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Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini]

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MessageSujet: Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini] Dim 26 Jan - 15:54

























Harry J. Downcry - Meredith O. Clarens


JUST THE WAY YOU LIE






Je respire l'air humide du patio avec un élan de soupir ému. J'ignorai encore combien de temps j'avais passé sur ce jeune homme qui n'avait pas eu le temps de crier avant que je ne lui enfourne un long objet dans la bouche. Il n'avait pas crier bien longtemps, contrairement à moi qui n'avait pu m'empêcher quelques grognements éparses. Mais qu'importe. Tout cela n'avait pas d'importance, caar il n'était qu'une victime parmi tant d'autres parmi lesquelles je m'amusais à entendre leur hurlement de terreur. Epuisé par ma dernière séance, je mettais éloigner à l'extérieur, par une porte dérobée que j'avais fait placé non loin de la salle de biomasse tempérée. Elle menait à un petit escalier en collimaçon qui disparaissait non loin de l'endroit où je me trouve actuellement. J'avais pu croiser un petit cerf que j'ai salué d'un hochement de tête rapide alors qu'un loup vint me faire un câlin de son regard suppliant. J'adore tellement mes animaux, ils sont milles fois mieux que les humains. Même leurs femelles valent bien mieux que les femelles humaines. Je lâche un profond soupir pour me détendre de mes élucubrations passés. Pourquoi tant de stress dans ce manoir où les cris formaient les symphonies les plus délicates? Peut-être justement à cause des cris? Je ne parviens pas à le croire, les cris ne m'ont jamais dérangé. Ou alors...peut-être m'y suis-je juste habitué. Tellement de temps s'était écoulé depuis mon entré dans le manoir.

Je soupire une fois de plus, bien décidé à faire couler mes muscles dans un carcan de soie, bien décidé à ne pas me laisser avoir une fois de plus par une courbature qui aurait tôt fait de me tuer les membres. Or, j'en avais bien besoin. Délicatement, je passe mes mains sur mon visage, ma nuque, mon cou. Je m'attends d'un instant à l'autre à voir un petit dément ou amnésique se frotter jusqu'à moi. Si ce cas arrivait, je saurai exactement quoi faire. Quelques petits mots doux, la promesse d'une petite gâterie, et hop là. Dans le laboratoire, une table d'expérimentation serait le lit d'honneur où j'attacherai ma victime. Quelle douce idée. Je n'attends donc ici que la personne qui me fera bouger. En attendant je m'appuie contre le mur, croisant mes bras et laissant le vent jouer contre ma peau si couverte de sueur. Il fait chaud dans mon laboratoire, vraiment trop. Il faudra que je songe de demander à David d'ouvrir un peu la salle de biomasse arctique et de mettre un tuyau pour rafraichir la salle d'expérimentation.  








Epistolaire du Pardon

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MessageSujet: Re: Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini] Dim 26 Jan - 21:56



Let me die

Meredith O. Clarens & Harry J. Downcry






Je me sentais glacée. Ce n'était pas qu'une impression mentale, c'était aussi mon corps. Tous mes muscles étaient raidis, comme si j'avais subis les effets d'une immobilité de plusieurs jours. Peut-être étais-ce ce qui était arrivé? Je m'étais réveillée couchée sur le plancher de ma chambre, juste à côté de mon lit. Pourquoi n'avais-je pas pris place sur ma couche? Je l'ignorais, je n'en avais aucun souvenir. C'était régulier, ces absences m'arrivaient à plusieurs reprises et je n'étais certes pas la seule. Je me redressai avec des difficultés musculaires douloureuses. Une rigidité cadavérique s'était emparé de mon corps. Cela allait dans le sens de ma théorie : j'étais morte. Le peu de sommeil que je réussissais à prendre n'était en fait qu'un retour à mon état réel. Je ne dormais pas, je retrouvais mon état de morte qu'on me forçait à quitter. Que c'était cruel! J'aurais voulu conserver mon état cadavérique, mais une force supérieure m'en empêchait.

