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La comptine d'Athénaïs [ Jeremiah H. Rockwood ] [Fini]

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MessageSujet: La comptine d'Athénaïs [ Jeremiah H. Rockwood ] [Fini] Ven 6 Déc - 23:51


La comptine d'Athénaïs

AVEC — JEREMIAH H. ROCKWOOD



Une longue silhouette passait sans bruit dans la demeure. Silencieuse, voluptueuse, on aurait dit une simple ombre dans les couloirs. Athénaïs avait eu une journée productive. Ou deux? Elle perdait la notion du temps à force. Elle ne savait plus quel jour il était depuis longtemps. Vivre dans le manoir, c'est comme vivre dans un monde à part ayant ses propres lois, sa propre existence, ailleurs.
La jeune femme venait tout juste d'effrayer une jeune victime et elle se délectait encore de la sensation de puissance que cela lui avait proféré.

• • •

Un ... deux ... Athéna te coupera en deux ...

L'ancienne prostituée lui avait seulement fait un coup classique. Mais les choses les plus simples sont les meilleures! Athénaïs s'était immiscée dans l'esprit de la petite amnésique, lui chantant de douces comptines macabres tout en l'observant derrière un coin de mur.

Trois ... quatre ... remonte chez toi quatre à quatre ...

Elle avait tout l'air d'une proie. Un petit lapin apeuré dans les hautes herbes. Et elle, elle était le renard. Oui, Athénaïs se voyait très bien en prédatrice ... c'était son essence, son rôle, son principe vital. C'était elle qui chassait, désormais. C'était elle qui avait le pouvoir.

Cinq ... six ... n'oublie pas ton crucifix ...

Sa victime commençait vraiment à avoir peur. Autrement dit, le jeu commençait à devenir intéressant. L'amnésique se demandait d'où provenait la voix, se tenant la tête entre les mains. Mais d'où cette chanson venait? Qu'allait-il lui arriver à nouveau? La petite gigota pendant une bonne poignée de secondes puis stoppa net. Athénaïs savait. Elle l'avait vue. Son regard n'était pas assez perceptible à cause de la pénombre, mais cela se sentait. La brute commença à élargir son sourire aux allures sadiques, se délectant de chaque instant, chaque seconde qui coulait entre les vers de la comptine. Elle continua.

Sept ... huit ... surtout ne dort plus la nuit ...

L'amnésique commença à vouloir s'enfuir. Dès qu'elle fit un pas en arrière, Athénaïs en fit un en avant. Son visage était comme possédé, complètement absorbée par son activité démoniaque. Elle se plaisait corps et âme à torturer cette pauvre fille qui rebroussa chemin. Mais Athénaïs voulait encore jouer. Elle avait trouvé une camarade de jeu, il ne fallait pas qu'elle s'en aille si vite! La jeune grecque la suivit d'un pas beaucoup plus calme, fixant l'ombre de sa proie dans l'obscurité. Ses cheveux partaient dans tous les sens, ses yeux étaient perçants. Tournant à un coin de mur, elle profita d'une ligne droite d'un couloir pour relancer la peur dans le ventre de l'amnésique. Elle était complètement vulnérable.
Athénaïs se mit à rire. Je vous laisse imaginer quelle sorte de rire. Elle jubilait de façon la plus malsaine qui soit. Restant fixée sur son gibier, elle arrivait à suivre sa trace sans trop de problème. Elle pouvait même constater la panique qu'elle provoquait chez sa victime, entendant sont souffle haletant devenant de plus en plus serré. Elle poussa même un petit gémissement de désespoir. Athénaïs se mordit la lèvre de plaisir.
L'amnésique avait trop peur pour que la pensée de se réfugier dans une pièce lui vienne à l'esprit. Elle finit par s'arrêter brusquement au milieu du couloir, se recroquevillant sur elle-même, les mains sur ses oreilles. Cela ne servira à rien, ma belle ... mes chemins traversent toutes les ouïes, tous les esprits ...
Athénaïs en profita pour se faufiler silencieusement dans les parties les plus sombres du couloir. Elle voulait faire croire à sa victime qu'elle était partie, c'est pour cela qu'elle attendit quelques secondes, accroupie à seulement quelques centimètres de l'amnésique. L'avantage, c'est qu'elle ne regardait nulle part, cela avait été un jeu d'enfant. Quand le silence n'était plus assez, c'était le moment de lancer la phase finale ... La télépathie reprit une nouvelle fois.

Neuf ... dix ... elle est cachée sous ton lit ...

La victime releva la tête très vite, regardant frénétiquement autour d'elle. Les yeux sombres d'Athénaïs luisèrent dans la pénombre. L'amnésique se rendit compte que son bourreau était tout près, et dès cet instant, elle poussa un cri d'horreur délicieux. L'ancienne prostituée voulu doubler le volume en faisant mine de se jeter sur elle en criant également. Ses yeux allaient presque sortir de leur orbite, elle était comme folle, assoiffée de peur, effrayante au plus haut point. Son gibier faillit faire une crise cardiaque et détala le plus loin possible. Athénaïs perdit vite sa trace.

Ce n'était rien, elle s'était bien amusée. Le cri final que sa victime avait poussé fit sourire Athénaïs ... il n'y avait rien de plus exquis. Cela l'avait tellement délecté qu'elle passa sa langue sur le bout de son pouce, comme pour se lécher les doigts après un bon repas. Mais elle préféra arrêter là. Progressivement, la jeune femme reprit son apparence de lady. Se recoiffant doucement, elle avança dans les couloirs en caressant les murs du bout des doigts. Elle avait besoin d'un peu de repos.

