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« Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini]

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MessageSujet: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Mer 9 Oct - 9:13



« Who's afraid of the big bad keeper? »
MUSIC THEME Δ Dancing Anymore - Is Tropical

P
longé dans un noir presque total, éclairé seulement grâce à ma machine qui ne cessait de clignoter sur ma face, j'avais parcouru les couloirs avec ma lampe et la légère flamme qui tentait de m'éclaircir le couloir malgré sa faible luminosité contrairement à ma machine qui elle, m'éblouissait à chacune de ses clignotements. Je n'avais pas vraiment peur de finir dans le noir, cela dit... Tant que je trouvais une planque, un endroit où je pourrais rester quelque temps avant de reprendre la route en quête d'aventure. Comme si finalement, je partais à l'aventure, à la recherche de nouvelles choses, loin de chez moi. C'était vrai d'une façon ; le manoir était si grand que l'on pouvait trouver des pièces incongrues. Et puis, elle ressemblait à une jungle dangereuse avec tout ces monstres qui vous bondissent dessus non pas pour vous dévorer mais pour vous massacrer ou vous entraîner je ne sais où. La salle de torture ou les laboratoires sans doute. Certainement, je pouvais donc bien confirmer que je me trouvais en pleine péripétie... Cela dit, lorsque j'aurais fais totalement le tour des lieux, le Manoir ressemblera plus comme une maison qu'une jungle : Je m'y serais habitué, connaîtrais les chemins par cœur et sans doute irais-je chercher à connaître plus de chose. En réalité, tout ceci me dépassait. Tout ce que je voulais, c'était dépasser les murs du Manoir pour rejoindre l'extérieur dont je ne savais si c'était encore plus vaste ou non. Mais je me ravisais en songeant que sans doute, on y trouverait plus de Gardiens, plus de Scientifiques, plus de Brutes, plus de douleur. Si je dépassais les portes du Manoir, j'allais vers l'inconnu. Personne ne sait ce qui nous attend dehors. Tout ce que je pouvais confirmer, c'est que je m'étais retrouvé ici, sans réellement savoir qui je suis, juste un nom et le devoir d'être un rat de laboratoire ou un souffre-douleur pour les autres. Rien de plus.

Je m'étais arrêté dans un couloir alors que je déambulais tel un fantôme errant sans but d'un pas las. C'est alors que je portais ma lampe plus haute découvrant enfin les tableaux qui étaient accrochés à ces murs décorés. C'était principalement des portraits même si l'on pouvait voir de nombreux arts dans la pièce. Des œuvres qui sans doute se languissaient d'être oubliées, voir de passer inaperçues face à des occupants qui étaient bien souvent poursuivit ou poursuivant. En effet, lorsqu'on se retrouve dans ma situation, tout ce qui compte c'est de boire, manger & dormir. Survivre. Il était rare de pouvoir s'arrêter quelque part et d'y admirer la vue. Et puis, que l'on soit Amnésique ou non, ais-je entendu quelqu'un ici discuter des décorations ? Mrs. Hodge qui modifiait bien souvent ma machine sur le visage n'eut jamais dit également quoique ce soit dessus - même si nos dialogues se faisaient rare ensemble. -. Décidément, personne ne se préoccupait de ce que l'on peut trouver ici. Non, Personne. Je voulus moi-même arrêter d'admirer ces tableaux, s'apprêtant à repartir lorsque mon pied donna un coup dans quelque chose de léger. Je portais ma lampe dans la direction de l'objet, on aurait dit un cailloux noir. Je fronçais d'abord les sourcils, intrigué par la chose avant de m'en saisir, constatant que ce "cailloux" était en train de répandre sa couleur noirâtre sur mes mains. Cette matière me paraissait soudainement inconnu et surtout, je me questionnais sur son utilisation, jusqu'à ce que je fasse un trait sur un mur. Une barre noire venait d'apparaître, tout de suite, j'en conclus que c'était pour écrire. Je me suis mis alors à écrire mon nom, comme pour laisser ma trace dans le temps, dans ce manoir et finalement, je me suis mis à dessiner tout ce qui me passait par la tête. Des fleurs, des animaux, des visages, des personnes. Je laissais libre court à mon imagination. Après tout, qui viendrait s'arrêter sur ces écritures ? Personne. Mais cela ne m'importait peu, je m'amusais et me surprenais même à sourire pour la première fois de mon existence. Et pensant que personne ne remarquerait ce que j'aurais fais, je me suis également à crayonner les tableaux. Saisis mon bout de charbon avant de dessiner des lunettes et une moustache sur un personnage que l'on retrouvait bien souvent en peinture à travers les couloirs. A la fin, cette personne semblait bien ridicule. Je me suis mis alors à rire, me croyant seul, mais je perçu alors un bruit. Je m'arrêtais net, stoïque, mon cœur battant à tout rompre. Ça pouvait être n'importe qui, un Gardien comme un simple occupant amnésique de la demeure... «
- ...Il... Il y a quelqu'un ? » avais-je alors lancé de manière hésitante. Mais on ne répondit pas même si je sentais bien la présence d'un autre individu en ces lieux. Je souris. « - Si c'est toi Morgan, sort ! Je ne vais pas te manger !! C'est moi ; Lewis ! ». Je savais que mon ami était si inoffensif et craintif que même moi, je pouvais lui faire peur. Cela dis, je n'aurais pas du agir insouciamment maintenant et au contraire, moi aussi j'aurais du rester sur mes gardes à l'instant présent.


