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The Danger of Sleep [Avec Lewis W. Pratt]

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admin mélanophobe et sataniste
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MessageSujet: The Danger of Sleep [Avec Lewis W. Pratt] Mer 23 Oct - 12:24





















Elizabeth C. Dieron – Lewis W. Pratt

THE DANGER OF SLEEP



N'avait-elle rien de mieux à faire? En cette heure si belle de la journée, peu d'autre chose était envisageable. Les pas d'Elizabeth marchèrent le long des corridors longuement éclairés par d'immenses fenêtres, faisant jaillir une lumière des plus spectrales: voilà comment elle savait qu'il faisait jour, et qu'il n'était donc pas la nuit. Bien sur, l'heure exact, bien pourvu d'intelligence serait la personne capable de donner cette denrée rare dans un tel étau de saleté. Après, s'il suffisait de trouver une horloge en état de fonctionnement. Laissant traîner agilement ses pieds dans le grand couloir, elle ne put qu'être attiré par une porte non loin de là. A côté se poser une étagère contenant des dizaines de boites en bois sans intérêt, de livres sur la nécessité de se laver les mains après et avant un repas, et sur comment cuisiner ce qu'il y avait dans les derniers recoins d'une cuisine. Elizabeth ne crut bon s'arrêter sur aucun de ces sans doute merveilleux ouvrages.

Elle jeta néanmoins un œil dans l'étagère, mais fut brutalement arrêtée par un bruit non loin qui la fit sursauter. Non, elle ne pouvait rester sur place trop longtemps. Jetant un coup d'oeil à la porte, elle décida de s'y cacher, priant pour que le bruit ne vienne pas de l'intérieur de cette pièce. Un petit tapis rouge lui arracha des sueurs dans le dos, mais il était assez fin pour ne pas être touché, Elizabeth poussa un long soupir. Tout en remarquant qu'elle se trouvait dans une grande pièce remplie de grandes et piètres étagères remplis de parchemin en tout genre, la belle fit quelques pas vers un coffre de livres. Tant de temps qu'elle n'avait pas lu quelques choses de vraiment bien. Mais que pouvait-on trouver dans un univers aussi sombre? Bien longtemps se trouvait également le temps où elle avait écrit pour la dernière fois. Pourtant, c'était comme une drogue, l'envie de déployer de son esprit milles mots à l'encre de chine transpirait dans ses actes et ses envies. Je veux écrire. Je veux faire vivre mes pensées à travers le papier. Voilà ce qu'elle ne cessait de se répéter lorsqu'elle se trouvait seule et au calme.

Elle n'arrivait pas à expliquer cette sensation au creux de son ventre, rien ne pouvait développer cette idée de démesure, de lente agonie dans laquelle elle plongeait doucement. Il n'y avait rien de mieux à faire en ces temps que courir, et cependant, elle aurait accepté de mourir si elle tenait une plume et un parchemin dans les mains. Délicatement, elle ouvrit la porte du coffre et laissa son esprit vagabonder entres les choses étranges que l'on pouvait y trouver. Entre deux objets bien utiles, elle remarqua une pile de livres. Des ouvrages reliés de milles petites parcelles de cuirs qui faisaient respirer l’œuvre en pleine air. Dans l'une d'entre elle, elle lut quelques choses qui rendit son esprit tout confus. Tout en sentant son corps partir en avant, elle se tint au coffre de bois et murmura tendrement: «Une Place Pour Vivre, de Elizabeth C. Dieron». C'était un livre, bien édité, bien relié, couvert d'encre d'une prestigieuse imprimerie, qui possédait son nom écrit en lettre gothique. Elle avait vraiment fait cela? Cela n'était pas un mensonge? Elle était autrefois...écrivain?

Cela pourrait expliquer nombres de choses. Doucement, elle prit le livre dans ses bras, se releva et le cacher sous les innombrables couches de jupes qu'elle possédait, la mode obligeant ce genre de fioritures. Mais c'est alors qu'un bruit crépitant l'arrêta. La peur empêcha ses membres de bouger tant il lui semblait que le bruit était trop proche pour être éviter. Caressant son livre d'une main tremblante à travers le tissus de sa robe, elle lança d'une voix brisée:

Elizabeth: Non...ne me tuez pas...pas maintenant...

Pas maintenant qu'elle venait de découvrir quelque chose de vital pour elle. Ce n'était que le début.





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MessageSujet: Re: The Danger of Sleep [Avec Lewis W. Pratt] Ven 1 Nov - 18:31



