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« Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini]

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MessageSujet: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Mer 9 Oct - 9:13



« Who's afraid of the big bad keeper? »
MUSIC THEME Δ Dancing Anymore - Is Tropical

P
longé dans un noir presque total, éclairé seulement grâce à ma machine qui ne cessait de clignoter sur ma face, j'avais parcouru les couloirs avec ma lampe et la légère flamme qui tentait de m'éclaircir le couloir malgré sa faible luminosité contrairement à ma machine qui elle, m'éblouissait à chacune de ses clignotements. Je n'avais pas vraiment peur de finir dans le noir, cela dit... Tant que je trouvais une planque, un endroit où je pourrais rester quelque temps avant de reprendre la route en quête d'aventure. Comme si finalement, je partais à l'aventure, à la recherche de nouvelles choses, loin de chez moi. C'était vrai d'une façon ; le manoir était si grand que l'on pouvait trouver des pièces incongrues. Et puis, elle ressemblait à une jungle dangereuse avec tout ces monstres qui vous bondissent dessus non pas pour vous dévorer mais pour vous massacrer ou vous entraîner je ne sais où. La salle de torture ou les laboratoires sans doute. Certainement, je pouvais donc bien confirmer que je me trouvais en pleine péripétie... Cela dit, lorsque j'aurais fais totalement le tour des lieux, le Manoir ressemblera plus comme une maison qu'une jungle : Je m'y serais habitué, connaîtrais les chemins par cœur et sans doute irais-je chercher à connaître plus de chose. En réalité, tout ceci me dépassait. Tout ce que je voulais, c'était dépasser les murs du Manoir pour rejoindre l'extérieur dont je ne savais si c'était encore plus vaste ou non. Mais je me ravisais en songeant que sans doute, on y trouverait plus de Gardiens, plus de Scientifiques, plus de Brutes, plus de douleur. Si je dépassais les portes du Manoir, j'allais vers l'inconnu. Personne ne sait ce qui nous attend dehors. Tout ce que je pouvais confirmer, c'est que je m'étais retrouvé ici, sans réellement savoir qui je suis, juste un nom et le devoir d'être un rat de laboratoire ou un souffre-douleur pour les autres. Rien de plus.

Je m'étais arrêté dans un couloir alors que je déambulais tel un fantôme errant sans but d'un pas las. C'est alors que je portais ma lampe plus haute découvrant enfin les tableaux qui étaient accrochés à ces murs décorés. C'était principalement des portraits même si l'on pouvait voir de nombreux arts dans la pièce. Des œuvres qui sans doute se languissaient d'être oubliées, voir de passer inaperçues face à des occupants qui étaient bien souvent poursuivit ou poursuivant. En effet, lorsqu'on se retrouve dans ma situation, tout ce qui compte c'est de boire, manger & dormir. Survivre. Il était rare de pouvoir s'arrêter quelque part et d'y admirer la vue. Et puis, que l'on soit Amnésique ou non, ais-je entendu quelqu'un ici discuter des décorations ? Mrs. Hodge qui modifiait bien souvent ma machine sur le visage n'eut jamais dit également quoique ce soit dessus - même si nos dialogues se faisaient rare ensemble. -. Décidément, personne ne se préoccupait de ce que l'on peut trouver ici. Non, Personne. Je voulus moi-même arrêter d'admirer ces tableaux, s'apprêtant à repartir lorsque mon pied donna un coup dans quelque chose de léger. Je portais ma lampe dans la direction de l'objet, on aurait dit un cailloux noir. Je fronçais d'abord les sourcils, intrigué par la chose avant de m'en saisir, constatant que ce "cailloux" était en train de répandre sa couleur noirâtre sur mes mains. Cette matière me paraissait soudainement inconnu et surtout, je me questionnais sur son utilisation, jusqu'à ce que je fasse un trait sur un mur. Une barre noire venait d'apparaître, tout de suite, j'en conclus que c'était pour écrire. Je me suis mis alors à écrire mon nom, comme pour laisser ma trace dans le temps, dans ce manoir et finalement, je me suis mis à dessiner tout ce qui me passait par la tête. Des fleurs, des animaux, des visages, des personnes. Je laissais libre court à mon imagination. Après tout, qui viendrait s'arrêter sur ces écritures ? Personne. Mais cela ne m'importait peu, je m'amusais et me surprenais même à sourire pour la première fois de mon existence. Et pensant que personne ne remarquerait ce que j'aurais fais, je me suis également à crayonner les tableaux. Saisis mon bout de charbon avant de dessiner des lunettes et une moustache sur un personnage que l'on retrouvait bien souvent en peinture à travers les couloirs. A la fin, cette personne semblait bien ridicule. Je me suis mis alors à rire, me croyant seul, mais je perçu alors un bruit. Je m'arrêtais net, stoïque, mon cœur battant à tout rompre. Ça pouvait être n'importe qui, un Gardien comme un simple occupant amnésique de la demeure... «
- ...Il... Il y a quelqu'un ? » avais-je alors lancé de manière hésitante. Mais on ne répondit pas même si je sentais bien la présence d'un autre individu en ces lieux. Je souris. « - Si c'est toi Morgan, sort ! Je ne vais pas te manger !! C'est moi ; Lewis ! ». Je savais que mon ami était si inoffensif et craintif que même moi, je pouvais lui faire peur. Cela dis, je n'aurais pas du agir insouciamment maintenant et au contraire, moi aussi j'aurais du rester sur mes gardes à l'instant présent.