J'entrepris de dégourdir mon corps, ne serais-ce pour calmer la douleur que je sentais dans ce vaisseau de chair. En marchant dans les couloirs, je me surpris à m'arrêter devant la porte menant à l'extérieur. Depuis combien de temps n'avais-je pas profiter de l'air frais? J'étais morte, mais ce corps ressentait encore. C'était l'une des rares choses qui me protégeait d'une nouvelle crise. Certaines sensations étaient agréables, comme celle de la brise sur la peau. Cela était bien mince, mais était parfois assez pour m'empêcher de faire des folies. Ainsi je sortis à l'extérieur, resserrant mon châle sur mes épaules. Je m'avançais, laissant mes pas me guider sans vraiment prendre une direction particulière. Inconsciemment, je me dirigeai vers le patio. C'était un endroit tranquille, peu occupé. Aujourd'hui, une seule personne s'y tenait appuyé contre le mur, les bras croisés et le visage... Ce visage...

J'eus un souvenir, clair et net. Il me semblait que j'étais couchée sur le dos observant le néant. Non pas un néant noir, mais terriblement lumineux. Cette lumière blanche qui émanait partout autour de moi. J'entendais des murmures lointains mais bien présent. Je ne saisissais pas, ni les mots ni le ton de la voix. Je n'étais qu'une présence parmi cet infini de lumière, je flottais et je me sentais si bien. Soudain, des mains se sont posés sur moi et je retrouvai un corps. Comme c'était lourd soudainement d'être en vie. Dans cet infini de flou et de lumière, je finis par voir un visage. C'était un homme, le regard brillant et un peu fou. Je ne pouvais pas le voir distinctement, mais il était particulier. Comme pourrais-je l'oublier?

Je reviens à moi dans un corps qui soudainement tremblait. C'était lui. Oh dans mon songe je ne l'avais pas vu clairement, mais tout en moi me disait que c'était lui. Un scientifique qui avait fait une expérience sur moi. J'étais morte, mais il s'était amusé à me ramener. J'étais le résultat d'un jeu. De nouveau je marchai, une marche qui devint une course. Je courrai jusqu'à lui, montant les marches me menant face à lui. Désormais, il pouvait me voir. Je me tenais droite devant lui, haletante.

Vous...


Je m'approchai de lui, le fixant avec intensité. À sa hauteur, je m'accrochai à sa chemise, mes doigts serrant le tissu. Mon regard était agité, celui d'une démente. Je sentais la folie bouillonnée en moi, symptôme possible de crise. Je l'appuyais un peu plus contre le mur, ignorant la pression que j'exerçais sur lui et surtout le risque que je prenais en touchant ce misogyne.

C'est vous, vous qui m'avez tué... Vous devez m'aider, vous ne pouvez pas me laisser comme cela!




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MessageSujet: Re: Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini] Ven 31 Jan - 16:41

























Harry J. Downcry - Meredith O. Clarens


JUST THE WAY YOU LIE






Il ne me fallait d’ordinaire encore moins de temps que ça pour trouver une victime à mes jeux palliatifs. Je n’ai de regarder à chaque coin de l’endroit, voir si quelqu’un de ma connaissance s’y trouvait. C’est un jeu plus qu’autre-chose, du moins je m’en persuade chaque jour. Un petit coup d’œil dans le ciel, peut-être y verrai-je un jour un humain avec des ailes d’aigles…ces ailes majestueuses qui sonnent le tocsin aux êtres démis d’âmes et de corps, ces ailes majestueuses à la circonférence de trois mètres d’écart, ces aigles royaux, de splendides éléments de natures que je ne pouvais qu’admirer. Même s’il fallait se l’avouer, ce n’était pas là que j’en trouverai le plus si je désirai en observer quelques spécimens. Nous sommes à Londres tout de même. Si jamais quelques pigeons maladroits parviennent à assiéger l’endroit, j’en serai déjà bien étonnée. Pourquoi ne pas tout de même laisser son imagination vagabonder à la myriade de spiritualité ? Je soupire vainement et attends le prochain coup à ma porte qui sonnera mon retour à ma salle de laboratoire.