• • •

Athénaïs arriva en quelques temps à ses quartiers. Ce fut une journée satisfaisante, en tout cas, elle se terminait en beauté. Les cris de cette dernière proie résonnaient encore dans ses oreilles comme un doux écho qui rassasiait son esprit torturé. Poussant délicatement la porte de sa chambre, elle arborait toujours son sourire, mêlé à un air satisfait qu'elle portait les bons jours. Aujourd'hui était un bon jour ... pour l'instant.
La jeune femme se mit à l'aise tout de suite, déboutonnant sa robe mauve pour la lancer sur le lit. Elle garda néanmoins son corset lorsqu'elle s'avança vers le miroir pour enlever ses boucles d'oreilles en nacre. Athénaïs observait son visage avec attention. Regarde ce que tu es devenue. La cruauté te va si bien ... C'est vrai, elle se trouvait belle. Quand elle y réfléchissait, elle ne savait même plus si, avant d'entrer dans le manoir, elle s'était trouvée jolie un jour. Désirable, certes, elle avait eu le temps de s'en rendre compte. Mais la beauté était encore autre chose. Dame nature lui avait donné un visage harmonieux, Dieu merci.
Posant sa boucle d'oreille sur le meuble, elle passa les mains sur les tissus qu'elle portait. Elle n'avait que son corset, son jupon et ses porte-jarretelles. Elle aimait bien traîner comme ça dans sa chambre lorsqu'elle ne travaillait pas.

Lorsqu'Athénaïs releva les yeux vers le miroir pour ôter sa deuxième boucle d'oreille, elle distingua du mouvement dans le fond de la pièce. Fronçant légèrement les sourcils, son esprit réfléchit pendant un fragment de seconde. Qui pouvait bien être dans sa chambre à ce moment là? Dans sa chambre tout court? Sans avoir perturbé l'attention de la jeune femme depuis tout ce temps? Il ne pouvait y avoir qu'une personne. Souriant rien qu'à la pensée de son nom, le regard d'Athénaïs revint à son propre visage. Même si, quand il serait enfin visible, elle devrait se retenir de n'avoir les yeux que pour lui.

« Je sais que vous êtes là, Monsieur Rockwood. Vous pouvez sortir. Bien joué, encore une fois! »

Le coeur de la jeune femme battait la chamade. Elle allait le voir, là, maintenant. Et encore une fois, elle perdrait le contrôle d'elle-même.





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Dernière édition par Athénaïs Spyro le Ven 1 Aoû - 15:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La comptine d'Athénaïs [ Jeremiah H. Rockwood ] [Fini] Sam 7 Déc - 13:07





La Comptine d'Athénaïs






Le maître avait pu observer toute la scène de terreur. Ne demandez même pas comment, c'était ainsi car il est le commandant en tout lieu de ce monstrueux théâtre. Délicatement, avec toute l'aristocratie de son maintien, il s'avança à travers les couloirs. Sa présence était absolument indiscernable, quand bien même il voulait marcher à travers les amnésiques. Son aura était beaucoup trop impressionnante. Malgré tout cela, il ne croisa personne et il ne voulait croiser personne. Ce n'était pas de son ressort que de devoir contenir les élans de violence de la part de débile décérébré qu'il n'avait qu'à jeter aux scientifiques pour observer avec délectation la lumière de leur yeux s'éteindre dans un hurlement de douleur. Oh, que de temps perdus par de simples fuyards uniquement pour atteindre son but. Doucement, il fit une pirouette en riant pour frapper dans un candélabre qui était tombé au sol. L'objet retomba plus loin, devant une porte. Une chambre plus précisément. Autant vérifié si nos invités dorment bien profondément. S'ils arrivent seulement à atteindre les chambres en vie.

Cette chambre là n'était pas au niveau de la sienne question luxe et c'était parfaitement normal. Les petits jouets qui habitaient ici ne devait être là que pour le satisfaire dans son but, pour l'amuser de leur souffrance, non pour vivre dans un temps confortable. D'ailleurs qui oserait dire que nous vivons dans un temps confortable, même dans le monde extérieur? Tout n'est que dépression à l'extérieur. Tout n'est que subtile beauté, dans cette intérieur sombre. Il entra en refermant la porte, aucun besoin à ce qu'on le voit entrer dans cette chose. De toute façon, il devait être le seul être véritablement raisonné dans cette maison. Non, il ne devait pas être, il l'était. Non mais quand même. Remarquant une petite fraîcheur dans la salle, il se posa dans un coin. Un fauteuil-chaise aux rembourrage légèrement défait.

Calme comme le temps, il attendit lorsque tout d'un coup vint à son oreille les affres de bruits de pas dans le couloir. Rapide, détendu et imprécis. Peut-être tout cela à la fois et bien plus encore. La porte s'ouvrit mais le Lord ne bougea pas d'un pouce, ce n'était pas à lui de le faire. Il observa en haussant les sourcils la nouvelle venue, une jeune femme à la tenue plus que provocante. Celle-ci se regarda dans un miroir aux bords légèrement fêlé, souriant d'un air de démence que le maître avait déjà vu sur de nombreuses personnes. Décroisant les jambes, il les remit tout en s'étendant les bras. La jeune femme ne se retourna pas, mais prononça son nom en lui demandant de bien vouloir se montrer. Comme s'il suffisait de le demander pour être exaucé.

Jeremiah: Comme vous êtes perspicace. Ou peut-être tout simplement bien chanceuse.

