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-What was his crime? -Foolishness ( Adler & Dieron ) [Fini]

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admin mélanophobe et sataniste
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MessageSujet: -What was his crime? -Foolishness ( Adler & Dieron ) [Fini] Dim 26 Jan - 17:13



















Elizabeth C. Dieron - Felix J. Adler




WHAT WAS HIS CRIME?
FOOLISHNESS.







Elizabeth marchait toujours, hésitante comme à l'aube des temps où la Nature n'avait su où donner de la tête parmi les êtres. Rien n'était plus terrible que d'ignorer où aller, que de ne pas savoir que faire au milieu d'un monde que l'on ne comprends pas et que l'on ne souhaite pas même comprendre. Tant de choses tournaient inlassablement dans sa tête sans explications ni autre frêle décision. Ses pas ne la menaient qu'en des lieux plus froids et plus terribles encore qu'on ne pouvait imaginer. Pourquoi est-ce que les âmes ne pouvaient que se séparer dans un lieu comme cela? Nous devrions nous entraider à tout jamais, pour qu'enfin notre peau goûte à la couleur du soleil, à l'odeur du vent et à la douceur inégalée de la fragrance des fleurs. Elizabeth sentit une larme sur sa joue. Elle ne voulait pas finir toute seule ici. Pas comme ça. Pas comme un vulgaire cobaye de laboratoire qu'on aurait donné en pâture aux loups de scientifiques. Elle savait qu'il y en avait ici, mais elle n'en avait encore jamais vu aucun. Pas plus que des fantômes. Elle était lamentablement seule. Même des ennemis, elle ne parvenait pas à en trouver la moindre trace.

Essuyant la fameuse larme de ses yeux délicats, elle passa les quelques marches qui la séparaient d'une porte en bois ancien. Frappant sans espoir à celle-ci, elle dut se rendre à l'évidence. Personne ne l'attendait de l'autre côté de ce lieu si froid, si sombre. Elle l'ouvrit alors sans espoir. Pourquoi...C'est alors qu'elle vit une immense porte au delà de celle-ci. Ce n'était pas une porte comme les autres, car celle-ci devait bien dépasser les deux mètres et se retrouvait si bien incrusté de sculptures que l'on ne pouvait croire à une porte ordinaire. Des vitraux se trouvaient à son sommet, prouvant par leur luminescence la présence du soleil à l'autre bout. De lourdes poignés d'une matière qui ne pouvait qu'être comparable à l'or se présentèrent devant elle. Alors qu'à ses pieds, un long tapis de coutures rouges, entremêlés à des motifs d'autres chaudes couleurs, se posait au sol, la belle n'en fit aucun cas. Elle était trop obsédée à l'idée de voir cette porte qui semblait être...non...vraiment? Elle semblait être l'annonciatrice de la liberté. La porte d'entrée. Vraiment? Enfin, je veux dire, c'est vraiment une porte d'entrée? Cette endroit en possède donc une? Elizabeth était sous le choc, ne sachant si elle devait se précipiter dessus où elle devait passer son chemin en maudissant une illusion d'optique.

Elle décida finalement de se précipiter dessus, frappant de ses doux membres blancs la force brutale de la porte. Mais rien ni personne ne réagit à son bruit, aussi se saisit-elle fièvreusement des poignés et tenta de les tourner. Rien. Les portes étaient cruellement fermés comme l'avait été l'espoir à son cœur. Seule. Encore une fois et toujours aussi isolée dans un endroit que les démons eux-mêmes semblaient avoir désertés par la peur. Se laissant tomber à genoux devant la porte, elle fit cogner sa tête contre le bois et ne bougea plus.




