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"Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini]

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MessageSujet: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Lun 27 Jan - 22:59





















Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly

~Un jour...Mon Prince viendra....~



Les sombres et vaporeuses fumées de la salle des machines en avait fini de la belle robe pâle de blancheur appartenant à la jeune femme, quand bien même la poussière avait depuis bien longtemps ternis son immaculée beauté. Les cheveux noirs volant irrégulièrement aux grès de ses pas, la douce avait voulu grimper dans les étages. Elle le faisait avec énergie et volonté: après tout, quand on avait goûté à la terreur quasi-palpables des terrifiants égoûts de souffres en sang, on ne pouvait qu'avoir envie de savoir si le ciel était plus beau vu d'en haut. Enfin, vu d'en haut. Vu du grenier, plus précisément. Qu'elle était lasse de ce jeu de cache-cache, de ces poursuites, de cette lutte incessante pour une survie totalement précaire, aussi fine qu'éphémère. Non pas qu'elle eut envie de mourir ou sortir, non...c'était bien plus compliquée que cela. Elle avait encore beaucoup trop de choses à apprendre et elle ignorait ce qu'était le monde à l'extérieur. Calme et sereine, voilà comment l'écrivain abordait le dernier escalier avant de monter sous les combles des toits.

Serrant les dents pour finalement se laisser envahir par les odeurs d'oiseaux, ceux-ci lui rappellaient d'étranges et mauvais souvenirs. Des mémoires qu'elle aurait voulu faire détruire dans les bougies, tellement elles l'avaient faite pleurer pendant des nuits et des nuits avant qu'elle ne se décide à remonter la pente. Elle se souviendrait toujours de cette soirée. Cet homme, Morgan, ayant pénétré sa chambre dans le silence du crépuscule pour y déposer une douce lettre à son cœur...comme tous les soirs. Mais cette fois-ci, il s'était fait prendre par la jeune Elizabeth. Il avait fuit jusqu'à se faire acculer par la belle. A cet instant, elle aurait juste souhaité le prendre dans ses bras et oublier les malheurs que leur causait cet affreux endroit. Après toutes ces lettres et ces mots échangés, cette tendresse sous-jacente, elle s'était attendu à autre chose qu'à cette feignasse timidité. C'était mignon...mais là, cela l'agaçait à cet instant. Elle aurait voulu qu'il la rassure et la protège. Au lieu de cela, il était parti comme un abominable lâche et son cœur de femme s'était retrouvé brisé en milles morceaux.

Abandonnée comme un amour qui n'aurait trouvé sa réciprocité, elle n'avait eu d'autres choix que de retourner dans sa chambre et terminer ses larmes dans son lit. A la lueur du jour, elle était sorti pour se trouver quelques âmes charitables pour l'aider dans son malaise ambiant qui tremblait dans son cœur détruit. Se trouver un ami parmi les ténèbres de ses murs.

Quelques jours plus tard, cela faisait maintenant un temps que la belle n'avait eu de nouvelles de Morgan, son précieux ami qui n'avait été qu'un fieffé lâcheur. Du moins n'en avait-elle pas eu depuis sa disparition dans les sombres couloirs. Ellle avait décidé de partir pour songer, rêver à la lueur des meurtrières sur un possible amour perdu, sur une alliance dont elle ignorait encore le possesseur jumeau...Si Morgan avait vraiment été une part de son passé, ce serait-il vraiment ainsi enfui? Elle n'avait eu aucune arrière pensée en l'invitant à son lit...sa chambre n'avait tout bonnement pas de fauteuil ou de canapé, seulement une chaise et le lit. Et elle avait eu envie de le sentir près de lui, pas loin sur une chaise.

S'asseyant sur une caisse poussièreuse du grenier, elle laissa son visage baigner dans la lumière en dehors qui s'échappait des pigeonniers. Un sourire triste et tendre éclara son air, tandis que ses mains carressèrent son alliance. Levant la main criminelle, elle porta la bague à hauteur de ses yeux et songea en chantonnant:

Elizabeth: Un jour...mon prince...viendra....






Flow Into The Vicera

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Dernière édition par Elizabeth C. Dieron le Dim 20 Avr - 10:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Mar 4 Fév - 5:54


un jour je deviendrai
ton prince, douce damascus




Je glisse le bout de mon doigt sur le lit de poussière qui fait drap doux et soyeux sur la centaine de livres se trouvant dans ces rangés. Il y a l'écume d'une lumière jaunâtre qui dessine les sillons des pleures du Seigneur par un soleil timide à travers les carreaux d'une fenêtre inatteignable. Dans le plafond, un trou qui est conclusion d'un intempérie, une branche qui s'y est glissé et qui pousse comme si la vie était possible dans ce manoir. Et une chaleur surprenante est dégagé par cette fente. Certainement pas à cause du froid de la neige à l'extérieur. À cause de ce peu d'oxygène frais qu'il nous est offert. Miraculeusement. Je toussote.

Faiblement. Dans le creux de mon poignet. Sans un bruit. Je ne sais trop si je suis seul dans ce grenier, et je ne tiens à dévoiler la présence d'un quelconque monstre. Quoi qu'il en serait surprenant: ils se tiennent habituellement sous les pieds des dormeurs, beaucoup d'étages plus bas. Quoi qu'en ces temps, nous ne sommes jamais certain. Je préfère faire subtil plutôt que d'alerter l'âme morte vagabonde. Et puis, j'ai une tâche: je tiens à retrouver les morceaux de mon journal éparpillés à travers le manoir je ne pourrais dire par quel sortilège. Du même coup, je feuillette les ouvrage abandonné. Il n'y a pas que des livres. Des fioles, des vases, des statuettes sans valeur et quelques fourrures usées sont parmi les décombres de cet haut étage. Tout est rangé précieusement et de manière bien ordonné dans des coffres. Je cherche.

Toujours. Mais ne trouve rien. Aucune trace de ma plume. Cela fait maintenant trois heures que je fouille ce grenier sans résultat, mais qu'aurais-je d'autre à faire? Confronter Elizabeth. Mon cœur chavire à penser à cette jeune femme. Qui eut changé ce que j'ai en mémoire de ma vie. Qui a sut la rendre puissante, à nouveau, et à donner à mon myocarde une toute nouvelle manière de battre le pouls. Je ne peux évincer sa peau, ses lèvres et son regard de ma mémoire. Elle est une douce damascus qui, contrairement aux autres, ne peut s’effacer de mon crâne. Mais je ne peux aller cogner à sa porte. Beaucoup trop d'angoisse m'y rattache, beaucoup trop d'effronterie aussi. Peu importe, je n'eus pas fait ces recherches en vain. Je sais maintenant que le grenier est sans doute à proscrire de mes recherches. Je soupire de découragement et sens la cire m'envahir l’œil. Je m'appuie sur un coffre. Et je vois.