Se levant alors pour dominer la jeune femme de sa taille, il s'approcha d'un pas et fit dédaigneusement:

Jeremiah: Je vous ai vu joué avec l'amnésique. Ne vous a-t-on jamais dit de ne pas jouer avec la nourriture?

Un grand éclat de rire sortit alors de son large torse, enveloppé dans son costume bien riche et classieux.  






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MessageSujet: Re: La comptine d'Athénaïs [ Jeremiah H. Rockwood ] [Fini] Dim 8 Déc - 13:54


La comptine d'Athénaïs

AVEC — JEREMIAH H. ROCKWOOD



Dès que la voix de M. Rockwood traversa la pièce, le coeur d'Athénaïs faillit sortir de sa cage. La jeune femme se mordit la lèvre inférieure et baissa les yeux pour éviter de montrer tant de sentiments. Lorsqu'elle regarda une nouvelle fois dans le miroir, elle distinguait sa silhouette dans la pénombre. Enfin. Et comme si une bonne étoile exauçait ses voeux, Jeremiah avança d'un pas, et elle put le voir.
Athénaïs le regarda parler dans la glace réflective avant de se tourner vers lui dès qu'il termina sa phrase. Elle arborait un petit sourire espiègle, et ses yeux noisette pétillaient de mille feux. Ce n'était pas souvent qu'elle pouvait avoir le Lord pour elle seule, en tête à tête. Alors elle décida de profiter de chaque seconde, même si cela n'allait peut-être pas durer. Athénaïs le regardait rire, et cela réchauffait son coeur. Elle adorait le voir sourire, surtout si elle en était la cause. Il ressemblait à un joyeux enfant qui avait raconté la meilleure blague. C'était juste craquant!

La jeune femme s'approcha lentement de Rockwood, essayant de calmer les palpitations alors qu'elle détaillait son visage de ses yeux brillants.

« C'était si tentant ... Je n'ai plus qu'à attendre la prochaine fois qu'elle croisera mon regard et ... »

Athénaïs claqua des doigts. Il y avait quelques fois où elle "épargnait" ses victimes, en effet. On ne peut pas toujours éliminer la vermine du premier coup n'est-ce pas? Mais cela était tout de même jubilatoire.
La jeune femme n'était même pas surprise que le Lord ait vu son petit spectacle. Il était littéralement le manoir. Elle ne pouvait rien lui cacher.
S'approchant un peu plus de M. Rockwood, la jeune grecque n'était plus qu'à quelques centimètres, mais elle n'irait plus loin. Sa main voulait même essayer de le toucher, mais elle ne pouvait pas. Il était comme une oeuvre d'art dans un musée, elle ne pouvait que se perdre dans la beauté de ses traits. Refermant délicatement ses doigts, elle serra son poing contre sa poitrine, sentant son coeur battre de plus belle. Cela finissait même par faire mal.

« Vous avez raison, je suis chanceuse. Chanceuse de vous avoir ici. »

Son sourire était plus sincère, plus ému. Athénaïs avait abandonné sa peau de séductrice pendant un moment pour devenir obéissante. M. Rockwood était le seul à pouvoir voir cet aspect de la jeune femme.
Mais celle-ci finit par prendre un air plus désabusé, en effet, elle n'allait pas laisser croire qu'elle n'était qu'une romantique naïve. Athénaïs savait bien que Jeremiah était dans sa chambre dans un but précis, non pour ravir ses beaux yeux. C'était comme ça, et elle l'acceptait comme il se devait.

« Dites-moi, alors. Que voulez vous que je fasse? »

Athénaïs avait détourné sa tête avant de prononcer ses mots, mais à la fin de sa phrase, son regard se retourna une nouvelle fois sur le Lord. Elle attendait ses ordres comme un loup aux aguets. Il pouvait lui demander n'importe quoi, elle le ferait. Sur le champ si c'était possible. Son repos attendrait quelques heures de plus.






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MessageSujet: Re: La comptine d'Athénaïs [ Jeremiah H. Rockwood ] [Fini] Ven 13 Déc - 11:34





La Comptine d'Athénaïs






Le maître attendit sagement la réponse de son esclave. Car oui, comme tous les êtres de ce manoir, la belle brute ne faisait pas exception : elle n’était que le pendant de son pouvoir, celle qui exécutait ses ordres et faisait régner une délicieuse terreur dans le manoir. Pour cela, bien sur, elles avaient droits à un traitement favorable. Celui de ne pas être condamné à mourir. Voyant la jeune femme se retourner, dévoilant dans toute sa suprême l’obédience de ses formes à travers le tissu peu conventionnel, il ne cacha pas un sourire de satisfaction. Une créature aussi charmante aurait pu finir dans son lit plutôt que dans les mains des scientifiques. Dommage, il se rattraperait sur une autre : on ne mélange pas le travail et les plaisirs intimes. Son regard qui le zieutait par en dessous souriait tout en lui étalant sa prochaine action envers la victime. Un tel sadisme dans les traits ne pouvait qu’être de bon augure pour la suite de l’œuvre. Elle claqua des doigts comme pour montrer l’irrévocabilité de sa précision et de ses attaques.
Sans le moindre travers, la jeune femme s’avança vers lui, comme envahi par un quelconque courage que le Lord accueillit en haussant un sourcil. Vous ma chère ? N’y pensez même pas. Une brute n’est qu’un objet. Vous êtes juste le plus bel objet de ma collection. Elle continua indéniablement sa marche et ne s’arrêta qu’à quelques centimètres. Rockwood fit alors percevoir les traits de la supériorité dans son expression, se grandissant pour la surplomber d’avantage. La main de la jeune femme se leva. Trop. Par chance, elle ramena cette dernière à sa poitrine, comprenant combien il était dangereux de vouloir toucher à sa personne. Le maître ricana d’un ton grave et solennel :

Jeremiah : Oh oui, bien chanceuse de pouvoir vous trouver sous ma protection. Ceux que vous chassez n’en ont pas autant.

