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"Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini]

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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Mer 19 Fév - 17:39











Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly

«Un jour, mon Prince viendra...»



Quand les onguents des temps passés font reluir leur douce étreinte d'argile sur le présent, que faire à nous, pauvres mortels qui ne pouvions que regarder d'un air impuissant les élans de notre cœur ? Elle aurait très bien pu s'enfuir, préférant la fuite au déshonneur du pardon. Après tout, il l'avait abandonné à son sort, comment pouvait-elle le pardonner ainsi, aussi facilement ! Ce n'était pas ainsi que l'on se conduisait envers une personne de son rang. Pourtant...s'enfuir n'était pas la plus facile des choses à faire, pas quand on ne rêvait que d'une chose : agir d'une toute autre manière, d'une matière plus fine que la soie et d'un songe plus subtil qu'un soir. Il avait été là, avant de s'enfuir alors qu'elle ne lui demandait rien de plus que de s'asseoir auprès d'elle. Ses sentiments dans son cœur n'avaient jamais été aussi pure. Elle avait été corrompue maintenant. Elle s'était corrompue elle-même, avec joie, avec envie, pour la bonne raison qu'elle pensait avoir lu dans l'esprit de Morgan une indifférence qui n'existait en réalité pas du tout. Elle se sentait trop honteuse pour à présent être telle qu'elle avait été autrefois. Une petite princesse rêvant à son prince charmant. Elle avait grandi. Tout le monde en aurait fait autant après autant d'épreuves. Elle avait été seule, abandonnée, et s'était trouvé de nouveaux compagnons pour poursuivre les démons de l'oubli dans les couloirs. Maintenant, par le biais du hasard, elle était encore seule. Et elle avait retrouvé Morgan, celui pour qui son cœur ne faisait que battre, elle en était persuadée.

Elizabeth : Je ne cherchais qu'à vous aimer... moi aussi... puis vous êtes parti, alors que je n'avais besoin que de votre tendresse...

Elle ramena ses mains à son cœur, baissant la tête, ne parvenant pas à croire la moindre de ses propres paroles. Tout ce qu'elle avait cru jusqu'ici se démoliser comme neige d'acier sous un soleil d'acide. Juste des cendres. Elle fit rouler sa jupe blanche sur le sol et s'approcha d'une meurtière où l'on pouvait voir le soleil poindre ses rayons lumineux dans le grenier. La poussière la fit éternuer d'un tendre son aigüe, la faisait caresser son petit nez pointu. Elle n'était qu'une rose dans cet atmosphère de ténèbre et de haine. Elle aurait tant voulu garder sa simplette innocence, mais elle n'avait plus l'âge de l'adolescence. S'il n'y avait pas beaucoup de choses dont elle se souvenait, la douce se rappellait au moins de cela. Elle était une adulte, dans la vingtaine, très probablement. La belle jeta un coup d'oeil derrière elle, pour le regarder, pour l'observer, lui. Il était d'une beauté si pure qu'elle ne se sentait pas digne...non, clairement. Elle n'était pas digne de lui. Prêt de lui pourtant, elle se sentait si fragile, si légère, si douce et sensible, d'une timidité à tout épreuve. Elle se sentait bien...

Elizabeth : Je ne suis pas celle qui vous mérite... vous l'avez prouvé en vous enfuyant cette première fois...si j'étais vraiment votre femme...vous vous seriez assis à mes cotés.

Son cœur se brisait en lui-même tout en disant cela. Pourquoi fallait-il qu'ils soient toujours l'un et l'autre à fuir cet amour qu'ils ne pouvaient en même temps réfuter ?! Cela semblait tellement évident que leur cœur était lié. Doucement, elle regarda son doigt, le fit miroiter à la lumière du soleil pour que l'éclat de la bague se réfléchisse dans son regard et dans celui de Morgan. Le sien était si beau, le sien si impure. Elle avait peur. Tendrement, elle enleva sa bague et observa l'homme à travers, fermant un œil et souriante d'un faux éclat presque triste :

Elizabeth : Votre Elizabeth...elle était belle non ? Elle était pure surtout...pure...

Je ne peux pas l'être...



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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Sam 22 Fév - 4:29


un jour je deviendrai
ton prince, douce damascus





Je suis sur le point de m'effondrer. Je vois ce navire qui part à une dérive si loin de moi. Si loin et inaccessible. C'est ma douce damascus qui prend le large. Qui me laisse, avec les tourments et les traîtrises de mon propre myocarde qui m'avait, une seconde de trop, promis un amour entre elle et moi. Et je pleure. Qu'ai-je de mieux à faire? Je pleure et je tremble. Je suis impuissant, immobile. Le sang à mes joues, qui les rougie et les fouette, est toujours esclave de ma passion qui reste tatoué sur mes poumons de flammes. Je la regarde. J'étais si près. Juste au dessus des extases. Des rêves. De ce qu'il reste de moi, de cette nouvelle vie qui n'aspire qu'à aimer Elizabeth. Qu'elle ait été ma femme ou non. Comment puis-je penser de telle?! Je devient fou. Par amour, je deviens dément. Pour elle. Je l'aime. Elle parle.

