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Flow into the vicera [Fini]

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admin mélanophobe et sataniste
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MessageSujet: Re: Flow into the vicera [Fini] Dim 20 Oct - 12:31






















Elizabeth C. Dieron - Morgan T. Connhelly - Felix J. Adler

FLOW INTO THE VICERA



Sombre les couloirs de cet étroit égout à l'odeur putréfiée. On ne pouvait ressentir que dégoût de ce lieu, malgré le fait qu'il n'y ait pas de rouge. Pourtant, cela ne donna pas envie à Elizabeth de rester un peu plus pour faire connaissance avec les autochtones. Elle relevait toujours sa jupe au dessus des genoux, réunissant tous ses tissus sur le devant, tenus par ses poings de peur que la moindre goutte d'eau ne la ralentisse. Ses bottines noires prenaient certes toujours l'eau, mais cela était bien moindre, elle trouvait tout de même un important rythme. Une course suffisamment rapide pour ne pas se laisser attraper par l'abominable monstre invisible qu'elle entendait d'ici en train de dévorer les chairs visqueuses du liquide des égouts, d'éviscérer les parcelles de peau et de dévorer un ou quelques os. Dans sa tête, milles questions se posaient à son cœur et la plus importante était «est-ce qu'elle survivrait suffisamment longtemps pour répondre à toutes?». Elle n'avait pas envie de répondre à celle là néanmoins.

Alors qu'elle courait de toutes ses forces vers la porte de la liberté, la jeune femme vit le dément dépassait son rythme jusqu'à arriver à la porte avant elle. Tournant la tête, elle observa également le bel inconnu, qui malgré l'intense frayeur sur son visage, continuait de courir pour sa vie. Ils arrivaient à la rattraper sans peine, Elizabeth trouva cela inquiétant. Mais elle ne cessa pas pour autant sa marche vers la liberté tant attendu. Le dément aux cheveux poivres et sels se mit à ouvrir la porte et je pus entrevoir l'escalier qui allait nous sauver. Mon souffle se renforça et je me sentis venir des ailes nouvelles. Mais ce fut sans l'intervention de l'idiot du village qui, riant de vive voix, referma la porte derrière  lui. Son sang ne fit qu'un tour, ascenseur émotive comme on n'en fait plus des plus douloureux dans la vie.

Avec l'inconnu qui était tout aussi choqué qu'elle, ils mirent tout leur poids contre la porte pour faire sortir le fou à lier et leur permettre à eux aussi de s'enfuir.  Mais rien ne marcha, les laissant misérablement dans l'eau croupie, dans l'attente d'un monstre dont on entendait les mâchoires se refermaient sur les membres morts qu'on lui avait jeté. Obnubilés par l'idée de leur mort prochaine, l'inconnu se mit à stresser jusqu'à un point même que le mot stress ne suffisait pas  à le décrire. Alors que dans sa peur, il prit la jeune femme dans ses bras, sa tête se reposa contre son torse et elle put entendre son cœur battre à la chamade...dans cette position, son cœur en faisait tout autant. Elle appréciait son contact et avait la sensation qu'ainsi enlacé, le monstre ne pouvait leur faire du mal. Pourtant, cela ne pouvait être la réalité, et après avoir serrer dans ses bras le pauvre homme, elle se dégagea un peu, assez pour prendre le visage du bel inconnu dans ses mains et le forcer à la regarder dans les yeux:

Elizabeth:  Essayons une dernière fois, à trois, on se jette sur la porte!

Elle n'attendit pas longtemps avant de mettre son décompte en route, obligeant alors l'homme à lâcher son contact, ce qui lui fit tout de même regretter sa décision. Mais elle ne devait pas songer à cela, ils auraient bien tout leur temps une fois sortit de cette enfer. Le compte à rebours ne mit pas longtemps  à se mettre en place, et ils eurent tôt fait de se précipiter sur la porte qui se suréleva un peu, mais pas assez, le dément tenait toujours son butin avec une main de fer. Cela surprit la jeune écrivain qui commença à se demander si le fou n'avait pas tout simplement mis la clé dans son ventre avant de s'enfuir. Elle sentit les larmes commencer à couler le long de ses joues blanches, la peur dans tout son sang suintant de la plus terrifiantes des émotions. Doucement, sa main tremblante se mit à chercher celle de l'inconnu, la serrant jusqu'au sang. Plus aucune idée ne lui venait et s'ils restaient là comme des statues, leurs minutes étaient comptés. Mais déjà les bruits de mâchouilles avaient été remplacé par des éclaboussures. Le monstre. Le montre. Le monstre. Il approchait?! Quitte ou double, Elizabeth se mit à hurler contre la porte, une étincelle d'idée dans l'esprit.