Ravi encore de sa phrase, il étouffa pourtant un rire sarcastique. Toutes les créatures de cet endroit lui devaient obéissance et jeu pour son grand final. Bientôt seront disposé les drapeaux de la victoire quand s’enclenchera le processus. Immobile chacun de leur côté, les deux finirent par se regarder sans un mot, presque comme dans un jeu de regard où le premier a baissé les yeux serait alors le serviteur de l’autre. Rockwood haussa encore un sourcil, il était évident qu’il gagnerait. Quand la belle lui proposa ses services, il eut encore envie de rire. Chaque parole, chaque scène, chaque entracte qui se déroulait sous ce manoir, chaque réaction de ses invités lui donnaient envie de rire. En effet, se savoir l’artisan de leur désespoir était d’un instinct tellement jouissif qu’il n’avait besoin de masque pour paraître comme le masque comique.

Jeremiah : Vous m’avez privé d’un bon spectacle de torture, en épargnant votre victime…j’en suis fort déçu, quand bien même je comprends votre envie. Soit…m’ayant arraché mon plaisir, que diriez-vous si je vous proposai de me divertir ?







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MessageSujet: Re: La comptine d'Athénaïs [ Jeremiah H. Rockwood ] [Fini] Jeu 19 Déc - 19:42


La comptine d'Athénaïs

AVEC — JEREMIAH H. ROCKWOOD



Chanceuse ... Oui bien sûr, qu'elle l'était désormais. Elle n'avait pas besoin qu'on le lui rappelle. Athénaïs ne supportait pas qu'on la prenne pour une idiote. Si cela n'avait pas été Lord Rockwood, elle aurait déjà sauté à la gorge de son interlocuteur. Mais là, c'était impossible. D'autant plus que c'est elle qui l'avait provoqué en premier lieu. Bien sûr, elle savait très bien qu'il ne la toucherait jamais. Et qu'elle ne pourrait jamais le toucher. Et qu'il ne se passerait jamais rien entre eux. Mais une part de la jeune femme espérait toujours, en vain, et elle essayait de l'étouffer, en vain. Peut-être était-elle vraiment idiote après tout. Mais ce qui était dommage, c'était que Monsieur Rockwood était le seul à pouvoir espérer avoir cet "avantage" avec Athénaïs. Lorsqu'on est au courant de l'ancienne vie de la brute, on pouvait aisément croire à l'ironie du sort ...

Athénaïs était donc un peu irritée, mais elle ne le montrait point. Ses yeux de biche regardaient son patron et elle attendait patiemment une réponse. Elle ne s'attendait pas à grand chose de particulier, toutefois.
Cependant, lorsque le Lord lui répondit, le visage de la jeune femme se ferma légèrement. Elle tourna brusquement les talons après l'avoir dévisagé encore quelques secondes et s'avança vers son armoire. Athénaïs ne supportait pas que l'on critique son travail. Jeremiah était chanceux également. Chanceux d'être tout aux yeux de la jeune femme. Elle ne pouvait rien lui faire, et ne voulait rien lui faire de toute façon. Mais cela l'irritait tout de même au plus haut point. Athénaïs essayait tant bien que mal de le cacher bien que ses gestes étaient beaucoup plus nerveux et saccadés que d'habitude. La brute ouvrit son placard et en sortit une cape à capuche. Monsieur Rockwood voulait du divertissement. Elle supposait donc que cela ne se passerait pas dans une chambre. Athénaïs mit sa cape sur son dos pour cacher ses sous-vêtements. Cela ne la dérangeait pas que son maître la voit de la sorte -après tout, il l'avait déjà vue dans un pire état- mais personne d'autre ne pouvait avoir le privilège de ce spectacle. Toutefois, elle n'allait pas remettre une robe devant ses yeux. Là, la provocation aurait été maximale.

Athénaïs revint vers M. Rockwood, emmitouflée dans sa cape. Son regard était inexpressif, noir et vide. Mais elle ne voulait tout de même pas perdre sa dignité, même devant son supérieur. Elle gardait la tête haute, malgré le fait que Jeremiah soit plus imposant qu'elle. Solennelle et professionnelle, c'était comme ça qu'elle devait opérer. Mais c'était tellement moins amusant ...

« Tout ce que vous voudrez, Monsieur Rockwood. Dois-je la rattraper? Ou voulez-vous que je trouve une autre victime? »

Athénaïs était déjà tournée en direction de la porte, cependant elle attendait le feu vert du Lord. Après tout, c'était lui le patron.





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MessageSujet: Re: La comptine d'Athénaïs [ Jeremiah H. Rockwood ] [Fini] Dim 22 Déc - 10:52





La Comptine d'Athénaïs






La belle semblait contrariée par les dires de son maître. Alors comme cela on veut faire sa capricieuse? Ne sais-tu donc pas qu'ici le lord est roi et ses demandes n'ont pas besoin d'être précisée. Elle lui fit de doux yeux auxquels il n'eut qu'un haussement de sourcil. La petite n'était qu'un jouet parmi les autres, quand bien même son regard était aguicheur et adorateur au possible. Ne restes donc pas plantée là, petite créature. Il n'aurait eu qu'à tendre le bras pour avoir tout ce qu'il pouvait désirer dans une vie de mortel, et bien plus encore. Pourquoi ne cédait-il pas tout simplement à tous ses caprices? Parce qu'ici en particulier, il sentait que c'était également un désir de la jeune femme, et il se mettait à un point d'honneur à ne jamais faire plaisir à l'un de ses prisonniers, acteurs dans un théâtre où se déroulait en prime time la mort et la désolation. Excusez le de préférer la compagnie des hurlements de souffrances à vos probables cris de jouissance, mademoiselle...Spyro, si ses souvenirs étaient exacts. Ne faites donc pas cette mine renfermée, il n'y a donc aucun amnésique avec lequel vous pourriez jouer?