Me ramène à l'abandon que j'ai laissé en creux de sa chambre, en creux de sa poitrine. Je regrette. Tellement. De n'avoir usé du courage qui m'est apparut comme miracle de mon ange gardien - soit d'elle-même - deux ou trois rencontres plus tôt. Et nous avons échangé tant de sentiments, d'allusions et d'encre qui porte l'amour... Tout cela ne peut être jeter au foyer. Non. Jamais. Je regrette ce passé. Que je voudrais refaire si j'en avais la chance. De ce passé dont je me souviens, du moins. Encore. Elle murmure.

Qu'elle n'est pas celle que je mérite. Diantre! Par combien de soupires ai-je eut ces mêmes tourments? Moi le verre de terre devant l'ange? Je me glace et me grisâtre. Je veux mourir sur place qu'elle pense serpillière de sa toute Divinité. Et je comprends ce qu'elle insinue. Que nous ne pouvons être ce couple dont nous aspirons notre future dans ce noir manoir. Sinon, cela ferait des lunes que nous serions dans les bras l'un de l'autre. Je me sens dégonfler d'un gémissement de souffrance impitoyable. Non. Je ne veux croire de cette méthode! Nous ne sommes point encore ensemble car nous devons apprendre à nous connaître - à nouveau ou pas? Parce que nous ne sommes plus rien. Sinon tout l'un de l'autre désormais. Je m'approche.

D'elle. De son corps. De sa poitrine qui s'élève en toute grâce d'un souffle angoissé. Je fais des pas haletant et hésitant. Qui semblent vouloir s'écrouler à tout moment.

Non... Non je vous en conjure, tendre beauté, ne dites pas ces paroles d'une créature céleste comme vous êtes. Vous êtes belle comme le rose de vos joues et pure comme le blanc de votre visage. Vos traits... Sont ceux d'un Ange. L'Ange que vous êtes qui m'a sauvé et parlé d'une plume de si beaux morceaux... Pure d'un savoir d'aimer. D'une brillance émotionnelle et d'une pêche de peau. Votre chevelure me fait fondre et vos lèvres me tentent par tous les Diables -

Je m'arrête à cet instant. Bien que je sois de franchise et de tout éclosion, je me tais. Car je vais trop loin. Pour des heures j'aurais puis donner cette tirade à son apparence. Et pour des nuits j'en regretterais si elle venait à faire fuir ma douce damascus... Alors je conclus, sur un élan beaucoup plus calme et discret:

Et moi je... Je ne suis rien. Rien sans vous.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Mar 11 Mar - 18:35









Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly



Un Jour, Mon Prince Viendra !

Elizabeth fit courir le long de ses doigs sur son anneau, le remettant à sa propre main d'une façon plus qu'incertaine. Après tout, qui pouvait encore parler de pureté dans un monde pareil ? En faisant ce qu'elle avait fait, elle avait déjà brisé le serment de son anneau, qu'importe l'autre personne qui s'y trouvait à l'autre bout. Elle n'avait même pas pensé à cela. Non, elle avait préféré fermer les yeux sur les conséquences et se laisser aller à ses pulsions primaires pour combler la peine de son cœur. Tout cela pour oublier qu'un jour, un homme -celui en face d'elle plus précisément- l'avait un jour abandonné à sa propre solitude, malgré ses larmes et ses impitoyables pleurs. Mais qu'importe qui était son mari, elle l'avait trompé et c'était une faute qu'elle n'était pas capable de se pardonner. Pas comme cela, pas ainsi. Elle ne pouvait regarder Morgan en face et lui dire qu'elle acceptait son amour dans toute sa force. Pourtant...elle en aurait tellement eu envie. La romancière ne voulait d'ailleurs que cela ! Elle pourrait tuer uniquement pour se retrouver à ses côtés. Son sang courrait dans ses veines de plus en plus vite qu'elle regardait le sol pour ne pas avoir à croiser son regard. Mais remontant doucement, elle passa ses yeux sur les pieds de son bien-aimé, puis sur son pantalon...puis sur son...ses joues se mirent à rougir bien trop vite à son goût et elle fit tout pour remonter son regard vers son torse. Qu'est-ce qu'elle rêverait de pouvoir se blottir contre lui et oublier tout ce qu'elle avait fait. Tous les préjudices...Oh comme elle aurait aimé pouvoir se confesser à cette seconde.

