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"Get Out Alive" - Williams & Downcry [Fini]

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admin incompris et solitaire
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MessageSujet: Re: "Get Out Alive" - Williams & Downcry [Fini] Dim 5 Jan - 3:08




















Harry J. Downcry - David P. Williams



GET OUT ALIVE





Mon doigt ne me fait aucune souffrance, j'attends et je le regarde sans faire le moindre mouvement. Au tout départ du moins, je n'ai rien de mieux à faire, personne ne m'a ammené d'humains à manipuler, que voulez-vous que je fasse? Les paroles de mon nouvel assistant m'ont laissé tant songeur, tant...voyez? Ici encore je n'ai les mots qui décrivent la sombre mélancolie dans laquel m'ont mis ces mots. Je regarde la cage de petits cobayes, c'est comme cela que les appelle mes collèges. Rien d'autres que des autres humains que je ne pouvais mettre sur ma table uniquement car ils étaient d'autres «scientifiques». Combien pourtant partageait ma ferveur, ma volonté, ma rage de pourvoir à mon but final? Ce but, ce rêve si délicat que je touche du bout des doigts...ou du moins...ces rêves: celui qui fait battre ma haine et celui qui fait battre mon cœur. Tant de conspirations, tant d'éclats sans nom d'un temps passsé. Mais je n'ai que faire du présent, il n'est que l'instrument de mon passé pour la vocation de mon futur. Sombre, j'ouvre la cage et m'apprête à prendre un petit hamster pour me soulager dans la chaleur de sa fourure.

Mais il commence à s'approcher de moi, le cœur battant il me semble. Non, pas le hamster voyons, je l'aurai bien vu, étant donné que j'ai les yeux rivé sur lui. Celui qui s'approchait de moi sans un bruit, du moins autre que celui de sa respiration, c'est mon assistant. Car oui, je l'avais entièrement adopté comme tel. Pas encore adopté comme un ami, tel que j'avais adopté tous les êtres vivants autre que humain sous ce merveilleux toit de différentes biomasses. Je le sens tout proche de moi à cet instant, il m'obsède et me presse comme à agir de quelques façons que ce soit. Mais je ne m'en sens pas le courage, mon cœur a trop été découvert: je ne peux plus rien faire. Comme je me sens misérable à cet instant, comme j'ai besoin d'une humaine sur laquelle me faire les dents, arrachant sa peau avec le bout de mon ongle, je pourrai sucoter son sang tandis que mes amis les souris se repaîtrait dans son ventre. Oui, je tente de me concentrer plutôt sur cela. Il le faut, j'ai besoin que mon esprit se répercute sur autre chose que ce corps presque offert avec amitié que je vois. Il doit rester vivant, entier que ce soit de son corps ou de son esprit. Je ne peux le briser comme j'ai tant brisé d'autres. Il est plus particulier. Il est spécial, quand bien même je ne pouvais le lui dire ou tout simplement le montrer. Pour le moment, je ne pouvais même pas lui faire assez confiance pour lui confier mes plus noirs secrets. S'il se devait d'être mon assistant, il me faudra une patience que je n'ai jamais eu pour personne. Mis à part...

Harry: Je...je n'avais pas remarqué...

Le mouchoir qu'il posa sur mon membre me déconcerte grandement. Il le presse contre et semble attendre quelque chose de ma part, encore et encore. Que pouvais-je lui dire? Je n'ai jamais soigné d'autre chose que des animaux, aussi m'empressai-je de lui dire:

Harry: A l'origine, je suis vétérinaire...je ne sais pas soigner les humains...tu penses pouvoir m'arranger cela? Ça te fera une bonne première tâche ça, soigner le droit de ton supérieur?

Je ris lentement, d'un rire presque absent tant je me concentrais sur la table d'opération pleine de sang. Il me faut y imaginer une jeune femme trempant dans le sang qui s'écoule de ses tripes. Ou sinon...je vais y imaginer David. L'allongeant sur ma table, je pourrai caresser ses jambes, la courbe de son dos alors que je le mettrai à quatre pattes...je pourrai respirer son odeur pendant que...non. Mon visage se crispe à la fin de mon rire, mais je fais de mon mieux pour retourner mon regard vers mon assistant, lui souriant.