« The Danger of Sleep. »
MUSIC THEME ∆ The ScientistColdplay

L
e manoir était à présent comme un nouveau chez moi. Une existence dont je m'étais habitué même si je me savais point maître de mes choix. Dès que je faisais un dérapage, je savais que les Gardiens n'étaient pas loin pour me capturer et me punir... Même un coup de crayon sur les murs. Je me souviens alors que j'avais essayé de me divertir en dessinant sur les portraits. Cela fut très mal vu et j'eus bien faillis finir ma vie dans le laboratoire. Mais fort heureusement, je réussis à m'en sortir indemne. Pour revenir à la situation présente, je venais de sortir d'en dessous d'une pile de pierres, de ruines où j'avais créé un petit nid, servant de lit improvisé lorsque je ne trouvais pas les chambres. J'étais si fatigué que je n'avais pas pris le temps de savoir si j'avais trop dormit ou peu. A présent, je pouvais me remettre sur pattes et parcourir une nouvelle fois ce Manoir en quête de lieux insolites... Comme l'Extérieur. En effet j'eus réussis à atteindre le jardin une fois et j'avoue que je n'en étais pas resté de marbre de quitter enfin cette grande bâtisse qui nous retenait tous prisonniers. Cet endroit était pour moi comme quelque chose de nouveau. Sentir ces rayons de soleil sur le visage pour la première fois et respirer enfin de la bonne air pur sans avaler de la poussière avec, cela avait quelque chose de plutôt... Apaisant. Mais je ne pouvais tout de même point rester éternellement, risquant de me faire repéré par un Gardien qui pourrait me ramener jusqu'à un scientifique en manque de cobaye. C'est avec grand regret que j'avais pris la décision donc de retourner à l'intérieur du manoir, risquant de ne plus jamais revoir le jour. Seul dans la pénombre ne cessait de clignoter la machine sur mon visage. Nombreuses fois j'eus le besoin de la retirer alors qu'elle me faisait stresser ou me faisait provoquer des hallucinations voir, me faisait tout simplement mal. Et quand je voyais tout ces autres personnes ici qui n'en possédaient pas, j'étais alors jaloux. Eux n'avaient pas à souffrir de porter cet engin sur la face. Personne ne naît avec ça, c'est que donc... Notre organisme n'en n'a pas besoin ? Ou alors peut être était-ce une pièce décorative ? Pour me rendre plus joli ? Oh, mais au contraire... on préférait me fuir dès que l'on m'apercevait... Dans ce cas, était-ce un moyen de défense ? Bien sûr ! Mais pas très efficace malheureusement. Seul les créatures les plus craintives avaient peur lorsqu'ils me rencontraient. Cela m'aurait été bien plus efficace si c'était les Gardiens qui fuyaient face à moi, pas les autres amnésiques avec lesquels je voulais être ami.. Mais au plus profond de mon être, j'avais la terrible sensation d'avoir toujours été seul et pourtant constamment entouré !

Mon ascension se termina finalement dans un coin un peu plus éclairé que d'habitude, ce qui me soulagea. De même je pus voir clairement ce qui se trouvait dans la pièce... Des bouquins et toutes sortes d'autres écris. J'errais en y jetant des coups d'oeil rapide sans y porter une grande attention, ne songeant pas présentement qu'ici, je pourrais trouver une forme de mon passé sans aucun doute, ou que lire m'aiderait à y voir plus clair sur la vie qui m'entoure. Mais avant même d'y penser, je perçois une autre présence, je la sens tout prêt. Je me dis que c'est sans doute le fruit de mon imagination, lorsque j'entends une voix se faire entendre entre le craquement du bois sous mes pas... «
- Non...ne me tuez pas...pas maintenant... ». Je continue ma marche doucement vers la personne qui semble être une demoiselle. Je ne fuis point. Après tout, ce n'est pas un Gardien ou une Scientifique qui réagirait de cette manière face à la présence d'un inconnu dans la pièce. Ils savent qu'ils ont le pouvoir... Je passe doucement ma tête, sortant de l'ombre face à la femme en face de moi. Laissant percevoir non pas seulement le clignotement percevable à plusieurs mètres, mais bien toute ma personne. Je fis... « - Je ne veux pas vous faire de mal... ». Je me rapprochais encore doucement d'elle avant de m'arrêter enfin. « - Je... Je viens seulement visiter les lieux... ».


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MessageSujet: Re: The Danger of Sleep [Avec Lewis W. Pratt] Mer 13 Nov - 20:10





















Elizabeth C. Dieron – Lewis W. Pratt

THE DANGER OF SLEEP



Elizabeth se mit à serrer le livre, la gravure de son nom contre sa poitrine et cœur pour lui donner du courage. Elle n'avait certainement pas envie d'y rester, surtout pas maintenant. Il y avait un mystère autour de ce livre et elle voulait le découvrir. Prête à jeter un autre gros roman au hasard sur le visage de l'inconnu pour le faire fuir, elle recula d'un pas, aux rythmes des mêmes pas de l'étrange être. Sa tête était couverte d'une machine bizarre qui scintillait de milles éclats électriques que la jeune femme ne voulait pas approcher, encore moins toucher. Sans attendre un autre mot, elle recula d'un autre pas mais se bloqua contre le coffre. La belle faillit tomber mais se rattrapa de justesse.

Cyborg?: Je ne veux pas vous faire de mal...

Il s'approcha encore un peu plus d'elle, il n'était plus qu'à quelques pas...pour ne pas dire seulement quelques centimètres. La jeune femme retint sa respiration, à demi écroulé sur le coffre. Elle n'avait pas vraiment confiance au premier abord à cet étrange chose qui semblait la prendre en amitié. D'un ton rapide et acre, elle demanda dans un chuchotement ce qu'il faisait ici. Ce n'était pas vraiment un endroit où traînait ainsi, elle était bien placé pour le savoir. Son regard semblait plaintif, mais les traits de son visage paraissaient comme transparaître d'une folie hagard et presque...enfantine. Tous ses gestes étaient d'ailleurs plus curieux qu'autres choses. Mais il n'y avait rien à faire, ses lumières sur son visage...Cela lui faisait des frissons partout, et pas forcément de bons frissons.