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admin aveugle et anarchique
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MessageSujet: Re: « Who's afraid of the big bad keeper? » ∆ ERIK L. HOFFMANN [Fini] Mer 9 Oct - 20:38





« Who's Afraid Of The Big Bad Keeper ? »


Erik somnolait depuis quelques minutes sur un fauteuil du hall d'entrée. Il s'était permis de prendre une petite pause avant de retourner à la chasse aux Amnésiques dans les couloirs du manoir. La joue posée sur son poing, son autre bras barrant sa poitrine, il écoutait paresseusement le tonnerre que l'on pouvait entendre gronder au loin, sur Londres. Au bout d'un certain moment (dont il n'avait aucune idée de la durée totale), sa tête glissa, tombant brusquement dans le vide, le tirant ainsi de sa somnolence. Il se leva lentement de son fauteuil en baillant. Il n'avait aucune idée de l'endroit où il pouvait aller, n'ayant pas croiser personne depuis plusieurs heures.

C'est alors qu'il entendit un rire non loin tout près de l'endroit où il se trouvait. Il fit quelques pas et après avoir trouvé la poignée de la porte, il l'ouvrit le plus silencieusement possible et se glissa dans ce qui semblait être un couloir. Il en eu la confirmation quand une voix d'homme résonna. Erik ne répondit pas à la question de ce dernier. Il avait déjà entendu cette voix au laboratoire. Apparemment, il était le cobaye favori d'un des scientifiques. En se rapprochant silencieusement, il perçut très légèrement l'odeur du bois brûlé. Et vu le ton apeuré de l'inconnu, il venait probablement de faire quelque chose de défendu. Il parla de nouveau, appela un dénommé Morgan, lui demanda de sortir de sa cachette, tout en s'annonçant. Lewis, il s'appelait donc. Erik se positionna derrière lui et réfléchit à comment procéder. Il ne savait pas si ledit Lewis était un amnésique en fuite, échappé du laboratoire, ou juste un de ces fous qui erraient sans but dans les couloirs. Dans le doute, il estima qu'il serait judicieux de le ramener aux Scientifiques. Il réfléchit alors un instant sur la façon de procéder. Il pouvait supposer que Lewis faisait sa taille et ne semblait pas très épais. Alors Erik leva lentement la main et chercha alors très délicatement les cheveux de sa cible. Dès que ses doigts effleurèrent la tignasse, il l'agrippa brutalement de toute sa paume et la tira violemment en arrière. Il sentit alors une masse venir avec la tête. En sentant les vibrations que faisaient les pieds de Lewis en trébuchant pour conserver l'équilibre, Erik en déduisit la position du reste du corps : le torse était tourné à l'opposé de sa main libre pour pouvoir lui asséner un crochet. Alors il préféra le frapper avec le bas de son poing, comme un marteau, dans le ventre. Vu que l'endroit qu'il avait touché n'était pas dur, il n'avait pas heurter les côtes, mais le diaphragme avait dû tout encaissé.

- Qu'est-ce que tu faisais !?

Il venait de crier de toute sa voix pour aboyer cet ordre. Il fallait faire comprendre à Lewis que celui qui venait de le prendre en flagrant délit n'était ledit Morgan.



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