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Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron

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admin mélanophobe et sataniste
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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Ven 21 Mar - 9:44



















Le jeune homme devant Elizabeth ne semblait pas réellement maître de la définition de sobriété ou d’abstinence. Il boit sous ses yeux qui s’effritent par l’effet d’un désespérant besoin de perdre contact avec la triste réalité. Leur actuelle réalité. Rien n’était plus terrible que de se savoir enfermer dans un univers que l’on ne peut pas contrôler. Avec cette bouteille, ce verre, peut-être pourraient-ils ensemble prendre le contrôle sur l’état tremblant de leur psychisme et partir un peu plus loin dans leurs rêves. Il n’y a plus que cette façon pour reprendre la maîtrise de soi-même. Au milieu du chaos, il ne faut qu’un peu de chaos pour que l’ordre revienne à sa place, elle en était persuadée. Elle n’avait de toute façon pas trop le choix. La romancière observa avec attention la surface nervurée du verre qu’elle tenait artistiquement de ses deux doigts. Oh, souplesse lumineuse, elle n’en avait cure tant que l’obtention de la réussite était à sa portée. Elle essaya de rendre un sourire tendre en retour à celui quelque peu âcre qu’il me formule tel un poignard. Ce n’est pourtant qu’un sourire, et Elizabeth avait déjà vu bien pire. Et encore…on pouvait dire qu’elle n’avait encore rien vu de ce nouveau monde qu’était ce manoir. Entre les scientifiques et les brutes, elle n’avait encore vu aucun représentants démoniaques réellement pleines de pures mauvaises intentions…ah, si une gardienne. La belle affaire.

Oublier ? Oui ! Oublier ! Voilà un excellent mot mais qui reste dans les oreilles de la jeune femme comme la pire insulte du monde. Dans son cœur, un étau se resserra subtilement. Elle avait un rapport particulier avec ce mot. Mais pas celui d’une femme qui avait tout oublié. Celui d’une femme qui désirait tout oublier. Cette impression s’inscrivit dans son esprit sans comprendre et sans savoir. Que faire et que penser ? Tout tourner dans sa tête sans réussir à passer le cap de la compréhension. Il fallait réussir à changer cela…comment faire pour que tout s’imbrique à nouveau dans son esprit. L’alcool…cela semblait la dernière des solutions. Elle n’en avait que plus qu’assez de ne pas savoir qui elle était. Se saisissant du verre pour le vider d’un coup sec, elle le tendit vers Jake et susurra :

Vous avez raison… Ce manoir est hors du temps, c’est une injure à nos esprits…vengeons nous en injuriant sa logique…

Boire pour oublier. Boire pour se foutre totalement qu’ils étaient dans un manoir. Ce dernier voulait saigner leur cœur en leur rappelant éternellement sa présence ? Et bien ils allaient boire. Boire pour l’oublier et se venger.





Flow Into The Vicera

Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Mar 17 Juin - 22:38























Les lèvres de Jake ne quittèrent le goulot de la bouteille qu'après que ses poumons se fussent offusqués d'une gorgée si longue. Les propos de son interlocutrice lui parvinrent alors qu'il reprenait brièvement son souffle – et un ricanement triste s'échappa de ses lèvres. Injure ? Vengeance ? Oh, non, elle n'y était pas. Il ne s'agissait pas là d'outrage ou de sentiments nobles. Rien que la détresse et la peur, le désespoir plongé dans l'alcool jusqu'à l'asphyxie. Rien que l'oubli. Rien que la fuite, dénuée de fierté autant que de courage. Mais cette attitude lâche convenait relativement bien au jeune homme. Habitué à faire profil bas, il sentait sa dignité filer entre ses doigts, et c'était à peine s'il tâchait de la retenir. Sans un mot, il tendit la bouteille à bout de bras et renversa son contenu dans le verre d'Elizabeth – et bien plus haut que le bord, à dire le vrai. Le liquide superflu s'écoula le long des parois transparentes, roula sur les doigts fins de la jeune femme avant de finir sa course sur le sol pierreux. Et peu importait. Jake avala rapidement le décilitre de vin restant au fond de la bouteille, avant de se débarrasser du contenant d'un vert translucide en le laissant rouler sur la table.