Ses yeux se mirent à flouter tout son environnement, tandis qu'elle remontait doucement son regard vers son visage, son tendre visage. Elle aimait tellement ses traits, cette encadrement qu'avaient ses cheveux à jaillir autour de lui. Elle aimait ce regard si adorable, que l'on ne voulait que prendre dans ses bras jusqu'à ne jamais se réveiller. Pourquoi avait-il fallu qu'elle gâche tout...Elle comprit après quelques secondes pourquoi est-ce que son regard était tout flou : les larmes commençaient à y poindre tels des éclats de diamants. Murmurant doucement pour Morgan, elle s'approcha de quelques pas vers lui :

Mon cher ami...si proche et à la fois si lointain...comme j'aimerai pouvoir me croire aussi pure que vous le jugez de moi. Malheureusement, je vous jure qu'il n'en est rien...

Elle recommença à triturer sa bague de mariage d'une main stressée, dérangée presque dérangeante. C'était un mouvement strident et répété sans cesse d'une manière irrégulière et sombre. Son regard était fixe dans un coin imprécis entre le cou de Morgan et l'endroit de son cœur. C'était à peu près le point d'horizon de son regard, alors que sa tête était bien droite. Un rire nerveux éclata de sa bouche en forme de rose, comme elle n'avait pas envie de continuer sa phrase. Pourtant, elle se le devait.

Je ne suis pas digne de cet alliance que je porte, qu'importe la personne qui en a la jumelle.

Pourquoi avait-elle donc laissé ainsi ses bas instincts la prendrent dans un endroit aussi chaotique !? Si seulement celui dont elle rêvait ne s'était pas enfui ce soir-là...cela aurait été à lui qu'ellle aurait offert sa toute nouvelle virginité d'esprit. Mais ce n'était pas ainsi que les choses s'étaient déroulé et à présent elle devrait porter le poid de sa nouvelle honte. Redressant une fois le regard, elle croisa celui de Morgan et se rabaissa aussitôt, les joues rougeoyantes et le regard d'une tristesse sans précédent. Elle regarda une seconde sa propre alliance et commença à l'enlever de son doigt :

J'ai trompé mon serment de fidèlité. Je ne suis pas celle que vous imaginiez, je ne suis même pas la personne que j'imaginais...je ne sais même pas ce que je suis...J'aurai voulu que les choses soient différentes mais à présent...à présent je dois porter le poids de ma souillure. Si seulement... -elle leva la tête dans sa direction et croisa son regard, qu'elle maintint avec une grande souffrance- Si seulement mon prince charmant ne m'avait pas abandonné...

Sur ses propres mots, arrachés à son cœur comme plus de larmes de tortures, Elizabeth termina de sortir la bague de son doigt et la jeta sur le sol, devant les pieds de Morgan. Ses larmes ne se cachaient plus, ils tombaient, silencieusement, sans aucun gémissement.

Je n'ai plus rien à mériter. Même si je vous aime.




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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Mer 19 Mar - 21:01


un jour je deviendrai
ton prince, douce damascus




Je vois son trouble et je m'y baigne. Je suis raide, si raide que mes nerfs deviennent le plus brûlant des givres. Je me sens au point d'éclater. Qu'est-ce donc ce mal qui fait séparation entre nos deux corps? Alors que mes lèvres étaient sur le point de goûter le triomphe de tous les rêves? Le Mal incarné. Ce Manoir. Qui nous donne les illusions du bonheur, les broie et nous tend la vérité crue de sang. Je voudrais pleurer, je voudrais crier et fondre de misère. Mais je suis trop tendu et brisé pour n'être d'autre que statue. Je vois.

Sa main jouer contre son anneau d'or. Et je ne réalise que maintenant que les miennes mains aussi fond scintiller l'alliance de mon annulaire gauche sous les tristes rayons de poussière. Pourquoi nous empêcher? Ou plutôt, comment aurais-je put croire que cueillir le fruit défendu serait aussi simple et accessible? Oui. Car je ne la mérite pas. J'ai terrible migraine de foi à penser à ma tendre Elizabeth depuis, il me semble aller, des siècles déjà. Des lettres et des sommeils de trouble. Elle me quémande un baiser, mais rien ne pourrait être facile de la sorte entre nous. Je le sais au fond de moi. Pas avec nous deux. Pas dans cet endroit. Il est impossible. Elle parle.

Se dit ne pas être pure comme je prétends qu'elle l'est. Je relève le menton pour tomber mon œil sur un visage si peiné et magnifique à la fois... Comment une chose si radieuse peut émouvoir autant de chagrin, Dieu expliquez-moi! Ma douce damascus doute de sa pureté, de sa divinité. Celle qui m'a sauvé, qui m'a soigné, qui m'a ouvert les yeux, le cœurs et l'espoir d'une joie à venir. Je la veux, je la veux plus que tout. Et je veux son sourire, sur ses lèvres, qui sont à l'apogée de tous mes désirs, comme son pouls contre le mien... Elle rit.