Epistolaire du Pardon

Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



And I suppose in the end, they break my heart. All of us, no one is eternal. They love breaking me.
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MessageSujet: Re: "Get Out Alive" - Williams & Downcry [Fini] Dim 5 Jan - 9:44





Harry lui révéla qu'il était vétérinaire avant de venir ici mais concentré par sa tâche, David ne lui répondit pas qu'il était à son tour chirurgien principalement. Car, à plusieurs reprises, il avait dû s'improviser autre chose comme médecin accoucheur, ou il ne savait plus trop quoi encore. Enfin... Il avait aussi dû guérir une famille d'un vomitif pour chien. Administré par un vétérinaire. Il releva la tête vers son supérieur et répondit à son sourire. Il était tellement adorable que cela ne pouvait pas être lui, l'empoisonneur. Et puis, il y avait plusieurs vétérinaires à Londres, la coïncidence aurait été... impensable et inimaginable. Il essaya alors de se concentrer sur le doigt. L'envie de lui suçoter était vraiment plus forte que tout et il déployait un désir surhumain pour le taire et le dissimuler aux yeux de Harry. Aux magnifiques yeux de Harry, pardonnez-le.

Avec une pointe de déception, il vit que la coupure était superficielle. Oui, il aurait voulu s'occuper de lui plus longtemps, d'être aux petits soins. Là, tout ce qu'il aurait à faire, c'est de désinfecter et de bander la blessure. Oh... Bien sûr, il aurait bien bander pour autre et autre chose et... Il inspira profondément, essayant de se sortir l'image de lui portant la main à l'entrejambe de Harry qui, il n'en doutait pas, avait bien gâté par la nature et... Mais merde ! Pourquoi pensait-il à cela enfin ! Et le plus dur c'était de ne rien laisser paraître. Rester calme et impassible. C'était la première fois qu'un homme lui faisait autant d'effet. Il y en avait bien eu quelques uns sur lesquels il s'était imaginé des choses, mais jamais à ce point-là... ni avec tant de désir... Il tourna le dos à Harry et se mordit la lèvre inférieure comme pour... Non en fait, il ne savait pas pourquoi il faisait cela, mais cela l'apaisait alors... Il regarda alors autour de lui et repéra ce qu'il cherchait, posé sur un meuble. Il revint vers Harry et entreprit de soigner son doigt. Il désinfecta alors doucement, épongeant avec son mouchoir (propre) pour que la blessure ne pique pas trop. Puis, il passa le bandage autour. C'était fin et fragile mais c'était juste pour le temps que le sang coagule un peu. Après, il faudrait laisser sécher. Mais il se doutait que cela n'était pas inconnu pour Harry, c'était le même principe avec les animaux. Il lui rendit son sourire et le regarda droit dans les yeux. Il ne sut combien de temps il passa, immobile, à le dévisager. Il ne savait même pas quel genre de regard il lui faisait. Mais il savait qu'il était probablement en train de perdre toute crédibilité auprès de son supérieur. Alors il se leva brusquement et lui retourna une seconde fois le dos. C'était la seule chose qu'il pouvait faire pour se cacher de la honte qui l'envahissait. Il regarda nerveusement autour de lui, ne sachant quoi dire à Harry qui devait commencer à se poser des questions.

- Je...

Tu...? Le voilà dans un sacré pétrin à ce début de phrase non-achevée. Rien de plus frustrant pour les deux Scientifiques. Ce dont il avait envie lui fit peur lui-même. Désirer que Harry le prenne, là tout de suite, sur la table d'opération grillait pas mal d'étapes et allait trop vite en besognes. C'était juste ça qui le dérangeait ? Allons, David, tu t'imagines quand même coucher avec ton supérieur que tu as rencontré il n'y a quelques dizaines de minutes ! Mais les sentiments qu'il ressentait pour lui étaient déjà trop forts. Est-ce qu'il l'aimait déjà. Probablement. Mais il ne pouvait lui dire et avait la triste impression que cela ne serait pas facile à vivre au quotidien.

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