Rockwood se laissa alors à ses pensées vagabondes, tandis qu'un soupir s'étendit sur son visage quand la belle s'en retourna. Elle revêtit alors une cape qui ne cachait presque aucunement les méandres de son corps. Pourquoi donc ainsi cacher les merveilles d'un corps qui ne pouvait servir qu'à mieux attirer ses victimes jusqu'aux salles de tortures? Doucement, elle revint vers elle, avec cet air d'on ne savait quoi qui aurait pu faire tomber tous les êtres de la planète sous ses pieds. Tous les êtres, sauf notre charmant maître. Ses pas étaient bien plus saccadés et d'une intensité qu'elle contrôlait sous chacun de ses pas. Elle lui cachait quelque chose, une certaine nervosité? Un apitoiement secret de ne pas avoir bien fait son travail? Elle semblait pourtant prendre ce dernier à cœur. Ses gestes paraissaient d'une provocation à en faire pâlir un saint, mais le maître restait parfaitement calme. Il n'y avait pas de quoi s'affoler à la vu d'une si affriolante créature, tout ce dont son corps avait été privé pour le moment, c'était de sentir les hurlements de terreur d'un pauvre prisonnier. En revenant, la belle n'avait plus aucune lueur dans ses yeux, destinée à servir, tel qu'on l'avait programmé en l'amenant ici. Brave bête, elle ne sera que la douceur apparente de la fonction de brute, mais son instinct est bien plus courageux. Sa tête était haute, quand bien même le maître ne pouvait qu'être plus grand qu'elle. A ses paroles, il esquissa un rictus qu'il ne fit pas résonner dans la chambre. Mais quand la belle commença déjà à partir vers la porte, il eut un rire moqueur.

Jeremiah: Mes plaisirs sont des ordres. Mais étant le maître ici, je n'ai nullement besoin de les préciser.

Il resta totalement immobile l'espace d'une seconde, durant tout le temps de sa phrase. Pourquoi bouger, alors qu'il n'avait aucun mouvement à faire pour se faire comprendre? Cette femme était son esclave, et en cela, il n'avait pas clairement pas besoin d'en dire plus. Elle devait pouvoir comprendre le moindre de ses envies. Cette pauvresse avait laissé s'échapper une âme alors qu'il avait à ce moment envie d'une âme à torturer. A présent, il fallait qu'elle se fasse pardonner. Qu'elle trouve donc comment, mais il était hors de question que le lord s'abaisse à son niveau en lui disant avec lumière ce qu'il était de son devoir d'accomplir. Délicatement, il fit quelques pas. Lui tournant le dos, il s'admira lui-même dans le miroir.






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MessageSujet: Re: La comptine d'Athénaïs [ Jeremiah H. Rockwood ] [Fini] Jeu 26 Déc - 20:18


La comptine d'Athénaïs

AVEC — JEREMIAH H. ROCKWOOD



Alors qu'Athénaïs s'apprêtait à sortir, elle pila net pour s'arrêter aussitôt qu'elle entendit la réponse de son maître. D'accord ... c'était nouveau venant de lui. Monsieur Rockwood voulait rester ici, vraiment? Il voulait qu'elle satisfasse ses désirs ici même? Alors il ne rigolait plus. Athénaïs n'y avait pas cru, mais là, il n'y avait plus de doutes possibles. La brute vit du coin de l'oeil son patron avancer de quelques pas à son opposée, ce qui lui permettait de cacher son émotion. Elle ne pouvait s'empêcher de sourire ... Ce qu'elle voulait faire depuis longtemps arrivait enfin pour une fois.

La jeune femme se mordit la lèvre pour enlever ce sourire béat de son visage. Il fallait montrer qu'elle avait le contrôle de ses gestes. Oh, ça, elle l'aurait! Elle continuait de sourire, mais c'était de la satisfaction qui s'affichait. De la séduction. Qu'il ne s'inquiète point, elle saurait le satisfaire.
Athénaïs défit sa cape et la laissa glisser le long de son corps. Elle était contente de pouvoir l'enlever aussi vite, celle là. Se retournant, elle put voir Monsieur Rockwood regarder le miroir dans lequel elle s'était elle-même admirée quelques minutes plus tôt. La jeune femme marcha lentement à travers la pièce telle une lionne ayant trouvé sa proie. Bien que, nous le savons bien, ce n'était pas la brute qui aurait l'avantage. Qui pouvait l'avoir avec Jeremiah? Tout ce qu'elle pouvait assurer, c'est que son maître allait bientôt avoir une autre vision que celle de son reflet.
Athénaïs le contournait doucement. Ce n'était pas le moment de se regarder dans le miroir ... La jeune brute décida de corriger cette erreur en se glissant entre M. Rockwood et son reflet. Elle mit ses mains derrière son dos pour s'appuyer sur le meuble contre le mur, regardant son patron avec des yeux brillants d'étoiles. La jeune femme avait l'impression d'être une friandise offerte dans un beau panier, ce qui n'était pas qu'une impression, finalement. Et ça ne lui déplaisait pas.
Athénaïs défit lentement les bretelles de son habit léger, calculant le moindre de ses gestes de manière à les rendre aussi fluides que possible. Puis la jeune femme se pencha vers Jeremiah, lui parlant d'une voix suave:

« Si c'est vraiment ce que vous désirez ... »

Elle releva les yeux vers son maître, le dévorant du regard. Elle ne sentait même plus son coeur tellement celui ci battait fort rien qu'en croisant ses yeux. Il dégageait un charme qui était loin de laisser la brute indifférente. Elle se retenait vraiment de lui sauter dessus. Cela aurait été bien trop rapide, le Lord voulait du divertissement. Ce n'était pas pareil. La jeune femme ne put s'empêcher de se mordre une nouvelle fois la lèvre inférieure. C'était dur ...
Athénaïs se redressa, appuyée une nouvelle fois sur sa coiffeuse. Reprenant un peu ses esprits pour garder le contrôle, elle finit par sourire franchement, soupirant légèrement par le nez.

« Vous auriez pu vouloir mon corps dès le début. N'importe quel autre homme n'aurait pas hésité à en profiter. » La jeune femme releva son regard noisette sur lui. « Mais vous n'êtes pas n'importe quel homme. Il fallait que je vous appartienne exclusivement, n'est-ce pas? »

À moins qu'il ne voulut garder son argent, mais c'était un peu moins romanesque, et surtout un peu plus absurde. Athénaïs avança ensuite ses mains vers le Lord. Il voulait qu'elle prenne l'initiative, elle le ferait. La belle défit légèrement son col pour mieux l'agripper et l'attirer vers elle. Où était l'intérêt de rester éloignés? La jeune femme colla sa joue contre la sienne pour pouvoir murmurer à son oreille.

« Pourquoi avoir attendu aussi longtemps? »

Lord Rockwood pouvait sentir son souffle, et elle s'enivrer de son odeur. Jamais elle n'avait été aussi près de son maître. Jamais elle ne l'avait touché de la sorte. Mais elle ne regrettait rien pour le moment. Il ne pouvait la repousser, il n'attendait que cela, visiblement. Et cela mettait Athénaïs dans une joie indicible.
La demoiselle recula son visage pour mieux rapprocher son corps de celui de Jeremiah. À vrai dire, chacune de ses formes étaient tout contre lui, son visage en face du sien. Mlle Spyro lui prit ses mains pour les poser - que dis-je, les claquer - sur ses propres fesses. Voilà qui était fait!
Pendant ses bras au cou de son patron, la jeune brute ne cacha pas son petit sourire plein de gourmandise.

« Alors allez-y ... faites-moi mal. »

Elle allait peut-être le regretter, mais elle n'avait pas le choix. De toute façon, ce moment, elle le savourait.






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MessageSujet: Re: La comptine d'Athénaïs [ Jeremiah H. Rockwood ] [Fini] Ven 27 Déc - 15:03





La Comptine d'Athénaïs





Le maître ne pouvait plus voir ses réactions avec exactitude, quand bien même il voyait son reflet rutilante de joie à travers la surface du miroir. Comme c'était bien joué de sa part d'ainsi faire croire qu'il était totalement aveugle de tout, trop occupé à admirer son superbe reflet. Doucement, il fit descendre son nœud papillon en quelque chose de plus lâche, plus calme mais simple. Il faisait soudainement une étrange chaleur dans la pièce, et il ne douta pas deux secondes que cela était l’œuvre de l'intense réflexion de la jeune femme, à la suite de sa parole. Qu'elle réfléchisse donc autant qu'elle le voudra, il n'avait pas l'intention de bouger. Jeremiah était maître ici et qu'importe ce que les autres pourraient dire. Personne jamais ne le tuera. Toujours était-il que le Lord pouvait ressentir la joie d'Athénaïs d'ici, ce n'était pas bien difficile à cerner. Le cœur de la jeune femme battait à tout rompre, cela en était assourdissant, et ce pour n'importe quel oreilles de ce pauvre monde. Elle souriait, et d'une blancheur absolument éclatante cela dit. Le maître n'avait pas vraiment pour ambition de faire sa joie, tout au contraire, mais ne dit-on pas qu'un esclave heureux travaillait beaucoup mieux qu'un esclave triste? Voilà pourquoi il soignait ses scientifiques. Peut-être était-il temps de faire de même pour ces bêtes là? Oh...il ne savait pas vraiment.

La voilà qui défaisait lentement le lourd tissu de sa cape, cela s'entendait aux frottements. Il n'était pas difficile d'analyser tous ses gestes, tellement il était reconnaissable et prévisible. La pauvre jeune femme semblait complètement aveuglé par le Lord, il aurait fallu être stupide pour ne pas le voir. Mais Rockwood s'en moquait bien, même si cela était un sérieux avantage pour lui...n'y avait-il pas meilleur serviteur que celui prêt à mourir pour vous tellement il vous admire? Non, il ne croyait pas et il fallait reconnaître cela en l'ancienne prostituée: sa fidélité et son loyalisme serait à tout épreuve...encore fallait-il pouvoir la pousser un peu plus dans ses retranchements les plus intimes. Mais cela, il n'avait même pas besoin de se forcer pour le faire. Juste un petit coup de pouce, léger comme un coup de brise, et la flamme s'étendra à un niveau inégalable. Prompte à s'enflammer rapidement celle-là. La ténébreuse flammèche commença alors à se mettre entre lui et le miroir. Mmh? On voulait donc se mettre en travers de ce qu'il faisait? Il haussa un sourcil, amusé.