Cette feuille. Qui porte mon écriture. Je crois halluciner une moment. Je la prends. Mes mains tremblent. Je ne rêve point. Il n'y a aucune signature. Mais ce parchemin, cette encre et cette manière d'écrire est la mienne. Je ne peux me souvenir d'avoir été cet homme, mais je peux apprendre à me connaître de jour en jour. Solution précaire et tremblante, mais toujours plausible. Je lis:

Août 1889,

Rose a cette habitude qui fait fondre mon cœur.

Elle adore se maquiller, comme toutes les fillettes de son âge. Le maquillage de Elizabeth est donc souvent utilisé. Je devrais la gronder, mais je ne peu m'y résoudre. Et lorsque le cœur s'y met, elle me maquille aussi. Nous rions tellement! Elle s'amuse à ne faire d'immenses sourires sur les joues avec un rouge à lèvres, ça m'amuse beaucoup. Ça me rend fou de joie de la voir si heureuse. Je ne laisse faire.

Et Elizabeth entre dans la chambre, nous regarde et ne peut s'empêcher de rire comme la fillette. Je les contemple, je souris.


Ma respiration est rêche. Trop d'information sur mon passé me sont cassées contre poitrine. Je manque un battement, puis un souffle. Je gémis par la douleur d'un tel choc. Je ramasse l'air à coup d'inspiration et me redresse pour marcher et diluer les battements de mon cœur. Je pleure. Tendrement. Je souris. Cette page parle de maquillage - qui explique peut-être celui que j'eus volé à Salomae? - de Rose, que j'aime à la folie mais dont j'ignore la relation avec moi malgré le fait que l'on se maquille l'un l'autre bien étrangement, mais surtout... Surtout il y a Elizabeth. Elizabeth. Ce ne peut être une coïncidence. Se peut-il? Rose... Cette Rose... Serait-elle une fillette..? Ma fille? Je lis pour la centième fois la lettre. Je porte une main à ma bouche qui veut éclater de sanglots, la passe dans mes cheveux. Et si par quelconque don, cette Rose serait ma fille... Elizabeth serait-elle la mère? Je sursaute.

J'entends un bruit plus loin. Je grelotte tellement, ma cervelle bouillonne et les pluies de sels m'empêchent de voir le bout de mon nez. Je fais hyperventilation et je panique. Puis réussis à trouver une coin plus chaleureux. Juste au dessus de ce trou dans le plafond. Je redresse le menton et suis gorgé de lumière. Celle du soleil. La plus pure et chaude qui soit. Je me calme automatique. Mes membres se détendent à nouveau. Mes lames sont de silence et de respect. Peut-être n'est-ce pas ma famille sur cette page. Qui sait? Une voix.

Qui ne m'effraie pas ni me fait sursauter. Je la reconnaîtrais entre mille. Elle chantonne, si finement. Avec une grâce, celle de l'ange ou de la pétale. Il s'agit de ma douce damascus et de son accent de la France qui me donne toutes les cassures à l'aorte et les nœuds à la gorge. Ses paroles sont inaudibles, je m'approche à pas de loups. Est-ce vraiment elle? Ou suis-je encore en état qui m'est incontrôlable et irrécupérable? Je n'aurais pu dire. Mais je suis soudainement bien léger. Je me dirige toujours aussi silencieusement vers cette voix. Puis je peux contempler ma douce damascus prendre bain de dorée halo, entre la poussière de fée et le chant des sirènes. J'expire en grande subtilité et l'admire. Je fonds à la voir, à l'entendre, comme toujours. Dans mon coin. Tapis. Je lis cette page de 1889, la regarde, reprends lecture. Elizabeth, est-ce toi? Je m'approche.

Très près d'elle. Dans son dos. Je suis d'une vague d'émotion bien franche et drastique, je parle. Je dis. D'un souffle. Bien bas et velours pour ne pas l'effrayé, et parce que mon cœur à lui seul parle à cet instant. Ce que jamais je n'aurais eut le courage de dire s'il n'avait été de cette lettre. Un murmure, presque:

Dans une autre vie de souvenance, j'eus été votre prince. Sinon, je donnerais tout ce qu'il me reste d'esprit pour pouvoir l'être maintenant.

J'avale difficilement. Je ne sais trop me défaire des pleures encore, mais je les ravale, du moins. Ce même bout de doigt qui eut parcourut le bouquin vint dessiner l'aile d'un ange gardien sur l'épaule de ma douce damascus. Peut-être sa robe est-elle abîmée, mais sous celle-ci ce trouve la plus ravissante des beautés. Ma main effleure sa peau de lait, éradique les frissons et affame les tentations. Ma prunelle frôle ses lèvres et y plonge d'avide pensées. Retire ma main.

Je me retourne délicatement pour lui faire face. Son visage me submerge de tant de rêves et en revient toujours plus magnifique, déstabilisant. À ce tel point que je sens m'effondrer. Je pose un genou sur le sol, bien maladroitement. Pour être à sa hauteur, et pour ne pas chavirer. Et jamais mon regard ne peut se détourner de ces perles qui sont, à la lueur faible et envoûtante du grenier, des diamants à mille étincelles.

P-p-pardon-n-nez-m-m-moi mais est-ce qu-qu-qu-qu'il s'agit de v-v-v-ous? Dites-moi, je v-v-vous en conjure...

Mon regard est celui de l'amoureux. Et il implore. Alors que ma main tends la page d'Août. Je déglutis, une fois de plus, bruyamment. Mes paumes tremblent. Et s'il ne s'agissait pas de la même Elizabeth? Je serais perdu. Et toujours complètement amoureux de celle qui porte les vermeilles de tous les amours.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Mar 4 Fév - 21:41












Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly

«Un jour, mon Prince viendra...»