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MessageSujet: Re: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Mer 9 Oct - 20:38





« Who's Afraid Of The Big Bad Keeper ? »


Erik somnolait depuis quelques minutes sur un fauteuil du hall d'entrée. Il s'était permis de prendre une petite pause avant de retourner à la chasse aux Amnésiques dans les couloirs du manoir. La joue posée sur son poing, son autre bras barrant sa poitrine, il écoutait paresseusement le tonnerre que l'on pouvait entendre gronder au loin, sur Londres. Au bout d'un certain moment (dont il n'avait aucune idée de la durée totale), sa tête glissa, tombant brusquement dans le vide, le tirant ainsi de sa somnolence. Il se leva lentement de son fauteuil en baillant. Il n'avait aucune idée de l'endroit où il pouvait aller, n'ayant pas croiser personne depuis plusieurs heures.

C'est alors qu'il entendit un rire non loin tout près de l'endroit où il se trouvait. Il fit quelques pas et après avoir trouvé la poignée de la porte, il l'ouvrit le plus silencieusement possible et se glissa dans ce qui semblait être un couloir. Il en eu la confirmation quand une voix d'homme résonna. Erik ne répondit pas à la question de ce dernier. Il avait déjà entendu cette voix au laboratoire. Apparemment, il était le cobaye favori d'un des scientifiques. En se rapprochant silencieusement, il perçut très légèrement l'odeur du bois brûlé. Et vu le ton apeuré de l'inconnu, il venait probablement de faire quelque chose de défendu. Il parla de nouveau, appela un dénommé Morgan, lui demanda de sortir de sa cachette, tout en s'annonçant. Lewis, il s'appelait donc. Erik se positionna derrière lui et réfléchit à comment procéder. Il ne savait pas si ledit Lewis était un amnésique en fuite, échappé du laboratoire, ou juste un de ces fous qui erraient sans but dans les couloirs. Dans le doute, il estima qu'il serait judicieux de le ramener aux Scientifiques. Il réfléchit alors un instant sur la façon de procéder. Il pouvait supposer que Lewis faisait sa taille et ne semblait pas très épais. Alors Erik leva lentement la main et chercha alors très délicatement les cheveux de sa cible. Dès que ses doigts effleurèrent la tignasse, il l'agrippa brutalement de toute sa paume et la tira violemment en arrière. Il sentit alors une masse venir avec la tête. En sentant les vibrations que faisaient les pieds de Lewis en trébuchant pour conserver l'équilibre, Erik en déduisit la position du reste du corps : le torse était tourné à l'opposé de sa main libre pour pouvoir lui asséner un crochet. Alors il préféra le frapper avec le bas de son poing, comme un marteau, dans le ventre. Vu que l'endroit qu'il avait touché n'était pas dur, il n'avait pas heurter les côtes, mais le diaphragme avait dû tout encaissé.

- Qu'est-ce que tu faisais !?

Il venait de crier de toute sa voix pour aboyer cet ordre. Il fallait faire comprendre à Lewis que celui qui venait de le prendre en flagrant délit n'était ledit Morgan.



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MessageSujet: Re: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Dim 13 Oct - 17:07



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I
l faisait noir, et outre ma voix, il y avait un silence de mort. Le genre de silence que l'on n'aimerait pas écouter lorsque l'on sait que vous n'êtes pas seul. Que cette personne donc, faisait en sorte de rester cacher pour mieux vous attraper, tel un prédateur bondissant sur sa proie. Peut être finalement que ce n'était ni Morgan ni aucun autre Amnésique errant à travers le manoir. Alors c'était sans doute un ennemi, ou une personne qui ne me voulait rien de bien en tout cas... Ou finalement n'était ce que mon imagination, et cette machine greffée sur mon visage. Avec ces clignotements incessant qui me faisait jouer des tours. Cet engin dont je ne savais réellement à quoi pouvait-elle me servir. Après tout, les autres ne portaient pas ça sur eux, je ne vois pas pourquoi moi je devrais le porter ? Était-ce pour me garder en vie ? Non, ça me faisait plus de mal qu'autre chose ! Ça ne m'aidait aucunement. Ça servait strictement à rien... Bien sûr que je le savais puisque j'avais réussit à le retirer de nombreuses reprises avant que l'on ne me greffe une nouvelle fois sur ma face ! Comme si Kathleen s'obstinait à croire que sans ça, j'allais mourir... Alors qu'elle voyait très bien qu'en fait, non ! Ou alors, c'était fait exprès. On voulait absolument me faire du mal... De toute façon, il était clair que quelque chose clochait dans cet endroit lugubre. Qu'il y avait une conspiration entre les scientifiques... Que eux, contrairement à nous, semblaient savoir absolument ce qu'ils faisaient. Tandis que je me connaissais même pas. Oui, je ne savais même pas ma réelle identité. Il y avait des jours où je me posais des questions sur le pourquoi du comment. Je suis en effet une personne plutôt curieuse. Et puis il y a des jours comme aujourd'hui où je ne pense à plus rien. Je vis au jour le jour. Je dessine par plaisir sans douter du mal que je faisais, ni même à ce qui pourrait se passer ensuite, ni à quoi que ce soit d'autre, la cervelle plus vide d'interrogation que jamais.