Sans joie. Insécurité, elle en parle de tous les gris, à me fixer dans la folie sans me regarder. Mon cœur se tord. Elle est de tant de pitié, et j'ose presque faire pas pour la prendre dans mes bras. Mais ce qu'elle poursuit comme parole ne peux qu'arracher en lambeaux la peau de mon myocarde. J'ai souffle trébuché, par le coup et la douleur. Parce qu'elle dit être certaine que nous n'avons jamais été mariés, parce qu'elle se dit souillée, parce qu'elle ramène mon terrible abandon que jamais je ne pourrais me pardonner... Je la fixe, de la terreur et de l'accablement. Non, je veux ne pas avoir entendu ces mots si souffrants. Je veux l'aimer. Je l'aime déjà tant. Elle lance sa bague qui vient rouler à mes pieds. D'instinct je me penche et la ramasse, faisant rouler des salées qui vont s'éclater contre l'or et le bois. Et alors que je suis debout, dos courbé contre les larmes et le bijoux de mille éclats, elle le dit.

Qu'elle m'aime.

Je fige. Prends souffle. Et comme la brise fait déguerpir les feuilles mortes, j'en oublie en une volée les horreurs qu'elle vient d'énoncer. Ma poitrine s'ouvre à s'en écarteler les côtes; elle est entière à elle, à ma douce damascus, à mon ange. Que j'aime, que j'aime tant. Jusqu'à la folie et à la mort. Mes larmes coulent comme elles ne peuvent cesser leurs cascades. Et je souris, imperceptiblement, à travers ce visage de cendres. Je soupire, à hoqueter ma surprise et ma joie. Et dans le vide, comme si je n'arrivais pas, à y croire, je murmure en regardant son visage de soie:

Vous m'aimez... Vous m'aimez! Vous... m'aimez.

Car aucune plus douce et parfaite phrase n'eut sonné à mes ouïes, dont je me souvienne, du moins. Toujours dans cet état parmi toutes les pétales de ce manoir, je m'avance lentement vers elle. Ma prunelle dévore la sienne, et ma poitrine me soulève et se soulève de bien des souffles aussi amoureux et emballés qu'ils puissent être. Bien à elle, je dicte très faiblement:

Je suis navrée, mais vous mentez. Vous méritez plus que la vie : vous méritez l'amour. Et bien que le mien ne soit pas digne de l'Ange m'ayant sauvé, recueillit et charmé... Je confesse vous aimez depuis si... si longtemps... Pardon, vous m'en faites perdre les mots. Je vous aime. Je vous aime depuis notre rencontre, sous la lune. J'avoue... J'avoue éprouver cet amour grandissant pour vous qui n'est pas une coïncidence. Je crois que nous sommes destinés l'un pour l'autre si le coup de foudre eut été si puissant. Et que peut-être l'avons-nous toujours été, depuis des années, bien avant ce que nous pouvons nous souvenir..

À sa hauteur, maintenant. Je prends sa main. En grande délicatesse. Mon sourire est d'espoir. Non que nous pouvions nous unir - cette utopie, je dois la détruire! Mais bien qu'elle comprenne qu'elle est tant, qu'elle est la plus précieuse des perles du monde. Je glisse l'anneau autour de son doigt. Avec minutie.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Dim 23 Mar - 14:25









Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly



Un Jour, Mon Prince Viendra !

Il se trouve en face d'elle et son unique présence la désarme. Il est d'une innocence si chaude et si voluptueuse que l'on n'avait qu'une seule envie : le prendre dans ses bras et soupirer dans son cou pour retrouver ne serait-ce qu'une seule seconde de sa propre âme. Elizabeth aspirait à la texture tendre de ses mains qu'on ne pouvait qu'apprécier. Ses longs cheveux descendaient dans son dos, mais quelques mèches venaient chatouiller son visage, allant jusque devant ses yeux. Elle l'aimait, oh combien elle aimait l'homme qui se trouvait devant elle, celui qu'elle prenait pour l'homme de sa vie, celui qui possédait l'exacte jumelle de sa bague. Mais le plus douloureux en son cœur, c'était qu'elle ne pouvait pas en être certaine. La jeune femme le ressentait au plus profond de son cœur comme étant la simple vérité mais quelque chose autre, une ombre dans les ténèbres, un sacre des démons oubliés, lui disait de faire attention, qu'elle ne devait pas -plus- se précipiter sous la fureur de ses émotions. Comme un voleur, il était parti alors qu'elle avait besoin d'elle, dans la nuit qui jamais ne s'arrêtait en ce manoir. Pleurant de toutes ses larmes les plus chaudes, elle n'avait pas pensé une seule seconde qu'il reviendrait. Elle était persuadée qu'il l'avait abandonné pour toujours, la laissant dans la souffrance et la solitude, à jamais. Un vague sourire vint sur ses lèvres, elle n'était peut-être pas si coupable que cela au final.