La belle ne cesse pas sa litanie, caressant la surface polie de la bague en or. Etait-elle bien en or d'ailleurs? Peut-être n'était-ce que faux, qu'illusion, que mensonge et tromperie dans une orchestration de beauté. Après tout, c'était entièrement de quoi ce manoir était fait au fond, d'illusions. La lumière tendre des éclats luminaires s'approche de ses cheveux d'encres pour refléter toute sa beauté, malgré la poussière, malgré les ténèbres. Une étrange odeur d'oiseau règne mais elle n'en a que faire, ce n'est pas l'important de l'instant. Tout ce qui l'intéressait à ce moment précis, c'était la courbe délicate et précise de son alliance. Oui, car tel était le mot qui désignait ce magnifique petit objet qui illuminait à la lueur des flammes de l'astre magique. Le soleil. N'y avait-il pas de plus beau arrangement de lettre pour décrire une splendeur pareille? Elizabeth profitait un maximum de ce don divin, tellement rare il était le temps de trouver semblable ensoleilemment quand on était dans ce manoir. Tant de lourds écrins de ténèbres dans lesquelles on ne pouvait que se perdre. Mais Elizabeth ne se plaignait pas du manque de lumière, cela ne lui manquait pas réellement...juste que de temps en temps, ce n'était pas non plus chose dispensable.

C'est alors que quelque chose de différent vint troubler le repos de son oreille. Un bruit. Un soupir, un murmure? Un pas dans les obscures recoins du grenier? Elle n'en savait rien. Elle ne voulait pas rompre son observation, et puis de toute façon elle ne comprenait rien de ce soupir qui devait probablement venir du vent entre les rayures bleutés du toit, là où le ciel même pouvait venir chanter avec son cœur. La belle ne demandait que cela de toute façon. Mais c'est alors qu'une brise vint caresser son épaule. Son regard se relève, mais ce n'est pas pour voir le vide spectral de sa solitude. Non...c'est lui. Lui, dans toute sa chaude beauté, son regard perçant qui vous porterait un cœur au paradis. Elle ne voit que la lumière du soleil refléter ses yeux pour y donner davantage de magnificence. L'écrivain retient son souffle, sa main à l'alliance devant son visage se reserre. Son pouce vient caresser la surface dorée tandis qu'elle se mord un coin de ses rosâtres lèvres. Etait-il le jumeau à sa bague d'or? Non. S'il l'était, il ne se serait pas enfui comme cela. Il ne lui aurait pas brisé le cœur de cette manière. Ce même cœur qui à présent hurlait sans savoir quoi dire. Etait-elle soulagée de le revoir? Attristée? En colère? Profondément heureuse? Elle ne le savait, c'était un parfait mélange inconnu de sentiments qui se dévoilaient lentement en son cœur. S'il te plait...

Une lettre bien étrange il lui tendit alors, sans autre parole. Pas un seul pardon. Pas de salutations. Pas un seul mot doux contrairement à toutes ses précédentes lettres. Comment ose-t-il ainsi se représenter devant elle alors que la dernière fois qu'ils s'étaient vus, il l'avait abandonné à sa chambre, dans sa frêle solitude, dans sa froide et glaciale cage? Elizabeth fronça des sourcils. Il ne voulait pas d'elle, il ne faisait que se servir d'elle pour obtenir une information. Sans même prendre la lettre, sans même répondre à sa question, elle suréleva la tête pour y lire quelques bribes. Rose? Elle ne connaissait aucune Rose. Du moins pas de Rose assez jeune pour ainsi jouer avec du maquillage. Elizabeth, elle? Jamais elle n'avait connu de Rose. Jamais elle n'avait rit aux imbécilités d'une Rose. Jamais elle n'avait eu d'enfants pouvant s'appeler Rose. Jamais elle n'avait eu d'enfants. Elizabeth se releva alors brutalement de l'endroit où elle prenait son repos et frappa la joue de Morgan d'une claque bien sentie grâce à l'appui de sa bague. Seulement, le coup lui assoma également la main, sa peau s'étant coincée avec son alliance. Elizabeth s'éloigna d'un pas et s'écriant tout en regardant tour à tour sa main dérangée et le visage de l'opportun.

Elizabeth: Comment osez-vous? Me voir. Ainsi. Me questionner ainsi! Vous n'êtes qu'un lâche!

Son cœur se brisa un peu plus à ses paroles. Au fond d'elle, la belle sentait qu'elle n'aurait pas du dire ces paroles qui la brisaient elle-même à l'intérieur. Non, elle ne pouvait pas laisser passer une pareille faute. Son âme n'avait pas été atteint, mais ses émotions durement. Elle n'était pas un jouet que l'on interroge et abandonne, que l'on chérit par trop de lettres romantiques pour la laisser ensuite tomber. Son regard se fit dur, bien que tremblant d'une humidité discrète sans sans conséquence.




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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Ven 7 Fév - 5:26


un jour je deviendrai
ton prince, douce damascus



Musique thème :: Lily - Jessica Curry


J'attends. Et l'impatience est l'élan de l'appréhension qui me déglutie une parole silencieuse hors de ces pulpeuses vermeilles. Je vois son visage d'Ange qui est rapiécé par un désappointement qui fulmine au creux de sa gorge. Comme si j'avais lu ainsi des centaines de fois auparavant, mais en ma mémoire, il s'agissait de la première. Ma pupille qui s'est agrippée à ses rondes joues à caresser ou à pleuvoir, qui font berceau de la tentation de tous les Saints, elle descend maintenant sur son cou, son poitrail, ses bras et ces mains de fées qui tiennent la compromise lettre d'Août 1889. J'y vois l'anneau. Elle ne me donnera de réponse. Une claque.

Alors qu'elle s'est relevée d'un bon. Dans sa grandeur et sa grâce. Elle me frappe. En plein visage. Cet or d'alliance percute ma mâchoire qui se meurtrie d'un sonore éclatant et résonnant dans le grenier. Percuté sur le côté, mon visage qui garde position de profil. Je sens mon visage balayer la poussière flottant dans les rayon de cette fente au plafond. Autrefois si chaud. Autrefois bienveillant. Un frisson me coupe. Je rougis, de friction et d'émotion, sous ma tignasse qui bloque de sa vue mon visage pétrifié. Regard écarquillé qui s'écoule d'un salé penchant au coulis plus qu'au ruisseau. Elle me porte le crie. Je pleure. Non parce que le coup est douloureux. Parce que le savoir porté par ma douce damascus m'est plus que décès. Mes mains se joignent.