C’est alors qu’au-delà des marches de ce jardin délicat que l’on nomme patio, monta en trombe une jeune femme aux joues bien rondes mais à la démarche gracieuse. Ses cheveux étaient fripés en tout sens, pas ce à quoi je m’attends des prétendus Lady de la trempe londonienne. Mais elle ne semble absolument pas être de ce bord là de la société, que ce soit avant ou après sa venue d’ailleurs. Car il est évident que les gens qui arrivaient ici n’étaient pas les mêmes qu’avant…mais bref. La folle se dirige vers moi, je sens sa féminité s’approcher et j’ai une irrésistible envie de vomir. C’est ça, amène toi à moi, fait rebondir ton abominable poitrine jusqu’à moi, danse tes hanches jusqu’à ce que je te les découpe avec des cisailles, ça te fait envie hein ? Pourtant, elle m’assaille avec des mots bien différents, des allures bien dissemblables qui me perturbent sur le coup. Elle me choque et m’étreint brutalement la chemise pour m’empêcher de bouger, de me mouvoir vers la liberté afin que je lui explose sa petite tête contre ce même mur où elle me bloque. Bon sang, c’est qu’elle a de la force la petite dame ! Bordel, je ne veux pas être un objet sous ses bras, c’est elle l’objet c’est elle la femme. Ses phrases sont indistinctes, mais j’en discerne une parmi toutes celles que son esprit décadent et féminin avait pu produire.

Morte ? Elle me semble pourtant bien vivante la grognasse. Avec sa chevelure d’un blond qui n’était pas encore passé au blanc de la vieillesse, ses joues bien rosâtres de par trop de vents. Osai-t-elle vraiment dire qu’elle était morte alors qu’elle était la personne à l’apparence la plus vivante qu’il avait pu croiser dans ce manoir. Arrgh, son contact est trop proche, je peux sentir sa poitrine contre moi et cela me débecte. Mon regard se fait outré et je me fais force de courage pour toucher sans gants la créature. Je la prends par les épaules et la rejette violemment contre le sol. Fait fit de la logique, ose encore m’approcher en démone que tu es et je te jure que je te grefferai des pattes de cochons ! Mes mots sortent soudainement et en criant, la surprise n’étant que trop forte pour que je puisse imaginer la moindre trame pour la prendre entre mes griffes. Que les démentes sont bien démones sous leurs attraits de pourpres.

Harry : Ecartez-vous de moi espèce de sale trainée !! Je ne sais pas qui vous a fait quoi, mais je n’ai rien à voir avec ça !

Qu’on l’acclame ou l’accuse pour ses réussites, sans problème, mais qu’on vienne l’accuser de choses qu’il n’avait pas commises, il en avait horreur.







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MessageSujet: Re: Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini] Lun 3 Fév - 19:31



Let me die

Meredith O. Clarens & Harry J. Downcry






Mon coeur battait fort, pouvait-il le sentir. Ce corps humain était malicieux, il savait me donnait l'illusion que j'étais un être de chair. Ce corps avec une exactitude témoignait de mes états d'âmes. Ma main sur le col de sa chemise tremblait et cette simple constations faisait naître en moi encore plus de rage et de désespoir. Pourquoi étais-je ainsi? Dans un corps qui vivait pour moi alors que je n’aspirais qu’à vivre ma mort en paix. J’étais l’âme errante dont on s’était moqué. On m’avait mis le costume d’une vivante et je devais l’endosser chaque jour, un peu plus douloureusement à chaque réveil.

J’ignore ma force alors que je le plaque contre ce mur. Je vois dans son regard une certaine outrance et je sens en moi gronder la colère. Je sais à cet instant qu’il niera tout. Qu’il se dira innocent et qu’il n’avouera pas ce que j’appelle haut et fort un crime. Je sens ses mains tels des serres sur mes épaules et j’ai envie de hurler. Cependant, je n’en ai pas l’occasion car à peine m’a-t-il touché qu’il me repousse violemment. Trop surprise pour éviter la chute, je m’écrase au sol avec une légère plainte. À ses cris, je détourne le regard comme pour me protéger. Quand il a cessé de parler, j’ose relever la tête pour le fixer. C’est un regard sombre que je lui offre, sans panique cette fois. L’état d’âme dans lequel je me trouve est bien plus effrayant que la simple folie. Je suis une démente qui n’a rien à perdre et c’est la colère d’un fauve qui m’habite. Je me redresse, fauve aux muscles tendus prêt à bondir. Prêt à faire du mal.