C'est seulement lorsque je ressentis la présence d'une autre personne que je compris que peut être, je devrais enfin réagir... Je demande s'il y a quelqu'un, mais personne ne répond. Cet alors que je sentis comme des doigts passer entre mes cheveux. Je fermai les yeux et souriais à ce contact agréable, comme si on vint pour la caresser doucement tel que l'on ferait avec la fourrure d'un chat. Je lui avais tendu ma tête doucement, sans même chercher à me retourner pour voir qui cela pouvait bien être. Sûrement quelqu'un d'agréable venant pour me féliciter de la petite touche personnelle que j'avais rajouté à la décoration autour de nous. Mais ces doigts se resserrèrent sur mon crâne, agrippa mes beaux cheveux avant de les tirer vers l'arrière brusquement. J'ouvris les yeux en grand, surpris et horrifié par un tel geste soudain et si violant qu'il manqua de me briser ma colonne vertébrale en deux. Instinctivement, je me suis mis à crier, à me débattre afin de me défaire de cette emprise qui ne pouvait qu'appartenir à l'un de ces Gardiens monstrueux. Mais j'étais pris au piège et je me calmais bien vite alors que je sentis son poing venir se loger brutalement entre mes côtes, semblablement à une balle envoyée par un coup de raquette d'un joueur professionnel de Tennis. Je me tordais difficilement de douleur, gémissais et pleurnichais. Pourquoi avait-il fait ça à moi ? Moi qui faisait en sorte de les écouter docilement. Qu'attendait-il de moi... ? «
- Qu'est-ce que tu faisais !? ». Finis de bouger, je me détendis doucement. Bien sûr que j'allais lui dire ce que j'avais fais ! Si c'est ça ce qu'il voulait, alors il suffisait de le demander. Il n'avait aucunement besoin de me frapper... Mais peut être avait-il agit de la sorte parce qu'il avait eut affaire à des personnes plus agitées que cela. Je ne pouvais lui en voir dans ce cas là. « - Je.. Je.. Je ne faisais que de dessiner... ». Bientôt, j'étais si détendu, que je ressemblais à un cadavre porté par les cheveux grâce la poigne de cet homme. Je ne redoutais plus les coups. Selon moi je n'avais pas fait une mauvaise action. Je ne m'étais pas rebellé... Et si cela n'était pas satisfaisant, alors, j'écouterais ce qu'il a à dire... « - Pitié, ne me faites plus de mal... Je ferais tout ce que vous voudrez... ».


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MessageSujet: Re: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Sam 19 Oct - 22:05





« Who's Afraid Of The Big Bad Keeper ? »


Erik sentit les muscles de sa victime se détendre. Conscient que cette dernière puisse tenter n'importe quoi pour essayer de s'échapper de l'emprise du Gardien, celui-ci resta sur ses gardes et attrapa Lewis par le col. Cependant, ce ne fut apparemment pas le cas. Son prisonnier se fit extrêmement docile et n'hésita pas répondre rapidement à la question que l'Allemand avait précédemment vociférée. Il dessinait donc. La question restait donc à savoir sur quoi car Erik doutait fortement que les "invités" comme les appelait Rockwood puisse dessiner sur les murs et les tableaux qui s'y trouvaient. Il hésita alors à lui demander directement le support que Lewis avait utilisé pour son "œuvre", révélant ainsi sa cécité. Sa victime pourrait toujours profité de son handicap pour fuir et lui échapper. Et cela, le Gardien ne se le permettrait pas. Alors, malgré les supplications du prisonnier, il l'agrippa fermement par le col et le plaqua contre le mur.

- Alors maintenant, tu vas me faire le plaisir de me suivre sans discuter. Compris ?

Il le lança à terre et en profita pour lui donner un coup de pied dans la première chose qu'il percuta, c'est-à-dire, les jambes, vu la dureté du tibia ainsi que la forme. Il se pencha ensuite pour récupérer Lewis par la nuque avant de le traîner dans le couloir. Maintenant, il s'agissait de retrouver le chemin du laboratoire et cela ne s'annonçait pas chose aisée. Il pourrait toujours revenir dans le hall d'entrée... Quand il était seul, Erik n'avait pas trop de mal à se concentrer sur sa destination et à ainsi retrouver son chemin. Mais gérer un prisonnier rendait le trajet beaucoup plus complexe, surtout qu'il venait souvent parasiter l'aller-retour des sons pour permettre à l'aveugle de "visualiser" son environnement. Il obligea donc son otage à avancer dans le couloir puis à pousser la porte. L'écho de leurs pas avaient été amplifié, ils se trouvaient donc dans le hall, comme il l'avait calculé. Erik poussa Lewis encore une fois et le força à se diriger vers la gauche, là où se trouvait l'escalier pour rejoindre le laboratoire. Cependant, sa vigilance sur les détails au sol fut légèrement abaissée et il n'anticipa pas du tout le pied d'une table qui vint empêcher son pied de faire un mouvement complet. Il trébucha donc, manquant de tomber lourdement et se rattrapa comme il put à la table, lâchant au passage son prisonnier. Il laissa échapper un juron en allemand et se redressa rapidement, attendant que l'otage fasse le moindre geste pour pouvoir le localiser précisément.