Une légère ivresse le fit chanceler lorsqu'il se dirigea à nouveau vers le casier à bouteilles. Mais ce n'était pas suffisant. Loin de là. Il ne voulait pas d'une légère ivresse. Ce qu'il cherchait, c'était bien plus que la perte d'équilibre. La perte de contrôle. La perte d'identité. La perte de conscience ? Peut-être. Inconsciemment, là était probablement son objectif. Mais, dans cet instant, sa volonté se concentrait surtout sur la recherche de deux flacons aux reflets sombres qu'il fit mine de choisir sans avoir la moindre idée de ce à quoi se rapportaient les étiquettes. Après tout, il ne risquait pas de mauvaise surprise. Un manoir pareil devait forcément être empli de bons crus ! Délicieux millésimes qui, au lieu d'être dignement dégustés, finiraient avalés à la hâte par deux ivrognes tentés par le coma éthylique. Les deux bouteilles en sa possession, Jake en ôta les bouchons d'une main tremblante avant de tendre l'un des flacons à sa compagne. Il prit ensuite une longue gorgée, directement au goulot. La boisson le réjouissait, tout en lui procurant une sorte de tremblement de l'esprit qui lui faisait ressentir son existence réelle comme n'étant qu'un simple rêve. Ici, maintenant, il pouvait tout se permettre. Un peu âpre, le vin avait la lourdeur du velours ainsi que son côté velouté. Le jeune homme s'essuya les lèvres et lança un regard malicieux à Elizabeth.

« Notre comportement, madame, est parfaitement inconvenant. »

Puis il posa une main sur le rebord de la table et s'y appuya tout en continuant à boire.




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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Ven 20 Juin - 13:20










Have You Ever Confused The Dream With Life ?


Son verre lui tremblait dans les mains, cette mixture à la couleur si semblable au sang...voilà qu'elle lui apparaissait comme une simple liqueur dont la première nécessité était d'être bue. Son esprit commençait déjà à voir danser les contours du monde qui l'entourait. Un doux sourire s'éprit de son visage sans aucune arrière pensée. Juste la simplicité d'un moment où le cerveau s'éteignait pour laisser place à une folie douce qui était pourtant bien plus proche de la réalité qu'on ne le pensait. L'intérieur de son œsophage commençait à brûler d'une chaleur qui ne paraissait pas douloureuse, au contraire. C'était une sensation des plus envoûtantes, qui était comme un coup de roulette russe. Elle tendait son verre comme quelqu'un qui aurait tendu sa main pour être sorti de l'eau. Un appel à l'aide, à l'alcool. A s'enfuir. Oui, peut-être n'était-ce pas effectivement une vengeance. Il y a tant d'autres possibilités pour se venger : casser les meubles, brûler les tapis, tuer jusqu'au dernier tous les suppôt de Satan qui trainent leur carcasse dans les méandres spacieux de ce taudis. Mais ici, ce n'était là que les supplications d'un liquide qui sentait bon le piquant, l'interdit et l'oubli. Une vague odeur qui lui revenait en tête et lui rappelait des images floues. Alcool, quand tu nous tiens de ton goût délicieux qui fait porter l'eau à sa plus basse expression...mais voilà qu'Elizabeth fut brusquement tiré de sa douce rêverie par le vin qui coula sur ses doigts, le verre étant trop remplie.

Attention...

Elle lança ce mot d'une voix presque doucereuse, calme et à moitié dans un rire extatique. Retirant son verre au même moment où il retira sa bouteille et en but les dernières merveilleuses denrées. La jeune femme regarda alors son verre encore remplie plus qu'il n'en aurait fallu à toute personne raisonnable. Mais elle était tout sauf raisonnable. Et encore moins maintenant. Sirotant le vin en fermant les yeux, elle se laissa emmener par l'âpre délicatesse de sa texture. Des étincelles vinrent jouer dans son esprit, le rendant plus perméable encore à la tendresse du vin. Une gorgée, puis encore une, et toujours. Jamais s'arrêter. Pourquoi s'arrêter ? Nous n'avons qu'une vie après tout, n'est-il pas ce qu'il est dit à chaques coins de rues, quand le plus noir des dangers peut vous attendre ? Ce n'est d'autant plus vrai qu'ici, le danger se trouve être la mort. Elizabeth sourit en vidant son verre d'une traite. Ce n'était que son deuxième verre, mais la façon dont elle venait de les boire dépasser tout ce qu'elle aurait pu accepté. Son cerveau se mit à lui faire voir un environnement tout aussi tremblant que ses mains. Lorsqu'elle se déplaça vers Jake, ce ne fut qu'avec l'impression d'agir au ralenti.