Je vois dans vos yeux, l’envie de faire du mal. Vous niez, mais je sais. Vous avez joué avec moi, au point de me tuer et pour camoufler votre erreur, vous m’avez enfermé dans un corps vivant.


Je ne m’étais pas relevé, pas encore. S’il osait fuir, je lui bondirais dessus. Ma violence jusqu’à maintenant n’avait servi que contre moi dans l’espoir de me départir de mon corps. Je n’avais jamais blessé personne, mais j’étais prête à changer cela pour faire du mal à celui qui m’avait ainsi torturé. J’étais sans peur des représailles face à un tel geste.


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MessageSujet: Re: Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini] Mar 4 Fév - 19:12












Harry J. Downcry – Meredith O. Clarens

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Que me fait donc cette pauvre, je ne lui ai jamais rien demandé! Je ne penais pas qu'avoir une victime à mes jeux sadiques seraient aussi faciles que cela...mais ce n'est qu'une pauvre femme, une idiote. Je n'en veux pas, je n'ai même pas envie de lui déchiqueter la gorge à coup de petites fourmis, comme tout cela est bien triste. Bon dieu, ne vois-tu pas que je suis un monstre qu'il faut fuir? Tu es donc stupide à ce point, c'est bien ce que je vois. Tu essaies de me faire peur en plus de cela? Je laisse échapper un petit rire alors qu'elle se relève, pensant pouvoir m'effrayer de son regard de pauvre folle, de pauvre perdue dans cet univers à toutes autres pétales d'une fantastique fleur. Comme la folie peut être douce, mais celle qui trempe dans ses iris est tout autre, elle est brûlante, déroutante d'une voie à une autre, comme si les méandres de ses couleurs pouvaient changer à tout instant. Je me mets alors à bailler, je n'ai pas envie de la détruire celle-là. Elle est déjà bien assez détruite toute seule en croyant que je suis l'investigateur de ses malheurs. Ne sais-elle donc pas que les femmes passant sous ma houlette ne revoient plus jamais la lumière du soleil? Si ce c'est pas fait, que quelqu'un l'informe, je ne suis pas de bon matin.

Harry: Ce que tu verras dans mes yeux, ce n'est pas que l'envie de faire mal. Ce sera également la volonté de te faire dévorer le gros intestin par une cohorte de petites araignées velues si tu n'arrêtes pas immédiatement de me porter préjudice.

Je me remets à grogner en arrangeant une épaule qui s'était salit à cause de ses nombreux assauts contre le mur. Elle va pas non plus me forcer à laver cette veste que je n'ai porter que...quelques fois durant la semaine?! Non pas que je ne suis pas un propet, mais voyez-vous, c'est assez difficile de conserver de propres habits, quand bien même nous sommes des scientifiques. Je me redresse alors de toute ma hauteur et m'approche de cette petite trainée. Quel manque de respect envers quelqu'un de bien plus supérieur qu'elle. Je grogne près de son oreille tel un loup et m'éloigne en direction d'un autre pan de jardin. Qu'elle cesse donc de me poursuivre. Si seulement elle pouvait être désorientée en plus d'être folle et stupide, cela m'aiderait grandement à la semer. Cette petite idiote ne me donne pas envie de l'étriquer. Elle n'a plus de raison à détruire et n'a pas de corps avec lequel jouer correctement à mon sens. Si encore elle avait eu toute sa raison, je l'aurai enlevé pour la lui briser mais là non.






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MessageSujet: Re: Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini] Sam 15 Fév - 20:22



Let me die

Meredith O. Clarens & Harry J. Downcry








Ma confiance de fauve n'était plus aussi inébranlable qu'elle l'était quelques instants plus tôt. Je suis là à ses pieds et lui bâille me signifiant un désintérêt pour ma personne qui me fait l'effet d'un poignard. Je n'ai rien à faire de ce qu'il pourrait me faire, il m'a déjà tant fait souffrir. Je n'ai pas peur de la douleur et encore moins de la mort. Il sait que je ne suis que des lambeaux de chair, que je suis une démente des plus désespérées.. et je l'ennuie. Cela me tue - quelle ironie dans cette expression!

