture, il relève lentement les yeux. L'étrange chose qui vient de se dérouler a laissé place à une sensation plus bizarre encore. S'il est toujours lui – et Guillaume le sent au plus profond de son âme, il est et sera toujours Guillaume Raynaud – quelque chose cloche cependant. Une chose sur lequel il n'arrive pas à mettre le doigt tandis qu'il reste par terre, les yeux fermés dans l'espoir de calmer les... Ah non, son cœur va très bien. Il ne bat pas la chamade comme il devrait le faire alors qu'il meurt de peur. Il se s'envole pas pour gagner le rythme effréné d'un cœur d'oiseau, et pourtant il tremble de tous ses membres.

« Qu-que s'est-il pa-passé ? »

Lamentable. Adèle a bien raison : il est lamentable. Sa voix tremble comme celle d'un enfant et il craint de rouvrir les yeux. La simple constatation mentale de son cœur étrangement silencieux suffit à lui laisser imaginer le pire. Il se sent vivant car il est vivant. Il le sait, il ne peut en aller autrement. Et pourtant, son cœur, compagnon de chaque instant au même titre qu'Adèle et le jeu de carte, l'a abandonné. Sa douce mélodie n'est plus là pour lui faire ressentir la peur, l'envie de s'enfuir ou... Son amour pour Felix. Son cœur est comme... mort. Ce n'est pas grave mon Guillaume, il ne servait à rien de toute façon. Toujours plongé dans le noir imposé par ses propres paupières, il ne prend même pas la peine de répondre à la Reine. Et puis je suis toujours là. Oui, toujours. À l'instant où une voix masculine hurle sa joie, Guillaume ouvre les yeux et tombe en arrêt devant ce qu'il est à présent.

« AAH ! Oh Dieu par pitié, faîtes quelque chose. »

Adèle et Guillaume crient ensemble leur surprise, Guillaume est seul à supplier. À l'identique d'Ambroise, Guillaume se redresse lentement, tendant les bras devant lui. Des bras indubitablement fantomatiques et féminins.
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MessageSujet: Re: ''Who are you, really?'' [Fini]

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