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Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron

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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Mer 4 Mar - 14:44


Have You Ever Confused The Dream With Life ?



Jake était complètement saoul, cela ne faisait aucun doute. Lui, qui respectait pourtant de très près les convenances aussi bien que toute forme d'étiquette – en plus de se révéler singulièrement timide et maladroit avec les femmes, venait très clairement d'embrasser un être de sexe féminin sans aucun embarras. Et il n'en avait aucun regret. A présent, étendu sur le dos à ses côtés, il commençait bien à réaliser une part du ridicule de la situation, mais... Cela ne le perturbait pas plus que l'araignée qui tissait sa toile épaisse dans un coin de mur.

Et puis, subitement, la demoiselle – comment s'appelait-elle, déjà ? – Ethel ? Annabett ? – se retrouva penchée au-dessus de lui, ses cheveux lui tombant sur les épaules, sa chemise – mon Dieu, qu'en avait-elle fait ? - apparemment disparue, et ses mains oscillant entre son cou et son torse. Là, les choses allaient un peu loin pour le jeune et inexpérimenté fils drogué de la famille Walker, même complètement ivre. Il écarquilla les yeux, sans pour autant bouger quoi que ce soit, bien que son cœur commençât à s'emballer singulièrement. La situation en elle-même n'était pas réellement désagréable, mais...

« Continuons ce moment délicieux...Que diriez-vous si je vous ordonnai de faire ce que bon vous semble de ma personne.. ? »

« Eh bien... Je... »

Jake avala sa salive avec difficulté. Il n'était absolument pas sûr de la signification de cette phrase. Et, appelez cela pruderie si vous le souhaitez, il ne tenait pas tant que cela à la connaître. En un réflexe désespéré – une sorte de mouvement de panique – pour échapper à cette succube, il glissa son bras droit replié vers l'arrière, comme s'il tâchait de ramper pour s'enfuir. Bon. Il n'alla pas bien loin. Son coude heurta violemment un rebord en bois et il sursauta – ouch – tandis que sa brève exclamation de douleur était accompagnée du son de la chute, pas du bris, simplement de la chute, de contenants en verre épais. L'un d'entre eux roula sur le pavement de pierre et vint doucement finir sa course contre la hanche de Jake – qui s'empressa d'y jeter un coup d’œil, heureux de pouvoir détourner le regard de l'élégante poitrine qui se trouvait face à lui. Ce n'était pas du vin. La fiole était petite – minuscule, à vrai dire, et contenait un épais liquide rougeâtre qui, pour ce que le l'ancien domestique pouvait apercevoir du contenu qui n'était pas caché par l'étiquette jaunissante, ressemblait beaucoup à...

« Mon Dieu. »

Brusquement, il s'était tourné sur le côté et s'était saisi de la fiole comme un homme mourant de faim se saisit d'un morceau de pain. Il fit pivoter l'objet entre ses mains tremblantes. Sur l'étiquette rongée par quelque rat, il parvint à lire, en lettres d'imprimerie : « POISON ». Un large sourire s'épanouit sur son visage tandis que la présence d'Elizabeth, sa compagne de beuverie, disparaissait complètement de son esprit.



©BOOGYLOU.






« The fear had begun to drown him again. He reached once more for the empty bottle of Laudanum. In frustration he smashed it against the bedpost. »
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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Jeu 26 Mar - 11:57


Have You Ever Confused The Dream With Life ?



Quand la boisson vous porte, c'est délicieux de se rendre compte à quel point plus rien n'a d'importance. Tout est sujet à amusement, bien qu'il n'y ait rien de bien joyeux à se mettre sous la dent. Peut-être pourrait-elle même se mettre à rire devant un cadavre suintant, se moquant de sa mine un peu palôte. Elizabeth se sentait juste bien. Voletante dans un univers qu'elle était la seule à comprendre, dans son propre cerveau qu'elle croyait pouvoir appréhender. L'autre présence dans cette étrange état, c'était Jake, l'homme à la boisson. C'était amusant d'avoir quelqu'un avec qui partageait ce merveilleux état à demi-réel. A deux, l'alcool montait, doucement, glissant comme un ver de terre dans le cerveau pour en détruire toutes les perceptions. Son corset bridait sa respiration, il est parti. Sa chemise l'étouffait tant elle avait chaud, elle est partie. Un petit baiser de lui, et elle riait. Ce n'était rien de bien plus compliqué. La tête lui tournait mais qu'importe, car elle n'en avait déjà plus. Glissant ses mains sur le torse de Jake, elle ne sentit pourtant pas tout de suite que celui-ci s'éloignait d'elle. Pendant quelques secondes, elle resta contre le sol, à le caresser comme s'il s'agissait d'un homme. La vision aurait pu inquiéter si elle n'avait pas été tout simplement ridicule.