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MessageSujet: Re: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Mar 22 Oct - 19:52



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J
e souriais calmement à la créature, comme pour le rassurer que l'on était d'accord tout les deux, que l'on allait rien se cacher, que j'allais l'écouter. Tout lui révéler simplement. Je pensais qu'il n'allait plus me faire du mal. Que malgré le fait que je ne sois qu'un rat de laboratoire ou un esclave aux yeux de ces gens distingués, qu'il me considérait aimablement comme pour me récompenser de mon comportement juste. J'y eus cru... Un instant... Mais l'homme attrapa mon col et me colla contre le mur. « - Alors maintenant, tu vas me faire le plaisir de me suivre sans discuter. Compris ? ». Tout espoir s'évanouit d'un coup. Il ne m'avait sans doute pas crut, ou alors je ne devais sans doute pas dessiner ? Mais je ne le savais pas moi... Autant de libertés interdites. Autant de privation... Je n'avais plus vraiment l'impression de vivre. Que je me sentais mal à l'aise dans ce manoir alors que cela faisait depuis quelque temps que j'existais ici. Je devrais même dire ; c'était le seul paysage que j'avais connu. La seule ambiance où je survivais, la loi de la jungle. Mais par moment, je me demandais si la vie extérieur ne pouvait elle pas plus cruelle qu'ici. Après tout, je commençais à retenir les pièces et où elles se positionnaient. Je pourrais en quelque sorte me sentir chez moi... Mais l'extérieur... N'était-elle pas aussi terrible ? N'y avait-il pas plus de monstres et de salles de tortures ? Peut être qu'il y avait également des individus encore plus fort que les Gardiens... Finalement, peut être ne devrais-je plus chercher le pourquoi du comment, ça ne servirait à rien. Peut être seulement à m'attirer des ennuis.

Et comme si ce monstre avait entendu mes pensées, il me balança au sol comme une vieille chaussette. Peut être pas... Peut être qu'il allait m'abandonner ici ? Mais le coup de pied puissant semblable à un sabot de cheval dans mon tibias me fit comprendre que non, il était déterminé à m'emmener. A me faire souffrir malgré mon obéissance. Sans doute mes demandes n'avaient aucune valeur. Il n'eut comme réponse une lamentation, des gémissements. Ne comprenait-il pas que cela me faisait du mal, que je savais ressentir la douleur ? Que j'étais doué d'intelligence et de penser comme le sont les scientifiques ? Pourquoi étions nous plus maltraité que les autres ? Pourquoi ? Et me balancer au sol ne servit à rien, puisqu'il du s'embêter à se baisser pour me reprendre et me traîner, plantant ses griffes dans ma nuque. Je voulais fuir, pleurer, crier, mais je n'en fis rien, ayant une once d'espoir qu'en agissant ainsi, il ne me fasse plus de mal qu'il en faisait déjà. Je m'exécutais donc quand il m'obligea à aller devant lui et à me diriger là où il me demandait de me rendre... Jusqu'à que je comprenne qu'il veuille m'emmener jusqu'au laboratoire. Sur la route, je repris mes gémissements et mes supplications... «
- Pitié... Ne faites pas ça... On m'a déjà utilisé pour des expériences... Ne faites pas ça... Pitié... ». Est-ce que cela y changea quelque chose ? Pas le moins du monde ! Ou peut être que cela le déconcentra dans sa marche et qu'il trébucha, me libérant de ses griffes. Je m'arrêtais, attendant seulement qu'il se relève pour que l'on puisse reprendre la route, mais il semblait me chercher alors que je me trouvais juste en face de lui. Je fronçais les sourcils et compris enfin. Soit il voyait mal, soit il voyait pas du tout. J'hésitait entre indiquer ma présence pour qu'il puisse continuer de me suivre ou... fuir. J'avais honte à cette pensée. Comment un cobaye comme moi puisse se permettre de vouloir se rebeller ? Je n'avais pas le droit. Je devais écouter ses ordres et non me laisser guider par mes instincts... Mais si je me laissais aller dans ce laboratoire. Serais-je récompensé en retour ? Après tout, pourquoi le ferait-il ? Je savais qu'il ne le ferait pas ! Il aurait cessé de me frapper alors que je m'étais soumis à lui ! Ce laboratoire ne sera qu'un passage aussi difficile que les coups qui me tomberont ensuite dessus. Je savais ce que j'avais à faire. Je devais le faire, même si je savais que je pouvais le regretter. Mais j'ai pas réfléchis d'avantage et... J'ai fuis...


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MessageSujet: Re: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Jeu 24 Oct - 16:03





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L'oreille tendue, Erik attendait le moindre mouvement de la part de sa victime avant de lui sauter dessus. Il avait lâché sa proie et c'était impardonnable, inexcusable. Il fallait qu'il répare cette erreur. Tous les muscles tendus, prêts à partir dès que l'oreille aura donné le départ. Comme il s'y était attendu, Lewis bougea et partit dans la direction opposée d'Erik. Ce dernier, dès qu'il entendit le bruit du premier pas de sa proie marteler le sol, s'élança sur ses talons, sans attendre une seconde de plus. Le son produit par leur course permettait à l'aveugle de se représenter assez bien son environnement. Cette fois-ci, il savait où se trouvait les fauteuils et autres guéridons. En revanche, connaître l'emplacement des objets l'empêcher de se concentrer sur les lieux qu'il parcourait. Quand il aurait rattrapé Lewis, il serait complètement désorienté, il ne l'ignorait pas. Mais bon, encore fallait-il récupérer le fuyard. Durant sa course, Erik manqua plusieurs fois de trébucher sur le pied d'une table basse, mais il réussit à ne pas s'entraver et à conserver son équilibre.

