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If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini]

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MessageSujet: If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini] Mer 30 Oct - 19:35





















Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly

~If I Die Young~




Elizabeth posa un pied, puis un autre devant elle, sans savoir que dans son dos tombait le corps épuisé de son coéquipier de survie. Tournant la tête brutalement à l’écoute de sa chute, elle vit son regard presque éteint sur elle, et ce fut comme si son cœur bondit d’un immense saut. Alors qu’il s’endormait sans autre prélude, la jeune femme ne pouvait se résoudre à le laisser là, à la merci du moindre danger qui pourrait le blesser. Doucement, elle revint sur ses pas et posa une main sur son épaule froide; c’est vrai que l’air était des plus rafraîchissant en ce bas lieu. Un souvenir lui revint en mémoire: croyant qu’ils allaient mourir, leurs mains s’étaient naturellement trouvées, s’unissant entre eux en attendant que la mort ne vienne les chercher sous la forme des éclaboussures sanglantes. Cela était venu si naturellement qu’Elizabeth ne sut comment l’expliquer. 

Ils ne pouvaient rester ici, c’était une évidence. Prenant le jeune homme entre ses bras, elle le remonta doucement pour le plaquer contre un mur du couloir, cela lui permettrait de prendre un support pour le mettre plus en avant sur ses épaules. Son corset étouffa lentement son souffle alors que l’inconnu prit doucement sa place. Une fois portée, Elizabeth mesura la distance qu’il restait à accomplir dans toutes les marches qu’elle avait devant elle. Cela risquait d’être long, mais il fallait le faire, il en valait de la vie de son cœur et de l’âme de son pauvre compagnon de misère. La jeune femme commença sa route en boitant légèrement, à cause du poids de son ami. Un pas, puis deux, puis trois, le décompte ne se fit plus après quelques minutes, sachant qu’il en faudrait encore une bonne centaine. 

Elizabeth passa dans de nombreux couloirs, avant de pouvoir atteindre un patio en extérieur. Elle n’y croyait pas de voir la lumière de la lune reflétait son regard dans ses propres yeux. Son compagnon revêtait ici d’une toute autre beauté, tel que la jeune écrivain eut son souffle une nouvelle fois coupée. Délicatement, elle l’amena à travers les herbes sans se soucier de l’environnement qui l’entourait. C’était une cour en intérieur, l’on pouvait voir les murs du manoir les entouraient de toutes parts, ce n’était donc pas une porte vers la liberté mais bien une prison de pierres. Délicatement, elle marcha sur les dalles qui constituaient le support à une fontaine absolument ignoble et magnifique à la fois. Un coquillage d’où sortait de l’eau deux belles jambes de femmes en marbre, une colonne vertébrale sortait alors de l’endroit où aurait du se trouver son torse pour se recourber en une tête de bébé qui crachait une eau renaissante. Posant le corps de son inconnu sur le sol, la tête sur le bord de la fontaine, elle s’effondra à son tour, buvant à pleine gorge de l’eau que crachait la tête de bébé. 

Elizabeth: J’ai réussi…

Oui, son plan avait fonctionné, tous ses plans avaient fonctionné jusqu’au dernier. Les morceaux de chair jetés pour obtenir le temps d’atteindre la porte, l’exclamation faite à Félix où elle lui déclarait que son oiseau était en danger…tous les plans qu’elle avait mis en place avait merveilleusement bien marcher. Elle n’en attendait pas moins d’elle-même, mais cela lui fit poser une question « qui était-elle vraiment? ». Serait-ce le Diable contre lequel la lettre l’avait mis en garde qui l’avait aidé dans tout cela? S’asseyant à côté de son ami encore endormi, elle posa sa tête sur ses genoux, le tissus gonflant de sa robe, bien que trempée, pouvait faire un délicieux oreiller. Prenant un peu d’eau de la fontaine entre ses mains, elle essuya les méandres de son visage, rafraîchissant sa peau brûlante et nettoyant la blessure qu’il avait la jambe. En silence, elle prit soin de lui, comme si elle l’avait toujours connu. 





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MessageSujet: Re: If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini] Ven 1 Nov - 2:58


if i die young
i still want you to carry me




Je ne suis plus.

Je ressens. Tout simplement. Je nage dans une vague âpre qu'est mon souffle, ma psyché physique. Elle se noie et elle se perd dans les résidus d'une vomissure de l'heure dans le labyrinthe d'un égout. Sur ma peau, le froid. Dans mes pores, la sueur des glaces. Il y a un bien en ma poitrine qui découpe mon épiderme de ses courroux heureux, un galop de vitalité dans ma souffrance. Qui me déchire, qui m'immobilise. Une paresse délicieuse qui m'approche de la mort et m'enduit toujours d'un cœur battant. Et je respire.

Je ressens et je respire. Mes côtes grattent les ecchymoses, mais se gonflent et aspirent l'écume des nuits. Mon sang bascule en goulot d'une traite au ralentit. Je sens mes veines se déverser, ma pression faire le pôle adverse d'une lenteur caprice. Mon crâne éclate, mes mèches chatouillent ma truffe. Entre la défaillance interne et le nuage sporadique, j'équivoque une sensation que je ne sait plus agréable. Puis un choc mât, dans mon dos. On me soulève. J'ouvre les yeux.

À peine. Question de voir une masse rocheuse. Et une ombre qui engloutie ma prunelle. Et je gémis. Non, mon coffre thoracique avale le son. Je ne fais qu'un soupir de mal aise au travers de mes pâteuses lèvres en commissures gercées. Et je sombre, une chute qui détruit les hectares d'une forêt de songes. Tout redevient noir. Non. Blanc laiteux. Blanc pure. Blanc aveuglant. Très clair. Une orbe incandescente. Dans mes mémoires, tout redevient clair. L'instant d'un souvenir, l'instant rêve...

Je taillais une chaise. Ses bordures étaient suaves et ondulaient le coup de ma lame avec une perfection qu'aucun autre bois n'aurait put égaler. Le cerisier était ma spécialité, complexité à rendre le divin dans les nœud d'un arbre châtaigne. Je creusais avec cette main qui avait épaté les centaines de fois que mon nom lui eut permis, eut pousser plus, de surnom, mes mèches rebelles pour cacher un visage qui ne se voilait autrement que de la timidité. Il faisait frais, l'air était ensoleillé. Nous étions en plein mois d'octobre. Une clochette retentit. Et je la vis.

Une peau de soie, de lait. À ses courbes s'agrippe mon regard, y monte, lèche le détail fin et qui module la beauté. Qui fut imprimé machinalement dans les mains sur le bois dès lors. Cadre d'un visage que je ne pourrais décrire mais qui respirait la douceur d'un ange, il y a un noir infini, qui dessine et qui tombe. Une chevelure qui n'attend que les caresses frêles de celui qui sait aimer. Puis, pulpeuses. Rubescentes tentations, séduction à me faire fondre. Et mon réflexe eut été de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier, sur place. N'être que pour cette personne, une vie entière et bien plus, échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant dans le creux de mes mains... J'inspire. Et son arôme me vient au cœur. Point celle du parfum; celle de l'espérance. Je me coupai.


Entre les mailles d'une palpébrale creuse se tranche un iris, qui ne fait que subodorer le brouillard d'un ruisseau de pierres. Une lacune qui ne perçoit mais qui pressent. Des chocs, des coups. Une ascension vers les cieux. Ma mort ou ma renaissance?: le fil les reliant est si mince à présent. Une dégringole qui s'éloigne de moi. Ma joue repose sur une pétale qui, elle, hume mes propres bouffées. L'échos d'un semblable vent, une tempe criarde. Je replonge le néant.