Mais non, c'était impossible. Quoiqu'il arrive, il y avait toujours cet alliance, ce jugement de Dieu qui la liait à un homme dont elle ignorait même la réalité et l'idendité. Non...une larme recommença à couler sur ses joues, tombant sur ses lèvres de rose. Elle avait bien rompu son serment de fidèlité...ce n'était pas si elle avait été seule non...il y avait un autre à prendre en considération. Mais était-ce bien Morgan ? Tout tournait et tournait dans sa tête, elle aurait tant voulu pouvoir prendre une décision, éteindre sa conscience et continuer de vivre, sauter à son cou, lui dire qu'elle l'aimait pour toujours et qu'elle avait envie d'oublier son passé pour tout recommencer à ses côtés. Mais c'était impossible, et elle le savait que trop bien. C'est alors qu'il parla. S'approchant d'elle, il répétait ses dernières paroles. Mon dieu, avait-elle vraiment dit ça ? Etait-ce vraiment les mots qui avaient franchi la barrière de son cœur ? Avait-elle réellement avoué son amour brûlant pour lui ? Non...ses yeux s'écarquillèrent, ne sachant que dire, les lèvres tremblantes. Ses mains ne pouvaient plus bouger, trop effrayé. Elle n'avait plus son alliance, l'ayant jeté. Mais IL l'avait ramassé et commençait à lui mettre l'anneau maudit de nouveau au doigt. Elizabeth ne sut comment réagir, comment faire. Elle n'avait qu'une envie, c'était de s'effondrer en évanouissement, fuir ce jour de neige sans froid dont elle n'avait pas les protections. Son cœur battait douloureusement tant il était fort et elle commençait à avoir très chaud. Elle se laissa d'abord faire avec une peine au corps, se sentant beaucoup trop paralysé pour pouvoir faire le moindre geste. Il continua à la rendre toute chaude en usant de sa belle voix qu'il amena à dire de plus amples et belles paroles. Il sembla à la jeune romancière qu'elle n'avait plus de mots à dire, plus rien à décrire, plus de mots pour poursuivre le fil du rêve de sa vie. Les pages du livre de son existence. Il n'y avait plus rien que l'amour qui transpirait tout au creux de son cœur. Il passe la bague à mon doigt, et la belle voyait derrière ce geste tout autant de symbolique que de rêves éteints dans un manoir où les égouts vous noyaient sans vous toucher. Elizabeth recula un peu et écarta de nouveau sa bague de sa main, refusant de la porter à nouveau :

Je ne peux pas...vous ne comprenez pas...je suis impure...je ne mérite rien...Il fut un temps où j'aurai sauté à votre cou si tendre, embrassé vos lèvres qui m'appellent. Mais les pages de notre destin se sont cruellement tournés...et de biens sombres chapitres ont repris leurs places. Nous avons utilisé la mauvaise encre. J'ai...tu...tu...vous vous rappellez de...de...ce...ce


Elle aurait voulu dire : Vous vous rappellez de ce cinglé que nous avions rencontré ? Hé bien il n'était pas aussi fou que cela, et il a su me convier à la tendresse pour laquelle vous vous êtiez enfui. Je n'ai pas su résisté. Je suis faible. Je suis lâche. Je suis femme perdue. Toute maintenant détruite de l'innocence d'autrefois. Elle s'écarta encore un peu et tourna en direction de la sortie, mais n'osant pas tourner le dos à Morgan. La jeune femme s'éloignait de plus en plus, ne sachant plus où porter son regard. Elle avait rendu juste avant la bague dans la main du bel homme. Et maitenant ? Elle cherchait à fuir lentement, ne pouvant avouer comment elle avait gâché sa pureté et ne pouvant pas plus dire la suite de ses paroles. Elle aurait tellement voulu l'aimer. Pourquoi s'infliger tout cela...



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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Jeu 27 Mar - 0:44


un jour je deviendrai
ton prince, douce damascus




La belle que je fixe du regard, que je dévore des paroles. Celle qui est l'ardeur de toute une vie. La nouvelle vie que j'endure dans ses couloirs et goûtent dans son aura. Je ne saurais dit si elle me rend plus lucide ou plus fou, mais j'y vois clair. Très clair, soudainement. Maintenant qu'elle a déballé d'un creux de cœur ce qu'elle ressent pour moi, et que je puisse dire avec franchise et sans pudeur en mon fort intérieur qu'il y a réciprocité à l'eau de rose. Elle tremble et je crois presque la voir se faner sous mes yeux. Mais pourquoi? Pourquoi douce damascus refusez-vous mon amour? Notre amour? Il est fait pour durer, pour nous promener loin de ces horreurs. Je t'aime, je t'aime plus que tout. Je te veux heureuse. Et je veux ton sourire, tes lèvres... Elle retire.