Leur poursuite sembla durer plusieurs minutes. Même si le souffle d'Erik commençait à s’accélérer et à se perdre, l'Allemand ne voulait pas lâcher sa proie. C'était inconcevable pour lui car il savait que si sa faiblesse venait à être su par les Brutes ou les Scientifiques, il allait passer à sale quart d'heure. Surtout avec ses supérieurs hiérarchiques. Il y avait tout un tas d'égos disproportionnés dans cette strate de l'autorité du Manoir qui n'hésitaient pas à se défouler sur les Gardiens pour faire passer leur frustration. Comme Erik ne voulait pas servir de défouloir pour Brutes colériques, il ne laisserait pas Lewis s'échapper. Alors qu'il se demandait à quelle distance se trouvait véritablement sa proie, l'Allemand rentra violemment dans quelque chose. Ou plus précisément, quelqu'un. Il ne sut pourquoi sa victime venait de s'arrêter, mais il n'eut pas vraiment le temps d'y réfléchir. Dans sa chute, sa tête heurta brutalement le rebord d'un buffet. Il finit de choir sur le tapis, un bourdonnement incessant dans la tête. Il se releva difficilement, la paume sur la plaie de son crâne. Oui, il pouvait sentir le sang sur ses doigts. Courbé en deux, la tête lui tournant, il poussa un grognement rauque de douleur. C'est alors qu'il sentit la présence de Lewis à côté de lui. Il se dépêcha de l'attraper une fois de plus par le col, bien qu'il dut tâtonner avant de le saisir. Il plaqua au sol, un genou sur l'abdomen de la victime. Il allait lui vociférer une menace mais soudainement, ses oreilles se mirent à siffler douloureusement. Il dut baisser sa tête sous la souffrance dans sa tête. Quand le mal disparut au bout de quelques secondes, Erik se rendit compte qu'il maintenait un homme au sol. Puis, c'est alors que lui vint une question qui n'aurait pas dû lui venir à l'esprit : pourquoi ? Il s'empressa de le lâcher avant de l'aider à se relever. Puis, il comprit. À en croire le liquide chaud qui coulait sur son front et son mal de crâne, Erik s'était vraisemblablement cogné et venait d'oublier les dernières minutes qui venaient de passer. Cela lui arrivait de temps en temps et avait tendance à le fatiguer et à l'agacer. Las, une affreuse migraine lui frappant les tempes, il lança alors l'inconnu en soupirant :

- Pourquoi est-ce que je te tenais ?

Il n'en avait plus rien à faire de qui il s'agissait. Dans l'instant présent, il avait juste envie de s'asseoir et de se reposer. De plus, il était essoufflé, comme s'il venait d'avoir couru comme si sa vie en avait dépendu. Il n'avait pas envie de lutter plus longtemps. Et tant pis pour les Brutes qui s'en donneraient sûrement à cœur joie de le charrier sur son incompétence du jour.



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MessageSujet: Re: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Ven 1 Nov - 16:23



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J
e craignais atrocement l'homme qui m'avait tenu et qui a présent m'avait lâché, incapable de savoir où je me trouvais dû au fait qu'il était aveugle. Deux options s'étaient alors présentés à moi ; soit j'allais me rapprocher de la créature pour qu'il retrouve ma position et continue de me pousser directement jusqu'au laboratoire où on allait m’infliger de terribles souffrances, subissant aux instruments de torture des scientifiques ou bien, je pouvais aussi fuir, en priant intérieurement qu'il ne me rattraperait pas, risquant donc de recevoir encore des coups de la part du Gardien. En temps normal, j'aurais fais le premier choix. Je me serais rendu docilement à l'homme sans broncher, sans chercher à comprendre pourquoi j'étais destiné à une vie si misérable.. D'ailleurs, je ne cessais de me soumettre aux ordres depuis tout à l'heure, mais comme si je faisais mal les choses, le monstre n'arrêtait pas de me frapper, de me tirer, de me faire du mal. Moi qui m'attendais pourtant à une récompense en retour pour mes agissements exemplaires. Je savais alors que même si j'allais combattre une nouvelle fois contre le mal dans cette cellule où je serais mis à l'épreuve, on me traitera comme un moins que rien. On me fera encore plus de mal jusqu'à l'agonie, donc je ne gagnerais rien en retour. Même si peut être, finalement... Je n'avais peut être pas le droit à des récompenses... Ce qui me poussait enfin à me révolter et donc à fuir mon prédateur... Il avait beau être terrifiant, qu'il était sans aucun doute capable de me faire terriblement mal si je désobéissais, il me suffis d'un peu d'adrénaline et de courir à n'en plus finir. Je voulais absolument le semer et être libre de vagabonder de nouveau à travers ces couloirs, mêmes s'ils sont si sombres et remplis de danger. Je ne voulais pas être un rat de laboratoire.. Ou alors, peut être accepterais-je la compagnie de Kathleen Hodge. Elle était après tout, la seule jusqu'à ce jour qui m'usa pour ses expériences, je n'avais l'habitude de personne d'autre. Qui sait si les autres scientifiques allaient être encore plus méchant avec moi ? Et puis mince ! J'avais beau agir en mouton, il a des moments où il est impossible de résister à la tentation de gambader plus loin.