Le casier à bouteilles fut rapidement ouvert, et ce fut comme un trésor avec milles promesses à l'intérieur. Il lui offrit un même flacon d'alcool dont Elizabeth se saisit avec un grand sourire. Ce fut avec la main sèche qu'elle prit la bouteille. Celle qui était encore trempée par le vin de la maladresse de Jake, elle l'approcha de sa bouche tout en regardant Jake. Sa langue passa sur la texture malléable de sa paume avec un petit sourire. Le goût du vin y était encore, c'était exquis.

Les paroles du jeune homme en face d'elle ne la firent que sourire d'avantage. Oh non, rien n'est acquis à la convenance dans ce foutoir délicieux. La jeune femme eut une rire des plus francs et en lâcha la paume de sa main avec lenteur. Il restait encore des tâches de vins à l'odeur envoûtantes sur ses doigts. Elle s'approcha délicatement de Jake et le regarda par en dessous, ce même sourire d'une femme qui avait perdu la tête dans un breuvage aussi doux qu'excitant. Approchant ses doigts, trempés au vin, de la bouche de son compagnon de beuverie, elle murmura :

Merveilleusement inconvenant.

Son esprit n'avait plus de bord auquel se rattachait, si Jake s'en prenait à celle de la table pour rester debout. Elle rit et déboucha son flacon d'une autre main pour en prendre une longue gorgée s'en quitter l'homme du regard et ses doigts près de sa bouche. L'on voulait dire qu'elle n'avait plus clairement sa tête, et que cela n'allait pas s'arranger.

Comme c'est amusant ! Je me sens toute légère ! Si joyeuse...



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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Dim 6 Juil - 22:38























« C'est parce que nous sommes ivres. »

Ce fut là la dernière parole sensée que Jake prononça lors de cette soirée. Phrase toute simple et lucide, prononcée lentement – le vin commençait à perturber quelque peu l'élocution du jeune homme. L'alcool avait fait monter une douce chaleur à ses joues, qui s'empourprèrent un peu plus alors que les doigts d'albâtre de la jeune femme effleuraient ses lèvres tandis qu'il parlait. Pendant un très bref instant lui vint l'idée parfaitement choquante de lécher le liquide pourpre – pulsion qui ne dura guère, l'ancien majordome s'en offusquant aussitôt et presque autant que s'il avait considéré la possibilité de mordre la main de cette demoiselle. Il s'empara donc de ses doigts fins d'une main plus tremblante que celle d'un alcoolique invétéré – et pourtant Dieu savait que Jake n'avait guère touché à l'alcool durant sa courte vie – avant d'en essuyer maladroitement le breuvage un peu âpre contre le tissu de sa propre chemise. Des taches humides et rosâtres imprégnèrent aussitôt le tissu originairement d'un blanc pur, mais dont la teinte s'était peu à peu assombrie au fur et à mesure des péripéties de son propriétaire à travers le manoir. Le jeune homme lâcha ensuite cette main féminine avec un petit sourire contrit – de ceux que l'on affiche lorsqu'on a l'intime conviction de ne pas avoir agi en adéquation avec ce que nos compagnons attendaient de nous. Il n'eut pas à chercher bien loin pour trouver de quoi faire diversion par rapport à ce moment de gêne et se contenta de porter la bouteille aux trois quarts pleine à ses lèvres pour en prélever une longue gorgée – jusqu'à ce qu'il soit obligé de s'écarter du goulot pour reprendre son souffle. La pièce frémissait autour de lui, et ce constat lui arracha un petit rire sans objet tandis qu'il prenait appui sur la table et y prenait une légère impulsions pour s'en écarter. Hélas, Jake, peu habitué à une telle consommation d'alcool, avait déjà largement dépassé ses propres limites. A peine avait-il fait deux pas qu'une oscillation plus forte secouait les murs et le sol gris, le conduisant à trébucher, chanceler, et finalement à se rattraper du mieux qu'il pouvait en entourant de son bras gauche l'épaule de la demoiselle qui l'accompagnait dans sa beuverie – le tout sans lâcher sa bouteille, ce qui constituait déjà en soi une sorte de tour de force.