Flow Into The Vicera

Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



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MessageSujet: Re: -What was his crime? -Foolishness ( Adler & Dieron ) [Fini] Mer 29 Jan - 23:39






Il s'était fait voir, lui qui pensait que sa cachette était plutôt bonne. En y réfléchissant, elle l'était : le Gardien n'aurait jamais imaginé le chercher dans un placard. En revanche, la poussière avait eu raison de son nez, indiquant tout de suite sa planque à son poursuivant. Sa cachette aurait été bonne. Maintenant, Felix courait pour sa vie. On ne pouvait pas dire que sa condition physique soit excellente, son corps n'étant pas approvisionné avec tous les nutriments qu'il faudrait, mais il détalait vite, c'était indéniable. La peur était sûrement le facteur de cette brusque vélocité et cette endurance inattendue. Mais Felix ne se posait pas trop ce genre de questions. Il avait autre chose à penser dans l'immédiat. Comme trouver une planque par exemple. Un endroit où retrouver son souffle. Mais ce ne fut pas le cas. Aucun endroit ne semblait approprié pour attendre que le Gardien l'oublie et perde ses traces. En revanche, il ne s'attendait pas à ce qu'il court plus vite que son poursuivant. C'est pourquoi, à force de tourner dans les couloirs, il finit par le semer. Il poussa une porte qu'il referma doucement avant de se plaquer contre, épiant le moindre son venant des affreux couloirs. Rien. Tant mieux.

Soudain, un autre bruit de porte se fit entendre, différent du sien. C'est alors qu'il la vit, l'entrée. L'entrée du Manoir. Il devait avouer que la construction en jetait quand même. La porte était immense et imposante, contrairement à la jeune femme qui tentait désespérément de l'ouvrir. Il s'approcha de l'inconnue. Il ne fallait pas qu'elle reste là, elle ne trouverait pas de cachettes ici et un Gardien rôdait... Il ne pouvait pas la laisser mourir dans le hall d'entrée, ce serait trop stupide. Si près de la liberté ... Une fois arrivé à sa hauteur, Felix, le souffle court et le front luisant, se saisit du bras de la jeune et jolie inconnue.

- Il ne faut pas rester ici, un Gardien...

Il ne put finir sa phrase, troublé. Les traits du visage de la jeune femme lui étaient terriblement familiers. Il la lâcha, la bouche légèrement entrouverte, tandis que sa mémoire lui revenait petit à petit. Les égouts. C'était la femme qu'il avait trouvé dans les égouts avec un dénommé Morgan (qui devait être malheureusement mort depuis le temps vu le courage de ce garçon...). Quoiqu'il en soit, l'inconnue, elle, elle avait survécu. Il ne saurait expliquer comment. La chance ? Elle arrivait à se sortir des situations les plus périlleuses ? Mais tout ce dont il se souvenait était qu'il l'avait rencontré dans les égouts. Rien d'autre. Ni comment leur aventure dans les conduits s'était terminée, rien. Mais étrangement, il ressentit une sorte de conflit intérieur. Quelque chose lui disait de pas lui faire confiance, une autre lui demandait de se faire pardonner. Mais pardonner pour quoi ? Il la dévisagea d'abord avec curiosité, toujours sans un mot. Il voulait vraiment savoir ce qu'il s'était passé avec elle. Il pensa alors que la meilleure chose à faire était de donner son nom, c'est pourquoi il voulut se présenter, rappeler son nom à l'inconnue pour ne pas qu'elle ne fasse comme lui et tout oublier, mais un coup violent ébranla la porte par laquelle il était venu. Le Gardien était déjà de retour. Il lui prit brusquement le bras, au niveau du poignet et l'emmena se cacher. Par chance, deux placards se trouvaient dans le hall d'entrée. Cependant, qu'un seul était vide et il n'avait pas le temps de le vider, la porte donnant sur les couloirs commençant à céder. Sans demander son avis à l'inconnue, il la fit entrer dans l'armoire avant de s'y glisser aussi. Cependant, l'armoire n'était pas conçue pour que deux personnes s'y cachent. Autant dire donc que les deux fuyards étaient plus que légèrement à l'étroit. Cette position lui était encore étrangement familière. Il avait dû se cacher avec quelqu'un d'autre dans un placard mais il ne s'en rappelait pas. Sa mémoire avait quelques problèmes en ce moment, c'était préoccupant, bien que ce ne soit que le cadet de ses soucis. Toujours contre l'inconnue et le bois de l'armoire, Felix tentait néanmoins de ne pas céder à la panique et essayait de retrouver son souffle. Il baissa alors les yeux vers la jeune femme et tenta un sourire timide mais rassurant.

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