Cyborg?:  Je...Je viens seulement visiter les lieux...

Mais...cette endroit lui appartenait-il? Etait-il un parent, un voisin, un ami, un client, de la personne qui habitait réellement à cet endroit, de la personne qui lui fallait trouver afin de sortir de cet enfer? Sortant un sourire de moquerie, elle avait envie de lui sortir qu'il y avait meilleur endroit à visiter pour des vacances. N'avez-vous pas vu les monstres qui rôdent? Les égouts trempant dans évacuation dans leurs propres sangs? C'est combien le prix de l'immobilier pour un tel édifice? Il y a même une cour intérieur si vous le désirez, une splendide fontaine de très bon goût s'y trouve. Cette endroit a tellement de pourriture à l'intérieur de ses murs que vous pourrez l'avoir pour une bouchée de pain! Elizabeth s'arrêta subitement dans son monologue intérieur, le pauvre ne semblait pas être un être comme cela, un acheteur pourri par la société. En ne laissant pas le bégaiement la combattre, elle lança:

Elizabeth: Qui êtes-vous pour vous balader comme ça?

Elle se campa fièrement sur ses talons, mais ne remarqua pas que cela ne la faisait nullement grandir. La belle resta donc à sa taille originale mais observa que rester ainsi debout la mettait trop près de l'homme. C'était dérangeant, ce n'était pas dans ses habitudes que d'être ainsi mise auprès d'un homme quel qu'il soit.  Elle tentant à nouveau de reculer mais se prit les pieds dans le coffre et tomba dessus avant de s'effondrer sur le sol. Ses pieds passèrent entre les jambes de l'inconnu et sa robe épaisse l’emmitoufla complètement, sans que l'on puisse rien voir de son corps. Rougissant de tout son corps, elle laissa échapper un cri de colère.





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MessageSujet: Re: The Danger of Sleep [Avec Lewis W. Pratt] Jeu 21 Nov - 20:26



« The Danger of Sleep. »
MUSIC THEME ∆ The ScientistColdplay

L
orsque je la perçois enfin, je la vois reculer tandis que je m'approche d'elle. Je fronce les sourcils d'incompréhension face à sa réaction, même si au contraire, j'ai l'habitude de voir des personnes faire marche arrière en me voyant. Tout simplement parce que je porte au visage, cette machine que les autre n'ont pas. Cela aurait pu paraître comique dans une autre situation, mais présentement, rien n'avait de très marrant pour moi... Alors que je ne recherchais simplement que l'amitié, la compagnie de quelques personnes sympathiques. Non pas seulement me contenter de la présence de mes prédateurs... J'avais alors annoncé à la jeune personne que je ne désirais lui faire aucun mal tandis qu'elle faillit trébucher sur le coffre se trouvant derrière elle, voulant ainsi fuir. Je pensais donc qu'après mes paroles, peut être se contenterait-elle de ça pour me croire, mais non, elle ne cessait de rester sur ses gardes, me demandant finalement d'une faible voix, qu'est ce que je pouvais bien faire ici. Je lui avais donc finalement répondu que je ne faisais que de visiter les lieux.. Je n'avais pas hésité une seule seconde à le faire... Après tout, peut être me verrait-elle comme un pauvre prisonnier de la bâtisse tout comme c'est le cas avec elle, et non pas comme un monstre... Elle tenta alors de se mettre à la même hauteur que moi, presque fière ou menaçant, je ne savais réellement. Une chose est sûr, c'est que sans doute désirait-elle se montrer menaçante pour m'effrayer, aussi, elle redemanda... « - Qui êtes-vous pour vous balader comme ça? ». Son ton me sembla presque vipérin à mon égard alors que je ne lui avais rien fait. Chose qui me perturba... J'hésitais. Qui j'étais ? Je ne le savais même pas moi-même. Un rat de laboratoire, une personne comme les autres... La seule chose dont je savais réellement de moi était mon nom et mes prénoms, c'est tout... Aussi, j'étais prêt à lui préciser cela, lorsqu'elle tomba vers l'arrière avant de pousser un cri de rage. Finalement, je reculais enfin pour lui laisser de la place afin de pouvoir se relever. L'aider ? J'avais bien trop peur qu'elle ne me morde, déjà qu'elle n'était pas très aimable...! Je me contentais alors de lui répondre enfin à sa deuxième question... « - Si vous pensez que je suis un Gardien, vous vous trompez... Je suis simplement... L'une des nombreuses personnes qui se retrouvent ici, sans identité... Et qui contente seulement de trouver un moyen pour se divertir... Pour ma part, je cherche à découvrir le Manoir... Qui sait peut être finirais-je par retrouver la mémoire un jour en le parcourant... ». Mon attention s'était reporté sur son bouquin qu'elle tenait comme un enfant serrait son doudou contre sa poitrine. Comme si finalement... Cela lui était très chère... « - Et vous ? Il semblerait que vous ayez trouvé quelque chose, non ? ».