« D-Désolé. »

Le jeune homme s'excusa sans pour autant lâcher la jeune femme – ni se départir de son inexplicable sourire. De toute manière, s'il avait tenté de se redresser, il se serait probablement contenté de vaciller lamentablement avant de trouver un point d'appui. Et puis, les effets désinhibants de l'alcool aidant, cette posture ne lui semblait pas plus inconvenante ni perturbante que cela. Non, décidément, cette situation ne lui paraissait pas gênante pour un sou – et plutôt agréable, à vrai dire.





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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Lun 7 Juil - 16:00


Have You Ever Confused The Dream With Life ?



L'acool monta à tous ces sens les plus exploités. Se retrouvant si proche que les traits de l'homme commençaient à se distendre devant ses yeux, elle ne pourrait bientôt même plus distinguer son identité. Ses yeux voyaient tout en double, jusqu'à la plus mince parcelle de ses doigts proche de la bouche de Jake. Ses propres lèvres avaient encore le goût du vin, délicat et fruité. C'était un très bon vin, sans doute l'un des meilleurs que l'on pouvait trouver en Angleterre. Un liquide qui avait eu le temps de vieillir dans les obscurités des étages. Ici, aucune lamelle de soleil n'approchait les coupoles et les bouteilles. Cela lui permettait une si belle conservation que l'on pouvait encore mieux sentir les moindres fluctuations du liquide rougeâtre. Tiens, voilà même que son esprit était si  embuée dans une vague de coton qu'elle n'avait même plus peur de cette couleur qui autrefois avait la valeur de la mort à ses yeux. Vague de coton. L'Ivresse nous porte furieusement vers des endroits sombres où nous n'avons plus aucune volonté. Mais aucun d'entre nous ne peut percevoir cette vitesse. Nous croyons que tous nos mouvements sont fait au ralenti, alors qu'en réalité, nos gestes sont accélérés. La perception s'en trouve modifié, le codage de nos sens, détérioré. La vue est le premier sens qui se dégrade. D'un oeil vif, nous passons d'un oeil flou. Ce qui vient ensuite, c'est l'absence d'odorat. Plus rien n'a d'importance de toute façon, qu'on le sente ou pas. Le nez est comme bouchée par la volonté de l'alcool qui refuse qu'on ne le supplante à d'autres sens. Le goût reste globalement le même, permettant d'apprécier encore davantage la saveur du vin. Le toucher devient alors un sens qui s'exacerbe. Tout ce que l'on touche revient en puissance mille. Le moindre mouvement devient plus rapide, bien qu'il nous parvienne d'une lenteur abominable. C'est toutes ces perceptions que pouvait observer à cette seconde dans l'esprit d'Elizabeth.

Ces doigts furent arrachés de cette bouche humide pour être essuyé sur un vêtement. Une pointe de déception s'éprit sur son visage, mais cette idée fut très vite balayée. Il prit encore une gorgée de sa liqueur exceptionnelle. La jeune femme en fit très vite autant, si contente soudainement qu'elle était par la joie qui se dégageait de cette boisson. Son coeur s'accélèra brutalement par l'absorbtion du vin. Son corps se fit chaud, d'une température si agréable mais qui la fit suffoquée quelques peu. Elle n'arrivait plus à penser à grand chose d'autre qu'à la température qui ne pouvait s'empêcher de monter petit à petit. C'était aussi ça l'alcool. Notre esprit ne peut plus se focaliser que sur une seule chose. Bien sûr, cette chose peut changer aussi rapidement qu'une direction, mais toujours était-il que cette pensée pris de plus en plus d'importance dans sa tête. Jusqu'à ce qu'elle rit aux paroles de Jake énonçant leur état d'ébriété avant d'enlever son corset. Bien entendu, elle restait toujours d'une décence pour le moment irréprochable, étant encore vêtue de sa chemise et de sa jupe blanche. Mais c'était sans gêne qu'elle laissa le corset qui lui briguait les poumons par terre. Voilà encore une chose qui définit l'alcool. On oublie toutes les règles, tout ce que notre esprit se force éternellement à garder sous des camisoles de forces. Les conventions, les règles, les obligations, allant même jusqu'à modifier tout ce qui a attrait à la relationnelle humaine. Jamais encore Elizabeth ne se serait permise d'agir de la sorte. Ce n'était pas du tout dans ses habitudes. Si jamais elle voulait attirer l'attention, elle le faisait avec tact, élégance et un tout petit peu de supériorité. Jamais elle ne se serait autorisé à carresser les lèvres d'un homme avec les doigts couverts de vin, ni même de rire quand celui-ci s'accrocha à ses épaules, presque littéralement effondrée sur elle.