Je ne sus parler, elle était un éclat qui perçait ma voix. Comme un harpon qui m'aurait vider des entrailles tout ce que j'étais pour se l'approprier, me le voler. Non, je le lui donnais. Charme d'automne aussi belle que la froide rafale. Elle me donnait des mots. Ses lèvres me parlaient. Ses magnifiques, ses rosées. Je me pendais à quelques syllabes et ne savait répliquer. Je remarquai le tison d'une vive blessure à mon doigt. Quelques saignes se suicidèrent au sol, s'échappèrent d'une entaille à la chaire - la chaire! j'aurais voulut la sienne contre mon âme au Diable à cette seconde. Je me brûle les joues à la violence. Je rougis. Je souffre.

Une torture provenant de mon mollet. Qui m'agrippe à la réalité. S'évapore mes chimères et se calcine ma moelle. Je reconnais le mal d'être cogné contre la pierre fortement et celle d'un vorace me déchirant. Mais je ne sais mettre le savoir sur la brise qui me coule jusqu'à la fibrille. L'odeur de cette même fraîche saison, mémoire olfactive m’atterrant dans l'abstraction, un sourire égaye ma bouche. La douleur disparaît. Graduellement. Pendant des minutes que je ne sais compter. Je me sens bien. Je naufrage dans les vapes. Puis ouvre les yeux.

Après Dieu sait combien de siècles. Il me semblerait quitter le sarcophage et rincer les toiles d'araignées de mon palais. Je bats des paupières longuement avant de discerner une lumière. Immense et majestueuse. La lune. Je suis dehors. Hors des décentes horribles du manoir. Des étoiles l'accompagne et lentement je retrouve mes sens. Une fontaine chante gracieuse l'hymne de son éternelle vie. Une herbe et sa rosée chatouillant mes joues, enfin je me redresse à l'ultime effort de faire répondre les muscles de mon corps. Silence de toujours. Elle est là.

Comme dans mes mirages pourtant réels, ceux qui tapissent l'antre de ma tête mais auxquels je suis aveugle depuis l'Oubli. Mais je les discerne maintenant. Je la discerne. Un éclat poreux et impulsif qui fleurit la passion en mes tripes, en mon myocarde. Elle est , ma douce damascus, sublime et opaline. Les oculaires clos et les lèvres remuant à la soyeuse cadence du sommeil pâle.... Mon ange qui me sauve et qui me pêche. Sans elle, égaré dans l'Ombre à jamais. Regarde-moi, encore! Fais parler tes lèvres à reconnaître d'entre mille, offre-moi encore ton parfum! Mes prières et mes gestes, je réalise soudain que j'ai fait une marche vers elle. La jeune femme m'aperçoit.

Comme dans le rêve, se plaque la gêne sur mon visage qui s'écarlate au cours de la fraction d'une seconde. Cette inconnue pour qui je ressens soudainement trop me toise et je recule. Par timidité, et je dévie mon attention. Je réalise alors tout. Des remparts qui font prison le jardin dans lequel nous sommes, la sculpture singulière et cracheuse qui m'effraie et que je ne peux pourtant qu'admirer, les fleurs autour de nous. Et je me souviens - ce verbe est une galle dans ma matière grise - les égouts, Felix, l'oiseau qui n'était pas et ma chute dans l'inconscience... Elle, seule ou avec le fou, chose qui serait surprenant, m'a monté jusqu'ici. Mes griffures. À ma peau je sens la coupure mais point le coulis: elle m'a soigné. Et j'affronte l'embarras de plus belle.

P-p-pardon, ma d-d-dame! J-j-je n-n-n-

Je m'éloigne d'elle sans trouver les mots - le remerciement bloque et cale dans mon larynx. Je trébuche.

Sur le rebord de la fontaine. Je tombe encore, cette fois mes bras en réflexe me rattrape. Sans trop de mal que j'amortis ma maladresse dans le bassin d'eau. Ma redingote boit jusqu'à s'alourdir, je n'ai aucun mal, sinon plus de gêne encore. Mais éclaboussures jusqu'à mes globes déjà humides: ils pleurent d'émotion, les bourrés.

Parce que je l'ai retrouvé d'une merveilleuse véhémence.

Ce sentiment qui fait vivre parmi les morts.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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Dernière édition par Morgan T. Connhelly le Jeu 7 Nov - 3:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini] Ven 1 Nov - 19:27





















Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly

~If I Die Young~

Alors que la douce Elizabeth tenait encore la tête de Morgan sur ses genoux, faisant tendrement couler une filet d’eau de l’étrange fontaine pour soigner ses abominables plaies. Il était à la fois si tremblant de froid entre ses bras, mais elle ressentait tout de même une immense chaleur émanant de lui, c’était comme si dans cette position, elle pouvait le protéger, l’aider. Ce sentiment l’envahit comme une fièvre, lui faisant perdre le fil de ses actes et emmena promener son doux regard à l’horizon des murs en pierres. Quelques arbres seulement perturbés la vue des murs, mais ce n’était rien, car Elizabeth aurait préféré milles fois voir des arbres que les sentences implacables de sa prison.  Mais ce fut à ce moment là que son compagnon de misère se releva avec force pour s’éloigner d’elle avec rapidité. 

Inconnu: P-p-pardon, ma d-d-dame! J-j-je n-n-n-

Il se redresse, retourne à la fontaine pour y jeter quelques souffrances dans la boisson de cet eau qui ne semblait pourtant pas très agréable. Elle était claire pourtant, mais quelque chose lui disait en elle que cet eau ne pouvait qu’être maléfique, car elle était celle de leur prison. Prenant les pans de sa robe, elle se releva non sans peine car sa position lui avait coupé la circulation du sang dans les genoux. Elle épousseta le tendre tissus de ses jupes dont les morceaux commençaient à lentement sécher, elle n’aimait que peu être trempée, ce qui était compréhensible. Une tâche l’attira sur le joue gauche de son nouvel ami. Doucement, de peur d’effrayer le jeune inconnu, elle avança à pas de loup vers lui. Son corps battait la chamade au fur et à mesure que son corps marchait un peu plus sur la distance qui les séparait. 

Il ressemblait à un astre du soleil, gâché par une timidité qui n’était néanmoins pas mortellement adorable et délicate. Son bégaiement l’intriguait et le regard qu’il lui offrait à chaque fois que leurs yeux se croisaient -un regard plein de déférence et d’étincelles- lui faisait chaud dans le cou avant de courir tel un souffle chaud sur tout son corps. Peut-être ressentait-elle cela car il était le premier homme…ayant une raison, qu’elle avait rencontré dans cet abominable château depuis son réveil? En tout cas, il n’y avait nul petit détail qui ne pourrait déranger Elizabeth dans sa marche: saisissant d’une main assurée l’un des pans de sa robe, elle le remonta jusqu’à la joue du jeune homme et se mit à délicatement frotter pour enlever la tâche. Tout en sortant légèrement la langue sur le côté, concentrée dans son action, elle murmura:

Elizabeth: Vous aviez une petite tâche ici, c’était disgracieux. 