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MessageSujet: Re: The Danger of Sleep [Avec Lewis W. Pratt] Dim 24 Nov - 12:27





















Elizabeth C. Dieron – Lewis W. Pratt

THE DANGER OF SLEEP


Elizabeth rougit de honte, tomber ainsi devant cet inconnu, être ainsi à sa merci alors qu'elle ignorait encore parfaitement s'il était totalement innocent dans cet endroit. Perdue dans les affres des ténèbres, il aurait très bien pu être un perdu tout comme un monstre. Et sa machine sur la tête...qui donc avait cela de nos jours? Avait-elle traversé une faille temporelle? Non, impossible. Cette machine ne pouvait qu'être le résultat de monstruosité scientifique. L'être recula alors pour lui laisser la place de se relever. Il aurait très bien aussi pu l'aider! Néanmoins, il ne lui fit aucun mal non plus, ce qui rassura la jeune femme qui s'appuya sur le coffre autour pour se redresser. La belle épousseta un nouvelle fois sa robe, effarée par la grisâtre couleur qui s'en était emparée...elle aurait juré que sa robe était blanche en arrivant. Tout en restant de marbre face à l'inconnu, ce dernier se mit à lui répondre.

Cyborg?: Si vous pensez que je suis un Gardien, vous vous trompez... Je suis simplement... L'une des nombreuses personnes qui se retrouvent ici, sans identité... Et qui contente seulement de trouver un moyen pour se divertir... Pour ma part, je cherche à découvrir le Manoir... Qui sait peut être finirais-je par retrouver la mémoire un jour en le parcourant...

Ainsi il n'était pas un de ses êtres sans pitiés du manoir? Il n'était qu'un être perdu, tout comme elle. Une âme sans mémoire, sombrant lentement dans la pire des ténèbres que le monde n'ait jamais compté. Comment était-il possible qu'ils se soient tous retrouvés dans un tel endroit? Qu'est-ce qui expliquer leur lente agonie dans un univers de créatures aussi improbables qu'inimaginables? Mais la belle s'égarait. Elle voyait bien l'intérêt soudain de l'inconnu pour le livre qu'elle tenait fièrement contre sa poitrine, comme souhaitant le protéger du monde extérieur par la simple force de ses petits bras. Non, il ne l'aura pas, c'était son livre. Celui qui avait propagé ses mots à travers le monde. Elle était un écrivain et en cela, aucun mal ne sera fait à ses bébés, sa création. Elle était prête à tuer pour cela, elle le sentait au fond d'elle-même. Son métier était la chose la plus importante au monde.

Cybord?: Et vous ? Il semblerait que vous ayez trouvé quelque chose, non ?

Oui, ce quelque chose était sa vie, alors il vous serait fortement grès de ne point vous approcher de l'objet cher à son cœur. Il n'y avait pas dix minutes qu'elle venait de trouver ce roman, son roman, et son cœur se bouleversait déjà d'une si incroyable découverte. Mais ce qu'elle avait envie de savoir maintenant, c'était la portée de ses écrits. Était-elle connue? Est-ce que cet homme en face d'elle avait déjà lu un de ses textes? Elle mourrait d'envie de le savoir, mais comment faire quand l'être vous imposait aussi peu de confiance...elle avait peur d'offrir son bouquin et de le voir disparaître dans un élan de poussière. C'était l'unique chose qui lui permettrait de connaître son passé, elle refusait de le laisser passer! La jeune femme recula encore un peu plus, tout en veillant à ne pas trébucher sur le coffre. Tout en faisant cela, elle serra un peu plus le livre, par peur de le lâcher.

Elizabeth: Oui...j'ai trouvé quelque chose...mais quel est votre nom...que je puisse...hum...

Qu'elle puisse quoi? Faire un autographe? La bonne blague...non, la seule raison pour laquelle elle voulait son nom, c'était pour pouvoir lui offrir un peu de sa confiance. Elle s'imaginait qu'à travers un nom offert, c'était déjà la barrière à passer la plus importante entre deux êtres. Calmement, elle tendit ensuite le livre et murmura, la tête sur le côté, ne voulant pas voir l'homme prendre l'objet de sa vie.

Elizabeth: Mon nom à moi, vous le trouverez ici...  





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MessageSujet: Re: The Danger of Sleep [Avec Lewis W. Pratt] Jeu 19 Déc - 20:19



« The Danger of Sleep. »
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M
algré ses agissements rudes à mon égard, je me disais qu'au moins, elle ne me fuyait pas. Car oui, la plupart de ses Amnésiques me fuyaient alors que nos Gardiens ne me craignaient pas. Elle était comme Morgan, ou comme quelques uns d'entre eux qui avaient compris que j'étais aussi maudit qu'eux.. Cette jeune personne avait donc un peu de bravoure pour résister à l'envie irrésistible de fuir ou est-ce que parce qu'elle se retrouvait coincée entre le coffre et moi ? Serais-je donc obligé à chaque fois de poursuivre bon nombre d'entre eux pour qu'ils acceptent d'avoir un peu d'attention à mon égard ? Les garder enfermés pour qu'ils ouvrent enfin les yeux que je ne faisais pas partit de leurs prédateurs ? Et jusqu'à quand... Peut être qu'un jour, je rejoindrais le rang des Gardiens. Si on me le propose.. Pourquoi pas ? On ne me pourchassera plus et les Amnésiques auront une bonne raison de me craindre.. Même si au fond, je ne me voyais accepter une telle offre, sauf pour le confort. Je voulais d'abord avoir de bonnes raisons pour ainsi poursuivre les miens. Après tout, pourquoi on se retrouvait tous condamné ici et sans mémoire ? Pourquoi certains humains étaient traités injustement tandis que d'autres jouissaient de notre souffrance ? Ou peut être étaient-ils assez sot pour ne pas comprendre nos maux ? Nos hurlements de terreur sont-ils ainsi différent à ce point pour qu'ils ne le reconnaissent pas ? C'était absurde, cruel, étonnant. Peut être même que j'avais beau être un dément, que ma machine provoquait de terribles hallucinations, finalement, je n'étais peut être pas le plus aliéné de tous, dans ce Manoir. Il n'y en avait qu'un seul pour ainsi vouloir la peine de milliers d'Hommes. Le maître des lieux. Tant de choses qui nous prouvaient bien que quelque chose clochait. C'était anormal. Notre monde ne pouvait être ainsi.. Si terrifiant et injuste, où il n'était question que de survie...