Lorsqu'Elizabeth remarqua effectivement qu'elle était toute seule sur le sol, ses sourcils se fronçèrent et sa petite mine avec. Son visage eut l'aspect d'une personne qui venait de se réveiller avec les cheveux dressés sur le tête. Comment osait-il ? Comment osait-il s'éloigner comme ça ? Ce n'était pas normal. Et bien qu'elle ignorait exactement pourquoi, l'alcool s'en fichait parfaitement. Très clairement agacée, elle commença à gémir des plaintes tout en se redressant mais retombant rapidement – elle recommença ce cirque plusieurs fois.

Pourquoi vous êtes parti...revenez ! Nous n'a...avons pas fini, hik. Oooh, palsembleu, voilà ce ridicule hoquet qui commence...hik. Et vous qui partez comme un...hik, voleur ! Vous n'avez pas le droit de faire ça ! Hik !Goujat !

Après bien d'autres petites paroles sans queue ni tête ayant en rapport des crânes, des pages qui volent et des livres qui éclairent le soleil, Elizabeth se redressa sur ses coudes et le regarda plus attentivement. Etait-ce un nouvelle bouteille qu'il avait trouvé ? Si elle la lui piquait, ce serait une bonne façon se venger. Reprenant sa chemise sur ses épaules, car elle avait à nouveau froid sans la présence rassurante de Jake sous elle, l'écrivain fit à quatre pattes le chemin vers le drogué. Lui souriant cette fois d'un air plus gentillet, elle ne vit pas l'étiquette (et n'aurait pu de toute façon la lire) et la lui prit des mains. Trop fini à l'alcool pour s'apercevoir que cette bouteille avait beaucoup plus la couleur du sang que le vin mauve.

Cachotier, sac-à-vin...pourquoi me cachiez-vous cette belle découverte ?

La jeune et légère demoiselle lui lança un regard de gentil reproche et commença à ouvrir la bouteille, sans se soucier une seule seconde de partager.


©BOOGYLOU.



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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Jeu 2 Juin - 22:44



HAVE YOU EVER CONFUSED A DREAM WITH LIFE ?

« get drunk with me »



La vue de Jake s'était un peu troublée. Un peu. En fait, il y voyait plutôt flou. Ses réflexes, déjà peu vaillants, avaient prob ablement diminué de moitié, et il se sentait... Mou. Sans force. La jeune femme visiblement un peu volage qui lui avait fait des avances avant que les fioles de laudanum ne le distraient de manière irrésistible n'avait eu aucun mal à lui arracher l'une des dites fioles, qu'il avait pourtant l'impression de tenir fermement dans ses mains. Mais ces mains, d'une pâleur malsaine et squelettiques, montraient à nouveau les signes de l'addiction aux opiacés du jeune homme. En d'autres termes, elles tremblaient de manière inquiétante. Et ce symptôme, en addition à l'ivresse générale du jeune homme, ne faisait qu'empirer sa maladresse et sa désorientation.

Jake était faible. Il n'y avait là rien de bien nouveau. Pourtant, lorsque son regard mi-perdu, mi-perplexe, se posa sur la fiole qu'Elizabeth tenait entre ses mains, et qu'il la vit en briser la cire, une énergie nouvelle monta en lui. De la détermination. De la colère. Et du désir, majoritairement. Non pas pour la demoiselle, pour le contact de sa chair, pour un quelconque contact sensuel ; mais pour le contenu sombre de la frêle bouteille qu'entouraient ses mains. Il la voulait. Et il l'aurait.