Se redressant alors de toute sa hauteur, qui ne pouvait pourtant égaler celle du bel inconnu, elle plongea son regard dans celui, profond et envoûtant, de son interlocuteur. Ses muscles commencèrent pourtant à lui faire mal, son corps était fatiguée d’avoir autant agi en si peu de temps. Elle n’avait pas bu depuis son réveil et ressentait en cet instant l’abominable appel de la soif. Ses coudes la blessaient au niveau des articulations et ce fut pareil au niveau des jambes. La course poursuite leur avait été extrêmement pénible, mais pire encore, ce fut bien le fait de ramener l’inconnu à moitié sur son épaule qui avait anéanti l’énergie de cette pauvre fleur blanche. Doucement, je fis quelques pas en arrière, relâchant les pans de ma robe, je retomba lourdement contre la fontaine et m’assit tout en me massant les temps. Détournant la tête, je pris un peu d’eau dont je me désaltéra avant de pousser un profond soupir:

Elizabeth: Je suis si heureuse que nous nous en soyons sortit…j’ai bien cru que notre dernière heure arrivé, alors que ce fou nous avez enfermé…mais vous avez…

Vous avez tenu ma main, et cela m’a donné la force de continuer. Voilà les paroles qu’aurait voulu prononcer Elizabeth à la suite de ses premières paroles. Pourquoi ne pas les avoir lancer? Pourquoi ne pas avoir été honnête jusqu’au bout alors que ce pauvre jeune homme était tout tremblant comme une feuille? Il semblait n’avoir aucune confiance en lui et pourtant la belle avait envie de l’aider. On aurait dit un charmant petit enfant dont on aimerait prendre la main. Mais malgré tout, son regard était des plus matures, une chose qu’au fond de lui rien ne pouvait altérer. 

Finalement, elle haussa les épaules et poursuivit son regard à travers le grand extérieur. Ce n’était qu’un vague terrain assez désolé comparé à ce que l’on pouvait s’attendre d’un jardin à l’intérieur d’un manoir aussi grand. Passant d’arbres en arbres, son regard n’en finissait pas de se poser sur l’inconnu, à la chevelure si longue que je pouvais qu’admirer, à ses moustaches qui tentaient de rendre son visage viril, ses traits d’une grâce découpée au pinceau des grands maîtres et ses yeux…ses yeux, mon dieu ses yeux. Une telle profondeur ne pouvait être ignorée…mais peut-être était-ce pour cela qu’elle les regarda un peu trop longtemps avant de sursauter pour regarder le gentil petit caillou qui traînait à ses pieds et dire:

Elizabeth: Vous m’avez donnée du courage pour survivre.

Ce n’était que la vérité, mais son corps, étrangement calme malgré le cœur qui battait à vive allure, ne pouvait en dire autant de la folle rage qui secouait intérieurement son âme, une émotion tendre et douce qui lui semblait étrange et pourtant terriblement connu l’étreignit sans un mot. Relevant la tête vers l’inconnu, elle poussa un doux soupir qui ne pouvait s’entendre au delà de ses belles lèvres. 




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MessageSujet: Re: If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini] Jeu 7 Nov - 3:48


if i die young
i still want to feel you skin against mine




Je brouille mes paupières d'une eau qui n'est pas de fontaine. De larmes jaillissantes du creux de mon foie, distillerie du puissant amour. Car oui, je ressens de l'amour. Point exactement le pure, ni celui doté d'une capitale. Mais l'appréciation, mutuel et cristal. Qui coule de nos veines, confiance de soie, rare mais inéluctable lorsque votre Seigneur nous guide un ange. Le mien était cette fleur, cette jeune femme au teint de porcelaine. J'y trouvais magnificence en ses mots, caresses à ses lèvres, une puissante élévation, bonheur à portée de truffe, alors que je ne la connaissais d'aucune façon. Mis à part d'une fuite dans les égouts. Mis à part de son corps que je presse contre le mien. Pour m'agripper au peu de courage qu'elle me transfusait. Et je suis présentement, hélas! bêtas, à quatre pattes dans l'eau dans laquelle je suis maladroitement tombé. Je tremble, autant de faiblesse que d'embarras, et ne perds la seconde, n'attends qu'elle ne glisse de mes doigts pour me retourner dans l'idée de reprendre ma posture. Je me retourne vers elle. Elle se penche sur moi.

Je grille, mes joues de flammes crépitent, ardentes. Me voilà maintenant assis dans le frisquet liquide vomit d'un enfant pierre. Mes mains derrière mon corps soutiennent un dos que je ne veux pas à la rafale. Mes jambes crispées semblent prêtes à relever ma pitance charnelle à n'importe quel instant. Mais je reste immobile. Le bec ouvert, à fixer la sienne maintenant à l’effleure d'un simple pied de ma porter de baiser. De baiser... Songe doucereux dans lequel je trouve honte et démence envers mon esprit: tordu il devient, grêle d'arsenic, mes pensées qui dérivent sur le pêché! Pourquoi? Pourquoi cette femme l'attise-t-il? Mon menton bien haut pour que je puisse lui faire fasse tenterait bien de se baisser. Ainsi cacher mon désarroi et ma contenance détruite sous mes mèches. Et mes rougeurs, surtout, qui raflent mes joues sournoises. Mais je ne sais bouger. Simplement, mon regard qui dérive de ses pulpeuses à ses noisettes, d'un profond duvet. Je ne sais mouvoir. Fixe l'âme au travers d'un visage. Elle caresse mon visage.

Et la timidité emporte mes paroles et mes actes: je suis d'autant plus statue que celle déversant sa vie sur nos pas. Je ne prends temps de questionner son doigt sur mon visage; je frisson, cette fois point à cause du mal aise ou du liquide glacial dans lequel je patauge. Une brise de la rose des vents gracieuses comme au levé du jour m'apporte un parfum, d'une chevelure ébène et d'une souffle rubescent. Entre ses parfaites, une langue suave qui découpe les lippes pour entailler la peau de verre. Des rebonds incessants, de ses prunelles à sa bouche, mes pupilles qui ne savent où se donner de la tête. Mon cœur en émois crie la chamade d'une première passion pour l'inconnu. Et je profite de l'attention, réalise soudain qu'elle m'avait parlé. J'assimile les mots. Elle se navre.

Elle essuyait une tache sur mes traits. Ne me caressait pas. Et je me sens ridicule au point de caler mes épaules et fermer mon visage sur les reflets bien bas de ma piscine. Pour ainsi rompre ce plongeon dans mes iris, réciproque envoûtement. La belle se redresse et prend siège contre le bassin. Je l'imite à la mesure que je retire péniblement mes membres souillés de l'aqueuse; brûlure sur ma face qui hurle muette une pudeur défaite. Point pour le mal, j'ose me chanter. J'essaie d'ignorer cette pensée. Et ses lèvres dans ma cervelle qui remplacent toutes ces mémoires que je n'ai plus. Quel goujat suis-je pour elle à cet instant, à lui porter disgrâce, à l'ange qui m'a pourtant aidé depuis nos premier échange de regard, bas fonds et tremblements immobilisés passés! Mon myocarde qui et tambourine. Je ne peux être plus longtemps en sa présence que je sentirai l'inconscience me défaillir encore. Je ne veux quitter sa chaleur, qui est contraste merveilleux à ce qui m'attends dans l'obscurité que je ne veux apprendre... Notre demeure. Je sors de la fontaine en dégoûtant une pluie faible de mes habits trempés jusqu'à la moelle. Je tords le bas de ma redingote à la hâte, geste nerveux aux souhaits de ne me faire prendre. Courir à ma loge et m'y enfermer pour tout oublier. Au sec, loin du monstre invisible et de cette femme qui me bouleverse. Fuir comme j'ai toujours été capable de faire. Et mes muscles n'obéissent à cet instant trouillard. Elle reprend le dialogue.