Ce n'est rien ! Ne vous en faites pas !

Envoûtée...peut-être même délivrée, allez vous en savoir. Elle prit une longue gorgée de sa propre bouteille qu'elle gardait précieusement dans sa main. Un léger haut-le-coeur vint ponctuer cette descente. Elle avait la sensation en elle-même de connaître l'alcool, d'en avoir déjà consommé, mais elle n'aurait su dire à quel occasion. Ce n'était tout de même pas en autant de litres. Riante, le coeur ouvert, elle prit à son tour les épaules de Jake dans son bras gauche. Bras dessus, bras dessous, la jeune femme fit tinter sa bouteille contre celle de son compagnon de beuverie. C'était agréable d'avoir un interlocuteur aussi agréable avec soi. Peut-être même un véritable ami! Elle fit quelques pas de côté, tout en le tenant autour de son bras. Le sourire aux lèvres, tout son environnement était brouillé à la limite du perceptible. Elle commença une sorte de petite danse, c'était tout gentillet, refusant tout de même d'abandonner sa bouteille sur la table pour mieux bouger. La jeune femme repris même une nouvelle gorgée, et continua jusqu'à ce que ce que la bouteille fut vide. Elle la jeta alors dans les airs en ne cessant pas une seule seconde de rire. S'écartant alors un peu de Jake, Elizabeth prit la main qu'il avait passé autour de ses épaules, la prit dans sa propre main et usa de l'autre pour le tenir par la hanche. Toute sourire, elle commença à faire des mouvements de danse, chuchotant entre ses lèvres une mélodie sans première note. Sans prendre attention à la bouteille que tenait encore Jake dans sa main, elle tournoya en gloussant.

Vous êtes un merveilleux danseur cher ami!


©BOOGYLOU.



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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Lun 28 Juil - 23:44






















On ne pouvait dire que Jake se sentît réellement mal. Non, vraiment – l'euphorie passagère provoquée par l'alcool était des plus agréables, de même que le fait que la morale et les convenances, elles et leurs implacables carcans, semblaient se liquéfier sous l'action du vin. Simplement, la tête commençait à lui tourner de manière sérieuse. Il ne s'appuyait pas sur l'épaule de la jeune femme pour le simple plaisir du contact physique – il craignait honnêtement de s'effondrer s'il essayait de se remettre à marcher. Dans ce contexte, on peut aisément imaginer les effets d'une danse forcée sur le faible organisme du jeune homme.

Premièrement, perte de l'équilibre la plus totale : non seulement Jake n'a jamais su danser, mais il a beau tâcher de suivre les pas de la demoiselle, tout ce qu'il parvient à accomplir est de laisser choir sa bouteille – qui répand le reste de son contenant d'un sombre écarlate sur le sol – tout en s'agrippant de son mieux à la robe de la jeune femme pour ne pas rejoindre le parquet à son tour.

Ensuite, accélération certaine du rythme cardiaque – causée par le maigre effort auquel la faible enveloppe charnelle de l'ancien majordome est soumis, et accentuée par la quantité inhabituelle d'alcool ingurgitée par ce dernier. Alors, cela fait bizarre, Jake, n'est-ce pas ?