Ses bretelles tombèrent pour laisser voir une partie de son corps très fin. Peut-être un peu trop fin, il avait l'impression qu'il pourrait la briser d'une simple pichenette. La belle ne cessait de sourire de tout son visage, comme si la scène était des plus hilarantes. Ou peut-être était-ce la seule façon qu'elle avait trouvé pour faire retomber la pression dans son esprit faible. Mais voilà que la créature venait à défaire le col qu'il avait déjà un peu assoupli pour complètement le ramenait à elle. Il se laissa faire avec toujours ce sourire narquois qu'il tenait presque pour naturel à sa propre face. Ce qu'elle lui chuchota à l'oreille, faisant ainsi frotter leurs joues l'une contre l'autre, contre la barde de deux jours de Rockwood, lui arracha un véritable rire plein de sarcasmes. Ce n'était pas lui qui avait attendu autant de temps. C'était elle qui avait du utiliser toutes les ressources de sa pauvre intelligence pour comprendre ne serait-ce qu'un peu les désirs de son maître. Et encore...les comprenait-elle vraiment? Elle semblait le prendre pour n'importe quel homme, malgré ses paroles. Hors, tout ce qu'il pensait ou voulait...n'était pas du commun des mortels. Son rire se tut un peu quand elle le prit par le cou, les bras pendant amoureusement.

Jeremiah: Alors ainsi on prend des familiarités avec son maître...?

D'une main calme, forte et sûre, il l'écarta en douceur. Autant ne pas brusquer la chose. Avec toujours cette force de présence qui émanait de lui, prouvant sans aucune parole qu'il était le roi en sa demeure, le Lord fit glisser sa main d'entre les seins de la femme pour la faire passer dans son cou...ce même coup qu'il saisit pour le serrer. D'une main, il commença à l'étrangler tendrement. Le bout de ses doigts alla jusqu'à vouloir pénétrer la peau sans pouvoir vraiment la blesser. Il lui coupa délicieusement le souffle et s'approcha de sa bouche pour murmurer:

Jeremiah: Si j'ai eu la miséricorde de te sauver...c'est bien pour que tu me serves comme une gentille esclave...je te permet juste de deviner ce que je veux, car c'est ainsi que tu dois me servir...





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MessageSujet: Re: La comptine d'Athénaïs [ Jeremiah H. Rockwood ] [Fini] Dim 29 Déc - 23:19


La comptine d'Athénaïs

AVEC — JEREMIAH H. ROCKWOOD



Le maître commença par écarter les bras de la brute qui lui lança un regard légèrement interrogateur. Cependant, elle ne perdait pas la passion qui la faisait agir. La jeune femme était tellement soumise au Lord que c'était presque si elle accompagnait ses mouvements. Son toucher la faisait frissonner et la réchauffait plus que de raison. Si les joues d'Athénaïs savaient rougir, elles auraient été écarlates au moment où Jeremiah posa la main sur elle. Mais ne sachant rester que blêmes, la jeune brute sentait seulement le feu sur ses pommettes. Elle se laissa faire docilement, fermant presque les paupières. Elle voulait profiter de ce moment, que les doigts de son maître ne cessent de glisser sur sa peau.
C'est seulement lorsque M. Rockwood serra l'étreinte contre son cou que la belle rouvrit complètement les yeux. Elle ne rêvait pas, il ... l'étranglait. Athénaïs lui avait demandé de lui faire mal, voilà ce qu'il faisait. Même si elle l'avait pensé d'une autre manière ... Ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait en plein fantasme de strangulation, mais il fallait dire que se faire couper littéralement le souffle était quelque chose de très impressionnant. La jeune femme observa intensément son maître serrer sa gorge dans sa paume réchauffante. Elle ressentait un mélange de peur et d'excitation qui lui parut pour le moins très étrange. Mais au final, ne fallait-il pas qu'elle s'y attende? Athénaïs ne pouvait penser que les choses allaient se dérouler de manière normale avec son maître. Même si cela ne l'aurait pas dérangé non plus ... Cependant, il s'approcha d'elle, à deux doigts de l'embrasser, ce qui la ravit grandement. Sentir son souffle sur ses lèvres était délectant. Elle l'écouta en tentant de respirer, mais cela commençait déjà à devenir douloureux.

« Je ... »

À sa plus grande stupéfaction, elle ne pouvait déjà plus parler non plus. Sa bouche resta ouverte, essayant de faire passer un fil d'air qui se brisa dans sa gorge. Se rendant compte que tout cela était inutile, elle la referma doucement, supportant l'étreinte. Une chance qu'elle n'avait pas réellement besoin de parler pour se faire entendre. Se concentrant un peu, Athénaïs pouvait dialoguer avec le Lord directement dans son esprit.