Je me tourne vers elle. Assise à la fontaine, comme une fleur naquis à la lune - celle-ci fait mille feux sur la douce damascus. Et je fonds à son énergie, sa beauté. Mes épaules s'affaissent de leur tracas et je divague à la contempler dans un soupir inaudible. Je l'écoute, se ressasser l'horrible et si proche passé. Torrent de peur à l'échine - que mes seuls souvenirs soient ceux de l'effroi griffant. À ma jambe, une douleur qui n'est presque plus - grâce à des doigts de fées - et mon battement de poitrine s'étouffe encore à l'entendre. Et j'ai... Qu'ai-je? Que s'apprête-t-elle à dire, à hésiter à l'élan? Et qu'ai-je à m'y faire de tourment? Elle dérive, la belle étire le coup à contempler le rien. Un cou de perle et une gorge pâle, parfaite pour la tendresse et le pouls regorgé. Je lasse un bêle dans le creux de ma voix et replace mes vêtements bien correctement de mains qui ont mille fois taillé leurs coutures; autre chose. Je dois penser à autre chose qu'elle. Puis elle termine.

Et conclut que je lui ai donné courage. Bravoure est nul autre que la qualité qui me manque, et autre circonstance aurait puisé l'hilare et l'auto-moquerie à ma gueule qui ne sut que piailler le rien dans le vide. Une croissance du pompage de mon aorte, soudainement. Qui m'enduit d'une mollesse indéfinissable et d'un bien être incomparable - comparable, si, au laudanum, je risque l'apologie. Je ne peux répondre, et qu'un silence d'une nuit calme parvient à la conversation. De l'importance, à ce point minime et majestueux, humble fierté et confiance que j'éprouve maintenant. Je lui dévoile, qu'elle est mon ange. Ma lumière et mon espoir. Que d'entre les cadavres, son éclat et sa merveille, me guident jusqu'en Enfer; je m'y bernerai. J'imagine les grands discours, les remerciements, surtout, et les aveux. Ô combien cette étrangère compte pour moi alors qu'elle n'est rien à mes yeux selon sa perspective. Et pourtant... Pourtant le divin m'eut donné la poigne en temps de Mal: elle. Il n'y a donc que le murmure des feuilles. Jusqu'à ce que j'ajoute, au sein de toute potence à ce que je suis capable d'exclamer à l'ambiance qui dévore mes dialogues:

V-v-vous n'êtes que seule r-r-resp-p-ponsable de ce c-c-courage, ma d-d-dame. S-s-sans vous je c-c-crains que je n-n-ne serais dévoré à l-l-l'heure ac-c-ctuelle...

Je froisse mes paupières en tic enragé: ce bégaiement qui ne me quitte pas lorsque je suis d'angoisse, d'énervement, ou d'électrisation...  Et réalise soudain que mes mains d'agneau tremblent en égorgeant le pan de mon veston. Je relâche pour ne paraître gamin ou malpoli. Et replace méticuleusement ma redingote, exactement comme le temps d'une fine conversation avant. Qu'ai-je dit, Seigneur? Mon stress m'empêche de penser clair, et pourtant une joie d'être en sa compagnie assouvis mes justesses, détonne mes erreurs. Et malgré tout, je ne m'empêche d'apporter fin à mes phrases à la respiration éraflée:

M-m-merci. P-p-pout t-t-tout.

Autant cet épisode dans les sous-bâtiments, autant pour m'avoir remonté vers le ciel, ange de satin, autant pour avoir soigné mes maux. Tu es mon miracle. Et je comprends à cette seconde que c'est pour cela que je ne peux me défaire de toi aussi facilement.

Pour cette même raison que tu chamboule mon cœur hurlant vers toi.

Mais tu n'entends rien, par chance. Et je rougis de plus belle.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini] Mar 12 Nov - 20:01





















Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly

~If I Die Young~





Il était si charmant alors que ses yeux se fermaient en tremblant. Elizabeth avait envie de le rassurer sur tout cela, que rien n'était de sa faute et qu'au contraire il avait été parfait. Il l'avait sauvé de la mort en la relevant, alors que l'eau recouvrait son corps d'une humidité méfiante. Il avait été là pour la secourir du monstre qui accourrait pour la dévorer, au prix de sa propre sécurité, même peut-être au prix de sa vie. Car il ne s'en été fallut de très peu pour que les deux ne s'en sortent vivants. Pourtant ils étaient là, tout deux réunis sous l'obscurité précaire d'une cour au allure de prison. Son cœur battait en rythme, attendant avec envie que l'eau ne sèche de ses habits. Sur ses formes traînaient encore le souvenir du corps de l'inconnu.  Ah mais...c'est vrai...elle ne connaissait même pas son nom. Qui il était, quelles étaient les sombres questions qui reposaient dans son esprit. Si cela se trouvait, elle ferait même mieux de ne pas le savoir.

Il tente de s'en sortir avec son bégaiement, celui qui le faisait passer pour un être faible mais Elizabeth était certaine que cela n'était pas le cas. Elle ressentait quelque chose de plus en lui. Les paroles sortant de son sourire de fouine lui mirent du baume au cœur. Elle ne pouvait y croire, jamais elle n'aurait pu fournir le moindre courage à quiconque...elle n'était qu'une simple femme perdue dans un manoir. Le belle ignorait même jusqu'à la raison même de sa présence, jusqu'à même son passé. Il apparaissait pourtant comme il le disait: stressé plus que de raison, allant même jusqu'à tordre son tissus d'une manière compulsive pour en retirer toute l'eau présente. Elizabeth garda son regard sur ses genoux, elle aurait pu faire la même chose, plutôt que d'attendre.

Quand il la remercia, d'une voix tellement hachurée que l'on avait peine à croire qu'il savait réellement parlé, la belle sentit ses joues se rougir délicatement. Ses longs cheveux noirs trempés cachés une partie de son visage, mais d'un coup d'oeil, elle put voir toute la rougeur des joues de son inconnu. Cependant, le sentir si reconnaissant envers elle la faisait se sentir assez mal, étrangement. Doucement, elle se leva et mit une main sur le coude de l'homme:

Elizabeth: Merci à vous...mais avouez au moins le courage que vous avez eu pour me sauver la vie dans les tunnels! Je m'étais effondrée à cause de Felix, et vous m'avez relevé au prix de votre vie...

Elle s'éloigna alors pour s'agenouiller près de la fontaine, l'eau était si clair. Plongeant son regard dans son propre reflet, ce qu'elle vit lui fit presque peur. Un visage défait et une coiffure sauvage. Un regard presque terrifiant de lassitude et de cruauté. Les sourcils étaient encore froncés par la détermination de rester en vie. Ne pouvant plus continuer de contempler ce reflet qu'elle ne reconnaissait pas, elle frappa la surface de l'eau avec force et se releva. Marchant quelques pas, la jeune femme prit alors initiative sur l'inconnu et torcha le bas de sa robe, dévoilant une partie de sa jambe gauche à l'oeil de l'être. Elle oublia complètement cette donnée alors qu'elle lui jeta:

Elizabeth: Vous devriez ne pas vous sous-estimer ainsi!