Doucement. Très lentement. Alors qu'un silence envahi cette place qui aurait put se porter à la tendresse et qui a chaviré dans l'aveux et la franchise abrupte. Et je vais tâtonner la bague à ma gauche main. Si je comprends Elizabeth? En ma cervelle, mille et une questions qui se faufilent et font chemin à mon raisonnement. Je comprends son acte. Sa pensée. Parfaitement. Et en déclic, je l'approuve plus qu'elle-même. Mon interrogation est autre: risque-t-elle de m'offrir le pardon un jour? Que suis-je devenu à ses yeux? Qu'ai-je toujours été? Et dans tout cela, il y a toujours ce vide dans l'air qui m'abrutit encore et toujours en lâche. Mes lèvres s’entrouvrent, tremblantes et frimousse d'inquiétude. Je fixe sans regarder l'armoire à ma gauche. Je parle.

Et il y a lourdeur comme légèreté dans mes voix. Parce que je déballe trop de sentiments. Que jamais je n'eus crut capable en courage d'offrir à ma douce damascus, point après si peu de temps. Mais la peur me dévore et m'avale d'un coup: j'ai peur, terriblement peur de la perdre. Et malgré la franchise qui ne pourrait être plus exact de mes paroles, je la veux toujours à mes côtés. Car elle me garde en vie et a appris le pouls à nouveau à mon myocarde. Car il avait oublié. Alors je tourne mon menton vers elle et mes paroles d'agneaux disent en un presque murmure. Elles disent, sans relâche et sans retenue.


Oui. Je sais. Ne m'en pardonnez point si le cœur vous en chante ainsi. Ce cœur... J'épuise mes nuits et mes âmes qu'il soit heureux, mais bien regrettable à moi de ne pouvoir le satisfaire comme... Comme je le souhaite tant...

Je fais pause. Les sous-entendus de mes mots me glissent des dents et serpentent dans mes phrases. Je penche légèrement ma tête sur le côté et plisse mon regard: il est amoureux et n'a que de yeux pour celui de ma douce damascus. Mais toujours je continue du même rythme:

Je suis un lâche, les mots sont justes. Et que saurait faire un lâche devant l'Ange? [...] De par quelques lettres... De par quelques échanges que j'eus misérablement anéantis... Tout ce que je désirais était votre bonheur et votre amour. Mais je suis incapable d'agir proprement devant celle qui m'empêche, la nuit, de cauchemarder.

Je m'arrête. Baisse mon regard sur ses mains. Celle qui m'a frapper et celle qui est interdite. Je les prends toutes deux, avec finesse et douceur. Comme l'enfant qui frôle la bête. Ou son cadet découvrant l'amour.

Cette alliance... Que vous portez... Est identique à la mienne... Et je donnerai corps et âmes pour qu'elle soit jumelle, si vous saviez...

J'avale difficilement. Ma gorge est soudainement sèche comme le désert pourrait me l'accorder. Je délivre ses menottes qui font la brise entre les paumes et redresse nerveusement mes mains au niveau de ma poitrine comme l'homme timide que je suis.

Je m'en veux terriblement de ne pas être celui que vous méritez. Si vous saviez... Je vous ai tendu cette lettre parce que je panique. Parce que je suis effrayé. Et par dessus tout, parce que j'espère que vous soyez cette Elizabeth...

Que vous soyez ma femme. Si j'ose deviner. Je regrette. J'ai honte. Je baisse le menton et détourne de peu mon regard de son visage pour s'appuyer au vide. Je suis écarlate. Pour sûre. Je sens les brûlures me monter aux pommettes.

Je suis sincèrement navré, mais je ne suis sans doute pas le prince que vous attendez, même si j'en rêve.

J'ai envie inéluctable de prendre fuite. Mais je reste cloué sur place. La frayeur de perdre l'inatteignable Elizabeth est plus grande que la frayeur de la honte. Et je fais prière à notre Seigneur pour mourir à cet instant et m'épargner la suite des catastrophes. Pour m'échapper de cette gêne sans issue, j'ajoute:

Je souhaite seulement... Que nous restions... Amis..?

Derrière mon rideau de cheveux.


©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Dim 9 Fév - 23:06











Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly

«Un jour, mon Prince viendra...»





Elizabeth avait le sang qui lui montait aux joues, toujours plus fortement et délicatement. Elle venait de baffer l'homme qu'elle aimait, de lui administrait la claque la plus tempétueuse qu'elle pouvait offrir alors que son cœur lui hurler de ne pas le faire. Sa main la blessait maintenant, de cette petite coupure que lui avait occasionné sa propre bague de mariage. D'une union sacrée avec un parfait inconnu qui avait perdu son identité dans l'esprit de l'écrivain. Quelle souffrance... Elle ne pouvait réellement comprendre ce qui avait voué sa main à un tel échec, quand bien même elle avait atteint le point de non-retour. Son cœur battait trop pour être honnête, elle ne souhaite juste qu'une chose: qu'il s'arrête. Doucement, elle retourna les talons complètement pour se mettre en face de cette homme qui était encore là, sans y être pourtant. Elle voulait qu'il se fasse pardonner, qu'il se relève et la prenne dans ses bras, même de force, pour lui dire qu'il l'aimait et qu'importe qu'elle soit ou non LA Elizabeth, qu'il l'aimerait quoiqu'il advienne. Oh oui, quoi qu'il arrive. C'était la seule façon pour guérir le cœur brisé de la douce. Ou tout du moins, lui offrir un temps de répit où elle lui pardonnerait entièrement. Oh, Morgan, quittez votre prison d'esprit froid et venez donc vous réchauffez auprès de moi...son corps se mit à trembler à cette pensée, mais elle voulait juste pour une fois...ne plus avoir froid. C'est alors qu'il se mit à parler.