Sa main de l'anneau que je lui tends à la toute signification. Diantre que j'aimerais lui porter la bague au doigt. Pour le réel entendement. Et même si nous ne nous connaissons que de peu - bien peu, je me dis, pour aimer aussi tendrement - je ne peux qu'imaginer cette parfaite fleur comme la princesse de ce prince que je me tarde à devenir. Mes traits de rayons se crispent et s'enduisent de chagrin. Ou de crainte. Je ne pourrais dire. Je vous en pris, ouvrez vos ailes! Je vous en pris... Vous n'êtes plus que la seule lumière dans mes désespoirs. La seule femme qui saura nourrir mon cœur à jamais... Vous le faites battre différemment depuis notre rencontre dans ce jardin. si différemment... Vous m'en émouvez. Donnez-moi la réponse! Et je crains fort bien qu'il n'en soit d'aussi joyeux lorsque sa voix atteint mon ouïe. Elle parle.

Si gravement. Je gobe ses paroles, qui sont de flammes encore plus voraces que celles des Enfers. Moi qui voyais clair ai les yeux et le myocarde grand ouvert maintenant. Au saignement. Je comprends maintenant. Je sens que cette pièce autour de moi fait déluge, me chavire et m'engloutis. Par quelque miracle que ce soit, je reste sur pieds. Je devine. Je devine Ô combien de traîtrises inachevées, de caresses, de goûtés, de fleur de peau et ma douce damascus... Avec le lanceur de poteries. L'homme ayant voulut nous tuer. Comment est-ce possible que l'Ange fraternise ainsi avec le Démon?! Ma prunelle s'élance doucement vers le vide et le fixe pour y trouver le refuge des plus minables. J'ai aimé. J'ai aimé comme on m'eut jamais déchiré le cœur auparavant. Et que je n'aie besoin de souvenirs pour cette conclusion; l'effet du renouveau est inéluctable et perçant. J'aime à m'en donner l'âme et ses émois. J'aime la fleur si belle et tendre, qui m'eut donné la vie, je l'aime tant. Malgré ses épines. Je prends le souffle.

Parce que je l'avais perdu pendant un moment. Mes paupières qui s'enduisent d'eau, et mes pupilles qui reprennent contact avec la réalité. Qui s'évadent dans ce magnifique grenier à en chercher une poussière de soleil sur laquelle se maîtriser. Mais je ne vois rien. J'ai trop mal. Davantage que cette plaie au mollet, galeuse entaille d'un monstre aquatique invisible. Je reprends souffle. Il m'est difficile d'avaler l'air. Mes poumons sont broyés dans l'hémorragie de mon aorte. Dans ma main repose toujours l'or des fées. J'ose à peine y toucher tant il est précieux. Puis enfin je regarde la Parfaite. Elizabeth qui avoue les maux. Mais elle est si Parfaite. Toujours et encore. Je ne peux lui en vouloir. Je suis incapable. Et bien qu'une hargne rouge détruise mon foi à pensé à ce malade qui eut posé la main sur cette fleur, je ne sais croire en autre chose qu'en l'amour à son égard. Je la fixe. J'explose.

En larmes. Des pleures franches qui ne peuvent être retenues. Je courbe le dos. Et les pluies s'abaissent sur l'or et l'union brisé. Je chagrine, je sanglote, je pleure, je verse... Comme jamais il m'eut été alloué de ressentir. Je suis incontrôlable, pendant un moment, et ne peux que pleurer. Ma douce damascus, je vous aime si fort. Si fort que je ne peux que de me blesser à l'idée que vous ayez trouvé bonheur dans les bras d'autrui. Mais je en peux vous en vouloir. Diantre, non que je ne le peux! Il m'en aie de mon abandon et de cet affront que j'eux commis. Et ces larmes que je verse eussent été d'autant plus difficile à vos yeux de perles par ma faute, j'en suis conscient. J'inspire. Profondément.

Pardonnez-moi, Elizabeth. Je vous en conjure, pardonnez-moi.

Réussis-je à articuler. Sans parvenir à calmer ma tristesse. Je lève le regard, derrière des cheveux noirs qui veulent cacher mon visage de glace. Elle s'éloigne. C'est à elle de m'abandonner. Je me redresse en avalant difficilement. Je la regarde. Je ne bouge pas. Je devrais lui sauter au cou. La retenir. L'empêcher de quitter les lieux... Mais elle est maîtresse de sa destinée. Ce que j'eus compris depuis très longtemps. Et a emprise sur la mienne, ce que je comprends de jour en jour. Dans ma paume, l'anneau est toujours fragile et délicat. Il me brûle la peau en cercle vengeur. Je vois ma douce damascus s'éloigner et autour de moi le grenier s'écroule.

Je vous aime.

Je ne lance qu'à sa direction. L'amour au ventre, à la voix, et à l'œil de larme que je lui tends.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Sam 19 Avr - 15:51









Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly


Un Jour, Mon Prince Viendra !