Livide, les pupilles dilatées, le regard curieusement fixe, sans écouter la moindre des imprécations de la jeune femme, Jake bondit subitement – du moins son cerveau perturbé par l'alcool le comprit-il ainsi, sans doute, en réalité, se retrouva-t-il plus à ramper qu'autre chose – et se jeta sur la demoiselle toujours à moitié dénudée. Sa main droite enserra la fiole, ou du moins la petite main qui tenait la fiole – main qu'il aurait sans doute trouvée admirablement élégante en d'autres situations, mais dont le contact lui faisait à présent horreur – tandis que sa main gauche, celle qui concentrait la majorité de sa maigre force, se refermait autour de la gorge d'Elizabeth. La pulsion entraînée par la vision soudaine, la quasi-apparition d'une telle quantité de la précieuse drogue, le rendait violent – sauvage, aurait-on pu dire – et lui conférait, par le biais de l'adrénaline, une puissance insoupçonnée. Il resserra sa prise autour du cou de la jeune femme. Il pouvait sentir la trachée, conduit annelé et fragile, sous la pression de son pouce. Une sorte d'animalité émanait de sa silhouette arachnéenne.


« Rendez, moi, ça, immédiatement. » grogna-t-il, un écho sourd semblant provenir de sa gorge. Il ne laissa pas à sa compagne de beuverie, qui ne pensait certainement pas à mal, qui souhaitait simplement boire encore, boire encore et s'amuser – s'amuser à l'aguicher, peut-être – le temps d'esquisser le moindre geste, la possibilité d'articuler le moindre mot, et approcha son visage du sien sans desserrer sa prise strangulatoire le moins du monde.


« Rendez-le moi. »


© plumyts 2016





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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Ven 2 Sep - 8:47



Have you ever confused
a dream with life ?


« Get dunked on.  »


Elizabeth n'était pas des femmes que l'on oblige. Sa propension à toujours faire ce que l'on qualifiait d'impossible ou alors d'irrévérencieux lui avait été comme offert par une étrange puissance supérieure. De même lorsqu'elle se retrouvait au bord d'un précipice comme celui-ci, la jeune femme tenait pour principe acquis qu'un certain respect devait lui être donner. Quand bien même elle devait l'arracher par la force de sa ruse. Aussi lorsque cette soudaine bête féroce se jeta sur elle, l'écrivain n'eut d'autres choix que de se laisser agripper. Son esprit était bien trop embrumée pour ne serait-ce qu'imaginer se défendre, autant que celui du doigt de la destinée qui écrivait ses aventures. La sensation de cette main qui enserra son fin poignet fut pour elle une plus intense douleur que la main qui l'étranglait. Peut-être car au delà de la vie qu'on tentait de lui arracher, la potentialité d'entraver ses mouvements lui étaient bien plus qu'insupportable. Puis vint cet ordre. Comme si c'était si simple. Un blocage dans son cerveau se montra sous la forme d'un rictus sur son visage. Rien ni personne -si ce n'est certainement l'alcool et Satan- ne pouvait avoir d'emprise sur ses actes. Pour sûre qu'elle n'en était pas elle-même consciente. Essayant de faire preuve d'un peu de résistance, ses membres se mouvèrent sans grande conviction. Si l'alcool désinhibe, nul doute qu'il peut également décupler des forces insoupçonnés jusqu'alors.

Cependant, si quelques affections elle avait pu avoir pour ce gentil demeuré, elles s'étaient envolé comme poussière au vent. Un petit rire accompagna son rictus. Dans le même temps, ses doigts lâchèrent la précieuse relique qui vint s'écraser sur le sol. Aucune actrice n'aurait pu aussi mal jouer qu'elle lorsqu'un petit :

- « Oups ».

Vint déchirer la commissure de ses lèvres. La jeune femme regardait son compagnon de beuverie, plongeant un regard aléatoire rempli de défi dans ses yeux injectés de sang. Considérant la scène, tout ceci était bien ridicule. Elle à moitié débraillée, la chemise pendante, tandis que lui n'avait plus que de dignité ses vêtements, son honneur se jetant à la mer pour une bouteille de laudanum. Le liquide empoisonné s'écoula sur le sol, s'imprégnant dans les joints des dalles en pierre, s'épongeant dans la moquette. Peut-être venait-elle de les sauver tous les deux, car peut-être était-ce au final la seule bouteille de poison au milieu du laudanum, allez savoir.

© plumyts 2016


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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron

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