Il parla, encore et encore, des mots qui touchèrent la pauvre petite en plein cœur. Il voulait que son alliance soit jumelle de la sienne...il voulait qu'elle soit la femme de ses souvenirs? Elizabeth retint son souffle sans un mot, sans un soupir, juste une espérance brûlante et glaciale à la fois qui soutenait ses bras contre sa poitrine. Elle voulait ainsi empêcher son cœur de battre trop vite. Elle ne voulait pas qu'il entende son cœur battre. Il lui prit les mains, les caressant de sa peau si belle, si douce. La jeune femme aurait voulu qu'il les prenne avec plus d'envie, plus qu'amour encore. Tout cela était-il vraiment possible? Il lui avouait ses sentiments en pleins dans l'élan de la colère féminine. Il voulait l'apaiser de ses mots, et c'était ce qu'il se passait. Le cœur d'Elizabeth, à l'écoute de mots si agréables, se calma, ou du moins s'évapora de toute sa colère et ne fut plus que tendresse réciproque. Embrassez-moi, pauvre fou...Elle le suppliait de toute sa force mentale. Mais il n'en fallut pas plus pour qu'il lâcha ses mains, continuant une tirade qui avait tout l'air d'une déclaration d'amour. La romancière avait de plus en plus chaud autour de son cou, ne pouvant expliquer cette soudaine bouffée qui la prenait. L'amour? Elle était vraiment amoureuse? De cet homme qui l'avait abandonné à sa solitude et qui maintenant lui parlait dans un langage si beau qu'elle en tombait en pâmoison? On dirait bien. Cela ne la dérangea pas, même si elle poussa un petit gémissement en sentant ses mains redevenir libre. Mais c'est alors qu'il lâcha les plus terribles mots de ce monde, ceux que la belle n'aurait jamais voulu voir écrit sous sa main. Rester amis. Son cœur semblait la lâcher, elle ouvrit et ferma la bouche comme un poisson et porta la main à sa bouche:

Elizabeth: Je...Morgan...vous...je...

Jamais elle n'avait autant bégayer, elle ne savait pas quoi dire, pas quoi faire, pas quoi se faire croire au milieu de tout ce cauchemar.

Elizabeth: Je suis peut-être ta Elizabeth...mais je ne me rappelle pas avoir enfanter...

Sa main trembla sur celle qui tenait la bague en or. Maudite prison d'orichalque couleur soleil. Pourquoi te trouves-tu sur un tel chemin d'ébène et de ciel? Elizabeth soupira et son visage traduisit la plus grande des souffrances:

Elizabeth: Je voulais juste que vous vous faites pardonner de m'avoir abandonner dans ma chambre...toute seule...dans le froid...alors que je vous suppliais de revenir...





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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Sam 15 Fév - 6:29


un jour je deviendrai
ton prince, douce damascus




Je suis submergé. De honte. De caprice. De délices insoutenables et improbables. De compromis qui veulent tout dire mais qui ne tiennent la route. Et je parle d'amitié à celle qui fait vibrer mon cœur comme tous les violons du monde lui donnerait le pouls du rythme de ce qu'on appelle la Passion. Je suis de silence et d'impatience. Mais j'attends. Et je me laisse couler vers le vide. Comme le flocon fait sa froide descente jusqu'à la terre pour retrouver ses milliards de jumeaux. J'entends.

Cette petite voix qui me nomme. Qui me vouvoie. Je redresse doucement le menton. À peine. Simplement pour pouvoir tracer mes prunelles sur la bague dorée qui emprisonne et ensorcelle l'annulaire de la belle. Puis ses lèvres qui sont, comme toujours, l'éveil de tous les pêchés à m'en donner les rêves les plus doux et les plus longs. Et elle m'imitait. De bégaiements qui ne voulaient encore rien dire. Diable! J'avais tout juste cloué son bec, son délicieux, magnifique, pulpeux bec. Je tremble. Je terrorise mes songes à l'idée de l'avoir pétrifié sur place. De gêne? De mal aise? De craintes? Peu importe. Je ne vois que je noir en son visage, et autrefois j'y voyais la lueur d'un iris à fendre la vue par sa beauté et sa brillance... Elle parle.

Enfin. Pour dire qu'elle ne se rappelait pas avoir enfanter. Je soupire presque de défiance et de désespoir. Bien sûre que non. Je ne me souviens non plus avoir tenu un enfant dans mes bras, qu'il soit mien ou celui d'autrui. Nous sommes tous deux dans cette situation de catastrophe, de ne plus être ce que nous avons été. De ne vivre que par le jour où nous apporte notre conscience un humain qui est ce qu'il est et peut-être été. Délivre-moi de cette prison, prisonnier d'une labyrinthe de ce que je ne sais plus. De par ta présence. Toi qui est dans la même situation. Se rappeler de quelque chose, d'un enfant, c'est-à-dire d'une tranche de vie entière serait un miracle qui est un luxe non permis en ce manoir. Je doute.

Alors. Peut-être n'était-elle pas cette fiancée que je souhaite tant avoir en présence. Peut-être sa bague à la phalange ne correspond-t-elle pas à la mienne. Pitié, Dieu! Aies pitié de nos âmes chétives! La mienne ne veut qu'aimer, celle de ma compagne n'est que plus douce! Si je commets pêcher de tomber amoureux d'une autre que ma femme, faites que l'oubli m'en garde par tous les droits chemins! Je sais que Notre Seigneur dans Sa bonté et Sa miséricorde ne saurait faire de tâche aussi abrupte pour un couple. Mais l'Homme en soi en est capable. Et je crains d'être tombé amoureux de la mauvaise Elizabeth. Et pourtant.

Et pourtant. Quand je regarde ces lèvres. Elles me rappellent un bonheur et un Amour qui est tranché d'un souvenir que je n'ai plus. Celui de ma cervelle ne capte rien, mais ma poitrine se gonfle de tant d'excès de folies! Des tentations et de leurs abysses: velours et chair de soie qui me viennent à la bouche. Je veux caresser cette peau de lait qui a été déjà sous mes doigts, j'ai l'impression, mais qui m'est à découvrir et à dévorer toujours et encore. Ses pores parlent d'eux-même et me disent de se dénuder à mes griffes de pêche. Je veux son cou, je veux sa gorge, sa poitrine, son ventre, ses cuisses... Sous un regard qui me donne l'intelligence d'une âme, celle d'un ange, et qui dessine sur ses lèvres celui qui dit l'Amour. Ses cheveux en cascade sur ses épaules sont la brise d'un poumon qui veut respirer à nouveau. Je veux y enfouir mon nez, y caresser ma joue. Tenter l'ouragan et goûter à ses lèvres... Pardon.