Il me parle et je reste accroupi, écrasez sous le poids de ses menaces. Je n'avais pas peur de la souffrance, mais je savais aussi reconnaître les tortures inutiles. Cela ne me servait à rien de m'imposer les souffrances qu'il me promettait. Je savais qu'il le ferait. Ça se voyait dans ses yeux. Il était sérieux et il prendrait un plaisir à me faire souffrir de ces supplices horribles. Il n'en avait pas eu assez, il était prêt à faire plus. Du moins, si je continuais d'insister. Je tremblais, mais je ne pouvais pas lui sauter à la gorge. Il ne me délivrerait pas, il n'en avait pas l'intention. Il ne me ferait que souffrir davantage. Son grognement près de mon oreille me donna envie d'hurler, mais je n'en fis rien.

Il partit, me laissant là avec ma rage au ventre, mon envie de hurler et de lui faire du mal. Je voulais le blesser comme il m'avait blesser. L'anéantir comme il l'avait fait avec moi. Peut-être n'étais-ce pas le bon moment ni le bon endroit. Avais-je la patience ou même la raison de patienter jusqu'à un autre moment? Le pourrais-je seulement? Je me redressai soudainement sur mes jambes, d'un bond. Ce cri que j'ai tant retenu, je le pousse. Un cri de démente, un cri de folie qui se répercute jusqu'à lui. Je regarde autour de moi et le voit disparaître. Le poursuivre? Non, je tremble trop même pour y arriver. Je crie, encore et encore, mes mains s'appuyant sur mes tempes.

Non! Non! NONNN!!!


Sans nul doute, on viendrait me chercher. Les déments faisaient bien rire, mais on n'appréciait guère quand ils se faisaient trop turbulent. J'avais déjà commencer à frapper ce qui m'entourait, perdue dans ma démence. J'oubliai ce qui se passa par la suite, ainsi est le fardeau de ma folie




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MessageSujet: Re: Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini] Dim 16 Fév - 13:54












Harry J. Downcry – Meredith O. Clarens

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Je ne voyais pas de souffrance plus sincère à mes yeux que le hurlement qu'elle fit parvenir pour me faire arrêter de marcher. Et qu'importe si cette phrase n'avait aucun intérêt à exister, je n'en avais cure. Son sang bouillonne de l'intérieur, et j'aimerai juste savoir pourquoi. Cette petite timbrée semblait excitée toutes les parcelles sadiques de mon existence. J'ai comme envie de jouer avec sa raison. Après tout, elle me croit l'investigateur de mes malheurs, pourquoi ne pas jouer avec cette idée? Ce serait tellement simple, peut-être même pourrai-je en faire une esclave? Ou tout simplement lui faire croire que j'allais la soigner, mais en fait...lui faire encore plus subir de torture. Tout est possible avec l'effleurement de folie qui me prenait à mes heures perdues. Il faut dire aussi que cette fille pouvait rapidement devenir extremement casse-pied. Je passe une main sur mon visage, comme doué subitement d'une fatigue extreme. Je grimace au passage de cette main, j'ai l'impression d'avoir une peau de serpent. Pourtant je ne me suis pas fait d'expérience...boarf, cela ne change qu'avec cet impression de sommeil. Chut, je vous ai déjà dit que je me fichais de savoir si mes phrases avaient du sens...je suis de toute façon bien trop fatiguée pour compter mes fautes d'orthographes ou autre...

Je m'arrête donc à ses pleurnicheries et me retourne sans autre préambule. Je n'attends pas de réponse sifflotante de sa part, car de toute façon son esprit est bien trop hagard pour mettre deux mots l'un face à l'autre dans une cohérence moribonde. Oh. Je saute sur une plante pour terminer en haut d'une jardinière de pierre. Je me sens l'agilité d'un chat. Décidément, est-ce que la folie de cette blondasse allait me toucher de plein fouet? Allai-je me sentir toutes les caractéristiques d'un animal au fur et à mesure qu'elle allait me parler? Peut-être devrai-je fuir avant que cela ne fut exactement le cas. Mais cela m'intriguait aussi. Cette petite qui m'avait sauté au cou comme si j'étais son sauveur, mais qui me traitait comme son assassin, et qui pourtant me suppliait de rester par un hurlement aussi doux que trop aigue. Remarque, même les hommes commençaient à chanter aussi aïgue que cela quand on les torturait de trop. Doucement, je sourie alors de mon air le plus sadique et me met à chantonner.