Délicatement, l'écrivain rejeta sa robe sur le sol, cachant la jambe féminine. Laissant l'incompréhension la gagner, elle ignora quoi faire sur le coup. Lui demander son nom, comme ça d'un coup? Elle avait peur que cela ne fasse trop interrogatoire. Le pauvre semblait déjà être tellement sur la défensive, et l'expression de la belle ne pouvait guère arranger les choses. Peu d'hommes sont en confiance avec une femme qui sait ce qu'elle veut et ce qu'elle dit. Reprenant alors une facette beaucoup plus douce, à l'égal du calme dont elle savait faire preuve, elle se retourna vers l'homme, plongeant son regard souriant dans les yeux sombres de son nouvel ami. Tout semblait tremblait autour d'eux comme les effets spéciaux d'un mauvais film romantique. Elle sentait que ses jambes ne demandaient qu'à se rompre pour tomber vers lui, mais elle ignorait réellement pourquoi, ni comment cela était-il possible. Tout ce qui était en elle lui criait d'aller à sa rencontre, de pousser plus en avant leur connaissance.

Ne pouvant vraiment faire le vide dans sa tête, la jeune femme remercia intérieurement la fontaine d'être toujours présente pour combler le vide de leur discussion par les bruits d'eaux permanents. Glissant sa main dans l'eau, elle prit un peu de ce précieux liquide et en passa dans sa nuque. Egalement sur son visage, pour enlever quelques tâches que rien d'autres n'aurait sur faire partir. Elle avait si peur de replonger son regard dans celui de l'inconnu, comme ça, sans rien dire. Cela était plus gênant que tout et elle ne savait pas comment prendre en main la chose.






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MessageSujet: Re: If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini] Lun 18 Nov - 2:58


if i die young
i still want to feel love in the gasp




Rose, la blanche fleur devient. De ses joues délicates se cramoisie la nuance du sang. Je la regarde maintenant. D'un envoûtement à décrispé mon corps aux nerfs empoudrés. De son aorte à la pompe jaillit la timidité sur ses joues. Je le remarque, au plus fin coup d’œil. Et je rougis aussi, tout autant. La réciprocité n'est pas d'aise ou de souffrance. Pas pour moi qui m'étourdit à gaver mes souffles de sa présence, le flair à la passion. C'est un tout autre sentiment; emballement de cœur naissant. Je me rectifie: je ne tombe pas amoureux. Je ne suis pas de cette spontanéité avec autrui. Je ne sais donner ma confiance dans l'éclat d'une fuite en égout. Et pourtant... Je mourrais pour elle à cet instant: elle est si belle. Et sous les rayons d'une lune extravagante, se dessinent les traits de la douceur et du velours. Tends-moi ces lèvres, tends-moi leurs mots. Encore. Je ne m'en lasserai. Elle fait.

Me demande l'aveux de mon courage. Elle me touche le coude, il s'enflamme. J'y baisse subitement le regard et lui répond un mutisme. Ma bouche s'ouvre et s'articule à tenter une syllabe, ne serait-ce que l'affront d'un mot, mais je ne sais rien dire. Je bégaie au creux de ma gorge une phrase qui n'aboutie pas et qui ne sait quoi être. Me dire ainsi que j'avais bravoure m'affecte beaucoup plus que le compliment d'un nomade de mon existence quelconque, comme j'eux toujours cru qu'elle serait. Mais je ne peux me défaire d'elle, pas en mes connaissances, pas en ces battements de cils. D'autant plus que je ne peux réfuter ces mots. Je me sens débile et confus. Répondre est une incapacité. Chercher les paroles sur son visage et je bute à un rêve en pulpeuses. Alors lui dire qu'il en était profondément touché? Juste et aimable discussion, mais que je déploie de mille forces et de tout leur abandon. Elle continue.

Et cette fois, mes épaules s'abaissent. Lentement. Et sur le côté s'affale ma tête, qui remonte à son attention. Une moue, sur mon blanc de pores. Au dessus de ma barbichette qui dessine le masque d'une profonde tristesse; entre les lueurs fades d'un œil mélancolique, il y a cette même larme qui ne glisse pas, qui ne s'assèche pas. Sa voix est la mélodie de toute une vie. J'en naîtrais qu'elle eut été les cuisses de ma mère, et je souhaite qu'elle soit mon cercueil pour des songes infinis de six pieds sous terre. Parce qu'elle coule de ces lèvres: les plus sublimes et délicieuses des prunelles qu'il m'eut été de chance d'admirer comme je le fais impunément à cet instant. Et elle provient d'une poitrine, qui décèle le trésor d'une foi d'or sous des courbes à pêchés délectables. Mes iris tombent doucement, elles dévalent minutieusement ce corset, ces hanches, cette jambe. Sa jambe qui se dévoile sous une jupe retroussée à l'indifférence et à l'effronterie. Écarlate, mes pommettes. Prônent les pensées amoureuses dans mon âme. J'agrippe son regard du mien encore. Et je suis triste.  

Je sens une brûlure qui étrangle mes tripes. Mon estomac qui se noue, ma gorge s'assèche et mon myocarde enfle. Je suis charmé, éblouit, étourdit. Et malheureux, pauvre, misérable. Ma douce damascus est devant moi, ange parfait à la peau blanche et à la générosité de tout. Et je suis posté à la guise des tourments qu'elle m'inflige inconsciemment, à la faire muse de mes désirs émotionnels - pire, à espérer ses lèvres. Et comment pourrais-je arriver à la tendre maille de cheville de ce cadeau des Cieux? Moi qui m'eut été porté et soigné par celle-ci. Qui ne fait que pleurer et trembler. Qui n'eut sut que la redresser au péril d'une griffe lors d'un grand danger... Je soupire un sanglot inoffensif. Je rêve, moi verre de terre devant l'astre inatteignable. J'avale durement.

Il y a foi en qui s'arme de courage, ma dame. Dans un tel cas, je suis dévoué, tout autant que vous.

De mon air presque lunatique je remarque après mots que je n'eut pas bégayé. J'inspire calmement, peu à peu mon pouls et sa cadence folle s'habitue au flot tiède d’éviscérer et de satin à la foi que me procure la présence de la belle. Je courbe le dos comme un agneau devant l’abattoir et me gratte la nuque. Je suis dévoué, à la douce damascus. À elle. Mais je n'en dis point, évidemment. Si elle savait que je n'aurais fait telle bravoure à n'importe qui... J'éradique mon embarras d'un timide sourire qui rehausse un pli en coin de moustache. Je reste immobile, à la considérer. Comme la première fleur du printemps, ou la dernière de l'automne. Elle s'hydrate, et l'horloge tourne au ralentit. Puis je réalise.

Soudain. Je ne me suis pas présenter. Je gonfle ma poitrine de tracas et écarquille les paupières et fixe le vide devant moi. Quel ingrat, quel goujat je fais de moi! Mes pupilles patinent le décor et la honte et je me racle la gorge avec faiblesse d'un pénitent.

Au f-f-fait, je toussote. Reprends contenance. Redresse mes épaules. Je me nomme Morgan Timothy Connhelly. Je vous pris de m'appeler Morgan, si vous le voulez bien.