Elizabeth: Par pitié! Par pitié! Ton moineau est avec nous, il piaille, il a peur! Il va mourir avec nous si tu ne nous ouvres pas!!!

Elle échangea un regard affolé avec l'inconnu. Non, elle n'avait aucune autre idée. Celle-ci était la question de la dernière chance.    




Flow Into The Vicera

Crédit par Kikino-sama et Ninie067 de Templactif

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MessageSujet: Re: Flow into the vicera [Fini] Dim 27 Oct - 20:36





La porte que Felix bloquait bougeait sous la force des assauts des deux autres. Le dément arrivait à la maintenir presque immobile face à un homme et une femme. Il n'était certes pas taillé comme un Dieu grec, mais les deux inconnus étaient encore moins costauds que lui. Puis, il y eut un coup plus fort que les autres et Felix se demanda si la porte n'allait pas céder vu la façon dont elle venait de se plier. Mais rien ne vint ensuite. Sauf les cris de la fille qui lui disait que Tinky était avec eux, de l'autre côté du mur. Il ne prit même pas le temps de réfléchir, ni même de vérifier que le moineau était bien avec lui. Il ouvrit alors rapidement la porte, laissant le duo entrer avant de refermer le passage. Il baissa la tête vers son épaule et aperçut Tinky qui le regardait d'un air fort mécontent avant de lui lancer froidement : "J'ai pas bougé de ton épaule, crétin. Comme as-tu pu croire que je puisse avoir peur ?" Felix baissa la tête honteusement et traîna des pieds en montant les escaliers qui menaient vers une seconde porte. Où est-ce que celle-ci allait les mener ? Il espérait vraiment que ce soit hors des égouts, qu'ils puissent tous les trois sortir de cet enfer. Une fois de plus, il prit la tête de la marche avant de se poster devant la porte. Il regarda donc les deux inconnus de haut, l'air hautain malgré la honte qu'il éprouvait de Tinky.

- Alors je sais que c'était une erreur de fermer la porte ainsi. Je sais que vous auriez pu mourir et je sais que c'était un véritable comportement d'égoïste que j'ai eu. Je sais que je devrais m'excuser mais je sais que je ne le ferai pas. Et comme je pense qu'on, je pense qu'on, je pense qu'on se reverra, autant que je me présente, que je me présente, que je me présente : vous pouvez m'appeler... Felix.

Il ouvrit la porte et la claqua derrière lui. Il soupira de soulagement en voyant qu'il s'agissait bel et bien du manoir avec ses tableaux, ses tapis rougeâtres, ses meubles sculptés. Il baissa alors les yeux vers son épaule. Tinky le regardait d'air qui paraissait inquiet. "Tu sais qu'à deux reprises, tu viens de répéter trois fois le même bout de phrase ?" Felix haussa les épaules avec indifférence, fier comme un pou, mais ayant remarqué son problème de diction. "Tu n'avais pourtant pas de TOC, avant... Faudrait que tu fasses gaffe." Le dément soupira une fois de plus, de lassitude cette fois-ci, mais ne dit rien. Il se doutait que, de toute façon, s'il voulait répliquer quelque chose, il allait se remettre à bégailler obsessionellement. Alors il posa le pied sur un tapis et retourna dans les couloirs du Manoir, sombres et pullulant de Gardiens, en se jurant de ne plus risquer sa vie ainsi pour juste se soulager la vessie tout en restant un minimum hygiénique.

Code © Keira M. sur epicode




Jamais l'un... Sans l'autre.
How ever fast I dance to make the sun shine, I will never fall down. No matter what it takes, I'll try to save the ghost lights. How ever hard I pray to remake you mine, I will never feel down. No matter what it takes, I'll try to save the ghost lights. ©️ by Sun  
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MessageSujet: Re: Flow into the vicera [Fini] Mer 30 Oct - 2:59


Elizabeth C. Dieron, Felix J. Adler & Morgan T. Connhelly


Flow into the vicera

«Free as my veins! Fall as my faint...»



Musique thème :: Water Monster Attacks de Mikko Tarmia


J'étouffe dans mon angoisse: elle m'empoigne à la gorge et me rappelle les tripes à se tordre que je rends bientôt l'âme. C'est une certitude qui me pend dès lors à ces derniers instants chers de mon âme. Cette odeur odieuse à monter la vomissure au commissure de ma gorge, cette lueur tamisée qui dévoile les reflets denses et putrides d'une eau d’égouts dévoilant la créature invisible au loin s'approchant à pas de brute, à ces grognements avenant du pire qui contorsionnent mon ouïe de mille cauchemars, à ce fade palais qui me déglutie la frayeur aride sur la langue, à ce corps blanc et battant que je presse toujours plus contre moi. Parce qu'il est ma bouée dans cette noyade en eau basse et en folie. L'ange crie.