Harry: Petite, viens à l'aube de ta raison, viens jouer, viens jouer, petite.

Un rire ironique me monte à la gorge, je n'ai pas la moindre idée de ce que je fais.



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MessageSujet: Re: Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini] Ven 21 Fév - 8:29



Let me die

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Combien de temps avais-je hurlé? Ma gorge brulait, irritée comme elle ne l'avait pas été... été depuis que ma mémoire me permettait de m'en souvenir. Mais comment puis-je parlé de mémoire? Déjà, le peu que je possédais de mon esprit quelques instants plus tôt m'échappe. J'en oublie où je suis, comment j'y suis arrivé. Je crie et cela malgré que je ne puisse même pas dire pourquoi. Pourtant, je souffrais. Mon âme bouillait et à l'intérieur de moi tout n'était que torrent et tourbillon. Comment pouvais-je être animé d'une telle flamme et en oublier la raison.

Je ne réalisai pas immédiatement qu'il avait fait marche arrière. Je continuais dans ma folie insensée, me perdant dans cet élan d'insanité. Au pire de la crise, il y eut soudain une voix. Un petit chant d'homme que je perçus à peine. Comme cette voix me semblait douce et calme. Les mots m'échappaient, j'en percevais bien quelques uns. Je me sentais soudain moins agitée et la colère qui avait été mienne s'apaisa. Je restai dans un état second, le regard vide sans comprendre ce qui se passait. Je poussai quelques derniers cris sans même en prendre conscience et mon corps était secoué par des tremblements involontaires. J'avais tout donné, mon énergie venait d'être épuisée dans cette crise et je me retrouvais vidée. Je me tournais vers lui, alors qu'il était revenu vers moi. Où étais-je? Pourquoi étais-je venu? Qui était-il? Qui... Qui... Qui....

Alors que mon cerveau s'apprêtait à se perdre dans une nouvelle histoire, il parvint à se ressaisir juste à temps. Une histoire avait commencé à se dessiner à mon esprit, mais elle s'effaça et j'en oubliai le moindre trait. Il était de retour. Lui. L'homme. Celui qui m'avait fait souffrir. Avait-il changé d'idée? Je ne savais plus que penser, mais sa voix m'attirait, comme la mélodie d'un charmeur de serpent. Je fis quelques pas vers lui. Je ne criais plus, je ne suppliais plus. J'avais envie de me coucher à ses pieds et de dormir, mais je ne le pouvais. Il était revenu. Se souvenait-il? Et moi, de quoi me rappelais-je exactement? Je ne parvenais pas à mes rappeler des dernières minutes. Ces instants passés m'apparaissaient comme flous et je ne gardais de notre conversation que des sons distordus et insensés.

Jouer?


Il n'y avait plus de haine dans ma voix. De la furie que j'avais été quelques instants plus tôt, je devenais maintenant comme une enfant. Une petite fille qui avait besoin d'être guidée et d'être délivrée. À cet instant, je le suivrais peu importe où il allait. Je jouerais à ses jeux, peu importe de quoi il s'agissait. J'étais soudainement lasse de souffrir, je ne voulais qu'être délivrée. Peut-être ne pouvais-je pas avoir plus tort qu'en pensant qu'il serait mon salvateur.