« Je suis bien votre gentille esclave. » envoya-t-elle télépathiquement, ne quittant pas les yeux de son patron. « Pardonnez-moi si je ne peux pas lire clairement le fond de votre pensée. Mes intentions sont toujours en votre faveur. Je ferais n'importe quoi pour vous, n'importe quoi. »

La cruauté du Lord n'était pas une légende. Il lui demandait d'agir tout en l'interdisant de le toucher. Dans ces instants, Athénaïs aurait plutôt préféré lire dans les pensées plutôt qu'être télépathe. Elle aurait pu faire ce qu'il fallait. Mais là? ... Dans un dernier élan d'audace, la jeune femme avança sa main vers son maître, mais tout ce qu'elle pouvait faire était l'effleurer. L'étranglement rendait ses mouvements nerveux et tremblants, sa gorge devenait rouge et gonflante. Sa seule consolation était le contact entre leurs fronts et leurs nez. Ce n'était pas grand chose, mais elle le chérissait quand même. Elle était si proche d'un beau baiser, mais la main de Rockwood compressant ses artères lui empêchait tout mouvement franc. Athénaïs ne pouvait qu'allonger son cou de manière très légère, même si cela ne faisait que réduire la distance.
La jeune femme ramena ses bras en arrière, sur le meuble servant de coiffeuse. Elle espérait s'y asseoir en s'appuyant sur ses mains, mais ses forces manquèrent. Elle ne put que faire tomber un flacon qui se brisa au sol. Le bruit l'exaspéra aussitôt et lui fit froncer les sourcils. Abandonnant l'idée de s'asseoir, la brute se colla le plus possible au meuble et commença à écarter doucement ses cuisses.

« Je suis à vous, maître. Je suis tout à vous. »

Voilà tout ce qu'elle pouvait faire. Surtout que les signes de faiblesse commençaient à apparaître progressivement. La jeune femme ne put refréner un gémissement étranglé alors que la situation continuait. Affichant les traits de la douleur, Athénaïs ne se débattit pas pour autant. Si c'était ce qu'avait décidé Jeremiah, elle le subirait sans broncher. Ces réactions étaient seulement celles de son corps, pas de son esprit. Déglutissant avec difficulté, la jeune brute se sentit un peu mieux pour quelques instants seulement. Complètement offerte à son maître, elle releva ses yeux de biche vers lui, même s'ils étaient un peu trop près pour qu'elle le voie nettement. Cependant, le coeur y était.
Il avait totalement le contrôle. Comme toujours. Elle ne faisait qu'aider à - ce dont elle espérait sincèrement - l'épanchement du désir de son maître.  





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I can be the beast that fights at night. Your intimate nightmare alive. Or the sensual well-dressed woman. Unattainable dream. But I'll never be one thing. Merciful. × code by lizzou.
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MessageSujet: Re: La comptine d'Athénaïs [ Jeremiah H. Rockwood ] [Fini] Mar 31 Déc - 16:55





La Comptine d'Athénaïs





Le maître tenait son cou entre ses larges mains, sans effort, sans même faire particulièrement attention à son état de santé ou à ses sens. Il ne sentait pas non plus sa force alors qu'il n'en utilisait presque rien. Il ne sentait pas ses muscles se mouvoir entre ses doigts, il ne sentait qu'un sang régulier qui glissait et courrait avec la vitesse d'une plume sur un courrant d'eau. Un fleuve rigoureusement bien calculé par les pompements d'un cœur doux et pourtant...si fougueux. Le Lord pouvait sentir chacune de ses pulsions sanglantes entre ses mains. Sa paume rèche sentait le cou parfaitement lisse de la douce, mais il n'en tenait aucune importance. Elle n'était rien d'autre qu'une brute, quelqu'un qui ne vallait pas mieux qu'un golem de cire, rien de plus qu'une femme assassine...golem de cire...proche des flammes de la passion, elle ne tarderait à se fâner, comme la fleur jaunâtre des bougeoirs de sang. Douce...si douce.

Pleine de contradiction autre d'une âme à l'autre, il laissa son esprit être investi par la jeune femme afin qu'elle puisse disséminer quelques phrases dans son cerveau. Ce n'était que quelques mots dans un lac d'une profondeur que jamais elle ne pourrait en discerner les bords. Mais c'était déjà une communication bien amusante aux yeux du maître, car cela prouvait qu'elle ne pouvait plus faire autrement. Ces douces mains ne se portèrent même pas à sa gorge pour se libérer, pour survivre. Son âme n'avait aucune intérêt à se démettre de son emprise. Elle ne voulait pas se libérer. Après tout, c'était normal. C'était elle qui lui avait demandé de lui faire du mal. Mais il n'y avait aucun besoin de le demander au maitre, c'était ce qu'il aurait fait depuis le début, sans aucune ordre ou concession. Juste son plaisir, juste l'intention profonde de sa conscience, rien d'autre n'avait d'importance, juste ça. Juste ça.

C'est alors que la jeune femme se recula pour se reposer contre le meuble au miroir. Tu veux te reposer? Tu en as déjà assez? Il ne pouvait la penser comme ça, aussi continua-t-il de sourire avec un sens des plus narquois tout en l'observant, les mains toujours sur sa peau, sur son cou jusqu'à l'empêcher peu à peu de respirer. Jusqu'à l'empêcher peu à peu de se retrouver à vivre. Elle entrouva alors les cuisses, lui montrant par là même une soumission des plus insultantes. En même temps...il n'allait pas s'en plaindre....mais c'était si...il n'avait pas de mots. Ah si. Tout cela était terriblement trop facile. Il n'y avait aucun jeu, aucun spectacle. Cela l'agaçait profondément. Ce qui aurait pu être une délicate attention, un doux appel calme et terriblement excitant se révéla être un appel des plus atrocement...Il resserra brutalement son emprise et jetta Athénaïs sur le lit. Bien sur qu'il connaissait son prénom. Il connaissait presque tout d'elle, comme il savait tout de chaque personne qui tremblait ses pauvres membres sur le parmi dégueulasse des pièces de ce manoir sans fin. Il la lâcha donc sans concession sur le lit et remonta au dessus-d'elle.

Jeremiah : Oh. Vraiment? C'est ce genre de divertissement que vous me proposez ?






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