Continuellement, je me hâtais et fus plus qu'émerveillé lorsque je vis mon poursuivant avoir un peu de difficulté à me suivre, se cognant par moment contre des meubles et se fatiguant par la même occasion. Je ne disais pas non plus que j'arrivais à tenir la route. Moi aussi j'étais épuisé. Et puis... Il m'avait bien amoché auparavant. Si bien que je commençais à me tenir les côtes, à grimacer et à continuer difficilement ma route. Mais il ne fallait que j'abandonne. S'il me rattrapais, je savais que ça serait trop tard pour réagir, il ne commettrait sans doute pas la même faute une deuxième fois. Mais je titube, je vois rouge, j'ai si soif et si faim, ayant utiliser la maigre consommation pour mon énergie et je m'arrête un instant. Une seconde de trop qui permit à mon attaquant de reprendre le dessus et de foncer littéralement sur moi. Je tombais alors, m'écrasant sur le sol, entraîné par le Gardien qui eut sa tête, percutée par le rebord d'une table tandis que je jonchais non loin de là le sol, posé comme une poupée désarticulée. Je n'avais plus la force de bouger et ne cessais de plaindre mes blessures. Cela permit bien évidemment à mon agresseur qui me tira une nouvelle fois par le col avant de me garder au sol, son genou posé sur mon ventre. J'étais à sa merci, pris au piège et il allait sûrement me corriger pour ma faute. Mais j'étais déjà détruit. Je savais que s'il continuait, j'allais sans aucun doute mourir. J'avais si peur... Mais au lieu de cela, il retira son genou et m'aida à me relever, sans même me donner une quelconque claque au passage. Cela me paraissait étrange alors que pour une fois, il avait une bonne raison de le faire. Mais... Tant mieux après tout, non ? «
- Pourquoi est-ce que je te tenais ? ». Je le regardais un instant les yeux ronds. Il ne se souvenait plus de ce qui venait de se passer ? Je posais mon regard alors sur le sang qui émanait de sa blessure à la tête. Peut être que ce coup l'avait rendu subitement amnésique... Ou peut être joue-t-il à un jeu afin de me tester ma soumission ? Je ne savais que dire, et préférais plutôt de la contourner... plus ou moins... « - C'est... Une très bonne question, Monsieur... Je ne le sais réellement moi-même... ». Bon. Il est vrai que je voulais absolument lui mentir. Je me mordais la langue pour ne pas le faire. Et puis, je me suis laissé prendre au jeu et, en savant qu'il était également aveugle et qu'il ne pouvait sans doute pas faire la différence en ce moment même entre les différentes personnes que l'on pouvait trouver dans le Manoir, je décidais de me venger en jouant la comédie... « - Je vous savais aveugle Monsieur, mais à ce point que vous confondiez l'un de ces Amnésiques et... Un véritable Scientifique !?! Je pourrais me plaindre pour ça... ». Je m'arrêtais un instant en reprenant mon souffle et tentant de tenir tant bien que mal sur mes deux pattes avant de continuer... « - ...Vous m'avez donné de nombreux coups et poursuivit ensuite. A un point même que cela en devenait inquiétant ! J'ai pourtant essayé de vous arrêté, mais en vain... ». Mon sourire s’agrandit alors que je tentais de trouver quelque chose afin qu'il puisse m'être utile en espérant que mon numéro de comédie ne fonctionne... « - Rapportez-moi de quoi boire et manger... Je me soignerais tout seul. Ainsi, je vous pardonnerais... ».


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MessageSujet: Re: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Sam 16 Nov - 17:17





« Who's Afraid Of The Big Bad Keeper ? »


Après qu'Erik lui ai posé la question, l'inconnu garda le silence avant de lui répondre d'une voix chevrotante. Il lui décrit ce qu'il s'était passé, enfin sa version des faits. Sa voix avait pris plus d'aplomb, il l'entendait presque épousseter ses vêtements avec fierté. Il accusait maintenant sa cécité, se prétendant Scientifique. Cette affirmation sonna faussement aux oreilles du Gardien. Quelque chose ne semblait pas crédible. Cependant, si l'inconnu en face de lui devait bluffer et mentir, alors autant jouer à son propre jeu. Erik baissa honteusement la tête et fit le dos rond. Oui, en effet, c'était mal d'agresser un Scientifique... Puis le supposé menteur continua son récit. Le Gardien avait apparemment frappé plusieurs fois. Il avait probablement raison sur point-là. Si, comme il le pensait, il n'était pas celui qu'il prétendait être, l'aveugle avait sûrement fait son travail, ce qui lui avait été demandé de faire, c'est-à-dire traquer les Amnésiques et les emmener dans la salle de torture. Par la force s'il le fallait. L'inconnu lui demanda alors d'aller lui chercher à manger et à boire pour qu'Erik puisse se faire pardonner. Ce fut la phrase qui confirma tout. Le Gardien s'inclina respectueusement avant de lui tourner le dos et de faire quelques pas, un sourire aux lèvres. Cependant, il s'arrêta au bout de quatre ou cinq mètres parcourus.

- Voyez-vous, je ne sais pas où je me trouve exactement... Je ne sais donc pas où se trouvent précisément les cuisines.

Il croisa les bras et se retourna vers l'Amnésique ou le Dément. Il hésitait maintenant entre ces deux possibilités, mais il avait certitude que l'inconnu était un menteur et probablement pas un Scientifique (même si la plupart de ceux-ci mentaient comme des arracheurs de dents). Jamais une de ses personnes qui s'occupaient de faire les expériences sur les prisonniers du Manoir ne lui avait montré de respect. Il pouvait être une exception, certes, mais tout cela semblait trop gros, trop peu crédible.

- De plus, les Scientifiques ne vouvoient pas les Gardiens. Ils les considèrent comme des moins que rien, des cobayes. J'ai oublié la dernière fois où l'on m'a appelé Monsieur. Pour finir, les Scientifiques ne manquent pas de nourriture.

Il marqua une pause en soupirant. Il s'approcha de l'inconnu, essayant de poser son regard vide dans la zone où se trouvaient potentiellement les yeux de l'amnésique. Il avait toujours mal à la tête, sa blessure ne semblait pas vouloir cesser. Était-ce sa victime qui lui avait faite ? Possible. Quoiqu'il en soit, il avait réussi son coup. Erik était toujours aussi las quelques minutes auparavant. D'un rapide mouvement du menton, il lui montra le couloir vide.

