AccueilAccueil  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

-What was his crime? -Foolishness ( Adler & Dieron ) [Fini]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
admin mélanophobe et sataniste
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: -What was his crime? -Foolishness ( Adler & Dieron ) [Fini] Lun 17 Fév - 11:00











Elizabeth C. Dieron – Felix J. Adler

What was his crime?
Foolishness.


Simple spectacle de désillusion. Ce baiser dont elle aurait pu avoir tant peur, au vu de sa nature profondément chaste, il ne l'effrayait plus dans le constat que ce n'était pas un baiser d'amour, mais uniquement le don pour avoir la paix. Pourtant, la texture de ce contact était bien plus étrange et singulier qu'elle n'aurait pu l'espérer. Ce n'était bien particulièrement délicieux, au contraire. Mais ce n'était pas totalement désagréable. C'était...rassurant. Oui, rassurant! Voilà le mot! Si seulement elle avait pu avoir une plume et un parchemin dans le coin, elle l'aurait écrit pour mieux s'en souvenir, pour ne plus jamais l'oublier. Cette peur de ce dernier sentiment était bien trop ancrée en elle pour qu'elle puisse oser le risquer à nouveau. Oublier. Finirait-elle aussi par oublier la sensation de ce baiser sur ses lèvres? Il y avait fort à parier, malheureusement. Doucement, ses pas s'arrêtèrent de prendre rapidement le chemin de la fuite. N'était-ce pas précisément ce qu'elle avait refusé de faire auparavant? Fuir? Non, c'était définitif ! Si leur chemin devait arrêter de se croiser, cela ne serait pas de sa faute. Elle stoppa donc ses pas, maigre danse de veloute. Se retournant alors, la douce au regard de fer croisa ses bras et regarda dans une direction aléatoire, mais proche du cinglé à la mèche blanche.

Elizabeth: Vous avez eu ce que vous vouliez, maintenant faites ce que vous voulez, mais je ne fuirai pas.

Non. Dieron ne fuirait pas, elle n'était pas de ce genre. Pas de la fuite. Pas de la peur à l'état brute qui détale comme un renard dans les sous-bois. Elle n'était que le loup capable de réussir. Son menton se leva légèrement avec une fiertée qu'elle essayait de ne pas cacher. Oui, car elle venait quand même d'embrasser un parfait inconnu. Chose qui n'était pas du tout dans ses manières. Elle aurait pu sérieusement s'en vouloir, si la sensation n'avait pas été complètement nouvelle et différente de ce qu'elle avait pu penser au départ.




Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



People often say that motivation doesn’t last. Well, neither does – that’s why we recommend it daily
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://eydamato.wix.com/novuscinema
admin schizophrène et dérangé
avatar
En savoir plus

MessageSujet: Re: -What was his crime? -Foolishness ( Adler & Dieron ) [Fini] Lun 17 Fév - 12:35





Felix, toujours les yeux dans le vague, ne comprenant pas ce qu'il venait de se passer, la regarda, impuissant. Que pouvait-il faire de plus ? C'était elle qui l'avait saisi pour l'embrasser. Il n'avait rien choisi. C'était elle encore qui l'avait décidé, elle qui avait la maîtresse de l'instant. Lui, l'avait juste subi. Ou en avait-il profité ? Parce qu'il fallait l'admettre, ce baiser lui avait réchauffer le cœur et aussi bien le corps. Oh, ce n'était que physique, il n'y avait pas à se leurrer. Il aimait toujours Amy et l'aimerait toujours. Mais alors, pourquoi ne pouvait-il tout simplement pas oublier ces lèvres sur les siennes, comme si il en voulait encore ? Petit à petit il sentit ses muscles comme se détendre de déception. Et il n'en savait pas la raison. Puis, il eut de nouveau froid. Assis sur le sol froid et le dos appuyé contre la porte du placard, il ramena mécaniquement ses genoux contre lui. Il la regarda s'arrêter, puis se retourner. Comment cela, elle ne fuirait pas ? C'était elle qui semblait vouloir quelque chose qu'il ne pouvait lui donner pour la simple et bonne raison qu'il ignorait ce qu'elle désirait. Il aurait voulu l'aider... vraiment...

Il se releva sans trop savoir pourquoi. Cependant il se tint toujours appuyé contre le placard pendant quelques secondes. Il n'avait pas envie qu'elle parte. Il n'avait plus envie d'être seul. Il n'avait plus envie d'avoir froid ni d'avoir peur dans l'obscurité de ces couloirs. L'union fait la force dit-on. À deux, toutes les épreuves semblent être moins éprouvantes. Non, elle devait rester avec lui. Amy, elle, ne pouvait pas. Il avait désespérément besoin de quelqu'un et ce n'était pas ce putain de moineau imaginaire qui pouvait remplir cette tâche. Alors, il s'approcha d'elle, un peu trop lentement à son goût. Il s'imaginait bien, le teint blafard, une main légèrement tendue vers elle pour la retenir, incapable de prononcer quoique ce soit. Il devait avoir la tête d'un cadavre ambulant. D'un cadavre profondément désespéré. Il devait faire peur. Mais en songeant au baiser que la jeune femme lui avait donné, il sentit une chaleur ancienne, presque oubliée, réchauffer ses joues grisâtres. Il inspira profondément, n'arrivant pas à croire l'envie qui montait en lui et lui serrait les entrailles. Cela faisait tellement longtemps que cela en était presque douloureux. Il voulait... Il voulait juste... Mais c'était purement physique, rien d'autre. Oh Amy, pardonne-le...

Oui, il avait besoin de quelqu'un. Il avait besoin de ce contact que l'inconnue lui avait si subitement offert. Le seul toucher qui semblait avoir ranimé une vieille et faible flamme d'espoir en lui. Il ne put s'en empêcher, c'était la seule à laquelle il pouvait s'accrocher encore en ces jours. Il la saisit alors par le poignet et l'attira contre lui. Puis, il ne réfléchit même pas et l'embrassa de nouveau, passant une main dans le haut de son dos. Il savait qu'elle allait le repousser, mais il avait juste besoin de sentir quelqu'un contre lui. De sentir une chaleur humaine plutôt que la glaciale rigidité d'un cadavre. Car oui, la dernière chose qu'il avait serré dans ses bras, c'était la dépouille de son épouse. Les yeux clos pour retenir les larmes du souvenir d'Amy, il ne retira pas ses lèvres. Purement physique. Ce n'était qu'un geste dans le but de se redonner de quoi aller de l'avant, continuer. Non, Amy, il ne te trompait pas. Il ne te tromperait jamais. Il avait juste besoin de se rassurer... De chasser sa peur, sa crainte, sa fatigue, ton manque... C'était le seul moyen qu'il avait trouvé... Oh, je suis sûre que tu le comprendrais.

Code © Keira M. sur epicode