Mon regard s'était alors posé hasardament sur ce livre qu'elle tenait contre elle, comme pour le protéger, resserrant l'étreinte dessus comme si j'étais prêt à lui arracher des mains. Bien sûr, je l'aurais fais si seulement cela me concernait ou bien qu'il décelait une information importante sur le Manoir, et même si c'était le cas, je ne voulais tenter grand chose pour le moment. Seulement questionner. Elle se recula finalement, et gardait toujours son emprise sur ce roman qui semblait lui être important comme sa propre vie. Je pensais alors qu'elle allait faire un pas sur le côté et se frayer un chemin pour enfin prendre ses jambes à son cou. Mais elle prit la peine de prendre la parole... «
- Oui...j'ai trouvé quelque chose...mais quel est votre nom...que je puisse...hum... ». J'attendis la fin de sa réponse, mais elle ne reprit point la parole. Ainsi dont, elle voulait mon nom. Je lui souriais, heureux de faire enfin connaissance et que ce soit également elle qui fit le premier pas en premier. Une fois enfin, où je ne pourrais contraindre personne de le faire... « - Je suis Lewis Warren Pratt... » fis-je donc simplement, d'un ton neutre. La voir ainsi agir à mon égard ne me donnait plus envie de faire l'effort moi aussi d'être aimable. Même si au fond, il le fallait bien pour que nous nous retrouvions point à nous battre alors qu'ensemble, nous pourrions nous serrer les coudes et nous aider à retrouver notre passer, pour que cela se fasse plus rapidement...

Ainsi, elle me tendit enfin le livre qu'elle avait entre les mains, détournant la tête comme résignée à le garder même si je sentais bien qu'elle ne voulait, peut être, même pas que je le touche ! «
- Mon nom à moi, vous le trouverez ici... ». Je ne fis que de le regarder au départ, hésitant à le saisir. Si elle voulait le garder, qu'elle le garde et qu'elle me dise simplement son nom ! A quoi bon me faire rappeler qu'elle avait peur de moi en exposant ainsi ses sentiments !? Voulait-elle me faire souffrir d'avantage de mes conditions et de mon aspect monstrueuse !? Moi qui ne faisait que de chercher le bonheur dans tout le Manoir, je ne faisais que de vivre dans la solitude, la peur et l'humiliation... Très bien ! Je pris alors sèchement le livre de ses mains avant de regarder le titre et surtout, le nom de l'auteur... « - Une Place Pour Vivre, de Elizabeth C. Dieron... ». Je souris... « - Ainsi donc, vous écriviez des livres...? ». N'y avait-il pas meilleure chose que de découvrir une partie de son passé ? Moi qui pensait qu'elle ne serait rien de plus qu'une femme parmi tant d'autre pour mériter un tel sort, elle n'était pas n'importe qui. Peut être était-elle reconnue. Peut être l'étais-je également ? Peut être a-t-on voulu nous faire taire à tout jamais et nous enfermer ici ? Restait-il des amis à l'extérieur du Manoir ? Dans quelles conditions vivaient-ils ? Pourquoi ne venaient-ils pas nous sauver ?


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MessageSujet: Re: The Danger of Sleep [Avec Lewis W. Pratt] Ven 20 Déc - 10:55





















Elizabeth C. Dieron – Lewis W. Pratt

THE DANGER OF SLEEP


Elizabeth ne pouvait fuir, devant elle se trouvait l’étrange personnage, derrière elle, un coffre sur lequel elle n’avait pas envie de retomber une fois de plus. Lui ayant donné son livre à contre-cœur, elle ne voulait que répondre à sa question. De toute façon, ce livre avait déjà du passé entre de nombreuses mains. Il lui sourit alors, d’une gentillesse qu’elle ne savait percevoir. Pourtant, elle commençait à lui trouver un charme craintif. Observant la machine d’un regard curieux, elle se demanda si cela lui faisait mal. Après tout, l’électricité n’est pas la chose la plus saine pour l’être humain, surtout quand on en est à ses débuts. Il lui donna son nom. Lewis Warren Pratt. Elizabeth sourit à son tour, d’un visage qui se voulait débarrasser d’inquiétude mais qui ne fit que refléter sa gêne.

Lewis : Ainsi vous écriviez des livres… ?