Mon stress poignant semble s'être évaporé avec mon dénigre. Pour me rattraper, je fais courte révérence. Pour lui donner toute ma politesse. Parce que je ne suis rien face à elle. Et j'attends un retour de sa part. Avec frivolité et espérance. Car je ressens toujours aussi intensément le sang couler dans chacune de mes veines, pour elle.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini] Ven 22 Nov - 21:25





















Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly

~If I Die Young~

Les joues d’Elizabeth ne cessaient de rougir d’une mince coloration parme, tantôt du froid qui collait  sa peau glacée par ses vêtements trempées, tantôt du regard de cet homme qu’elle ne voyait qu’obsédée par elle. Ses mains tremblaient sur le rebord de l’étrange fontaine, son sang gelé par la vision fantasmagorique de cette construction. La jeune femme, même en détournant les yeux, ne pouvait que sentir son corps brûlant de l’intérieur sous ses yeux sombres et perçants. Il était aussi intense que d’une timidité sans vergogne et cette magie savamment mélangée lui faisait perdre délicatement la tête, comme un trop plein de douceurs. Son corps glapissait de froid, d’une rare fraîcheur qui faisait songer son ventre, ses poumons, sa tranché et son cœur, d’une chaleur semblable aux flammes de l’enfer. Qui était-il pour la faire ainsi flancher? Elle ne savait rien d’elle-même et encore moins de lui. Aucun de ses traits ne lui était familier, pourtant son cœur battait comme celui d’une frêle écolière.

A la suite de ses dires, le jeune homme se cambra, montrant tout ce qu’il pouvait de force et de virilité. Et il se lança ainsi d’une voix sobre qu’il était tout aussi dévoué qu’elle au sens du courage. Elizabeth eut un sourire sincère aux commissures de ses lèvres, étalant ces derniers, bleuis par le froid, sur tout le long de son visage. Cet inconnu était si beau, d’un charme si subtil dans sa fragilité enfantine. Ses frêles membres tremblants et sa moustache pourtant si viril et ses cheveux chaleureux…la jeune écrivain aurait pu écrire des tonnes de descriptions diverses et variés sur son apparence, tant elle la fascinait. Non…elle ne savait rien d’elle-même, mis à part son propre nom et métier. D’une main absente, elle frotta la bague en or qu’elle tenait à l’un des doigts de sa main gauche. Elle ressemblait à une bague de mariage, mais Elizabeth n’avait pas le moindre souvenir concernant une cérémonie particulière, aucun souvenir d’un homme la portant à son bras. La seule chose qu’elle savait, c’était que son cœur battait trop irrégulièrement, et que la raison était juste en face d’elle.

Il se présenta alors, sans bégayer, la jeune femme en était ravie et honorée. Prenait-il un peu plus confiance en elle? Morgan…c’est un beau nom. Il y avait désormais un nom sur ce magnifique visage, et il était tout aussi agréable. Son cœur bondissait,  cheval porté au galop assourdissant des courses contre la mort. Elle posa une main sur son lourd corset noir, à l'endroit où son myocarde battait le tambour de guerre. Pourquoi ce choc ne cessait-il pas? Elle n'avait en ce moment qu'une seule et unique idée en tête: s'enfuir loin de ce Connhelly pour enfin soigner le rythme de son cœur. Autant de blessures ne devait pas être très bon pour le cardio. Doucement, elle s'assit sur la fontaine, une nouvelle fois. Quel était cet incroyable sentiment qui prenait ainsi son esprit dans un étau sombre? Mais que faisait-elle ainsi assise? Elle se rendit soudainement compte de son cruelle manque de politesse et se frappa le front avec la paume de sa main. Se relevant brutalement, elle maudit son cœur de l'avoir autant affaibli au point de manquer à tous ses devoirs.

Rouge de honte, prenant le bas de ses jupes trempées de ses mains tremblantes, elle les releva légèrement, délicatement, pour faire une subtile et belle révérence de bal. Elle ignorait où elle avait appris à faire cela, mais c'était agréable à exécuter. Le plus beau sourire qu'elle pouvait offrir en échange de sa faute se posa sur son visage contrit, tandis qu'elle répondit:

Elizabeth: Mon nom est Elizabeth Catherine Dieron, mais vous pouvez simplement me nommer Elizabeth, je vous en serai parfaitement grée.

Elle se releva de nouveau, sans autre mot collé à ses lèvres. Avant de faire quelques pas dans le jardin, la jeune femme repassa ses mains sur le tissu de ses lourdes jupes pour en défaire les plis et tourna le dos à Morgan. Enlever son visage de l'axe de son regard, rabaisser la tension de son artère empli de sang vigoureux. Marcher, marcher, marcher, marcher, ici, il n'y a que du vert, pas de rouge.  





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MessageSujet: Re: If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini] Sam 23 Nov - 2:27


if i die young
i still want to feel love in the gaspyou to live in my memories




Je la vois s'avancer, elle qui avait prit support volatile sur le bord de la chute glace sans que je ne remarque. Enfant à l'éternelle vomissure clair qui chante la vie sur l’infini note d'une goûte froide. Froide, et pure. Comme l'ange qui tresse ses pas jusqu'à ma hauteur. Malgré le fait que je sois penché en révérence, je vois la grâce de ses jambes, à l'effrontée devinette délicieuse de chevilles et ses cuisses, sous un jupon tendre et soyeux. Qui ne mérite toutefois pas sa peau pétale. Elle couine les paroles, se présente. Et je coule.

Je fonds. Je me pétrifie. Derrière moi, la belle s'en retourne pour me donner les courbes de ses omoplates embrassades à souhait. Derrière, le néant et le vide. D'où jaillit une lueur si fine et délicate qu'elle m'en perce le crâne avec la finesse d'une tendre lèvre. Ma bouche, immobile, s'ouvre, parce que je parle. Dans ma cervelle. En souvenir. État second, le gazon devient un bois franc taillé avec perfection. Un soleil tamisé d'entre fenêtre et carreaux m'éblouit, contraste chaleureux, se trace en face de moi une silhouette que le cadre d'une porte dévore. Je coule. Je plonge.

De ma main, l'hémorragie que j'ignorais faisait serpent écarlate sur ma pâle peau de toujours. Mais mes pensées s'entaillaient déjà d'elles-mêmes assez pour que mon attention se porte sur la blessure. Il y avait un suspend jugulé. Une déchirure, à mon cœur, au delà du muscle tissu et physique de mon myocarde. Celle d'une amour cueillit au don d'un hasard ridicule. Le meilleur de tous. Je souris.

Bêtement. Tranquillement. Mon regard se fana de tout coefficient, ma cornée ne perçait qu'une personne, qu'un visage. Et s'enduisait de vapes, mon regard qui n'avait vu de si belle créature. Un ange, berceur et magnifique. Je soupirai. Visage flou, lèvres claires. Ses lèvres, celle que j'aurais attendues toute une vie et qui me trotteraient encore en songe à ma mort, m'avait parlé. Une voix qui m'enduit, je ne déchiffrai les mots. Ils me résonnaient toujours en ouïe. Et je profitais. Car de toute ma vie, jamais je n'eus été aussi léger à cet instant. J'étais devant la Beauté.

Ciel! Vous êtes blessé...

J'inspirai profondément et une claque en visage me donna le vif rouge sur mes joues braisées. Je baissai le regard sur ma plaie. J'échappai mon outil qui fit rebond sur mon art, s'affala entre les gouttelettes de sang. Un chiffon non loin fut saisit par ma tremblante et faible paume. Toujours le menton baissé, je n'osais retomber dans l'emprise céleste. J'essuyai le liquide hâtivement.

C-c-ce n'est rien, Ma D-d-dame.