Bon. Après réflexion, on peut finalement dire qu'il se sent mal. Pour de bon. Son estomac commence à murmurer quelques objections, sans cependant se faire menaçant, tandis qu'un vertige certain s'empare du maintien du jeune homme ainsi que de sa vision. Les murs ne sont pas sensés s'orner de ce genre de motifs en spirale. Pas du tout. Pas plus que les traits d'un quelconque individu ne sont sensés s'étirer comme le font à l'instant ceux d'Elizabeth, pas plus que... Que ?... Les pensées de Jake s'effritent. Il est incapable de se concentrer plus de quelques instants, plus de quelques secondes. Tout ce qu'il parvient à faire est de prendre la danseuse dans ses bras – tâchant ainsi de maintenir un équilibre. Son sourire s'écaille légèrement.

« Honnêtement... Je n'aurais pas dû tant boire... Haha... Hahaha.... »





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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Mar 29 Juil - 8:02


Have You Ever Confused The Dream With Life ?



Cette danse avait peut-être été de trop. C'est ce que se disait soudainement la jeune femme alors que les pans de sa robe étaient tirés de partout par son danseur imprudent et légèrement pompette. Légèrement ? C'était en tout cas ce que pouvait discerner Elizabeth, qui de son propre état d'alcoolémie, ne pouvait plus dire grand chose de sérieux de tout ce qui se déroulait autour d'elle. Si une Brute venait à cette instant, la jeune femme serait probablement capable de lui courir après pour lui faire un bon câlin. C'est à se demander qui aurait le plus peur des deux. Toujours était-il qu'elle se laissa manipuler par le jeune homme avec une patience qui aurait grandement déconcerté toute personne l'ayant connu. Même elle-même. Mais après tout, ce manoir n'était-il pas l'Enfer ? Si on ne pouvait plus faire ce qu'on avait envie de faire en Enfer, mais dans quel monde vit-on ? De toute façon, on pouvait également dire que toutes les notions de bien ou de mal s'étaient estompés de son esprit. On ne pouvait plus y voir qu'une mélasse de couleur, d'émotions et de visages. Mais chaque réaction à l'alcool était différente. En Elizabeth, cette découpe se détachait en trois parties.

Premier pas de l'alcool : l'euphorie. Rien que pour connaître cette état sans raison, c'est par là que l'on commence de boire. Sentir la joie glisser sans raison du bout de sa peau pour la simple et bonne raison que c'est en soi. Juste sourire à tout ceux qui vous entourent car vous sentez le pétillement de la boisson dans vos veines. Sentir la tête qui tourne comme si vous étiez étourdie des merveilles de ce monde. Ce n'est qu'une illusion, mais ce n'était pas l'illusion la plus désagréable du monde. Ce qui vient après est bien pire. Deuxième pas de l'alcool : la colère. En effet, plus vous augmentez vos doses, plus vous comprenez intérieurement que...hé bien que vous n'êtes pas le roi du monde et que la plupart du temps, les gens ne feront pas comme vous imaginez qu'ils feront. Le monde ne tourne pas à la même vitesse que votre tête qui approche dangereusement des étoiles et c'est bien cela qui gêne. Ce deuxième pan était assez rapide, parfois inexistant. Troisième pas de l'alcool : la tristesse. Ce dernier était la palier pouvant durer le plus longtemps, étant donné que c'est le dernier qui prend l'esprit et ne le lâche qu'une fois le sommeil réparateur accompli. La tristesse des actes commis qu'on aurait pu mieux faire, parfois même la douleur d'une conversation intérieur qui nous en apprends bien plus sur soi que nous aurions aimé apprendre.

Actuellement, nous pouvions dire que la jeune femme traversait la phase de l'euphorie. Heureuse qu'elle était par l'absorption de trop de vin et la présence non moins charmante d'un délicieux jeune homme titubant. Il s'accroche à elle, entourant ses bras à sa personne tandis qu'Elizabeth se mit à glousser comme une poule de la cour. Cette proximité brûlante arracha les dernières perpections du monde réel dans l'esprit de la jeune romancière. Pouvait-elle encore donner son nom ? Ah, les merveilles de l'alcool. Je pense même qu'elle ne pouvait même plus se souvenir du nom de son interlocuteur. Joke ? James ? Toujours était-il qu'elle entoura le jeune homme de ses bras et rapproche son corps du sien. Son visage bien trop proche du sien, elle glissa son nez dans son cou, subtilement. Remontant jusqu'à son oreille, elle susurra :

Oh...ne dites pas cela...vous êtes mignon comme ça...