Des livres, oui. Des romans d’amour, de capes et d’épées, d’ombres secrètes et de mages ensorcelées. Voilà de quoi étaient composés chaque nuit ses songes. Peut-être était-ce cela qu’elle voyait dans ses rêves, pas des morceaux de son passé, mais des images des livres qu’elle avait écrit. Et cette irrémédiable soif d’écriture, cette faim de la plume et du parchemin. Si elle pouvait, elle tailladerait un poulet en se créer une plume de ses ailes et faire un parchemin de sa peau. La belle pourrait alors tranquillement mâchouiller la cuisse de l’animal en faisant éclore sa passion. Epoussetant à nouveau sa robe, troubler de ne plus voir en elle la blancheur d’autrefois, elle lança :

Elizabeth : Oui…il semblerait…

Elle mit une main devant sa bouche, rougissante. La jeune femme ne savait comment parler de cette passion qu’elle venait de se découvrir. Les mots ne devaient pas être si durs à trouver autrefois. Avant, ils devaient couler de sa gorge et sortir de sa bouche avec la facilité d’un pétale de rose. Maintenant, elle avait du mal à exprimer ce sentiment qui s’échappait d’elle par le simple biais d’un vieux livre. Pourquoi ne pouvait-elle pas tout simplement sourire, ouvrir la bouche et remercier l’individu ? Doucement, elle commença à s’avancer vers lui, la peur s’était un peu échappée de son corps. Après tout, il n’y avait plus aucune lumières rouges qui clignotaient sur sa tête, ce n’était plus que des lumières bleus et vertes, c’était beaucoup plus agréable. Et puis, le fait de lui avoir dit qu’elle était écrivain semblait l’avoir libéré, comme si cette étiquette lui permettrait de faire face à tout et à n’importe quoi, comme si c’était son passeport pour la liberté. De tout cela, elle n’en avait cure. A cet instant précis, elle voulait rassurer cet être qui paraissait porter la tristesse sur ses traits. Elle posa alors une main sur la couverture de son livre que Lewis tenait toujours :

Elizabeth : Et vous, vous faisiez quoi…avant ?





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MessageSujet: Re: The Danger of Sleep [Avec Lewis W. Pratt] Lun 23 Déc - 3:21



« The Danger of Sleep. »
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P
our la première fois, je la voyais enfin sourire réellement. Pas aussi amicalement comme je l'aurais espéré. Plutôt gênée, mais elle ne semblait plus vouloir me fuir. Ou du moins, beaucoup moins. Enfin... Je savais que je pouvais être dangereux, même si je ne voulais le paraître devant elle. Il suffit simplement que je tombe dans une crise de démence pour que je devienne violent. Lorsque l'on est prit au piège, et qu'il est impossible pour nous de nous échapper du mal et que l'on avait face à nous, une personne capable de nous aider. Instinctivement, on s'en prenait à lui. Et il suffit simplement que cette machine sur le visage me joue des tours pour que cherche l'aide, même de façon maladroite, de la part de cette jeune femme. J'espérais que cela ne vienne arriver maintenant. Pas alors que je venais de faire la rencontre d'un autre individu dans le même cas que moi et que j'arrivais à entretenir un dialogue avec cette personne-là. Et c'était loin d'être des hurlements ou des supplications... Seulement une discussion. Cela pouvait paraître stupide, mais ça m'avait tellement manqué de parler avec quelqu'un d'autre. De tout et de rien, sans éprouver un sentiment de peur envers l'autre individu. Car s'il y avait bien des personnes qui ne me fuyaient pas, c'était les Gardiens ou les Brutes. Eux, me capturaient sans gêne et par moment.. me demandaient de me taire. Soit j'étais vu comme un vulgaire rat de laboratoire, ou comme un monstre, jamais comme ce que j'étais réellement, une pauvre âme égarée, seule et mélancolique... La dite Elizabeth lança alors... « - Oui…il semblerait… » après avoir nettoyé légèrement sa robe.

Elle semblait alors surprise, pour une raison que j'ignorais.. Peut être n'était-elle pas sûr de ce qu'elle disait, ou que sais-je encore ? J'espérais, tout comme elle, trouver moi aussi quelque chose ici qui me permettrait de découvrir ce que je faisais dans le passé. Mon regard c'était alors posé doucement sur les autres documents que l'on pouvait trouver ici en imaginant que peut être moi aussi je trouverais ne serait-ce qu'un bout de papier, portant mon nom, mais il ne fallait se faire une fausse joie non plus. Elle était peut être écrivain, elle. Mais moi je devais être autre chose. Même si je me suis amusé maintes fois à écrire sur les murs avec tout ce qui me passait sous les mains, je n'ai jamais eus la vague sensation que j'en avais fais de cela, mon métier. Mais qu'avais-je bien pu faire alors, moi ?

Je la vis s'approcher dans ma direction. Ça me fit tout drôle alors qu'au départ, elle avait essayé de me fuir. Cela me poussa à faire un pas en arrière jusqu'à ce que ça main ne vienne se poser sur son bouquin. Je baissais mes yeux en direction de son œuvre comprenant alors qu'il était temps de lui redonner ce qui lui appartenait. Je lui tendis donc la laissant le reprendre afin qu'elle puisse le feuilleter tranquillement dans un coin où personne ne vienne l'embêter, puis je reconcentrais mon regard sur son visage alors qu'elle reprit la parole... «
- Et vous, vous faisiez quoi…avant ? » Je me suis mis à réfléchir à toute vitesse. Pensant à n'importe quel métier qui me traversait l'esprit avant de me demander ensuite si j'aurais pu le pratiquer. Mais rien ne me fit raviver mes souvenirs. Au contraire, cela me donnait un terrible mal de crâne... Peiné, je lançais donc...
«
- Je ne sais pas... ». Et le pire dans tout ça, c'est que j'allais sans doute jamais le découvrir. J'avais beau explorer cet endroit de fond en comble, jusqu'à maintenant, rien ne m'avait indiqué un quelconque fait sur mon ancienne vie. A moins que je n'ai vécu ici depuis toujours ? Aucune idée !