J'avalai fortement et relevai mes prunelles qui percutèrent immédiatement ses soyeuses lèvres. Moue d'inquiétude qui les rendait parfaites. Paisible flamme remit sourire sur les miennes qui avait appétit secrète.  Et je m'avançai au devant de la boutique. Hypnotique, figure du lunatique. Je me repris, justesse et voix chevrotante. Car je perdais tous mes moyens devant l'inconnue.

C-C-Connhelly, maître ébéniste. À v-v-votre service.

Révérence modeste, redressement. Chamade en poitrine et électrifiant frisson incessant.

Je vous p-p-pris de m'appeler Morgan, si v-v-vous le voulez b-b-bien.

Enchanté, Morgan. Appelez-moi Elizabeth.

Elle me tendit sa menotte. Je la saisit entre mes doigt. Je la baisai. Je m'enflammai.


Elizabeth...

Ma voix murmure à portée de la destinée.

La lune éclaire notre scène qui fait nocturne romance sur deux êtres séparés. Devant mois, ma douce damascus laisse ses traces entre les fleurs et les boutons. Mon souffle s'approfondit et s'engouffre de ces mêmes poumons autrefois enrobés du coup de foudre. Je fais pas discret et calme, qui enchaînent ceux de l'ange. Et en mon sein, une joie immense. Je crois planer jusqu'à la Beauté. Une submerge, qui me noie et qui m'étouffe. Je ne sais comment supporter mon pouls dément, je l'endure à souffrir la joie. Je m'approche d'elle. Je pose une main sur son épaule. La retourne.

Elizabeth...

Glisse comme l'échantillon d'une phrase, à peine perceptible et gracile au rythme de la brise. Mon regard vitreux est inondé. Je suis au bord de la défaillance, mais ma conscience s'agrippe à une bouche qui veut tout dire, muette comme elle peut être, qui regorge le souffle d'une âme. Celle que j'eus connu. Celle que j'eus aimé. Je ne peux en décrire autrement, mes veines en brûlent de la sorte. Tout simplement. Je porte mes doigts à sa joue.

Les glisse doucement sur cette rosée sublime, jusqu'à son lobe, puis dans le creux de ses cheveux. Mon visage est apaisé, tout comme ma voix. Une larme roule sur ma braise en pommette, et elle liche les pores en silence jusqu'à tomber de ma mâchoire. Je cligne des yeux. À peine. Comme le somnambule, je rêve éveillé. Car elle est là. Devant moi. Celle que j'aime. La Beauté. L'Amour. Ma douce damascus. Mon ange. J'ai retrouvé celle que je n'avais mémoire d'avoir perdue. Méticuleusement, avec la lenteur de toute une vie d'attente, je caresse sa joue. Envieux sentiment retrouvé, épanouit dans mon esprit. Un sourire nostalgique étire ma moustache en coin. Elle est douce. Elle est parfaite. Je continue:

Elizabeth... C'est toi. Je t'ai retrouvée. Parce que tu m'as conquis une seconde fois. Une tierce fois. Une millième fois. Mon ange...

Je soupire une buée véhiculant la poigne des émotions. Ma bouche tremble, mais ne dit plus. Elle voudrait tout dire, mais j'aime trop à cet instant pour prononcer quelconque mot.

Et mon pouce vient caresser sa joue, doucement.

Je bats des paupières. Retire ma main drastiquement, en vitesse. Que fais-je, pour l'amour de Dieu?! Une étrangère, que je caresse comme la femme d'une alliance! Je recule de plusieurs pas hâtifs. Comment puis-je avoir en tête - en cœur! - l'amour d'une femme que je vois pour la première fois?! Du moins, depuis ma nouvelle vie dans l'oubli. J'essuie mes larmes, comme si je craignais qu'elle ne les ait vu. Je recule toujours, battant et frissonnant, tout mon corps qui a la maladresse de vouloir fuir.

P-p-pardon! J-j-je ne s-s-sais p-p-pas ce qu-qu-qu... qu-qu-qui...

Sur une plante, derrière moi, je trébuche et tombe au coccyx. Fuir, fuir pour ne plus être sous en emprise. Charmé par la délicate, être confus, encore, et laisser la folie s'emparer de moi. Je me relève, glisse, et recule encore. Non, je ne dois pas la toucher ainsi. Qu'est-ce que je fais?! Qu'est-ce qui me prend?!

J-j-je suis s-s-sincèrement navré! J-j-je vais v-v-vous laisser... Mille p-p-ppardons...

Et je n'ose lever mon regard sur elle.

Car je connais l’envoûtement de ses lèvres.

Mais je me connais pas, moi, visiblement.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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MessageSujet: Re: If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini] Dim 24 Nov - 14:19





















Elizabeth C. Dieron – Morgan T. Connhelly

~If I Die Young~



Elizabeth ne parvenait pas à calmer le rythme de son cœur qui devenait presque handicapant. Retourner s'asseoir à la fontaine? Boire un peu d'eau de cette même œuvre d'art étrange pour se calmer? Rien de tout cela n'aurait fonctionner, la jeune fille en était parfaitement conscience. En effet, chacune de ses options la menaient à une seule et même idée: rester plus longtemps encore auprès de Morgan. Pourquoi cet homme la faisait autant vibrer, elle refusait cette idée. Elle ignorait même jusqu'à la vérité et la teneur sincère du sentiment qui la parcourait. Etait-il possible qu'elle ait même oublié des parcelles entières de notions de bases tels que les émotions que l'on pouvait ressentir? La jeune femme aux longs cheveux noirs ne savait pas ce qu'elle devait faire. Marchant alors sans but, elle songea au fait qu'elle regretterait toute sa vie cette fuite. Mais la belle n'eut le temps d'en regretter plus, n'y d'y réfléchir davantage, car une main se posa sur son épaule et la retourna brutalement, lui faisant échapper un petit cri de surprise. Mais ce n'était rien face à la présence qui se tenait en face d'elle à présent.

Morgan: Elizabeth...

La peur s'entailla alors dans son cœur. Il était près, bien trop près. Son corps vivait à même pas quelques centimètres du sien, cela était inimaginable. Sous l'effet de la surprise, elle aspira une immense bouffée de son odeur: elle crut s'évanouir tant cette senteur faisait défaillir son myocarde en une succession de tango maladroit. Il leva une fine main délicate, et la fit descendre sur sa joue en une incroyable plume de tendresse. Du revers de sa main, il passa doucement sur son oreille avant de prendre l'arrière de sa tête pour en toucher les méandres de ses longs cheveux. Ses yeux présentaient la folie de la mélancolie la plus délicate. C'est alors que sa voix lui parvint à nouveau, si immobile qu'elle était par le choc.

Morgan: Elizabeth... C'est toi. Je t'ai retrouvée. Parce que tu m'as conquis une seconde fois. Une tierce fois. Une millième fois. Mon ange...

Son cœur sembla s'arrêter de battre. Pourquoi lui disait-il des choses pareilles? Ils ne se connaissaient même pas! Elle était pourtant trop apeurée pour pouvoir bouger...de plus, quelque chose dans son cœur recommença à fonctionner au fur et à mesure de ses paroles. De plus en plus vite, de plus en plus fort, son sang rebattit au milieu de son corps pour rougir ses joues. Les yeux grands ouverts, elle les ouvra sur ceux de Morgan, soudainement hypnotisée par la force et...l'amour de son regard. L'Amour? Quel était-ce? Ce fameux sentiment qui portait en son cœur une si grande force qu'elle se croyait incapable à maintenir? Elle se laissa faire, esquissant à son tour un sourire presque incrédule pour sa part. Des larmes coulaient des joues de l'homme qui se tenait devant elle, il ne tremblait pas, et semblait pour la première depuis qu'ils se connaissaient, entièrement bien et heureux. Pour sa part, elle perdait son regard indéfinissable dans celui pleins d'espoirs de Morgan. Elle aurait voulu parler, mais elle ne savait quoi dire...La jeune fille ne pouvait ignorer les élans de son cœur, mais pouvait-elle aussi perdre de vue qu'elle ne connaissait pas cette homme? Bien évidemment que non. Il caressa sa joue avec son pouce, frottant sa peau chaude contre la sienne, glacée par le vent et l'humidité.