Je reviens sur Terre. Je cligne des yeux et réalise avoir fixé ces pulpeuses de rêve pendant des siècles de trop. Je deviens fous. En sa présence, uniquement. À l'idée simple qu'elle eut été mienne et que j'eus été sien. Peut-être. Une vie avant la nôtre. Je dois contrôle à mes pensées et mon corps qui ne peuvent déraper dans l'illusion. Illusion... Entends-je bien ce qu'elle me murmure? Échos de foi en mes tympans, je lève un regard ébahis sur elle. Le pardon. Elle ne demandait à ce que je me fasse pardonner! Pour l'avoir laissé seule... Je vacille.

Et mon regard brille. Tout simplement. Il scintille et s'enduit presque d'une pleure de bonheur. Mon visage en démontre de tel, en fait. Elle me pardonnerait? Pour mes affront? J'avais prié pour pires scénarios, et pourtant ils étaient ceux que j'avais osés imaginer. Je baisse menton - mon souffle est de surprise et de joie, il en convient. Et je regarde mon alliance qui fait parallèle au sien. Puis, j'empoigne ses mains avec la plus grande des douceurs. Je fixe son regard. Sans trêve. Je mets genou à terre.

Alors je vous implore. Pardonnez-moi. Je ne suis rien à vos pieds, mais j'y serais ce dont vous voulez. Pardonnez-moi, je vous en conjure. Que d'amour je vous souhaite, je vou...

Je voudrais vous donner. Je m'arrête. J'ai sourire aux lèvres. Pluie à la paupière. Je dois paraître pour un fou. Mais je suis fou. Fou d'elle. Le menton bien haut, je ne peux cesser de la contempler. Elle, dans les cieux. Tel un ange. Elle est parfaite. Et je suis fasciné par sa beauté. J'oublie presque de réparer la finale de ma phrase manquante qui va à peu près comme suit:

Que d'amour je vous souhaite.

Répétition navrante. Je serre les dents pour avaler fortement. Je remarque mon bégaiement moins présent. Assurance d'une Elizabeth sur momentos, ou peut-être confiance d'une chance donnée en surplus? Je me reprends:

J'ai été impoli. Grotesque. Odieux. Que faire pour me faire pardonner? Dites. Je suis tout ouïe.

Et j'implore. Littéralement.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Sam 15 Fév - 16:51











Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly

«Un jour, mon Prince viendra...»




Il est devant elle, transpirant de cet aura de beauté que l'on ne saurait décrire avec des mots plus sains et fous que doux et divin. Elizabeth n'aurait pu autrefois demander chose plus délicate à son regard. Mais cela, c'était avant qu'il ne la trahisse, l'abandonnant à sa solitude déjà si trouble à son cœur. Comment pouvait-il penser, espérer, se pointer ici à la tendre lumière de l'aube, dans ce grenierà la poussière tremblante, et ainsi parler à la jeune femme de cette manière? C'est purement incensée. Cela ne devrait pas être ou exister en cet endroit. Du moins la douce aurait aimé s'en convaincre, tant la surface délicieuse des lèvres de Morgan semblaient l'appeler comme on aurait appeler à la plus douce des tortures. Ne pas s'approcher, ne pas être tenter. Ne rien espérer d'autre que ce qu'il lui avait déjà offert: l'abandon et la solitude. Il n'y avait rien d'autres à espérer de ces gens là. Peut-être ne manquait-il pas d'amour, ses mots en révélaient le symptome. Mais cet Elizabeth dont il parlait avec l'étincelle dans le regard. Cela ne pouvait être elle...non...bien qu'elle l'aurait voulu. Son cœur était déchiré à présent, entre une partie d'elle qui voulait pardonner et tout reprendre à zéro...et une autre qui voulait lui faire payer pour cette atroce affront à la pureté simple de son front.

Doucement, l'écrivain prit une profonde respiration et attendit ce que le bel homme allait lui répondre en cet instant. Tout ce qu'il semblait vouloir, c'était retrouver cette Elizabeth. Et maintenant qu'elle lui avait dit n'avoir eu aucun enfant. Il allait s'en doute s'en retourner voir ailleurs si la Elizabeth n'était pas caché dans quelque placard humides. Et puis...s'il avait en effet eu un enfant...cela voulait dire que...qu'il...Les joues d'Elizabeth se mirent à rougir sans explication apparente. Enlève-moi cette image de ta tête! La petite jeune femme n'avait jamais eu souvenir d'aucune activité de ce genre dans sa vie. Elle ne se souvenait d'aucune étreinte, d'aucuns baiser. Comme si elle était de nouveau une jeune adolescente au cœur découvrant. Comme cela pouvait être frustrant. Elle serra les poings et secoua la tête pour effacer cette image indécente de son esprit. C'est alors que devant elle, Morgan s'agenouilla, portant à sa subtile image de fragilité la chevaleresque image du sauveur. C'était aussi la position que prenaient les hommes pour demander leur aimée en mariage...Non. Ne pas penser à ce genre de chose! Il lui demandait pardon...ah comme c'était facile d'ainsi parler après qu'elle lui eut dit le fond de son âme. Amour. Il parlait d'amour, avec cette voix qui ne tremblait plus. Ce bégaiment qui n'existait plus que dans des souvenirs. L'excitation vint à son cœur en entendant trembler ses mots dans l'air. Elle continua de se tenir bien droite et soupira. Tout ce qu'elle voulait...

Elizabeth: Ne m'abandonne plus jamais.

Un silence, puis deux. Peut-être une minute même. Personne ne pouvait savoir, le temps semblait s'être comme arrêter. Tout comme la raison d'Elizabeth alors qu'elle voyait le visage de Morgan se découper dans la lumière dorée de l'aube. Qu'il était beau, c'était indéniable. Elle...elle le voulait.

Elizabeth: Embrasse-moi.

Son regard était vague, presque flou, elle avait l'impression d'être dans un rêve. Mais ce n'était pas là où elle se trouvait? Cela ne pouvait qu'être un songe, car jamais de la vie elle n'aurait dit ça en réalité. A moins que si...




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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Sam 15 Fév - 17:31


un jour je deviendrai
ton prince, douce damascus




Je remarque qu'elle a rougit. Je remarque qu'elle a serré les poings. Mais je remarque d'autant plus qu'il n'y a plus de colère qui anime ses traits d'ange. Un espoir, avait-elle? En penser de la sorte était certes une prière de ma part. Je n'aurais jamais pu espérer qu'elle m'en pardonne, chose qu'elle fait à l'instant même. Puis de son visage de beauté survient ce que je ne peux traduire en rien, sinon une réciprocité. Hallucine-je? Suis-je de folie et de tourments, comme il m'eut arrivé auparavant sans que je puisse y mettre le souvenir, simplement parce que je m'emballe trop de ce moment qui n'aurais plus se termine plus parfaitement? Cette demande.