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MessageSujet: Re: The Danger of Sleep [Avec Lewis W. Pratt] Mar 24 Déc - 16:54





















Elizabeth C. Dieron – Lewis W. Pratt

THE DANGER OF SLEEP


Doucement, Elizabeth s'était approchée de lui, sans arrière penser, juste pour être un peu plus proche de cet être qui semblait plein de question. Sa peur s'enlevait petit à petit et bien, elle n'eut aucune frayeur à rester près de lui. Pourvu que sa machine ne s'illumine pas de quelques étoiles rouges, ou il était fort possible qu'elle ressaute partout de peur. Ce n'aurait pas été contre lui, n'est-ce pas? Juste que le rouge....c'était une couleur si atroce, si démoniaque...si sanglante. Elle frissonna l'espace d'une seconde en sentant sa main sur le livre qu'elle avait écrit. C'était le sien, bien le sien, celui de personne d'autre. Ses pages étaient celle qu'elle avait écrite de ses mains, avec son imagination et toute son intelligence. Pourquoi n'avait-elle pu s'en souvenir plus tôt, foutu mémoire défaillante. Lorsque son interlocuteur lui rendit son livre, celle-ci lui répondit en un réel sourire, ceux qui se voulait sincère, ceux qui venait du fond du cœur. Pourquoi n'avait-elle pas fait ça depuis le début? Ce petit bout d'homme semblait vraiment sympa. En tout cas, il était touchant. Alors qu'elle lui avait demandé ce qu'il faisait avant comme métier, le pauvre garçon eut le visage tout triste, comme s'il...comme s'il ignorait ce qu'il avait fait autrefois.

Lewis: Je ne sais pas...

Le visage d'Elizabeth s'éclaira, un autre être comme elle se trouvait à ses côtés. Voilà quelques temps qu'elle n'avait rencontré quelqu'un comme elle. Entre ceux qu'elle côtoyait l'espace d'une minute ou d'une aventure à travers les couloirs pour ensuite disparaître, elle s'était plus souvent retrouvé seule qu'autre chose. La douce savait combien la solitude pouvait être terrible, elle n'était pas de ces gens qui ne s'offusquaient pas de la disparition de tous les êtres qu'ils aimaient. Au contraire, dès que l'on ne faisait pas attention à elle, son corps semblait réclamer cette attention comme une drogue. Elle ne pouvait supporter qu'on ne la prenne pas pour aussi importante qu'elle était. Peut-être que cette donnée...liée au fait qu'elle était écrivain...peut-être que tout cela était lié, peut-être que TOUT pouvait être expliquer! Elle avait devant elle une voie toute tracée alors que cet homme devant elle semblait tout ignoré de son ancienne vie. Voulant ranger son livre dans son corset, elle se rendit compte qu'il était bien trop grand et se résigna à le porter à la main. Elle refusait pourtant de le remettre dans le coffre, trop heureuse d'avoir trouvé une preuve de son existence en dehors de ses murs.

Elizabeth: Je suis vraiment désolée pour vous...

Mais ils se trouvaient dans un bibliothèque non? Tout devait se trouver dans une bibliothèque! C'était la base même de l'endroit. Comment ne pas trouver un indice, une idée, un songe, un rêve, une pensée, un écrit, quand on se trouver ici! Elizabeth s'approcha encore et sourit sincèrement à Lewis:

Elizabeth: J'ai trouvé quelque chose ici...peut-être qu'à nous deux on arrivera à trouver quelque chose pour vous! Ici, dans cette bibliothèque! Je suis certaine qu'elle n'a pas encore dévoilé tous ses secrets!

Elle eut un sourire enjoué alors qu'elle ferma les yeux en baissant la tête. En faisant cela, peut-être trouverait-elle également des détails quand à d'autres livres qu'elle aurait écrit.




Flow Into The Vicera

Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif



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MessageSujet: Re: The Danger of Sleep [Avec Lewis W. Pratt] Ven 28 Fév - 20:46