Elizabeth tentait plus que tout au monde de ne pas se laisser faire par ses émotions. Si elle ne devait que s'écouter, elle s'arrêterait, se retournerait et plongerait son regard dans les yeux si magnifiques de son interlocuteur. Comme la jeune femme aimerait parcourir ses cheveux en batailles d'une main douce. Mais elle n'en avait pas le pouvoir, son cœur ne pouvait le lui autoriser. Tout ce qu'elle devait faire, c'était de prendre son mal en patience. Il n'y avait qu'une seule façon pour eux tous de s'en sortir : il devait faire le premier pas. Son âme était bien trop meurtrie pour pouvoir le faire à sa place. Délicatement, elle mit un pied devant l'autre avant que tout son corps ne se fige brutalement au son de sa si humaine voix. Il l'aimait. Aimer du plus fort que l'on ne pouvait jamais aimer. Sa voix fut comme une caresse sur son cœur, comme si tous les maux pouvaient être supprimé par la simple écoute de cette fragrance vivante que l'on soupirait si facilement. Elizabeth eut un sourire des plus tendres. Comme elle aurait rêvé tout oublier à nouveau pour retomber amoureux de Morgan de la manière des plus pures. Retrouver l'innocence des premières secondes à jamais oublier. Une main passa le long de ses cheveux noirs pour descendre sur son cou blanc, il s'agissait de sa propre main. Mais elle ne s'en rendait pas compte, pour elle, c'était comme si Morgan lui-même déplier sa main pour la toucher. Dieu qu'elle aimerait qu'il la touche.

Prononcer le mot Dieu dans son esprit lui faisait presque mal à l'oreille et une sensation de torsade dans tout le corps. Cela la rendait toute brûlante, avec des piqûres partout dans le corps. Elle avait plus que tout envie qu'il la protège de ce ressentiment presque douloureux. Les yeux fermés, elle tituba quelques secondes.

J'ai...j'ai mal...

Son front devennait fiévreux, ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'elle en s'effondre. Son corps tremblait de toutes ses forces. Etait-ce depuis qu'elle avait prononcé ce mot dans son esprit. Mais...je veux dire...vraiment penser ? Un soupir s'étendit sur son cœur. Ses sens se perdirent, les battements de son être finirent par se descendre à leur plus grand minimun. Elle finit par tomber à genoux au sol. Qu'il la prenne dans ses bras, par pitié. Qu'il offre son amour comme couverture et qu'elle puisse l'étreindre à tout jamais dans un sommeil plus que perdu. Ses mains frolèrent la poussière du sol, dans ce grenier que la lumière de l'extérieur venait transpercer avec douceur. Mais à cette seconde, toute la lumière qu'elle voyait ne faisait que lui blesser les yeux. Que pouvait-on faire contre cela ? Elle soupira une dernière fois et s'effondra sur le sol, complètement. Ventre à terre, elle tenta de se remettre sur le dos pour pouvoir mieux respirer. Ce qu'elle fit non sans un grognement guttural. Se pouvait-il que...non, elle n'avait pas vu de couleur rouge, alors pourquoi elle ne semblait plus pouvoir avoir le contrôle d'elle-même. Ses derniers mots avant de sombrer dans le sommeil furent :

Je t'aime.




Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Dim 20 Avr - 6:54


un jour je deviendrai
ton prince, douce damascus




Il a cette attente qui figure dans les quelques secondes d'un vie à siècle. Celles qui font fondre, qui tuent, qui détruisent, qui grincent, qui effondrent le grenier autour de soi... Je suis crispé tant que mon œil n'y voit plus clair. Mais je la contemple, Elle dont je suis le concupiscent, le dévoué et le donné. Elle qui s'éloigne de moi. Je lui eut crié l'amour, elle me donne à l'instant le silence. Je me meurs, à petit feu. Elle répond.

Qu'elle souffre. Et cette réponse me crucifix sur place. Telle soit Sa volonté. À Elle, mon Ange blanc. Je sais Ô combien elle souffre. Je sais ses martyrs. Dont je suis le coupable, que je n'aurais jamais désirés et qui m'arrachent le cœur. Je lui donnerais mon myocarde et mon aorte à me l'arracher à l'instant s'ils eussent put éponger ses douleurs. Mais elle a mal, et je suis impuissant. À n'oser m'approcher d'elle et caresser ses cheveux à la place de sa menotte tremblante. Risquer de m'en approcher encore pour la blesser davantage? Je préférerais mourir que d'agir une fois de plus de la sorte. Je sens toujours son souffle sur le mien, de notre proximité plus tôt si douce, si parfaite... Je me retourne.

Pour lui faire dos. Je n'ose observer davantage ce corps meurtris, dont je me tue à ne pas aller cueillir. Que j'aimerais de tous mes pores prendre dans mes bras, qui est une fragile pétale sous mes actes de brute. Je fais face à un rayon de soleil qui ne me donne rien. Et je sens la nausée m'absorber. Tant je suis de colère, de chagrin, d'angoisse, de... Tout. J'attends les pas de sa fuite. Un bruit mat.