De ne plus jamais l'abandonner. Je secoue négativement de la tête, à peine perceptiblement. Ma gorge se noue dans une expectative à la tension de fendre les poutres de ce grenier pour nous dénuder un ciel d'antan. Je n'arrive à rien d'autre. Je tiens ses mains, bien bas au dessous d'elle, toujours, et mon frêle doigté en grelots parvient à caresser ses jointures de Reine, pour le peu que j'en ai la force. Non... Jamais je ne l'abandonnerai à nouveau. J'en prends cette solennelle décision. Et je m'y agrippe avec fureur, passion, rage du cœur. Malgré que mon visage reste pétrifié dans cet élan de confiance qui n'est qu'à une pétale de s'écraser sur le sol. Mutisme. Je suis fébrile comme les feuilles d'un chêne à la bourrasque. Elle parle.

Il en est de peu. D'une seconde, tout au plus. De ce que j'appellerais un saut d'éclat, une surprise attachée. Qui frappe autant que la claque en visage, mais qui est de force beaucoup plus drastique. Mon cœur s'écorche sur le torrent des flammes et ma respiration fait saut dans l'essoufflement. Ma poitrine hurle alors, au rythme de mon souffle qui la fait se lever trop rapidement, trop fortement. Ai-je bien compris? Ou suis-je encore dans un état de démence impitoyable? Cet ordre, elle me l'a quémander cent fois déjà. Dans mes rêves. Tout ceux dont elle a figuré. Dont elle était le Dieu. J'écarquille mes yeux qui sont ébahis devant une phrase que jamais au monde je n'aurais cru possible. Celle que j'attendais depuis des siècles. Et j'étais statue sur le sol qui n'arrivait pas à croire. Ma langue susurra entre l'écorche de la surprise:

Qu-qu-quoi?

Très bas. Cramoisis à mon visage. Puis je la vois. Et j'oublie tout. Mes tracas, mes logiques, mes momentos... Je la vois et j'en tombe amoureux pour encore et toujours, jusqu'à ce que ses lèvres viennent me harponner. Celles qui m'ont ordonné la plus désireuse des tentations. Il en est d'une lenteur infini sur laquelle je me relève sans pouvoir éteindre l'affolement de mon myocarde, de mes bouffées ou de mon esprit qui me fait trembler de plus belle. Je la contemple, et je vois son regard qui aurait été le mien des plus amoureux. Ses pulpeuses qui se tendent presque à l'échafaud de prendre les miennes. Ses joues rose comme la douce damascus qu'elle est, et sa rosée qui perle sur son visage d'ange. Serait-elle amoureuse? Tout comme moi? J'en perd raison, et mon aorte se donne coup de tonnerre que oui. Et je reste immobile, maintenant au dessus d'elle de ma grandeur, à haleter et retenir je ne sais quelle extase de me pousser à crier de joie ou à pleurer. J'approche.

Ma main sur sa joue. Si doucement, comme si je craignais qu'elle ne remarque. Le bout de mes doigts frôle sa joue de rose feu et j'en fonds. Sur mon visage se traduit mes doutes à la situation puisque je la considère trop merveilleuse pour être réelle. Je parcours ma prunelle sur ses cils, ses pommettes et ses lèvres. Mèche rebelle que je viens déposer derrière son oreille pour avoir vision parfaite de son visage de porcelaine. Je tremble. Toujours et encore. Fébrile et fiévreux de passion. J'eus imaginé cette scène tant de fois en mon crâne, et aucune d'elles, je réalise, ne valait ce moment précis. Je caresse.

Sa joue. De ma menotte qui ose à peine égratigner le divin. Mon autre main vient faire de même
à son cou. Je sens son pouls qui ravive le mien et l'entraîne dans la folie. Je m'agrippe, me magnétise si fortement à ses yeux de perles, et frisson de foudre m'avale lorsque, de mon pouce, je viens lécher sa lèvre inférieure. Parfaite rubescente qui me demande un baiser. Mon corps se donne permission minime de se rapprocher de celui pour lequel il survis. Pas de souris, pas de loup. Que je ne prends à peine en conscience. Je me penche.

Sur son visage. Je ferme l’œil et mes sourcils se plissent dans le doute. Celle de tous les rêves et extases, que j'embrasserai d'une seconde à l'autre. Une douce damascus que j'ai peur de pétrir mais dont il m'est impossible de retenue sous un tel charme. Mon visage s'approche du sien. Je dépose un souffle sur sa peau et sens le sien dans mon cou. L'espace et le temps ne sont plus, car plus qu'une apnée sur l'Amour d'Elizabeth m'égare d'entre sa peau et mon cœur. Je me penche, toujours, si doucement, si méticuleusement. À savourer le moment et contenir la Passion du désespoir de ne pas la brusquer. Ma prise sur elle se resserre un peu plus, sans en être brusque pour autant, et je retins explosion en mon sein.

Alors que l'objet de mes rêves n'est qu'à quelques bouffées de mes lèvres.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Dim 16 Fév - 16:00











Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly

«Un jour, mon Prince viendra...»



Les pensées de la petite jeune femme n'était plus très claires, elle ne savait à peine ce qu'elle disait, ce qu'elle faisait. Le visage de son aimé se trouvait dans cette lumière, l'illuminant d'un éclat incroyablement divin, ne pouvant qu'altérer sa propre vision. Il était à ce moment tellement beau que cela modifia totalement la perception d'Elizabeth de son environnement, elle avait l'impression d'être dans un rêve éveillé, de toute simplement être en train de dormir dans ce grenier lumineux. Rien d'autre, pas de réalité, pas de vraisemblance, juste lui et elle sous la lumière dorée. Non...cela ne pouvait être la vérité, car Morgan l'avait abandonné. Celui qu'elle avait en face d'elle, c'était le prince qu'elle avait demandé dans la comptine chantonnée juste avant de s'être endormie, oui, cela ne pouvait qu'être ça. Elizabeth sourit délicatement, effleurant de ses doigts ses lèvres si roses. Oui, tout cela ne pouvait être réellement vrai.

