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Take Me To Your Planet. [feat. Harry] [Fini]

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admin cardiaque et trop gentil
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MessageSujet: Re: Take Me To Your Planet. [feat. Harry] [Fini] Mar 18 Fév - 11:02





David sentit ses épaules se faire saisir par les mains de Harry. Ce dernier utilisa de sa force pour rasseoir l'assistant qui ne luta pas, trop occupé à essayer d'analyser l'étrange regard de son supérieur. Il ne lui en avait jamais vu de comme ça auparavant. Il lui demanda de rester alors, à son plus grand étonnement. Avait-il vraiment son mot à dire ? Même si pour une fois, ce n'était pas un ordre, il était tout de même obligé de faire de ce que lui demandait son patron. Alors, nerveusement, il resta assis sur le rebord de la fontaine, les jambes croisées et les poings serrés. Pourquoi avait-il besoin de lui pour regarder le ciel ? Après tout, Harry ne savait même pas que son assistant avait passé des nuits entières à regarder les étoiles. Mais le souvenir de cette enfance ne le fit même pas sourire. Au contraire, il frissonna. Décidément, la vie n'était qu'une succession de problèmes diverses et variés, plus ou moins graves. Il retint un soupir et releva de nouveau les yeux, cédant au caprice de son supérieur. Il en avait même oublié les mains de celui-ci sur ses épaules. Pourtant, il aurait dû se réjouir d'un tel contact, lui qui en avant si ardemment rêvé pendant des jours. Mais maintenant, cela devait être tout simplement trop tard. Il se moquait de tout ce que pouvait dire ou faire Harry... Comme si les rôles s'étaient inversés...

Il devrait peut-être s'excuser pour avoir hausser le ton sur lui, quelques minutes auparavant. Même si il allait probablement se faire virer après, il ne voulait pas être rongé par les remords. Cependant, il sentit une sorte de nervosité à l'idée de le dire... Pourtant, des excuses n'ont jamais tué personne mais... il avait peur de passer pour un... De passer pour un quoi ? Allez, David, on se motive ! Quand il fut décider à présenter ses excuses, il tourna rapidement la tête vers Harry mais aucun son de ne sortit de sa bouche. Son supérieur venait d'entrouvrir sa chemise, laissant apparaître le haut de son torse. Comme si cela avait été quelque chose d'obscène, le chirurgien détourna rapidement le regard, se sentant déjà rougir. Il faisait bien en sorte de ne montrer que sa nuque à son supérieur... Il ne manquerait plus que celui le choppe en train de rougir après l'avoir maté... Mater son supérieur... C'était bien quelque chose qu'il avait arrêté de faire avec le temps... Car oui, dans les premiers jours, il ne pouvait pas s'en empêcher d'avoir les yeux baladeurs dès que Harry avait le dos tourné. Mais il s'était rapidement rendu compte que fantasmer sur lui ne le mènerait à rien à part à une sorte de frustration dont il était quand même la victime en ce moment présent. Frustré du comportement de Harry. Frustré par ses propres sentiments à lui, hésitant entre partir en courant, changer de supérieur, pourquoi pas passer le stade de l'assistanat ou rester avec lui, ne connaissant même pas ses propres intentions. Il aurait voulu tenter le tout pour le tout. Lui prendre la main et l'embrasser, quitte à tout perdre même si c'était la dernière chose qu'il pouvait avoir... Mais il était trop timide pour cela. Il n'oserait jamais se lancer. Il n'oserait jamais le toucher. Non, Harry était sûrement l'homme le plus proche de lui mais aussi le plus loin. Il pouvait le toucher, appuyer sur ses épaules pour le faire s'asseoir mais David ne pouvait pas. Pour lui, c'était tout simplement inconcevable.

Il baissa alors la tête. Autant dire ce qu'il avait failli avouer quelques minutes auparavant, avant que son magnifique torse vienne lui déranger l'esprit qu'il n'avait déjà pas de très lucide. Autant s'excuser donc... Il inspira profondément et veilla bien, cette fois-ci à ne pas le regarder. Il fallait pas se déconcentrer... Pourquoi Diable lui adresser la parole s'avérait être si compliqué ?! Ce n'était qu'un homme après tout, il n'allait pas le tuer pour s'être excuser... Enfin du moins, il l'espérait...

- Je suis désolé pour tout à l'heure... Je n'aurai pas dû crier sur vous, je n'étais pas à ma place. J'ai dû avoir une baise de moral... Une baisse ! J'ai dit une baisse !

Il se prit la tête entre les mains. Voilà qu'il essayait de faire des excuses et qu'il n'était bon qu'à faire un foutu lapsus plutôt mal venu. Pitié que Harry n'en tienne pas compte... Qu'il l'oublie même... Voire qu'il n'y ait même pas fait attention... Les joues brûlantes de honte, il réfugia son visage dans ses mains, bouillonnant de rage contre lui-même. Il ne pouvait plus regarder Harry en face après une telle erreur. Déjà qu'il avait du mal à soutenir son regard... Là... Là, il était juste honteux, minable, pitoyable et perdu. Nerveusement, il se releva. Oui, son comportement ne laissait absolument pas croire qu'il ne s'était rien passé mais après tout, la probabilité que son supérieur n'ait rien remarqué était nulle, il fallait l'avouer. Il était sûr qu'il comprendrait... Enfin du moins, il espérait. Le souffle court, les joues toujours aussi écarlates, le front et le dos en sueur, il tenta un sourire gêné à Harry pour s'excuser, encore, tout en désignant de ses deux index la porte du patio qui les ramenait au laboratoire.

- Je vais me toucher... me coucher...! Oui, je vais me coucher...

Il lui tourna précipitamment le dos et se dirigea vers la porte en soupirant rageusement, jurant contre lui-même, s'insultant à mi-voix. Il se moquait de savoir si Harry l'entendait. Au point où il en était, il ne pourrait pas paraître plus ridicule à ses yeux. Deux lapsus en deux phrases... Il était vraiment... vraiment pitoyable. Alors qu'il arrivait devant la porte, ses mains tremblantes de rage, de frustration et de colère eurent du mal à l'ouvrir. N'y parvenant pas après quelques essais, il la frappa violemment de son pied, comme si cela allait y changer quelque chose. Le souffle de court, il s'écria :

- Quel con ! Putain mais quel con !

Oui, Harry était toujours là. Mais plus rien ne comptait désormais. Là, il était dans la merde jusqu'au cou. Dans les ennuis et tout ce qui s'ensuivait et il s'y était foutu tout seul. Et même si il répondait à son désir de crier, cela ne changerait rien. Il avait perdu Harry. Et il l'avait perdu tout seul.

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