- Allez, vas-t-en.


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MessageSujet: Re: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Jeu 21 Nov - 19:35



« Who's afraid of the big bad keeper? »
MUSIC THEME Δ Dancing Anymore - Is Tropical

J
e me retins de rire alors que je crus voir le Gardien se soumettre à moi, honteux de ce qui venait de se passer, alors qu'en réalité, il n'avait fait que son travail. Que j'étais loin d'être un scientifique du Manoir, rien d'autre qu'un simple rat de laboratoire échappé de sa cage. Et que pourtant, j'arrivais à me montrer plus rusé que mon prédateur... Je ressentis alors une vague de fierté m'envahir, tel le brave chevalier combattant le dragon ! Allais-je raconter ces péripéties à mes amis ? Sans aucun doute... Moi qui pensais que si je me retrouvais ainsi condamné dans cette bâtisse, c'est parce que j'étais petit, faible et le genre d'individu se retrouvant au plus bas de la société. Que je ne valais rien et qu'au grand jamais je ne pourrais défier qui que ce soit. Que cela n'en vaudrait pas la peine, ça ne me ferait que conduire à ma perte et que comme, je le disais... Je n'étais qu'un simple rat de laboratoire... Mais non, j'avais aujourd'hui un Gardien à ma botte et j'allais maintenant pouvoir profiter de ses handicaps pour lui demander de faire tout ce que je désirais. Ma première envie fut alors d'apaiser mes besoins, quémandant à boire et à manger. Il commença alors à marcher, je ne fis que de le suivre du regard, ne désirant vagabonder à ses côtés dans un moment où il pourrait se rappeler de tout, me saisir une nouvelle fois à la gorge et m'emmener de force au laboratoire, cette fois-ci définitivement... Mais il s'arrêta et prit la parole... « - Voyez-vous, je ne sais pas où je me trouve exactement... Je ne sais donc pas où se trouvent précisément les cuisines. ». Je me mordis la lèvre inférieur, ayant oublié ce petit détail. Bien sûr, s'il ne se souvenait plus des derniers instants dont il avait vécu, il est clair qu'il ne savait alors plus du tout où il se trouvait. J'aurais pus alors abandonner l'idée qu'il aille aux cuisines et j'aurais pus de même fuir alors qu'il se trouvait bien trop éloigné de moi pour me rattraper. Mais mon ventre criait famine et si je n'avais pas un peu de retenu, je me serais mis en ce moment même à baver ou peut être à bondir sur tout ce qui aurait pu être mangeable... Je me mis alors à réfléchir sur une autre idée.. Je n'avais donc sûrement pas d'autre choix que de le suivre. Mais j'ai finis par songer qu'au moins, il pourrait me protéger d'éventuels autre Gardiens sur notre chemin... Je finis donc par le rejoindre... « - Ooh... Ce n'est pas grave ! Je vais te guider ? ». Blessé, je me suis mis à boitiller jusqu'à la créature manquant plusieurs fois de retomber sur le sol comme un faon tout juste né. J'étais si confiant de mon coup, que je ne cessais de me précipiter vers lui, pensant qu'il n'était plus l'homme qui avait bien faillit me tuer, mais mon Gardien à moi...

Mais ces prochaines paroles me parvinrent aux oreilles comme une claque, comme un coup... «
- De plus, les Scientifiques ne vouvoient pas les Gardiens. Ils les considèrent comme des moins que rien, des cobayes. J'ai oublié la dernière fois où l'on m'a appelé Monsieur. Pour finir, les Scientifiques ne manquent pas de nourriture. ». Je m'étais bien évidemment arrêté alors que je compris à présent qu'il avait deviné mon identité. Il n'y avait que les plus faibles d'entre nous qui pouvaient avoir un peu de respect pour les autres. Même après une humiliation. Même après avoir été servit en tant que cobaye. Même après s'être fait torturé jusqu'à l'agonie. Donc, j'avais stupidement dévoilé mon identité à la créature... Sans parler que j'avais demandé cette nourriture dont j'étais en manque, chose étonnante puisqu'un Scientifique ne manquait de rien, et savait trouver ses gibiers de lui-même. Stoïque, je me suis alors à réfléchir sur comment retourner la situation à ma faveur. Comment lui faire encore croire que je n'étais point un prisonnier ? « - Mais... Je suis blessé... Je pourrais mourir de déshydratation ou par la famine, le temps que j'atteigne la cuisine ! Et puis... J'ai du respect pour tout le monde moi ! ». Moi-même, je ne me trouvais plus du tout convaincant. Je flanchais à mesure que le mastodonte se rapprochait de moi. Je crus que j'allais mourir sous ses pluies de coups... A mon tour de courber l'échine devant lui et de me faire tout petit comme pour implorer le pardon. Mais alors que je crus qu'il allait me ressaisir par le col, se fut tout autre chose... « - Allez, vas-t-en. ». Je fis les yeux ronds. Est-ce qu'il était en train de me dire que je pouvais faire tout ce que je veux après ce que je lui avais fais ? J'avais du mal à y croire et pourtant, il ne cherchait pas à me rattraper... Je le regardais un instant et l'interrogeais... « - Tu.. Tu me laisses partir, c'est vrai ? ». Je détournais finalement mon attention dans ce long couloir sombre qui s'offrait à moi. La liberté ? J'y aurais cru si seulement je ne me retrouvais pas dans un tel état aujourd'hui. J'étais affamé, assoiffé et blessé. J'étais une proie facilement atteignable par n'importe quels autres prédateurs. Seul, je me sentais vulnérable. Or, aux côtés de ce Gardien, je ne serais peut être plus vraiment seul... Pouvais-je me permettre de lui demander un tout petit service ? J'espérais ! J'allais, d'un pas maladroit, me blottir contre lui avant de m'y accrocher... « - Aide-moi... S'il te plaît... ». J'eus lâché cette plainte d'une voix faible, tenant à peine sur mes jambes tremblotantes. j'avais l'espoir que face à mon état, il aurait un peu de pitié bien qu'il soit l'un de ces monstres traquant des personnes comme moi à longueur de journée, mais le fait qu'il m'ait laissé la possibilité de pouvoir repartir selon mes envies prouvait qu'il n'était pas au fond, rien qu'une simple brute désirant me voir souffrir et me traîner jusqu'à mon dernier souffle... « - Laisse-moi nous guider jusqu'à la cuisine... Protège-moi... Je te demande juste ça !! Après,... Je ferais tout ce que tu veux... ». J'étais arrivé à un tel point où plus rien m'importait. Seulement de pouvoir satisfaire mes besoins nécessaires... Même si après ça il désira me ramener une nouvelle fois au laboratoire... Après tout qu'est ce que j'y perdais ? Écouter et subir étaient mes fonctions premières...