Aurait-elle pu imaginer les sous-entendus qui dégageaient de cette phrase ? Ce brave jeune homme aurait très bien pu se passer d'alcool pour être mignon. Enfin bon. S'accrochant à lui en riant, joue contre joue, elle tangua un petit peu, comme un slow bien mal dosé, le tout pendant quelque seconde. On aurait pu y voir une certaine paix retrouvée. Ce n'était pas sans compté leur alcoolémie bien trop avancée. Elizabeth se prit les pieds dans sa propre robe et s'effondra au sol, contre Jake. Ah tiens, elle se souvenait de son nom finalement ? Ce ne devait être que passager. Assourdie par le choc, elle rit de nouveau, ne pensant pas une seule seconde au ridicule de sa situation. Allongé contre la chemise de son danseur, la jeune femme embrassa la surface de son cou et se détourna de lui pour s'allonger à son tour sur le sol glacé, observant les constructions magnifiques et hypnotisantes du plafond. Il fallait le dire mais...Rockwood avait du goût dans ses choix de décorations.

Embrassez-moi!

Hum. Bien sûr...alors euh. Non, ne me laissez pas décrire ça.


©BOOGYLOU.



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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Mar 29 Juil - 12:19






















En temps normal, les contacts charnels rapprochés auxquels le soumettaient Elizabeth auraient grandement perturbé l'ancien majordome. En temps normal. Mais pas après avoir ingurgité à lui seul le contenu de plus d'une bouteille de vin rouge, épais et âcre. Le chuchotement à son oreille ne lui arrache qu'un sourire tandis qu'il cale tant bien que mal ses propres mouvements sur ceux de la jeune femme afin de conserver un semblant d'équilibre. Contre toute attente, c'est d'ailleurs finalement elle qui rompt le charme en s'empêtrant dans sa robe, les vouant tous deux à s'écrouler sur le sol. Jake heurte le sol avec un grognement de douleur lorsque ses vertèbres entrent sans douceur en contact avec le parquet désagréablement froid. La demoiselle, tout aussi ivre que lui, est étendue sans gêne contre le corps de celui qui fut brièvement son cavalier et rit sans se rendre compte que sa masse empêche quelque peu le jeune homme de reprendre convenablement sa respiration. Sonné, le jeune Walker ne réagit pas avant que la jeune femme se risque à embrasser la peau fine et blanche de son cou, provoquant en lui comme un chaleureux frisson. L'alcool, mes amis, fait des miracles.

« Embrassez-moi ! »

Les effets euphorisants de l'alcool n'ont pas encore cessé d'agir sur le cerveau embrumé de Jake, qui se met à rire de manière incontrôlable. Il ferme les yeux un instant. Il est plutôt bien, allongé sur le sol. Malgré la sensation glaciale contre son dos, c'est une posture plutôt agréable. Au moins n'a-t-il plus le vertige. Mais il lui semble que l'on se doit de répondre aux désirs des dames – ou des demoiselles – ou qu'importe – ou des gens en général ? Il ne sait plus. D'un roulement d'épaule, il se retrouve pourtant sur le côté, prenant appui sur sa hanche et sur son coude. S'il lui restait encore une once de jugement, il se rendrait compte au premier regard que son interlocutrice est dans un état aussi misérable que lui. Mais, dans l'état actuel des choses, il se contente de l'observer quelques instants – et de la trouver belle.

Il l'embrasse alors – brièvement d'abord, un simple effleurement des lèvres, puis de manière plus... Assumée, diront nous. A ce stade, l'ancien domestique est très loin d'avoir une conscience aiguë de ses actes – et heureusement pour lui, dirons-nous. Après cet acte de galanterie, le jeune homme retombe aux côtés d'Elizabeth, fin saoul comme jamais. Un nouvel éclat de rire secoue sa poitrine, tandis qu'il tente de lancer sérieusement les quelques mots qui lui traversent l'esprit – à mi-chemin entre la provocation et les réminiscences de son ancienne fonction.