Je me retourne. Spectacle d'horreur. Accoure vers elle. Effondrée sur le sol. Mon pouls cesse et vient se craqueler mon larynx qui ne veut plus respirer. Ma voix déchire l'air de son prénom que je lance. Que je lui lance, comme s'il eut été une bouée dans l'océan. Je me penche sur ma douce damascus. La retourne pour voir son visage. La savoir toujours vivante. Sueurs froides et cadences de galops à ma poitrine. Viscérale torpeur qui me frappe en plein les tripes. Et me vient à l'oreille son dernier murmure pour m'adoucir. Je renais.

Je t'aime. C'est ce qu'elle a murmuré. Ce tutoiement qui veux tout dire. Et je constate sa respiration faible mais régulière, et je prends éternité de secondes à réaliser que ces trois mots m'étaient destinés. Je soupire dans un rire qui pleure. Je ne sais plus comment suis-je. Je suis le plus malheureux des heureux. Sous mes yeux, mon amour inconsciente. Sous mes yeux, mon amour qui m'aime. Je la prends.

Dans mes bras. Si doucement qu'on aurait put croire que je la prenais pour un poupon. Je fixe son visage endormi; il est magnifique et glaciale à la fois. Si pâle et triste... Et je ne peux cesser de l'admirer. Il me tue et m'enivre. Elle m'aime. Et il aura fallut de son achèvement, causer par mes aveux, pour pouvoir me le déclarer. Pourquoi ai-je dû en arriver là? Je serre les dents. La regarde toujours. Et lui promets de par la plus sincère des prières à Notre Seigneur que je changerai. Les choses doivent changer. Que nous vivions cet amour ou pas. Pour elle. Pour Elizabeth. Ma douce damascus. Je marche.

Gardant son corps inerte et tiède contre le mien. Je sais très bien où est sa chambre; mes pas nous y conduisent d'instinct. Sans que je n'ai à dériver un seul instant ma prunelle de ses yeux clos. J'ai l'œil déterminé et amoureux. Celui de la puissance de l'ambition et de la pauvreté du minable. Parce que je ne suis rien à ses côtés. Un marche lente et interminable jusqu'à sa porte. J'avale difficilement et termine ce pèlerinage devant son logement. J'ouvre.

C'est une chambre que je connais du bout des doigts, qui eut été imprimée mille fois dans mon esprit de tous les rêves et tourments. Je referme la porte derrière nous. Je m'approche de la couchette. J'ai une impression de déjà-vu. Parce que j'eus imaginé mille fois la porter à son lit de noce, sans doute. Je l'y dépose tranquillement. Elle semble morte, et cette pensée me glace le sang. Pourtant, je sais que ses poumons font toujours lever et baisser sa gorge. Je la regarde étendu sur le lit, assis à ses côtés, un long moment. Très long moment. Sourire en coin, parce que je ne sais plus faire autrement. Comme si la princesse s'éveillerait au baiser du prince charmant. Ses lèvres, d'ailleurs, me zyeutent. Pourrais-je m'y permettre un baiser? Je me penche.

Lentement. Vers son visage. Pour retrouver une bouffée sur la mienne, et quelques centimètres capricieux nous séparant. Ses pulpeuses de mes tentées. Je ferme les yeux. Je me sens verve et de toutes les effervescences, comme un miracle m'eut été donné. Puis je me pince les lèvres. Renonce. Je redresse mon menton pour déposer plutôt ma bouche sur son front, y laisser un baiser attentionné et imperturbable sur des secondes de dérivent. Jamais il n'eut de plus savoureux contact à ma souvenance. Et mon âme lévite à cette Grâce de l'Ange de coma. Je verse une larme qui s'effondre sur sa peau et détruit le contact. À me relever tout aussi doucement. Je l'observe un moment, au-dessus des larmes qui se font pluie, et caresse doucement sa joue. Je me relève.

À sa salle de bain, je vais chercher linge et cruche pour nettoyer son visage de la fièvre et l'abreuver qu'elle ne se déshydrate. Je ne prends évidemment pas soin de la dévêtir, mais la glisse plutôt sous les couvertures. Ouvre de peu une fenêtre pour laisser l'air frais la purifier. Je la soigne. Précieusement. Parce qu'elle est Tout. Je n'ai l'autorisation dès lors de rester à son chevet. Pour la raison qui m'empêchera de dormir pour des siècles et des siècles: le lanceur de poterie. Le dément. J'ignore l'état de leur relation à ce stade et ne veux surtout pas la détruire de la présence. Mensonge à moi-même: je le veux plus que tout. Je ne le ferai pas. Pour ne pas la briser davantage. Alors je laisse mon Ange se reposer, seule, après avoir laissé à son cheveux un damascus fraîche et ce bout de parchemin:



Alors vous faites de moi le plus comblé des hommes.


©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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"Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini]

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