Un brutal coup d'éclair sembla alors apparaître dans leurs deux regards confondus dans une même danse hypnotique. Il battit puissamment des paupières avant de retirer sa main. Le vent frais vint frapper contre la joue d'Elizabeth qui avait soudainement perdu toute sa chaleur. Alors qu'il reculait, le visage effaré, essuyant sur sa peau les larmes qui l'avaient trahis, la jeune femme porta la main à sa joue autrefois si chaude. Le regard perdu dans un vague qui ressemblait aux plus profondes des ténèbres, elle ne put rien dire.

Morgan: P-p-pardon! J-j-je ne s-s-sais p-p-pas ce qu-qu-qu... qu-qu-qui...

Il trébucha alors, tombant sur le sol froid et couvert de verdures. Elizabeth voulut l'aider à se relever, mais elle gardait la main sur sa joue, le regard presque inquiet. Il se relève, glisse, tombe, reprend sa marche, continue. Il fuit loin d'elle. Elizabeth, soudainement consciente du fait que l'écart entre eux s'agrandissait, garda la main sur sa joue mais s'approcha en silence de Morgan. Elle ne voulait pas qu'il fuit. Rien que pour son geste, il fallait qu'il s'explique. QUI était cette Elizabeth pour qui il avait tant d'affection? Pourquoi la prenait-il pour elle? Pourquoi sa présence lui faisait autant battre le cœur? Qu'allait-il faire maintenant? Est-ce qu'elle pouvait le suivre? Autant de questions sans réponse qu'elle voulait lui poser.

Morgan: J-j-je suis s-s-sincèrement navré! J-j-je vais v-v-vous laisser... Mille p-p-ppardons...

Elle s'approcha de lui, arrachant cette fois sa main à la joue si froide. Si froide. Sans se l'avouer, la jeune femme voulait qu'il continue, encore et encore. Réchauffe moi dans ce monde si froid, par pitié! Posant une main sur son coude qu'il levait comme pour se protéger d'elle, Elizabeth murmura en le suppliant du regard.

Elizabeth: Je vous...je vous en prie...ne vous excusez pas...Morgan, explique-moi!

La belle porta brutalement les mains à son visage, reculant de quelques pas. Qu'avait-elle fait à son tour??? Elle venait de le tutoyer. Comment faire preuve d'une telle familiarité entre eux deux alors qu'ils venaient tout juste de se rencontrer. Faisant quelques pas en arrière, elle attendit sa réponse. Pourtant son corps ne demandait qu'à être rassurer. Les joues rougies par le froid et par sa honte, elle chercha indéfiniment le regard de Morgan qui s'évertuer à voir le sol. Regarde-moi...






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MessageSujet: Re: If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini] Dim 1 Déc - 0:25


if i die young
i absolutly want to see you again




Je me fourvoie dans mes propres indicibles pensées. De rebonds de palpitations, colère de mon antre qui ne sait s'exprimer, pléonasme de mon esprit qui ne sait dans quel lobe frontal de ma boîte crânienne doit mettre les pieds. Parce qu'il vient tout juste de quitter mon abdomen saignant, logé d'une hémorragie d'un amour impossible et poignard. Je crains, j'ai terriblement peur. Froussard de toujours qui se love dans cette indécise émotion. Mon cœur pourpre cadence de nouvelles ardeurs, et ma gêne, ma logique qui s'y couvre refuse de croire que si peu de geste, qu'une paire de pulpeuses seules, auraient broyé le peu de raison qu'il me restait. Alors je fuis. Comme l'unique talent que notre Dieu créateur m'eut proposé. Sans courage, sans brillance, sans plus de tendresse et qu'un émois glacé. Je percute un objet.

Derrière moi, un arbre de mélancolique vie se courbe avec paresse au dessus de nous. Un saule pleureur qui s’affaisse au tout hasard sur deux gorges emballées. Duo, car la mienne l'est, et j'ose deviner, à l'espérance plus qu'à la déduction, qu'il en est de réciprocité chez ma douce damascus. Celle dont je n'ose prononcer le nom d'angoisse de défaillir à nouveau et à jamais, qui eut une pudique réaction lorsque j'eus gentiment caressé sa peau... Je sursaute.

Relève soudainement mon regard écarquillé et froissé dans l'ombre de mes mèches de suie sur cette ange. Elle strie ses traits magnifiques d'outrance et de ses menottes pâles. Je cesse de respirer un moment. Alors que je l'entends toujours, échos du drame romance, dans mes tympans demander des explication que je ne peux lui offrir. Me tutoyer comme bêle d'amitié fine. J'avale bruyamment alors que mes poumons cherche l'aorte qu'ils ont égaré entre mes côtes, tout juste à la trempe d'un tressaut vibrant intérieur. Contre mon échine, une écorce que j'agrippe férocement pour ne pas tomber. Et pour m'évader.

Je s-s-suis navré.

Je contourne en vitesse ce majestueux arbre pour faire dos à ma douce damascus. Je crache une bienséance bâclée derrière moi par cette dernière phrase. Et je rougis. Comme j'eus cru la voir faire - d'émotion ou de gel? Mes pas accumulent la distance entre elle et moi. Saphir qui coule au creux de l'abysse. Et je ne saurait dire si mon myocarde ou mon cerveau grouille le plus. J'ai mille et une questions en matière grise, et des mémoires qui ne veulent rien dévoiler. Et je ressens un réel, enfin, ou au pire, depuis mon arrivée et ma mort dans ce sinistre manoir. Je galère et je tangue. J'ouvre la porte du jardin.

Pour retrouver le gouffre de tous les malheurs. Et je décime l'obscurité fraîchement coulée dans mes pupilles de par ma lanterne dont je m'arme. Le conduis de ma chambre et son chemin sinueux se trace par lui même sous mon nez, me paraît plus court qu'à l'habitude. Je dois quitter. Je ne dois rester à la tentation. Elle n'est rien pour moi, mais elle est toute ma vie. Cette femme est dans mon sang, et pourtant je ne l'ai touché qu'une simple fois, et nous ne nous connaissons que d'un cauchemar terminé en poussière de fée. Peut-être pour s'être sauvé mutuellement la vie que se développait ainsi cette poussée de passion en son foie? Il tentait de se garder jugement par cette option improbable et ridicule. Il ferma la porte derrière lui.

S'adossa à son bois solide. Dans sa chambre, où seule la lueur d'un feu de foyer donne la forme aux meubles et désespoirs traînés. Ma lanterne s'affaisse mollement sur la moquette et s'éteint. Mes mains tremblent, je les fixe, toujours appuyé contre cette même entrée. Elles ont touché à la parfaite. Et je suis amoureux d'elle.

Je pleure.

Et je souris.

©BoogyLou






 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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If I Die Young - Dieron & Connhelly [Fini]

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