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MessageSujet: Re: Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini] Dim 2 Mar - 13:25











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Je soupire, cette petite a l'air aussi perdue et folle qu'un cheval dont on aurait crever les yeux en pleine course. Oui, c'est une image bien étrange non ? J'en conviens. Toujours était-il que cette petite transpirait l'innocence à présent et que ça me donner envie de vomir à présent. Pourquoi fallait-il toujours que tout le monde ait ce regard de loutre perdue...alors que je n'étais qu'un monstre perdu dans les profondeurs... ? Mais à la différence des autres monstres, ma conscience me travaille sans cesse et me torture...je ne l'ai pas encore perdu elle...tout comme ma raison soi-dit en passant, même si on pourrait dire le contraire. Ou le croire. Ou les deux ? Ou qu'importe ? Oui, ça semble bien ça. Je la regarde ouvrir de grands yeux, un peu plus bas que moi. Je suis déjà bien grand, mais ainsi perché, je dois ressembler à quelque chose d'encore plus démoniaque ou seigneurial. Oui, peut-être. Toujours est-il que j'ignore encore si je dois te tuer, jouer avec toi dans mon laboratoire ou tout simplement t'abandonner. Pourquoi aussi as-tu ce regard là ? Ça perturbe ma conscience, et il ne fait jamais bon perturbé ce qu'il me reste encore comme guide intellectuel. Doucement, je m'assoie sur mon piédestal. Mais ne vous y trompez-pas, je reste encore bien plus grand que tous. Surtout bien plus grand que cette petite bestiole en bas. Ce n'est qu'une femme, mais celle-ci a su attisé ma curiosté avec son approche bien loin des habituelles effrayés que j'avais l'habitude de cotoyer. Des flippés de la cervelle ou tout simplement cette scientifique que je ne peux pas voir en peinture. Mais cette petite là...toujours cette innocence qui me perturbe. Pourquoi ?

Dis-moi...pourquoi tu es si innocente ?


Cette question me brûlait les lèvres, je ne pouvais pas en dire plus ou moins. Elle est là et me regarde comme si j'étais celui qui allait la sauver de cet enfer. J'ai envie de lui dire que je suis l'un des démons qu'il faudrait fuir mais je veux d'abord voir comment elle compte me répondre. Son air si enfantin et si féminin me donne envie de lever les yeux au ciel dans un air de complète désillusion. Mais qu'importe, je me dois de rester stoïque et narquois, oui. Comme à mon habitude.



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MessageSujet: Re: Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini] Mer 5 Mar - 5:09



Let me die

Meredith O. Clarens & Harry J. Downcry








À ce moment j'étais la brebis égarée. Ma mémoire semblait souffrir d'un grand trouble, n'offrant que des images éparses et confuses du passé. Je ne savais plus ce que je faisais là, j'avais besoin qu'on me guide. L'ironie voulut que celui que je pris pour un sauveur était en fait celui qui avait été pour moi, quelques instants plus tôt, mon tortionnaire. Je n'étais qu'une pauvre démente, une folle et en jouant avec moi, il n'obtiendrait pas plus que l'exaspération. On avait déjà tant joué avec moi qu'on m'avait brisé. Je faisais partie des déments, ceux que l'on avait autrefois vu comme de la chaire fraiche et qui maintenant n'étaient que bon pour la poubelle. Nos corps étaient marqués par les expériences et l'esprit lui était brisé par la torture et la souffrance.

L'homme me surpasse et me couvre de son ombre. Dois-je avoir peur de cette haute stature? Je l'ignore. Je le regarde donc, toujours sans savoir, la tête légèrement penchée sur le côté et lui offrant mon air égaré. Sa question ne fait qu'accentuer mon incompréhension. Innocente? Pourquoi suis-je innocente? Comme une enfant en recherche de la bonne répondre, je me mords l'intérieur de la joue en cherchant la meilleure réponse. Je finis par lui offrir un haussement d'épaule.

Je l'ignore, monsieur. C'est... ainsi que je suis... je crois....


Elle ouvrit la bouche comme pour en dire plus, mais ne trouva pas quoi ajouter. Elle était innocente? Surement, qu'en savait-elle? Son air impassible me laisse encore plus incrédule face à lui. Je me massais doucement la tempe, comme si cela aurait pu m'aider à retrouver mes esprits. Mais il n'y avait que le noir, qu'un terrible et profond trou noir. Je ne me doutais pas du prédateur qui se trouvait face à moi.



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MessageSujet: Re: Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini]

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Just The Way You Lie - Clarens & Downcry [Fini]

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