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MessageSujet: Re: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Mar 24 Déc - 9:00





« Who's Afraid Of The Big Bad Keeper ? »


Comme il s'y était attendu, l'amnésique ne crut d'abord à ce qu'on pourrait appeler sa chance ? Erik lui permettait de survivre encore un peu dans ce Manoir. En y repensant, ce n'était peut-être pas une bonne chose. Quand on repensait à tous les dangers que chaque pièce contenait. Il y avait pour lui mille et une façons de trouver la mort entre ces murs et en y repensant, même un Gardien n'était peut-être pas tellement à l'abri. Seuls les Brutes et les Scientifiques étaient réellement protégés. Les Brutes, parlons-en... Si Lewis venait à tomber sur l'une d'entre elles, Erik ne donnerait pas cher de sa peau. Lui, il comprenait qu'un fuyard comme sa proie ait peur, faim et qu'elle fasse tout pour survivre. L'épargner ne serait donc une faute. Dans sa conscience, du moins. Mais les Brutes avaient une mentalité bien différente et prenait plaisir à traquer les Amnésiques et à les faire mourir presque littéralement de peur. Certains visages de ses "supérieurs" lui revinrent en tête et il frissonna légèrement de crainte.

Ainsi perdu dans ses pensées, il n'entendit pas Lewis qui s'approcher de lui. Il sursauta en sentant son bras être pris entre ceux de l'amnésique. Il voulut d'abord se dégager mais finalement, n'en eu pas le courage. Il savait que ce n'était pas de l'affection qui l'avait poussé à faire ça mais néanmoins, un geste amical à la base soulageait toujours un peu. Il le suppliait de l'emmener à la cuisine pour qu'il puisse avaler quelque chose. Il était vrai que se nourrir n'était pas chose aisée dans un endroit pareil. Erik commença alors à penser au pour et au contre de la demande. Il avait envie d'aider cet amnésique. Il commençait même à le prendre en pitié. Mais en même temps, s'il jouait les gardes du corps aux prisonniers, il imaginait fort bien qu'elle serait la réaction des Brutes et des Scientifiques. Il serait probablement torturé à son tour et/ou perdrait son grade de Gardien ce qui, nous n'allons pas le cacher, lui permettait de survivre. S'il venait à son tour à être chassé, il ne survivrait même pas quelques heures. Que ferait un aveugle comme lui pour vivre ? Non, il était une proie extrêmement facile. Traquer des Amnésiques ne lui plaisait absolument pas, mais c'était son moyen à lui de rester en vie. Il hésita donc longuement, n'ayant pas de réponses à fournir dans l'immédiat. Puis, il sentit qu'une envie commençait à se montrer dans sa tête. L'envie d'aider cet amnésique. Et puis, si cela se trouve, il ne rencontrerait personne en chemin ? Il fallait se montrer un peu optimiste de temps en temps. La chance pourrait peut-être enfin leur sourire. C'était un gros risque à prendre. Mais cependant, il se décida à l'aider. Mais avant de donner une réponse, il chercha à quelque chose que pourrait faire Lewis pour lui. La seule qui lui vint à l'esprit se serait d'aller quand même voir les Scientifiques, histoire que sa réputation ne soit pas trop ternie et qu'il n'y ait pas tant de suspicions sur ses épaules. Mais il l'emmènerait chez le Scientifique de son choix. Après tout, peut-être en connaissait-il un et avait une préférence ? Ou sinon, il irait voir un homme de science qui ne lui paraît pas trop... agressif. Nerveux, il soupira avant de prendre la parole :

- D'accord.

Il marqua une pause en se dégageant de l'étreinte de Lewis.

- Mais je veux que tu ailles quand même au laboratoire après. Je dois survivre moi aussi. Cependant, si tu connais un Scientifique moins... dangereux que les autres, une préférence...

Il lui prit alors les poignets et les maintint d'une main dans son dos avant de le saisir par la nuque, sans serrer, et de lui courber légèrement le dos, sans lui faire mal.

- C'est pour que ce soit plus crédible. Désolé.

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MessageSujet: Re: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini]

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« Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini]

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