« Je suis à vos ordres, madame ! »

Si Jake avait la moindre idée du point auquel la consommation d'alcool augmentait ses migraines, il ne se réjouirait pas tant. Mais, par chance, l'amnésie lui avait aussi ôté ce souvenir.





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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Mar 29 Juil - 18:10


Have You Ever Confused The Dream With Life ?



Que l'alcool pouvait rendre les gens imprévisibles et agréablement fous. Des fois, c'est l'inverse qui se produit, l'alcool rend directement les gens méchants. Mais ici, nous avions comme réunis deux amoureux de la vie qui semblaient prendre à cœur joie toutes les effluves dans leurs esprits. Juste un peu de boisson et les voilà partis pour un univers où plus rien n'a de sens et où les actes n'ont plus aucune considération pour elle-même. Il suffit de vouloir quelque chose pour le faire, tout simplement. Oui, ça a l'air magique comme ça, mais c'est tout bonnement l'impression que l'on se donne de l'intérieur. De l'extérieur, si l'on ne partage pas votre état d'esprit, vous êtes tout simplement ridicule. Si quelqu'un avait eu l'audace d'entrer dans cette salle au même moment, il aurait eu le splendide spectacle d'un couple complétement éméché étendu sur le sol. Cela ne l'aurait certainement pas encouragé à aller plus loin dans son observation et il aurait fuis comme neige fond au soleil, tout simplement par peur d'avoir gâché quelques moments intimes.

Elizabeth ne tarda pas longtemps avant de sentir les lèvres de Jake sur les siennes. Assez douce grâce à la légère humidité que l'on pouvait y trouver. Elle savoura ce contact sans se soucier de ce qui l'entourait. C'était juste à cette seconde ce qu'elle avait envie de vivre et de faire. Il n'y avait rien de plus à dire sur le sujet. L'encourageant alors en se surélevant doucement pour appuyer ses lèvres, elle gémit doucement. La chaleur emplit son corps, lentement mais avec une sureté bien trop forte. Les sons se brouillèrent autour d'elle. Du visage de Jake, elle discernait les bords, et les deux lumières de ses beaux yeux. Puis la proposition, ou du moins, les paroles qu'il prononça. Cela résonnait tellement bien dans ses oreilles. Une véritable provocation déroutante mais excitante. Doucement, elle redressa ses épaules et se plaça sur ses coudes, observant d'un regard à la dérive le jeune homme à côté. Faisant claquer sa langue, elle murmura :

Fais trop chaud ici.. . 

La jeune femme, forte de tout l'alcool ingurgitée, avait tout de même réellement chaud, ce n'était pas un faux mensonge dans le but d'obtenir quelque chose. Mais peut-être que cela aurait du. Oh, elle ne savait plus ce qu'elle pensait. Elizabeth passa alors plusieurs minutes à essayer d'enlever sa chemise. En effet, sa vue était brouillée et ses doigts faisaient un peu tout ce qu'ils avaient de faire, et pas forcément dans le même esprit que la jeune femme. L'enlevant avec joie, elle se laissa tomber sur le sol en riant. La température était décidément bien trop haute. Tournant la tête vers le jeune homme, elle s'avança de façon à passer ses mains sur son torse, à travers la chemise. Un petit rire vint à sa bouche tandis que ses lèvres se remirent à caresser son cou.

Continuons ce moment délicieux...Que diriez-vous si je vous ordonnai de faire ce que bon vous semble de ma personne.. ? 


©BOOGYLOU.



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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron Dim 17 Aoû - 23:38



Intervention

Vous vous amusez et vous buvez sans aucun soucis. Enfin vous trouvez détente dans cet endroit de malheur. Comment les choses pourraient mieux se tourner? Et puis l'un de vous remarque à un étagère bien basse une dizaine de fioles de laudanum. Miracle!

Mais attention. Ces fioles contiennent du mauvais laudanum. En d'autre mot; il est poison. Après combien de gorgées vous en rendrez-vous compte, petits buveurs?



©BOOGYLOU.

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MessageSujet: Re: Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron

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Have you ever confused a dream with life? - Walker & Dieron

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