« The Danger of Sleep. »
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J
e la voyais se rapprocher de moi. Elle semblait ne plus me craindre, du moins c'est l'idée que j'eus alors qu'elle tenta de faire plusieurs pas dans ma direction. Je voulais sourire afin de la rassurer complètement que je n'étais pas un monstre. Enfin... Pas totalement un monstre. Les brutes et les gardiens étaient des monstres, eux. Ils traquaient de pauvres proies, les effrayaient et les tuaient parfois. Les scientifiques aussi étaient pour la plupart des monstres, ne cherchant pas à comprendre notre douleur lors de leurs expériences. A moins que ces derniers ne soient que des ignorants. Ils pensaient faire juste mais en réalité, ce n'était pas vraiment le cas. A moins que c'était le contraire. C'était nous les ignorants qui ne comprenaient pas ce qui nous arrive. Que l'on pensait que leurs actions étaient injustes alors qu'en réalité, cela pouvait être accepté. Après tout, personne ne cherchait à changer la chose. Personne ne venait nous sauver. Nous étions de pauvres créatures à l'abandon. Mais tout ce qui comptait, c'est que Elizabeth et moi, nous nous comprenions tout les deux. Nous étions amnésiques et laissés à notre triste sort dans cette bâtisse de l'horreur pour une raison qui nous était totalement inconnu. Du moins, c'était mon cas à moi. Je ne savais pas vraiment qui j'étais. J'étais juste une créature avec un nom... Mais quoi d'autre ? Elizabeth savait qu'elle écrivait des livres autrefois, mais pas moi. Je ne le savais pas. Je savais que j'avais eus un ami qui m'est aujourd'hui totalement effacé de ma mémoire. Tout ce qui me reste de lui est un nom, encore une fois... Aussi, je révélais ce petit détail à mon interlocutrice, que je ne savais point quel métier j'avais autrefois. Elle s'excusa. Je lui souris avant de lui répondre que ce n'était point grave, même si ça paraissait ridicule. ; C'était grave ! Ne plus se souvenir de son ancienne vie, si on avait des enfants, une famille, une existence merveilleuse ou au contraire, une vie maudite. Au fond, je me disais que peut être ma vie a-t-elle été toujours ainsi. En fait, bien que je subsistais dans la peur et la souffrance je peinais à croire que j'eus un autre destin. Je ne voulais plus le savoir même. Cela me faisait bien trop peur. Comment se déroulait-elle la vie à l'extérieur ? Elle ne pouvait pas être différente. Et si elle était différente. Comment pourrait-elle bien être ? Impossible pour moi de le deviner. Je pense qu'il doit sûrement y avoir des cobayes, des scientifiques, des brutes et des gardiens dans un autre manoir. Dans d'autres manoirs. Des tonnes de manoirs. Aussi, voilà comment une société pouvait-elle exister selon moi. Pas autrement. Je m'y étais fait à l'idée... : Ici ça fonctionnait très bien comme ça. Cela pouvait donc tout aussi bien se dérouler ainsi dans la maison d'à côté puis la maison d'en face et ect. Et puis il y aurait ceux qui donneraient les ordres et ceux qui les appliquaient dans l'ignorance la plus totale...

Je sors de mes songes et je regarde Elizabeth. Pour la vie doit être différente de celle que l'on vit maintenant. Où avait-elle bien pu écrire des livres sinon ? Elle n'a pas toujours été amnésique comme c'est le cas pour moi. A moins qu'elle a toujours écrit ici. Pourquoi retrouverait-elle l'une de ses œuvres dans cette bibliothèque, hein ? Pourquoi ? Je garde cette pensée d'abord pour moi au plus profond de mon crâne. D'ailleurs, je n'ai pas le temps de la partager qu'elle reprend la parole, déterminer soudainement à m'aider. Cela en est presque déstabilisant alors qu'elle s'était montrée froide envers moi au départ. Mais elle semble être réellement honnête... «
- J'ai trouvé quelque chose ici...peut-être qu'à nous deux on arrivera à trouver quelque chose pour vous! Ici, dans cette bibliothèque! Je suis certaine qu'elle n'a pas encore dévoilé tous ses secrets! ». Je lui souris, mais je ne suis pas très convaincu. Elle a peut être pas tord, mais contrairement à elle, je n'ai peut être jamais écris de livre. Peut être que dans mon domaine, je n'avais pas besoin d'écrire... Et puis, qu'est ce que ça ferait ici dans ce Manoir ? Connaissais-je le maître des lieux ? Aucune idée. Du moins, cela ne m'avait pas semblé être le cas lorsque je le rencontrais la première fois, suite à la destruction de son tapis. Il m'aurait sans doute adressé un regard différent et m'aurait reconnu. Je ne sais rien.. Et peut être n'a-t-il que faire de ses cobayes ! Je hausse les épaules. « - Si je ne suis pas écrivain. Je ne trouverais sans doute rien ici. Et j'ai beau me demander comment est l'extérieur, mais quelque chose me dit que ce n'est pas la seule salle d'archive existante. C'est peut être une chance pour vous de trouver l'un de vos livre juste ici... Ou peut être pas. Peut être que le maître des lieux a volé votre livre... Peut être même que vous le connaissiez avant de devenir amnésique. Sinon, il devrait être chez vous. Pas ici... Puisque vous ne l'aviez pas en vous réveillant ici. Vous ne pouviez pas l'avoir rapporté. A moins que l'on vous l'a dérobé lorsque vous étiez encore inconsciente. ». Peut être ne trouverais-je rien pour moi. Mais je l'aidais à trouver quelque chose pour elle. C'était déjà ça. Après, peut être avait-elle raison. On pourrait trouver des documents sur nous. Mais quoi...? Je prends un livre au hasard et tourne rapidement les pages, presque ennuyé mais me ravisant quand même, ne voulant pas passer à côté de quelque chose d'intéressant. « - Bien sûr, rien ne nous oblige à ne pas lire ces livres. On pourrait trouver peut être d'autre bouquins qui vous appartient. Ou peut être cela nous permettrait de découvrir enfin ce qui se trame dans ce foutu Manoir. ». Je lâche un petit rire amusé. Je n'attends que son top départ pour commencer la lecture...


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