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Weißes Fleisch [Fini]

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admin schizophrène et dérangé
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MessageSujet: Weißes Fleisch [Fini] Dim 29 Déc - 1:11



Weißes Fleisch
Kathleen & Felix


Felix se réveilla subitement en sursaut. La brusque et vive lumière au-dessus de lui semblait lui brûler les yeux. Mais ce qu'il lui brûlait le plus, c'était ses intestins. Il n'avait jamais eu aussi mal de toute sa vie. Pourtant, il était déjà passé entre les mains des Scientifiques plusieurs fois, mais là... c'était comme si on l'avait ouvert en deux. Oh... C'était insupportable. Il avait l'esprit encore trop embrumé pour faire quoique ce soit, pour ne bouger ne serait-ce que le moindre muscle. Qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Il ne parvenait pas à se souvenir de quoique ce soit... Où était-il, d'ailleurs ? Dans une salle éclairée et... Aïe ! Mais qu'est-ce qu'il se passait enfin ? Qu'est-ce qui lui faisait mal ainsi ? Il essaya de jeter un œil mais il ne put rien voir à part une silhouette au-dessus de lui. Ses yeux ne s'étaient toujours pas habitués à la luminosité. Combien de temps était-il resté dans l'obscurité ? Ou même inconscient ? Il ne pouvait pas savoir s'il avait été assommé, tout son corps lui faisait mal et en particulier son ventre. Rien n'était comparable à cette douleur. Et plus son cerveau se sortait de sa léthargie plus la souffrance physique était intense. Puis il sentit une nouvelle torture pour ses intestins qui lui arracha un cri. Ce dernier ne lui servit en rien pour se soulager de son supplice. Sa tête retomba durement contre la table où il était allongé, le regard se troublant, puis il ferma les yeux et se sentit partir.

Quand il rouvrit les paupières, la douleur était toujours là, mais elle semblait être endormie. Du moins, que légèrement... Il essaya de bouger l'un des ses membres. Ce fut un doigt qu'il parvint à mouvoir. En grimaçant, il parvint à voir un peu plus distinctement ce qu'il se passait autour de lui. Il était visiblement dans un laboratoire ou quelque chose comme ça. Cela y ressemblait grandement en tout cas et... Ô la douleur intense qui revenait lui arracher un cri. Quelle était insupportable. Il respirait avec difficulté, le souffle court. Cependant, le moindre passage de l'air dans ses poumons et sa gorge lui brûlait tout l'intérieur. Il aperçut la silhouette d'avant son évanouissement. Elle n'avait pas bougé. Alors qu'il la fixait pour voir de qui il s'agissait, il continuait de grimacer et à gémir machinalement sous la douleur toujours plus vive de son ventre. Il n'avait pas la force de crier pour l'instant. Son corps se remettait difficilement de deux évanouissements suivis de deux réveils brutaux successifs. Ses yeux perçurent alors les traits d'une femme sur la silhouette. Une femme... Mais que faisait-elle qui le faisait autant souffrir ? Comment était-ce possible de faire autant durer la douleur ? Comment était-ce possible d'être ainsi torturé aussi longtemps ? Felix avait l'impression que cela faisait une éternité qu'il était là, à crier à moitié, et que cela ne cesserait jamais. Alors que la femme ressortait il-ne-savait-trop-quoi de son ventre à lui, il regroupa le peu de forces qu'il avait pour redresser sa tête et regarder au niveau de son estomac. Ce qu'il vit faillit le faire tourner de l'œil. Était-il réellement ouvert en deux comme ça ? Les entrailles à l'air libre ? Non, non impossible...! Sa vue se troubla encore. Puis, la Scientifique approcha quelque chose de la tâche écarlate que percevait ses yeux à lui. Il ne put voir ce qu'elle fit. Il ferma les yeux sous la souffrance qu'il endurait. Il rejeta sa tête en arrière en hurlant de douleur, toujours plus vive, aiguë et intense. Dans un moment comme celui-là, il avait envie que tout s'arrête. Que son cœur s'arrête. Que tout redevienne calme et paisible. Mais tous ses muscles se contractèrent sous la violence de la torture, comme pour expulser le corps étranger qui s'amusait à jouer avec ses intestins. Et la douleur fut tout simplement atroce. En sueur, sa tête retomba sur la table d'opération. Il parvint cependant à gémir doucement :

- Arrêtez...

Il avait envie de se débattre, de sauver sa peau tant qu'il le pouvait, tant qu'il n'était pas mort. Mais se sortir des griffes de la Scientifique n'était que peine perdu, un suicide évident. Il se viderait de son sang au bout de dix mètres... Néanmoins il ne voulait pas se laisser faire. Alors dans un élan de survie et de douleur, il plia brutalement les jambes avant de frapper dans le vide avec tous ses membres pour tenter de se libérer.

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