Un songe brillant qu'elle expulse d'entre les cadavres que nous deviendront, d'entre les paniques que nous vivons. De tiers échappatoire, à l'ennemi qui goberait notre peau à l'instant de notre œil sur les mailles de notre cadence, il y aurait son exhale qui nous sauverait. L'oiseau. L'oiseau était sa pensée et son idée. Le volatile qui n'existait probablement même pas et qui n'était que le vorace d'une tête fêlée, celle qui les retenait à la faim approchante du monstre. Cours, cours, cours poumon sur mon flanc! Ta respiration sera mon dernier goût si cet exclame ne fonctionne pas! Des éclaboussures se rapprochent.

Se tracent un chemin jusqu'à nous. À une vitesse que je n'ose calculer et qui dépasse mes pensées à les voir grandissantes dans la perspective de mon œil grêle. Mon halètement est maintenant bruyant comme ma poitrine hurlante. Mes griffes doivent douloureusement s'agripper à la taille de la damascus qui en perdrait ses pétales à être de mes rêves analogiques, mais je ne veux lui faire de mal à cette dernière minute. Je ne peux pourtant pas décrisper ma main qui la serre fortement, mon corps qui se paralyse devant la Faucheuse. Pourquoi ai-je ce songe, de lui tenir délicatesse, avant l'Enfer? Mais que toute mes craintes s'effacent d'un grincement de gonds, alors que je sens presque mes plaies en mollets se ravitailler d'autres coupures, le mensonge de la belle fait son effet. Il fut réussite. La porte s'ouvrit.

Je sens mon corps basculer vers l'arrière, ce dos accoté sur le fort bois de la sortie qui tombe au rythme de son ouverture. Je trébuche, dans la vase, ma redingote, mes tremblements. Mon arrière-train amortis une chute lourdement, un cri agrémente mes craintes et ma dégringolade. Jamais je ne cesse ce fixe de l'éclaboussure qui s'approche pernicieusement avec les grognements les plus atroces. Un hurlement se casse dans mon cou étranglé; je recule à pousser l'eau de mes pieds tracassés rapidement. Puis l'invisible créature disparaît. Derrière les lattes de chêne, dans un vrombissement à clore le carnassier. Je souffle dans un gémissement, entre mes sueurs glaciales et ma maladive peau qui se percerait à n'importe quel instant. Je me relève difficilement. Le lanceur de poterie s'explique.

Je ne l'écoute pas. Je ne veux pas l'écouter. Entre la peur et l'horreur, le goût du sang sur ma peau et dans mes pupilles se fait toujours aussi rude et dégoûtant. Mais il y a la colère qui fouette mes côtes. Cette timidité m'empêche de sauter à la figure de l'homme, ma déférence me garde cloué sur place. Ou ma faiblesse - combien de litre de sang ai-je perdu? Je pose une main sur les pierres du mur pour ne pas m'effondrer. Je me penche et expire en essayant une détente qui ne parvient pas. Il se sait idiot. Il se sait dément. Il ne s'excuse pas et nous laisse ainsi. Ses mots en fin résonnent dans mon ouïe, mes pieds et le sol que je ne vois désormais plus, puisque je suis penché, deviennent flous. Je me relève, ma tête tourne et se torture. Mon ange gardien, ma douce damascus, non loin de moi... Elle est projetée de tous côtés, mes sens ne sont plus, les escaliers devant nous se tordent et grouillent. Je tente un pas vers eux. Mes poumons crient, je sile dans mon souffle. Je vois le dénommé Felix grimper, se fondre dans l'ombre plus haut, nous quitter. Je manque un pouls.

Nous sommes vivants. Je le réalise soudain. Nous sommes vivants et exclus du danger. Nous ne sommes plus proie. Mon myocarde déraille, ma cervelle au bord de l'explosion se dilue dans son propre liquide encéphalique et je dérape. Mes muscles ne sont plus, je me verse sur le sol. Je perds connaissance et réflexe, sens et force. Mon corps s'affale dans l'escalier, mais je ne sens rien. Son âme, la mienne, celle du délinquant fou, elles sont toutes et chacune encore de nos corps. J'ai toujours peine à croire. Dans mes iris se tracent les traits de ma belle qui s'éteint sous mes paupières; elle est merveilleusement, de neige, enrobée du noir qui se fait sous peu total. Et je souris.

** Fin du RP **






© BoogyLou





 

Une peau de soie, de lait. Cadre d'un visage. Ses pulpeuses. Réflexe de penser à cette bouche contre la mienne. Je me sentis me liquéfier. Échapper le temps pour y recoudre un souhait unique et puissant. Et son arôme. Point celle du parfum; celle de l'espérance.

©BOOGYLOU.  

 



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