Les doigts masculins se mirent à la toucher, à faire sentir leurs poids sur son corps. L'odeur si délectable de sa fragrance murmura à ses narines, la faisant décoller un peu plus dans ce rêve aux élans d'amour qui tournait dans sa tête. Car oui, les vibrations de son esprit à la lueur de ses évènements ne pouvaient que dire une chose: songe, rêve, imagination, sommeil. Elizabeth faillit tomber en arrière, tant son esprit était embrumée d'une chose si particulière qu'elle ne pouvait mettre un mot dessus. Il s'approchait dangeureusement d'elle. D'ailleurs, pourquoi le faisait-il? Elle ne lui avait jamais demandé...ou alors si...peut-être...mais, alors...ça voulait dire qu'elle avait prononcé ces mots à voix haute? Oh, qu'importe...nous ne sommes que dans un rêve. La douce se mit à sourire quand la main de son amour caressa sa joue. Oui...ensemble dans un des plus beaux songes que l'on pouvait éteindre en cet instant. Ses lèvres se rapprochaient, Elizabeth ferma les yeux, tendant la rose de ses pétales. Mais soudain, quelque chose fit face à son esprit. Ce n'était pas un rêve. Non. Non. Non. Ce n'était pas un rêve! Mais alors pourquoi avait-elle soudain si peur!?

Elle recule doucement, ses pieds l'un après l'autre. Sa vision se précise, elle pose deux de ses doigts sur les lèvres de son amour. Sur son visage, la plus grande des tristesses. Son regard se porta sur la bague de sa main. Et s'il n'était le jumeau de ce bijou? Mais...elle avait quand même envie qu'il le soit. Elle avait envie qu'il l'embrasse. Qu'il l'embrase. Mais pourquoi ne pas se laisser faire alors? Elle avait peur aussi. Peur comme une tout jeune vierge pouvait avoir peur. Entre ses bras, dans ce manoir, dans cette nouvelle peau, elle se sentait renaître et ainsi reconnaître toutes les peurs de l'existence passé. Un premier baiser, une première fois. Tout autant de chose qu'elle n'arrivait pas à se mettre sur le compte du déjà-fait et qui la faisait trembler de tous ses membres.

Elizabeth: Je n'y arrive pas...

Murmura-t-elle sans raison apparente. Elle arracha l'étreinte de ses doigts de la surface des lèvres si demandés et les porta aux siennes sans savoir exactement pourquoi. Quand ceux-ci toucha sa propre bouche, elle eut envie de pleurer. Fermant les yeux avec force pour retenir ses larmes, elle recula un peu plus, ignorant où elle posait les pieds.



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MessageSujet: Re: "Un jour, mon prince viendra." - Connhelly & Dieron [Fini] Mar 18 Fév - 22:47


un jour je deviendrai
ton prince, douce damascus




Je ne suis plus rien. Je flotte. Carrément. Au dessus d'une pulpeuse qui se tend à m'embrasser, un chagrin rouge qui cherche le réconfort. Une moue paisible, et brûlante, qui se magnétique à la lenteur d'un couché de soleil juste sous mes yeux clos. Je ne peux le voir, mais je le ressens. Et mon corps qui se colle sur le sien bat une chamade qui aurait détruit la plus solide des aortes. Mais la mienne est incassable, car elle est amoureuse. Je sens une respiration qui n'est mienne, qui se mélange à mon souffle. Je vrombis de mille battement de papillons en mon sein, et je m'étanche d'une passion qui me broie les os. Je m'arrête.

Car je sens sous mes poignes de verre, un visage qui hésite et qui se retire. J'ouvre les yeux et soudainement, je n'ai plus son contact. Il me met d'éternelles secondes à ne plus être capable de respirer ou bouger. Et j'ai soudainement froid. Je suis frigorifié. Et dans ma poitrine, je souffre encore plus que la patte d'un monstre m'aurait éventré. Quelques mots: elle n'y arrivait pas. J'avale difficilement et perche ma prunelle dans le vide. Je pousse alors un gémissement. De pure douleur. Car trop drastiquement on m'a retiré l'Amour des mains alors qu'il était sur le bord de l'éclosion. Je pleure.

Une larme qui s’apitoie de mon sort et qui le démontre d'une coulisse en sentier minutieux sur ma joue. Et une jumelle l'accompagne. Je pose un regard sur ma douce damascus. Elle se sépare de moi, est presque terrifié. Et le noir des plus absolu m'engloutie dans cette folie de torture. Je ne vois plus qu'elle, embrouillée dans mon iris flottante, dans un vide qui me creuse le corps de plus en plus. Elle avait pourtant elle-même demandé à ce que je l'embrasse. Ou était-ce une hallucination? Je me savais capable de telles chimères. D'autant plus que j'avais entendu cette demande tant de fois en rêve... Elle s'enfuit.

L'avais-je apeurée? Elle garde les paupières closes, sous lesquelles je ne peux donc point lire l'émotion. Et je comprends. Enfin. Que notre passé nous est tant inconnu qu'elle se demande pêché. Je soupir, largement. Car mon cœur à toujours peine à me faire respirer, d'autant plus avec ce mal. Ma main cherche appui dans le vide. Je n'y vois presque plus rien tant ma vision est flou et ma tête tourne. Pardonnez-moi, Seigneur, pour mes offenses et mes pêchés. Mais j'Aime, telle le plus bel acte que Vous m'avez appris. Et je ne peux m'en dispensez. Rendez mon âme en Enfer maintenant ou tentez-moi encore d'Elizabeth, il s'agit de perdition mais je suis prêt à recevoir Votre Volonté si seulement je puis embrasser cette femme qui me fuit...

J'ai crus que...

Par tous les Saints! Qu'ai-je cru? Que je pourrais satisfaire mes envies ainsi tout bonnement? Qu'on m'offrirait sur un plateau d'argent le vice et la passion? Je la regarde. Mon fort intérieur lui hurle de ne pas me laisser. Mais je suis cassé en mille miettes. Je ne peux faire autrement que de devenir statue de froid marbre. Tout ce que je souffle, parvint à exprimé, d'un sifflement qu'elle n'entend peut-être point, est cet éraillement de gorge qui ne demande une force que je n'ai pas:

Tout ce que je souhaite est de pouvoir vous aimer...

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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